23 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

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Vingt-quatrième jour

Noël ! Noël !

24 Décembre

 

« Il y avait là, aux environs, des bergers qui veillaient dans les champs, gardant tour-a-tour leur troupeau durant la nuit. Tout-à-coup un ange du Seigneur parut auprès d'eux, et ils furent environnés d'une lumière divine, ce qui les remplit d'une extrême frayeur. Mais l'ange leur dit : Ne craignez point, car je viens vous annoncer une nouvelle qui sera pour tout le peuple un sujet de joie ». (Luc 2 8, 9, 10).

 

I. Il est né le divin enfant ; que la terre tressaille d'allégresse ! Noël ! Noël ! La nuit est sombre, l'air est froid : une jeune femme, n'ayant pu trouver place dans une hôtellerie, se réfugie dans une étable et met au monde, presque dans la rue, un pauvre petit enfant... On ne voit là rien de bien joyeux. N'importe ! Noël ! Noël ! « un petit enfant nous est né... » Si la nuit est sombre, Dieu l'illuminera de sa gloire ; si l'air est froid, l'enthousiasme et l'amour réchaufferont les cœurs ; si une jeune femme a enfanté dans une étable, Dieu va faire de cette étable le plus splendide des palais. Les anges du ciel vont descendre avec les bergers qu'ils y inviteront ; l'étoile d'Orient s'arrêtera sur lui, et les rois y viendront aussi Anges, bergers et rois s'y prosterneront pour adorer. En vérité, ce n'est plus ni une étable, ni un palais, c'est la maison de Dieu et la porte du Ciel. Descendons jusqu'à Bethléem. Noël ! Noël !

II. Et la mère, la pauvre mère ? Oh ! ne la plaignons pas ! C'est Marie, c'est la Vierge d'Israël qui vient d'enfanter, c'est la mère du Rédempteur, la mère de Dieu. Il n'y a pas eu de place pour elle dans l'hôtellerie, mais que cette étable parle mieux à son cœur ! La crèche, les pauvres langes, la paille, le souffle réchauffant de l'ânesse et du bœuf, ce petit enfant qu'elle vient de donner au monde, les bergers qui accourent, les anges qui remplissent les cieux de leurs chants et de leur lumière, ce concert de bénédictions et de louanges qui ébranlent les cieux et réjouissent la terre ; tout cela forme, pour la sainte et divine accouchée, des harmonies qui ravissent son âme. Elle voit, elle entend, elle écoute tout ; tout va à son cœur pour y être conservé, médité et délicieusement goûté. En cette nuit, qui apporte aux hommes la lumière éternelle, Marie voit avec nous, chante avec nous, se réjouit avec nous... Venez, exaltons l'enfant-Dieu et sa bienheureuse mère : Noël ! Noël !

III. Quand les grandes voix du ciel retentissent, le premier sentiment de l'homme est un sentiment de frayeur, parce que l'homme sait qu'il n'est qu'un coupable par rapport à Dieu. Avant la chute, les communications, entre Adam et son créateur, n'étaient précédées ni suivies d'aucune crainte. Mais après la chute, quand Dieu appelle Adam, Adam a peur, il se cache. Depuis ce temps-là, l'âme humaine a été troublée et remplie de terreur devant les manifestations divines. Aussi voyons-nous l'Eternel et ses anges faire suivre immédiatement leurs premières paroles, ou leur apparition, de ces mots : « Ne craignez point. Ne timeas ». Gabriel lui-même les a dits à Marie, qui se troublait devant la salutation angélique. Aujourd'hui un ange du Seigneur apparaît à des bergers qui gardent leurs troupeaux. Il les couvre d'une lumière divine, « ce qui les emplit d'une frayeur extrême ». « Mais l'ange leur dit : Ne craignez point, car je viens vous annoncer une nouvelle qui sera pour tout le peuple un grand sujet de joie ». Nous connaissons cette nouvelle que l'ange va annoncer aux bergers ; cette nouvelle qui, après vingt-et un siècles, porte encore la joie dans tous les cœurs de ceux qui l'ont reçue : cette nouvelle qui a changé la face du monde et qui a donné des élus à Dieu... Si vous n'étiez pas venu, ô mon Dieu, ô notre Emmanuel, ô notre divin petit enfant, si vous n'étiez pas venu, il n'y aurait pas eu de Ciel à travers les éternités. Tout était perdu ; l'empire était à Satan et à la mort... Vous êtes venu et ç'a été l'avènement du règne de Dieu, le triomphe de la lumière sur les ténèbres, l'assurance des splendeurs sans fin de la vie de l'âme. Noël ! Noël !

 

Résolution : Mon cœur est une hôtellerie bien indigne de recevoir le divin enfant Jésus. Mais je vais m'efforcer, par l'ardeur de mes prières et de mes désirs, et par mon absolue confiance dans les mérites de Jésus-Christ, d'en faire une demeure de laquelle ses anges et mon âme puissent approcher pour l'adorer humblement.

Bouquet spirituel : « Ne craignez point, car Dieu a écouté la voix de l'enfant, de l'endroit où il est. Levez-vous, prenez l'enfant et tenez-le par la main, parce que je le rendrai chef a d'un grand peuple ». (Genèse 21, 17).

 

Annonce aux Bergers 2-001

 

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