24 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

La Nativité

 

Vingt-cinquième jour

Il est né le divin enfant !

25 Décembre

 

« C'est qu'aujourd'hui il vous est né, dans la ville de David, un sauveur qui est le Christ, le Seigneur ». (Luc 2, 11).

 

I. Une fois rassurés par l'ange, les bergers l'écoutent pour savoir quelle est cette grande nouvelle dont le monde allait tant se réjouir... Alors l'ange du Seigneur reprend : « C'est qu'aujourd'hui il vous est né, dans la ville de David, un sauveur qui est le Christ, le Seigneur ». Les temps étaient accomplis ; les prophéties avaient désigné la petite ville de David, Bethléem, comme l'endroit où naîtrait le Christ, le Sauveur, le Messie après lequel tant de générations malheureuses avaient soupiré. Eh bien ! C'en est fait ! les prophéties s'accomplissent en ce moment même. La Vierge prédestinée, la fille de la race et de la tribu de David est à Bethléem, et elle vient de mettre au monde le Christ, l'oint du Seigneur, le Sauveur, celui qui doit racheter les brebis de leur longue servitude ; Jésus, le Seigneur, l'Emmanuel... Remarquons bien ces paroles de l'ange : « le Christ le Seigneur ». Il est à la fois l’oint et le consécrateur, le Christ et le Seigneur, l'envoyé et celui qui envoie. Nous pouvons donc aller à la crèche non-seulement pour y admirer notre Rédempteur enfant, mais encore pour y adorer le Verbe éternel incarné pour notre salut. Ah ! c'est bien là la bonne nouvelle, la grande nouvelle, la cause unique de notre espérance et de notre joie !... Il est né le divin enfant !

II. Notre joie est grande, en effet, aujourd'hui ; elle est complète. Le cœur de tout votre peuple bat d'un seul cœur, et c'est un battement d'amour pour vous ô divin enfant de Marie ! Nous sommes plus joyeux que ne pouvaient l'être les bergers. Ils ont vu vos jours ; nous, nous voyons vos siècles ; ils ont vu vos misères et vos souffrances ; nous, nous sommes les témoins des trésors que vous répandez et de la gloire qui vous environne ; ils ont vu la pauvre étable ; nous, nous admirons votre sainte Eglise et tous les temples splendides qu'elle vous a élevés ; enfin, ils ont vu quelques hommes autour de votre pauvre berceau ; mais pour nous, c'est par centaines de millions que nous comptons nos frères, vos adorateurs. Ô féconde et heureuse nouvelle que les anges ont apportée aux bergers !... Nous ne sommes plus des esclaves et des maudits, nous sommes redevenus libres, et, par les mérites du Seigneur notre Christ, nous sommes des fils d'adoption. Dieu nous a reconnus après que nous avons été lavés dans le sang de Jésus-Christ. Terre et cieux, réjouissez-vous : il est né le divin enfant !

III. Les bergers n'étaient point préparés à la grande fête que la naissance du Christ inaugurait pour le monde. Ils ne savaient même pas que ce seraient eux qui en recevraient les premiers la nouvelle et qu'ils seraient chargés de la porter à leurs frères. De là leur frayeur et leur étonnement à l'apparition de l'ange resplendissant... Dieu cependant les à invités à venir à la crèche de son divin fils... Pourquoi ? parce qu'ils avaient la foi en la venue du Messie ; parce qu'ils étaient les descendants des bergers à qui la promesse d'un Sauveur fut faite par Dieu même : Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, David, etc., et parce que c'étaient les cœurs les moins imprégnés de la malice des sociétés humaines de ce temps... Mais pour nous, il faut que nous soyons préparés à la solennité de Noël, car nous sommes prévenus de son jour et de son heure... Si les bergers avaient été avertis du moment de l'apparition de l'ange, pour leur faire connaître l'heure et l'endroit de la naissance du Messie, comment auraient-ils passé les jours qui les séparaient de ce moment ? N'y auraient-ils pas songé sans cesse ? ne s'y seraient- ils pas préparés en s'excitant à la reconnaissance envers Dieu à cause de leur élection, et à l'amour envers ce Christ qui venait pour les sauver ?... Prévenus, faisons donc au moins ce qu'auraient fait les bergers, s'ils l'avaient été. Préparons-nous, purifions-nous, excitons-nous à la reconnaissance, à l'amour, et approchons-nous avec  confiance de la crèche de Jésus, de ce véritable trône de la miséricorde et de la grâce. Il est né le divin enfant !

 

solution : J'assisterai aujourd'hui avec plus de piété que jamais aux offices de l’Église, et m'attacherai à lire avec attention les prières qui y sont dites ou chantées, afin d'en faire le sujet de mes pensées pendant le reste du mois.

Bouquet spirituel : « Mes brebis habiteront sans crainte dans leur pays, car elles sauront que c'est moi qui suis le Seigneur, lorsque j'aurai brisé leurs chaînes et rompu leur joug, et que je les aurai arrachées des mains de ceux qui les gouvernaient avec empire ». Ézékiel 34, 27).

 

Nativité

 

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