28 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

Nouveau né (Georges de la Tour)

 

Vingt-neuvième jour

Jésus, Marie et Joseph

29 Décembre

 

« Ils se hâtèrent donc d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph avec l'enfant qui était couché dans une crèche. En le voyant, ils reconnurent ce qui leur avait été dit touchant cet enfant ». (Luc 2 16, 17).

 

I. Arrivés dans les rues de Bethléem, au milieu de la nuit, les bergers, après bien des recherches, se trouvèrent devant une pauvre étable dont la porte était entr'ouverte. Ils y virent quelque clarté, y pénétrèrent et demandèrent naïvement si ce n'était pas là que venait de naître le Christ. Nous avons vu son ange sur la montagne, dirent-ils, et il nous annoncé cette grande nouvelle ; et il nous a dit : « Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche », et nous sommes venus. À ce moment leurs yeux s'ouvrent ; ils sont attirés vers le fond de l'étable, et ils y voient Marie et Joseph, avec l'enfant qui était couché dans une crèche, et « en le voyant ils reconnurent ce qui leur avait été dit touchant cet enfant ». Si, avec les bergers nous pénétrons dans l'étable de Bethléem, nous y trouverons, comme eux, Jésus, Marie et Joseph, et nous reconnaîtrons la vérité de tout ce qui nous a été dit touchant l'enfant, la mère et le père nourricier.

II. En ce monde, Jésus, Marie et Joseph, ont été comme la Trinité de la terre. Ils ont été unis, ils n'ont fait qu'un cœur, autant qu'ici-bas des cœurs de chair peuvent être unis et n'en former qu'un par l'identité de l'amour qui les fait battre... Nous connaissons l'amour qui consumait ces trois cœurs ; l'amour de Dieu, mais porté à ce point, qu'ils sont tous les trois offerts volontairement pour la gloire de Dieu et le salut du monde que Dieu veut opérer. Jésus, Marie et Joseph ne font qu'un depuis le jour où l'ange du Seigneur a dit au saint patriarche : « Joseph, fils de David, ne craignez point de prendre avec vous Marie votre femme ; car ce qui est né dans elle a été formé par le saint Esprit ». Depuis ce jour Jésus, Marie et Joseph, en tant que créatures de Dieu, sont dans les secrets de Dieu touchant la rédemption du monde, et tous trois, chacun selon les décrets du ciel sur lui, contribuent à l'accomplissement du grand œuvre qui a été l'alliance contractée entre l'homme et Dieu, entre la terre et le ciel, alliance signée du sang même du fils de Dieu. Ils ne faisaient qu'un sur le chemin de Nazareth à Bethléem, pour y venir accomplir les prophéties ; ils ne font qu’un dans l'étable, pour commencer la glorification du Père céleste. Ils ne feront qu'un sur la terre d'exil pour obéir aux ordres de Dieu ; qu'un à Nazareth pendant plus de vingt ans à vivre de la vie mystérieuse et cachée qui dérobait au monde la connaissance du Messie, avant les temps marqués pour sa mission. Ils ne font qu'un au Ciel, toujours unis dans la glorification et l'amour de Dieu ; qu'un pour les fidèles, qui, tout en adorant le Sauveur, ne séparent point Marie et Joseph de l'amour qu'ils lui portent, qu'un dans nos temples, où Marie et Joseph ont partout un autel auprès du tabernacle de Jésus. À Jésus seul l'adoration, parce qu'il est Dieu ; mais à Jésus, Marie et Joseph l'amour et la vénération de tous.

III. Considérons quelle est la part de Marie et de Joseph dans l'œuvre de notre rédemption. Ni l'un ni l'autre ne sont rédempteurs. Jésus seul est notre médiateur devant Dieu. Mais il n'en est pas moins vrai que ce rédempteur homme, tel qui devait être, tout en étant Dieu, c'est Marie qui nous l'a donné ; c'est son sein virginal qui l'a porté ; c'est son lait qui l'a nourri ; c'est sous les caresses de son amour et la tendresse de ses soins qu'il a grandi ; c'est à l'ombre de son humilité et de son silence qu'il s'est caché ; c'est Marie qui nous l'a donné à Bethléem tout petit enfant, c'est des bras de Marie qu'il s'est élancé, à trente ans, pour aller annoncer son Evangile et donner sa vie pour ses frères... Et Joseph ? N'est-ce pas lui qui a voulu quitter Marie sans la déshonorer, sans la livrer à une mort certaine ? (C'était la loi). N'est-ce pas lui qui s'attache aux pas de Marie pour la guider, la soutenir, la défendre, travailler pour elle ; et, en la substantant, conserver la mère au petit enfant et le petit enfant à la mère et au monde ? N'est-ce pas lui qui les mène en Egypte et qui les en ramène ? N'est-ce pas lui qui, à Nazareth, est le chef, l'ami, disons le mot, le père de cette humble et sainte famille qui renferme le sauveur du genre humain... Adorons donc notre seigneur Jésus-Christ dans sa crèche ; mais confondons, dans notre amour, Jésus, Marie et Joseph. Bienheureuses les lèvres sur lesquelles ces doux noms se trouvent sans cesse; car ils sont, pour les âmes, le sceau de leur prédestination au salut.

 

Résolution : Tous les matins, après avoir offert mon cœur à Dieu, je prononcerai avec dévotion et amour ces trois beaux noms : Jésus, Marie et Joseph.

Bouquet spirituel : « Et Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus qui est appelé Christ ». (Saint Mathieu, 1. 16).

 

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