Le Mois des Étrennes Spirituelles

Or - la foi

Deuxième étrenne spirituelle

2 Janvier

 

Un lingot d'or : La foi

 

Offrande

 

Votre grand docteur, Saint Augustin, nous enseigne que l'or signifie la foi. C'est cet or que je veux, ô mon divin Roi Jésus, superposer au fondement, qui est vous même, et à la base de mon édifice spirituel. Je vous l'offre, comme les Mages vous l'offrirent, avec la même docilité d'entendement et un ardent désir de voir mon présent accepté comme le fut le leur.

 

Méditation

 

Je ne veux pas méditer les rai- sons et les motifs de ma foi. Une pensée absorbe mon âme, dès que j'aborde ce sujet. Dieu, abîme de gloire et de splendeur, source unique de toute vérité, en me donnant la foi et en me révélant ses mystères augustes, m'a appelé à son admirable lumière, m'a retiré de la puissance des ténèbres, suivant l'énergique expression de Saint Pierre, et m'a fait passer sous le doux empire de son Fils bien-aimé. Voilà quelle pensée domine toutes les autres, quand je songe au bienfait de la foi. Elle est un don, et un don inestimable. Combien dès lors ne suis-je pas obligé d'en rendre à Dieu de vives actions de grâces !

Mais, la foi est une vertu, la première des vertus théologales, et il est bien des points où l'on peut manquer à cette vertu-reine.

Notre foi doit être vraie et intime, au lieu de se contenter des apparences et des démonstrations extérieures. Elle doit être universelle, s'étendant à toutes les vérités révélées, jusqu'à celles qui nous se blent moins importantes, et sans aucune exception.

Elle doit être ferme et sans nulle hésitation, refusant énergiquement d'écouter ce que nos sens et notre raison pourraient nous suggérer de contraire aux vérités révélées.

Elle doit être agissante et traduire dans les actes de la vie les croyances du dedans ; le poète l'a dit avec raison : « La ſoi qui n'agit point, est-ce une foi sincère. »

Elle doit être basée sur le motif surnaturel de la foi, c'est-à-dire sur ce que Dieu a révélé à son Eglise les vérités que celle-ci propose à notre croyance.

Elle doit être simple, évitant de pénétrer trop avant dans les mystères, de vouloir trop les approfondir par des raisonnements trop humains, qui donnent lieu à mille tentations capables d'ébranler la foi. Pour ne pas tomber dans ce péril qui est grave, évitons les lectures, les conversations et les compagnies qui pourraient être, pour nous ou pour les autres, une source de ces mêmes tentations.

Que si l'on est assailli par les tentations dont je parle et que le démon obsède l'esprit de doutes contraires à la foi, au lieu de rai- sonner et de se fatiguer à les résoudre, il faut tout d'abord s’humilier, puis mourir à Notre Seigneur, lui disant comme les apôtres : « Seigneur, augmentez en moi la foi ! » Il faut ensuite prendre plaisir à catéchiser les pauvres, les enfants, les simples et les ignorants : il y en a tant aujourd'hui, même dans la meilleure société, parmi ceux que le monde estime savants et à qui il ne manque qu'une seule science, la vraie ! Enfin, il faut faire souvent des actes de foi, en particulier, sur les vérités qu'on a le plus de peine à croire.

Mon Dieu, les saints se sont fait un bonheur de tout abandonner et de tout perdre pour conserver la foi ; c'est qu'ils étaient bien persuadés que la foi est le fondement de tous vos dons, qu'elle les élevait à la dignité d'enfants de Dieu et que sans elle ils ne pouvaient vous plaire. Accordez-moi la grâce d'entrer dans ces sentiments et de les imiter.

 

Pratique : À l'exemple des saints, et en particulier des saints martyrs qui ont eu le bonheur de donner leur sang pour la foi, se mettre dans la disposition d'esprit et de cœur de moins redouter la perte de la vie que la perte de la foi.

 

eugene-delacroix

 

 

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