Le Mois des Étrennes Spirituelles

La profession de Foi

Quatrième étrenne spirituelle

4 Janvier

 

Une palme de martyr : La profession de foi

 

Offrande

 

Courageusement, avec un saint enthousiasme, les martyrs entraient dans l'arène et jetaient leur credo à la face du monde. Vous bénissiez, ô mon Dieu, leur généreuse profession de foi, et, dans le ciel, ils balancent triomphalement devant votre trône leurs palmes empourprées. Souffrez, ô Roi, ô Maître, ô Dieu, que j'aspire à leur généreux amour, ne pouvant aspirer à leur gloire.

 

Méditation

 

Il est une parole de Jésus-Christ, qui doit guider nos pensées et inspirer nos résolutions à l'égard de la foi : « Je reconnaîtrai devant mon père ceux qui m'auront confessé et reconnu devant les hommes ». Il ne suffit donc pas de croire dans son cœur, il faut faire profession de la foi, c'est-à-dire, qu'il faut rendre témoignage à la foi de Jésus-Christ par ses pensées, par ses paroles et par ses œuvres :

Par ses pensées. Quand surgit une pensée, un doute, une tentation contre la foi, il faut témoigner intérieurement à Notre-Seigneur combien on veut croire sans raisonner et combien on met toute sa confiance en la parole divine. Il faut alors lui offrir un sacrifice entier de ses lumières, captivant humblement l'esprit sous l'obéissance de la foi.

Si l'on entend avancer une maxime contraire à la foi, il faut, pour réparer l'injure faite à Dieu, faire un acte de foi en la vérité opposée à cette maxime.

Pour suivre le conseil et la maxime des saints, il faut renouveler de temps en temps dans son cœur la profession solennelle qu'on a faite au baptême, de croire toutes les vérités que Dieu a révélées à son Eglise et de vivre conformément à ce que ces vérités nous enseignent.

Par ses paroles. Quand on récite le symbole de la croyance chrétienne, il faut le faire avec esprit de foi, c'est-à-dire avec une grande attention, avec un profond respect et avec une soumission aveugle aux vérités qu'il renferme. De même, quand on lit les Evangiles et les autres livres inspirés.

Mais surtout, gardons-nous d'être de ceux dont parle l'Apôtre, qui rougissent de l'Evangile, qui retiennent injustement la vérité dans l'ombre, et qui, par honte, par lâcheté ou tout autre motif coupable, n'osent soutenir les maximes chrétiennes devant ceux qui les combattent. Ayons au contraire le courage de nos convictions, ne rougissons pas d'être chrétiens, et, quand nous parlons du monde et des choses du monde, que ce soit avec mépris, comme la foi nous l'apprend et comme notre baptême nous y oblige.

Par ses œuvres. N'imitons point ces orgueilleux qui ont honte de paraître chrétiens, de faire le signe de la croix, de se mettre à genoux ou de faire leurs prières quand ils sont vus. Ce même respect humain empêche aussi quelquefois de servir les pauvres, de les assister, de les instruire, etc. En un mot, de montrer sa foi par les bonnes œuvres, selon l'invitation pressante de Saint Jacques. Dans toute occasion, au contraire, protestons hautement que nous sommes chrétiens, consacrés à la Trinité sainte, véritables disciples et imitateurs de Jésus-Christ, et faisons voir que nous mettons en cela notre gloire.

 

Pratique : s'exciter souvent à professer généreusement sa foi par la pensée du désaveu qui attend les lâches qui auront rougi de Jésus-Christ devant les hommes. « Celui qui rougira de moi et de mes paroles, a-t-il dit lui-même, le Fils de l'homme rougira aussi de lui , lorsqu'il viendra dans sa gloire ».

 

eugene-delacroix

 

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