17 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Cendres

 

Dix-huitième étrenne spirituelle

18 Janvier

 

La cendre : Vertu de pénitence.

 

Offrande

 

Le royal pénitent des Saints Livres mangeait les cendres comme du pain, voulant exprimer ainsi la pénitence qu'il faisait de ses péchés. Coupable comme lui, ô mon Dieu, je veux faire pénitence comme lui, et je vous offre la cendre symbolique, espérant de votre miséricorde que vous m'aiderez à tenir la résolution où je suis de vivre et de mourir pénitent.

 

Méditation

 

L'esprit de pénitence, qui est l'esprit de Jésus-Christ fait pénitent pour expier nos fautes et nous recommander cette vertu essentielle, nous ayant été communiqué dans le baptême, nous met dans l'obligation inévitable de faire une continuelle pénitence. Elle est de nécessité de moyen pour les pécheurs, et sans elle il ne peut y avoir pour eux de salut. Seule, après le baptême, elle peut réparer notre innocence perdue, guérir les plaies que le péché nous a faites, nous tirer du naufrage et nous conduire au port; en un mot, c'est elle seule qui peut remédier souverainement à tous nos maux.

Ô mon Dieu, je ne saurais sans frémir penser à ce malheureux, qui, tout près de rendre l'âme, s'écrie d'une voix lamentable : « Grâce, grâce jusqu'à demain ! » Il crie de toutes ses forces, il crie de toutes ses forces, il crie plusieurs fois, mais vous ne daignez pas l'écouter, et il meurt impénitent. Que je n'oublie jamais, ô mon Dieu ! que c'est le juste châtiment dont vous menacez, par votre Prophète, ceux qui diffèrent à faire pénitence.

Considérons en quoi consiste l'esprit de pénitence.

L'âme chrétienne, animée de cet esprit, ne perd jamais de vue ses péchés, et ne cesse point, à l'exemple du Prophète, d'en gémir et d'en avoir de la douleur.

Il n'y a point de moyens dont elle ne se serve volontiers pour en obtenir le pardon : elle y emploie ses vœux, ses soupirs, ses larmes, et elle est toujours prête à donner son sang et sa vie pour mériter une telle grâce.

Elle se considère comme une criminelle coupable de lèse-majesté divine. Dans cette vue elle ne s'étonne point qu'on la traite avec toute sorte de rigueurs, et que toutes les créatures se soulèvent pour prendre le parti de Dieu contre elle. Toutes les peines intérieures dont Dieu l'exerce, les dégoûts, les sécheresses et les plus grands délaissements lui paraissent un juste châtiment de ce qu'elle a abandonné Dieu la première ; elle regarde comme une grande grâce de n'en être pas abandonnée pour une éternité.

Comme elle a un ardent et continuel désir d'expier son péché et qu'elle sait que la mort en doit-être l'expiation aussi bien que la peine, elle l'envisage avec plaisir, elle ne peut même s'empêcher quelquefois de la désirer avec bonheur, et rien ne la console davantage, lorsqu'elle voit prolonger ses jours sur la terre, que de pouvoir, par ce moyen, prolonger sa pénitence. Son plus grand attrait est pour les pénitences qui ne sont point de son choix, qui sont contraires à son inclination, et surtout pour celles qui sont attachées à son état.

Son zèle va jusqu'à vouloir souffrir pour les autres, et surtout pour celles qui sont sous sa charge et pour celles à qui elle aurait pu être une pierre comme d'achoppement et de scandale.

Enfin, se regardant toujours un membre de Jésus-Christ pénitent, elle n'a pas de plus grand désir que de répondre à la soif immense que ce divin chef a de souffrir dans son corps mystique, ne pouvant plus souffrir dans son corps naturel, et elle est ravie de se mettre en état de pouvoir dire avec l'apôtre : « J'accomplis en ma chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ ».

 

Pratique : considérer souvent l'étroite obligation où se trouve le pécheur de faire pénitence pour ses péchés.

 

eugene-delacroix

 

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