21 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

agneau

 

Vingt-deuxième étrenne spirituelle

22 Janvier

 

Un agneau : La bonté et la douceur

 

Offrande

 

Jésus, votre précurseur vous a appelé un agneau, et la douceur de ce petit animal symbolise bien votre mansuétude. Souffrez que je vous offre, moi aussi, la douceur de l'agneau.

 

Méditation

 

Pour imiter la charité tendre et compatissante de Notre Seigneur, il faut s'attendrir sur les besoins du prochain et se laisser toucher de compassion quand on le voit dans la misère. Il faut s'attrister avec lui dans ses afflictions ; à l'exemple de l'apôtre, mêler nos larmes aux siennes, lui témoigner le désir que nous avons de le soulager.

Quand quelques personnes s'adressent à nous dans leurs peines, il faut les recevoir charitablement, avec un visage ouvert et avec les témoignages d'une charité sincère, au lieu de les contrister, comme nous sommes si portés à le faire, par notre mauvaise humeur, par un air triste, par un extérieur trop sévère, au lieu de les rebuter par une manière d'agir hautaine et fière. Il faut en particulier donner un libre accès aux pauvres et aux humbles que le monde méprise, tâchant, selon l'avis de saint Paul, de « complaire à tous en tout ce qui est bon ».

Quand nous parlons aux personnes sur qui nous croyons avoir quelque avantage ou quelque autorité, nous le faisons trop ordinairement d'une manière sèche, d'un ton impérieux, avec l'air d'un maître dur et emporté qui parle à son esclave plutôt qu'avec l'air d'un chrétien qui parle à son frère. Il faut descendre de notre vaine et prétendue grandeur pour nous accommoder au prochain et pour nous faire, à l'exemple de saint Paul, petit avec les petits, pauvre avec les pauvres, infirme avec les infirmes, comme ignorant avec les ignorants, en un mot, tout à tous pour les gagner tous à Jésus-Christ.

Mais, pour pratiquer exactement cette bonté, si indispensable aux véritables chrétiens, il faut chercher à acquérir la douceur chrétienne, qui en est la source et le fondement.

Les âmes qui ont la douceur chrétienne répriment si bien tous les mouvements de la colère, qu'elles ne s'y laissent jamais aller, pas même par surprise.

Elles ne donnent aucune marque d'impatience ni d'emportement, elles ne s'arrêtent point à ces ombrages ni à ces soupçons qui engendrent le dépit et le chagrin, et elles ne donnent nul accès à tous ces mouvements qui portent dans le cour le fiel et l'amertume.

Elles ne sont point comme ces esprits délicats et susceptibles qui se ſont une peine de tout, ni de ces esprits aigres qui pour un rien se laissent aller à la froideur, à la bouderie, à l'aversion, et quelquefois même au ressenti- ment et à la vengeance.

Elles n'usent jamais de réparties brusques et piquantes, et encore moins de reproches et de menaces.

Elles pardonnent aisément et se réconcilient sans peine.

Elles évitent le plus possible les contentions et les disputes, elles défèrent volontiers aux sentiments des autres et ne les contredisent jamais, ou, si quelquefois elles sont obligées de le faire, c'est toujours avec la plus grande douceur.

Elles ne parlent jamais rudement, pas même quand elles doivent corriger et reprendre, à moins qu'elles n'aient vu que la douceur est inutile ; et encore, dans ces circonstances, leur réprimande est toujours tempérée par tant de douceur qu'elle se ressent plus de la bonté d'un père que de la sévérité d'un maître.

En un mot, elles sont civiles, affables, complaisantes, polies, officieuses, et, si elles ont de la dureté et de la rigueur, ce n'est que pour elles-mêmes.

 

Pratique : prendre pour règle celle que Dieu nous a donnée par son apôtre : « Étant les élus de Dieu, revêtez-vous de tendresse, d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de modestie et de patience ».

 

eugene-delacroix

 

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