13 mars 2022

Le Mois de Saint Joseph

Le Mois de Saint Joseph

 

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Quatorzième jour

14 mars

 

Les entretiens de Nazareth

 

Prélude : C'est le soir. Autour d'une table sur laquelle brille faiblement une petite lampe, Joseph, Marie et Jésus sont assis. Marie travaille de ses mains à filer le lin d'une quenouille. Joseph se tient silencieux médite. L'enfant divin parle. Écoutons le son de sa voix : elle est d'une douceur infinie.

 

Méditation

 

À Nazareth, dit saint Alphonse de Liguori, les entretiens ne roulaient que sur l'amour que les hommes doivent à Dieu et sur celui que Dieu a témoigné aux hommes. Jésus surtout devait merveilleusement développer ce thème inépuisable, en rappelant à ses saints parents comment Dieu le Père avait envoyé son fils unique sur la terre pour y vivre et mourir dans un abîme de douleurs et d'ignominie, afin de sauver le genre humain.

Avec quelle abondance de larmes, continue, le saint auteur, Marie et Joseph, si bien instruits tous deux des divines Ecritures, devaient s'entretenir, en présence de Jésus, de sa douloureuse passion et de sa mort ! Avec quel attendrissement, ces deux saints époux ne devaient-ils pas se dire que leur fils bien-aimé serait, suivant l'expression d'Isaïe, l'homme de douleur et d'opprobre. Ce prophète leur avait appris que les ennemis du Sauveur devaient tellement le défigurer que toute sa beauté présente disparaîtrait et qu'il serait vraiment méconnaissable. Ses chairs, se disaient-ils encore, seront tellement labourées et déchirées par les coups de fouet, qu'il apparaîtra comme un lépreux tout couvert de plaies et de blessures. Et leur bien-aimé devait souffrir tout cela avec patience, sans jamais ouvrir la bouche pour se plaindre d'aussi mauvais traitements ; il devait se laisser conduire à la mort comme un tendre agneau qui va tremblant et muet à la boucherie où on le traîne. Finalement, Joseph et Marie, voyaient ce doux Jésus suspendu à ce bois d'infamie, entre deux larrons, et là ils assistaient d'avance à cette mort lente et cruelle que Jésus devait souffrir à force de tourments et d'opprobres.

Pesez toutes ces choses et tâchez de comprendre et de sentir les affections de douleur et d'amour que de pareils entretiens devaient faire naître dans le cœur si tendre de saint Joseph.

 

Résolution : Méditer souvent la Passion de Notre Seigneur en union avec les sentiments que Joseph éprouvait en s'en entretenant avec Marie et Jésus à Nazareth.

 

Bouquet spirituel : « Notre cœur n'était-il pas tout en feu, pendant qu'il nous parlait ? » (Luc 24, 32).

 

Exemple

Une douce conversation

 

On lit dans les légendes de l'Ordre de Saint François que la vénérable Pudentienne Zagnoni, qui fut très dévote à saint Joseph, eut le bonheur de voir, au moment de sa mort, le saint s'approcher de son lit avec Jésus au bras. Elle se mit alors à parler tantôt avec saint Joseph, tantôt avec Jésus, les remerciant de cette grande faveur. Ce fut dans cette douce compagnie qu'elle rendit doucement son âme à Dieu. (Saint Alphonse de Liguori).

 

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Prières à Saint Joseph composées par Saint Alphonse de Liguori

Pour être récitées les sept jours consécutifs précédant la fête du 19 mars

 

14 mars

 

Saint Patriarche, vous pleurez pour avoir perdu Jésus. Mais vous l'avez toujours aimé et il vous a toujours aimé. Il vous a aimé au point de vous choisir pour son gardien et le protecteur de sa vie. Ah ! laissez-moi pleurer, moi qui, pour les créatures et pour de vains caprices, ai tant de fois délaissé et perdu mon Dieu, en méprisant sa grâce divine. Ah ! mon saint bien-aimé, par les mérites de la peine que vous éprouvâtes en perdant Jésus, obtenez-moi des larmes pour pleurer sans cesse les injures que j'ai faites à mon divin Maître. Et, par l'allégresse que vous avez éprouvée en le retrouvant dans le Temple, obtenez- moi le bonheur de le retrouver, en le faisant rentrer dans mon âme, avec sa grâce, pour ne plus le perdre à l'avenir.

Et vous, ô Marie, ma Mère, vous qui êtes le refuge des pécheurs, ne m'abandonnez pas, ayez pitié de moi. Si j'ai offensé votre Fils, je m'en repens à présent de tout mon cœur, et je suis prêt à perdre mille fois la vie plutôt que de perdre sa grâce divine. Priez-le de me pardonner et de m'accorder la sainte persévérance.

Et vous, mon bien-aimé Jésus, si vous ne m'avez pas pardonné encore, pardonnez-moi en ce jour. Je déteste et je hais toutes les injures que je vous ai faites. Elles me déplaisent et je voudrais en mourir de douleur. Je vous aime, et parce que je vous aime, j'estime votre amour et votre grâce plus haut que tous les trônes du monde. Aidez-moi, Seigneur, afin que je vous aime toujours et que je ne vous offense plus.

 

Saint Joseph (Beaulieu)

 

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