31 mars 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Agonie

 

Premier jour

1er Avril

 

L'agonie

 

Prélude : Transportons-nous par la pensée au jardin des Oliviers, et tenons-nous respectueusement à la distance où Jésus a placé ses apôtres, pour de la le contempler durant son agonie.

 

Méditation

 

Après la Cène, Jésus sort du Cénacle, et comme David persécuté par son propre fils, il quitte Jérusalem ; il traverse le torrent de Cédron, dont les eaux impétueuses lui parlent de la Passion, qui va fondre sur lui, et entre au jardin des Oliviers, pour y faire couler l'huile de ses miséricordes, en s'y soumettant à une pression qui exprimera de ses veines une sueur de sang.

Au pied de la montagne, Jésus fait asseoir ses disciples, pendant qu'il va se livrer au plus dur des labeurs pour salut de leurs âmes et des nôtres. Il emmène avec lui trois apôtres, prédilection qui montre à quel prix et de quelle nature sont les faveurs divines en ce monde. Il leur découvre l'extrême tristesse dont il est saisi, ajoutant que, s'ils veulent le consoler, ils demeureront avec lui et veilleront.

En entrant dans le jardin des Oliviers, Jésus remplit son Cœur de toutes les misères du monde, et le monde de toutes les miséricordes de son Cœur. Il s'attriste à la vue de nos misères spirituelles ; il s'attriste surtout de ce que nous ne ressentons pas autant qu'il faudrait l'extrême misère où nous sommes réduits.

Voulez-vous mesurer l'étendue de cette tristesse du Sauveur, dont il disait lui-même qu'elle allait jusqu'à la mort ? En voyant son Père offensé par tant de crimes et de scélératesses, Jésus s'attrista en proportion des lumières que sa divine intelligence possédait, de l'amour infini de son cour sacré, du nombre et de l'intensité des crimes passés et futurs.

Se voyant chargé de tous, les péchés du monde, il souffre une confusion extrême, parce qu'il est assimilé aux pécheurs, lui, la sainteté infinie ; parce qu'il devient un objet d'horreur pour son Père même ; parce qu'il est contraint de s'humilier en la présence des hommes et des Anges. La crainte s'empare de lui. Le Tout-Puissant consent à trembler pour nous consoler dans nos propres craintes et adoucir les peines que la peur nous donne ; pour que nous nous revêtions de sa propre force, en unissant nos craintes à la sienne ; pour nous rendre intrépides, en réveillant et confirmant en nous la confiance.

Son Cœur est saisi d'ennui et il éprouve dans sa nature humaine une immense répugnance pour la mort violente et ignominieuse qui l'attend. Mais, ce qui redouble son ennui, c'est de voir le peu de fruit que les pécheurs tirent de sa mort, ainsi que l'aveuglement des Juifs, obstinés à le méconnaître. Alors, notre divin modèle recourt à la prière. Les conditions de cette prière doivent nous servir d'exemple : elle fut recueillie, désintéressée, vigilante, respectueuse, confiante, humble, résignée et persévérante.

Pendant que Jésus priait, tout le ciel était attentif. Un des princes de la cour céleste porta sa prière devant le trône de Dieu et en reçut l'ordre de descendre au jardin des Oliviers, pour apparaître à notre divin Rédempteur, au plus fort même de sa douleur, le réconforter et lui apporter les ordres de son Père.

Les paroles de l'ange fortifièrent Jésus, mais elles ne lui donnèrent aucune consolation sensible ni aucun soulagement. Sa douleur s'augmenta même point de le réduire à une affreuse agonie, qui ne l'empêcha cependant pas de persévérer dans la prière, qu'il prolongea avec plus de ferveur encore. Alors une sueur de sang universelle, miraculeuse et salutaire vint baigner la terre où le divin agonisant était prosterné.

Pendant son oraison, Jésus visita par trois fois ses Apôtres. Mais il les trouva toujours endormis. « Pourquoi dormez-vous ? leur dit-il. Ainsi, vous n'avez pu veiller une heure avec moi ! » Puis, après ce doux reproche, il leur donne trois excellents avis contre les tentations : « Veillez et priez, dit-il, afin que vous n'entriez point en tentation, car l'esprit est prompt et la chair est faible ». Veillez donc, priez et dé- fiez-vous de vous-mêmes.

 

Pratique : Unir ses souffrances physiques et morales aux souffrances de Jésus durant son agonie.

Bouquet spirituel : « Se trouvant en agonie, il prolongeait sa prière ».

 

via_crucis

 

Pour recevoir les méditations du Mois de la Passion, ainsi que les prochaines prières, neuvaines,

abonnez-vous à la newsletter d’images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook