05 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Jésus chez Caïphe 2

 

Sixième jour

6 Avril

 

Chez Caïphe

 

Prélude : Jésus est debout. Le Grand-Prêtre l'interroge. Les soldats et la valetaille entourent Jésus.

 

Méditation

 

Le Grand-Prêtre entreprend de juger le Dieu dont il est le ministre. Il l'interroge sur ses disciples, sur sa doctrine, sur ses disciples, Jésus ne répond rien, il les aime trop pour en dire le mal que mériterait leur lâche abandon. Mais, il répond sur sa doctrine, disant : « J'ai parlé devant tout le monde, je n'ai rien dit en secret. Pourquoi m'interrogez-vous ? Interrogez ceux qui m'ont écouté ; ils savent bien ce que j'ai dit ».

C'était bien là le langage de l'innocence et de la vérité, parlant par la bouche d'un Dieu. Ce ne fut pas l'avis d'un des valets de Caïphe, qui leva la main et couvrit le visage auguste du Sauveur d'un violent soufflet. Cette main était gantée de fer, et le bruit du soufflet retentit dans tout l'appartement, et le sang jaillit en abondance.

À cette atroce injure, Caïphe ne trouva rien à redire, et tous les assistants se livrèrent à des risées scandaleuses. Mais Jésus, toujours patient, toujours désireux de nous laisser l'exemple de la modération en toutes occasions, toujours bon, répartit avec douceur : « Si j'ai mal parlé, rends témoignage du mal. Mais, si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes- tu ? »

Cependant, les Princes des Prêtres et toute l'assemblée étaient en peine de chercher quelque faux témoignage contre Jésus pour le faire mourir. Le Fils de Dieu était là au milieu d'eux, lui, le Juge des vivants et des morts, assujetti au tribunal des plus méchants juges de la terce. Telle est d'ailleurs l'innocence de ce Juste, que ces mauvais juges ne trouvent pas de faux témoins. Ceux qui se présentent se réfutent par leurs propres dires. Jésus se taisait.

Irrité de son silence, Caïphe adjure, au nom du Dieu vivant, Jésus, de lui dire s'il est le Christ fils de Dieu. Par respect pour le nom de son Père, le Sauveur répond : « Vous l'avez dit ». Alors, se livrant à sa fureur déicide, le Grand-Prêtre déchire ses vêtements, accuse Jésus de blasphème, et tous les assistants criaient : « Il est digne de mort ! »

Jusque-là, on avait gardé quelque forme de justice apparente. Mais, une fois le crime résolu, ces sacrilèges se livrent à toute leur rage. Ils lui crachent au visage. Ils se moquent de lui. Ils le frappent. Ils lui bandent les yeux, et, lui donnant des coups sur le visage, ils lui disent : « Prophétise qui est celui qui t'a frappé ! ». Ils profèrent mille blasphèmes contre le doux Sauveur.

Les insultes que le Fils de Dieu subit, dans cette nuit, ne lui furent pas moins sensibles que ses tourments. Ce bandeau, ces soufflets, ces blasphèmes, achevèrent son humiliation. Ô bonté de mon Maître ! Il porte le bandeau sur les yeux pour nous encourager. Il semble vouloir nous assurer qu'il ne veut plus voir nos péchés et qu'il oublie volontiers toutes les offenses que nous avons commises, pourvu que nous n'abusions plus désormais de ses faveurs.

 

Pratique : Se taire devant les injures, par imitation du silence de Jésus chez Caïphe.

Bouquet spirituel : « Jésus se taisait ».

 

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