Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

1082491_489040384531001_3964185305004175800_o

 

Vingt-quatrième jour

24 avril

 

« J'ai soif ! »

 

Prélude : Un soldat présente à Jésus-Christ, au bout d'un roseau, l'éponge imbibée de vinaigre.

 

Méditation

 

La soif que Jésus endura sur la croix fut un de ses plus grands tourments. Les peines et les fatigues excessives qu'il avait souffertes depuis la veille au soir, sans aucun repos ni rafraîchissement, avaient allumé un feu dévorant dans ses entrailles.

Admirable charité du Fils de Dieu, dont le souvenir doit nous être présent quand nous prenons part à quelque festin !

Souvenons-nous alors de Jésus crucifié et consumé par les ardeurs de la soif. Le Maître souffre et le serviteur ne songe qu'à ses plaisirs !

Souvenons-nous de tant de pauvres qui languissent dans une indigence pire que les maladies et que la mort. Craignons que Dieu ne nous dise un jour : « J'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ».

Souvenons-nous du mauvais riche, qui brûle dans les flammes et demande sans cesse une goutte d'eau qu'on ne lui donnera ja- mais. Craignons de partager ses tourments, nous qui goûtons les mèmes délices.

Jésus se plaint de la soif, non point pour être soulagé, mais pour goûter le vinaigre qu'il prévoyait devoir lui être donné et accomplir ainsi les prophéties qui avaient prédit ce tourment.

Il se contente de déclarer sa soif, sans demander à boire, pour nous apprendre à surmonter nos peines et à exposer nos besoins, avec résignation et sans empressement.

Il ne la déclare qu'à l'extrémité, pour exercer sa patience et pour nous laisser la preuve de ce qu'il souffre pour nous.

Il la déclare d'un seul mot, mais d'un mot qui comprend trois grands mystères touchant la soif spirituelle de son âme, incomparablement plus grande que celle de son corps, savoir : le désir ardent qu'il a d'accomplir toutes les volontés de son Père, le désir qu'il a de souffrir pour nous et le désir qu'il a du salut de nos âmes.

Mais, quand il a parlé de la soif qui le dévore, les soldats, s'approchant de lui, l'insultent et lui présentent du vinaigre.

Hélas ! vous ne satisfaites guère mieux à la soif qu'il endure pour les pauvres, qui sont ses membres. Vos refus et vos paroles dures lui sont plus amères que le fiel et le vinaigre.

Vous l'affligez encore plus dans la soif. spirituelle de son âme. Au lieu des vertus qu'il vous demande vous ne lui donnez que des vices et des défauts. Au lieu des larmes d'un cœur contrit, vous ne lui donnez que la boue d'un cœur charnel et terrestre.

Âmes ingrates, pensez à ce que vous faites, quand vous offensez Dieu : vous lui donnez à boire du fiel et du vinaigre, en récompense de tant de sang qu'il a versé pour vous et de tant de tourments qu'il a endurés.

 

Pratique : Travailler au salut des âmes, en vue d'apaiser la soif de Jésus crucifié.

Bouquet spirituel : « J'ai soif ! »

 

via_crucis

 

Pour recevoir les méditations du Mois de la Passion, ainsi que les prochaines prières, neuvaines,

abonnez-vous à la newsletter d’images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook