10 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

Immaculée

 

Onzième jour

L'Arbre de vie

 

Genèse 2, 9

 

Au milieu du paradis s'élevait l'arbre de vie ; au sein de Marie s'élève l'arbre de vie, Jésus. Ou mieux l’Église est le paradis, Marie est l'arbre qui porte et qui donne au monde le fruit de vie : benedictus fructus ventris tui Jesus : Jésus, pain descendu des cieux, pain vivant, pain de vie, vie de l'intelligence par sa parole qui est lumière et vérité, vie de la volonté par sa grâce qui est feu, justice et charité. Sans Jésus, sans sa doctrine, la vérité, même rationnelle qui, d'ailleurs, est insuffisante en raison de notre élévation à l'ordre surnaturel, cette vérité s'altère, et bientôt s'évanouit dans les ténèbres du mensonge et de l’erreur ; sans Jésus, sans la justice et la charité chrétiennes, la vertu morale qui est la vraie liberté, disparaît pour faire place au servilisme brutal de la passion et aux lâches terreurs du respect humain.

Marie est encore l'arbre de vie, en ce sens que, dans toute la durée de son existence, il n'est pas une action, pas une parole, pas une pensée qui ne soit un fruit de vie, un fruit de grâce, un fruit de gloire. La grâce en est le principe et leur communique une vie surnaturelle ; la gloire en est le terme et leur assure une vie éternelle.

Dans le fruit de la plante Dieu a déposé une semence qui contient en germe une série de plantes pouvant se succéder sans fin. Ce germe est donc le principe d'une vie qui pourrait se prolonger éternelle ment. De même, dans les actes que nous produisons sous l'influence de la grâce, se trouve le germe d'une autre grâce qui, à son tour, en contient une autre et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'enfin la dernière grâce devienne pour nous la gloire éternelle. Qui nous donnera, comme à Marie, de ne pas produire une action, de ne pas prononcer une parole, de ne pas concevoir une pensée, un désir qui ne soit animé par la grâce et digne de la gloire, qui ne soit un fruit de vie surnaturelle et par là même un fruit de vie éternelle ? Unissons notre cœur, par le Cœur de Marie, au Cœur de Jésus. Le cœur est le principe du mouvement et par là de la vie. Que le Cœur de Jésus, par le Cœur de Marie, soit le premier mobile de notre cœur, qu'il soit le principe et le terme de tous ses mouvements, et tout en nous sera vie : grâce dans le temps et gloire dans l'éternité.

 

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La Médaille miraculeuse

 

En 1830, le 8 décembre, une fille de Saint Vincent de Paul était en prière dans la chapelle de la Maison-Mère, rue du Bac. Elle pensait aux malheurs du temps. Tout à coup elle entend comme un bruissement d'ailes. Une lumière vive et douce à la fois frappe ses yeux. Les rayons brillaient du côté gauche de l'autel. Là, au sein de la lumière, paraît une noble et belle dame, les pieds posés sur un globe, les bras abaissés vers la terre, les mains ouvertes et laissant échapper des jets lumineux, la tête légèrement penchée en avant comme pour écouter. Une couronne d'étoiles brillait sur son front. Alors un ange dit à la sœur : « Reconnais la Reine des cieux. Les rayons qui partent de ses mains figurent les grâces qu'elle répand sur les hommes ». Puis une légende environne Marie elle-même, et la sœur lut ces mots : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Elle vit de plus un M surmonté d'une croix, et au-dessous du M deux cœurs, l'un percé et surmonté aussi d'une croix, l'autre transpercé d'un glaive. C'étaient les Cœurs de Jésus et de Marie. Douze étoiles entouraient cet ensemble symbolique. La voix angélique reprit en ces termes : « Servante de Dieu et des pauvres, fille aimée de Marie, ta charité et ta piété t'ont fait trouver grâce à ses yeux. Elle t’ordonne de faire frapper une médaille qui représentera ce que tu as vu. Cette médaille étant indulgenciée sera comme un bouclier pour ceux qui la porteront et qui diront : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». L'ange se tut et la vision disparut. La médaille fut frappée et grâce à son origine, grâce surtout aux prodiges de protection pour le corps et de conversion pour l'âme qui se sont opérés par sa présence, on ne la connaît plus que sous le nom de Médaille miraculeuse.

 

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Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

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Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

 

Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.

Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.

Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.

Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde.” (Pauline Jaricot)

 

  • Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions. "Une personne qui va puiser de l'eau dans un panier d'osier n'est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ" (Pauline Jaricot)

  • Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité. “La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d'un bout du monde à l'autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s'étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot)

  • Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis. « Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)

A l’occasion de sa béatification, rejoignez - du 14 au 22 mai sur Hozanacette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !

 

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

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Heureux les doux

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Heureux les doux

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.” (Matthieu 5 ; 5)

 

Jésus nous présente la douceur comme un chemin vers la plénitude et vers la sainteté. Le message de Jésus renverse une fois de plus les apparences : si le monde semble appartenir aux puissants, c’est bien aux doux que la terre sera donnée !

La douceur est tout sauf un chemin de facilité, tout sauf une renonciation, tout sauf une résignation. Elle est une grande et belle vertu qu’il nous faut cultiver chaque jour.
Et comment peut-on la cultiver ?

 

  • En la faisant pousser à l’ombre de la patience et de l’humilité. Comme de nombreux saints nous l’ont montré, ces trois vertus se nourrissent les unes des autres. A l’exemple de saint François d’Assise - qui demande dans sa prière du matin “Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage” – inspirons-nous de la douceur forte, généreuse et sans cesse renouvelée de la Création.

  • En contemplant Jésus. Les évangiles sont remplis de scènes dans lesquelles transparaît la douceur du Christ, à travers ses regards, ses paroles, ses gestes. En méditant l’évangile, nous comprenons combien c’est justement la douceur du Christ qui nous bouleverse.
    Au chapitre 11 de l’évangile de Matthieu, Jésus nous dit d’ailleurs : “Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.”

  • En priant : Comme toute vertu, Dieu ne nous la refusera pas si nous la lui demandons. Prions Jésus de transformer nos cœurs, avec cette petite prière toute simple et pourtant si puissante : “Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien”.

 

En marche les doux ! Que la douceur du Christ rayonne sur toute la terre !

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

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