12 juillet 2022

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

 

Résurrection de Lazare

 

Treizième jour

13 juillet

 

Résurrection de Lazare

 

Prélude : Marie-Madeleine, à genoux devant le Sauveur, pleure sur la mort de Lazare. Jésus frémit et pleure avec elle.

 

Méditation

 

Or, il y eut un grand et douloureux évènement à Béthanie, dans ces maisons où Jésus avait ses trois amis. Marthe et Madeleine eurent la douleur de voir Lazare tomber dans une sorte de langueur maladive, qui finit par s'aggraver et devenir une maladie mortelle. On s'aimait beaucoup dans cette mai- son, où Jésus avait laissé sa paix, et ce fut une grande désolation parmi les deux sœurs quand leur frère s'en allait mourir. Et Jésus n'était pas venu depuis longtemps !... Ah ! si Jésus était présent, comme Marthe et Marie seraient tranquilles et rassurées. Mais il est loin, et les Juifs cherchent à le lapider. Peut-être la crainte des Juifs, la prudente réserve des apôtres, les prédications de Jérusalem le retiendront encore longtemps loin de Béthanie Les deux sœurs se concertèrent. « Envoyons un message au Maître ». J'imagine volontiers que ce fut Marie-Madeleine qui trouva, dans sa connaissance du Cœur de Jésus, ce touchant appel : « Seigneur, celui que vous aimez est malade ! »

Quand Jésus reçut le message, il ne sembla pas d'abord s'en émouvoir. Pendant qu'il différait, la maison de Béthanie se remplissait des cris de Marthe et des larmes plus silencieuses de Marie. Lazare, en l'absence de Jésus, était mort !

Marie alors s'abîme dans sa douleur, au point que ses amis ne savaient plus comment la consoler.

Enfin, Jésus dit : « Lazare est mort... parce que je n'étais pas là. Allons à lui ». Et Jésus vint, et Marthe accourut au-devant de lui. Mais, après un dialogue sublime, elle se leva sur l'ordre du Maître et revint à la maison où sa sœur pleurait, inconsolable de la mort de leur frère. Mais l'approche de Jésus avait déjà opéré son action sur sa sainte amie. Elle avait retrouvé, avec l'espérance, le but ordinaire de ses contemplations ; elle avait recommencé son oraison si tendre et si continue. On dirait que Marthe l'a compris, tant elle s'approche avec une sorte de précaution de sa sur la contemplative. Elle l'appelle à voix basse, ou plutôt, suivant l'expression même du texte sacré, « en silence ».

Elle lui dit : « Le Maître est là, et il t'appelle ! » Ô parole délicieuse ! Lorsque Marie l'entendit, elle se leva avec une hâte telle que les Juifs en éprouvèrent de l'effroi. Elle court, elle vole ou son amour l'appelle, où son Maître l'attend. Marie se jeta aux pieds de Jésus... Et Jésus, la voyant pleurer, éprouva une grande émotion. Alors, dit saint Jean, Jésus pleura !

Larmes bénies de mon Dieu, en même temps que vous me témoignez de son amitié de prédilection pour Madeleine, combien vous me prêchez éloquemment son amour pour les âmes et sa miséricorde pour les pécheurs ! En vous voyant couler silencieuses et brûlantes, les témoins de cette scène merveilleuse disent : « Comme il l'aimait ! » Mais, l'attendrissement d'un Dieu ne saurait demeurer stérile : Madeleine sera bientôt consolée par l'un des plus éclatants prodiges de la puissance de Jésus-Christ.

Ô Lazare, Jésus est touché des larmes de Madeleine, il a pleuré et souffert pour toi, ô « Lazare, viens hors du tombeau ! »

Qui dira la scène qui dut surie ce moment, quand les pieds du ressuscité furent libres, quand ses mains furent débarrassées, quand son regard put s'arrêter sur le Maître, quand ses lèvres purent s'ouvrir aux saints baisers et aux cris de la reconnaissance ! Âmes ressuscitées du péché, vous seules pouvez le dire ! Quel a été l'emploi de vos premières heures de conversion ? Ô Madeleine, vous qui étiez sortie aussi un jour du tombeau de vos crimes, combien vous comprîtes, mieux qu'un autre, la joie et le ravissement de Lazare, à sa résurrection !

C'est Jésus qui avait appelé sa fidèle pénitente pour qu'elle assistât au grand miracle ; c'est à Jésus que Madeleine dit en pleurant : « Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort ! » Ce sera aussi Jésus qui recevra les élans de la reconnaissance attendrie de Marie-Madeleine ! L'Evangile nous raconte un fait qui traduit éloquemment cette reconnaissance et que nous méditerons demain. Pour aujourd'hui, arrêtons-nous avec complaisance sur des sentiments que le cour devine, bien plus que la langue humaine ne saurait les raconter.

 

Résolution : Prier souvent pour les pécheurs.

Bouquet spirituel : « Jésus, voyant que Marie pleurait... frémit dans son esprit, se trouble lui- même... Et Jésus pleura ». (Jean 11, 33, 35).

 

Vita marie madeleine

 

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