20 juillet 2022

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

 

Madeleine au tombeau

 

Vingt-et-unième jour

21 juillet

 

La première au Sépulcre

 

Prélude : Marie-Madeleine court et arrive, toute haletante d'amour impatient, auprès du sépulcre.

 

Méditation

 

Il fallait observer le repos du Sabbat. Ce que dut être ce Sabbat pour Marie-Madeleine, c'est ce que les âmes aimantes peuvent seules concevoir. Oh ! que de fois son regard se dirigea vers ce jardin où l'on avait enseveli son bien-aimé ! Que de larmes coulèrent de ses yeux en pensant au froid glacial du tombeau où il était tout seul, abandonné, dans une solitude qu'elle ne pouvait remplir encore de ses sanglots et de ses effusions ! Puis, quand ses lèvres s'ouvraient, de qui pensez-vous qu'elle puisse parler, sinon de l'unique amour de son cœur ?

La nuit vient ! Point de sommeil pour elle ! Oh, non ! Elle ne songe qu'à Celui qu'elle aime et qui n'est plus. Aussi, dès que l'heure légale eût sonné où le repos du Sabbat finissait, avec quel empressement elle dit à Marie, mère de Jacques. et à Salomé de l'accompagner chez ceux qui ven- dent des parfums. Elle est la première nommée entre les saintes femmes qui achetèrent les aromates pour embaumer Jésus. Elle fut aussi la plus empressée à hâter les préparatifs de cet embaumement, par lequel devait se manifester l'adoration persévérante de son cœur envers le divin Maître.

La nuit se passa dans ces préparatifs pieux, et pourtant, elle semblait bien longue à son impatience. Souvent, elle interroge l'horizon pour voir si les voiles nocturnes ne se déchirent point encore. Enfin, elle se lève... « J'ai cherché, dit-elle, durant les nuits celui que mon âme chérit ; je l'ai cherché et je ne l'ai point trouvé. Eh bien ! je me lèverai, je ferai le tour de la ville et je chercherai le bien-aimé de mon âme ».

Il est encore de très grand matin. À peine quelques lueurs de l'aube encore indécise. « Madeleine, dit saint Bonaventure, et ses compagnes allaient au sépulcre avec leurs parfums. Parvenues hors des portes de la ville, elles se rappelaient les afflictions et les souffrances de leur Maître, et dans tous les lieux où il avait souffert quelque douleur ou quelque opprobre, elles s'arrêtaient un peu, se mettaient à genoux, baisaient la terre, gémissant, soupirant et disant : « Ici nous l'avons rencontré portant la croix sur les épaules et sa Mère s'est évanouie ; là, épuisé, il a laissé tomber sa croix, et il s'est appuyé un instant sur cette pierre ; en cet endroit, ils l'ont poussé et frappé pour le faire marcher plus vite, et ils l'ont presque forcé à courir ; c'est ici qu'ils l'ont attaché à la croix ! » Et alors, inondées de larmes, elles adorèrent et baisèrent la croix encore toute rougie du précieux sang du Seigneur ».

Mais, voici le jardin de Joseph d'Arimathie. « Qui nous ôtera la pierre qui couvre l'entrée du sépulcre ? » Voilà leur seule préoccupation. Les gardes qui veillent en ennemis, les Juifs qui rôdent en jaloux envieux ne leur font aucune peur. L'obstacle matériel de la grosse pierre les préoccupe seul.

Or, Marie-Madeleine n'y tient plus. « Celle, dit saint Grégoire, qui dans le péché était demeurée froide et glacée pour le bien, est devenue très forte et très ardente dans l'amour de Jésus, depuis qu'elle a commencé à connaître le souverain bien ». Elle devance ses compagnes. Son amour impatient la transporte. Avec les ardeurs d'une âme qui cherche Jésus, la lumière, elle court dans les ténèbres, elle arrive la première au sépulcre. Oh ! si nous savions, comme elle, chercher Jésus dès le point du jour, dès le premier réveil de notre cœur, dès le premier repentir de nos fautes !

Hélas ! Jésus veut éprouver sa fidèle servante ! À ce moment tant désiré par son cœur, commence cette série d'épreuves et de renoncements qui, du jardin du sépulcre, se continueront jusque dans les gorges sauvages de la Baume ! Le tombeau est ouvert : Jésus n'y est plus !... Alors, comme folle de désespoir, elle court vers saint Pierre, le chef du collége apostolique, vers Jean, le disciple bien-aimé.

« On a enlevé le Seigneur, dit-elle, le sépulcre est vide, venez voir ; pour moi, je ne sais où le chercher. Je ne sais pas où on l'a mis ! » Ô désolation ! Elle ne sait pas où l'on a mis son bien-aimé ! Comme sa douleur est éloquente dans sa concision ! Ah ! mon âme, quand sentiras-tu comme Madeleine quelle privation c'est de vivre sans Jésus, de le perdre, de ne savoir où le trouver ?

 

Résolution : Faire ses visites au Saint Sacrement en union avec les sentiments de Marie-Madeleine au sépulcre.

Bouquet spirituel : « Marie-Madeleine alla dès le matin au sépulcre ». (Jean 20, 1).

 

Vita marie madeleine

 

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