10 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Onzième jour

 

Sainte Philomène assiste le pauvre

 

Les Saints sont d’autant plus vivement touchés de la misère du pauvre et d’autant plus empressés à le secourir qu’ils sont grands devant l’Eternel. Le proverbe malheureusement trop vrai et trop commun : « Les honneurs changent les mœurs », ne s’applique pas à ces amis de Dieu. Et si certains pauvres parvenus tout à coup au faite des honneurs et des richesses dédaignent et méprisent, persécutent peut-être le pauvre ; les Saints au contraire, parce qu’ils ne voient que Dieu de grand, aident, favorisent, assistent le pauvre de toutes les manières. Mille preuves sont là sous nos yeux ; citons seulement l’exemple de sainte Philomène.

À Vieste, ville située au pied du monte Gargano, vivait une famille très honnête, mais misérable. L’extrême besoin où elle se trouvait à la campagne l’avait forcée de venir à la ville, pour voir s’il y aurait moyen de gagner quelques sous. Le mari s’appelait Jean Troya, et sa jeune femme, Marie-Thérèse Bovini.

Une chaumière délabrée, autour de laquelle était un modique jardin, formait tout leur avoir et toute leur espérance.

Dans cette situation affligeante, l’avenir leur offrait peu de consolation ; Marie-Thérèse surtout, qui se voyait sur le point d’accoucher, ne pouvait songer à la petite créature quelle allait mettre au jour sans en avoir le cœur inondé d’amertume. Où mettre son enfant? Comment se pourvoir des langes nécessaires ? Mais enfin, dit-elle. Dieu peut tout, et sainte Philomène, si elle veut bien m’aider, peut pour moi aussi faire un miracle.

C’est ainsi qu’elle s’animait à supporter son chagrin, et souvent elle priait la Thaumaturge de ne pas l’abandonner dans sa détresse.

Enfin le moment redouté arriva, mais le secours tant demandé ne paraissait pas encore. L’embarras, soit de la mère, soit de la sage-femme qui l’avait assistée, était on ne peut pas plus grand. Marie-Thérèse se plaignait à notre Sainte ; la sage-femme cherchait de tous côtés un peu de linge, pour en couvrir l’enfant ; mais le dénuement de cette pauvre famille était tel, que pas seulement un misérable haillon ne s’offrait à la vue. Touchée d’un vif sentiment de pitié, celle-ci prend alors un mouchoir qu’elle avait sur les épaules; elle en enveloppe la petite fille, et la mère désolée voyant qu’il manquait une bande pour ajuster le maillot, dit en avoir une, quoique usée et à moitié déchirée.

La sage-femme court ; elle ouvre la boîte où elle était renfermée ; Dieu ! quel est son étonnement, en voyant un petit trousseau, où rien ne manquait, ni pour la propreté, ni pour l’arrangement, ni même pour l’élégance ! Il en sortait une odeur si suave, que l’air en fut embaumé.

Elle prend ce trésor, elle le baise. La mère, au comble de la joie, en fait autant, et ne sait comment témoigner sa gratitude à sa céleste bienfaitrice. L’enfant, ainsi richement emmaillotée, est portée aux fonts baptismaux. La nouvelle du miracle se répand, et l’on vient de tous côtés voir, baiser les langes merveilleux, et respirer le céleste parfum qu’ils exhalent.

La Sainte ne s’en tint pas là. La nuit d’après, Marie-Thérèse est réveillée par les vagissements de la petite créature. À la lueur de la lampe, qui éclairait l’appartement, elle cherche des yeux l’enfant, qui ne se trouve plus à l’endroit où elle l’avait mise. Incertaine, timide, elle se retourne d’un autre côté, et elle voit, ô prodige ! une jeune personne, vêtue de blanc et d’une beauté toute céleste. Ses bras soutenaient la petite fille ; et de ses mains, elle la caressait amoureusement.

Quelle consolation pour la pauvre mère ! Saisie de respect, de joie, de confusion, et de reconnaissance, elle ne peut que s’écrier : « Ah ! sainte Philomène ! » Et sainte Philomène se levant alors de dessus la chaise où elle était assise, donne un baiser à l’enfant, la remet à sa place, et disparaît. Marie-Thérèse, pendant plusieurs jours, en fut dans une espèce d’extase, et nous, qui lisons ceci, pourrions-nous contenir les transports de notre admiration ?

 

Pratique : Recourir à sainte Philomène dans les souffrances et les nécessités de la vie, et quel que soit notre besoin, quelle que soit notre pauvreté, ne jamais désespérer de la puissante protection de sainte Philomène.

 

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