16 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Dix-septième jour

 

Sainte Philomène récompense la foi d’une mère

 

Les femmes qui sont dans le travail de l’enfantement ont grand besoin de la protection du ciel. Qu’elles s’adressent alors à la Vierge immaculée, mère de Dieu, par l’entremise de sainte Philomène et elles se trouveront soulagées dans leurs souffrances. La protection de sainte Philomène s’étend sur toutes les infirmités humaines et sa sollicitude ne connaît pas de bornes. Adressez-vous à elle, mères affligées, vous ressentirez les précieux effets de sa bonté.

En 1831, à Naples, une pauvre blanchisseuse du nom d’Anne Moccia, se trouvait dans les douleurs de l’enfantement. Pour obtenir du soulagement à ses douleurs, elle se proposa de faire brûler, jour et nuit, une petite lampe devant l’image de sainte Philomène ; ce qu’elle exécuta ponctuellement, aussi longtemps que ses épargnes le lui permirent.

Mais un soir, elle se vit sans huile, comme sans argent, elle dit alors naïvement à sainte Philomène : « Ma bonne Sainte, je n’ai rien, ni pour vous, ni pour moi ; nous voilà toutes deux dans les ténèbres ; mais comme il me faut travailler, adieu, permettez que je vous laisse ».

Elle s’en va dans la maison voisine faire son travail à la lumière d’autrui, après avoir fermé sa porte à clef. La nuit était déjà bien avancée, quand elle regagna son logis. En ouvrant, quel ne fut pas son étonnement de voir la lampe allumée, éclairant sa pauvre demeure.

Elle court aussitôt à la fenêtre, appelle les voisins, leur raconte comment la chose s’est passée, et les invite à remercier avec elle sainte Philomène de cet acte touchant de sa bonté. Il n’était que le prélude de bien d’autres.

La bonne femme, malgré ses prières et les sacrifices qu’elle s’imposait, n’allait pas mieux qu’auparavant ; et le terme de la grossesse étant arrivé, elle eut à lutter durant cinq jours contre des douleurs violentes, qui mirent sa vie en grand péril.

Le mal augmentait à chaque instant, la pauvre infirme se fait apporter l’image de la Sainte ; et l’ayant prise entre les mains : « Comment, lui dit-elle, c’est donc là ce que je vous ai demandé ! C’est là tout ce que m’a valu l’huile dont j’ai fait la dépense ! »

Pendant qu’elle s’exhalait ainsi en douces plaintes, elle mit un enfant au jour... mais il était mort.

Dans l’amertume qu’elle éprouva, on lui entendit proférer ces mots : « Belle grâce que vous m’avez faite ! Allez, je ne veux plus de vous dans ma maison. Prenez cette image ; faites la disparaître de chez moi ».

De telles expressions nous choquent peut-être ; néanmoins la vive foi, qui en était le principe, attendrit le ciel, et fut payée d’une bien grande faveur. Car on vit à l’instant même l’enfant se mouvoir ; il poussa quelques vagissements, et toutes les personnes de la maison accoururent le recueillir, en criant : « Miracle ! Miracle ! »

On lui donna le saint baptême ; et après trente-cinq jours, son âme innocente alla se réunir dans le ciel à celle qui lui avait obtenu la double vie de la nature et de la grâce. Ce miracle lit un grand bruit à Naples ; et plusieurs ecclésiastiques doctes et zélés le publièrent de toutes parts à l'honneur de la célèbre Thaumaturge.

Il semble à la conduite et surtout aux paroles de cette mère éplorée à la vue de son enfant privé de vie, que le désespoir s’est emparé de son âme, et que dans son cœur froissé elle dédaigne tout ce qui lui rappelle jusqu’au souvenir de celle qu’elle a invoquée en vain. Non, au milieu de ces reproches que cette pauvre mère adresse à sainte Philomène, on découvre la preuve de la confiance qu’elle avait mise en la Sainte qu’elle invoquait dans les douleurs de l’enfantement. Mais le ciel a toujours ses desseins. Il est dans l’Évangile une parole de consolation, ou mieux d’espérance, que tout chrétien doit graver dans son cœur : « Frappez, a dit le Seigneur, frappez, et il vous sera ouvert. La mère affligée avait déjà frappé en vain, et dans son impatience, causée par son amour maternel, ne se voyant pas assez vite exaucée, elle semblait en quelque sorte importuner maintenant sa protectrice. Sa foi, sa vertu étaient grandes, mais n’avaient point de forme : ce qui prouve que les rayons de la grâce pénètrent au fond du cœur et l’éclairent sans s’arrêter à la surface.

 

Pratique : Faire brûler une lampe ou un petit cierge devant l’image de sainte Philomène, lorsque nous réclamons ses secours. Renouvelons à ses pieds nos prières et nos requêtes, et ne craignons jamais de l’importuner par nos supplications et nos demandes.

 

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