22 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Vingt-troisième jour

 

Sainte Philomène guérit des peines d’esprit et multiplie l’huile des lampes qui brûlent en son honneur

 

Nous ne verrions la protection de sainte Philomène qu’à demi, si nous ne la considérions tout particulièrement dans les moindres choses. C’est là surtout que se manifeste le plus la grande bonté de notre Sainte.

Mais, que dis-je ? Nous ne connaîtrons point la Sainte, si nous pensons qu’elle est indifférente à nos pensées, à nos épreuves. Sainte Philomène dans le ciel a tellement à cœur notre félicité éternelle et même celle temporelle, qu’elle se montre très empressée à nous secourir, à nous délivrer dans les peines d’esprit, pourvu que nous la priions avec piété.

Le fait suivant va nous prouver qu’elle est aussi secourable qu’attentive aux hommages qu’on lui présente.

Une de ces jeunes personnes, qui, sous la protection de sainte Philomène, consacrent à Dieu, en vivant au milieu du monde, leur virginité, se trouvait en proie,'depuis quelque temps, à de grandes peines intérieures.

De concert avec ses deux sœurs, également liées à Dieu par le même vœu, elle suppliait la Sainte de mettre un terme à ses angoisses. Voici comment il plut au Seigneur de l’exaucer.

Leur mère, morte depuis quelque temps, apparaît en songe à la personne affligée, et dit à sa Raphaella (c’était son nom), que le vendredi, jour du martyre de la Sainte, elle eût soin d’allumer une lampe devant son image, et qu’elle l’entretînt jusques au samedi.

Cette pieuse fille, n’osant s’en rapporter à un songe, consulte là-dessus son confesseur, et celui-ci, dont elle était parfaitement connue, lui accorda la permission de faire ce qui lui avait été dit.

La lampe est donc préparée. On la garnit ; mais comme la famille était extrêmement pauvre, que le peu d’huile contenu dans la lampe, était tout ce que la pauvre fille pouvait donner, en la plaçant devant l’image, elle dit avec simplicité à la sainte Martyre : « Ma bonne Sainte, contentez-vous, je vous en supplie, de l’huile qu’il y a ici ; vous savez que je ne puis pas davantage : si vous aimez à voir brûler cette lampe, arrangez-vous pour qu’elle brûle jusqu’à demain ».

Elle disait ceci, parce qu’elle savait que la quantité d’huile, contenue dans le vase, était le tiers seulement de ce qu’il fallait pour un jour.

Sa confiance et sa simplicité plurent au cœur de Dieu et de sa glorieuse servante ; car non seulement, après avoir brûlé tout le long du jour, elle se trouva aussi pleine le samedi, qu’elle l’était la veille ; mais le prodige continua durant deux années entières.

La même chose à peu près eut lieu à Lucéra, le 19 janvier 1833. On y célébrait ce jour-là, avec une grande solennité, la fête de la Sainte.

Un homme du peuple, bon chrétien et grand dévot de la Thaumaturge, ayant vu, les jours précédents, les apprêts que l’on faisait pour rendre la solennité plus éclatante, se sentit porté à rendre, lui aussi, quelque honneur particulier à sainte Philomène. Il se proposa de tenir devant son image une lampe allumée, depuis les premières vêpres jusqu’à la fin du jour suivant.

Le vase, dont il se servait ordinairement pour cela, ne contenait d’huile que pour environ cinq heures. Il le remplit, avec l’intention d’ajouter au fur et à mesure le supplément à ce qui aurait été consumé.

Il vient donc à peu près au moment où il croit cette addition nécessaire. Mais quel est son étonnement, quand il voit l’huile à la même hauteur où il l’avait laissée cinq heures auparavant ! Le prodige dura l’espace de quarante-huit heures.

Cet homme n’en fut pas le seul témoin ; mais encore un grand nombre de personnes, qui, le lui entendant raconter, accoururent pour le voir et pour louer avec lui le grand Dieu, qui fait percer les rayons de sa gloire jusque dans l’obscurité la plus profonde, et, pour ainsi dire, jusqu’aux bords du néant.

On célébrait à Mugnano l’anniversaire de la translation de sainte Philomène. L’église était trop petite pour contenir le peuple. Au moment où les musiciens y exécutaient un motet, une paysanne de Serignano se fait passage à travers la foule pour arriver jusqu’à la lampe de la Sainte, et y prendre un peu d’huile bénite.

Son importunité persévérante mit quelque désordre dans l’assemblée ; on murmurait, on résistait, on l’accablait de reproches, mais, enfin, pour éviter une plus grande confusion, chacun finissait par céder.

Comme l’on prévoyait l’embarras où allait se trouver cette opiniâtre villageoise, car la lampe, toujours très basse, était alors éteinte, faute d’huile, tous les regards, à mesure qu’elle approchait, se fixaient sur elle, afin-sans doute de pouvoir au moins sourire à ses dépens.

Mais ce que les autres voyaient, la bonne femme semblait n’avoir pas d’yeux pour le voir ; aussi, avec une assurance, qui épanouissait déjà tous les visages, elle approche son verre de la lampe, et y cherche dans l’eau, qui, seule, en remplissait le fond, l’huile qu’elle voulait pour sa malade... Dieu ! que ne peut la foi ! Cherchez et vous trouverez, dit Notre Seigneur; et un miracle vient appuyer ici sa divine parole.

Il n’y avait plus d’huile dans la lampe ; et cette multitude attentive et étonnée voit le verre de la villageoise reparaître plein d’une huile pure et miraculeuse. Oh ! combien l’on dut s’applaudir alors de la violence que l’on avait soufferte !

Le nom de la bonne paysanne animée d’une si vive foi, vint se mêler à celui de sainte Philomène ; les larmes d’une douce joie coulaient de tous les yeux ; et jusqu’à la fin de la journée, on se montrait la lampe encore éteinte ; on aimait à entendre, à raconter le prodige dont elle avait été l’occasion.

 

Pratique : Dans nos peines d’esprit, quand nous avons besoin de la lumière d’en-haut pour résoudre nos doutes et nous conduire dans la voie du ciel, adressons-nous à sainte Philomène.

 

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La Bienheureuse Vierge Marie Reine

Marie reine

 

La Bienheureuse Vierge Marie Reine

22 août

 

« Huit jours après la solennité de l'Assomption de Marie au ciel, la liturgie nous invite à vénérer la bienheureuse Vierge Marie sous le titre de « Reine ». Nous contemplons la Mère du Christ couronnée par son Fils, c'est-à-dire associée à sa royauté universelle, comme la représentent de nombreuses mosaïques et peintures.

La petite et simple jeune fille de Nazareth est devenue la Reine du monde ! C'est une des merveilles qui révèlent le cœur de Dieu. Naturellement, la royauté de Marie est totalement relative à celle du Christ : Il est le Seigneur que le Père, après l'humiliation de la mort sur la croix, a exalté au-dessus de toute créature dans les cieux, sur la terre et sous la terre (cf. Ph 2, 9-11).

Par un dessein de grâce, la Mère Immaculée a été pleinement associée au mystère de son Fils : à son Incarnation ; à sa vie terrestre, tout d'abord cachée à Nazareth puis manifestée dans le ministère messianique ; à sa Passion et à sa Mort ; et enfin à la gloire de la Résurrection et à l'Ascension au Ciel.

La Mère a partagé avec son Fils non seulement les aspects humains de ce mystère, mais aussi, par l'œuvre de l'Esprit Saint en elle, l'intention profonde, la volonté divine, si bien que toute son existence, pauvre et humble, a été élevée, transformée, glorifiée en passant à travers la “porte étroite” qui est Jésus lui-même (cf. Lc 13, 24).

Oui, Marie est la première à être passée à travers la « voie » ouverte par le Christ pour entrer dans le Royaume de Dieu, une voie accessible aux humbles, à tous ceux qui se fient à la Parole de Dieu et s'engagent à la mettre en pratique.

Dans l'histoire des villes et des peuples évangélisés par le message chrétien, les témoignages de vénération publique sont très nombreux, dans certains cas liés à la royauté de la Vierge Marie. Mais aujourd'hui, nous voulons surtout renouveler, comme fils de l'Église, notre dévotion à celle que Jésus nous a laissée comme Mère et Reine.

Confions à son intercession la prière quotidienne pour la paix, en particulier là où sévit la logique absurde de la violence, afin que tous les hommes se persuadent que nous devons, dans ce monde, nous aider les uns les autres comme des frères pour construire la civilisation de l'amour. Maria, Regina pacis, ora pro nobis ! »


(Benoît XVI, Extrait de l'Angélus du dimanche 22 août 2010, à Castel Gandolfo).


Oraison

 

Seigneur Dieu, Tu as voulu que le Mère de Ton Fils soit notre Mère et notre Reine ; fais que, soutenus par son intercession, nous obtenions dans le Royaume des Cieux la gloire promise à tes enfants. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Posté par fmonvoisin à 10:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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