22 mars 2012

Chapelet pour la conversion des Musulmans

gpjc

Chapelet pour la conversion des Musulmans

D'après une prière enseignée par Jésus à Monique Marie

 

Début: Je crois en Dieu, notre Père, je Vous salue Marie.

Sur les gros grains : Par les Plaies de Jésus et les Larmes de Sa Sainte Mère.

Sur les Petits grains : Doux Père, faites leur connaître Votre Fils.

A la fin de chaque dizaine: Gloire au Père.

Prière finale: Salve Regina.


Jésus : "Récitez ce chapelet, chaque jour, et même plusieurs fois par jour. Répandez-le autour de vous ! Qu'il se dise en France, en Europe et dans tout le monde catholique, afin que les Musulmans osent enfin enfreindre les interdictions qui les empêchent de pénétrer dans mes églises. Priez, intercédez par ces mots si simples. Vos coeurs s'empliront de compassion pour eux qui ne connaissent ni Mes Consolations, ni celles de Ma Sainte Mère, ni celles de Mon Père plus Aimant qu'aimant, plus Miséricordieux que la miséricorde elle-même, plus Doux que toute douceur, plus Beau que toute beauté, plus Souffrant de leur éloignement que toute l'humanité souffrante ! Oh, que cette compassion soit plus grande que vos peurs ou vos jugements ! Récitez, récitez ce saint chapelet. Commencez tout de suite. Jésus".


Chapelet original

Posté par fmonvoisin à 13:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,


12 janvier 2012

L'Année de l'Enfant-Jésus

L'Année de l'Enfant-Jésus
386_001
Neuvaine au Saint Enfant Jésus
Du 16 au 25 de chaque mois

Prières à dire chaque jour

Prière de la Neuvaine

Prière à l'Enfant Jésus comblé de grâces


Cette prière est d'un ancien religieux. On la récitait autrefois avec une grande dévotion, à cause de la vertu que la vie sainte du religieux semblait y avoir attachée.

O Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je vous en prie, par Votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité (Ici l'on expose l'objet de sa demande), car je crois fermement que Votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir Votre Sainte Grâce. Je Vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés, et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser, et je viens m'offrir à Vous dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité. Pour l'amour de Vous, ô divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant plein de puissance, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance (Nommez-la), faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph, et de Vous adorer avec les Saints Anges de la Cour Céleste. Ainsi soit-il.


Notre Père, Je Vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

Prière finale

Prière composée par le Serviteur de Dieu Jean-Jacques Olier pour obtenir à la vie et l'esprit du Seigneur


O Jésus, vivant en Marie, venez et vivez en nous dans Votre Esprit de Sainteté, dans la plénitude de Votre Puissance, dans la perfection de Vos Voies, dans la vérité de Vos Vertus, dans la communion de Vos Divins Mystères; dominez en nous toutes les puissances ennemies dans la vertu de Votre Esprit, et pour la Gloire de Votre Père.

300 jours d'indulgence. Indulgence plénière si on l'a récitée pendant un mois. Bienheureux Pie IX.


Premier jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Petit Enfant adorable, Ô Jésus, je Vous offre l'amour de Votre Très Sainte Mère et Son bonheur, chaque fois qu'Elle prononçait Votre doux Nom. Recevez la pure joie de Son âme immaculée lorsque, pour la première fois, Vous Lui avez donné Son doux titre de Mère. Ô Mère du Verbe, enseignez-moi à aimer comme Vous ce Nom que Vous prononcez avec tant d'amour et de respect.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Deuxième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Ô Saint Enfant-Jésus, je Vous aime par Votre Sainte Mère, je Vous offre Vos perfections, Votre gloire, la joie de Marie Immaculée à Bethléem, à Nazareth, Son amour et Sa vie parfaite, Son dévouement pour saint Joseph. Donnez-nous d'être des âmes apostoliques vivant sous Son regard et marchant dans la petite voie d'enfance de sainte Thérèse. A chaque instant, je désire penser à Vous, respirer, travailler pour Votre amour. Ô petit Enfant-Jésus, donnez-moi Votre Cœur pour Vous aimer et aimer Votre Mère Immaculée.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Troisième jour

 

Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Enfant-Jésus, Verbe incarné, cachez-nous sous le manteau protecteur de Votre Sainte Mère. Enfant-Jésus, Roi des cœurs, Trésor de la Sainte Famille, rendez la paix aux foyers éprouvés; transformez-les en véritable Nazareth de l'Amour Infini. Enfant-Jésus, lumière et consolation de toutes les âmes, attirez-nous à Votre Cœur, livrez-nous à l'Amour Éternel. En nous, trouvez toujours la tendresse et la joie qui Vous enveloppaient dans la pauvre étable de Bethléem.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions

 

Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Quatrième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Petit Enfant-Jésus, Christ Roi d'amour, Dieu tout-puissant, dont le Cœur est rempli de tendresse infinie pour les hommes, nous sommes à Vous. Soyez le souverain Maître de nos âmes. Ô Jésus, Amour Infini, embrasez nos cœurs de Vos flammes d'amour, et rendez-nous de dociles enfants, humbles serviteurs, toujours heureux de Vous servir par notre vie apostolique. Nous Vous proclamons Roi des rois et Seigneur des seigneurs, nous Vous consacrons l'univers, l'Église et les nations, et, nous confiant en Votre Miséricorde inlassable, nous Vous prions de régner sur le monde par l'amour et de nous associer un jour à Votre gloire dans le Ciel.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Cinquième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Ô Saint Enfant-Jésus qui avez été la joie de Votre Sainte Mère et du glorieux saint Joseph, durant Votre enfance et Votre vie à Nazareth, Vous qui avez sanctifié saint Jean-Baptiste, Vous qui êtes devenu la lumière des premiers adorateurs de la crèche, la consolation des justes du Temple, daignez nous partager Votre grâce et nous attirer à Votre Cœur tout aimant. Revêtez nos âmes des vertus d'humilité et de charité qui Vous sont si chères et rendez-nous chaque jour Vos humbles frères et sœurs Apôtres de l'Amour Infini.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Sixième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Seigneur Jésus, Lumière du monde, qui durant Votre vie sur terre, avez rendu aux hommes un si bon témoignage de Dieu, Auteur de la vie et Lumière incréée, aidez-nous à observer Ses commandements, à demeurer sans tache et sans reproche jusqu'à Votre manifestation qui fera paraître Dieu, Votre Père, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, seul immortel, qui habite une lumière inaccessible que nul n'a vue, ni ne verra jamais, à qui soit honneur et puissance éternelle.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Septième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Ô Jésus, Lumière du monde, je suis tout Vôtre: la petite âme d'amour qui Vous suit de Bethléem au Calvaire et au Cénacle, victime et hostie qui, sans fin Vous dit et Vous redit: «Magnificat! Amour Infini, je Vous aime par Marie!» Soyez ma communion perpétuelle sur terre et offrez-moi sans fin à Marie, Votre Mère et la nôtre.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Huitième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Ô très doux Jésus, Lumière éternelle, Source de l'Amour Infini, Sanctuaire de la Divinité, associez-nous à Votre béatitude. Daignez exaucer les prières de Votre Mère et unir tous les apôtres en un seul cœur. Ô Jésus, Charité éternelle, embrasez nos cœurs, cachez-nous en Votre Cœur et faites de nous d'angéliques témoins de la lumière.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Neuvième jour


Mon Jésus, naissez dans mon cœur! Enfant-Jésus, Soleil d'amour, dissipez les orages de l'erreur et les guerres et faites luire l'arc-en-ciel divin, signez une alliance nouvelle avec Vos enfants; par Vos souffrances nous Vous le demandons. Petit Enfant- Jésus, commandez et l'on Vous obéira.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...

V. O Divin Enfant Jésus,
R. Rendez mon cœur semblable au Vôtre

Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.

181_001 (2)
Prions les uns pour les autres


« Enfant Jésus, viens éclairer ces petits enfants que je te confie, Noémie, Lindsay, Matthieu, Keysshia, Kaylline, leur vie, leur scolarité et leur soucis quotidiens, intercède auprès de ta Mère, afin qu'elle les protège, les guide, qu'ils soient lumière. Un très grand merci ». (Ketthy).

« Je m'unis à votre prière pour Maxime et à tous nos jeunes, les miens, et ceux de la France qui se détruisent par l'alcool, la drogue etc... » (Brigitte)

« Je vous demande de formuler des prières pour que la paix revienne en Casamance et dans tout le sénégal ». (Najak)


Enfant Jésus, je viens te confier ma vie, mes angoisses, mes soucis quotidiens. Intercède auprès de ton Père, afin que ma vie soit lumière, que je puisse sortir des moments de stress. Tu connais ma souffrance, toi seul peut trouver la solution à mes soucis. Je te dos merci. (Viviane).

« Seigneur Jésus, Très Sainte Vierge Marie, Saint Joseph, je vous prie me donner un homme qui soit digne de votre choix afin que je puisse vivre, comme vous, la vie de Sainte famille ». (Dorine)


Si vous aussi, avez des intentions de prière, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net
Elles seront publiées sur la newsletter de février.

344_001
La Couronne de l'Enfant Jésus
Appelée aussi Petit Chapelet de l'Enfant Jésus


Parmi les pieuses pratiques conseillées à ceux qui veulent rendre hommage à l'Enfant Jésus; il n'en est pas qui lit été plus chère à sœur Marguerite que la dévotion au petit chapelet. Cette âme remarquable par son innocence et son amour envers l'Enfance du Fils de Dieu, crut que Notre-Seigneur aurait pour agréable l'offrande d'une Couronne composée de trois gros grains et de douze petits; les trois premiers pour louer les trois Personnes de l'adorable Trinité au nom des trois Personnes de la sainte Famille que saint Bernard appelle la Trinité de la terre, à savoir le céleste Enfant, la sainte Vierge et saint Joseph; et les douze autres pour honorer avec Marie, et par Marie, les douze années qu'on a coutume de consacrer au culte de la divine Enfance. Elle voulait que sur les trois gros grains on dît un Pater et sur les douze petits un Ave Maria. Le Fils de Dieu, qui lui avait donné cette pensée, fit bientôt paraître qu'elle lui était fort agréable. Il daigna même révéler à  la Vénérable Sœur Marguerite du Saint Sacrement que ceux qui porteraient et réciteraient le petit Chapelet en mémoire de ses abaissements à Bethléem, en Egypte et à Nazareth, éprouveraient sensiblement son secours dans leurs besoins spirituels et corporels; et qu'il voulait leur accorder des bénédictions de choix pour le connaître et l'aimer de plus en plus, croire d'une foi vive et pratique tous ses mystères, et marcher avec un cœur pur dans la voie de la piété et de ses divins commandements.


Méthode pour réciter le Chapelet


La méthode que nous indiquons ici, est enrichie, le 25 de chaque mois, d'une indulgence pléniére, pourvu que vraiment repentant, confessé et communié, on assiste, en quelque église ou oratoire public, à l'exercice qui s'y fait, ce jour-fa, en l'honneur de la divine Enfance.

Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Loué, aimé et adoré soit en tous lieux et a jamais Jésus-Christ dans sa très-sainte Enfance!

Sur les gros grains de la Couronne:

Premier grain : Adorable Trinité, je Vous offre toutes les adorations du Cœur du Saint Enfant Jésus. Et le Verbe a été fait chair. Notre Père, qui êtes aux cieux...

Deuxième grain : Très Sainte Trinité, je Vous offre les merveilles que Vous avez opérées dans le cœur de la Très Sainte Vierge pour la rendre Mère de Dieu. Et le Verbe a été fait chair. Notre Père, qui êtes aux cieux...

Troisième grain : Auguste Trinité, inépuisable dans vos bienfaits, je Vous remercie des grâces dont Vous avez comblé Saint Joseph, en vue de Jésus et de Marie. Et le Verbe a été fait chair. Notre Père, qui êtes aux cieux...

Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Et le Verbe a été fait chair et il a habité parmi nous.


Sur les douze petits grains

Premier Mystère
L'Incarnation


O Très doux Enfant-Jésus, vous qui descendant du sein de votre Père pour notre salut, et étant conçu du Saint Esprit, n'avez point eu horreur du sein d'une vierge, et qui, Verbe fait chair, avez pris la forme de serviteur, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Deuxième Mystère
La Visitation


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, visitant Elisabeth par le moyen de la Sainte Vierge, Votre Mère, avez rempli du Saint Esprit Votre Précurseur Jean Baptiste, et l'avez ainsi sanctifié dans le sein de sa mère, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Troisième Mystère
L'Expectacion ou Attente


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, enfermé durant neuf mois dans le sein de la Vierge Marie, avez été si ardemment désiré par Elle et par Saint Joseph, et qui Vous êtes offert à Dieu, Votre Père, pour le Salut du monde, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Quatrième Mystère
La Naissance de Jésus


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, né de la Vierge Marie à Bethléem, avez été enveloppé de langes, couché dans une crèche, annoncé par les Anges, et visité par les bergers, ayez pitié de nous. Ayez pitié de, nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...

Gloire à vous, ô Jésus, qui êtes né d'une Vierge! gloire au Père et au Saint-Esprit, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.


V. Jésus-Christ est près de nous.
R. Venez, adorons-le.

Cinquième Mystère
La Circoncision


O Très doux Enfant Jésus, vous qui, circoncis le huitième jour après votre naissance, avez reçu le nom de Jésus, et vous êtes montré notre Sauveur tant par ce nom glorieux que par l'effusion de Votre Sang, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Sixième Mystère
L'Adoration des Mages


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, révélé aux trois Mages par une étoile, avez reçu, dans les bras de Votre Mère, leurs adorations et leurs présents mystérieux, l'or, l'encens, et la myrrhe, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Septième Mystère
La Présentation de Jésus au Temple

 

O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, présenté au Temple par la Sainte Vierge, Votre Mère, y avez été reçu dans les bras du Saint vieillard Syméon, et révélé à Israël par la prophétesse Anne, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Huitième Mystère
La Fuite en Egypte


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, persécuté à mort par l'inique Hérode, avez été transporté en Egypte par Saint Joseph et Votre Mère, soustrait par ce moyen au cruel massacre des Innocents, et glorifié par leur martyre, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...

Gloire à vous, ô Jésus, qui êtes né d'une Vierge! Gloire au Père et au Saint Esprit, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.


V. Jésus-Christ est près de nous.
R. Venez, adorons-le.

Neuvième Mystère
Le Séjour en Egypte


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, exilé en Egypte avec Votre très Sainte Mère, Marie, et le patriarche Saint Joseph, y êtes demeuré jusqu'à la mort d'Hérode, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Dixième Mystère
Le Retour d'Egypte


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, rappelé de l'Egypte dans la terre d'Israël, avez beaucoup souffert dans ce voyage, et Vous êtes retiré avec Marie et Joseph dans la ville de Nazareth, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant; ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Onzième Mystère
La Vie de Jésus à Nazareth


O Très doux Enfant Jésus, Vous qui, dans la sainte Maison de Nazareth, humblement soumis à Marie et à Joseph, avez vécu au sein de la pauvreté et des labeurs, croissant en sagesse, et en âge, et en grâce, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...


Douzième Mystère
Jésus an milieu des Docteurs


O Très doux Enfant-Jésus, vous qui, à l'âge de douze ans, étant resté à Jérusalem, avez été cherché avec douleur par Marie et Joseph, et, trois jours après, retrouvé avec joie au milieu des Docteurs, ayez pitié de nous. Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie.

Gloire à vous, ô Jésus, qui êtes né d'une Vierge ! gloire au Père et au Saint-Esprit, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

V. Jésus-Christ est près de nous.
R. Venez, adorons-le.

Jésus, Marie, Joseph, jusqu'à mon dernier soupir, je vous donne, mon cœur, mon esprit et ma vie.
Loué, aimé et adoré soit en tous lieux et à jamais Jésus-Christ dans sa très-sainte Enfance!
359_001 (2)
Considérations pour le 25 janvier
La Circoncision du Saint Enfant Jésus


Prélude : « Huit jours étant accomplis, on circoncit l'Enfant et il fut appelé Jésus ». (Luc 2, 21.)


I

 

1° Considérons que la Circoncision a été instituée pour les pécheurs, afin qu'ils reconnussent la malédiction qui pèse sur nous tous quand nous venons au monde, en punition du crime de nos premiers parents.. Elle devenait pour l'homme un signe de confusion et d'opprobre, qui lui rappelait qu'il avait été conçu dans le péché, que sa chair était destinée à la mort, qu'il était ennemi de Dieu et déchu de tous les privilèges de la création. Le Fils de Dieu, la sainteté même, a voulu subir cette loi, et porter sur lui cette ignominie, pour nous fournir un exemple de charité, d'humilité et d'obéissance; de charité, en chargeant son innocence de nos fautes et de nos peines; d'humilité, en s'abaissant a une cérémonie si honteuse à la dignité et à la sainteté de sa personne; d'obéissance, en se soumettant à un commandement fait pour les seuls pécheurs, et en s'obligeant par là, comme dit saint Paul, à l'observation de toute la loi de Moïse. (Galates 5, 3.) Admirons ces vertus en ce divin Enfant, et apprenons à les pratiquer à son imitation.

2° Considérons que cette rigoureuse cérémonie devait se faire le huitième jour; pour témoigner que, après cette vie, dont la brièveté nous est figurée par ces quelques instants qui s'écoulaient entre la naissance et la circoncision, nous serons dépouillés de notre impure mortalité, et revêtus d'une nouvelle vie toute pure et toute céleste. Honorons les dispositions intérieures du saint Enfant Jésus, qui, pendant qu'on faisait couler son sang, brûlait d'un ardent désir que les hommes fussent détachés des liens de leur premier père ; qu'ils renonçassent aux inclinations de la nature coupable, et qu'ils aimassent la nouvelle génération, qu'il avait dessein de leur donner par le Saint-Esprit, et la vie céleste qu'il leur préparait. Entrons dans ces désirs du divin Sauveur, travaillons à nous circoncire de tout ce qui vient de nous-mêmes, qui ne sommes que chair et péché, afin d'être en loi d'autres créatures, ne vivant que de son esprit.

3° Adorons le saint Nom de Jésus, qui lui est imposé en sa Circoncision. Dans ce Nom, dit saint Pierre Chrysologue, toute la Majesté de Dieu est adorée, parce que celui qui est le Sauveur du monde est nécessairement une Personne divine. (Sermon 4 44.) Tous ceux qui demeurent dans les cieux, tous ceux qui habitent sur la terre, tous ceux qui sont captifs dans les enfers, se prosternent a ce saint Nom, le révèrent et l'adorent. Ecoutons l'Apôtre qui le témoigne: « Afin qu'au Nom de Jésus, dit-il, tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers ». (Philippiens. 2, 10.) C'est ce Nom qui a donné la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, aux boiteux le libre exercice de leurs membres, qui a rendu la parole aux muets, la vie aux morts, et qui a banni des corps des possédés toute la puissance des démons. Chérissons ce saint Nom, gravons-le dans notre cœur, et prononçons-le amoureusement en toutes rencontres.


Prière


0 Jésus, mon Sauveur et mon Dieu, qui, dans votre tendre enfance, avez voulu, quoique innocent, vous condamner à tant de douleurs pour nos crimes, et qui, en faisant mourir le vieil homme en vous, nous retracer la vie nouvelle que nous avons à mener, pour nous élever des ténèbres de ce monde à la lumière de votre gloire; faites-nous la grâce de nous dégager de la corruption d'Adam, et de renaître en esprit et en vérité devant votre Père, par l'amour et l'imitation de votre sainte Enfance, marquée du signe douloureux de la Circoncision; ô vous qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.


II


1° Adorons le saint Enfant Jésus, qui, bien qu'il soit le Maître de la loi de la Circoncision, comme il est le Maître de celle du shabbat, s'y soumet avec une obéissante humilité. Elle est sévère et rigoureuse; n'importe. Il ne balance pas à l'accomplir, parce qu'il veut que, sur ses traces, nous sachions renoncer généreusement toujours au penchant qui nous porte à nous dispenser des choses gênantes et difficiles.

2° Adorons Jésus souffrant les douleur? de cette Circoncision, non comme les autres, enfants sans les connaître, mais en état de Victime et d'Hostie volontaire, et avec une sensibilité d'autant plus vive que ses organes ont été revêtus d'une divine perfection par le Saint-Esprit. Jamais donc il n'y eut de Circoncision si cruelle, jamais il n'y en eut qui ait été supportée avec tant décourage que celle du Sauveur. Renonçons à nos coupables délicatesses et estimons-nous heureux, quand la souffrance nous visite surtout, de pouvoir nous renoncer et nous mortifier pour l'amour de ce divin Enfant.

3° Adorons le doux Rédempteur qui se représentait en sa Circoncision les âmes novices et chancelantes dans les voies de la piété, les cœurs trop peu façonnés encore à l'abnégation du cœur et des sens. Il prend sur lui, en versant les premières gouttes de son sang, leurs infirmités, il les soutient par sa puissance divine, il leur mérite la force et la générosité dont ils ont besoin au milieu de leurs appréhensions, de leurs doutes, de leurs faiblesses, et des secrets retours sur eux-mêmes, par lesquels ils contristent encore le Saint-Esprit; prions-le de daigner venir également à notre aide dans les petites croix qu'il nous destine, et dans la pratique des pénitences que nous devons entreprendre pour sa gloire.

4° Adorons le Verbe Enfant plein de grâce et de vérité qui dans l'accomplissement extérieur de la Circoncision voyait tout ce que Dieu son Père avait voulu qu'elle signifiât à son peuple, et qui tenait son cœur bien plus appliqué à l'esprit qu'au corps et à la lettre de ce sacrement. Il considérait avec tristesse qu'elle était la marque des pécheurs; et quoiqu'il fût parfaitement pur, la pureté même par essence, il a voulu porter sur lui ce sceau de notre souillure originelle, à laquelle il faut que nous renoncions si nous voulons être agréés du Père. Et il l'a pris à la connaissance de tout le peuple, ne voulant point paraître ici-bas ce qu'il était, tandis que, nous autres, nous nous ingénions de toutes manières a paraître ce que nous né sommes point. Ah! corrigeons notre orgueil; voyons-nous tels que nous sommes, en réalité, devant Dieu, et ne désirons pas d'être tenus pour meilleurs devant les hommes, puisque nous n'avons à nous que le néant et le péché.

5° Adorons le très Saint Enfant qui avait sous son regard, pendant qu'il était Circoncis, toute l'énormité de notre faute originelle, orgueilleuse révolte d'Adam, sa désobéissante ingratitude, sa complaisante faiblesse pour Eve, son volontaire mépris de la défense que Dieu lui avait faite uniquement, de toucher à l'arbre de la science du bien et du mal, quand il pouvait user, en toute liberté, de tous les autres fruits du jardin de délices... Qu'est-ce à dire? hélas! ce péché qui obscurcit notre intelligence, qui nous tient, depuis six mille ans, courbés vers la terre, qui rend si souvent l'homme semblable aux démons; cette odieuse impiété que nous ne connaissons que par la foi, ce crime des crimes dont le désordre de nos convoitises et l'excès de nos douleurs nous apportent tant de preuves déplorables, sans que nous puissions le comprendre, car il est au-dessus de toute humaine conception en cette vie, et nous n'en trouverons l'explication que dans les clartés de la vision de Dieu même; Jésus en voyait, sous le couteau du sacrificateur, toute la laideur, toute l'impureté, toute la malice; il en contemplait en frémissant, dans la lumière de son éternelle vérité, les prodigieux ravages, et l'immense étendue à travers les siècles; et il consentait à laisser entrouvrir sa chair innocente pour se charger de ce venin mortel; et il concevait au nom de tous les enfants des hommes une horreur infinie de cette abominable dégradation; et il s'offrait à son Père pour en recevoir le châtiment. Il en acceptait l'opprobre et la honte, et lui-même se condamnait au supplice, que toutes les générations avaient encouru en Adam! En est-ce assez pour que nous prenions la ferme résolution de mourir a nos instincts mauvais, de nous dépouiller de l'homme de péché, de nous revêtir, selon le conseil de l'apôtre, de Jésus-Christ le principe et la source de la grâce, l'auteur et le consommateur du salut.

6° Adorons, le saint Enfant Jésus, s'obligeant par la Circoncision à l'observation de toute la loi de Moïse, ce qui ne mettait aucun terme à son obéissance et à son humilité devant son Père; car quelle n'était pas l'étendue de cette double vertu dans le Sauveur, qui voulait accomplir les prescriptions de Moïse non pas seulement dans leur forme extérieure, mais selon le divin esprit qui les avait dictées! De cette sorte, il a offert à Dieu, dans sa Personne adorable, la véritable Circoncision et l'entier dépouillement d'Adam qu'elle renferme, le vrai sacrifice et le vrai sacerdoce selon l'ordre de Melchisédech, le vrai Temple d'où montaient vers le ciel les vraies adorations, à la faveur desquelles allaient être remplacés les rites grossiers et matériels de la loi. Appliquons-nous à faire pénétrer dans nos cœurs cette Circoncision spirituelle, qui n'est autre que notre baptême. Renouvelons-nous dans la grâce que nous avons reçue sur les fonts sacrés, en répétant que nous renonçons au monde et au démon, et que ce sont les œuvres et les œuvres seules de Jésus Christ que nous voulons pratiquer, jusqu'à notre dernier soupir.

7° Adorons le saint Enfant Jésus, qui a regardé sa Circoncision comme une image de la complète dissolution de notre chair frappée de malédiction par le Seigneur, comme une figure aussi de la mort qu'il avait résolu de souffrir pour nous, comme son initiation solennelle au supplice de la croix qu'il devait endurer a cause de nos crimes. Disons-lui du fond de nos âmes émues: « ô Jésus, divine Hostie, faites-nous la grâce de vous consacrer et de vous donner notre vie, comme vous nous avez donné la vôtre, vous-même enseignez-nous à réaliser pieusement cette parole de votre apôtre saint Philippe: Allons et mourons avec lui! Qu'en attendant le jour de notre mort naturelle, nous soyons mourants de cœur et d'affection à tout ce qui n'est pas vous, mon Dieu! » Adorons le divin Enfant dans l'état où il est demeuré après sa Circoncision, lequel est comme une représentation pour nous de la vie nouvelle qu'il nous a méritée par sa mort et par sa résurrection. Combien n'a-t-il pas prié pour que tous les enfants de son Eglise participent à la pureté de cette vie renouvelée! Entrons dans les désirs de notre Maître: Aspirons vers les choses qui sont en haut, comme dit saint Paul, et n'aimons plus rien de celles qui sont sur la terre, parce qu'il n'y a en elles que vanités, ténèbres et afflictions d'esprit.


Prière


Amour de Jésus subissant la marque du pécheur dans la Circoncision, embrasez mon cœur. Bonté de Jésus Circoncis, attirez mon cœur. Charité de Jésus Circoncis, répandez-vous dans mon cœur. Force de Jésus Circoncis, soutenez mon cœur. Miséricorde de Jésus Circoncis, pardonnez à mon cœur. Patience de Jésus Circoncis, supportez mon cœur. Humilité de Jésus Circoncis, régnez dans mon cœur. Sainteté de Jésus Circoncis, purifiez mon cœur. Volonté de Jésus Circoncis, disposez de mon cœur. Providence de Jésus Circoncis, veillez sur mon cœur. Zèle de Jésus Circoncis, dévorez mon cœur.

298_001

Téléchargez l'intégralité de ces prières (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 18:01 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
24 décembre 2011

L'Année de l'Enfant Jésus

L'Année de l'Enfant Jésus

Méditations et considérations pour le vingt-cinquième jour de chaque mois

 386_001

Une année avec l'Enfant Jésus

 

Mes très chers frères et sœurs, comme vous le savez très certainement, l'une de mes missions d'Images Saintes est de remettre au goût du jour d'anciennes pratiques de dévotions. Entre autres, depuis les débuts du site, qui fêtera ses 7 ans d'existence en février prochain, nous avons eu une certaine attention à publier et traduire quasiment tout ce qui peut exister sur la dévotion à l'Enfant Jésus, il manquait tout de même quelque chose concernant la dévotion du 25e jour de chaque mois, qui est une des dévotions majeures demandée par le Seigneur. Je vous invite donc, cette année, à vous plonger, avec moi, dans la méditation et la contemplation de la Naissance et de l'Enfance du Seigneur. Ensembles, nous prierons les uns pour les autres, pour nos famille, pour nos pays, pour l'Eglise et pour le monde, que le Seigneur nous bénisse et nous garde tous et toutes.

Pour ce faire, vous recevrez chaque mois des méditations extraites du rarissime livre, « L'Année de l'Enfant Jésus », (de Mgr Fliche, publié en 1866, chez Casterman). Afin de se plonger plus efficacement dans la célébration du 25e jour des mois a venir, je vous invite à prier une neuvaine (qui vous sera envoyée dès le mois prochain), vous pouvez dès à présent me faire passer vos intentions de prières qui seront jointes à l'envoi de la prochaine Newsletter, afin d'être confiées à la prière des abonnés. Afin de permettre une bonne rédaction des newsletters, je vous serai gré reconnaissant de bien vouloir m'envoyer vos intentions de prières avant le 12 de chaque mois. Mon adresse e-mail est franck.monvoisin@laposte.net Les pratiques de dévotions vous seront indiquées avec chaque newsletter.

Vous remerciant de votre fidélité à Images Saintes, je vous souhaite un Saint et Joyeux Noël et de joyeuses fêtes de fin d'années. Mes très chers frères et sœurs, soyez assurés de toutes mes plus fraternelles et religieuses salutations, et de toutes mes prières, à Jésus, par Marie.

 

F.M.

 

Le 25e jour de chaque mois

 

On doit s'y préparer par la neuvaine du 16 au 25, communier et passer cette journée dans la prière. « Ce jour, dit la Vénérable sœur Marguerite du Saint Sacrement, est précieux par les grâces que le Divin Enfant daigne répandre. Ces grâces sont un reflet de celles qu'Il répandit sur les âmes qui furent dignes de l'approcher ».

 

Fêtons le 25e jour de chaque mois

Anniversaire de l'Incarnation et de la Naissance du Sauveur Jésus

 

La Servante de Dieu, Marguerite Nérucci, Capucine, avait une grande dévotion à l'Enfant-Jésus qui la favorisa de fréquentes apparitions. Il lui dit un jour : « Si tu veux Me faire plaisir, honore Ma Sainte Enfance et, autant que tu le pourras, efforce-toi de la faire honorer ». Empressée d'accomplir ce Divin Commandement, Marguerite fit tout ce qu'elle put, surtout auprès de ses sœurs, pour inspirer la piété et l'amour envers la Divine Enfance de Jésus. En mémoire de la Naissance du Sauveur, elle se préparait par une pieuse Neuvaine, à célébrer le 25e jour de chaque mois. Imitons cette fervente religieuse et dans les mérites de la Sainte Enfance de Jésus, nous puiserons pour notre chère Patrie, miséricorde et conversion, et pour nous, de vrais trésors de faveurs spirituelles et temporelles. Le Divin Enfant, ne disait-il pas à son apôtre, la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement : « Hâte-toi, Ma fille, de prier pour ce peuple coupable ; c'est dans les mérites de Ma Sainte Enfance que tu trouveras Grâce et Miséricorde pour ta patrie. Tout ce qu'on Me demandera par les mérites de Ma Sainte Enfance, sera accordé ». Ce sont les paroles de l'Enfant Jésus Lui-même, et combien elles sont consolantes pour nos âmes !

Prenons la résolution de prier, de tout notre cœur, la Neuvaine préparatoire au 25 ; elle commence le 16. Que le 25 de chaque mois soit pour nous un jour de fête. Dès la veille, préparons notre âme à la réception du Divin Enfant Jésus, dans la Sainte Eucharistie, récitons l'Office du Divin Roi, Sa Couronne, Ses Litanies, allons Le visiter à l'église : c'est là que nous obtiendrons, par les mérites de Sa Sainte Enfance, les grâces dont nous avons besoin. Nous doutons fort qu'une âme qui s'est bien préparée au 25 n'obtienne pas, dans le courant d'une ou plusieurs Neuvaines, ce qu'elle sollicite, surtout si elle les fait avec confiance, persévérance et abandon à la Volonté de Dieu. Et, à l'heure de la mort, si nous Lui avons été fidèles, l'Enfant Jésus nous accueillera avec amour dans la Maison de Son Père.

Un religieux se trouvait malade et sur le point d'entrer en agonie. Tout à coup, un éclair de joie illumine son visage. On lui demande ce qui avait rendu le sourire à ses lèvres et la suavité à ses regards : « Comment voulez-vous que ne me sente pas heureux, répondit-il, c'est demain le grand jour où le Fils de Dieu s'est montré aux hommes sous les traits d'un enfant (c'était la veille de Noël) pour les sauver de la mort éternelle. Mon Ange Gardien m'a révélé que j'irai jouir demain de la gloire du Paradis, en récompense de la dévotion que j'ai toujours eue pour la Naissance du Sauveur et Sa Sainte Enfance. En effet, le lendemain, jour de Noël, ce saint religieux rendit à Dieu son âme bienheureuse.

Honorons le Saint Enfant Jésus en fêtant régulièrement Sa Neuvaine mensuelle et en fêtant le 25e jour de chaque mois, et sur nous se réalisera la promesse royale qu'il a faite au Vénérable Père Cyrille de la Mère de Dieu, Carme de Prague : « Plus vous M'honorerez, plus Je vous exaucerai ».

 

Extrait de « L'Enfant Jésus de Prague », de l'Abbé Michel Koller, Prieuré N.D. Du Pointet, 1999

 388_001

Introduction

 

L'exercice pour le vingt-cinquième jour de chaque mois a pour but de rappeler le souvenir sacré de l'Incarnation et de la Nativité de notre divin Sauveur, arrivées l'une le 25 mars, et l'autre le 25 décembre. C'est comme un Avent d'un jour, et qui était beaucoup en usage autrefois. Dès la veille on s'unit à la tendre piété de Marie et aux ardents désirs des anciens Patriarches pour demander l'avènement du Fils de Dieu en nous et dans les âmes qui ne le connaissent point, ou qui l'aiment avec trop peu de ferveur. On s'exerce, comme dans l'Avent véritable, à l'humilité et à la mortification. On fait en sorte même, sur l'exemple 3e plusieurs saints, de passer en prières, s'il est possible, la première partie de la nuit qui va suivre; ce qui serait une œuvre fort agréable à l'Enfant Jésus.

Réciter les Matines du Petit office de la Sainte-Enfance, lire attentivement quelques points des Méditations ou Considérations sur la Nativité de Notre-Seigneur; se recommander à la sainte Vierge, à saint Gabriel, à saint Joseph, aux saints Anges, aux saints Pasteurs, aux saints Mages, aux autres Saints consacrés à la divine Enfance; vers minuit, se prosterner et adorer le Verbe naissant; s'anéantir en sa présence, s'offrir en oblation de tout soi-même à ce doux Rédempteur et à son aimable Mère; enfin, ne se retirer pour prendre du repos, qu'après avoir récité Laudes du même Petit office: voilà ce qui pourrait être, comme autrefois, pratiqué avec ferveur. Mais il n'y a rien là d'obligation assurément.

Le lendemain, on communierait autant qu'on en aurait la facilité; on ferait la méditation marquée; on achèverait les autres parties du Petit office; on visiterait la chapelle de l'Enfant-Jésus ou l'autel du Saint-Sacrement; on passerait tout le jour en communication avec Jésus, Marie, Joseph: « En l'honneur des services que la sainte Vierge a rendus au divin Enfant, dit un vieil auteur, chacun doit tâcher de le servir, ce jour-là, en ses membres, qui sont les pauvres et les affligés. En souvenir des louanges de la multitude des Esprits célestes, qui furent entendus par les Pasteurs, on ferait bien d'assister à une grand Messe ou à d'autres offices de l'Eglise, qui sont les louanges de Dieu chantées sur la terre, comme on les chante au ciel. En mémoire des saints Bergers, qui méritèrent par leur retraite solitaire, et leur exacte vigilance, d'être avertis de la naissance du Fils de Dieu, de le voir et de le connaître, on pourra s'exercer au silence une partie du jour, en veillant sur soi et sur ses passions, qui sont le troupeau que nous avons à conduire. En l'honneur du voyage des Mages divinement conduits à Bethléem, ou fera, s'il est loisible, quelque petit pèlerinage en un lieu de dévotion consacré à la sainte Vierge, afin de la vénérer comme Mère de Dieu qui a mis le saint Enfant Jésus au monde avec une parfaite pureté, qui l'a élevé et nourri avec une charité incomparable... »

 detail0

Vingt-cinq décembre

 

Prélude: « Un petit Enfant nous est né, et un Fils nous a été donné, et il s'appellera Emmanuel ou Dieu avec nous ». (Isaïe. 9, 6 ; Matthieu 4, 23).

 

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2 : 1-20)

 

En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre, ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime ». Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux: « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître ». Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

 Intesa_nativity

I Le mystère de la naissance du Fils de Dieu dans l'étable

 

1° Considérons et adorons le divin Enfant, qui veut naître hors de son pays, afin de souffrir, en naissant, les incommodités qui sont dues aux pécheurs, dont il prend la place. Il se prive de la maison de sa sainte Mère, du secours de ses parents, des consolations de ses amis, et enfin de toutes les douceurs que l'on sent à être chez soi et dans un lieu connu. Les maximes qu'il suit sont toutes contraires aux nôtres. Nous ne voulons jamais que le bonheur et le repos; Jésus est privé de toute joie temporelle dès le premier moment de sa vie. Nous cherchons une demeure certaine et assurée, où nous lâchons de nous établir comme dans une espèce de paradis terrestre; Jésus se considérant comme le premier homme chassé du jardin de délices, ne veut avoir aucune demeure stable, aucune habitation qui lui appartienne en propre. Il n'aura pas même, en venant au monde, une couchette, où il puisse être bercé a la façon des autres enfants, pour apaiser ses peines, soulager ses membres captifs et se concilier les douceurs du sommeil. Apprenons ce qui nous est dû à tous, en sa seule Personne, et sachons entrer en défiance de cette grande et malheureuse inclination qui nous porte sans cesse à ne nous procurer, s'il était possible, que du repos et de la félicité sur la terre. Plus une âme apprend à s'affermir dans l'esprit de pénitence et de renoncement, plus elle se dégage des affections sensuelles et de tout attachement au monde, plus elle est pure devant Dieu. Proposons-nous de nous sevrer, du moins pendant quelques jours, du bien-être que nous trouvons dans nos maisons, en souvenir des immenses privations du Fils de Dieu pour nous; et gardons-nous d'arrêter nos cœurs aux choses et aux vanités d'ici-bas, comme si nous n'étions pas pèlerins et étrangers dans la vallée de larmes, et appelés à de plus hautes destinées, et à une plus sainte demeure surtout, qui est la maison de Dieu dans les cieux.

2° Comparons la naissance éternelle de Notre Seigneur avec sa naissance temporelle. Dans la première, il naît au sein des splendeurs de la Divinité, Dieu de Dieu, lumière de lumière; dans la seconde, il naît au sein des ombres de ce monde, pendant une des plus longues et des plus profondes nuits d'hiver, et précisément à minuit, qui est l'heure du plus grand éloignement du soleil, pour nous apprendre que l'homme pécheur, dont il tient, comme nous avons dit, la place, est un fruit d'ignorance et de ténèbres. Vous étiez autrefois ténèbres, dit saint Paul parlant des chrétiens avant leur régénération, mais vous êtes maintenant lumière en Jésus-Christ. Portons, alors avec le Sauveur naissant, la confusion de notre bassesse et de notre dégradation, des ténèbres de notre ignorance et de nos ignominies aux yeux du Seigneur; et comprenons que par nous-mêmes et sans le Fils adorable de Dieu, nous serions privés de toute lumière soit du corps, soit de l'esprit.

A la première naissance, le Verbe est ineffablement produit au centre de toutes les grandeurs et de toutes les beautés des cieux, dont il ne peut pas être séparé, car là est le trône immuable de sa gloire, de son règne éternel et de son bonheur infini. Â la seconde naissance, au contraire, il vient au monde dans une étable d'emprunt, comme le plus pauvre et le dernier des hommes; et peu après, il se dérobe à la connaissance des siens, il fuit loin de son pays et de la grotte même de Bethléem où il était caché, parce qu'il est chargé de nos iniquités déjà, parce que nous sommes condamnés au bannissement et à la douleur sur la terre, que l'inquiétude et la crainte nous environnent de toutes parts, et que, dans notre condition de coupables, nous ne pouvons nous attendre qu'à de durs châtiments ou à de cruelles persécutions. O divin Enfant, vous avez voulu partager le trouble, les dangers, l'instabilité de notre exil présent, afin de nous acquérir la paix que nous ne trouverons jamais hors de vous. Soyez notre secours, notre lieu de refuge et notre asile assuré!

Dans la première naissance, il est nécessairement infini, tout-puissant, indépendant, se suffisant à lui-même, immortel, possédant toute sagesse et toute majesté; dans la seconde, il est volontairement petit et faible, soumis a sa sainte Mère, indigent, sujet à la souffrance, même à la mort, privé devant les hommes de l'usage de sa force, de sa science, de sa dignité et de sa justice, de sa vertu divine, en un mot, qui n'a pas de bornes, puisqu'elle s'étend de l'une à l'autre éternité. Ah ! quelle horreur ne devons-nous pas concevoir du péché, quand nous le voyons, d'une part, tellement opposé à Dieu, qu'il nous sépare à jamais de son amour; et que, de l'autre part, il réduit Dieu lui-même à tous les excès de l'humiliation et de la douleur à cause de nos crimes. Apprends, ô mon âme, que tu ne vaincras ce redoutable ennemi qu'avec les armes qui ont été employées par le divin Enfant-Jésus pour le terrasser en te rachetant. Il faut donc te résoudre, quoi qu'il t'en coûte, à aimer l'abaissement, la dépendance d'autrui, la privation, la mortification, la croix.

3° Adorons toutes les grandeurs divines et humaines de ce saint et céleste Emmanuel. Il est le vrai Dieu et la vie éternelle, il est un avec son Père,'il en exprime la ressemblance incréée, dit l'Apôtre, et toutes les perfections incompréhensibles à toute créature; il en est, au degré le plus sublime, l'honneur et la louange; avec lui, il est infini, avec lui, il est le seul Dieu, il est toutes choses!... mais il est tout a la fois Médiateur, Rédempteur, Prêtre, Victime, Epoux, Père, Frère, Chef, Docteur, Législateur, Roi, Juge, Pasteur; il possède tous les titres et tontes les qualités humaines qui le rendent aimable et précieux à nos âmes. Quel trésor nous est donc accordé en sa naissance aujourd'hui, par la libéralité de Dieu le Père, par la charité de ce Fils unique, par la miraculeuse opération du Saint Esprit et la fécondité de la Vierge-Mère I Qui ne méprisera toutes choses, pour le posséder, cet inestimable Trésor? Qui ne vendra toutes choses pour l'obtenir? O chrétien, renonce à toutes les prétentions de la terre et porte tout ton cœur au ciel; que ta reconnaissance envers la Trinité adorable, que ta piété envers Jésus et Marie correspondent à une si grande largesse ! Que peux-tu moins faire que de te donner tout entier, pour reconnaître un don si grand et si ineffable?

 

Prière

 

O Dieu, qui portez dans votre sainte Nativité l'ignominie de notre péché d'origine, et qui, étant le Fila unique de Dieu, souffrez les rebuts et les peines qui sont dus aux coupables enfants d'Adam; qui, sans prononcer une parole, nous instruisez, par la virginité de votre sainte Mère, de la sanctification! que vous voulez nous mériter par le bois de la crèche, image de Celui de la croix, de la Rédemption que vous nous apportez; par votre naissance à Bethléem, qui signifie la maison du pain, des désirs qui vous consument de nous nourrir de votre Corps adorable, ce Pain vivant descendu des cieux; faites-nous comprendre les secrets de votre admirable humilité, et rendez-nous de telle sorte enfants en vous, que nous puissions être avec vous les héritiers du Père éternel, avec lequel vous vivez et régnez aux siècles des siècles. Amen.

 Alwan_Codex_2_Ethiopian_Biblical_Manuscript_b

II Le Mystère de la Nativité du Fils de Dieu

 

Prélude : « Aujourd'hui la bonté et l'humanité de notre Dieu Sauveur est apparue ». (Tite 3, 4.)

 

1° Adorons le saint Enfant Jésus qui choisit pour sa naissance, le temps où un édit de l'empereur Auguste, venait d'être publié, lequel obligeait Joseph, comme tous les autres chefs de famille, à aller se faire inscrire au pays originaire de ses ancêtres. De celte manière, le Fils de Dieu accomplit les Ecritures, et fait servir à ses desseins l'autorité même des princes de ce monde. Adorons sa puissance dans la conduite des événements, et dans les dispositions qu'il imprime à toute créature, pour en faire ce qu'il veut. Soumettons-nous a sa douce et attentive Providence avec un profond respect; et considérons la sagesse merveilleuse qui lui fait celer sa naissance, aussi bien a ceux qui habitent Bethléem, qu'a ceux qu'il a laissés à Nazareth. Grâce, en effet, aux précautions qu'a prises son humilité, quand il vient a nous, on n'a pu connaître à Nazareth la pureté miraculeuse de la très-sainte Vierge, car les parentes et les voisines de Marie, pour parler comme l'Evangile, (Luc 1, 58.) n'étaient point auprès d'elle, pour rendre témoignage du divin enfantement, ainsi qu'il était arrivé pour Elisabeth, an moment de la naissance de Jean-Baptiste. A Nazareth encore, on ne saura rien des prodiges que Dieu opérait à l'apparition de son Verbe ici bas; rien de la joie des Anges qui remplirent l'air de leurs cantiques; rien de l'avertissement donné aux Pasteurs et de la céleste illumination qui frappa leurs yeux; rien du voyage des Mages qui venaient porter leurs trésors et abaisser leurs couronnes devant la crèche...

Mais Bethléem elle-même reste dans l'ignorance des bontés du Seigneur, parce qu'elle n'a vu que des étrangers en Joseph et Marie, et que son indifférence et son mépris ont forcé le divin Enfant à prendre naissance loin de ses murs dans une grotte abandonnée. Si donc elle a entendu quelque chose du récit des Bergers, ce n'a été qu'avec un esprit dissipé, qui ne pouvait appeler la bénédiction d'En-Haut: et du reste, la Sainte Famille a si peu séjourné dans la pauvre étable que l'impression devait s'en effacer bientôt du cœur de ce peuple endurci depuis longtemps, comme le reste de la nation. Les Juifs n'étaient plus dignes d'être instruits des secrets de Dieu... C'est à nous que le Père céleste voulait les révéler dans son amour. Sachons, en nous montrant ses vrais adorateurs, recueillir, comme il convient, les inestimables grâces qui découlent pour nous de la Nativité de son Fils...

Adorons encore le saint Enfant Jésus qui naît dans l'obéissance aux rois de la terre, honorant en eux le souverain pouvoir de son Père, dont les princes sont les images, et nous apprenant a ne jamais contredire orgueilleusement ni éluder, sans motif légitime, leurs ordonnances, de peur de retarder l'œuvre de Dieu dans nos cœurs. Méditons avec soin les maximes du céleste Enfant: sa sagesse et son humilité nous feront triompher de nos vaines convoitises.

3° Adorons ce divin Sauveur qui prend naissance dans un pays étranger, pour que nous nous considérions partout comme des étrangers en ce monde, et que nous portions nos désirs uniquement vers le ciel, qui est la vraie demeure des enfants de Dieu. Accomplissons de cœur ce qui a été dit à Abraham: « Quittez votre pays, vos parents, votre père, et vous en allez dans la terre que je vous montrerai ». (Genèse 2, 1.)

4° Adorons Jésus qui est, avant de naître, rebuté de toute la ville de Bethléem, où personne ne vent lui donner un abri. Ni les riches, ni les pauvres parmi le peuple, ni Tes parents que Joseph et Marie devaient avoir encore dans cette cité de David, ne sont touchés de compassion à la vue dé cette jeune femme près de son terme, quoiqu'elle soit la plus modeste, la plus douce, la plus aimable et la plus humble qui ait jamais été. Le Fils de Dieu chargé de nos crimes souffre en paix ces dédains insultants; il est notre représentant devant le juste courroux de son Père, et, comme nous sommes indignes d'être accueillis et supportés en ce monde, il consent à être traité comme nous le méritons. Puis, il naît dans une étable, au milieu des animaux, dans la saison la plus rigoureuse de l'hiver, à l'heure la plus obscure et la plus sombre de la nuit... Quelles leçons pour les pécheurs!... Hâtons-nous de reconnaître en la personne de l'Enfant Jésus humilié quel est le rang qui nous appartient et que nous devons nous assigner ici-bas; entrons dans ses abaissements et dans son profond amour de la pénitence et de la pauvreté.

5° Adorons l'ordre admirable établi par le Père dans le mystère d'un Dieu fait homme. Le Père ne s'incarne pas lui-même, afin que le Rédempteur puisse traiter des intérêts de notre salut avec le Principe éternel, la Source divinement autoritaire et immuable dont il découle; et afin que le Père qui renferme en soi toute beauté et toute fécondité, puisse nous créer de nouveau par son Fils et dans son Fils à son image, en conservant sa propriété divine et son inénarrable tendresse de Père. Si le Père se fût fait créature et qu'il fût né lui-même d'une fille des hommes, n'aurait-il point paru ne plus revêtir, en quelque sorte, les qualités personnelles qui nous font dire de lui, d'après la révélation, qu'il est uniquement Principe sans principe, engendrant et non engendré, donnant et non donné lui-même? De même il n'envoie pas au secours de l'humanité déchue son Saint-Esprit, mais son Verbe, pour que ce Verbe qui voulait se rendre semblable à nous jusqu'à naître au monde comme nous, pût joindre à sa manifestation dans le temps son éternelle nature de Fils naissant et engendré ineffablement dans les splendeurs de son Père; ce que la révélation n'attribue point au Saint-Esprit. Par ce moyen, toutes les divines propriétés aussi bien que les relations des trois Personnes ensemble telles qu'elles nous ont été enseignées par le Verbe lui-même, demeurent entières; et la grâce que nous en recevons est plus riche et plus abondante.

La raison en est sensible: Jésus-Christ s'est incarné pour que nous soyons tous, dit l'Ecriture, les enfants du Très-Haut. Or, dans le corps qu'il a pris de la Vierge Marie, il est seul Fils de Dieu: mais ce corps envisagé dans le sens mystique de l'Eglise et formé de tous les membres qui la composent, acquiert, par son Chef, avec les trois Personnes divines, d'incomparables privilèges que l'Incarnation d'une autre Personne que celle du Verbe n'aurait pas produits, ce semble... Et comment cela? C'est qu'en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, nous devenons non-seulement nous-mêmes les fils de Dieu, mais les frères de Dieu, mais les vivants sanctuaires du Saint-Esprit, éclairés et gouvernés par sa lumière et par sa grâce! Bénissons donc avec transport la charité infinie de Dieu qui se montre si magnifique à notre égard, dans le choix de la seconde Personne de son adorable Trinité pour opérer notre Rédemption. Louons la Sagesse auguste qui répare les ruines de notre fol orgueil; la puissance sans bornes par laquelle tout avait été fait admirablement, mais est plus admirablement rétabli encore; louons le Verbe éternel qui se fait notre salut, qui s'est appelé la Voie, la Vérité, la Vie; la voie que nous avons à suivre, la vérité que nous avons à écouter, la vie que nous avons à pratiquer, si nous voulons corriger nos erreurs et nous résoudre à être saints et parfaits comme est saint et parfait le Père qui est dans les cieux. Louons, en un mot, le Fils de Dieu qui se fait Fils de l'homme, et sachons apprécier avec une grande reconnaissance l'étendue et la beauté de la grâce chrétienne qu'il nous a méritée.

6° Adorons le mode dont le Seigneur s'est servi pour cette Incarnation: la virginité miraculeusement unie a la maternité. Il voulait nous donner en ce monde l'image de sa puissance créatrice dans son éternelle sainteté, et pénétrer toute la masse du genre humain d'un levain de pureté si admirable, que nous puissions mettre en oubli désormais les souillures de notre première origine. Réjouissons-nous de ces précieuses illuminations répandues parmi nos ténèbres, appliquons-nous cette céleste incorruption qui vient remplacer la lèpre universelle du péché dont nous étions infectés; et honorons la Très Sainte Vierge dans son étroite alliance avec les trois divines Personnes.

7° Adorons l'unité de la Personne du Très Saint Enfant avec ses deux natures, la nature divine et la nature humaine; ineffable invention qui demandait toute la sagesse, toute la bonté, toute la puissance d'un Dieu; chef-d'œuvre incompréhensible du Père, qui trouve avec délices dans son Fils incarné l'assemblage et la gloire de toutes les divines perfections... Aimons et glorifions le Père avec le Fils; et dans le Fils, adorons, particulièrement à cette heure, l'humanité qui ne vit que par le Verbe. Elle est, cette Humanité, le modèle et l'exemplaire des élus: c'est elle qui leur communique, par pure grâce, l'éminente dignité d'enfants de Dieu, et qui les fait vivre de sa vie. Admirons alors comment le don que les saints font d'eux-mêmes à Jésus, et leur union avec lui ne leur est pas moins, nécessaire dans les voies de la grâce pour l'accomplissement du salut en eux, que l'union de la nature divine à la nature humaine était nécessaire à Jésus pour accomplir sa mission de Rédempteur... Oh! renonçons de tout notre cœur aux œuvres d'Adam et à nos propres œuvres, puisque autrement nous ne pourrions appartenir à un tel Sauveur et à un tel chef.

8° Adorons l'âme et le corps de ce divin Enfant, toutes ses facultés intérieures et extérieures, tous ses sens et l'usage qu'il en fait, la communion du Verbe avec tout ce petit corps dont il a pris possession avec le sang qui coule dans ses veines, avec ses artères, ses nerfs, ses organes, tous ses membres. Adorons son entendement avec toute la science et toutes les connaissances dont il est Capable; il n'en a pas moins, au moment de sa naissance dans l'humble étable, qu'il n'en aura au dernier jour du monde, quand il descendra dans l'appareil de sa gloire, pour juger les anges et les hommes. Adorons l'étendue de son amour envers Dieu et envers nous qui sommes ses enfants. Adorons toutes les vertus et toutes les richesses inconnues de son âme; bénissons Dieu de nous l'avoir donné avec une bonté sans mesure, et donnons-nous, à notre tour et de tout notre cœur, à ce Roi si parfait et si divinement auguste.

9° Adorons le divin Enfant dans cette incommunicable Majesté qui résulte de ses titres de Fils de Dieu, d'égal à Dieu, ne faisant qu'un avec son Père. Adorons la mutuelle relation qui est et qui sera éternellement entre eux. Adorons ses qualités et ses fonctions humaines de Médiateur, de Rédempteur, de Prêtre, de Victime, d'Epoux, de Père, de Frère; de Chef, de Docteur, de Législateur, de Juge, et toutes celles qui nous sont inconnues... Entrons dans l'exercice des devoirs qu'elles demandent toutes de notre reconnaissance et de notre piété . Adorons la gloire qu'il possède comme Verbe de Dieu, et ce qu'il rend à son Père par l'effet de cette gloire, et ce qu'il en reçoit pour lui et pour nous. Adorons la privation volontaire qu'il porte de ce même état de gloire dans les souffrances de son corps et de son âme... et que cette réflexion nous apprenne encore une fois à ne faire aucun fond sur les vaines félicités de cette vie, et à embrasser tous les jours, avec notre Maître, le sacrifice et le renoncement. Adorons ses premières pensées qui n'ont pas seulement été dirigées vers la croix en méprisant l'ignominie, comme s'exprime saint Paul, et comme s'était exprimé avant lui le Prophète; mais qui ont été pleines d'adoration, de gratitude, d'amour infini, de conformité aux desseins de Dieu, de zèle pour sa gloire, d'obéissance jusqu'à la mort et à la mort subie sur le Calvaire. Méditons l'esprit de son oblation si sainte et si parfaite; et prenons-y la part qu'il lui plaît de nous donner.

10° Adorons les effusions de grâce que le divin Enfant faisait couler de son cœur sur ceux de Marie et de Joseph en naissant, et imaginons-nous le bonheur de cette tendre et gracieuse Mère et de ce père adoptif si humble, si pur, si dévoué. Demandons quelque chose de l'amoureuse vénération qu'ils témoignaient à Jésus, et qui devait surpasser même celle des anges.

 

Prière

 

Divin Jésus, je vous adore dans votre crèche; je vous adore aussi entre les bras de votre sainte Mère. O saint Enfant, ô Fils de Dieu, ô Fils de Marie! Que j'aime à me représenter les désirs que vous avez de notre salut, en même temps que vous prodiguez vos grâces et vos tendresses à votre Mère; car je me dis que c'est par elle que vous voulez répandre sur nous vos bienfaits. Oh! rendez-nous dignes de mériter vos faveurs, ôtez de nous tout ce qui vous déplaît, entrez dans notre cœur par votre amour, régnez-y toujours par votre grâce; faites-en le lieu de votre repos, divin Sauveur, demeurez-y toujours avec nous. Au nom de Marie, mais au nom de Joseph aussi, soyez-nous Jésus maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

 177_001

III La gloire de l'âme du Saint Enfant Jésus à Sa Naissance

 

Prélude : « En ces jours, Dieu nous parle par son Fils... qui est la splendeur de sa gloire et l'empreinte de sa substance ». (Hébreux 1, 2-3).

 

1° Adorons le saint Enfant Jésus possédant la béatitude dès le premier instant de sa vie. Il est rempli de toute lumière de la gloire; il contemple la face de son Père; il pénètre tous les mystères de ses deux naissances, de sa naissance temporelle et de sa naissance éternelle; il est participant de tous les secrets de Dieu; et Dieu par les visions qu'il lui communique de son Essence, est uni d'une incomparable manière avec sa sainte âme. Divin Enfant, nous adorons la plénitude de la Divinité qui habile en vous. (Colossiens 2, 9). Vous êtes rempli de Dieu par votre union personnelle avec lui, par la nature du Verbe, qui réside en vous corporellement, (Colossiens 2, 9), et par la grâce sanctifiante, qui est répandue en vous par le Saint-Esprit avec toute la surexcellence qui vous est due comme au Fils de Dieu, et au Chef des anges et des hommes. Mais vous en êtes également rempli par la vision de l'Essence divine, dans laquelle Dieu forme avec votre entendement la plus étroite union qu'il formera jamais avec aucun esprit. Ah ! je me réjouis de tout mon cœur de ce que, naissant dans nos misères, vous ne perdez rien de votre science dans ce silence d'enfant; de l'abondance de votre joie au milieu de ces larmes et de ces douleurs; des ineffables délices que vous trouvez en Dieu et par la vue et par l'amour, parmi ces afflictions intérieures que vous cause le poids de nos péchés.

2° Adorons le divin Enfant, qui est tout ensemble dans la gloire du ciel et dans l'obscurité de la terre; qui éclaire et gouverne les anges et est conduit par une Vierge; qui règne, avec son Père dans l'éternité et est assujetti à sa Mère dons l'exil passager de ce monde; qui repose au sein d'une lumière inaccessible et n'a qu'une crèche pour berceau; qui porte dans son âme la source de toute immortalité et destine son corps aux supplices. Adorons cet accord admirable de la félicité et de la souffrance, par lequel il ajoute aux richesses de sa gloire incréée d'autres richesses très précieuses, qui sont celles de ses abaissements. Il est tout ensemble, ce Rédempteur sacré, et un Roi de gloire et un Roi qui meurt pour son peuple; il est le Saint des saints, et il est fait péché pour nous; il est le béni de son Père, et il est devenu malédiction pour les hommes. O merveille ! c'est le plus sublime honneur que l'homme soit le vrai Fils de Dieu: mais cet honneur n'est-il pas plus inestimable encore, lorsque le Verbe, étant aussi Fils de l'homme, est en même temps et infiniment grand et infiniment petit?

 

Prière

 

O Jésus ! nous vous adorons, enrichissant vos célestes splendeurs de nos ignominies, révélant votre puissance par votre infirmité et trouvant moyen de vous agrandir vous-même, en quelque sorte,, par notre bassesse. Nous vous adorons, ennoblissant le genre humain de la gloire de votre âme qui subsiste en Dieu; et nous vous bénissons de ce qu'en vous faisant Enfant, et en naissant d'une mère, vous élevez l'humanité à la participation même de votre nature divine. Apprenez-nous à faire avec vous l'abnégation de toute grandeur pendant cette vie, à ne rechercher ni la distinction, ni les honneurs, ni les vains plaisirs pendant que nous sommes sur la terre; ni même les visions saintes et les connaissances extraordinaires, ni les célestes consolations, ni les communications de Dieu et des anges: car dans votre Enfance et en toute votre vie vous vous êtes conduit, ô mon aimable Maître! comme si vous n'eussiez été qu'un homme voyageur, et toujours vous avez préféré la croix aux jouissances, et le travail au repos... Et comment ne nous confierions-nous pas en la doctrine que vous nous avez enseignée, quand nous savons que non-seulement comme Dieu, mais comme Homme aussi, vous nous avez dit les choses que vous connaissiez de la plus parfaite science, et ne nous avez attesté que ce que vous aviez vu en votre Père ?...

 fond-creche-de-noel-pdi-181

VI L'adoration de Jésus nouveau né à la Crèche par les bergers

 

Prélude: « Qu'avez-vous, ô bergers? dites-le-nous... Nous avons vu le saint Enfant; et nous avons entendu dans les airs les chœurs des anges qui louaient le Seigneur ». (Office de Noël, à Laudes.)

 

1° Adorons le divin Enfant Jésus qui se manifeste aux pauvres et aux simples, et non aux grands et aux sages d'Israël: « Je vous bénis et je vous remercie, mon Dieu, Roi du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et les avez révélées aux petits » (Matthieu 11, 25.) Aimons l'humilité du Fils de Dieu et apprécions les secrets de sa Sainte Enfance dans l'ordre de notre salut. S'il découvre sa naissance d'abord à des pasteurs, comme il découvrira à des pêcheurs ses autres mystères, c'est afin que nous nous rendions petits et humbles devant lui toujours. Autrement, nous ne saurions avoir part, dit-il, à sa céleste transfiguration...

2° Adorons le divin Enfant qui, entre tous les pauvres et les simples, choisit de préférence les bergers, comme si cette condition semblait, a ses yeux, au-dessus de celles des autres hommes. Jacob, Moïse, David et bien d'autres patriarches exerçaient l'office de pasteurs quand il les élevait si haut par sa grâce, jusqu'à les rendre ou ses aïeux selon la chair, ou ses images, ou comme ses ombres figuratives dans l'ancienne loi. Que de précieux moyens, du reste, ont les bergers de se rendre agréables aux yeux du Seigneur! Ce sont bien les cœurs les plus éloignés par leurs habitudes de vie, de nos habitudes d'orgueil; et lorsqu'ils sont vertueux, ils peuvent s'entretenir aisément dans la pensée si douce de la présence de Dieu, et le recueillement si paisible d'une prière attentive et persévérante. La solitude qui se fait autour d'eux leur donne l'intelligence des grandeurs de Dieu dans les merveilles de la nature ; et le magnifique mouvement des cieux dont ils sont les témoins les plus rapprochés, en quelque sorte, ne saurait que. les élevée, par de fervents désirs, de plus en plus vers l'éternel bonheur. D'autre part, quel n'est pas le mérite de leur dure existence, en étant exposés, le jour et la nuit, aux injures de l'air, brûlés par la chaleur et par le froid, comme disait Job! (Job 24, 19). De plus, le soin que prennent les bergers dé ces dociles animaux qui leur sont confiés, leur apprend de bonne heure a être aimants et bons d'ordinaire; et les agneaux et les brebis pourraient en rendre de touchants témoignages, s'ils savaient répondre par la parole aux tendres sollicitudes de leurs diligents gardiens. Enfin, ces hommes sont humbles, simples et patients. Pour tous ces motifs, les divines complaisances que Jésus leur a montrées dans sa crèche, sont un précieux encouragement pour nous. Nous voyons quelles sont les dispositions que nous devons revêtir à ses yeux, si nous voulons acquérir la connaissance de ses mystères. Renonçons à notre esprit, invoquons celui de Dieu, et nous deviendrons tels qu'étaient les saints Bergers, quand ils furent appelés au berceau de l'Emmanuel.

3° Considérons que les Pasteurs n'ont pas été choisis de Dieu seulement pour les vertus que nous venons d'expliquer: mais aussi pour le zèle qu'ils apportaient à veiller assidûment sur leurs troupeaux, soit en les éloignant de tout désordre, soit en les préservant de tout dommage et de tout péril. Le saint Enfant aime ceux qui écartent de leurs âmes jusqu'à l'apparence du péché, qui s'occupent avec une scrupuleuse fidélité des obligations qu'ils ont à remplir, et des différentes charges que sa Providence leur a assignées. Examinons si nous apportons cette vive ardeur à nous acquitter des devoirs de notre vocation, et croyons que nous ne serons bénis du Sauveur qu'en proportion des efforts de notre piété généreuse et dévouée.

4° Adorons le saint Enfant-Jésus qui convoque à lui ces Pasteurs des champs, comme les images des pasteurs de son Eglise, à qui surtout il a été dit: « Heureux ceux que le Seigneur trouvera veillant » (Luc. 4 2. 37). Oui, heureux sont-ils ces ministres du Dieu trois fois saint, qui prêchent avec ferveur l'Evangile de paix, qui gardent les âmes rachetées du sang de Jésus-Christ, comme un trésor plus riche et plus précieux que l'or et les diamants (Ps. 118, 127.); une grande récompense leur est réservée dans le ciel : mais dès ce monde, c'est à eux d'abord que Dieu communique ses lumières et les dons les plus secrets de son cœur. Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, disait-il à ses apôtres, mais mes amis. (Joan, 15, 15.) Adorons donc l'amour que le Fils de Dieu témoigne aux prêtres, aux évêques, comme aux pieux fidèles qui travaillent au salut de leurs frères, et animons-nous du zèle et de la vigilance qui nous rendra chers nous-mêmes, sous ce rapport, au divin Enfant.

5° Adorons les saintes intentions de l'Enfant Dieu, en envoyant son ange aux pasteurs. S'il était né dans la ville ou dans un palais, les pauvres auraient à peine eu accès auprès de lui; mais il a voulu naître hors de la ville et dans une étable, afin de s'exposer aux regards et à l'amour des plus petits surtout d'entre son peuple. Méditons avec attendrissement sur cette divine conduite, pleine de sagesse, d'humilité, de charité.

6° Adorons encore les pensées du saint Enfant qui fait donner pour signe de son apparition au monde, qu'on le trouvera enveloppé de langes et couché dans une crèche. Nous ne saurions trop nous représenter combien il redoute, pour ainsi parler, l'éclat et les richesses, combien il chérit la douceur et l'humilité. Les anéantissements, la petitesse, la pénitence, la pauvreté, voilà la vraie marque de la naissance de Jésus-Christ dans les âmes.

7° Honorons les Saints anges qui chantent les louanges de Dieu sur l'étable, et annoncent la paix au monde. Unissons-nous à leur joie, aux adorations qu'ils rendent a Jésus Enfant, à la charité qu'ils témoignent pour les pécheurs, en les voyant recouverts des divines miséricordes, aux sentiments de dévotion, d'amour, de religieux esclavage, dont ils nous donnent l'exemple envers la sainte Crèche.

8° Honorons les saints Pasteurs remplis d'une ferveur divine après la céleste vision, et qui s'en vont en diligence voir le saint Enfant. Entrons dans le respect amoureux qu'ils lui Tendent, et dans la joie dont leur cœur est inondé. Offrons-nous avec eux à Jésus, en le reconnaissant pour notre Messie, notre Sauveur et notre Dieu. Comme eux aussi, rendons nos plus dévotes révérences a la très-sainte Vierge et à saint Joseph.

9° Enfin, adorons Jésus produisant les premiers effets de sa Sainte Enfance sur les âmes des Bergers, effets admirables d'anéantissement de la vieille créature, de séparation complète du monde, de parfaite conversion vers Dieu, d'esprit de prière et d'oraison, de pureté, de simplicité, d'innocence et d'amour. Demandons-lui, par le mérite des saints Pasteurs eux-mêmes, et surtout au nom de Joseph et Marie qui avaient reçu de lui bien d'autres grâces encore, de retracer en nous quelque chose, au moins de ces dispositions si désirables.

 

Prière

 

Seigneur, Dieu tout-puissant, qui avez voulu qu'une grande joie fût apportée aux Bergers, quand les anges leur annonçaient la naissance de votre Fils unique en ce monde, faites, nous vous en supplions, que nous soyons rendus dignes d'adorer avec humilité, avec amour, avec foi, comme ces saints Pasteurs, notre Rédempteur béni, d'être rangés par eux au nombre des brebis de son troupeau, et par eux encore conduits à votre bercail éternel. Mais vous avez associé, par ce divin avènement du Verbe, la terre au ciel, ô mon Dieu, faites aussi que par les mérites de vos anges qui ont été les hérauts de cette grande miséricorde, dans leurs cantiques sacrés, nous soyons remplis des dons de paix qu'ils ont promis de votre part aux cœurs droits, pour être réunis, un jour, à leurs radieuses milices dans la gloire où vous vivez et régnez, Père, Fils et Saint-Esprit, aux siècles des siècles. Ainsi soit-il!

094_001-1

Posté par fmonvoisin à 12:43 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,
03 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 7/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Septième et dernier Mercredi


La gloire de Saint Joseph

« Courage, bon et fidèle serviteur; puisque vous avez été fidèle en peu de choses, entrez dans la joie de votre maître. »


Méditation


La gloire que Dieu accorde à ses saints dans le ciel correspond à la sainteté de leur vie sur la terre: pour avoir une idée de la sainteté de Saint Joseph, il suffit de faire attention seulement à ce qu’en dit l’Évangile: « Joseph son époux étant un homme juste », homme juste veut dire un homme qui possède toutes les vertus, car celui à qui manquerait une seule vertu ne pourrait plus être appelé juste. Or, si l’Esprit-Saint appela Joseph homme juste, lorsqu’il fut choisi pour époux de Marie, considérez quelle abondance d’amour divin et de toutes les vertus, notre saint dut retirer des entretiens et du commerce habituel qu’il eut avec sa sainte épouse, ce parfait modèle de toutes les vertus. Si un seul mot de Marie suffit pour sanctifier Jean-Baptiste, et remplir Élisabeth de la vertu du Saint-Esprit, à quelle haute sainteté devons-nous penser que parvint la belle âme de Joseph par le commerce habituel et les entretiens familiers que, durant l’espace de vingt-cinq ans, d’après les traditions, il eut avec Marie? En outre, quel accroissement de vertus et de mérites ne devons-nous pas supposer que dut acquérir Joseph dans les rapports journaliers qu’il eut pendant plus de trente années avec la sainteté même, c’est-à-dire Jésus-Christ, chargé qu’il était de le servir, de le nourrir et de l’assister dans tous les besoins de la vie. Si Dieu promet une récompense à celui qui donne un simple verre d’eau froide à un pauvre pour l’amour de lui, songez quelle gloire il aura préparée dans le ciel à Saint Joseph qui le sauva des mains d’Hérode, le pourvut de vêtements et de nourriture, le porta tant de fois entre ses bras, et l’éleva avec une si tendre sollicitude? Certainement nous devons croire que la vie de Saint Joseph, passée ainsi en la présence et sous les yeux de Jésus, et de Marie, ne fut qu’une prière continuelle enrichie d’actes de foi, de confiance, d’amour, de résignation et d’offrande. Or, si la récompense répond aux mérites de la vie, pensez quelle sera la gloire de Joseph dans le paradis. Saint Augustin compare les autres saints aux étoiles, mais S. Joseph au soleil. Le P. Suarez regarde comme bien raisonnable le sentiment selon lequel S. Joseph, après Marie, a surpassé en mérite et en gloire tous les autres saints. D’où le vénérable Bernardin de Bustis conclut que S. Joseph dans le ciel commande en quelque sorte à Jésus et à Marie, lorsqu’il veut obtenir quelque grâce à ceux qui ont confiance en lui.


Prières


Mon saint patriarche, maintenant que dans le ciel vous êtes au comble du bonheur, assis sur un trône élevé ; auprès de votre bien-aimé Jésus, qui vous fut soumis sur la terre, ayez pitié de moi. Vous voyez que je vis au milieu d’innombrables ennemis, de démons, de passions mauvaises, qui viennent m’assaillir continuellement pour me faire perdre la grâce de Dieu. Ah! je vous en supplie, au nom de la faveur qui vous fut accordée de pouvoir sur la terre jouir continuellement de la compagnie de Jésus et de Marie, obtenez-moi la grâce de vivre le reste de mes jours toujours uni à Dieu, de résister à tous les assauts de l’enfer, et de mourir ensuite en aimant Jésus et Marie; afin que je puisse un jour être admis à jouir avec vous de leur compagnie dans le royaume des bienheureux.


Vierge très-sainte, ô Marie, ma mère, quand sera-ce que délivré de la crainte de pécher davantage, il me sera permis de me jeter à vos pieds, pour ne plus me séparer de vous? C’est vous-même qui devez m’aidera obtenir cette félicité.


Et vous, mon bien-aimé Jésus, mon cher Rédempteur? quand sera-ce que je serai admis à vous posséder dans le ciel et à vous aimer face à face, assuré alors de ne pouvoir plus vous perdre? Tant que je suis sur la terre, je suis toujours en péril. Ah! mon divin maître, et mon unique bien, par les mérites de S. Joseph, que vous aimez tant, et que vous honorez tant dans le ciel; par ceux de votre mère, mais plus encore par les mérites de votre vie et de votre mort, par lesquels vous m’avez assuré toute sorte de biens et d’espérances; ne permettez pas qu’il m’arrive jamais de me séparer de votre amour ici-bas. Mais faites que je vienne dans cette patrie d’amour vous posséder et vous aimer de toutes mes forces, pour ne plus me séparer de votre présence et de votre amour pendant toute l’éternité. Amen! ainsi je l’espère, ainsi soit-il.


Résolution: Que notre dévotion  envers les Saints ne se borne pas à les invoquer dans nos nécessités temporelles; intéressons-les surtout au Salut de nos âmes.

Bouquet Spirituel: Dieu rendra à chacun suivant ses œuvres. (Romains 2: 6)


Exemple

La dévotion de saint Joseph conseillée par ce bienheureux Patriarche


Deux religieux carmes déchaussés de Grenade sortaient du monastère des Carmélites de la même ville, lorsqu'ils virent venir à leur rencontre un homme assez avancé en âge et d'un aspect vénérable, qui se plaça entre eux et leur demanda d'où ils venaient. Le plus ancien des deux répondit qu'ils venaient du couvent des Carmélites déchaussées. « Mes pères, reprit l'inconnu, pourquoi donc ont-elles tant de dévotion à saint Joseph? » « C'est, répondit le même religieux, parce que notre sainte mère Thérèse de Jésus en avait elle-même beaucoup pour ce grand saint ». « Je le savais déjà, répliqua l'inconnu Regardez-moi en face et ayez pour saint Joseph une dévotion pareille à celle de votre mère; tout ce que vous demanderez, vous l'obtiendrez ». En disant ces mots, il disparut, les laissant dans la stupéfaction. De retour à leur couvent, ils rendirent compte à leur supérieur de ce qui venait d'arriver. « C'était saint Joseph, leur dit-il. Ce n'est pas pour vous, c'est pour moi qu'a eu lieu l'apparition; car je n'étais pas assez dévot a saint Joseph. Mais, dorénavant, je le serai ». Cet événement remonte à 1584, deux ans après la mort de sainte Thérèse. (Père Patrignani, Dévotion de Saint Joseph)


Acte de consécration au Glorieux Saint Joseph


O glorieux saint Joseph, très-digne Époux de la Mère de Dieu, Père nourricier du Verbe incarné, fidèle Protecteur des âmes qui aspirent à la vie chrétienne et intérieure et qui se confient en vous, à qui le Père éternel a daigné confier son Fils bien-aimé et la Vierge Immaculée! moi, N., indigne d'être votre serviteur, mais encouragé par votre extrême bonté, me prosternant à vos pieds dans le plus profond respect, en présence de la très sainte Trinité, de Jésus et de Marie, de mon Ange Gardien, et de toute la Cour céleste, je vous choisis pour mon Maître, pour Protecteur et Guide de mon âme, que je remets pour toujours entre vos mains; je vous consacre aussi mon corps, tous mes travaux et occupations, tous les moments de ma vie, et surtout celui duquel dépend mon éternité. Recevez-moi donc pour votre serviteur, ô saint Patriarche! soyez mon Maitre et mon Patron, et, en cette qualité, exercez sur moi une autorité entière; soyez ma force dans mes faiblesses, mon espérance dans mes misères, mon refuge dans mes besoins, mon appui pendant toute ma vie, et mon secours à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

174_001

Téléchargez l'intégralité des 7 Mercredis de St Joseph (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 19:18 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 6/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Sixième Mercredi


La mort de Saint Joseph

« La mort des saints est précieuse devant le Seigneur. »


Méditation

 

Considérez comme S. Joseph, après avoir fidèlement servi Jésus et Marie, arriva au terme de sa vie dans la maison de Nazareth. Là, environné des anges, et assisté du roi des anges, Jésus-Christ, ainsi que de Marie son épouse, qui se placèrent de chaque côté de sa chétive couche, consolé par une si douce et noble compagnie, et conservant jusqu’à la fin un calme tout céleste, il sortit de cette vie misérable. Combien la présence d’une telle épouse et d’un tel fils, d’un fils à qui était dû le titre de Rédempteur, dut rendre douce et précieuse la mort de S. Joseph! Comment la mort aurait-elle pu lui devenir amère, quand il mourait entre les bras de la vie? Qui pourra jamais exprimer, ou même comprendre les pures délices, les consolations, les bienheureuses espérances, les actes de résignation, les flammes de charité qu’excitaient dans le cœur de Joseph les paroles de vie éternelle que lui faisaient entendre tour à tour Jésus et Marie à ce dernier instant de sa vie ? Elle est donc bien raisonnable l’opinion proposée par S. François de Sales, que S. Joseph mourut de pur amour envers Dieu. Telle fut la mort de notre saint toute paisible, toute suave sans angoisses et sans terreurs, parce que sa vie fut toujours sainte. Mais on ne peut aspirer à une semblable mort quand on a autrefois offensé Dieu, et qu’on a mérité l’enfer. Oui, sans doute; mais néanmoins ce sera certainement une grande consolation en ce dernier moment que de se voir protégé par S. Joseph. Lui qui jadis se vit obéi de Dieu même, le sera certainement par les démons. Il les chassera et les empêchera au moment de la mort de tenter ceux qui l’invoquent. Bienheureuse l’âme qui en cette extrémité a pour elle ce grand avocat, qui pour être mort avec l’assistance de Jésus et de Marie, et pour avoir sauvé Jésus enfant d’une mort imminente en fuyant en Égypte, jouit du privilège d’être le patron de la bonne mort, et de délivrer ses serviteurs moribonds du péril de la mort éternelle.


Prières


Mon saint protecteur, vous aviez bien droit à une si sainte mort, puisque toute votre vie fut sainte. Pour moi j’aurais bien raison de ne m’attendre qu’à une mort malheureuse, puisque je l’ai méritée par une mauvaise vie. Mais si vous me défendez je ne saurai me perdre. Non-seulement vous avez été un grand ami de mon juge, mais vous fûtes encore son gardien et son père nourricier. Si vous me recommandez à Jésus il ne saurait me condamner. Mon saint patriarche, je vous choisis après Marie pour mon principal avocat et protecteur. Je vous promets pour le reste de ma vie de vous honorer chaque jour par quelque hommage spécial, et de me mettre sous votre patronage. Je n’en suis pas digne, mais néanmoins, au nom de l’amour que vous portez à Jésus et à Marie, agréez-moi pour votre serviteur à perpétuité. Au nom de cette douce société que formèrent auprès de vous Jésus et Marie pendant tout le temps de votre vie, protégez-moi tant que je vivrai, afin que je ne me sépare jamais de Dieu, en perdant sa sainte grâce. Au nom de l’assistance que vous trouvâtes en Jésus et en Marie à l’heure de votre mort, protégez-moi spécialement à l’heure de la mienne, afin que mourant accompagné de vous, de Jésus et de Marie, je vienne un jour vous remercier en paradis, et que je puisse en votre compagnie louer et aimer éternellement votre Dieu.


Vierge très-sainte, vous mon espérance, vous savez bien que par les mérites de Jésus-Christ d’abord, et ensuite par votre intercession, j’espère faire une bonne mort et me sauver? ma mère, ne m’abandonnez pas, mais assistez-moi particulièrement au moment décisif de la mort; obtenez-moi la grâce d’expirer en vous invoquant et en vous aimant, vous, ainsi que Jésus. Et vous, mon bien-aimé Rédempteur, qui devez être un jour mon juge, je vous en supplie, pardonnez-moi toutes les offenses dont je suis coupable envers vous. Je m’en repens de toute mon âme, mais pardonnez-moi sans retard, avant que ne vienne l’heure de ma mort, où vous devez me juger. Que je suis malheureux d’avoir perdu tant d’années sans vous aimer! Ah! faites-moi la grâce de vous aimer et de vous aimer beaucoup pendant ce peu de jours qui me restent. Et quand sera venue l’heure de mon passage de celle vie à l’éternité, faites-moi mourir tout embrasé d’amour pour vous. Je vous aime, mon Rédempteur, mon Dieu, mon amour, mon tout; et je ne vous demande pas d’autre grâce que celle de vous aimer. Je désire et je demande le paradis pour vous aimer de toutes mes forces, et pendant toute l’éternité. Amen, ainsi je l’espère, ainsi-soit-il.


Jésus, Joseph, et Marie, je vous donne mon cœur et mon âme. Jésus, Joseph et Marie, dans cette agonie suprême faites-moi mourir en votre compagnie.


Bouquet Spirituel: « Le Seigneur l'avait établi maître de sa maison ». (Psaume 104: 21.)

Résolution: Penser souvent à la mort et aux fins dernières afin de nous rendre plus forts dans les tentations.


Exemple

La lettre d'une pauvre fille


Le R. Père Huguet cite la lettre suivante, comme ayant été écrite par une pauvre petite fille, enfant si misérable qu'elle n'avait que des haillons pour se couvrir. « Aimable saint Joseph, qui avez toujours été si pauvre, qui avez gardé l'enfant Jésus qui a voulu être pauvre pour nous, obtenez-moi la grâce d'aimer toujours ma pauvreté; que mes parents l'aiment aussi, qu'ils ne murmurent point contre le Roi-Dieu, qui nous veut pauvres et, par conséquent, plus semblables à son divin Fils. Oh! que nous sommes heureux! » (La dévotion à saint Joseph inspirée à la jeunesse.)

142_001

Posté par fmonvoisin à 19:08 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,


Les 7 Mercredis de Saint Joseph 5/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Cinquième Mercredi


L’amour que Joseph eut pour Marie et pour Jésus

« Jésus partit avec eux, et vint à Nazareth et il leur était soumis. »


Méditation


Considérez d’abord l’amour que Joseph eut pour sa sainte épouse. Elle était la plus belle femme qu’il y eût jamais eue ; elle était en même temps la plus humble, la plus douce, la plus pure, la plus obéissante, et la plus avancée dans l’amour de Dieu qu’il y ait jamais eu entre tous les hommes et entre tous les anges : ainsi elle méritait tout l’amour de Joseph qui aimait tant la vertu. Ajoutez encore à cela que Joseph voyait combien il était aimé de Marie, qui bien certainement préférait dans son Cœur son époux à toutes les créatures. Il la considérait d’ailleurs comme la bien-aimée de Dieu, choisie pour être la mère de son fils unique. Or à tous ces égards, considérez quelle devait être l’affection qu’entretenait dans son cœur le juste et reconnaissant Joseph pour une épouse si aimable. Considérez en second lieu l’amour que Joseph avait pour Jésus. Lorsque Dieu choisit ce saint pour tenir lieu de père à Jésus, il dut certainement graver dans son Cœur l’amour qui convenait à un père, au père d’un fils si aimable, au père d’un enfant Dieu. Ainsi l’amour de Joseph ne fut pas un amour purement humain, comme est l’amour des autres pères, mais un amour sur-humain, qui lui faisait trouver dans la même personne et un fils et un Dieu. Joseph savait bien par la révélation certaine et divine qu’il en avait eue de l’ange, que cet enfant dont il se voyait toujours accompagné était le Verbe divin qui, pour l’amour des hommes, et en particulier de lui s’était incarné. Il savait que lui-même l’avait choisi entre tous pour être le gardien de sa vie, et voulait être appelé son fils; Or considérez quel incendie de saint amour devait s’allumer dans le cœur de Joseph quand il songeait à tout cela, et quand il voyait son divin maître le servir comme un apprenti : tantôt ouvrir, tantôt fermer la boutique, tantôt l’aider à couper le bois, ou manier le rabot et la hache ; tantôt ramasser les copeaux et balayer la maison ; en un mot, lui obéir en tout ce qu’il ordonnait, et même ne faire aucune chose que sous la dépendance de l’autorité qu’il exerçait comme père. Quels sentimens affectueux devaient se réveiller dans son coeur, tandis qu’il le portait dans ses bras, le caressait et recevait les caresses que lui rendait cet aimable enfant ! Tandis qu’il recueillait de sa bouche les paroles de vie éternelle qui devenaient autant de flèches amoureuses dont son coeur était transpercé ; et particulièrement ensuite, lorsqu’il observait les saints exemples de toutes les vertus que lui donnait ce divin enfant ! La longue familiarité des personnes qui s’aiment refroidit quelquefois l’amour, parce que plus les hommes conversent longuement entre eux, plus ils connaissent les défauts les uns des autres. Il n’en était pas ainsi pour Joseph : plus il conversait avec Jésus, plus il connaissait sa sainteté. Jugez de là combien il aimait Jésus, ayant au rapport de plusieurs auteurs, joui de la compagnie de Jésus l’espace de vingt-cinq ans.


Prières


Mon saint patriarche, je me réjouis de votre bonheur et de votre élévation, vous qui avez été rendu digne de pouvoir commander comme père à celui auquel obéissent les cieux et la terre. Vous que j’invoque, puisque vous avez été servi par un Dieu, je veux moi aussi me mettre à votre service. Je veux vous servir dorénavant, vous honorer, et vous aimer comme mon Seigneur. Prenez-moi sous votre patronage, et ordonnez-moi ce qu’il vous plaira. Je sais que tout ce que vous me direz sera pour mon bien et pour la gloire de notre commun Rédempteur. Saint Joseph, priez Jésus pour moi. Certainement il ne vous refusera jamais rien après que sur la terre il a obéi à tous vos ordres. Dites-lui qu’il me pardonne les offenses qu’il a reçues de moi. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même, qu’il m’enflamme de son saint amour, et puis qu’il fasse de moi tout ce qu’il lui plaira.


Et vous, ô Marie toute sainte, au nom de l’amour que vous porta Joseph, accueillez-moi sous votre manteau, et priez votre saint époux de m’agréer pour son serviteur. Et vous mon cher Jésus, qui pour expier mes désobéissances, voulûtes vous humilier et obéir à un homme, je vous en supplie par les mérites de l’obéissance que sur la terre vous critiquâtes à l’égard de Joseph, faites-moi la grâce d’obéir dorénavant à toutes vos divines volontés; et au nom de l’amour que vous eûtes pour Joseph, et qu’il eut pour vous, accordez-moi un grand amour envers votre bonté infinie, vous qui méritez qu’on vous aime de tout son cœur. Oubliez les outrages que je vous ai faits, et prenez pitié de moi.


Je vous aime, Jésus, mon amour; je vous aime, ô mon Dieu, et veux toujours vous aimer.


Résolution: Fuyons l'oisiveté et honorons notre vie par le travail; mais travaillons pour Dieu.

Bouquets Spirituels: « Marie chérissait son Époux plus que toutes les autres créatures ». (Saint Alphonse de Liguori) « A Joseph par Marie! »


Exemple

Le Bienheureux Hermann


Marie aima toujours particulièrement les amis de saint Joseph. Le bienheureux Hermann, de l'Ordre des prêcheurs, fut un des plus zélés pour notre saint Patriarche. Il s'appliqua à imiter sa vie cachée à Nazareth et ne passa aucun jour, en particulier le mercredi, sans faire quelque prière ou quelque œuvre de piété en son honneur. Aussi Marie le combla-t-elle de faveurs extraordinaires et de grâces de prédilection. Elle lui changea jusqu'à son nom et lui donna celui de Joseph en récompense de sa vive affection pour son chaste Époux. (L'abbé Deidier, Mois de saint Joseph à l'usage du clergé.)

087_0010

Posté par fmonvoisin à 19:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 4/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Quatrième mercredi


Le bonheur qu’eut le saint patriarche d’être continuellement en la compagnie de Jésus

« Il partit avec eux, et vint à Nazareth, et il leur était soumis. »


Méditation

 

Jésus, après avoir été retrouvé dans le temple par Marie et Joseph, retourna avec eux à Nazareth, et vécut avec Joseph jusqu’à sa mort, lui obéissant comme à son père. Considérez ici la sainte vie que mena depuis Joseph en la compagnie de Jésus et de Marie. Dans cette famille il n’y avait point d’autre affaire que la plus grande gloire de Dieu; point d’autre pensée ni d’autre désir que de plaire à Dieu, point d’autres discours si ce n’est de l’amour que les hommes doivent à Dieu, et de celui que Dieu porte aux hommes, surtout de celui qu’il leur a témoigné en envoyant dans ce monde son fils unique pour souffrir et terminer sa vie dans une mer de douleurs et d’ignominies, et par-là sauver le genre humain. Oh! avec quels torrents de larmes Marie et Joseph, parfaitement instruits dans les divines Écritures, devaient-ils parler de la cruelle passion et de la mort de Jésus-Christ en sa propre présence! Avec quel attendrissement devaient-ils se dire l’un à l’autre, suivant la prédiction d’Isaïe, que leur bien-aimé devait être l’homme des douleurs et des opprobres; que ses ennemis devaient tellement défigurer, que ce beau visage ne serait plus reconnaissable, qu’on devait tellement le déchirer à coups de fouets et lui meurtrir les chairs qu’il paraîtrait comme un lépreux couvert de plaies et de blessures; que leur fils chéri souffrirait tout avec patience, sans même ouvrir la bouche pour se plaindre de tant d’outrages, et comme un agneau se laisser conduire à la mort ; qu’enfin attaché à un bois infâme au milieu de deux larrons, il devait terminer sa vie dans l’excès des tourments. Or, considérez les sentiments de douleur et d’amour que de tels entretiens devaient éveiller dans le cœur de Joseph.


Prières


Mon saint patriarche, au nom de ces larmes que vous versiez en contemplant les souffrances futures de votre Jésus, obtenez-moi un tendre et continuel souvenir des tourments de mon Rédempteur. Mais aussi au nom de cette sainte flamme d’amour, que ces entretiens et ces pensées allumaient dans votre cœur, obtenez-en une étincelle à mon âme, qui par ses péchés a eu une si grande part dans la cause des tourments de Jésus.


Et vous, ô Marie, au nom de tout ce que vous souffrîtes dans Jérusalem à la vue des tourments et de la mort de votre cher fils, obtenez-moi un grande douleur de mes péchés. Et vous mon doux Jésus, qui pour l’amour de moi avez tant souffert et êtes mort, faites que je n’oublie jamais un si grand amour.


Mon Sauveur, votre mort est mon espérance. Je crois que vous êtes mort pour moi. J’espère mon salut par vos mérites. Je vous aime de tout mon cœur, je vous aime plus que toute autre chose, je vous aime plus que moi-même. Il n’est aucun mal qui me cause autant de déplaisir que de vous avoir contristé, ô mon souverain bien. je ne désire rien autre chose que de vous aimer et de vous être agréable. Assistez-moi, Seigneur, ne permettez pas que jamais je puisse me séparer de vous.


Bouquet Spirituel: « Joseph l'époux de Marie ». (Saint Matthieu 1 : 11)

Résolution: Dans nos doutes et nos difficultés, aimons à prendre conseil de personnes prudentes, et surtout de Dieu.


Exemple

La première église dédiée à saint Joseph


Le vénérable Père Pierre Cotton, célèbre orateur et fervent religieux, eut, dès le jour de son ordination, une grande dévotion pour saint Joseph. Il ne laissa jamais passer le plus court entretien sans parler de lui, ni la moindre occasion sans chercher à répandra son culte. C'est lui qui a eu l'honneur de faire ériger, près de la place Bellecour, à Lyon, la première église que la France ait consacrée au chaste l'époux de Marie. On y voyait de nombreux et riches ex-voto qui rappelaient les grâces signalées et les miracles obtenus par l'intercession de ce grand saint. Il eut le bonheur de mourir le jour de sa fête. Dans sa dernière maladie, Marie lui apparut et lui dit qu'elle venait l'aider à bien mourir, en reconnaissance de sa sincère dévotion pour son chaste époux. (L'abbé Deidier, Mois de Saint Joseph à l'usage du clergé.)

181_001

Posté par fmonvoisin à 18:56 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 3/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Troisième mercredi


Sur la disparition de Jésus dans le Temple

« L’enfant Jésus demeura dans Jérusalem, et ses parents ne s’en aperçurent pas. »


Méditation


Le temps de partir d’Égypte étant arrivé, l’ange avertit de nouveau Joseph de s’en retourner en Judée avec l’enfant et sa mère. Saint Bonaventure considère que, dans ce retour, la peine de Joseph et de Marie fut plus grande que pour aller, parce que Jésus étant alors âgé de sept ans environ, il était trop grand pour le porter sur les bras, et il était d’ailleurs trop petit pour faire à pied un long voyage : ainsi bien souvent cet aimable enfant était obligé de s’arrêter et de se coucher à terre par l’excès de la fatigue. En outre, considérons la peine que ressentirent Joseph et Marie, après leur retour, lorsqu’ils perdirent de vue Jésus dans la visite qu’ils firent au temple. Joseph était accoutumé à la douce jouissance que lui procurait la vue et la compagnie de son bien-aimé Sauveur; or, quelle dut être ensuite sa douleur quand il s’en vit privé pendant ces trois jours, sans savoir s’il devait jamais le retrouver, et sans savoir le motif de cette disparition? ce qui fut sa peine la plus cruelle; car le saint patriarche dans sa grande humilité, craignait que peut-être pour quelque manquement de sa part, Jésus n’eût résolu de ne plus habiter dans sa maison, et ne l’estimait plus digne de sa compagnie et de l’honneur de l’assister, en ayant soin d’un si grand trésor. Pour une âme qui a mis en Dieu tout son amour, il n’y a pas de plus grande peine que de douter si on lui a déplu. Aussi, pendant ces trois jours, Marie et Joseph ne purent prendre un instant de repos ; ne cessant de pleurer, ils allaient de toute part cherchant leur bien-aimé, comme la Vierge elle-même le lui dit ensuite quand elle le retrouva dans le temple: « Mon fils, oh! quelle peine cruelle vous nous avez fait éprouver pendant ces trois jours que nous sommes allés pleurant sans cesse et vous cherchant sans que nous pussions avoir de vos nouvelles. » Considérons d’autre part la joie de Joseph, quand ensuite il eut retrouvé Jésus, et qu’il sut que la cause de sa disparition n’avait pas été quelque manquement de sa part, mais le zèle de la gloire de son Père céleste.


Prières


Mon saint patriarche, vous pleurez pour avoir perdu de vue Jésus; mais vous l’avez toujours aimé, il vous a tant aimé qu’il vous a choisi pour son père nourricier et pour le gardien de ses jours. Laissez-moi pleurer, moi qui, pour les créatures et pour suivre mes caprices, ai tant de fois abandonné et perdu de vue mon Dieu, au mépris de sa divine grâce. Ah! vous que j’invoque, par les mérites de la peine que vous éprouvâtes pour avoir perdu de vue Jésus, obtenez-moi des larmes pour pleurer sans cesse les outrages que j’ai faits à mon divin maître. Et au nom de la joie que vous ressentîtes quand vous le retrouvâtes dans le temple, obtenez-moi le bonheur de le retrouver moi aussi, lorsque par sa grâce je rentre en moi-même et de ne plus, le perdre jamais.


Et vous, ô Marie, ma mère, vous qui êtes le refuge des pécheurs, ne m’abandonnez pas, ayez pitié de moi. Si j’ai offensé votre fils, je m’en repens aujourd’hui de tout mon cœur, et je suis prêt à perdre mille fois la vie, avant que de perdre sa divine grâce. Priez-le qu’il me pardonne, et qu’il me donne la sainte persévérance.


Et vous, mon bien-aimé Jésus, si vous ne m’avez pas encore pardonné, pardonnez-moi dans ce jour. Je déteste et je hais tout ce que j’ai pu faire d’injurieux contre vous; j’en suis marri, je voudrais en mourir de douleur. Je vous aime, et parce que je vous aime, j’estime votre amour et votre grâce plus que tous les royaumes du monde. Seigneur, assistez-moi, afin que toujours je vous aime et ne vous offense plus jamais.


Bouquet Spirituel: « Notre cœur n'était-il pas tout en feu, pendant qu'il nous parlait? » (Saint Luc 24 32).

Résolution: Gardons-nous de perdre Jésus par le péché mortel; et, si ce malheur nous arrivait, ne nous donnons aucun repos avant de l'avoir retrouvé.


Exemple

Une douce conversation


On lit dans les légendes de l'Ordre de Saint-François que la vénérable Pudentienne Zagnoni, qui fut très dévote à saint Joseph,eut le bonheur devoir, au moment de sa mort, le saint s'approcher de son lit avec Jésus au bras. Elle se mit alors à parler tantôt avec saint Joseph, tantôt avec Jésus, les remerciant de cette grande faveur. Ce fut dans cette douce compagnie qu'elle rendit doucement son âme à Dieu. (Saint Alphonse De Liguori).

069_001

Posté par fmonvoisin à 18:50 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 2/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Deuxième mercredi


Sur le voyage en Égypte

« L’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : Levez-vous ; prenez l’enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. »


Méditation


Les saints mages ayant informé Hérode que le roi des Juifs venait de naître, ce prince barbare ordonna de mettre à mort tous les enfants qui se trouvaient alors dans les environs de Bethléem. Ainsi, comme Dieu voulait pour le moment préserver son fils de la mort, il envoya un ange avertir Joseph qu’il eût à prendre l’enfant et la mère et à s’enfuir en Égypte. Considérez ici la prompte obéissance de Joseph, qui, quoique l’ange ne lui eût pas prescrit le temps du départ, n’éleva aucune difficulté, ni quant au temps, ni quant au mode d’un pareil voyage, ni quant au lieu où il pourrait s’établir en Égypte, mais se disposa sur-le-champ à partir. Ainsi, à l’instant même il en fit part à Marie, et la nuit même, comme le veut Gerson, recueillant les pauvres outils de sa profession qu’il pouvait porter, et qui devaient lui servir en Égypte pour alimenter sa pauvre famille, il se mit en chemin avec son épouse Marie. Les voilà seuls, sans guide, faisant route vers l’Égypte, c’est-à-dire entreprenant un voyage d’une longueur de quatre cent milles, à travers les montagnes, des chemins âpres et de vastes déserts. Or, quelle dut être la peine de Joseph dans ce voyage, quand il voyait souffrir ainsi sa chère épouse, peu faite à la marche, portant entre ses bras ce cher enfant que Marie et Joseph, tout en fuyant, se passaient l’un à l’autre, dans la continuelle appréhension de rencontrer à chaque pas les soldats d’Hérode, et cela par le temps le plus rigoureux de l’hiver, avec l’incommodité du vent et de la neige. De quoi pouvaient-ils se nourrir dans ce voyage, si ce n’est d’un morceau de pain qu’ils avaient emporté de la maison ou qu’ils avaient reçu en aumône? La nuit où pouvaient-ils reposer, si ce n’est dans quelque mauvaise halte, ou en rase campagne à découvert, ou tout au plus sous quelque arbre? Joseph était bien tout résigné à la volonté du Père Éternel, qui voulait que son fils commençât dès son enfance à souffrir pour expier les péchés des hommes; mais le cœur tendre et aimant de Joseph ne pouvait pas ne pas ressentir une peine bien vive en entendant Jésus pleurer à cause du froid et des autres incommodités qu’il éprouvait. Considérez enfin combien Joseph dut souffrir pendant un séjour de sept années en Égypte, au milieu d’une nation idolâtre, barbare et inconnue; puisqu’il n’avait là ni parents ni amis qui pussent l’assister. Aussi S. Bernard disait-il que pour nourrir son épouse et ce divin enfant qui pourvoit à la nourriture de tous les hommes et de tous les animaux de la terre, le saint patriarche était contraint de travailler jour et nuit.


Prière


Mon saint protecteur, au nom de celle prompte soumission que vous montrâtes toujours à la volonté de Dieu obtenez-moi de votre Jésus la grâce d’une soumission parfaite aux divins commandements. Obtenez-moi dans le voyage que fait mon âme vers l’éternité, au milieu de tant d’ennemis, la grâce de ne jamais perdre la compagnie de Jésus et de Marie, jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi accompagné, toutes les peines de cette vie et la mort même me seront douces et agréables. ? Marie, mère de Dieu, au nom des souffrances qu’étant si jeune et si délicate, vous dûtes éprouver dans votre voyage en Égypte, obtenez-moi la force de supporter avec patience et résignation toutes les incommodités et toutes les choses fâcheuses qui m’arrivent. Et vous, mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi.


O Dieu, vous l’innocence même, vous qui êtes mon Seigneur et mon Dieu, vous avez voulu dès votre enfance tant souffrir pour moi, et moi pécheur, qui tant de fois ai mérité l’enfer, comment ai-je pu être si peu résigné et si impatient quand il s’est agi de souffrir quelque chose pour vous? Seigneur, pardonnez-moi. Je veux à l’avenir supporter tout ce que vous voudrez, et dès ce moment je m’offre à porter toutes les croix que vous m’enverrez. Soutenez-moi donc par votre grâce, autrement je ne vous serai pas fidèle. Je vous aime, mon Jésus, mon trésor, mon tout, et je veux vous aimer toujours; je veux, pour vous être agréable, souffrir tout ce qu’il vous plaira.


Bouquet Spirituel: « Je fais toujours ce qui lui plaît ». (Saint Jean 8: 29)

Résolution: Regardons-nous comme des voyageurs et des étrangers sur cette terre d'exil; que chacun de nos oeuvres soit un pas nouveau vers le Ciel, notre Patrie.


Exemple

Les médailles de saint Joseph


M. l'abbé Plumier, saint prêtre du diocèse de Marseille, mort il y a peu d'années en odeur de sainteté, avait beaucoup désiré la construction d'un édifice destiné à abriter les orphelines. Enfin, le jour arriva et monseigneur Cruice vint répandre sur la première pierre de cette maison comme les prémices de ses bénédictions, en récitant les prières liturgiques. Tandis que, avec la truelle d'argent, le prélat allait sceller cette pierre objet de tant de désirs, on vit M. Plumier s'approcher de la pierre avec une émotion profonde et y verser ce que contenait sa main et qui produisit en tombant un bruit de monnaie... « Que mettez-vous donc là, monsieur l'aumônier? », lui demanda-t-on avec surprise... « Ce sont, dit-il, des médailles de Saint Joseph »; puis, avec bonhomie, il répéta: « Quand les rois font bâtir des palais, ils placent dans la pierre des monnaies frappées à leur effigie: or, faut-il bien mettre ici les médailles du Saint Patriarche, car c'est lui seul qui peut construire cette maison ! » Chacun sourit de cette naïve confiance, et, peu de jours après, les rieuses recevaient de lui, et en diverses fois, des sommes qui se sont élevées à plus de cinq mille francs, et qui ont prouvé, une fois de plus, combien il fait bon de s'abandonner au glorieux Joseph pour la réussite des affaires temporelles. (L'abbé Payn D'Augeray, Vie de M. l'abbé Plumier.)

116_001

Posté par fmonvoisin à 18:41 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 1/7

095_001_1

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Introduction


Qui est Saint Joseph?

Homélie de Monseigneur Théas,  ancien évêque de Lourdes, le 1er mai 1968


Saint Joseph est l’époux de Marie, le père de Jésus, le charpentier de Nazareth. Ces trois titres se trouvant textuellement dans l’Evangile, ils sont dès lors objet de foi.


Joseph, époux de Marie


A deux reprises au moins, l’Evangile appelle ainsi Saint Joseph. En saint Matthieu, la généalogie de Jésus se termine par ce verset: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus qu’on appelle le Christ » (Mt 1: 6). A l’heure de sa plus grande angoisse, saint Joseph est éclairer et apaisé par l’Ange qui lui dit: « Joseph, ne crains pas de prendre avec toi ton épouse; car ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1: 20) Marie et Joseph sont donc unis par les liens d’un mariage authentique. Mariage singulier aussi, que Bossuet décrit ainsi: « deux virginités s’unissent pour se conserver éternellement l’une et l’autre ». La pureté étant essentiellement capacité d’amour, jamais deux époux ne s’aimèrent aussi profondément que Marie et Joseph. Ce virginal époux et cette virginale épouse s’appartiennent mutuellement avec une perfection d’amour jamais atteinte et dans laquelle s’harmonisent le respect et la tendresse, la réserve et la délicatesse. Nous sommes en face d’un mystère. Il ne s’agit pas de comprendre: contentons-nous d’adorer le plan de Dieu et d’admirer la façon dont Marie et Joseph l’ont réalisé dans une totale fidélité à leur vocation. Cette union mystérieuse entre Marie et Joseph ne réclame-t-elle pas que le culte de la virginale épouse soit complété par le culte de son virginal époux?


Joseph, père de Jésus


Quatre fois, dans l’Evangile, Jésus est appelé le « fils de Joseph ». Ici aussi, nous sommes en plein mystère: le fils de Dieu donne le nom de père à cet homme qui est seulement l’époux de sa mère. En éduquant Jésus, Marie lui apprend à traiter Joseph comme un père, à lui donner ce titre. Rappelons-nous le maternel reproche de Marie à son fils, lorsque, après trois jours de recherches, elle le trouva dans le temple de Jérusalem: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois, ton père et moi nous te cherchions angoissés » (Luc 2: 48). De fait, Dieu a donné à Joseph le cœur, l’autorité, les responsabilités d’un vrai père vis-à-vis de Jésus: à certaines heures, cette charge paternelle fut particulièrement lourde. Mais jamais enfant n’a aimé son père comme Jésus aima Joseph! Quand on l’appelle « le fils du charpentier », Jésus n’est pas humilié. Il connaît la noblesse du travail manuel et d’un métier qu’il pratique lui-même. Il sait que ce charpentier est juste, c’est à dire qu’il est saint, et à un degré qu’aucune sainteté, celle de Notre-Dame mise à part, n’égale et n’égalera jamais.


Joseph, le charpentier de Nazareth


L’Evangile désigne encore saint Joseph par sa profession. L’époux de Marie, le père de Jésus, est un artisan du bois. Menuisier, charron, il fabrique des jougs et des charrues; il a pour clientèle les habitants de Nazareth et les petits paysans des environs. Dans son atelier, il manie les pièces de bois, il respire l’odeur des copeaux. Il gagne modestement sa vie, ce qui lui permet de vivre et de faire vivre pauvrement la Sainte Famille. Entrons dans la maison de Nazareth: « Il n’y a ici que trois pauvres gens qui s’aiment e c’est eux qui vont changer la face du monde! » écrira Paul Claudel. Enfin, sachons que saint Joseph est le plus parfait modèle de dévotion mariale. Plus que tout autre, il se donna et il appartint à Notre Dame. C’est pourquoi plus que tout autre après Marie, il fut rempli de la sainteté du Père, de Fils et du Saint-Esprit.

049_001

Avant-propos


Au cours des sept mercredis précédant les deux solennités du Bienheureux époux de la Vierge Marie et père nourricier de Jésus, nous sommes invités à faire spécialement mémoire de Saint Joseph. Ces deux fêtes sont, le 19 mars, Fête liturgique de Saint Joseph et le 1er mai, fête de Saint Joseph Travailleur, mais cette dévotion peut également être pratiquée à tout moment de l'année. Pour donner une âme à cette dévotion, qui n'est pas une formule magique, il est conseillé d'accéder au Sacrement de la Réconciliation et de recevoir la Sainte Eucharistie, sommet de la vie chrétienne, plus spécialement les jours de Fête de Saint Joseph. La dévotion qui vous est ici proposée à été complètement revisitée, car, traditionnellement, l'on ne récite que les oraison, suivies des 7 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père. Afin de la rendre plus profonde, nous y avons ajouté une méditation de Saint Alphonse de Liguori extraite du Mois de Saint Joseph du Chanoine Ricard, une prière commune aux sept mercredis, ainsi qu'un exercice à pratiquer durant la semaine, un bouquet spirituel, qui pourra être une base pour accompagner notre méditation et notre réflexion, un récit de grâce accordées par Saint Joseph, afin de faire grandir notre vénération pour le glorieux Patriarche, et enfin une consécration à Saint Joseph, que l'on récitera soit le dernier mercredi, soit le jour de la Fête de Saint Joseph, soit lorsque l'on a reçu la grâce que l'on a demandé. Nous espérons que cette pratique vous fera aimer Saint Joseph et vous aidera à vous rapprocher de celui qui est le glorieux père Nourricier de Jésus est l'époux chaste et virginal de la Mère de Dieu, la Vierge Marie.


F. Monvoisin


Prière à réciter au début de chaque Mercredi


Prière à Saint Joseph


Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. O vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et qui savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance. Daignez prendre sous votre charitable conduite cet intérêt important et difficile, cause de notre inquiétude. (...) Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. O vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph,  vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu, que l’on a pu dire « au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu’il ne supplie », tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie. Soyez notre avocat auprès de ce Divin Fils dont vous avez été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie, dont vous avez été l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions. Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous. Amen.


(Saint François de Sales)


7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie et 7 Gloire au Père


Premier mercredi


Sur le voyage à Bethléem où naquit Jésus

« Joseph monta aussi de Galilée eu Judée, savoir, de la ville de Nazareth, en la cité de David,

appelée Bethléem. »


Méditation


Considérez les doux entretiens que durent avoir ensemble, durant ce voyage, Marie et Joseph, touchant la miséricorde de Dieu, qui envoyait ainsi son fils au monde pour racheter le genre humain ; et touchant l’amour de ce fils qui venait dans cette vallée de larmes pour expier, par ses souffrances et par sa mort, les péchés des hommes. Considérez ensuite la peine de Joseph quand il se vit, en cette nuit où naquit le Verbe divin, repoussé partout avec Marie dans Bethléem, en sorte qu’ils furent contraints de chercher asile dans une étable. Quelle fut la peine de Joseph en voyant sa sainte épouse, jeune personne de quinze ans, sur le point d’accoucher, tremblant de froid dans cette grotte humide et ouverte de plusieurs côtés! Mais quelle dut être ensuite sa consolation quand il entendit Marie l’appeler et lui dire: Venez, Joseph, venez adorer notre Dieu enfant, qui vient de naître dans celle étable. Admirez sa beauté; contemplez dans cette crèche, sur ce foin le roi de l’univers. Voyez comme il tremble de froid, lui qui embrase d’amour les Séraphins! Voyez comme il pleure, lui qui est la joie des cieux! Or, considérez ici quel fut l’amour, et l’attendrissement de Joseph, alors qu’il vit de ses propres yeux le fils de Dieu fait enfant; qu’il entendit en même temps les anges chanter autour du Seigneur nouveau-né, et qu’il vit la grotte remplie de lumière! Alors, Joseph à genoux et pleurant d’attendrissement: Je vous adore, dit-il; oui, je vous adore, mon Seigneur et mon Dieu. Quel n’est pas mon bonheur d’être après Marie le premier à vous voir nouveau-né! et de savoir que vous voulez dans le monde être appelé mon fils et estimé tel! Permettez donc que moi aussi je vous donne ce nom, et que, dès maintenant, je vous dise: Mon Dieu et mon fils, je me consacre tout à vous. Ma vie ne sera plus à moi, elle sera toute à vous; elle sera uniquement employée à vous servir, ô mon Seigneur. Combien plus encore s’accrut la joie de Joseph quand il vit arriver cette nuit même les bergers, invités par l’ange à venir voir leur Sauveur nouveau-né; et plus tard les saints mages venus de l’Orient pour rendre leurs devoirs au roi du ciel, au Dieu fait homme pour sauver ses créatures.


Prières


Mon saint patriarche, je vous prie, au nom des peines que vous éprouvâtes lorsque vous vîtes le Verbe divin né dans une étable, en un tel état de pauvreté, Sans feu, sans linge, et lorsque vous l’entendîtes pleurer par la souffrance que lui causait la rigueur du froid; je vous prie, dis-je, de m’obtenir une vraie douleur de mes péchés, par lesquels j’ai été cause des larmes qu’a versées Jésus. Mais, au nom de la consolation que vous éprouvâtes lorsque, pour la première fois vous vîtes Jésus enfant, né dans une crèche, si beau, si gracieux, en sorte que dès cet instant votre coeur commença de brûler d’un plus ardent amour envers cet aimable et bien-aimé enfant, obtenez-moi la grâce de l’aimer moi aussi d’un grand amour sur la terre, pour être admis un jour à le posséder dans le ciel.


Et vous, ô Marie, mère de. Dieu et ma mère, recommandez-moi à votre fils, et obtenez-moi le pardon de toutes les offenses que j’ai commises envers lui, et la grâce de ne plus l’offenser. Et vous, mon bien-aimé Jésus, pardonnez-moi pour l’amour de Marie et de Joseph, et accordez-moi la grâce de pouvoir un jour vous voir en paradis pour vous y louer, et aimer votre beauté divine, et votre bonté qui vous a fait enfant pour l’amour de moi. Je vous aime, beauté infinie.


Je vous aime, mon Jésus. Je vous aime, mon Dieu, mon amour, mon tout.


Bouquet Spirituel: « Il descendit avec Joseph à Nazareth ». (Saint Luc 2: 51)

Résolution: Acceptons avec humilité les rebuts et les mépris, et pratiquons, selon notre pouvoir, les saintes traditions de l'hospitalité Chrétienne.


Exemple

Secours dans l'oraison


Pendant longtemps, raconte une jeune religieuse, je ne pouvais méditer sans être accablée des distractions les plus extravagantes, ce qui m'affligeait beaucoup. Or, un jour qu'accablée de tristesse, je me plaignais à Dieu de cette grande misère, je me sentis poussée à implorer le secours de saint Joseph. Fidèle à cette inspiration de la grâce, je le fis avec une grande confiance, et non seulement je fus délivrée de mes distractions, mais encore j'arrivai en fort peu de temps à l'oraison de quiétude. J'ai fait une expérience qui m'étonne, c'est que je ne puis méditer sur les vertus et les perfections de saint Joseph qu'à la manière des plus sublimes mystères, c'est-à-dire, par voie d'admiration et d'anéantissement. Je ne saurais énumérer toutes les grâces signalées dont je lui suis redevable. Si je veux me lever avant l'heure ordinaire, je lui fais une prière avant de m'endormir, et je m'éveille toujours à l'heure dite. Un simple désir que je lui manifeste me délivre de mauvais songes, et j'obtiens aussi facilement de ce grand saint de n'avoir pendant le jour que de bonnes pensées. (P. De Barry, Dévotion à saint Joseph.)

042wf

Posté par fmonvoisin à 18:27 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,


  1  2  3  4  5