24 juin 2018

Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

 

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Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

Du 25 juin au 3 juillet

 

Antonietta naît à Rome le 15 décembre 1930, dans une famille plutôt aisée aux solides principes moraux et religieux. La maison se trouve à quelques pas de Sainte-Croix-de-Jérusalem. On récitait chaque jour le Rosaire, et on allait quotidiennement à la Messe. Ses parents aimaient beaucoup la Sainte Vierge, et, pour le voyage de noces, ils avaient été en pèlerinage au sanctuaire de la Reine du Rosaire de Pompéi. Les premiers mots que Nennolina, le surnom donné à Antonietta, apprend à écrire, par sa maman, sont les Noms de Jésus et de Marie. Quatrième d’une fratrie dont deux membres sont déjà « au Ciel », cette jolie brunette obéissante et joyeuse, ravit par son charme, sa candeur et sa capacité de réflexion très au-dessus de son âge. Nennolina était une enfant vive, toujours gaie, qui avait souvent une grande envie de sauter. Elle aimait beaucoup chanter.

A trois ans, elle entra au jardin d’enfant des religieuses. Elle connait dès son plus jeune âge un attrait pour la prière. A l'âge de quatre ans, elle est inscrite dans la section des Petites de l'Action catholique féminine.

Un jour, dans le jardin de la maison, elle tombe par terre et se cogne le genou sur un caillou. On la soigne, mais la douleur ne passe pas. Les médecins ne comprennent pas l'origine de sa douleur, mais, quand ils diagnostiquèrent le mal, il était trop tard : « osteosacoma, cancer des os », l'amputation de la jambe est alors inévitable. Tout le monde en est bouleversé...sauf elle.

Au printemps de l'année 1936, après l'intervention chirurgicale, on installe à Nennolina une lourde prothèse orthopédique, puis elle reprend sa vie d'enfant. Déjà à cet âge, elle avait un concept de la valeur de la souffrance, incompréhensible sans la grâce de Dieu.

Elle commença à aller à l’école primaire à six ans, avec une prothèse qui la gênait beaucoup. Mais elle offrait tout à Jésus : “Chaque pas que je fais, que ce soit un mot d’amour”. Le jour de l’anniversaire de l’amputation elle voulut le célébrer par un grand repas et par une neuvaine à la Vierge de Pompéi, parce que grâce à cet événement, elle avait pu offrir sa souffrance à Jésus. A 6 ans, elle obtient de faire sa première communion, comme le permet désormais l’Eglise (décret de Pie X d’août 1910, autorisant la communion des enfants à l’âge de raison, c'est-à-dire 7 ans, et même avant). Se préparant avec ferveur, elle promet à Jésus, quand il sera dans son cœur, de lui « dire des petits mots pour le consoler ».La nuit de Noël 1936, elle reçut la Première Communion et quelques mois plus tard la Confirmation.

L’amputation de la jambe n’avait pas bloqué la tumeur, qui s’étendit à la tête, à la main, au pied, à la gorge et à la bouche. Les souffrances de la maladie et celles des traitements destinés à la soigner étaient très fortes. Le mal progresse et après de longues et atroces souffrances, cette enfant toujours préoccupée des autres et qui ne s’est jamais plainte rend sa belle âme à Dieu, le 3 juillet 1937. Elle entre dans la Vie, n'ayant pas encore eu ses 7 ans, un samedi, comme elle l'avait annoncé. Elle est enterrée dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.

Dès 1941, la présidente de l'Action catholique italienne propose l'ouverture de la cause en béatification et canonisation. Celle-ci s'ouvrira en 1972 après l'accord obtenu de la Congrégation pour les causes des saints.

Mais, conversions et grâces accompagneront sa mort : au cimetière romain du Verano, sa tombe sera jonchée de petits billets de prière et d’actions de grâce. Dans  l’année qui suivra, deux biographies de Nennolina seront publiées : sa réputation de sainteté se répandra si spontanément et si vite qu’elle dépassera non seulement les limites de sa paroisse, Sainte-Croix-de-Jérusalem, mais aussi celles de Rome et de l’Italie. Dès 1940, sa biographie paraît en plusieurs langues, y compris l’arménien. Le procès de béatification s’ouvre en 1942 et la phase diocésaine se termine en 1972. Mais son âge, à la limite de ce que l’on considère comme l’âge de raison, suscite la perplexité des personnes qui examinent son cas et de nombreuses difficultés surgissent au cours du procès. Aucune loi canonique ne détermine en fait l’âge à partir duquel on peut ouvrir un procès de béatification. Ce n’est qu’en 1981, avec la Déclaration de la Sainte Congrégation pour les Causes des Saints, que l’Eglise reconnaît pleinement que les enfants peuvent, eux aussi, accomplir des actes héroïques de foi, d’espérance et de charité, et par conséquent être élevés à l’honneur des autels.

Un décret, en date du 18 Décembre 2007, a été signé au Vatican, par le pape Benoît XVI, reconnaissant l'héroïcité de ses vertus. Nennolina est désormais Vénérable.

 

Prières quotidiennes

 

Prière à la Vénérable Antonietta Meo

 

O Dieu, Père des humbles, nous Te remercions parce que Tu nous as donné, en Antonietta Meo, une image vivante de Ton Amour et de Ta Sagesse révélés aux tout-petits. Toi qui lui as donné la Grâce d'être unie à la Croix du Seigneur Jésus et de souffrir avec force et avec joie. Rends-la glorieuse encore sur terre, afin qu'elle soit pour tous un exemple lumineux de fidélité à l'Evangile. Accorde-nous son amour simple et ardent pour l'Eucharistie et pour l'Eglise. Viens en aide à notre pauvreté et, par son intercession, rends-nous la grâce que nous Te demandons avec confiance. Amen.

 

Je crois en Dieu, Notre Père, 10 Je vous salue Marie,

Gloire au Père, O Marie conçue sans péché.

 

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Premier Jour

Antonietta, auteur d’une œuvre étonnante

 

Cette jeune enfant a écrit plus de cent cinquante lettres à Jésus, à Marie et à la Trinité, rédigées durant sa maladie, d’une maturité exceptionnelle. Cette œuvre étonnante témoigne d’une ascension spirituelle fulgurante. Ecrites de sa main malhabile de petite élève ou dictées à sa maman, ces incroyables petites lettres dégagent un tendre parfum d’intimité avec le Ciel : « Cher Jésus. Chère Petite Sainte Vierge »,commence l’auteur qui conclut souvent par : « Pleins de baisers de la part de ta petite Antonietta ».

C’est à partir du moment où sa mère commence à lui enseigner un peu de catéchisme, en vue de sa première communion qu’Antonietta se met à lui dicter de petites lettres, puis à les écrire elle-même, et à les poser chaque jour sous une statuette de l’Enfant Jésus au pied de son lit « pour qu’il vienne les lire la nuit ».

Sa mère témoignera : « Cela a débuté comme un jeu. C’est ainsi que souvent, le soir, après avoir dit sa prière à son ange gardien, Antonietta a pris l’habitude de me dicter des “poésies”,  d’abord pour moi, puis pour son papa et Margherita, puis pour Jésus et pour la Sainte Vierge. Je prenais le premier bout de papier que je trouvais, et je me contentais d’écrire ce qu’elle me disait, en souriant d’indulgence pour ce qu’elle me dictait avec tant de simplicité et de détermination ».

Confions tous les enfants à Jésus, pour que s’établisse dans leur cœur cette tendre relation avec lui.

Jésus, aide-nous à développer les talents que tu as mis en nous.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième Jour

Antonietta, future Docteur de l’Eglise

 

Le journal de Nennolina et ses lettres parlant de Jésus, de la Vierge Marie et de Dieu le Père sont chargées d'émotion et d'affection. Elles révèlent une union mystique vraiment extraordinaire. La théologie qui transpire de ses écrits, tracés d’une main enfantine et avec la manière simple et souvent incertaine des enfants, est d'une beauté surprenante. Beaucoup sont actuellement étudiés par les spécialistes. Car « l’œuvre » de cette jeune enfant dénote une profondeur spirituelle et une justesse théologique stupéfiantes.Au point que d’aucuns ont voulu voir en cette enfant de 6 ans un possible Docteur de l’Eglise. Cette correspondance place d’emblée sa jeune auteur dans la cour des plus grands. Comme eux, cette enfant aime Jésus d’un amour d’épouse. Amour mystique aux accents poétiques, qui rappelle celui de Thérèse de Lisieux. Elle écrit à Jésus : « Je veux être ta lampe et ton lys. La lampe qui brûle nuit et jour devant le tabernacle, ne te laissant jamais seul ; le lys qui orne l’autel et t’adore ». Des lys, elle promet d’ailleurs d’en envoyer beaucoup quand elle sera au paradis !

Jésus, fais de nous de précieux témoins de ton amour.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième Jour

Antonietta aime Jésus jusqu’à l’héroïsme

 

Dès qu’elle apprend à tenir la plume, pendant sa première année d’école primaire, Nennolina veut signer toute seule : « Antonietta et Jésus ».Elle s’adresse à Jésus et à Marie avec une tendre familiarité. Ses petites lettres se terminent toujours par des caresses, des baisers, adressés à ses destinataires célestes. Les religieuses qui l’ont éduquée sont elles aussi témoins de cette tendre attitude, elles qui ont souvent vu, avant qu’elle ne sorte de l’église, la petite fille s’approcher du tabernacle et s’exclamer : « Jésus, viens jouer avec moi !».Elle écrit également dans ses lettres qu’elle désire que Jésus soit toujours avec elle : Pendant les mois qui la séparent de la nuit de Noël, ses lettres expriment tout son amour pour Jésus et l’ardent désir de le recevoir dans son cœur.

Les lettres de Nennolina sont des méditations-conversations avec Dieu le Père, Jésus, la Vierge Marie, l'Esprit Saint, la Sainte-Trinité. Elles sont pleines de tendresse, de douces expressions de l'amour ; de profondes réflexions sur les mystères de la foi ; de la persistance des souhaits de la réception de l'Eucharistie ; des offres de sa douleur à Jésus pour le salut des âmes.

La pensée de Jésus ne la quitte pas, elle compte les jours, les heures, les minutes. Les lettres sont répétitives et ses pensées, comme chez tous les enfants, sautent du coq à l’âne, mais sous leur forme enfantine, elles ne sont jamais banales ni puériles.

Son amour dépasse les mots : elle comprend qu’aimer Jésus, c’est faire sa volonté, jusqu’à l’héroïsme : « Rends-moi ma petite jambe si tu veux, écrit-elle à Jésus, mais si tu ne veux pas, fiat voluntas tua ».

O Jésus, fais-nous grandir, comme Nennolina, dans l’amour sans limite.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième Jour

Antonietta offre sa souffrance pour les pécheurs

 

Un peu plus tard, sa générosité extrême la fait monter encore plus haut : « Je ne te demande pas de me rendre ma jambe, je te l’ai donnée ». « Tu sais, maman ? J'ai proposé ma jambe à Jésus, pour la conversion des pauvres pécheurs et pour bénir tous les soldats en Afrique. »

Antonietta comprend qu’aimer Jésus, c’est aussi lui « donner des âmes ».Aussi offre-t-elle ses souffrances pour les pécheurs, « surtout pour les plus méchants »,précise-t-elle. Elle déclare vouloir beaucoup d’âmes : « O Jésus plein d’amour, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup !».

Elle prie pour les pécheurs : « Je te prie pour cet homme qui a fait tant de mal » ; «je te prie pour le pécheur que tu sais, qui est si vieux et qui est à l’hôpital Saint-Jean».

Nennolina comprend la valeur de la douleurA sa mère, elle dit : « Quand vous sentez la douleur, vous devez garder le silence et l'offrir à Jésus pour un pécheur. Jésus a tant souffert pour nous, mais il n'a pas commis de péché : Il était Dieu. Comment pouvons-nous nous plaindre, nous qui sommes pécheurs. Comment pouvons-nous le choquer toujours ? »

Prions pour les pécheurs, c’est ce que Marie nous demande de faire et qu’Antonietta a si bien compris et mis en œuvre.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième Jour

Antonietta comprend l’amour rédempteur de la douleur

 

Même si elle était très jeune, Antonietta a montré la compréhension de l'amour rédempteur de la douleur que vous ne pouvez pas expliquer si vous n'avez pas admis l'intervention d'une grâce extraordinaire. Nennolina comprend que chacun peut et doit remplir cette mission lui-même, en Jésus-douleur pour le salut de chaque âme. Elle offre sa douleur comme une récompense à Jésus pour toute la douleur qu’Il a soufferte. Elle a compris que sa douleur pourrait diminuer celle de Jésus qui continue à souffrir non plus dans son corps physique, mais dans son corps mystique. Jésus souffre sur les champs de bataille, dans les nombreux moyens par lesquels les hommes souffrent.

Antonietta, 6 ans, conseille à sa maman : « Pour ne pas souffrir, c’est bien simple : au lieu de penser à tes souffrances, pense à celles de Jésus, qui a tant souffert pour nous. Et tu verras que tu ne sentiras plus rien ». La petite fille qui sait à peine écrire, sait de quoi elle parle.

Quand quelqu'un lui demandait comment elle se sentait, elle répondait qu'elle allait bien.Elle ne voulait pas que quiconque prie pour son rétablissement, mais prie de l’aider à faire la volonté de Dieu. "Je veux rester avec Lui sur la croix parce que je l'aime", écrit-elle.

A son guide spirituel, elle dit  : "Pour un instant, je couche sur ma blessure, de manière à offrir plus de douleur à Jésus".

Cessons de nous plaindre et remercions Dieu pour les souffrances qu’il nous permet de partager avec lui.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième Jour

Antonietta demande des grâces à Jésus

 

Antonietta ne cessera jamais de demander des grâces à Jésus et à sa Mère, pour ceux qui lui sont proches, pour ceux qui se recommandent à ses prières :

« Aujourd’hui j’ai fait un peu de caprices, mais prends, ô bon Jésus, ta petite fille dans tes bras... Aide-moi, parce que sans ton aide, je ne peux rien faire… Aide-moi de ta grâce… Aide-moi, car sans ta grâce je ne peux rien faire… Je t’en prie, Bon Jésus, garde toujours ta grâce dans mon âme ».

« Cher Jésus, demain tu seras dans mon cœur, fais comme si mon âme était une pomme. Et fais qu’il y ait une petite armoire à l’intérieur de mon âme, comme les pépins qui sont à l’intérieur d’une pomme. Et comme la graine blanche qui est sous la peau noire des pépins, fais qu’à l’intérieur de la petite armoire il y ait ta grâce, qui serait comme la graine blanche. Mettez Votre Grâce dans le placard et que cette Grace reste avec moi pour toujours. »

Le futur Paul VI, alors Secrétaire d’Etat, à la lecture de la biographie et des lettres d’Antonietta Meo, écrira que Dieu, en agissant dans les âmes par les voies les plus mystérieuses, concèdera à beaucoup de pénétrer, grâce à la lecture de la vie de cette enfant qui n’avait pas encore sept ans, le mystère de cette sagesse qui se cache aux superbes et apparaît aux enfants ». 

Demandons et il nous sera donné. Mais sachons demander avec persévérance.

 

Prières quotidiennes

 

Septième Jour

Nennolina, martyre

 

Le 12 juin 1937, l’état d’Antonietta s’aggrave. Elle respire avec peine. On extrait du liquide de ses poumons. Le 23, on lui scie trois côtes, sous anesthésie locale en raison de sa faiblesse. Voici ce que dit sa mère : « Je ne peux décrire le supplice de ce petit corps martyrisé. Ce jour-là, j’ai retenu mes larmes de toutes mes forces et je lui ai dit : “Tu verras, ma petite fille, dès que tu te seras remise, nous irons en vacances, nous irons au bord de la mer... tu aimes tant la mer... tu pourras aussi te baigner, tu sais !”.Elle m’a regardée, et m’a dit avec tendresse : « Maman sois heureuse, sois contente... Je sortirai d’ici dans un peu moins de dix jours” ».Sa mère ne pouvait pas savoir qu’Antonietta lui avait dit exactement le jour et l’heure auxquels elle allait mourir.

Dans les jours qui suivent, Antonietta continue avec une force désarmante à sourire. Elle sourit même aux infirmières qui viennent soigner sa cicatrice, alors que les métastases ont déjà envahi et dévasté tout son petit corps et que, sous la pression de la masse tumorale dans sa poitrine, le cœur a été déplacé. Tous les témoins du procès ont exprimé leur stupeur devant son extraordinaire sérénité. Sa mère en arrivera même à douter qu’elle souffre : « Je suis allée voir le docteur, et je lui ai dit : “Docteur, je ne crois pas... dites-moi la vérité, dites-moi vraiment... Antonietta souffre beaucoup ?”. “Mais Madame, quelle question ! Que dites-vous ! Taisez-vous ! Les douleurs sont atroces”. Je suis retournée près de son lit... je n’avais plus de voix, et je lui ai dit pour la première fois : “Antonietta, bénis ta maman... Antonietta, bénis maman”. Avec sa main, elle a tracé à grand-peine, une petite croix sur mon front ».

Au procès, le père d’Antonietta rendit le témoignage suivant : « Un jour, voyant son état s’aggraver, j’ai décidé qu’il fallait administrer l’extrême-onction à ma petite fille. Lorsque le prêtre lui a dit que les saintes huiles augmentent la grâce, Antonietta qui écoutait attentivement a répondu : « Oui, je les veux ! » Elle a répondu avec calme à toutes les prières, elle a récité l’acte de contrition, puis elle a tendu ses petites mains ouvertes au prêtre pour qu’il l’oigne... Elle a posé un baiser sur le crucifix de sa première communion. Tout s’est passé avec simplicité, dans la sérénité ».

L’aube de ce matin du 3 juillet 1937 s’était à peine levée quand son père s’approcha d’elle pour arranger encore une fois son oreiller, et Antonietta lui murmura, en approchant ses lèvres pour lui donner un baiser : « Jésus, Marie..., maman, papa ».Sa mère raconte : « Elle a fixé son regard devant elle... Elle a souri... et puis un long, dernier soupir ».

Le petit cercueil blanc fut transporté le lendemain, accompagné d’une foule émue, dans la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, dans cette même basilique où se trouvent les reliques de la Passion de Jésus, et où Nennolina avait été baptisée à peine six ans auparavant. C’était le 28 décembre 1930, le jour des Saints Innocents.

Prions pour savoir témoigner jusqu’au martyre, comme Nennolina, s’il le faut.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième Jour

La plus jeune vénérable de l’ère chrétienne

 

« Il y aura des saints parmi les enfants !»s’exclama saint Pie X lorsqu’il leur permit l’accès aux tabernacles eucharistiques, en abaissant l’âge auquel il était possible de recevoir la Communion. Mais il n’imaginait peut-être pas que cela viendrait si vite.

Décédée à l’âge de 6 ans, Antonietta Meo (15 décembre 1930-3 juillet 1937) est donc la plus jeune vénérable non martyre de l’histoire de l’Eglise.

Elle est plus jeune que les deux bergers de Fatima, Jacinthe et François, béatifiés par Jean-Paul II le 13 mai 2000 (morts à 10 ans), que la vénérable Anne de Guigné (10 ans et demi) ou que Marie-Carmen Gonzalez Valerio, sa contemporaine (1930-1939).

Devenir vénérable est la première étape vers la Béatification, étape nécessaire avant la canonisation. Antonietta Meo est la plus jeune candidate à la sainteté de toute l'histoire de l'Eglise catholique, qui ne soit pas martyre. Sa vie a été un témoignage de la sainteté des enfants qui souffrent.

Confions tous les innombrables êtres humains qui ne seront jamais canonisés mais qui le sont déjà dans le cœur de Dieu.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième Jour

La sainteté est pour tous !

 

Le cas de Nennolina est certainement une nouvelle confirmation de cette vérité, fortement mise en relief par Vatican II : La sainteté n'est pas à l'usage d'un petit nombre, mais un devoir contraignant pour tous les baptisés.

La dernière lettre de Nennolina porte la date du 2 juin. C’est celle qui arrivera dans les mains de Pie XI : “Cher Jésus crucifié, je t’aime tant, tu m’es si cher ! Je veux être avec toi sur le Calvaire. Cher Jésus, dis à Dieu le Père que je l’aime beaucoup lui aussi. Cher Jésus, donne-moi la force nécessaire pour supporter ces douleurs que j’offre pour les pécheurs ».

Sa mère témoigne : « A ce moment-là, Antonietta a été prise d’une violente crise de toux et de vomissements, mais aussitôt que la crise a pris fin, elle a voulu continuer à dicter.

Le professeur Milani, médecin pontifical qui avait été appelé par le docteur Vecchi pour une consultation, est venu examiner Antonietta. Il a dit que l’état de ma petite fille était grave, et qu’elle devait être ramenée à la clinique pour être de nouveau opérée. Le professeur est resté parler avec elle et a été frappé de la voir supporter ses douleurs sans se plaindre. Mon mari lui a parlé des lettres qu’elle écrivait. Il a demandé à voir la dernière. Après l’avoir lue, il a dit qu’il voulait parler d’Antonietta au Saint-Père et nous a demandé la permission d’emporter la lettre avec lui. Le lendemain, une automobile du Vatican s’est arrêtée devant notre habitation. Un délégué envoyé personnellement par le Saint-Père Pie XI était venu apporter la bénédiction apostolique à notre petite fille. Il nous a dit que Sa Sainteté avait été très émue par la lecture de la lettre, et nous a même laissé un billet du professeur Milani qui demandait à Antonietta de le recommander au Seigneur et d’implorer pour lui les dons qu’elle avait demandés pour elle-même ».

Prions pour l’humanité, afin qu’elle resplendisse de la lumière divine.

 

Prières quotidiennes

 

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Litanies

 

Voici quelques-uns des écrits de Nennolina, adressés à son « Cher Jésus ou à Marie », sous forme de litanies. La première lettre date du 15 septembre 1936 :

 

Cher Jésus, aujourd’hui je vais sortir et je vais chez ma sœur et je leur dis que je veux faire ma première communion à Noël. Jésus, viens vite dans mon cœur, je te serrerai très fort et je t’embrasserai.

Mon cher Jésus, aujourd’hui j’ai appris à faire le « O », comme ça je t’écrirai bientôt toute seule.

Cher Jésus, viens à l’école avec moi demain !

Cher Jésus, dis à l’Esprit Saint qu’il m’illumine d’amour et qu’il me remplisse de ses sept dons.

Cher Jésus, dis à la Sainte Vierge que je l’aime tant et que je veux être à côté d’elle.

Chère Sainte Vierge, tu es si bonne, prends mon cœur et donne-le à Jésus.

Cher Jésus, dites à la douce Vierge Marie que je sais que demain, ce sera sa journée, je veux faire beaucoup de sacrifices pour la réconforter.

Cher Jésus, je veux te répéter que je t’aime beaucoup. Mon bon Jésus, je te recommande mon père spirituel, donne-lui les grâces nécessaires.

Cher Jésus, je te recommande mes parents et Margherita. Ta petite fille t’envoie beaucoup de baisers.

Jésus, laisse cette grâce rester toujours, toujours avec moi. Je ne peux rien faire sans ta grâce.

Cher Jésus Eucharistie, mon cœur est plein d'amour pour vous et je suis heureux de vous accueillir demain matin à la sainte communion.

Cher Jésus eucharistie, je suis si, si contente que tu sois venu dans mon cœur. Ne t’en va plus de mon cœur, reste toujours, toujours avec moi. Jésus, je t’aime tant, je veux m’abandonner dans tes bras, fais de moi ce que tu veux.

Cher Jésus, aussi, vous pourrez venir dans mon cœur et rester enfermé avec moi. Je ferai beaucoup de sacrifices pour vous et vous dirai quelques mots doux pour vous réconforter. 

Cher Jésus, je t’aime beaucoup, je veux te le répéter que je t’aime beaucoup. Je te donne mon cœur.

Cher Jésus si vous étiez un homme comme nous et si vous étiez enfermé dans une maison, Vous ne connaîtriez pas toutes ces offenses qu'on vous fait.

Cher Jésus, dites à Dieu le Père que je l'aime tant.

Cher Jésus, je Vous adore et je baise Vos pieds.
Cher Jésus qui avez tant souffert sur la croix, apprenez-moi comment faire mon devoir pour que je puisse faire des sacrifices.

Cher Jésus, je sais combien tu as souffert sur la Croix, je veux t'offrir de petites fleurs et rester toujours près de Toi, sur la croix voisine, près de Ta petite Maman.

Mon bon Jésus, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup, je te le demande volontiers. Je te le demande pour que tu les fasses devenir bonnes et qu’elles puissent aller près de toi au Paradis. Cette prière, Antonietta la répétera de très nombreuses fois.

 

Dans sa dernière lettre du 2 juin 1937, elle écrit : « Cher Jésus, dis à ta petite maman que je l’aime et que j’ai hâte d’être votre voisine. »

 

Le Pape Benoît XVI a parlé d’Antonietta, lors de l’Audience aux garçons et aux filles de l’Action catholique, 20 décembre 2007. En voici quelques extraits : « Je suis heureux que vous ayez cité le nom d’une fillette, Antoinette Meo, appelée Nennolina. Il y a trois jours, j’ai décrété la reconnaissance de ses vertus héroïques. Quel exemple lumineux nous laisse cette fillette de votre âge ! Nennolina, enfant romaine, pendant sa courte vie – six ans et demi seulement – a fait preuve d’une foi, d’une espérance et d’une charité spéciales, ainsi que des autres vertus chrétiennes. Bien qu’étant une enfant fragile, elle est arrivée à donner un témoignage fort et ferme et vous pouvez la considérer comme l’une de vos amies, comme un modèle dont vous pouvez vous inspirer. Sa vie, à la fois si simple et si importante, montre qu’on peut être saint à tout âge : c’est vrai pour les enfants et pour les adolescents, pour les adultes et pour les personnes âgées. Chaque étape de notre vie est bonne pour décider d’aimer vraiment Jésus et de le suivre fidèlement. En quelques années, Nennolina a atteint le sommet de la perfection chrétienne que nous sommes tous appelés à rechercher, elle a parcouru à toute vitesse l’autoroute qui mène à Jésus.Comme vous le savez, Antoinette vit maintenant auprès de Dieu, et du haut du ciel, elle est proche de vous : sentez-la présente avec vous, dans vos groupes. Apprenez à la connaître et à suivre son exemple ».

 

Neuvaine proposée par l’Etoile Notre Dame

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

 

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21 juin 2018

Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

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Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

 

Le Père Joseph Kentenich

1885-1968

 

Le Père Joseph Kentenich est le fondateur d'un mouvement de renouveau religieux. Des aptitudes exceptionnelles de cœur et d'esprit, des grâces insignes aussi, lui ont permis d'assumer une très grande mission.

Il fut appelé à devenir le père d'une famille spirituelle de grande expansion. Avec patience et abnégation, avec amour et fidélité, il se dépensa au service de tous les membres des communautés qu'il formait avec un art exceptionnel de direction.

Tel un prophète, il propagea avec enthousiasme les vérités divines, et, au milieu des confusions de l'époque, il fraya la route à d'innombrables hommes de tous les continents. Homme de Dieu, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, il travailla sans relâche et souffrit saintement pour sa mission dans l'Église. Héraut de la Sainte Mère de Dieu, c'est à son image qu'il voulut modeler « l'homme nouveau dans la Communauté nouvelle ».

Le Père Kentenich naquit le 18 novembre 1885 à Gymnich, près de Cologne, en Allemagne. Il reçut de sa mère un très grand amour pour la Vierge Marie. A l'âge de 9 ans, il se consacrait totalement à la Mère de Dieu. Il reçut sa formation Théologique chez les Pères Pallotins, à Limbourg. C'est dans cette même ville qu'il fut ordonné Prêtre en 1910.

Il fut d'abord professeur au Petit Séminaire d'Ehrenpreis, puis, de 1912 à 1919, directeur spirituel au Petit Séminaire des Pères Pallotins de Schœnstätt, près de Vallendar, sur le Rhin. Son charisme d'éducation se manifesta dès les premières années de son sacerdoce. Il savait toucher ses élèves et les enthousiasmer pour les grandes causes.

Avec quelques-un de ses élèves, le 18 octobre 1914, le Père Kentenich posait le premier jalon de la fondation de l'œuvre de Schoenstatt, dans un acte de Foi et de confiance en la Providence Divine. Dans la vieille chapelle de Saint Michel, il scella avec la Mère de Dieu une alliance qu'il se plaisait à appeler « Alliance d'amour ». En effet, profondément convaincu de l'Amour de Marie pour tous les hommes, il la supplia, par la prière et le sacrifice de se laisser toucher pour que cette petite chapelle devienne un lieu privilégié de grâces et qu'elle puisse y attirer des multitudes d'hommes et de les instruire en vue de l'œuvre du Royaume de Dieu.

L'allocution qu'il prononça en cette circonstance est considérée comme l'Acte de Fondation du Mouvement de Schoenstatt.

Les jeunes qui dirigeait le Père comprirent d'emblée ses intentions et témoignèrent de leur esprit de sacrifice pendant les dures années de la première guerre mondiale. Quelques uns d'entre eux, au milieu des dangers du front, firent le sacrifice de leur vie pour servir la cause de Schoenstatt. Parmi ces derniers, le Serviteur de Dieu Joseph Engling se distingua particulièrement: il tomba près de Cambrai, dans le nord de la France. Son procès de Béatification est en cours.

Conduit par la Divine Providence, conscient de la mission que le Seigneur lui confiait et doué d'un talent extraordinaire d'organisateur, le Père Kentenich commença en 1919, la fondation de son œuvre multiforme et internationales de communautés sacerdotales et laïques. A partir de 1926, il jetait les bases de plusieurs instituts séculiers. Il fut pour tous le Père conscient de sa responsabilité, qui savait unir les siens dans l'amour de la Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt et de son sanctuaire.

Au cours des dernières décennies, ce « sanctuaire des origines » fut reproduit, dans le même style, dans les mêmes dimensions, en de nombreuses régions d'Europe et autres continents. Ainsi naquirent dans le monde entier des centres de Schoenstatt et à partir desquels, le mouvement du Renouveau s'enracina dans bien des pays.

De 1914 à 1945, le Père Kentenich fut détenu à la prison de la Gestapo de Coblence, puis déporté au camp de concentration de Dachau. Ferme dans la souffrance et animé d'une joyeuse résignation, il supporta les rigueurs et les périls du camp : il y fut pour tous un soutien. Même dans les situations les plus périlleuses, il travaillait sans relâche pour son œuvre, tout en exerçant une grande prudence.

Sain de corps et d'esprit, imprégné d'une Foi agissante, il revint à Schoenstatt dès la fin de la guerre et se consacra sans tarder à son œuvre. A partir de 1947, il entreprit des voyages en Afrique et en Amérique pour y répandre et y affermir les communautés de la Famille de Schoenstatt.

De 1946 à 1965, c'est par l'Église que le Fondateur et son œuvre furent mis à rude épreuve. Le Père Kentenich dut se séparer de sa fondation et s'exiler durant 14 ans à Milwaukee, aux États Unis. Longue période de silence pendant laquelle il supporta avec courage les incompréhension et les calomnies. Son amour pour l'Église et sa fidélité à son œuvre triomphèrent de l'épreuve.

Il considéra comme le plus grand cadeau de la Mère de Dieu son retour dans la famille de Schoenstatt, rendant grâce à Dieu pour les siens qui avaient gardé en l'Église et en lui-même une inébranlable fidélité. Au cours des trois dernières années de sa vie, malgré son âge avancé, le Père Kentenich travailla avec zèle au perfectionnement interne de son œuvre. Par de nombreuses conférences, il prit une position claire et nette face à la confusion de certaines doctrines théologiques ainsi qu'à une crise d'autorité dans l'Église. Il était le conseiller de plus d'un personnage influent. Son enseignement confirmait les siens dans la fidélité à la tradition et au Magistère de l'Église et favorisait l'ouverture à un aggiornamento. Il prenait particulièrement à cœur l'affermissement de la Foi de ses disciples aux réalités surnaturelles et voulait les mettre « avec Marie sur les voies des temps nouveaux dans une joyeuse espérance et la certitude de la victoire ».

Le Père Kentenich mourut subitement après avoir célébré l'Eucharistie, le 15 septembre 1868, en la Fête le Notre Dame des Sept Douleurs. Son corps repose dans la sacristie de l'église de l'Adoration, à Berg-Schoenstatt, à l'endroit même où il remet son âme entre les mains du Père.

 

Préface

 

Toute sa vie, le Père Kentenich a su s'attirer la confiance d'innombrables amis. Ils percevaient en lui un homme proche de Dieu et bénéficiaient de sa bonté et de sa sagesse. Joseph Kentenich leur offrait aide et conseil dans leurs besoins spirituels autant que matériels. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'après sa mort, beaucoup continuent de s'adresser à lui et de lui faire confiance puisqu'il se trouve maintenant pleinement en Dieu.

Dans la lumière de Dieu, il est à même de connaître nos besoins et il continue sa mission avec un autre mode de présence. Il est toujours le père qui se préoccupe de sa Famille de Schoenstatt et de tous ceux qui sollicitent son aide. Son amour le pousse à intercéder pour nous auprès du Père de l'Amour qui l'écoute et lui accorde ce qui est le mieux pour notre bien.

La présente Neuvaine que nous allons faire avec le Père Kentenich, sous forme de prière à nos intentions, va nous conduire, chaque jour, à une rencontre spirituelle avec le Fondateur de Schoenstatt: elle nous invite à la réflexion et à l'imitation de sa vie et veut affermir notre confiance.

En plus des textes à lire et à méditer, on peut réciter chaque jour une prière pour la Béatification du Père Kentenich.

Sachons enfin qu'auprès de la tombe du Fondateur, beaucoup prient aux intentions de tous ceux qui font cette Neuvaine. Aujourd'hui, un flot ininterrompu de chrétiens viennent prier sur sa tombe, confiants en son intercession. Innombrables en effet furent ceux qui trouvèrent en lui un guide et un père et qui, persuadés de la sainteté de sa vie, prient pour sa prochaine Canonisation.

 

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Prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Père Éternel, Vous avez fait vivre de la Bonne Nouvelle de Votre Fils Votre Serviteur, le Père Joseph Kentenich. Il nous l'a fait connaître: nous sommes Vos enfants. O Père attirez à Vous nos cœurs comme Vous avez attiré le sien afin que nous fassions avec amour ce qui Vous plaît. Disposez de nous selon Votre Volonté et donnez-nous la grâce d'être prêts à accepter la Croix dans notre vie. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, mettez en nous une infinie confiance en Vous. Père de Miséricorde, guidés par Votre main, faites que nous cheminions ici-bas paisiblement et courageusement jusqu'à la plénitude de la perfection. Nous voulons chanter éternellement les louanges de Votre amour infini. O Père très Bon, accordez à tous les hommes de connaître clairement le sens et le but de leur vie: le retour vers Vous. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, multipliez les guérisons et les miracles de conversions intérieure. Écoutez nos prières. Daignez bientôt accorder à Votre Serviteur l'honneur des autels pour que se révèle Votre Amour Paternel et que s'affermisse chez les hommes la Foi en Votre Amour et la confiance en Votre Miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Témoin de l'Amour

 

« Comme le Père M'a aimé, Moi aussi Je vous ai aimée. Demeurez en Mon Amour » (Jean 19: 5) 

« Ce que Je vous commande, c'est de vous aimer les un les autres ». (Jean 15: 17)

 

 

A une époque où « par suite de l'iniquité, l'amour se refroidit chez un grand nombre » (Matthieu 24: 12), Dieu nous a donné un homme qui aima beaucoup. Son intimité avec Dieu se reflétait nettement dans ses paroles et dans ses actes. Son être tout entier était pénétré de Dieu. Tous ceux qui ont eu des contacts avec lui ont pu le constater. Il ne refusait rien à l'Amour éternel: que ce soit au camp de concentration ou en exil, sa fidélité fut à toute épreuve. Cet amour de Dieu le poussait à se donner totalement aux autres. Il recevait tous ceux qui l'approchaient, avec amour, respect, intuition, cordialité. Sans se ménager, il leur consacrait sa force et son temps. Il était disponible à tous: aux prêtres qui demandaient conseil, aux laïcs qui le consultaient, à celui qui avait besoin de consolation dans la souffrance ou de lumière pour sa conscience. Sa patience était inlassable. Il n'acceptait les cadeaux que pour faire plaisir à d'autres. Celui qui rencontrait le Père Kentenich découvrait en lui la bonté et la Miséricorde de Dieu, l'image du Bon Pasteur qui donne sa vie pour les siens. C'est ainsi qu'il rapprochait de Dieu tous ceux qui le consultaient.

 

Réflexion

 

Nous sommes sur terre pour aimer Dieu. Il nous a aimés le premier et nous attire à Lui dans un Amour éternel. Il veut notre cœur, notre volonté, nos actions, notre prière. Où que nous soyons, nous avons à être témoins d'un grand amour. Sachons transmettre d'amour désintéressé, serviable, indulgent, qui pardonne, l'amour qui se penche sur le faible pour l'aider, sur les cœurs pour les unir.

 

Aujourd'hui, je réciterai souvent la prière suivante: O Seigneur, augmente mon amour pour toi ».

Aujourd'hui, pour témoigner de mon amour de Dieu, je serai spécialement attentif à venir en aide aux autres.

 

Mon Seigneur et mon Dieu, détruisez ce qui m'enchaîne dans mon élan vers Vous. Tout ce qui paralyse ou pourrai amoindrir l'amour que j'ai pour vous; mais donnez-moi tout ce qui peut faire jaillir l'amour que j'ai pour vous, et ce moi misérable, ôtez-le, si cela gène l'amour que j'ai pour vous! (D'après le Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Deuxième jour

En alliance avec la Mère Trois Fois Admirable

 

« Je conclurai avec eux une alliance pacifique, ce sera avec eux une alliance perpétuelle. Je les établirai, Je les multiplierai et J'établirai Mon Sanctuaire au milieu d'eux à jamais. Je ferai Ma demeure au-dessus d'eux et Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple ». (Ézéchiel 37: 27-26).

Dès sa plus tendre enfance, le Père Kentenich aima la Mère de Dieu. Il se donna à Elle dès l'âge de neuf ans dans une consécration qui fut décisive pour toute sa vie religieuse. Il avouait que Marie était sa seule éducatrice et son seul guide. Ce fut Elle qui le conduisit avec fermeté à travers toutes les crises spirituelles de ses années d'études. Elle lui fit don de la lumière et de la force pour sa mission de Fondateur. « Tout ce que je suis, répondait-il sans cesse, tout ce qui se fait à Schoenstatt, je le dois à la Mère de Dieu ». Comme elle le fut pour la vie du Fondateur, la consécration à Marie fut le principe et le fondement solide de la vie des communautés qu'il a fondées. Le 18 octobre 1914, dans la Chapelle Saint Michel à Schoenstatt, le Père Kentenich scella une Alliance d'amour avec la Mère de Dieu, la Mère Trois Fois Admirable. La Vierge répondit à l'offrande du Père Kentenich par un amour réciproque. Elle combla toutes ses espérances et, dans cette petite chapelle, elle établit son « Trône de Grâces » vers lequel elle attira d'innombrables cœurs pour les relier plus intimement à Dieu. Schoenstatt devint ainsi un lieu de pèlerinages, centre d'un Mouvement universel de renouveau religieux et moral. Le Père Kentenich était persuadé que l'offrande de sa personne à la Mère de Dieu était le gage sacré de fidélité à l'alliance baptismale, car Marie nous aide à demeurer fermes dans la Foi et à mener une vie Chrétienne. C'est pourquoi, avec une ténacité et un enthousiasme sans pareils, le Père Kentenich annonçait le message de l'Alliance d'amour avec la Mère Trois Fois Admirable. Animé d'une Foi inébranlable, « l'allié de la Mère de Dieu » remit entre ses mains sa vie et son honneur en des heures difficiles et décisives de sa vie comme de l'histoire de Schoenstatt. Il la servit jour après jour avec une inlassable fidélité.

 

Réflexion

 

Dieu Trinité veut nous donner la vie éternelle. C'est pour cela que par le Baptême Il a scellé une alliance avec nous, mais Il exige fidélité à cette promesse baptismale. Si, par l'Alliance d'amour, nous sommes liés à la Mère de Dieu, celle-ci nous aide dans la lutte contre les puissances du mal qui veulent nous séparer du Christ. Dans les crises actuelles de la Foi, elle est pour nous un guide sûr. Sa préoccupation majeure est de nous faire parvenir à la vie éternelle. « Servus Mariae nunquam peribit » (Un serviteur de Marie ne saurait périr), peut-on lire en latin sur le cadre illuminé qui entoure l'image de la Mère Trois Fois Admirable.

 

Que l'alliance de mon Baptême demeure toujours solide.

Dans toutes les circonstances, ai-je confiance en la fidélité de la Mère de Dieu, mon Alliée?

Aujourd'hui, je renouvelle mon alliance baptismale et mon alliance d'amour avec la Mère de Dieu, et j'implore la grâce de la fidélité.

 

« A l'alliance d'amour qui demeure fidèle ne périra jamais: ma conviction est telle ». (Adapté d'après des poèmes écrits en camp de concentration par le Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Troisième jour

L'apôtre des magnificences de Marie

 

« Quelle est celle-ci qui surgit comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons? » (Cantique des Cantiques 6: 10)

 

« Voici ta Mère »: ces paroles de Jésus furent pour le Père Kentenich tout un programme de vie spirituelle. Partout où il enseignait, il parlait de la Mère de Dieu et proclamait ses magnificences. Il allumait dans les cœurs une grande émotion et un enthousiasme débordant, il parlait de la beauté de l'Immaculée, de la bonté et de la sagesse de la Mère, de la grandeur de celle qui accompagna et assista le Christ, de la dignité de la Reine. Il désignait Marie comme « celle qui vient à bout de toutes les hérésies » et comme guide éprouvé dans les controverses spirituelles de notre temps. Parce qu'il accumulait les expériences de son pouvoir et de son amour, il demeurait serein dans toutes les difficultés. Ses paroles comme ses actes étaient un vibrant appel à mettre en Marie une confiance sans limites. On retrouvait manifestement dans sa vie le reflet des traits fondamentaux de Marie: son abandon total au Père surtout, dans la Foi, l'espérance et l'amour, sa fidélité, contre vents et marées, au Rédempteur et à son œuvre, sa pureté et sa transparence, son amour serviable et désintéressé. Au cours des nombreuses années de son ministère sacerdotal, il s'efforça toujours de former les siens à l'image de Marie et de placer ses fidèles au service personnel de la Reine des Apôtres. « Comme une armée rangée en ordre de bataille » pour la lutte en faveur du Royaume de Dieu.

 

Réflexion

 

La Très Sainte Vierge Marie a été merveilleusement favorisée par Dieu. Son être tout entier est d'une parfaite harmonie. Elle est notre Mère, notre Reine. Si nous nous abandonnons à Elle, Dieu agit en nous par l'image idéale de « l'homme nouveau ». Elle supplée à nos faiblesses et nous n'implorons jamais en vain sa toute puissance suppliante.

 

Quelle est ma prière préférée à Marie?

Qu'est-ce qui m'attire le plus en Marier, Mère de Dieu?

Aujourd'hui, tout au moins sur un point, j'essaie de suivre son exemple.

 

Rendez-nous pareil à Votre image, tout à fait comme Vous: pas à pas à Votre suite en ce pèlerinage de la vie avec Vous. Vous dont le Cœur si doux déborde de dignité, de force et de simplicité, venez en nous semer la concorde, et la joie et l'amour. (Adapté d'après un poème du Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Quatrième jour

Guidé par le Père

 

« Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie! » (Psaume 91: 2)

« Envoyez Votre Lumière et Votre Vérité: qu'elles soient mon guide et me ramènent vers Votre Montagne Sainte vers Vos demeures » (Psaume 43: 3)

 

Le Père Kentenich demeurait inébranlable dans les remous du doute et de l'incrédulité de notre époque. Il était pénétré de la certitude que Dieu est Père et qu'Il conduit les évènements du monde et le destin de chacun de nous. Pour le Père Kentenich, tout laissait transparaitre Dieu aussi bien pour donner un sens aux événement importants de l'histoire du monde que dans les menus faits de la vie quotidienne. Inlassablement, il cherchait à découvrir les plans de la Providence: « l'oreille collée au Cœur de Dieu et les doigts sur le pouls du monde ». Ses projets personnels ne comptaient pas quand Dieu lui indiquait la route à suivre. Il marchait simplement, avec confiance, malgré les obscurités et les souffrances. Quand il percevait clairement la Volonté du Père, il l'accomplissait, même s'il devait affronter les pires difficultés. Avec un sens éclairé de la Foi, il conduisait les siens en toute sécurité au milieu des tempêtes soulevées au cours des cinquante années de l'histoire de sa fondation. Par un labeur patient et méticuleux, il apprit à ses fidèles que Dieu dirige avec amour le destin de ses enfants: pour celui qui aime « tout concourt au bien », même le péché et la mort. Même les plus rudes coups du sort ne purent ébranler sa Foi profonde en l'amour attentionné du Père. Dans le tourbillon du temps ce fut un roc solide. Par son joyeux message de Foi, à la recherche de Dieu, le véritable chemin qui conduit au Cœur du Père.

 

Réflexion

 

Dieu est Père. Dieu est bon. Tout ce qu'Il fait est bon. Il m'a conduit jusqu'à présent. Bien que le sens de sa conduite me soit encore caché, Il en connait le but et m'indique le chemin. Son Amour s'étend sur moi.

 

Est-ce que je crois vraiment que Dieu est Père, qu'Il m'aime et me conduit personnellement?

En quelles circonstances m'a-t-Il montré Son Amour d'une manière spéciale?

Est-ce que je découvre aussi l'Amour du Père dans les heures sombres de mon passé?

 

Aujourd'hui, je vais être attentif aux signes qu'Il me donne.

 

Dans les ténèbres, dans la nuit, avec Vous je chemine, car Votre Amour toujours me suit et me domine ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Cinquième jour

Instrument dans la main de Dieu

 

« Cet homme m'est un instrument de choix pour porter Mon Nom devant les païens, les rois et les enfants d'Israël. Moi-même en effet Je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom » (Ac. 9: 15-16)

 

Le Père Kentenich était appelé par Dieu à fonder un mouvement universel. Profondément disponible pour la réalisation des plans Divins, il se mettait sans réserves entre les mains du Père, se soumettant à Sa Volonté, comme l'instrument est soumis à son maître. Marie était pour lui l'exemple de la parfaite disponibilité à Dieu. Il ne reculait devant aucune tâche. Avec fougue et sans crainte, il fonçait dès qu'il était convaincu que Dieu attendait quelque chose de lui. Jamais il n'aurait voulu modifier les plans de Dieu. Parce qu'il s'en remettait entièrement au Seigneur, ce fut dans une paix inaltérable et la certitude de la victoire qu'il put réaliser de grandes œuvres. En prison, on lui offrait la possibilité d'être exempté du camp de concentration, mais il décida d'aller librement à Dachau, profondément convaincu d'un dessein providentiel: « Si Dieu veut que je fasse cela, disait-il, Il me donnera la force de le réaliser. Là aussi je serai à Son service! » Et, au camp de concentration, Dieu fit de lui le soutien et le conseiller de beaucoup de ses compagnons de captivité. Il lui donna même le courage de fonder deux nouvelles branches de ses Communautés, durant ce temps. Jusqu'à la fin de sa vie, il fit montre d'une grande docilité qui le rendait capable de répondre au moindre désir de Dieu. Le Seigneur marqua de son sceau cette vie de totale dépendance en rappelant à Lui, dans la Patrie éternelle, son Serviteur le Père Kentenich, alors qu'il venait de célébrer la Sainte Messe dans l'église de l'Adoration.

 

Réflexion

 

Dieu me veut aussi à son service et, par mon intermédiaire, il veut agir dans mon milieu de vie. Il a besoin de moi et me prépare pour la mission qu'Il m'a confiée si je m'en remets entièrement à Lui. Il me donne les forces nécessaires pour réaliser tout ce qu'Il attend de moi.

 

Suis-je un instrument docile entre les mains de Dieu?

M'est-il arrivé parfois de m'opposer à Lui?

Aujourd'hui, je cherche une occasion de faire quelque chose pour la cause de Dieu et pour Son Royaume.

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Sixième jour

Fidèle à la Mission

 

« Va vers tous ceux à qui Je t'enverrai et tout ce que Je t'ordonnerai, dis-le. N'aie aucune frayeur devant eux, car Je suis avec toi pour te protéger ». (Jérémie 1: 7-8).

 

Pour le Père Kentenich, sa mission fut une grâce, mais aussi un lourd fardeau. L'Esprit de Dieu alluma en lui un ardent amour et un courage à toute épreuve. Il était choisi pour porter ce feu au monde et l'enflammer pour Dieu. Il annonçait comme une réconfortante vérité cette Bonne Nouvelle d'un Dieu qui aime chaque homme d'un amour unique. Le Père Kentenich était doué du charisme d'éducateur. Il fut pour beaucoup un Père diligent, extrêmement bon et sage, qui transmettait l'amour de Dieu largement offert et manifesté. Au cours de sa longue vie sacerdotale, il put admirer en bien des âmes et reconnaître la claire signification d'un noble amour humain propice à la naissance et au développement d'un solide et fervent amour de Dieu. Sa mission fut d'instaurer une méthode pédagogique qui tienne compte de cette connaissance, qui favorise et utilise ce qu'il y a de naturellement bon pour la formation religieuse. « La grâce présuppose la nature ». Le Père Kentenich découvrait en Marie la grande Éducatrice des peuples. Il était convaincu que le maintien du Christianisme dépendait de la fidélité à la Mère de Dieu. Si le Père Kentenich ne laisse que peu d'ouvrages imprimés, en revanche, il grava dans le cœur de beaucoup d'hommes d'ineffaçables empreintes. Sa préoccupation majeure était de réaliser concrètement les inspirations divines. Pour qu'elles prennent corps, rien ne lui paraissait trop pénible. Ses principaux objectifs étaient constamment présents à son esprit, aussi bien dans les services rendus à des particuliers que dans d'innombrables conférences et voyages à travers le monde. Son activité, notamment le caractère marial de sa mission, lui valut souvent l'opposition de l'opinion publique car il allait à contre-courant des fluctuations de la pensée moderne. Loin de se laisser déconcerter, il encaissa toutes les attaques, les fausses interprétations, voire les calomnies, et dirigea les siens avec énergie vers le but voulu par Dieu. L'histoire de l'œuvre de Schoenstatt en est la preuve.

 

Réflexion

 

A moi aussi Dieu a donné une mission à remplir autour de moi, mission de grâce et de responsabilité. Nul ne peut l'accomplir à ma place car cette mission m'est personnelle. Ma formation humaine et spirituelle, mon travail professionnel, mon service auprès des hommes, tout cela fait partie de ma mission. La fidélité à cette mission sera parfois cause d'opposition de la part de mon entourage.

 

Est-ce que je connais bien ma mission personnelle?

Comment supporter les difficultés inhérentes à cette mission personnelle?

Est-ce que je m'efforce de me rendre indépendant face aux opinions du jour?

Aujourd'hui, je réfléchis à la grâce et à la charge de ma mission.

 

« Retirez-nous toute volonté personnelle, et faites de nous les instruments de Votre Bonté, et mettez en nous un cœur pur et fidèle, et permettez-nous d'accomplir Votre Volonté ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Septième jour

Fondateur de grandes œuvres

 

« Je te fais père d'une multitude de peuples. Je te rendrai extrêmement fécond, de toi Je ferai des peuples et des rois sortiront de toi » (Genèse 17: 5-7)

 

Par l'intermédiaire du Père Kentenich, Dieu a donné à l'Église un immense Mouvement de renouveau. L'œuvre qu'Il commença au Petit Séminaire de Schoenstatt, par une congrégation mariale d'étudiants, comprend aujourd'hui des communautés ouverte aux  Prêtres et aux laïcs, aux jeunes, aux hommes, aux femmes, aux familles. A partir des communautés types de Schoenstatt, le Père Kentenich étendit le mouvement dans quatre continents. L'œuvre devenait ainsi mondiale et l'unité du Mouvement était garantie par l'amour de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt, le lien entre les différents sanctuaires et la fidélité au Père Fondateur. Former des « hommes nouveaux » dans une « communauté nouvelle », tel fut le but essentiel du Père Kentenich. But vers lequel il aspirait avec ardeur et de toutes ses forces. Toutes les communautés qu'il fonda sont constituées en groupes spécifiques sous une direction autonome. Il est clair et bien entendu que, dans tous ces groupes indépendants et aux objectifs précis, doivent s'épanouir des hommes d'esprit marial, remplis de zèle apostolique. Ils visent la famille idéale dont le trait d'union est un amour respectueux et où chacun se consacre de tout cœur à une seule grande mission: le renouveau marial et religieux du monde. Jusque dans les dernières années de sa vie, le Père Kentenich dispensa largement son amour de Père et de Fondateur aux diverses communautés. Celles-ci s'affermirent d'une manière inespérée et se rapprochèrent de plus en plus. La Fondation ne formait plus qu'une grande famille, ceci malgré la corruption de l'époque, la contradiction et l'instinct grégaire: une époque où tant d'hommes étaient profondément déracinés.

 

Réflexion

 

Nous sommes tous appelés à devenir des « hommes nouveaux », une « nouvelle communauté », une  « nouvelle création » (Galates 6:15) et à servir la « nouvelle communauté », c'est à dire la petite communauté dans laquelle nous vivons et la grande famille du peuple de Dieu. Notre vie a un but sublime. Dieu veut se servir de nous pour ses œuvres. Nos limites ne sont pas des obstacles si nous les reconnaissons et si nous nous confions en la force de Dieu.

 

Que puis-je faire pour la communauté dans laquelle je me trouve?

Est-ce que j'aspire à un amour magnanime et serviable?

Aujourd'hui je serai attentif à combler les désirs du prochain.

 

« Mettez en nous l'Esprit de Force de notre Sauveur pour faire de nous l'amorce d'un monde meilleur » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Huitième jour

Éprouvé par la souffrance

 

« Au jour de l'épreuve il fut trouvé fidèle, c'est pourquoi Dieu lui promit par serment de bénir toutes les nations en sa descendance » (Sir. 44 : 20-21).

 

Avant d'appeler ses prophètes, Dieu leur faisait ressentir leur impuissance. Sa grâce peut alors se répandre dans le vase purifié par la souffrance. Le Père Kentenich dut aussi faire l'expérience de son impuissance physique et spirituelle dans une mesure que Dieu attend de ses préférés. Confiant en sa  grâce, le Fondateur allait à la rencontre de la Croix. Alors qu'il était prisonnier politique, il fit cette prière: « Si Vous voulez mes forces, ma vie, me voici: adsum! Si Vous voulez que mes forces spirituelles diminuent progressivement: me voici! » Rien ne le faisait douter de l'Amour du Père. Sa conviction le poussait à dire: « Sans doute, c'est la voie actuelle qui est la meilleure pour moi. S'il n'en était pas ainsi, Dieu ne me laisserait pas m'y engager ». Il souffrit pour son Œuvre et pour les siens à la manière du Christ, qui disait de Lui-même: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15:13). Il supporta la douloureuse confrontation avec l'Église, car il reconnaissait que Dieu le voulait ainsi. Dans les heures les plus sombres, il ne cherchait aucun soutien humain: il se confiait uniquement à Dieu et à la Très Sainte Vierge. Pour lui, la souffrance était précieuse: quelque chose qu'il pouvait offrir au Père éternel pour le développement de sa Fondation et pour qu'elle puisse accomplir sa mission dans les siècles à venir, pour le bien du monde. A cause de sa fidélité, le Seigneur le bénit ainsi que son œuvre.

 

Réflexion

 

La Croix se présente souvent dans ma vie comme une sombre énigme. Elle me tourmente d'autant plus que j'en saisis moins le sens. La solution est dans la Foi; derrière toute souffrance, la Foi perçoit la présence du Père éternel, le Père de l'Amour infini qui veut purifier son enfant pour se donner davantage à Lui. Celui qui aime croit que la « voie de la Croix » est le chemin du Salut. Le Christ est à la recherche d',hommes qui veuillent bien porter la Croix avec Lui afin que Sa Grâce triomphe dans les âmes.

 

Dans ma vie, quelle est mon attitude face à la Croix? Dans les difficultés que je rencontre?

Les expériences douloureuses ont-elles été pour moi source de bénédictions?

Suis-je décidé à ce que Dieu dispose également de moi dans la souffrance et à accepter la Croix pour le bien des autres? Chaque épreuve est un signe de Dieu.

Aujourd'hui je vais accepter toutes les petites contrariétés comme un signe de l'Amour de Dieu.

 

« Père, vous ne m'enverriez ni la Croix ni les épreuves, si par ailleurs Vous n'offriez aussi des forces toutes neuves pour les supporter » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Neuvième jour

« Il aimait l'Église »

 

« Je sais, ô mon Dieu que Vous sondez les cœurs et que Vous Vous plaisez à la droiture, c'est d'un cœur droit que j'ai engagé tout cela, et, à cette heure, j'ai vu avec joie Votre peuple, ici présent, s'engager envers Vous » (1 Ch 29: 17).

 

Le Père Kentenich aimait l'Église et, en Prêtre zélé, se mit totalement à son service. Il vit arriver sur le peuple de Dieu les crises inhérentes à son développement. Mais prévoyant, il envisageait les moyens pour y faire face à longue échéance. Témoin du renouveau dans l'Église, il sur en donner le signal de façon claire et en baliser l'itinéraire. Grâce à son Œuvre, il put mettre à la disposition de l'Église des groupes de chrétiens bien formés et bien préparés: communautés sacerdotales qui dirigent le Mouvement de renouveau ou travaillent avec zèle à la direction spirituelle dans les diocèses; cercles de laïcs ayant pleine conscience de leur mission en vue du renouveau de l'Église et qui entendent la réaliser en communion avec l'autorité ecclésiastique. Fidèle au Saint Siège, le Père Kentenich était attaché à tous les enseignements concernant la Foi et les transmettait par tous les moyens. A l'instar d'autres fondateur de grandes communautés, animé d'un charisme insigne, parce qu'il ouvrait les voies d'une vie nouvelle, il eut à souffrir dans l'Église, il supporta en silence la tension entre la hiérarchie et sa mission charismatique. Les grandes missions doivent être testées, il le savait bien! Elles doivent se modeler à la suite du Christ. Confiant en la fidélité de Dieu, le Père Kentenich espérait qu'il ne laisserait jamais périr, son œuvre.

 

Réflexion

 

Aujourd'hui encore, le penchant à la critique et l'instabilité dans la Foi dominent dans bien des milieux. Acculés aux opinions les plus contradictoires, beaucoup n'entendent plus la voix de la Vérité et se laissent détourner de la fidélité à l'Église et au Saint Père.

 

Est-ce que je fais confiance à l'opinion publique, à n'importe quelle presse, quelle radio, ou au représentant du Christ?

Ai-je le courage d'affirmer mes convictions?

Aujourd'hui, je récite le Credo.

 

« Je veux écouter l'Église: elle doit toujours me trouver ferme dans la Foi et docile à ses enseignements ».

 

« Avec la plus grande fermeté, nous croyons au Message de l'éternelle Vérité. Nous inclinant avec courage et lucide docilité et nous mettant vite à l'ouvrage pour Le suivre sans hésiter ». (Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

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Nous prions tous ceux qui ont bénéficié de l'aide du Père Kentenich de consigner par écrit comment leur prière fut exaucée et d'en adresser le témoignage à:

 

Secrétariat Père Kentenich

Berg Schoenstatt 7

56779 Vallendar (Allemagne)

www.pater-kentenich.org

 

Sœurs de Marie de Schoenstatt

Foyer de Schoenstatt

Thun Saint Martin

F- 59141 Iwuy (France)

www.sanctuairedelunite.fr

 

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Téléchargez le texte de la Neuvaine au P. Kentenich (pdf) en cliquant ici

 

Cette Neuvaine a été publiée sur Images Saintes le 30 avril 2010. Mise à jour le 21 juin 2018

20 juin 2018

Neuf jours avec Joseph Engling

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Neuf jours avec Joseph Engling

Victime de l'œuvre de Schœnstatt

1898-1918

 

Une neuvaine du Père Alexandre Menningen

 

Introduction

 

 Le 18 octobre 1914, le Père Joseph Kentenich, aumônier de l’internat de Schoenstatt, près de Vallendar, sur le Rhin, suscita parmi les membres de la congrégation mariale d’alors, un courant spirituel qui devint peu à peu, au cours des années, l’Œuvre de Schoenstatt d’aujourd’hui. Depuis ; l’ Œuvre a pris pied dans presque tous les continents. Partout où elle est connue, on cite les noms de ces jeunes cofondateurs qui, sur les champs de batailles de la Première Guerre mondiale, ont offert à la Sainte Vierge le sacrifice de leur vie. Parmi eux, Joseph Engling tient, sans contredit, la première place. Il prit dans l’histoire de la fondation de Schoenstatt, une part prépondérante et ouvrit la voie avec succès. Schoenstatt se fit connaître comme une œuvre authentique de la Providence Divine et obtint l’approbation et la bénédiction de l’Église. Nous sommes donc fondés à penser que, dans la fondation de Schoenstatt, Joseph Engling fut l’instrument de la Providence Divine.

Jusque bien loin, un élan religieux et moral peu ordinaire a suscité une sincère admiration et une grande confiance envers Joseph Engling. C’est ainsi que se multiplièrent bientôt les voix des personnes attestant s’être tournées vers lui dans leurs détresses et leurs soucis et avoir eu leurs prières exaucées grâce à son intercession. D’où le souhait clairement exprimé d’une neuvaine qui soit totalement dans l’esprit de Schoenstatt et de Joseph Engling. C’est à ce souhait que veut répondre ces présentes pages.

La neuvaine est une forme de culte catholique des Saints et de la piété populaire, qui a connu dans les derniers siècles une large propagation. C’est avant tout dans les neuvaines que les gens en grande difficulté ont volontiers cherché leur recours, encore aujourd’hui. Que la prière se prolonge durant neuf jours prouve combien nous mettons notre espérance, non pas en nous mêmes, mais en Dieu et en ses Saints, en qui Dieu se manifeste admirablement.

L’exemple biblique d’une neuvaine, nous le trouvons dans la communauté primitive de Jérusalem. Comme le relatent les Actes des Apôtres, après l’Ascension du Sauveur, elle se rassembla dans le Cénacle autour de Marie, Sa Mère virginale, et durant neuf jours, implora avec Elle la venue du Saint Esprit.

Il n’est pourtant pas nécessaire de poursuivre la neuvaine neuf jours consécutifs. Sans doute même peut elle être faite avec plus de profit si elle se répartit sur un plus grand laps de temps.

Si la neuvaine doit être comprise dans l’esprit de Joseph Engling, on ne peut la concevoir comme une simple prière de demande dans nos peines. Elle se veut bien plutôt une formation éducative pour la tâche que Dieu veut pour notre vie. Elle pourrait dès lors nous donner une méthode succincte pour tendre vers une véritable piété et sanctifier notre vie de tous les jours. Mais surtout l’exemple de Joseph Engling est pour nous une exhortation à nous remettre avec confiance à la Mère de Dieu pour notre tâche quotidienne, son fardeau et sa peine. Il a engagé totalement sa vie au service de la Mère de Grâce de Schoenstatt, même dans ses heures pénibles. C’est elles justement qu’il lui a offertes afin que, de son Sanctuaire, sorte un torrent de grâces pour le renouveau religieux et moral du monde. Si Dieu, dans son dessein insondable, te laisse, malgré tes prières, tes tourments et tes épreuves, remets ton sacrifice entre les mains de la Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt. Demande, en union avec son fidèle serviteur Joseph Engling, que ton offrande devienne source de grâces pour ton salut et celui des autres.

La vie et la mort de Joseph Engling sont étroitement liées au Sanctuaire de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt ainsi qu’à l’œuvre qui en est issue. L’offrande du sacrifice de sa vie sur le champ de bataille fut accompagnée d’une prière : que la Sainte Vierge veuille choisir Schoenstatt comme lieu d’une particulière activité de sa part. Un regard sur le passé et le présent de l’Église le laisse paraître : la Providence de Dieu en a ainsi souvent disposé, que l’intercession de la Mère de Dieu soit liée à un lieu choisi qu’on nomme donc son lieu de grâce ou son sanctuaire. Comment ne pas constater que Marie se laisse approcher partout et toujours en sa qualité de bienveillante médiatrice de grâces en faveur des croyants ? La famille de Schoenstatt a la conviction que l’offrande de la vie de Joseph Engling a contribué à faire de Schoenstatt un lieu de grâce de la Sainte Vierge et le berceau d’une authentique œuvre de Dieu.

 

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Courte biographie de Joseph Engling

 

Joseph Engling naquit le 5 janvier 1989 à Prossitten en Prusse orientale dans une famille d'artisans de 7 membres. Son père était maître tailleur et vivait dans des conditions modestes mais pas vraiment précaires. Une maladie d'enfance eut pour séquelle une légère déformation du sternum, de sorte que les épaules paraissaient un peu voûtée. Bien que sa croissance ultérieure fit de lui un jeune fort et solidement bâti, suite à cette déformation sa silhouette resta pourtant un peu courbée et plutôt gauche. A cela s'ajoutait un léger défaut de prononciation, de sorte que les sons R, S ou L il ne pouvait les prononcer qu'avec difficultés. Ces défauts physiques constituèrent pour sa vie ultérieure une croix réellement pesante, qui lui réserva bien des heures pénibles.

Son naturel fit le lui un jeu réfléchi et sincère, doué d'une vive sensibilité avec un attrait marqué pour la vie familiale. A cela le poussait un besoin inné d'agir, d'affronter avec courage tout travail à la maison comme aux champs. La fête de la Première Communion en 1910, laissa dans son âme très sensible aux choses religieuses une profonde impression. C'est alors que ce garçon âgé de 12 ans entreprit un journal spirituel dont les écrits trahissent un jugement sûr et une piété tendre et mûrie. A 14 ans Joseph Engling se décida pour une vocation sacerdotale et arriva en septembre 1912, alors que celui-ci venait d'être terminé, à l'externat des Pallotins à Schœnstatt, près de Vallendar sur le Rhin. Le jeune campagnard ne donna pas l'impression d'un talent éblouissant mais pourtant d'un écolier appliqué, plus que moyennement doué et d'un bon camarade.

Sans s'arrêter à ses défauts physiques et grâce à son caractère irréprochable, il acquit bientôt parmi ses condisciples un ascendant spirituel communément reconnu. C'est alors qu'il reçut des instructions du Père spirituel la première orientation pour une auto éducation et une formation de caractère méthodiques.

Elle marqua profondément sa vie, sa participation à la fondation de la Congrégation mariale de l'internat, dont devait sortir plus tard la fondation du Mouvement Apostolique de Schœnstatt. L'acte de fondation de cette Congrégation eut lieu le 18 octobre 1914. Ce jour là, le Père Joseph Kentenich, l'instigateur du Mouvement de Schœnstatt, prononça devant les congréganistes cet exposé mémorable qui est entré dans l'histoire de Schœnstatt, sous le nom de « Charte de Fondation ». En décidant cette fondation, le Père aumônier et les jeunes co fondateurs concluaient ensemble ce qui fut appelé plus tard « l'Alliance d'amour » avec la Mère de Dieu, Alliance qui, grâce à une assistance spéciale de la Providence Divine, devint la cellule initiale de l'actuelle Famille de Schœnstatt.

Cette « Alliance d'amour » historique avec la Sainte Vierge, Mère Trois Fois Admirable, Joseph Engling l'a tellement prise à cœur, que le fondateur de l'œuvre de Schœnstatt, des années après, pouvait l'appeler « l'Acte de fondation » vécu. Depuis les jours de l'histoire primitive de Schœnstatt, un trait fondamental se dessina dans sa vie : le rapport d'une filiation spirituelle envers le père et fondateur de la Famille de Schœnstatt à venir. C'est ainsi que, dès lors, il portait à maturité et incarnait clairement ces idées et ces forces vitales qui ont façonné l'œuvre de Schœnstatt.

Durant l'année scolaire 1915-16, Joseph Engling devint Préfet de la Petite Congrégation, qui rassemblait les classes moyennes. Sous son efficace direction, malgré les dures contraintes du temps de guerre, la jeune Congrégation connut un sommet.

C'est à cette époque que se dessina son idéal personnel : « tout à tous et entièrement donné à Marie. » Celui-ci devrait donner à sa vie consistance et orientation. Son amour pour la Mère de Dieu le poussait à un incessant travail et, envers les autres, à un service apostolique plein d'abnégation. Avant tout il fut le précurseur de l'idée de « Capital de grâces » de la Mère Trois Fois Admirable de Schœnstatt. Un ordre du jour spirituel, dans lequel il avait consigné les prières les plus importantes et les sacrifices au quotidien, représentait son incessante contrition à ce « Capital de grâces » .

En novembre 1916, il reçut sa convocation pour le service des armes. Avec 17 autres jeunes de l'internat il partit à Haguenau, en Alsace, pour faire ses classes. A cause de ses défauts physiques il n'était pas fait pour être soldat de parade. De ce fait la vie en caserne devint pour lui une dure et pénible épreuve, surtout lorsqu'il se trouva sous les ordres de gradés inhumains et en compagnie de quelques camarades grossiers. Malgré ces conditions éprouvantes il resta imperturbablement attaché à son effort et à l'entretien de sa vie intérieure et il tint à la caserne son Ordre du jour spirituel exactement comme dans la grande paix de l'internat. Sa persévérance alla jusqu'à servir d'encouragement et de soutient à ses condisciples, qui ne souffraient pas moins de la vie militaire, dont ils faisaient la dure expérience.

Début juin 1917 Joseph Engling partit pour le front. C'est d'abord sur celui de l'Est, en Russie, que fut dirigé son régiment. Certes, il ne vécut pas là de très grands combats. Mais durant les mois que dura son séjour à l'Est, il connut de dures marches, la morsure de la faim consécutive à un ravitaillement insuffisant, la monotonie d'une guerre de position. Là aussi, il poursuivit sans relâche son combat pour la sainteté. C'est à cette époque qu'il rassembla autour de lui un groupe de condisciples dispersés : il resta jusqu'à sa mort leur centre dynamique en maintenant entre eux un échange de pensées par lettres.

Au commencement de l'année 1918 son régiment fut transféré sur un sol abreuvé devant la place forte de Verdun, à proximité de la hauteur 304. Joseph Engling qui, entre temps, s'était avéré soldat d'élite, entra dans la troupe d'assaut du régiment. Dans cette unité, il participa à plusieurs opérations périlleuses. A cette même époque, au milieu de l'agitation de la vie au front, il ne cessa de progresser dans la prière solitaire. Sur son ordre du jour spirituel figurèrent, en plus des prières quotidiennes, nombre d'autres exercices tels que la participation spirituelle à la Sainte Messe, la communion spirituelle, deux heures de gardes, le chapelet, la lecture spirituelle, la bonne intention, l'examen de conscience et la contrition du soir. A cela s'ajoutait une résolution particulière par laquelle il menait le combat contre une faiblesse de caractère ou pour l'exercice d'une vertu. Sur ce vaste programme religieux de chaque jour il se rendait à lui-même des comptes par écrit. Comme l'attestent ses annotations, à peu d'exceptions près, il a tenu consciencieusement, durant toute sa vie de soldat, ce compte-rendu écrit. Durant l'année 1918, il y a ajouté plusieurs fois, dans la tranchée, une journée de récollections personnelle et une fois, autant que faire se put, une retraite privée.

A la mi-avril sa division participa à la grande attaque allemande entre Ypres et Béthune. Plusieurs fois, sous un feu intense, le régiment de Joseph Engling subit de lourdes pertes. Dans l'épouvante de cette guerre de matériel son amour pour Marie grandit jusqu'à l'héroïsme. La Foi en la mission de Schœnstatt le remplit au point d'offrir volontairement sa vie pour que soit atteint ce but : il le fit dans une consécration écrite à la Mère Trois Fois Admirable. Alors que le frisson de la mort régnait autour de lui et que beaucoup de ses camarades tombaient sous les obus, se fit jour en lui la résolution particulière de renouveler en esprit plusieurs fois par jour devant la Sainte Vierge l'offrande du sacrifice de sa propre vie. Le sérieux de cette offrande se vérifia particulièrement dans la paix intérieure avec laquelle il affronta courageusement les plus grands dangers et exerça la camaraderie. Il était là toutes les fois qu'il y avait des blessés à ramener, des ensevelis à dégager et des morts à enterrer. Il était volontaire pour aller chercher le ravitaillement sous les obus.

Les derniers mois de sa vie se passèrent dans les combats de la retraite. En ces jours où les soldats eurent à endurer des souffrances inhumaines, il resta un camarade bon et fidèle à son devoir. C'est justement cette période difficile qui le vit au sommet de son itinéraire spirituel. Et pas seulement en continuant, comme toujours, à tenir fidèlement son Ordre du jour spirituel, qu'il soit complètement épuisé par de longues marches, totalement absorbé dans des opérations ou fatigué à mourir à force de travailler aux terrassements. Durant ces semaines, il ne cessa de penser à adorer chaque heure le Dieu en trois Personnes demeurant dans son âme et ainsi à poursuivre continuellement son chemin avec Dieu. Peu de temps avant sa mort, sa vie de prière atteignit une telle profondeur et une telle intimité qu'elle était comme une constante union à Dieu et qu'elle s'élevait à proximité quasi palpable de Dieu.

Le 4 octobre 1918 au soir, il fut touché, aux environs de Cambrai, à Thun-Saint Martin, par un tir meurtrier. C'est alors que fut scellée dans une mort héroïque sa consécration à la Mère de Dieu. Enterré à la hâte, jusqu'à aujourd'hui l'on a jamais retrouvé son corps.

Parmi les compagnons de Joseph Engling, prévalut depuis toujours la conviction que durant sa vie, il avait pratiqué les vertus avec héroïsme. Quand, avec la première biographie, furent connus ses journaux, lettres et annotations, cette conviction ne fit que s'affermir. On comprend que, ces dernières années, la vénération à son égard ne fait que s'accroître. Tout cela a fait qu'aux autorités ecclésiastiques compétentes fut présentée la proposition d'instaurer la cause de Béatification de Joseph Engling. Cette proposition, Mgr l'évêque l'a reçue favorablement et, le 4 octobre 1952 à Trèves, il a ouvert officiellement le procès. Durant l'été 1964 le procès y aboutit à une conclusion provisoire et l'enquête officielle fut introduite à Rome.

 

Au delà de la mort

  

L’article de Foi concernant la communion des Saints nous enseigne que les élus du Ciel et le peuple de Dieu en chemin sont étroitement unis entre eux. C’est pourquoi l’Église nous engage à demander la céleste intercession de ceux que Dieu a reçu dans sa maison. Nous pouvons espérer que leur intercession peut nous obtenir la bienveillante assistance de Dieu, quand nous nous tournons vers eux pour qu’ils nous aident dans les afflictions de notre pèlerinage terrestre.

La mort précoce de Joseph Engling n’a pas mis fin à son activité terrestre. Les personnes sont de plus en plus nombreuses à témoigner qu’à l’évidence leurs demandes ont été exaucées. Dans les dernières années, des centaines et des centaines, concernant presque toutes les détresses de la vie quotidiennes : cas de maladie, détresses au plan professionnel, souffrance morale, la famille, cas de malheur de toutes sortes, crises dans le couple, crises de la Foi chez des proches, etc...

 

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Neuf jours avec Joseph Engling

 

Prière préparatoire 

 

Dieu bon et miséricordieux, Père de tous les hommes, tu nous as dit par la bouche de Ton Divin Fils : « Demandez et vous recevrez ». Docile à Ta sainte volonté, je viens à Toi dans la détresse de mon cœur et j’implore Ton puissant secours et Ta protection. Montre-moi Ta miséricorde et fais-moi ressentir que Tu es mon Père. Comme l’enseigne Ton Église, Tu révèles Ta puissance, avec une particulière prédilection, par tous ceux qui t’ont servi ici bas avec amour total. C’est pourquoi je dépose, plein de confiance, mon intention dans les mains de Ton serviteur Joseph Engling et j’attends de son intercession que Tu exauces mes prières.

Mère aimée trois fois admirable, Mère de grâce de Schoenstatt, tu es venue déjà en aide à tant de personnes dans leurs multiples détresses. Jette les yeux avec bienveillance sur le grand souci qui accable mon âme. Je l’ai confié aux mains de Ton fidèle serviteur Joseph Engling. Par son amour si tendre, il Te fut toujours donné ici-bas ; maintenant qu’il est devenu Ton protégé de choix, Tu l’exauces volontiers. Par son intercession, que Dieu le Seigneur accueille favorablement ma prière et me donne la joie d’être exaucé grâce à lui. Amen.

 

Premier Jour

Auto éducation et formation de caractère

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Ephésiens (6,13-18)

 

C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

 

Sur le champ de bataille de son propre cœur

 

Quand Joseph Engling arriva à l'école de formation de Schoenstatt, il se bâtit un idéal personnel de vie en ces termes: « Tout à tous et entièrement donné à la Sainte Vierge ». C'est ce but que visait tout le combat de sa vie. L'arme avec laquelle il mena le combat fut la résolution particulière. Celle-ci consistait à exercer la vertu que son idéal exigeait le plus dans les circonstances connues ou à combattre la faiblesse qui l'empêchait le plus de tendre vers son idéal. Arrivait-il parmi des camarades frustes, sa résolution particulière s'énonçait de telle façon: « Aimable et serviable dans les relations ». Rencontrait-il des supérieurs désagréables, sa résolution était alors: « Considérez les ordres de l'autorité légitime comme donné par Dieu ». Les efforts et le service des armes devenaient-ils accablants, c'est alors qu'il disait: « Par amour pour la Mère de Dieu, ne pas perdre ma bonne humeur ». Était-il exposé à bien des excitations et des distractions, c'était l'occasion de veiller au recueillement durant la prière. Dès qu'apparaissait clairement l'objectif du combat, il s'y engageait avec sa résolution particulière. Et il la mettait en pratique jusqu'à ce qu'il ait surmonté les difficultés. A chaque confession, il rendait compte de la façon dont il avait tenu sa résolution particulière. C'est ainsi qu'il venait à bout de deux faiblesses innées de caractère: la propension aux accès de colère et aux soudains changements d'humeur. Sa ténacité à mettre en pratique sa résolution particulière en toute situation, malgré les difficultés et les échecs, exigeait un rude combat pour son idéal de vie.

 

Comment vivre cela? 

 

As-tu déjà une fois examiné à fond tes dispositions de caractère? Y as-tu décelé des faiblesses innées? Peut-être as-tu un tempérament irritable qui se répand vite en paroles violentes. Peut-être es-tu porté à rechercher tes aises, à vivre dans l'insouciance et ainsi tu es négligeant dans ton travail professionnel. Ou bien tu es tout de suite blessé, de mauvaise humeur ou mal luné et tu fais peser cela sur ton entourage. Ou bien tu es jouisseur et prétentieux et tu exiges toujours pour toi ce qu'il y a de mieux. Réfléchis donc là-dessus. Quand tu auras trouvé ton plus gros défaut, formule à partir de là ta résolution particulière. Que la vigueur et la fidélité avec lesquelles tu la tiendras aujourd'hui soient, pour ce premier jour, ton cadeau à Notre-Dame de Schoenstatt.

 

Prière

 

Divin Sauveur, Maître et modèle de toute vertu, Tu m'as appelé à Te suivre. Tu veux que je tende vers une vraie sainteté et, pour cela, que je mène un sérieux combat contre mes faiblesses et mes tendances au mal. Voici que je suis prêt à suivre Ton appel. Éclaire mon intelligence pour que je me connaisse vraiment moi-même, fortifie ma faible volonté pour que je ne mollisse jamais dans le combat. Tu me montres en Ton courageux lutteur, Joseph Engling, un modèle lumineux, qui m'instruit et me stimule. Confiant en l'aide de Ta grâce, je veux le suivre. Accorde-moi l'accomplissement de ce que Tu as commencé en moi. Amen.

 

Offrande du soir ( à dire chaque jour)

 

Bien-aimée Mère trois fois admirable de Schoenstatt, accueille favorablement toute ma tâche quotidienne avec toutes ses fatigues et ses fardeaux, et tout ce que j’ai pu accomplir à Ton service. Je Te confie, en Te priant de le répandre en grâce sur tous ceux qui vont en pèlerinage dans Ton Sanctuaire. Sois indulgentes pour les fautes et les faiblesses de ce jour et répare ce que j’ai gâché par na négligence. Je Te remercie pour toute protection et toute bénédiction que tu m’as accordées aujourd’hui. J’implore maintenant de Toi Ton secours pour que je continue à avancer sur le chemin où ton fidèle serviteur Joseph Engling me précède ces jours-ci. Amen.

 

Nous prions avec Joseph Engling (chaque jour)

 

Mère trois fois admirable, je T’offre toutes mes actions, toutes mes bonnes œuvres, tout mon effort de sanctification personnelle pour servir les desseins que toi, ô Mère, tu assignes à notre congrégation. Amen.

 

Deuxième Jour

Priant Solitaire 

 

Évangile de Saint Luc (21, 34-36)

 

Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.

 

Sa prière au quotidien

 

La vie de prière de Joseph Engling atteignit son sommet au milieu des événements agités et stressants du front. Ses exercices spirituels, qu'il voulait assurer au long de la journée, il les inscrivait dans son Ordre du jour spirituel. Chaque soir, par écrit, il notait pour lui-même s'il s'en était acquitté et de quelle façon. Il commençait la journée avec la prière du matin, la bonne intention, la participation en pensée à la Sainte Messe, la communion spirituelle. Durant ce temps, il se transportait assez souvent dans la petite chapelle de grâce de Schoenstatt. Là, il adorait le Sauveur présent dans l'Eucharistie, il renouvelait la participation spirituelle au sacrifice de la Messe et passait l'heure, autant que faire se pouvait, dans le recueillement intérieur. En dehors de cela, au cours de la journée, il récitait le chapelet et faisait une courte lecture spirituelle. Presque chaque mois, il réalisait une journée de récollection et même, à l'occasion, une retraite pour lui seul. Il concluait la journée avec la prière du soir, examen de conscience et un acte de contrition parfaite. Vers la fin de sa vie, chaque heure, il se remettait en présence de Dieu et restait en oraison. Ces exercices spirituels, il les a assurés presque chaque jour de sa vie de soldat. Et pourtant il était fatigué jusque?à l'épuisement par des marches pénibles, des travaux nocturnes de terrassement et par la faim. En ces heures-là, il était parfois complètement absorbé par les péripéties stressantes de la bataille ou bien retourné intérieurement, crispé par son entourage. Dans ces pénibles circonstances, il restait un priant solitaire.

 

Comment vivre cela? 

 

L'exhortation du Divin Sauveur à prier en tout temps est valable aussi pour toi, malgré ton travail quotidien qui disperse ton esprit, et tes occupations professionnelles usantes. Certes, tu ne dois pas exiger de toi ce dont Joseph Engling a été capable. Commence petitement. Mais aujourd'hui, sans doute, pourrais-tu faire un peu plus qu'hier. Peut-être réussirais-tu, pour une journée, à assurer quelques-uns des exercices de l'Ordre du jour spirituel de Joseph. Ou bien tu te fit pour la journée d'aujourd'hui quelques petites pauses de prière. Alors tu te retires un peu à l'écart et tu te recueilles un moment dans la prière. Ce peut être aussi des oraisons jaculatoires, d'instantes prières que tu répètes assez souvent au cours de la journée. Parmi ces suggestions, choisis celles qui te conviennent.

 

Prière 

 

Seigneur Jésus-Christ, Tu nous as exhortés à prier en tout temps. Dans la prière, c'est Ta grâce qui nous visite et nous fortifie dans le combat pour le bien. Apprends-moi à prier comme autrefois Tu as appris à Tes disciples à le faire. Éveille en mon intérieur l'esprit de recueillement, pour que je ne me laisse pas absorber par les distractions de l'existence quotidienne. Éveille en moi le sens de Ta mystérieuse présence en mon âme, élève mon cœur vers Toi dans le silence du recueillement. Fais moi marcher à Ton côté au long de ce jour, comme Tu m'en as donné l'exemple dans Ton serviteur Joseph Engling.

 

Troisième Jour

Tout à tous 

 

Évangile de Saint Jean (15, 9-10, 12-14, 17)

 

Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Son amour du prochain sans réserve 

 

Joseph Engling était naturellement porté au don de soi à son prochain. D'où aussi son grand idéal de vie: Tout à tous! Déjà à Schoenstatt, il s'imposait cette exigence d'avoir l'œil sur tout besoin de l'autre et d'aller au-devant de chacun dans une totale disponibilité. Ses condisciples savaient qu'on pouvait attendre de lui n'importe quel service. Il donna de son dévouement des manifestations inhabituelles, surtout quand il devint soldat. C'est là que parfois de mauvais camarades abusèrent de sa serviabilité. Bien qu'il leur ait témoigné beaucoup d'amabilité, quelques brutes ont tourné en ridicule sa piété, l'ont volé, grossièrement calomnié ou traité sans ménagements. Après un violent combat intérieur, il en venait pourtant à garder même avec eux des rapports de camaraderie. Un soldat de sa compagnie atteste que Joseph Engling donnait souvent son dernier morceau de pain à des camarades qui avaient faim, dût-il lui-même souffrir de la faim. Au milieu des explosions d'obus, en Flandre, il a souvent, au péril de sa vie et comme volontaire, ramené des blessés, enterré des morts et dégagé des ensevelis. Quand personne ne voulait aller chercher le ravitaillement à cause de la violence des tirs, Joseph se levait en silence et partait. A des hommes d'un certain âge, il faisait arrêter le dur travail de terrassement et l'accomplissait à leur place. Un jour, un père de famille fut détaché pour une patrouille dangereuse et broyait du noir à la pensée des siens au pays, alors bien vite, Joseph s'approcha de lui et dit: « Reste, camarade, j'y vais pour toi! » Comme point final, l'offrande de sa vie que fit Joseph à la Mère de Dieu fut une expression de son amour du prochain et de son zèle pour le Salut des Âmes immortelles.

 

Comment vivre cela? 

 

Aujourd'hui doit être le jour d'un généreux amour du prochain. C'est maintenant que tu devrais accomplir un sacrifice spécial d'amour serviable. Réfléchis où il pourrait se situer. Peut-être vivent dans ton entourage des personnes qui te sont très antipathique. Sois donc patient et aimable dans les relations. Peut-être a-t-on répondu à ta bonne volonté par l'ingratitude, l'indifférence et les blessures. Sois pourtant avenant et prêt à rendre service. Ou bien tu pourrais choisir pour toi aujourd'hui ce qu'il y a de plus humble et de désagréable: tu peux faire cela où on recueille le moins de remerciement et de reconnaissance. Sois donc toute la journée l'aide aimable de ton entourage et cherche à susciter la joie par des services spontanés. Peut-être peux-tu aussi faire un cadeau à quelqu'un au prix d'un sacrifice personnel, faire plaisir discrètement à un pauvre homme, visiter un malade ou choisir quelque chose de ce genre là. Précise-toi maintenant, si possible, en quoi ton sacrifice va consister.

 

Prière

 

Seigneur et sauveur Jésus-Christ, Tu nous appelles Tes amis si nous nous aimons les uns les autres. Je voudrais être digne de Ton amitié et donc apprendre de Toi à aimer les autres comme je le dois. Par la vie de Joseph Engling, Tu m'as mis devant les yeux un exemple de la façon dont je puis être tout  à tous dans le don total de moi-même. Mais dans mon cœur je trouve encore tant d'incitations à l'égoïsme et au désir de jouissance, qui me font obstacle. Dans Ta grâce, purifie donc mon amour pour que je me donne sans attendre en retour, remerciement ni reconnaissance. Par amour pour Toi, je veux, avec bonté de cœur, partager tout besoin et rester disponible à toute assistance. Accorde-moi la force de faire preuve d'amour même là où ma bonne volonté ne reçoit que l'ingratitude et le mépris. Amen.

 

Quatrième jour

Porter la croix avec courage 

 

Évangile de Saint Luc (9, 23-25)

 

Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il se détruisait ou se perdait lui-même? 

 

Son courage dans la souffrance 

 

La vie n'a pas été pour Joseph Engling une école de facilité. Combien lui ont coûté ses déficiences physiques, son attitudes courbée, sa démarche lourde et son défaut de prononciation! A la caserne surtout, il eut à souffrir beaucoup de la part d'un supérieur un peu « cinglé » et de quelques camarades. Durant la guerre, il affronta de multiples épreuves. Dans les dures conditions de service de leur cantonnement, les nouvelles recrues souffrirent tellement de la faim que des camarades gardèrent de ce séjour, durant bien des années, un souvenir terrible. Un jour, il fut faussement accusé de vol par quelques camarades et dut patiemment supporter un pénible interrogatoire de la part de l'adjudant. La vie au front était souvent faite d'efforts surhumains, à croupir en terre durant des mois dans de misérables trous, par tous les temps. A cela, il fallait ajouter le stress, l'épouvante d'une bataille moderne à grand renfort de matériel. Ses efforts pour engager d'autres personnes à Schoenstatt n'aboutissaient presque jamais. Même parmi les autres congréganistes schoenstattiens, il ne trouva pas toujours une juste compréhension, d'où bien souvent l'impression de solitude. A cela s'ajoutaient de fréquents accès de mélancolie, qui provoquaient chez lui un profond accablement. Toutes ces croix, il les a portées courageusement. Il ne renacla pas devant son sort, ne devint pas aigri à cause des autres, il ne perdit pas courage. Un camarade rapporte que Joseph Engling n'a aucune parole de découragement en 1918 devant la situation générale catastrophique. La peine de ces dures années de guerres, il la déposa en esprit d'offrande dans les mains de la Mère de grâces de Schoenstatt.

 

Comment vivre cela? 

 

Toi aussi, tu as sûrement ta croix à porter. Peut-être est-ce une maladie qui te frappe, ou le dur combat pour la pain quotidien, ou encore un mal moral qui t'accable. Cela pourrait être aussi une peine dans la famille parce que vous devez affronter un coup du sort ou parce qu'un membre de la famille est en extrême danger moral. Ce jour présent doit te trouver fort pour porter la croix. Offre ta peine au Seigneur portant sa croix, uni à la Mère des Douleurs. Répète fréquemment avec Lui, durant ce jours, les paroles qu'Il a prononcées au Mont des Oliviers : « Père, s'il est possible, fais que cette coupe s'éloigne de moi. Pourtant que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse mais la Tienne.

 

Prière

 

Seigneur Jésus-Christ crucifié, comme Toi, j'ai aussi une croix à porter et, comme Toi, je sens peser la charge. Mais ce qui me donne force, c'est que je ne suis pas seul sur le chemin de croix. Tu marches avec moi et partages avec moi le fardeau. Je ne veux donc pas renoncer mais poursuivre fidèlement à Ton côté tant que, selon le dessein insondable du Père Céleste, durera ce chemin de croix. Douloureuse Mère de Dieu, implore pour moi de Dieu la force de rester courageux, comme Tu le fus au pied de la croix. par Tes mains, j'offre tout avec les mêmes sentiments dans lesquels Ton fidèle serviteur Joseph Engling T'a offert les tribulations de sa vie. Amen.

 

Cinquième jour

Apôtre pour le royaume de Dieu 

 

Évangile de Saint Matthieu (28, 18-20)

 

Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

 

Le sens et le service apostoliques de Joseph

 

Déjà lorsque Joseph Engling se décida à devenir prêtre, son unique désir était de se consacrer au Royaume de Dieu. Ce désir ne fit que croître quand, à Schoenstatt, il découvrit pour sa vie une haute mission. Ce qui lui en donna la force, ce fut avant tout une foi inébranlable en la mission de Schoenstatt voulue par Dieu pour un renouveau religieux et moral de cette époque dans le Christ. Il devint préfet de la congrégation de l'école et, à cette place de responsable, il déploya parmi les congréganistes un apostolat empressé. C'était un travail de contact, soutenu et sans bruit, de l'un à l'autre. C'est ainsi qu'il réussit à porter la congrégation à un haut niveau. Quand il fut aux armées, il organisa un vaste réseau de correspondance avec ses condisciples et chercha, de cette façon, à les maintenir dans l'amour idéal et la fidélité envers lui. Son apostolat s'exerçait aussi dans son entourage immédiat. Des camarades l'avaient surnommé « l'adjudant de l'aumônier de la division ». Son souci particulier concernait la célébration de la Messe. Même s'il y avait une longue route à parcourir, il cherchait à motiver les camarades pour qu'ils y participent et reçoivent les sacrements. Il faisait des sacrifices particuliers pour l'apostolat par l'écrit. Avec sa maigre solde il s'achetait de bon livres et revues et, dans son sac lourdement chargé, les traînait jusque dans la tranchée. Plus d'une fois, il se tourna vers Schoenstatt et demanda de la littérature missionnaire. L'apostolat de la parole, on le trouve dans son engagement en faveur des enseignements et des droits de l'Eglise. Dans les derniers mois, figurait dans son ordre du jour spirituel une prière pour l'association Saint Boniface et son travail en faveur des frères dans la foi dispersés dans la diaspora.

 

Comment vivre cela?

 

Toi aussi, tu es appelé à l'apostolat. Mets en oeuvre spécialement aujourd'hui ton esprit apostolique. Rassemble dans ton esprit les occasions qui se prêtent bien au service de l'apostolat. Peut-être peux-tu t'intéresser au travail, aux services de la pastorale paroissiale ou, d'une façon ou d'une autre, participer aux groupes d'Eglise. Peut-être peux-tu faire quelque chose dans le domaine caritatif, pour les missions, pour l'apostolat par la presse. Ou bien fais visite à un malade, fais un don pour une bonne cause. Cultive l'apostolat de la bonne parole et cherche à gagner des personnes en danger. Si une action extérieure t'es impossible, offre aujourd'hui un sacrifice particulier et prie pour l'Eglise de Dieu opprimée.

 

Prière

 

Divin Sauveur Jésus-Christ, par le Baptême Tu m'as appelé à l'apostolat, par la Confirmation Tu m'as sacré militant du royaume de Dieu. Remplis-moi du sentiment de responsabilité pour la mission qui m'est confiée et éveille en moi le sens missionnaire pour Ta Sainte cause. Donne-moi le courage du sacrifice, afin que je ne craigne aucune peine. Le courage de rester fort, afin que nul échec ne me paralyse. Mets dans mon cœur les sentiments qui conviennent sur mes lèvres la parole opportune. Oriente toutes mes actions, tous mes soucis et fais-les tourner à la gloire de Ton Saint Nom et à l'extension de Ton Royaume ici sur terre. Amen.

 

Sixième jour

Tout donné à la Sainte Vierge 

 

Évangile selon Saint Jean (19, 25-27)

 

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

 

Sa dévotion à Marie

 

La grande caractéristique de la vie intérieure de Joseph Engling fut l'amour authentique qui l'anima pour la Mère de Dieu. D'où cette deuxième face de son idéal de vie : « Tout donné à la Sainte Vierge. » Elle était la Reine à qui son cœur appartenait, à qui il confiait tout. Sa vie, son travail, sa prière et sa souffrance, il les comprenait comme une action continuelle au service de la Mère de grâce de Schoenstatt. Les points culminants de sa dévotion mariale étaient toujours les fêtes de Marie et le mois de Mai. C'est alors qu'il rassemblait ce qu'il appelait « les fleurs de mai ». Il entendait par là une grosse brassée de sacrifices vécus dans l'existence quotidienne et qu'il offrait à Marie comme cadeau de Mai. Pendant les durs combats de Flandre sa résolution particulière consista, durant des semaines, à se souvenir souvent, dans la journée, de la Mère de Dieu, à la saluer et à offrir par ses mains tout ce qu'il vivait. Chaque jour, en esprit, il pérégrinait jusqu'à Schoenstatt en son petit sanctuaire. C'était l'endroit même où il se sentait chez lui, où il avait ses racines. Ainsi peut-on lire maintes fois dans son journal intime que les durs efforts et renoncements de sa vie au front étaient devenus légers à la pensée de la Mère trois fois admirable. Le don de soi atteignit un sommet quand, au milieu de la bataille, il mit par écrit sa consécration à la Sainte Vierge. Par ces quelques lignes il offrit à Marie sa vie en sacrifice pour la mission et la cause de Schoenstatt. Jusqu'à dix fois par jour, durant ces semaines passées au danger, il a renouvelé de vive voix sa consécration. Quelques mois plus tard, sur le champ de bataille, celle-ci fut scellée par la mort.

 

Comment vivre cela?

 

Comme ce fut le cas pour Joseph Engling, que ta vie aussi soit entièrement donnée à la Mère de Dieu. Elle est le chemin le plus sûr qui mène au Christ. Pour devenir un serviteur de Marie, il n'est besoin de rien d'autre qu'un amour simple et droit et d'une confiance sincère. Que l'exercice de l'un et l'autre constitue le meilleur de la journée présente. Tu peux mettre en pratique cette intention en accomplissant à la perfection tel devoir d'état par amour pour la Sainte Vierge. Tu peux lui faire plaisir en faisant plaisir aux autres. Tu peux lui témoigner ta vénération en décorant son image chez toi, en visitant une stèle ou une chapelle dédiées à Marie. Adresse-lui ta salutation par le chapelet ou quand sonne l'angélus. En esprit, met-toi en route pour Schoenstatt auprès de la Mère de grâce et là, offre-lui une victoire sur toi-même accomplie avec cœur L'amour te rendra inventif sur les façons d'offrir tes services à la Mère de Dieu.

 

Prière

 

Mère bien-aimée, trois fois admirable, combien ton serviteur Joseph Engling T'a aimée et avec quelle fidélité il Te fut dévoué, sa vie durant ! C'est bien cet amour pour Toi qui l'a fait vivre dans l'intimité de Dieu et lui a donné force d'âme. Moi aussi, je voudrais T'appartenir sans réserve et rester à Ton service. Accepte donc ma consécration, par laquelle je me lie à Toi pour toujours. Pour qu'advienne Ton règne, je veux à l'avenir engager toutes mes forces. De Ton côté, prends ma vie sous Ta protection et façonne-la sur le modèle de Ton divin Fils. En Toi, Mère bien-aimée de Dieu, j'ai mis ma confiance, conduis-moi tout au long de mon pèlerinage terrestre. Amen.

 

Septième jour

Porter le Christ 

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Galates (2, 16, 19-20)

 

Sachant que ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.

 

Sa vie dans le Christ

 

Dans sa plus grande jeunesse, Joseph Engling vécut une profonde expérience du Christ: la célébration de sa première communion. Dès ce temps-là, âgé de 12 ans, il tenait un journal spirituel, qui porte témoignage de sa maturité de sa vie intérieure. A Schoenstatt cela devint encore plus profond quand il se joignit, à l’intérieur de la congrégation mariale, à la section eucharistique. On peut le constater : les époques que distingue une intense dévotion mariale ne tardent pas à engendrer un amour plus grand encore pour la Christ. C’est ainsi que la célébration quotidienne de l’Eucharistie devient bientôt le centre de ses occupations journalières. Son zèle pour le Christ eucharistique le poussa, durant les vacances dans sa paroisse d’origine, à introduire un usage qui n’existait pas encore: celui de la communion fréquente. Et il commença dans sa propre famille. La participation quotidienne au sacrifice de la Messe, il la prit tellement à cœur que, durant sa vie de soldat, il souffrit beaucoup d’en être privé. En compensation, il s’efforçait, chaque matin, d’y participer en esprit et de faire, à cette occasion, la communion spirituelle. Pendant la journée il se remettait devant la présence de Dieu en son âme par deux heures de garde eucharistique. D’après ses annotations écrites, il s’est acquitté de ses exercices à peu prés chaque jour, quelles que soit les conditions de vie au front. Si l’occasion se présentait de participer réellement à la Messe célébrée par un aumônier, ce jour devenait pour lui un jour de fête qui remplissait son âme d’un réel enthousiasme. Il vivait l’année liturgique de telle façon que, malgré les événements éprouvant du front, les grandes fêtes marquaient sa vie spirituelle. En août 1918, sa résolution particulière fut, tout un temps, de se rendre attentif, chaque heure, à la présence du Fils de Dieu dans son âme : ainsi cheminait-il uni au Christ tout au long de sa journée.

 

Comment vivre cela?

 

Qu’en est-il de ta vie avec et dans le Christ? Es-tu continuellement en état de grâce? comment participes-tu au Saint-Sacrifice de la Messe et comment soignes-tu la réception des sacrements? Ce jour-ci doit traduire ton amour pour le Sauveur eucharistique. Choisis parmi les propositions suivantes quelque chose qui te convienne. Si les circonstances le permettent, assiste aujourd’hui au Saint-Sacrifice de la Messe. Continue dans la journée ta participation à la Messe. Concentre-toi assez souvent dans le recueillement intérieur. Transporte-toi alors en esprit dans l'église de ta communauté pour y adorer comme Joseph Engling une heure de garde. Fais aussi une visite au Saint Sacrement ou une lecture de la Sainte Écriture. Rends grâce à Dieu qui habite en toute âme en état de grâce et te croise aujourd’hui bien plus d’une fois dans le prochain. Que ton salut adressé à l’autre soit en même temps un salut au Christ Jésus.

 

Prière

 

Sauveur Eucharistique, caché mystérieusement sous les apparences du pain, je crois au mystère de Ta présence réelle dans le sacrement de l’autel et je T’adore. Pénètre-moi toujours plus de cette foi pour que je puisse prendre une part active au Saint Sacrifice, que Tu renouvelles chaque jour sur l’autel. En Toi, je voudrais être transformé pour que ce ne soit plus moi qui vive mais Toi en moi. Demeure avec moi, Seigneur, et ne permets pas que je perde jamais par le péché la partage de ta vie. Amen.

 

Huitième jour

Vivre en enfant de Dieu 

 

Lecture de la lettre de Saint Paul aux Romains (8, 14-17)

 

Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.

 

Sa vie d’enfant de Dieu

 

Plusieurs mois avant la fin de sa vie, la conscience qu’il avait d’être enfant de Dieu agit sur son âme comme un puissant levier. Cela ne lui vint pas d’un enseignement extérieur mais ce fut la conséquence naturelle et le plus beau fruit de sa piété mariale et de son amour du Christ longtemps entretenus. Désormais, il pratique, au milieu des occupations quotidiennes imposées par la situation, un cheminement constant avec le Dieu trinitaire. Chaque heure il renouvelait expressément sa conviction de la présence de Dieu en son âme. Il élevait son cœur vers lui dans la prière et s’efforçait d’accomplir d’une façon qui plaise à Dieu l’action alors en cours. Cette solitude dans la prière et cette continuelle union à Dieu se haussaient en lui jusqu’à une proximité presque perceptible de Dieu. Mais, en même temps, croissait aussi en lui la délicatesse de conscience de sorte qu’il détectait en lui-même les fautes les plus légères. Cela éveillait le vif désir de racheter ces infidélités par une pénitence et une mortification accrues. Son cheminement avec Dieu était constamment lié à l'exercice précis d’une vertu. C’est ce que laissait entendre sa dernière résolution particulière: se dire à haute voix que Dieu, le Père bien-aimé de tous les hommes, était prés de lui et le poussait au don de soi sans réserve au prochain.

 

Comment vivre cela?

 

Deviens convaincu que, par ton état de grâce, tu es un enfant de Dieu et que tu portes en toi une haute valeur. Vis-tu aussi comme Joseph Engling, ta condition d’enfant de Dieu? Qu’en est-il de ta relation à Dieu? Est-ce la relation de l’homme qui se sait conduit par la main de Dieu le Père, ou bien est-ce la relation troublée par le péché, peut-être même par la crainte non fondée de pécher. Ou bien avances-tu dans la vie sans te poser de questions, sans prendre en compte le fait que Dieu est avec toi et demeure en toi? rappelle-toi assez souvent que Dieu est présent en ton âme et prie-le. Pense que sa providence garde ta vie et la conduit. Laisse-toi donc conduire par lui en toute confiance. Fais lui don de l’action dont tu es justement en train de t’acquitter par devoir d’état. Accomplis-la de telle façon qu’il en soit honoré et non déshonoré. Fais aujourd’hui une lecture de Bible pour approfondir en toi la conscience de la présence de Dieu.

 

Prière

 

Dieu, Père du Ciel, Créateur de ma vie, de qui j’ai reçu tout ce que je suis. Je reconnais ma totale dépendance par rapport à Toi, je T’adore et Te vénère. Je veux aussi T’appartenir totalement et c’est pourquoi je confie à Ta providence tout mon destin. Père Céleste, par Ton Fils Jésus-Christ, Tu as suscité en moi une mystérieuse vie. Rends-Moi conscient, au plus profond de l'âme que je suis à Toi et que Ton amour de Père règne sur moi. Garde-moi dans Ton amour. Sous Ton regard à qui rien n’échappe je veux, fidèle à Tes commandements, aller dans Ta vie. Purifie mon intérieur de tout péché et de tout désordre pour que Te plaise constamment et que mes actes soient un incessant sacrifice de louange à la gloire de Ton Saint Nom. Amen.

 

Neuvième jour

Fidèle jusqu’à la mort

 

Lettre de Saint Paul aux Romains (8, 35-39)

 

Qui nous séparera de l'amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? selon qu'il est écrit: C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, Qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

 

Sa persévérance dans le bien

 

Les paroles de l’apôtre peuvent quasiment à la lettre s’appliquer a la vie de Joseph Engling. Rien n’a pu le faire dévier de son but: devenir un saint. La « détressée du fait de ses défauts corporels et de caractère ne l’a pas découragé. « L’angoisse » provoquée par des fausses accusations n’ont pas engendré chez lui l’amertume à l’égard des autres. La « faim » n’a pas pu stopper sa marche vers l’idéal, le « dénuement » non plus dans les misérables logements de la tranchée. Le « danger » de la bataille ne parvient pas à étouffer sa vie intérieure, et le « supplice », la mort, ne l’a pas séparé du Christ mais l’a uni à Lui pour toujours. On peut considérer comme l’exploit de sa vie, que nul échec ne put briser son élan vers la Sainteté. Il eut le courage, en dépit de tout, de recommencer sans cesse chaque jour. Lui aussi, pourtant, dans les contrariétés de la vie, les accès de découragements auraient pu l’anéantir. Mais jamais ils n’eurent le dessus dans son combat religieux et moral.

 

Comment vivre cela?

 

Tu sais déjà certainement par expérience que la persévérance est ce qu’il y a de plus dur. Cela vaut tout autant pour ton effort vers l’accomplissement de toi-même pour ta prière. Quand donc la vue de tes fautes ou de tes faiblesses va te décourager, rappelle-toi une chose : l’insatisfaction de toi-même, dont tu souffres, est justement signe que la grâce de Dieu est agissante en ton âme Ne renonce donc pas. Dieu est avec toi et si ta prière, apparemment, n’a encore eu que peu de succès, ne pense pas que Dieu s’est détourné de toi. Tu ne connais pas ses insondables desseins. Reste persévérant dans la prière. D’une façon ou d’une autre, tu es toujours exaucé par Dieu. Viendra le temps où tu constateras que le Seigneur agissait justement. Souvent, il a bien tout dirigé justement quand il n’exauçait pas nos désirs humains. Recueille-toi donc aujourd’hui dans une prière de don de toi à la Sainte Volonté de Dieu et promet-lui de ne te laisser détourner da Sa providence par aucun événement. Reste-lui fidèle jusqu’à la mort.

 

Prière

 

Dieu Tout Puissant et Père plein de bonté, Toi qui mystérieusement diriges ma vie selon Tes insondables desseins, apprends-moi à renoncer à ma volonté propre et à être tout donné à la Tienne. Par l’intercession de Marie, Ta Sainte Mère, et de Ton serviteur Joseph Engling, accorde moi la grâce de la persévérance jusqu’à la fin. Fortifie-moi dans les épreuves de cette terre, pour que je ne me laisse pas gagner par le découragement. C’est en Toi que je veux espérer, là où les vues humaines ne laissent plus aucun espoir. Je veux compter sur Toi là où les forces humaines sont impuissantes. C’est en Toi, Seigneur, que je mets ma confiance, ne me laisse jamais périr. Amen.

 

 

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Conclusion

 

Tu as maintenant achevé ta neuvaine à Joseph Engling et, durant neuf jours, tu t’es éduqué à son école. Si donc tu pouvais te compter parmi ceux qui ont éprouvé la bénédiction de son intercession, ou qui l’éprouveront, alors remercie ton intercesseur auprès du Trône de Dieu et remercie aussi la Sainte Vierge, si possible, envoie un message au Secrétariat Joseph Engling, Schönstatt Institut, Marienbrüder, Höhrer Strasse 80an D-56179 Vallendar.

Mais si ta prière n’est pas tout de suite exaucée, ne renonce pas. Bien des gens ont fait la neuvaine, pas seulement une fois, mais plusieurs, avant que Dieu n’agrée leur supplique. Reste donc persévérant. S’il est dans le plan de Dieu d’exaucer ta demande, tu peux avoir confiance que Joseph Engling implorera certainement auprès de Dieu l’heureuse issue de ta prière. Persévère donc inébranlablement dans la confiance. Et si Dieu, en son insondable dessein, en avait décidé autrement, alors acquiesce car c’est pour ton plus grand bien. Dépose avec patience tous tes soucis dans la main de la Sainte Vierge. Du haut de la Croix le Sauveur a béni le monde, de même ta croix actuelle deviendra aussi pour d’autres une source de bénédictions. Ta confiance en la Mère Trois Fois Admirable et en son serviteur Joseph Engling ne reste pas sans réponse. Si tu as fait comme il faut cette Neuvaine, tu t’es enrichi intérieurement. Très certainement, d’une autre façon, elle deviendra pour toi aussi bénédiction, telle que tu ne peux encore aujourd'hui la deviner.

  

Prière

 

Bien-aimée Vierge Marie, Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt ! Arrivé au terme de cette Neuvaine, je viens à Toi et je dépose en tes mains ce que ces neuf jours comportent de travail, de prière et d’esprit de sacrifice. Dans ta bonté sois indulgente et ne tiens pas compte des manques et des défauts qui entachent mon offrande. Reçois-la favorablement comme un signe de mon amour et de ma gratitude. Je te confie l’heureux aboutissement de ma prière. De ta main je recevrai volontiers ce que le Père du Ciel, dans Son insondable Providence, a décidé. S’il accorde ce pour quoi je l’implore, aide-moi à remercier. S’il me laisse ma croix, aide-moi à me plier avec courage à sa Sainte Volonté. À l’exemple de Ton serviteur Joseph Engling, je veux Te servir avec fidélité. Et ainsi j’espère de Ton intercession, protection et bénédiction dans toutes les situations de ma vie. Qu’il soit aussi dorénavant mon compagnon de route et qu’il marche à mes côtés au long de mon pèlerinage terrestre, jusqu’à Toi, dans l’éternelle patrie. Amen.

  

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Prière pour la béatification de Joseph Engling

 

Etends la main, Seigneur, et fais surgir signes, miracles et guérisons par l’intercession de Ton fidèle serviteur Joseph Engling, afin que soient manifestées au monde entier Ton infinie Miséricorde, la puissance et la bonté de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt. Amen.

Bien-aimée Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt, Mère de Grâce, Tu nous as accordé, en la personne de Ton fidèle serviteur Joseph Engling, un exemple lumineux qui nous indique comment T’aimer et comment lutter pour le Règne de Ton Fils. Avec une fidélité constante, il Te fut totalement donné et, avec un zèle inlassable, il s’est fait tout à tous. Nous t’en supplions, par la puissance de ton intercession, fais qu’il soit inscrit au nombre des saints confesseurs, afin qu’il puisse continuer ici-bas, avec plus d’efficacité encre, à agir pour Ta Gloire et pour le Règne de Ton Fils. Obtiens-nous aussi la grâce de suivre l’exemple de ses vertus et d’être toujours dévoué à ton service dans le sacrifice et la joie de l’amour. Nous promettons d’offrir volontiers par Tes mains, Mère de Grâces de Schoenstatt, toutes nos prières, nos travaux et nos souffrances pour que jaillisse de Ton Sanctuaire un abondant torrent de grâces pour le renouveau religieux et moral du monde dans le Christ. Amen.

 

Relations de grâces

Faire connaître, s’il vous plaît, les cas de prières exaucées à

 

Secrétariat Joseph Engling,

 Schönstatt-Institut,

 Marienbrüder,

 Höhrer Strasse 80a,

 D-56179 Vallendar.

www.josef-engling-france.com.pl

 

Sœurs de Marie de Schœnstatt

Thun St Martin

F. 59 141 Iwuy

www.sanctuairedelunite.fr

 

 

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Joseph Engling (pdf) en cliquant ici

 

 

Voir aussi: http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-492492.html

 

 

Pour approfondir

"Joseph Engling et la spiritualité de Schönstatt", de René Lejeune, Editions du Parvis, 1992. Vous pouvez vous le procurer sur le site de l'éditeur en cliquant ici

"Joseph Kentenich et le Mouvement de Schoenstatt, douze portes pour découvrir et comprendre", par une Soeur Ermite, aux Editions Parole et Silence, 2018. Présentation de ce livre sur le site de l'éditeur en cliquant ici

 

27 novembre 2017

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2017

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du jeudi 30 novembre au vendredi 8 décembre 2017

 

 

1) Chaque jour, une dizaine de chapelet, suivie de la prière ci-dessous et de trois fois l'invocation :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous » (et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces, nous trouvons refuge et protection auprès de votre cœur Immaculé, car vous êtes notre Mère. Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima, de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs. Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes, sauvés par le sang de votre Fils, versé sur la croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères. Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur le triomphe de votre maternelle Miséricorde. Amen.

 

Robert Cardinal Sarah,

Vatican, le 25 mars 2017

 

Chapelet des Enfants
5, rue de l’Université
75007 PARIS
Tel: 01 42 60 22 05

http://grande-neuvaine-de-l-immaculee-conception.com

 

Téléchargez le texte de cette neuvaine (pdf) en cliquant ici

23 juin 2017

Neuvaine au Précieux Sang

Neuvaine au Précieux Sang

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Neuvaine pour préparer la Fête du Précieux Sang

Du 23 juin au 1er juillet

 

Introduction

 

Tout le mois de juillet est dédié au Précieux Sang. Le jour du Vendredi Saint, la terre et les cieux contemplèrent tous les crimes noyés dans le fleuve de salut dont les digues éternelles s'étaient enfin rompues, sous l'effort combiné de la violence des hommes et de l'amour du divin Cœur. La fête duTrès Saint-Sacrement (60 jours après Pâques) ou Solennité du Corps et du Sang du Christ, nous a vus prosternés devant les autels où se perpétue l'immolation du Calvaire, et l'effusion du Sang précieux devenu le breuvage des humbles. Puis, Jean-Baptiste (24 juin) a montré l'Agneau, Pierre (29 juin) affermi son trône, Paul (29 juin) préparé l'Epouse. L'alliance étant donc maintenant assurée, tous trois rentrent dans l'ombre ; et seule, sur les sommets où ils l'ont établie, l'Epouse (l’Eglise) apparaît, tenant en mains la coupe sacrée du festin des noces. Tel est le secret de la fête du Précieux Sang.

L'Eglise a révélé aux fils de la nouvelle Alliance le prix du Sang dont ils furent rachetés, sa vertu nourrissante et les honneurs de l'adoration qu'il mérite. L'Histoire de l'Eglise, c'est l'histoire du Précieux Sang de Jésus Christ. « C'est par Lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle », déclare saint Paul, le premier docteur du Précieux Sang. Aussi est-ce à bon droit que la liturgie sacrée célèbre le Précieux Sang durant tout le cours de l'année. Par le sacrifice des autels, Notre Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre Sa vertu purificatrice sur le monde, criant non vengeance, mais miséricorde. Il étouffe la voix des crimes des pécheurs et change les foudres vengeresses en pluie de grâces.

Incomparable Victime préparée par l'Eternel, l'Enfant-Dieu commence Sa mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Au jardin des oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de sang qui coulent de tout Son corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa tête n'est pas épargnée, les épines qui y sont enfoncées l'inondent et l'empourprent de Son Sang. Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son Saint Corps à la croix, quatre fleuves de sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s'ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de sang des veines de notre très doux Sauveur.

Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons plus esclaves des créatures, n'effaçons pas les marques d'une si glorieuse servitude. Puisqu'Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d'amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le prêtre offre ce Précieux Sang sur l'autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages. Chaque jour, à chaque messe, le prêtre prononce ces paroles de la consécration du calice: «Ceci est le calice de Mon Sang qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés». Par ces paroles, le prêtre rappelle la valeur expiatoire du Sang de Jésus et il suggère la triste réalité du refus de la grâce du très précieux Sang de Notre Seigneur.

En effet, le Sang de Jésus a une valeur universelle pour effacer les péchés de tous les hommes de tous les temps : c'est le rachat de tous les hommes par le Sang de Jésus. En droit, Notre Seigneur a payé la dette qui découle des péchés de tous les hommes et c'est dans ce sens que nous pouvons affirmer qu'Il a versé son Sang pour tous les hommes. Mais ce rachat doit être ensuite accepté par chaque homme en particulier, et c'est toute la doctrine de l'application à chaque âme de la valeur expiatoire universelle du Sang de Jésus. Cette application nécessite une adhésion volontaire pour recevoir toute l'efficacité du très précieux Sang. Saint Augustin le résume de façon admirable en disant:  « Dieu qui t'a racheté sans toi, ne te sauvera pas sans toi ». Le rachat par le Sang du Christ est universel et indépendant de notre volonté tandis que le salut par ce même Sang n'est pas universel et il dépend de notre bonne volonté. En effet, il y a eu des hommes, il y a des hommes et il y aura encore des hommes qui ne veulent pas du salut offert par le Sang de Notre Seigneur. Rachetés par le Sang du Christ, ils refusent d'être aussi sauvés par ce Sang. Et c'est pourquoi dans les paroles de la consécration du calice, le prêtre ne dit pas que le Sang du Christ est versé pour tous, mais seulement pour beaucoup.

L'application de la vertu universelle du Sang de Jésus à chaque âme se fait tout spécialement par la fréquentation des sacrements et en particulier par la réception du baptême et de la pénitence. Celui qui refuse le Sacrement de Baptême refuse que la vertu du très Précieux Sang lui soit appliquée : racheté par le Sang du Christ, il ne pourra pas être sauvé contre son gré par le Sang du Christ. Le Sang du Christ doit couler sur chaque âme afin qu'elle soit sauvée. Le Sacrement de Réconciliation a été institué pour ôter le principal obstacle au salut : le péché mortel. Or c'est le Sang de Jésus qui efface le péché. Donc celui qui refuse le Sang de Jésus ne pourra pas être délivré du péché mortel ; il ne pourra pas être sauvé. Et c'est pourquoi, le Sacrement de Réconciliation est appelé la seconde planche de salut, la première étant le Sacrement de Baptême. Chaque fois qu'une âme reçoit l'absolution sacramentelle, elle se plonge dans le Sang de Jésus.

Aimons donc le Saint Sacrifice de la Messe qui met à notre disposition le Sang de Jésus, sans lequel il n'y a de salut pour personne ! Et à chacune de nos confessions, pensons à ce Sang qui nous purifie de nos péchés et nous délivre du Mal. Amen !

Cette Neuvaine au Précieux Sang est puissante ! Que le Sang Précieux de Jésus-Christ nous garde et nous protège tous, aujourd’hui et à jamais! Amen! 

 

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Prières quotidiennes

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen !

Appel à l’Esprit-Saint, invocation ou chant à l’Esprit-Saint.

Credo, Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

 

Actions de grâces et Louanges avec cette prière : O Sang Très Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, source de la vie éternelle, prix et rançon de l’univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du Trône de la Suprême Miséricorde, je vous adore profondément.

Prière donnée par Jésus à Maria Valtorta : « Très Saint Sang qui jaillit pour nous des veines du Dieu fait homme, descends sur le monde, comme une rosée rédemptrice sur la Terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables à des lépreux. Voilà : je t’accueille, Sang de mon Jésus, et je te répands sur l’Eglise, sur le monde, sur les pécheurs, sur le purgatoire. Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, O ! Très divin Suc de Vie. Et que pour le petit nombre de ceux qui t’aiment, pour le nombre infini de ceux qui meurent sans toi, accélère et répands sur tous cette très divine pluie afin qu’on vienne à toi confiant en la vie, que par toi on soit pardonné dans la mort, qu’avec toi on entre dans la gloire de ton royaume. Ainsi soit-il ».

 

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Chapelet du Précieux Sang

 

Le Chapelet du Précieux Sang est composé de 33 grains, en mémoire des 33 années de la vie terrestre de Jésus. La prière du Notre Père est ainsi récitée 33 fois en cet honneur. Durant ce chapelet on médite sur les 7 circonstances principales où par amour pour nous et pour notre salut, le Seigneur Jésus-Christ donna son sang. Les sept mystères médités sont dans l’ordre :

 

  1. La circoncision

  2. L'agonie à Gethsémani

  3. La flagellation

  4. Le couronnement d'épines

  5. La montée au Calvaire

  6. Le crucifiement

  7. Le coup de lance

 

Voici comment réciter ce chapelet: On commence par les 6 groupes de 5 grains. Chaque groupe permet de méditer sur un des six premiers mystères : On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 5 Notre Père sur les 5 grains, suivis de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours ! » On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante : « Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang » Ensuite, après les 6 groupes, on médite le septième et dernier mystère sur le groupe de 3 grains. On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 3 Notre Père sur les 3 grains, suivit de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours! » On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante : « Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang » On conclut le chapelet par la prière suivante : « Père Eternel, je Vous offre le plus Précieux Sang de Jésus-Christ en réparation de mes péchés, pour les besoins de la sainte Eglise et pour le soulagement des âmes du purgatoire ».

 

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Premier jour

 

Prières quotidiennes

 

Abraham, le Père des croyants fait une révélation prophétique à son fils : « Dieu se pourvoira lui-même de l’Agneau pour l’holocauste » (Gn 22, 6-14 ). Abraham prophétisait déjà le sacrifice de Jésus, qui est l’Agneau pour l’holocauste véritable. Le sacrifice d’Isaac préfigure celui de Jésus-Christ, qui sont tous les deux, fils bien-aimés de leur père, fils de l’Ancienne Alliance avec les Juifs et de la Nouvelle Alliance avec l’humanité. Les deux fils seront tous deux chargés du bois de l’holocauste et conduits sur une montagne.

Extrait du Chapelet du Très Précieux Sang : Prions en l’honneur de la première effusion du Sang de Jésus : La Circoncision : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion de sang versé par Jésus pour expier les péchés de l'homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté. Amen !

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Deuxième jour

 

Prières quotidiennes

 

Les lectures (Exode 12, 1-14 et 21-27), relatent les consignes que donne le Seigneur à son serviteur Moïse pour l’immolation de l’agneau de la Pâque des Juifs. « Ce sera un agneau mâle, sans défaut et sans tâche…immolé entre deux soirs…on la mangera avec des pains sans levain et des feuilles amères…le sang vous servira de signe…vous prendrez un bouquet d’hysope…vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez pour une fête en l’honneur de l’Eternel, comme une loi perpétuelle pour vos descendants. » 

Jésus est l’Agneau pascal, sans défaut et sans tâche, car sans péché…c’est l’Agneau immolé à quelques heures du Sabbat des juifs qui était tout proche (entre deux soirs)…La communion (l’Hostie) est du pain sans levain, et les feuilles amères rappellent l’acidité du vinaigre donné à Jésus sur une branche d’hysope…Il y a aussi la même consigne donnée par le Seigneur à ces disciples comme celle donnée à Moïse : « Ceci est le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, vous ferez cela en mémoire  de Moi » (Jn 6, 47-58).

Prions en l’honneur de la deuxième effusion du Sang de Jésus : L’Agonie au jardin de Gethsémani : « Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs horribles du Cœur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de cœur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'accroissement de l'amour de Dieu et du prochain ».

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Troisième jour

Prières quotidiennes

 

Moïse (Exode 24, 1-11) dresse « l’autel et immole les taureaux en sacrifice d’action de grâces, fait la lecture du Livre de l’Alliance, et présente le sang comme celui de l’alliance avec l’Eternel ». Cette scène préfigure l’Eucharistie qui signifie « action de grâces » où se déroulent à la fois la Liturgie de la Parole et l’Eucharistie, et où Jésus présente son Sang comme celui de l’Alliance nouvelle et éternelle.

Prions en l’honneur de la troisième effusion du Sang de Jésus : La Flagellation : « Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le précieux Sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l'innocence, surtout dans ma parenté. Amen ! ».

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Quatrième jour

 

Prières quotidiennes

 

Jésus parle de son Corps et de son Sang (Jn 6, 47-58), sources de salut éternel. Aux Juifs, en Egypte, le sang a servi de signe sur les maisons pour leur salut, devant le passage de l’ange destructeur envoyé par l’Eternel pour frapper. Jésus, quant à lui, est « le signe qu’il donne pour cette génération qui lui demandait un signe, comme Jonas a été un signe de conversion pour les habitants de Ninive ». (Lc 11, 29-32). Comme Jonas, également, demeuré pendant trois jours dans le ventre de la baleine, le Christ englouti dans le ventre de la terre, après avoir versé son Sang, demeure pour nous un signe de conversion et de salut.

Prions en l’honneur de la quatrième effusion du Sang de Jésus : Le Couronnement d’épines : « Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les plaies, les douleurs et le précieux Sang de la tête sainte de Jésus lors de son couronnement d'épines, pour expier tous les péchés d'esprit de l'homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'extension du règne du Christ sur la terre ».

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Cinquième jour

 

Prières quotidiennes

 

Matthieu (26, 26-36), présente l’institution de la Sainte Cène, où Jésus inaugure l’Eucharistie: après avoir rendu grâces, il présente son Sang qui est le « Sang de l’Alliance répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés ».

Prions en l’honneur de la cinquième effusion du Sang de Jésus : Le Portement de la Croix : « Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l'épaule, le Précieux Sang pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix. Amen ! »

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Sixième jour

 

Prières quotidiennes

 

Jean (19, 17-36) nous présente la Passion du Christ, avec Jésus qui est chargé de sa Croix. C’est l’accomplissement de la Parole proclamée depuis des millénaires par les Patriarches et les prophètes, quand Jésus dit : « Tout est accompli et il rendit l’esprit ». Cependant il restait un dernier grand acte pour que le rachat se fasse totalement, il manquait l’élément le plus important : il fallait que le Sang Précieux de l’Agneau Pascal coule. Sans le savoir, ce soldat, par son geste, a fait couler ce Sang Précieux sur notre terre maudite après le péché d’Adam, assurant ainsi notre salut véritable. « Il sortit alors du sang et de l’eau. Ces choses sont arrivées afin que l’Ecriture fût accomplie ».

Prions en l’honneur de la sixième effusion du Sang de Jésus : le Crucifiement : « Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et tout Son Précieux Sang versé pour nous, son extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son Corps et de son Ame, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre ; pour expier toutes les atteintes aux vœux et aux saintes institutions, en satisfaction de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de saints prêtres et laïcs, aux intentions du Saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre pays, pour l'unité des peuples dans le Christ et Son Eglise, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité. Amen ! »

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Septième jour

 

Prières quotidiennes

 

Isaïe (53), prophétise sur la Passion du Christ, un Christ défiguré : « méconnaissable, portant nos souffrances… l’Eternel fait tomber sur Lui nos iniquités… semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… qui a livré sa vie en sacrifice pour le péché, acte qui nous a apporté le salut » Dans (1 Pi 1, 17-21), l’Apôtre confirme que « nous avons été rachetés par le Sang Précieux de Jésus-Christ, agneau sans défaut et sans tâche ».

Prions en l’honneur de la septième effusion du Sang de Jésus : Le Percement du cœur par la lance du soldat : Père Eternel, accepte, pour le besoin de la Sainte Eglise et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du Divin Cœur de Jésus : Sang du Christ, dernier contenu de Ton Sacré Cœur, lave-moi et purifie-moi de tous mes péchés coupables... Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire. Amen ! »

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Huitième jour

 

Prières quotidiennes

 

 

La lecture (He 9, 1-28), rappelle toute l’historique des deux Alliances (ancienne et nouvelle) et les ordonnances liées au culte : il fallait un sacrificateur et une victime expiatoire, et le sang de cette victime (un agneau sans tâche, un agneau sans défaut). « C'est par le Sang de Jésus, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés ; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle. Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés, et tandis que « tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu » (He 10, 11-12). Jésus est à la fois le sacrificateur et la victime. Il est le seul Sacrificateur saint qui peut entrer dans le Saint des Saints, car Il est Homme et Dieu, c’est lui seul qui pouvait être l’Agneau sans tâche, car aucun sang d’animal ne pouvait ôter le péché, et aucun homme (simple) ne pouvait tout autant ôter le péché ; il fallait que cet homme soit pur, sans péché… Il n’existe aucun homme sur terre sans péché (ou saint).

L’unique solution ne pouvait venir que de Jésus, le seul homme saint, car il est Dieu. Et il est Homme. C’est Lui, l’unique Agneau sans tâche et sans défaut, qui pouvait enlever le péché du monde. Et par amour pour nous et par obéissance à Son Père, il se livre en sacrifice. La Parole dit : « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps ; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord: Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu'on offre selon la loi), il dit ensuite: Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. » (He 10, 5-9 ; Ps 40, 7-9)

O Sang très précieux, source de la vie éternelle, prix et rançon de l'univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du trône de la suprême miséricorde, je vous adore profondément. Je voudrais, s'il était possible, compenser les injures et les outrages que vous recevez continuellement de la part des hommes, et surtout de la part de ceux qui osent blasphémer. Qui pourrait ne pas bénir ce Sang d'une valeur infinie, ne pas être enflammé d'amour pour Jésus qui l'a répandu ?

Que serais-je devenu, si je n'avais été rache­té par ce Sang Divin, que l'amour a fait sor­tir jusqu'à la dernière goutte des veines de mon Sauveur ? O amour immense, qui nous avez donné ce baume salutaire ! O baume inestimable, qui provenez de la source d'un amour infini ! Je vous en conjure, que tous les cœurs et toutes les langues vous louent, vous bénissent et vous rendent grâce, maintenant, toujours. Amen !

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Neuvième jour

 

Prières quotidiennes

 

Les lectures (Ap 5, 1-10 et Ap 7, 9-17) proclament l’Agneau Immolé, Jésus-Christ, comme le « Seul digne de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car il a racheté les hommes par son Sang versé. Et pour cela, Dieu l’a élevé en gloire et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, disent : A celui qui est assis sur le trône, et à l'Agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! » Et avec eux, établis dans cette gloire, se trouve « la foule des saints, revêtus de robes blanches… Ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le Sang de l'Agneau… Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif» ( Jn 6,54).

C’est la promesse que notre Seigneur et notre Dieu fait aussi à chacun de nous. Que son Sang précieux (qui est le Sang de Dieu fait Homme) nous garde et nous protège! Que Son Sang Précieux nous délivre du Mal ! Amen !

 

Prière de Consécration au Précieux Sang de Jésus-Christ

 

Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, je me consacre à la toute puissance de Votre Précieux Sang. Je viens me réfugier dans Vos Saintes Plaies afin que, par Votre Passion et par Votre Croix, je vienne épouser tout de Vous et m'offrir sans retenue à Votre Sainte Volonté, afin que mes blessures se noient en Vos plaies, et que Vos souffrances, Jésus, trouvent apaisement et reconnaissance en mon cœur. Que chaque instant de mon existence et celle de mes proches soit sous la protection de Votre Sang Précieux. Que mes pas s'harmonisent à Vos pas afin que Votre Amour jaillisse de mon cœur comme il a été offert au monde du haut de la Croix. Seigneur Jésus, je Vous aime, je crois en Vous, j'ai confiance en Vous. Amen !

 

Chapelet du Précieux Sang

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Prières au Très Précieux sang

 

Litanies du Précieux Sang de Jésus Christ

 

(Ces Litanies furend rédigées sur l'ordre du Saint-Père Jean XXIII par la Congrégation des Rites. Elle est particulièrement recommandée à l'usage de tous les fidèles).

 

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus Christ, ayez pitié de nous, Jésus Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus Christ, écoutez-nous, Jésus Christ, écoutez-nous
Jésus Christ, exaucez-nous, Jésus Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,

Sang du Christ, Verbe de Dieu fait homme, ayez pitié de nous
Sang du Christ, alliance nouvelle et éternelle, ayez pitié de nous
Sang du Christ, qui coula au Jardin des Oliviers, ayez pitié de nous
Sang du Christ, qui fut versé à la Flagellation, ayez pitié de nous
Sang du Christ, qui jaillit au Couronnement d'épines, ayez pitié de nous
Sang du Christ, qui fut versé sur la Croix, ayez pitié de nous
Sang du Christ, rançon de notre salut, ayez pitié de nous
Sang du Christ, sans lequel il n'est point de pardon, ayez pitié de nous
Sang du Christ, breuvage eucharistique, ayez pitié de nous
Sang du Christ, fleuve de Miséricorde, ayez pitié de nous
Sang du Christ, victoire sur les démons, ayez pitié de nous
Sang du Christ, force des martyrs, ayez pitié de nous
Sang du Christ, soutien des confesseurs, ayez pitié de nous
Sang du Christ, source vivifiante de pureté, ayez pitié de nous
Sang du Christ, soutien de ceux qui sont en péril, ayez pitié de nous
Sang du Christ, secours de ceux qui pleurent, ayez pitié de nous
Sang du Christ, espérance des pénitents, ayez pitié de nous
Sang du Christ, réconfort des agonisants, ayez pitié de nous
Sang du Christ, paix et joie des cœurs, ayez pitié de nous
Sang du Christ, gage de la vie future, ayez pitié de nous
Sang du Christ, délivrance des âmes du purgatoire, ayez pitié de nous
Sang du Christ, digne de toute gloire et de toute louange, ayez pitié de nous,

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous Seigneur
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, délivrez-nous Seigneur
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous Seigneur,

Vous nous avez rachetés, Seigneur par Votre Précieux Sang,
Vous nous avez rendus héritiers du Royaume de Dieu.

Dieu Tout Puissant et Eternel, qui avez envoyé Votre Fils unique pour sauver le monde, et nous avez réconciliés avec Vous par l'Offrande de Son Précieux Sang, nous Vous prions de nous accorder la Grâce de vénérer dignement ce qui fut le prix de notre salut et d'être protégés, par les Mérites de ce Précieux Sang, des adversités de cette vie, afin que nous puissions jouir éternellement de Vos Bienfaits dans le Ciel. Par Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

Prière au Précieux Sang

 

Recevez l’Esprit de soumission car Moi-même J’ai été soumis. Recevez l’Esprit d’humilité car Moi-même J’ai été humble. Recevez Mon Esprit et gardez-le. Le sang d’Abel a crié, mais Mon Sang que J’ai versé est plus fort que le sang d’Abel. Il parle plus fort. Il est puissant. Il brise le joug de l’ennemi. Il renverse les superbes. Et Il donne de la puissance aux humbles et aux petits. Mon Sang vous délivre de tout ce qui est mauvais. Recevez Mon Sang maintenant ! Le Sang du Christ vous ramène à Lui ; Le Sang du Christ vous restaure ; Le Sang du Christ vous attache au Christ ; Le Sang du Christ vous donne la résurrection ; Le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre en Son Nom ; Le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre au Nom de Dieu, le Père Tout-Puissant ; Le Sang du Christ vous accompagne. Le Sang du Christ vous protège. Le Sang du Christ anéantit, casse et brise vos chaînes. Le Sang du Christ déterre vos vies. Le Sang du Christ restaure vos vies.

 

Prière quotidienne au Précieux Sang

 

C'est par la voix de votre Sang, ô Seigneur Jésus que je viens vous presser, vous solliciter, vous importuner. Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de vos plaies pour que je n'espère pas jusqu'à la fin en l'efficacité du Sang qui en découle ! O Jésus, par votre Sang sept fois répandu, par chacune des gouttes du prix sacré de ma rédemption, par les larmes de votre Mère Immaculée, je vous en conjure, je vous en supplie, exaucez mon instante prière (dire maintenant vos intentions de prière au Seigneur Jésus, en invoquant la puissance de son Précieux Sang…) O vous qui, aux jours de votre vie mortelle, avez consolé tant de souffrances, guéri tant  d'infirmités, relevé tant de courages, ayez pitié de moi ! O Jésus, hâtez le moment où vous changerez mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâce. O Marie, Source du Sang divin, je vous en conjure, ne laissez pas perdre cette occasion de faire glorifier le Sang qui vous a faite Immaculée. Amen.

Nous vous en supplions, Seigneur, secourez vos serviteurs que vous avez rachetés par votre Sang Précieux.

 

Consécration au Précieux Sang de Jésus Christ

 

Miséricordieux Jésus, conscient de mon néant et de la Grandeur Divine, je me jette à Vos Pieds pour Vous remercier des nombreuses Grâces que Vous m'avez accordées, particulièrement celles de m'avoir délivré, par la Vertu de Votre Précieux Sang, du pouvoir néfaste de Satan. En présence de la Vierge Marie, ma Mère, de mon saint Ange Gardien, de mes saints Patrons et de toute la Cour Céleste, je me consacre librement et d'un cœur sincère à Votre Sang Précieux, ô Jésus, au moyen duquel Vous avez sauvé le monde du péché, de la mort et de l'enfer. Je Vous promets, avec le secours de Votre Sainte Grâce, de susciter et de répandre de toutes mes forces et selon mes moyens, la dévotion à Votre Précieux Sang, gage de notre salut, afin que Votre Sang Adorable soit honoré et glorifié. Je voudrais, par ce moyen, réparer mes infidélités envers Votre Précieux Sang, signe de Votre Amour, et faire amende honorable pour les nombreuses profanations des hommes à l'égard de Votre Sang Rédempteur. Ne Vous souvenez plus de mes propres péchés, de mes froideurs et de mes ingratitudes. C'est pourquoi je Vous offre, ô Jésus, l'Amour, la Vénération et l'Adoration de votre très Sainte Mère, de Vos disciples fidèles et de tous les saints à l'égard de Votre Précieux Sang. Je Vous supplie de ne plus Vous souvenir de mes infidélités et froideurs passées et de pardonner à tous ceux qui Vous ont offensé. Aspergez-moi, ô mon Divin Sauveur, ainsi que tous les hommes, de Votre Précieux Sang, afin que désormais, nous Vous aimions de tout notre cœur, ô Amour Crucifié, et vénérions en tout temps dignement le prix de notre salut. Amen.

 

Le CD de la neuvaine est disponible à la librairie d’Etoile Notre Dame ICI

 

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28 mai 2017

Neuvaine à Saint Joachim

Neuvaine à Saint Joachim

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Saint Joachim

Père de la très Sainte Vierge Marie

Fêtes le 26 juillet et le 16 août

 

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.

Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Adonaï, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes.

Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande. Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur.

Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ? Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en Elle de grandes choses ». Après ces mots, l'Ange disparut. Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

 

D'après « La Vie des Saints pour tous les jours de l'année », de l' Abbé Pradier

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Prions Saint Joachim et faisons-le prier

 

Combien sont agréables au Cœur de Marie, les hommages que l'on rend à Son père bien-aimé ! Elle apparut un jour à la pieuse servante de Dieu Maria d'Escobar, qui s'employa si activement près du Pape Grégoire XV (*), pour obtenir que l'on célébrât dans toute l’Église Catholique, la Fête de ce grand Patriarche, et elle lui dit ces paroles mémorables : « Sœur bien-aimée, je viens t'exprimer toute ma reconnaissance pour le plaisir que tu m'as procuré en faisant instituer une Fête en l'honneur de Mon père ; sois bien assurée que Dieu ne te ménageras pas les récompenses pour une telle attention, et que Moi, de Mon côté, Je serai généreuse à ton égard ».

Un autre jour, la même servante de Dieu reçut la visite de la Glorieuse Sainte Anne qui, pour reconnaître les hommages rendus à son époux, lui adressa ces paroles empreintes de toute la délicatesse du plus tendre amour : « Ma fille, le Seigneur m'envoie te dire qu'il est fort satisfait de l'empressement que tu as mis à faire instituer une Fête en l'honneur de mon époux, si grand et si glorieux au Ciel. Moi-même, j'en ai ressenti une joie indicible et j'en ai retiré un éclat extraordinaire. Songe à ce que je pourrais te faire en reconnaissance de la gloire que tu m'as procurée, et je promets de te l'accorder ».

Après avoir lu ces paroles, est-il possible de ne pas éprouver une vive dévotion à Saint Joachim, puisqu'elle nous assure non seulement son amour, mais encore l'affection de sa famille, et par conséquent de tout le Paradis ? Le Père Croiset dit qu'il n'y a rien qu'on obtienne de Jésus et de Marie, dès lors qu'on le demande par l'intercession de Saint Joachim ; aussi, appelle-t-il cette dévotion un trésor, mais un trésor caché à beaucoup de fidèles. Prions Saint Joachim une grande dévotion au père de la Très Sainte Vierge, au glorieux Saint Joachim, dont la Fête se célèbre le dimanche dans l'octave de l'Assomption et conjointement avec celle de sa glorieuse épouse, Sainte Anne, le 26 juillet, faisons passer sa dévotion partout, car il est une grande source de grâces.

 

D'après une méditation extraite du « Mois de l'Assomption », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Ed. St Jean

* C'est sous Grégoire XIII en 1584 que la fête de saint Joachim est adoptée et non sous Grégoire XV comme l'indique Dom Gabriel-Marie Fulconis (l'ouvrage dans lequel a été puisé cette neuvaine est relativement assez ancien et cette neuvaine a été reproduite sur Images Saintes tel quelle a été publiée). Un grand merci donc à Horizon725 qui m'a signalé cette précision historique. F.M.

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Neuvaine à Saint Joachim

 

Prières à dire chaque jour de la Neuvaine

 

O glorieux Saint Joachim ! Comme il vous convient bien ce nom qui signifie préparation du Seigneur ! Car c'est vous que Dieu a choisi pour préparer le temple vivant dans lequel il a plu à son Fils unique de venir habiter ! O Bienheureux père, c'est vous qui avez donné au monde cette admirable Fille qui a été élevée au rang de Mère de Dieu et de Reine du Ciel et de la terre. Avec quelle tendresse et quelle sollicitude vous l'avez nourrie ! Quels exemples d'humilité, de piété vous avez fait luire aux yeux de votre Auguste Enfant et de tous les mortels ! Aidez-nous pur vos prières, ô Saint Joachim ! à préparer dans notre cœur un sanctuaire orné des saintes affections d'une piété tendre et persévérante. Ainsi soit-il.

 

Priez pour nous, saint Joachim,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui entre tous vos Saints avez choisi Saint Joachim pour être le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, nous vous en supplions, que ce grand Saint dont nous honorons la mémoire, nous fasse continuellement éprouver l'effet de sa puissante intercession. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Réciter ensuite 1 Notre Père, 5 je Vous salue Marie et 1 Gloire au Père

 

Premier Jour

Joachim, Père de Marie

S'unir au chœur des Anges et l'invoquer

 

Joachim naquit à Nazareth. Son nom, qui signifie en langue hébraïque « préparation au Seigneur », annonce heureusement les desseins que le Ciel avait sur ce saint patriarche. Il devait préparer au Roi des rois un temple, un sanctuaire vivant, l'Immaculée Vierge Marie, dans le sein de laquelle le Fils du Très-Haut devait s'unir à notre nature. Dieu, dans Son infinie bonté, lui accorda les grâces les plus signalées pour le rendre digne, autant que possible, d'être le père de la Femme bénie entre toutes les femmes, de l'Auguste Reine du Ciel et de la terre. On pense qu'il avait vingt-quatre ans lorsqu'il épousa sainte Anne, issue, comme lui, de la tribu de David. Ce fut longtemps après son mariage que Dieu lui accorda la Vierge, conçue sans péché, qui a enfanté l'Emmanuel, et que toutes les générations bénissent. Ne devons-nous pas bénir, avec elle, l'heureux patriarche qui a la gloire d'être son père ?

 

Prière

 

Quand je considère, ô Joachim, tout ce que Dieu a fait pour vous préparer à devenir le père de la Vierge Incomparable qui devait être le Temple du Verbe incarné, je vois avec quel soin je dois me disposer à être, par la communion, le sanctuaire de cet Adorable Sauveur. J'admire en même temps le bonheur que vous avez d'être le père de la Reine des Saints et l'aïeul du Verbe Incarné. Quel crédit ne devez-vous pas avoir auprès de Jésus, la source de tous les biens, et de Marie, par les mains de laquelle il les dispense ! Non, vos prières ne peuvent jamais être rejetées. Aussi, je vous invoque avec une entière confiance. Daignez prier pour moi; obtenez-moi, je vous en conjure, la grâce de m'approcher toujours dignement de la Sainte Table. Ainsi soit-il.

 

Deuxième jour

Foi de Saint Joachim

S'unir au chœur des Archanges et l'invoquer

 

La Foi de Saint Joachim a été vive comme celle de ses pères. Le monde qui passe en image n'était rien à ses yeux. Les fêtes les plus séduisantes n'avaient pour lui aucun attrait. Partout il voyait le Seigneur Dieu remplir le Ciel et la terre par Son immensité, et qui, du haut de Son Trône éternel, voit, sans jamais changer, s'écrouler et disparaître les empires les plus florissants d'ici-bas. Insensible a tout ce qui passe, se regardant comme étranger et voyageur sur la terre, il aspirait à la Céleste Patrie, où il verrait sans voile et posséderait pour toujours Celui qui est le principe et la fin de toutes choses. En vain les pécheurs l'invitaient à prendre part à leurs plaisirs criminels; il ne voulait point les suivre dans les sombres détours du vice. Dirigé par le divin flambeau de la Foi, il marcha constamment avec les fidèles Israélites dans les heureux sentiers de la vertu.

 

Prière

 

Je désire ardemment, ô Saint Joachim, imiter votre foi. Ah ! je le sens, si je suis souvent arrêté par le moindre obstacle dans le chemin de la perfection, c'est que ma foi n'est pas assez vive, puisque le Seigneur nous dit que si nous avions de la foi comme un grain de sénevé, nous transporterions les montagnes; et rien ne nous serait impossible. C'est par la Foi que les anciens pères se sont rendus recommandables... c'est par la Foi qu'ils passèrent au travers de la mer Rouge comme sur une terre ferme, au lieu que les Égyptiens ayant tenté le même passage, furent submergés. C'est par la Foi que vous avez fidèlement suivi les traces de vos ancêtres, que vous avez, à leur exemple, surmonté toutes les difficultés qui s'opposaient à votre sanctification. Obtenez-moi, a un haut degré, la vertu de foi qui me fera triompher du monde, de l'enfer et de toutes les passions.

 

Troisième jour

Espérance de Saint Joachim

S'unir au chœur des Principautés et l'invoquer

 

Saint Joachim a été fortement éprouvé dans le cours de sa vie; mais il ne s'est point laissé aller au découragement. Comme Abraham, il a espéré contre toute espérance. Il attendait avec confiance cette vie meilleure que Dieu a promise a ceux qui l'aiment. Comme tous les Saints, il espérait avec une confiance ferme et inébranlable, ce qui nous a été promis, parce que celui qui nous l'a promis est fidèle. Son espérance n'était point présomptueuse : docile à suivre les inspirations de la grâce, il s'attachait à mériter par des bonnes œuvres les récompenses du Dieu de bonté, qui couronne, dans le ciel, les dons mêmes dont il a enrichi ses Élus. En s'appliquant à faire valoir le talent que le Seigneur lui avait confié, il ne cessait d'invoquer son nom adorable, et ses prières étaient exaucées. Jamais celui qui espère en Dieu n'est confondu.

 

Prière

 

Quand je considère, ô Saint Joachim, les dangers qui m'environnent, l'acharnement de l'enfer, la malice du monde, la violence de mes passions et mon extrême faiblesse, je suis tenté de me désespérer ; d'autres fois, ouvrant mon cœur au vent de la présomption et m'appuyant sur moi-même, je néglige de recourir à la prière, je m'élève sur les ailes de l'amour-propre, et je suis puni de ma présomption ; je tombe dans la profondeur de ma misère. Faites donc, je vous en conjure, que j'évite les deux vices opposés à la sain te vertu d'espérance. Ne souffrez pas que je sois entraîné et que j'aille me briser contre l'un ou l'autre de ces deux écueils. Obtenez-moi la grâce d'être, comme vous, au milieu des tentations, aussi ferme qu'un rocher, au pied duquel viennent expirer les vagues irritées ; que l'espérance soit pour moi, sur la mer du monde, l'ancre salutaire qui me fasse résister aux flots et aux vents conjurés. L'espoir de jouir de votre éternelle félicité me communiquera de jour en jour une nouvelle ardeur pour combattre mes ennemis ; qu'ils se dispersent devant le Dieu qui vient a mon secours, comme la poussière emportée par le souffle de l'Aquilon.

 

Quatrième jour

Amour de Saint Joachim pour Dieu

S'unir au chœur des Puissances et l'invoquer

 

Joachim s'attacha dès l'enfance au Dieu d'Israël, et la céleste flamme de son amour devint, de jour en jour, plus ardente. Son cœur ressemblait a l'autel sur lequel le feu sacré était toujours entretenu. Il s'était donné au Seigneur sans réserve et sans partage; toutes ses pensées, toutes ses affections, tous ses désirs avaient pour objet cet adorable Maître et ce qui pouvait procurer sa gloire. La vue de ses perfections infinies et de sa bonté, à l'égard des enfants de Jacob, le touchait profondément, et il lui en offrait de vives actions de grâces. Le divin amour, dont il était embrasé, faisait ses délices. Souvent il répétait au fond de son cœur ces paroles du Roi-prophète : « II est bon de m'attacher à Dieu. Qu'il est bon le Dieu d'Israël ! » « Celui qui aime vole, court avec joie ; il est libre et rien ne le retient. Il donne le tout pour le tout, et possède tout dans le tout, parce qu'il se repose au-dessus de toutes choses, dans le seul et souverain Bien, d'où découlent et procèdent tous les autres biens ; il ne regarde pas aux dons, mais il s'élève au-dessus de tous les biens, pour ne voir que Celui qui les donne. L'amour ne sent point la charge, il ne compte point le travail : il est capable de tout ; et pendant que celui qui n'aime point se décourage et se laisse abattre, celui-là exécute bien des choses et les achève ». Tels étaient les admirables effets de l'amour du Bienheureux Joachim.

 

Prière

 

Vous qui avez tant aimé le Seigneur, obtenez-moi, ô Saint Joachim, une étincelle du feu sacré que le Fils de Dieu est venu apporter sur la terre, faites qu'à votre exemple, je m'attache à Dieu seul, que je l'aime par reconnaissance pour les bienfaits sans nombre qu'Il daigne m'accorder dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce, pour me rendre digne de la gloire éternelle. Faites que je l'aime surtout pour l'amour de Lui-même, à cause de ses perfections infinies. Obtenez-moi la grâce de croître de jour en jour dans l'amour de ce Dieu infiniment aimable, afin que j'apprenne à goûter intérieurement combien il est doux de l'aimer, de se fondre, de se perdre en son amour, que je m'élève au-dessus de moi-même par un transport de ferveur; que le pur amour soit le mobile de toutes mes pensées, de toutes mes paroles, de toutes mes actions. Je me donne à Dieu tout entier par vos mains ; je veux l'aimer par dessus toutes choses. Puissé-je, avec votre secours, mériter d'aimer à jamais, dans les cieux, cette Beauté toujours ancienne et toujours nouvelle !

 

Cinquième jour

Amour de Saint Joachim pour son prochain

S'unir au cœur des Vertus et l'invoquer

 

L'amour du prochain est un fruit de l'amour de Dieu : il ne peut pas être banni d'un cœur embrasé du Feu de la Divine Charité. Saint Joachim, qui observait fidèlement le premier commandement : « Vous aimerez le Seigneur de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos forces », gardait aussi le second, qui est semblable au premier : « Vous aimerez votre prochain comme vous-même ». Voyant dans tous les hommes les images et les enfants de Dieu, il les aimait comme des frères. Mais il avait un amour de prédilection pour ceux qui étaient, comme lui, descendus d'Abraham et formaient le peuple chéri du Seigneur. C'était pour lui un bonheur de rendre service au prochain, quel qu'il fût. Quand un étranger se présentait a la porte de sa maison, il l'accueillait avec l'affabilité des anciens patriarches. Les pauvres et les malades excitaient sa compassion. S'il recevait quelques outrages, il les pardonnait pour l'amour de Dieu. Souvent il priait avec ferveur pour ses frères, conjurant le Seigneur de les réunir dans le séjour de l'éternelle félicité.

 

Prière

 

Sachant, ô bienheureux Joachim, que l'amour du prochain est inséparable de l'amour de Dieu, que celui qui n'aime pas son frère, n'aime pas Dieu, et que le Divin Maître nous recommande de nous aimer les uns les autres, je vous conjure de m'obtenir la grâce d'aimer, comme vous, le prochain, d'être toujours prêt à lui rendre service, de lui pardonner ses offenses, s'il venait à m'outrager, d'aimer les indigents et les malades, de les soulager autant que je le pourrai, et de mériter d'être un jour accueilli du divin Maître, qui a promis de récompenser, comme fait à lui-même, ce que nous faisons au moindre de ses serviteurs.

 

Sixième jour

L'esprit de prière de Saint Joachim

S'unir au chœur des Dominations et l'invoquer

 

Saint Joachim avait, dans un degré éminent, le don de prière. Il aimait à se retirer dans la solitude pour s'entretenir cœur à cœur avec Dieu, adorer ses perfections, lui offrir de vives actions de grâces pour ses insignes faveurs et en solliciter de nouvelles. Que de fois, humblement prosterné devant Sa Majesté suprême, à l'exemple des anciens patriarches, il le conjura de jeter un regard de compassion et de bonté sur le monde partout couvert des ombres de la mort, et de faire briller le Divin Soleil de Justice qui devait éclairer l'univers ! Avec quelle ferveur il récitait ces psaumes sublimes, où David, son aïeul, épanchait son cœur devant Dieu, et se plaisait a décrire d'avance, sous l'inspiration du Saint-Esprit, les vertus, les bien faits et les miracles éclatants de l'aimable Emmanuel. C'est par la prière qu'il entretenait en lui le feu de l'amour divin. C'est dans la prière qu'il puisait la patience au milieu des peines de la vie, et la force pour repousser toutes les attaques de l'ennemi du salut. Ses prières, faites avec les plus saintes dispositions, montaient vers le Très-Haut comme un encens d'agréable odeur, et faisaient descendre sur lui avec abondance la rosée des célestes bénédictions.

 

Prière

 

Bienheureux Joachim, vous avez paru au temps où devaient s'accomplir les divins oracles qui annonçaient l'avènement du libérateur promis à vos pères. Près de renouveler la face de la terre sur laquelle il allait descendre après le Messie, le Saint Esprit répandait déjà dans votre âme des torrents de grâces, et formait en vous ces gémissements inénarrables qui touchent le cœur de humbles et ferventes, montaient vers le Très-Haut comme la légère vapeur qui, au jour du printemps, sort de la terre réchauffée par les rayons du soleil. Et moi qui jouis des bienfaits ineffables dont l'Incarnation du Fils de Dieu est la source, je ne prie souvent, hélas ! Que du bout des lèvres; mon cœur est froid, et mon esprit se laisse emporter par les vains fantômes dont mon imagination est remplie. Ah ! je le sens, si je languis dans la piété, c'est parce que je ne prie pas, ou que je ne prie pas comme Dieu le désire. Daignez, ô saint patriarche, demander pour moi au Seigneur le don d'oraison; conjurez l'Esprit-Saint de m'accorder la grâce d'imiter votre recueillement et votre ferveur dans la prière; qu'il excite ma confiance , écarte d'importunes distractions et m'inspire ces aspirations vives et ardentes qui pénètrent, comme autant de flèches d'amour, le cœur du divin Sauveur, et en font jaillir des torrents de grâces.

 

Septième jour

La fidélité de Saint Joachim a observer la Loi

S'unir au chœur des Trônes et l'invoquer

 

Les observances de la Loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï étaient un poids que beaucoup d'Israélites supportaient avec peine, qu'un grand nombre rejetaient. Mais Joachim les regardant toutes comme l'expression de la Volonté Divine, les observait avec empressement et fidélité. Il se rendait, dans le temps prescrit, au Temple de Jérusalem pour y adorer le Dieu d'Israël, immolait, chaque année, l'Agneau Pascal et s'assujettissait à toutes les autres pratiques, quelque pénibles qu'elles fussent. Il est vrai que son amour pour Dieu en adoucissait la rigueur. C'était même pour lui un bonheur de conformer sa volonté à celle de son Divin Maître. Non content d'accomplir exactement tout ce qui était ordonné par la Loi, il cherchait en tout le bon plaisir de Dieu, le conjurait de lui faire connaître intérieurement ce qu'il désirait de son humble serviteur, et il se portait avec ardeur a tout ce qu'il paraissait demander et attendre de lui. Oh ! Combien ces saintes dispositions devaient être agréables à ce Divin Père qui se réjouit de voir ses enfants marcher dans la voie de ses commandements !

 

Prière

 

O Bienheureux Joachim, votre fidélité à accomplir La loi de crainte est, pour moi, un puissant encouragement à garder exactement la Loi d'amour, à porter avec joie ce joug léger et plein de douceur, par lequel le Fils de Dieu a remplacé le joug onéreux et pesant imposé à un peuple trop souvent rebelle. Que je serais coupable si je ne répondais pas à son amour, si je violais la loi de mon Divin Maître ! O mon aimable protecteur, priez le Seigneur de m'accorder la grâce d'observer fidèlement Ses préceptes, de remplir avec exactitude et avec ferveur tous les devoirs qu'Il m'a tracés, de me conformer en tout à Son adorable Volonté, de quelque manière qu'elle me soit manifestée, quels que soient les temps, les lieux et les circonstances où je me trouverai, afin de mériter, comme vous, la récompense promise au serviteur qui se conforme à la volonté de son maître et fait valoir le talent qu'il en a reçu.

 

Huitième jour

La simplicité de Saint Joachim

S'unir au chœur des Chérubins et l'invoquer

 

Une âme droite et simple ne se propose pas d'autre but que d'atteindre la fin pour laquelle elle est sur la terre, c'est-à-dire d'être éternellement unie à Dieu et heureuse de sa félicité. Elle va à Lui par le chemin le plus court, sans détourner ni à droite, ni a gauche. Une lumière douce et pure dirige ses pas. Quand l'œil est simple, tout le corps est éclairé, c'est-à-dire que l'intention, quand elle est droite, influe sur tout le reste ; tout est dégagé des recherches de l'amour propre. Qu'elle est belle, qu'elle est aimable cette vertu qui donne à l'âme la candeur et l'ingénuité de l'enfance ! Heureux, trois fois heureux qui la possède ! Il est aimé de Dieu et des hommes. Tel était Joachim ; tout était simple en son âme, pensées, affections, désirs ; il servait Dieu dans la simplicité de son cœur, sans retour sur lui-même, sans s'occuper de ce que pouvait dire ou penser un monde aveugle en ses jugements. Plaire à Dieu, chercher sa plus grande gloire, c'était là son unique but, l'objet continuel de ses préoccupations. On pouvait dire de lui ce que Notre-Seigneur disait de Nicodème : « Voilà un vrai Israélite, dans lequel il n'y a point de fourberie ». La simplicité, qui rend l'âme si belle, se reflète à l'extérieur. On le remarqua spécialement dans le vertueux père de l'auguste Marie : ses manières étaient gracieuses sans affectation ; c'était une politesse naturelle et aisée ; il n'y avait rien dans la manière de se vêtir qui sentît la recherche et le luxe ; ses vêtements étaient d'une grande propreté, mais simples et conformes à sa condition. Il en était de même pour les repas, d'où étaient bannis ces apprêts que demandent la sensualité et la délicatesse. Tout y respirait une modeste et frugale simplicité.

 

Prière

 

Votre simplicité patriarcale, ô Saint Joachim, a des charmes qui me ravissent; avant même la Loi évangélique, vous aviez la simplicité de la colombe recommandée par le Divin Maître; je vous supplie de Lui demander pour moi cette aimable vertu, faites que je sois simple en mes pensées, que je cherche en tout à plaire à Dieu seul, que jamais la vanité, la curiosité, le respect humain, la recherche de moi-même et le désir des satisfactions naturelles ne soient le mobile de mes affections, de mes désirs, de mes paroles, de mes actions. Je veux, à votre exemple, avoir cette belle simplicité dans mes rapports avec le prochain, évitant tout ce qui sentirait l'affectation, la ruse, la duplicité. Je ne rechercherai point dans mes habits ce qui serait au-dessus de ma condition. J'imiterai aussi votre tempérance à table; toujours je serai content de ce qui me sera présenté quand même les mets seraient contraires à mes goûts. Puissé-je par une vie simple et modeste obtenir les grâces que Dieu accorde à ceux qui marchent comme vous devant lui dans la simplicité de leur cœur.

 

Neuvième jour

Humilité de Saint Joachim

S'unir au chœur des Séraphins et l'invoquer

 

La vertu qui est le fondement et la gardienne de toutes les autres était profondément établie dans le cœur de Saint Joachim. Connaissant le limon dont nous sommes formés, il ne s'élevait point dans ses pensées et ne cherchait point l'estime des hommes. Issu des plus grands rois de la terre, mais écarté du trône et tombé dans une profonde obscurité, il supportait son état avec un calme inaltérable. Les sentiments de l'ambition n'avaient aucun accès dans son cœur ; il était content de son humble condition parce qu'il n'avait pas d'autre volonté que celle de Dieu. Les outrages les plus sensibles n'altéraient point la paix de son âme qui puisait une force invincible dans son union avec le Tout-Puissant. Il ne s'enorgueillissait point des faveurs spirituelles qu'il recevait abondamment, sachant que tout don vient de Dieu ; il faisait remonter vers lui l'hommage de sa reconnaissance et répétait avec le Psalmiste : « Ce n'est point à nous, Seigneur, mais à vous seul et à votre saint nom que la gloire appartient ». Parce qu'il fut toujours humble, Dieu le regarda d'un œil de complaisance, et pour lui s'accomplit cet oracle de la Sagesse incarnée : « Quiconque s'abaissera sera élevé ». Admis dans le séjour des élus, il est sur un trône immortel, la tête entourée d'une auréole éblouissante, et son nom est même sur la terre, environné de gloire. Les petits et les grands se pressent devant son image, lui adressent de respectueux hommages, et l'invoquent comme un puissant protecteur auprès de Dieu.

 

Prière

 

La méditation de votre profonde humilité, ô Bienheureux Joachim, excite en moi un vif désir d'avoir cette vertu fondamentale sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu et qui attire l'abondance de ses grâces. Le divin Maître nous l'a dit : « Apprenez de moi à être humble de cœur ». Daignez, ô grand Saint, m'aider à obtenir la grâce de mettre en pratique cette importante leçon, d'arracher du fond de mon cœur jusqu'aux dernières racines de cet amour propre qui s'y élève et porte des fruits si amers, de supporter avec patience les humiliations qui me viendront de la part des hommes et les épreuves par lesquelles il plaira au Seigneur de me faire passer ; de ne jamais me prévaloir des avantages que je pourrais avoir, d'en rapporter la gloire à ce Dieu qui est la source de tous les dons ; en un mot, de marcher sur vos traces, pour mériter les glorieuses récompenses promises dans l'éternité au cœur vraiment humble.

 

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Méditation pour le Jour de la Fête de Saint Joachim

 

Nous avons considéré les unes après les autres les principales vertus du Bienheureux père de l'Auguste Vierge Marie, comme des fleurs écloses dans un beau jour de printemps et cultivées avec le plus grand soin ; formons-en aujourd'hui un seul bouquet pour les considérer toutes ensemble. Quel vif éclat jaillit de tant de brillantes fleurs réunies ! Quel doux parfum s'en exhale ! Quel beau modèle pour nous que la vie du glorieux Saint Joachim ! Avec quelle ardeur reproduire les traits. Il est vrai qu'il nous en coûtera pour l'imiter, mais la vue de la récompense qui nous attend doit soutenir notre courage et enflammer notre ardeur ; Dieu lui-même sera notre récompense comme il l'est pour le Bienheureux Saint Joachim : quoi de plus propre à nous inspirer un zèle que rien ne puisse ralentir ? Le glorieux époux de Sainte Anne jouira éternellement dans le sein de Dieu d'une gloire et d'une félicité parfaite. Combien il se réjouit d'avoir souffert avec patience les peines de cette vie, de s'être fait violence, d'avoir fidèlement et constamment observé la loi du Dieu d'Israël ! Tous ses actes de vertu sont changés en autant de rayons de gloire, en autant de torrents de délices. Il participe abondamment au repos, a la joie, au bonheur de Dieu lui-même. Placé sur un trône éblouissant, au milieu de la foule innombrable des Élus parmi lesquels il occupe un rang distingué, il jouit d'un grand crédit auprès de Dieu et obtient des grâces signalées pour ceux qui l'honorent et l'invoquent. Marie toute puissante dans le Ciel appuie les prières de son glorieux père, aussi bien que celles de sa Bienheureuse Mère, et le Divin Sauveur se plaît à donner à son aïeul des marques de son amour et de sa bonté. Recourez donc avec confiance à Saint Joachim, en toute occasion, et vous serez exaucé.

 

Prière

 

O Bienheureux Joachim, l'éclat qui jaillit de vos vertus, la gloire qui vous environne, la puissance de vos prières, tout me frappe en vous, tout excite mon admiration et ma confiance. Je veux être un de vos plus fidèles serviteurs ; je me mets sous votre protection ; je vous invoque du fond de mon cœur. Vous ne pouvez rien me refuser au beau jour de votre fête ; exaucez mes ardentes prières ; jetez sur moi un regard de bonté, protégez moi et guidez mes pas dans le chemin que vous avez suivi pour aller an Ciel; demandez avec Sainte Anne à Marie, votre Auguste Fille, qu'Elle daigne Elle-même me secourir sans cesse. Daignez m'obtenir la grâce de l'honorer et de la servir fidèlement, et par elle d'aimer Jésus de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces ; enfin d'entrer, sous vos auspices, dans le repos de l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

 

Neuvaine extraite du livre « Dévotion à Sainte Anne et à Saint Joachim », Imprimerie Vincent Forest, Nantes 1860

 

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Mise à jour de la page: le 28 mai 2017

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30 avril 2017

Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

Du 29 avril au 7 mai 2017

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La Servante de Dieu Josepha Menendez

1890-1923

 

Maria Josefa Menendez naît à Madrid le 4 février 1890. Elle est placée par ses parents dans une école où elle apprend le métier de coutûrière. Après de nombreux délais dûs à l'opposition de sa famille, elle entre dans la Société du Sacré-Coeur en 1920, et est admise au noviciat du couvent des Feuillants, à Poitiers. Objet de grâces d'oraison extraordinaires, elle est la dépositaire du message du Sacré Coeur au monde et aux âmes consacrées. En effet, Notre Seigneur lui apparaît chaque jour et lui demande de coucher ses paroles sur le papier puis de les transmettre à son évêque qui devra les communiquer au monde entier. Soeur Josefa meurt à 33 ans, le 29 décembre 1923.

 

Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa Menendez

 

O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde. O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

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Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

 

« France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

 

Chers amis,

 

En ces temps troublés, à l'heure où nous allons élire notre futur chef d'Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de la politique qui limite souvent nos débats, au-delà des tensions de ces dernières semaines, il s'agit par cette neuvaine de nous abandonner avec confiance à la Providence, abandon qui passe par une vraie conversion du cœur. A nous, par nos efforts quotidiens, nos prières, de supplier le Ciel de sauver la France. Que nos gouvernants soient inspirés en vue du bien commun et du salut des âmes ! Cette neuvaine sera placée sous l’intercession de Sœur Josépha Menendez, mystique morte en 1923 à 33 ans à Poitiers. C’est en France que le Cœur de Jésus fait d'elle sa confidente et sa messagère. Par elle, Il renouvelle au monde l'appel d'une Miséricorde et d'un Amour infinis et demande en retour la confiance qui attend tout de Lui. C’est un véritable « Appel à l'amour » que nous adresse le Cœur de Jésus par son intermédiaire. La neuvaine commencera le samedi 29 avril pour s’achever le dimanche 7 mai, jour des élections. En plus de la prière quotidienne, vous trouverez un texte de méditation pour chaque jour tiré des paroles même du Christ confiée à sœur Josépha. Ce texte nous aidera à nous plonger et à nous abandonner dans l’Amour de Dieu.

 

Les 9 thèmes des méditations de cette prière pour la France :

 

  1. Qui suis-Je ?

  2. Appel à l’Amour

  3. Appel au pardon

  4. Les trésors de mon Cœur

  5. Appel à la vie intime avec Jésus

  6. Appel à l’assistance dominicale

  7. Appel à la Foi

  8. Appel à la confiance

  9. La victoire de l’Amour

 

Pour son Amour et pour la France, devenons des saints à l’école de Sœur Josépha Menendez.

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Pourquoi une neuvaine à sœur Josépha ?

 

Ultimes paroles de Sœur Josépha : « Vous prierez pour la France lui demandèrent ses Mères : « Ah ! Mes chères Mères, répondit-elle je crois bien ! C’est la patrie de mon âme ! Elle m’a donné ma vie religieuse ! Ici, j’ai trouvé un petit coin pour vivre et mourir ».

 

Révélation de Notre-Seigneur à Sœur Josépha

 

La France est au cœur de ce message divin peu connu aujourd’hui « … comme Dieu veut régner par l’amour, il demande à ses âmes et principalement à celles de cette nation (en parlant de la France) de réparer, d’abord pour obtenir le pardon mais surtout pour attirer de nouvelles grâces à cette nation qui, je le répète, est la première qui a connu mon Cœur et où cette dévotion s’est répandue ».

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Prière de la Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

à dire chaque jour

 

Ô Jésus qui ne pouvez résister à la supplication de ceux qui attendent tout de Vous, donnez-nous la confiance, la foi et l’abandon qui touchent Votre Cœur afin que sûrs de Vous, nous obtenions de Votre toute puissante bonté la grâce pour la France que nous Vous demandons pour Votre gloire et l’accomplissement de Votre règne d’amour et de miséricorde. Ô Jésus, glorifiez Votre Cœur en nous accordant pour la France la grâce que nous sollicitons par l'intercession de Votre humble servante Josépha. Ô Jésus, à Votre Cœur, nous vous confions notre pays ; regardez, puis faites ce que Votre Cœur Vous dira ; laissez agir Votre Cœur ; Ô Jésus, nous comptons sur Vous, nous nous fions à Vous, nous sommes sûrs de Vous !

 

Premier jour

« Qui suis-je »

 

« Je suis l’Amour ! Mon Cœur ne peut plus contenir la Flamme qui Le dévore. J’aime à tel point les âmes, que J’ai donné ma vie pour elles. Pour leur amour, J’ai voulu rester emprisonné dans le tabernacle. Depuis vingt siècles, Je demeure là, nuit et jour, voilé sous les apparences du pain et caché dans l’Hostie, supportant, par amour, l’oubli, la solitude, les mépris, les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges… Pour l’amour des âmes, J’ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu’elles auront besoin de recouvrer la grâce. Là, Je les attends… là, Je désire qu’elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l’eau, mais dans mon propre Sang. Au cours des siècles, J’ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : Je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd’hui le moyen dont se servent, pour toucher les cœurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne ». (Notre-Seigneur à Josefa le 11 juin 1923).

 

Deuxième jour

Appel à l'amour

 

Pour y former sa privilégiée, le doux maître lui rappelait sa divine présence, si l’activité à l’ouvrage la lui faisait un peu oublier. C’est ainsi que dans le feu d’un travail pressé, elle entendit tout à coup la voix bien connue lui demander : « Josefa, que fais-tu ? – Ah ! Seigneur, Vous êtes-là ? » Il reprit : « À quoi penses-tu ? – Mon Jésus, je ne pensais à rien. – Mais tu M’aimes, n’est-il pas vrai ? » (21 février 1920).

Un soir, à la tombée de la nuit, Josefa se perdait dans un long corridor qui n’était pas éclairé ; soudain, une grande lumière parut à l’autre extrémité et elle vit Notre-Seigneur ! Il semblait vouloir la rejoindre ; elle courut à sa rencontre : « D’où viens-tu ? – lui demanda-t-Il. – De fermer les fenêtres. « Où vas-tu ? – Je vais achever de fermer. – Tu ne sais pas répondre ! Je viens de l’amour ! Je vais à l’amour ! Que tu montes ou que tu descendes tu es toujours dans mon Cœur qui est l’abîme de l’amour et Je suis avec toi. » Josefa ne nommera plus ce passage que le « corridor de l’amour ». (23 octobre 1920).

Elle passait ensuite à d’autres travaux et Jésus restait avec elle. Il lui demanda : « Que fais-tu en ce moment ? – Jésus de mon âme, Vous le savez bien ; je Vous le dis, je Vous aime. » Il reprit : « Beaucoup d’âmes croient que l’amour consiste à dire : « Mon Dieu, je Vous aime. Mais non. L’amour est suave et travaille parce qu’il aime, il fait tout en aimant. Je veux que tu M’aimes ainsi avec suavité toujours, en tout ; dans le travail comme dans le repos, dans l’oraison, la consolation, la tristesse ou l’humiliation, aime toujours et montre ton amour par tes actes. Cela, c’est l’amour. Si beaucoup d’âmes le comprenaient, comme elles avanceraient dans la perfection et comme elles consoleraient mon Cœur. » (22 novembre 1920)

 

Troisième jour

Appel au Pardon

 

« Je suis Dieu, mais Dieu d’Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s’incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie. J’aime les âmes après qu’elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon… Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché ! Je ne Me lasse pas des âmes et mon Cœur attend sans cesse qu’elles viennent se réfugier en Lui, et cela d’autant plus, qu’elles sont plus misérables ! Un père n’a-t-il pas plus de soin de l’enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont-elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse. Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J’enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu’Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Âmes choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu’elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu’elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d’attendre tout de mon Cœur. » (Notre-Seigneur à Josefa le 11 juin 1923).

 

Quatrième jour

Les Trésors de Mon Cœur

(le pardon et la miséricorde)

 

« Je ferai connaître que la mesure de mon Amour et de ma Miséricorde envers les âmes tombées n’a pas de limites. Je désire pardonner. Je Me repose en pardonnant. Je suis toujours là, attendant avec amour que les âmes viennent à Moi. Qu’elles ne se découragent pas ! Qu’elles viennent ! Qu’elles se jettent dans mes Bras ! Qu’elles ne craignent rien, Je suis leur Père ». (Notre-Seigneur à Josefa 6 août 1922).

« Mon amour arrive à ce point que, d’un rien, mes âmes peuvent tirer de grands trésors : si dès le matin elles savent s’unir à moi et offrir toute la journée avec l’ardent désir que mon cœur se serve de leurs actions au profit des âmes, et si, moment par moment, heure par heure, elles exécutent leur devoir avec amour, que de trésor elles acquièrent dans cette journée ! Je leur découvrirai de plus en plus mon amour qui est inépuisable et il est si facile à l’âme qui aime de se laisser guider par ce même amour. Aime et souffre, l’amour ne peut se séparer de la souffrance ! Abandonne-toi à l’amour du plus tendre des pères. » (Notre-Seigneur à Josefa le 30 novembre 1922).

« Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l’amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n’est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu’elles croient en ma Miséricorde, qu’elles attendent tout de ma Bonté, qu’elles ne doutent jamais de mon Pardon ». (Notre-Seigneur à Josefa le 10 juin 1923).

 

Cinquième jour

Appel à la vie intime

 

« Je le répète encore : ce que Je dis maintenant, ce n’est rien de nouveau. Mais de même que la flamme a besoin d’aliment pour ne pas s’éteindre, de même les âmes ont besoin d’un nouvel élan qui les fasse avancer et d’une nouvelle chaleur qui les ranime. Je veux que l’on sache combien Je désire que mes âmes se raniment et se renouvellent dans cette vie d’union et d’intimité avec Moi. Qu’elles ne se contentent pas de Me parler quand elles sont au pied du tabernacle. Je suis là, présent, c’est vrai, mais Je vis aussi en elles et Je Me complais à ne faire qu’un avec elles. Qu’elles Me parlent de tout !… qu’elles Me consultent en tout !… qu’elles Me demandent tout !… Je vis en elles pour être leur vie. Je demeure en elles pour être leur force… oui, je le répète, qu’elles n’oublient pas que Je me complais à ne faire qu’un avec elles… qu’elles se souviennent que Je suis en elles… et que là, je les vois, Je les entends et Je les aime. Là, J’attends qu’elles correspondent à mon Amour. Il y a beaucoup d’âmes qui, chaque matin, font oraison. Mais n’est-ce pas plutôt une formule qu’une entrevue d’amour ?… Elles entendent ou disent la messe et Me reçoivent dans la communion, mais une fois sorties du saint Lieu, ne se laissent-elles pas absorber par leurs affaires, à tel point qu’elles pensent à peine à M’adresser un mot ?… Je suis dans cette âme comme dans un désert, elle ne Me dit rien, elle ne Me demande rien… Et lorsqu’elle a besoin de consolation, bien souvent elle la demande à une créature qu’elle doit aller chercher, plutôt qu’à Moi, son Créateur, qui suis et qui vis en elle !… N’est-ce pas manque d’union, manque de vie intérieure ou, ce qui revient au même, manque d’amour ?… » (Notre-Seigneur à Josefa le 5 décembre 1923).

 

Sixième jour

Appel à l'assistance à la Messe Dominicale

 

« Ainsi, quand vous avez passé toute une semaine à vos travaux, à vos affaires, à vos délassements aussi… Il vous demande de donner au moins une demi-heure à l’accomplissement de son précepte. Est-ce beaucoup exiger ? Allez donc à sa Maison à Lui. Il vous y attend jour et nuit ; et chaque dimanche ou jour de fête, réservez-Lui cette demi-heure en assistant au mystère d’Amour et de Miséricorde qu’on appelle la Messe. Là, parlez-Lui de tout : de votre famille, de vos enfants, de vos affaires, de vos désirs… Exposez-Lui vos difficultés et vos souffrances… Si vous saviez comme Il vous écoutera et avec quel amour !… Vous Me direz peut-être : « Je ne sais pas assister à la messe ! Il y a si longtemps que je n’ai pas foulé le seuil d’une église ! » Ne vous effrayez pas… Venez et passez seulement cette demi-heure à mes Pieds. Laissez votre conscience vous dire ce que vous devez faire, sans fermer l’oreille à sa voix. Ouvrez votre âme… alors ma Grâce parlera… Elle vous montrera peu à peu comment vous devez agir en chaque circonstance de votre vie, vous comporter avec votre famille ou dans vos affaires… Comment vous devez élever vos enfants, aimer vos inférieurs, respecter vos supérieurs… Elle vous demandera peut-être d’abandonner cette entreprise, de rompre cette amitié mauvaise, de vous éloigner énergiquement de cette réunion dangereuse… Elle vous dira que vous haïssez telle personne sans raison, et que de telle autre que vous fréquentez et aimez, vous devez au contraire fuir les conseils et vous séparer… Essayez seulement et, peu à peu, s’étendra la chaîne de mes grâces. Car il en est du bien comme du mal, il suffit de commencer. Les anneaux de la chaîne s’appellent les uns les autres. Si, aujourd’hui, vous écoutez ma Grâce et si vous la laissez agir en vous, demain vous l’entendrez mieux, plus tard mieux encore et ainsi, de jour en jour, la lumière viendra, la paix grandira et votre bonheur sera éternel ! (Notre-Seigneur à Josefa le 19 juin 1923).

 

Septième jour

Appel à la Foi

 

« Jeunesse, richesse, sagesse, gloire humaine, tout cela n’est rien… tout cela passe et finit, Dieu est le Seul qui subsiste pour l’éternité ! Si le monde et la société sont remplis de haines et en luttes continuelles, peuples contre peuples, nations contre nations, et individus contre individus, c’est que le grand fondement de la foi a presque entièrement disparu. Que la foi se ranime, et la paix reviendra et la charité régnera ! La foi ne nuit pas à la civilisation et ne s’oppose pas au progrès. Au contraire, plus elle est enracinée dans les individus et dans les peuples, plus grandissent en eux la sagesse et la science, car Dieu est Sagesse et Science infinies. Mais là où la foi n’est plus, la paix disparaît et, avec elle, la civilisation, la culture, le vrai progrès… car Dieu n’est pas dans la guerre… Il n’y a plus alors que division des opinions entre elles, soulèvement des classes les unes contre les autres et, dans l’homme lui – même, rébellion des passions contre le devoir. Alors disparaît tout ce qui fait la noblesse de l’homme : c’est la révolte, l’insubordination, la guerre ! Ah ! laissez-vous convaincre par la foi et vous serez grands. Laissez-vous dominer par la foi et vous serez libres ! Vivez selon la foi et vous ne mourrez pas éternellement ! » (Notre-Seigneur à Josefa le 19 juin 1923).

 

Huitième jour

Appel à la confiance

 

« De même, quand les âmes (les hommes) prient pour elles ou pour d’autres : si elles hésitent, si elles doutent de Moi, elles n’honorent pas mon Cœur, tandis qu’elles Le glorifient quand elles attendent avec sécurité ce qu’elles Me demandent, sachant bien que Je ne puis leur refuser que ce qui ne convient pas au bien de leur âme. Quand le Centurion vint Me supplier de guérir son serviteur, il Me dit avec une grande humilité : « Je ne suis pas digne que Vous entriez dans ma maison… » Mais plein de foi et de confiance, il ajouta : « Cependant, Seigneur, dites seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Cet homme connaissait mon Cœur. Il savait que Je ne puis résister à la supplication d’une âme qui attend tout de Moi… Cet homme M’a grandement glorifié, car à l’humilité il a joint la ferme et entière confiance… Oui, cet homme connaissait mon Cœur. Et pourtant Je ne m’étais pas manifesté à lui comme Je me manifeste à mes Âmes choisies. C’est par la confiance qu’elles obtiendront d’innombrables grâces, non seulement pour elles, mais aussi pour les autres, et c’est ce que Je veux qu’elles comprennent à fond, car Je désire qu’elles révèlent les traits de mon Cœur aux pauvres âmes qui ne Me connaissent pas. » (Notre-Seigneur à Josefa le 5 décembre 1923).

 

Neuvième jour

La victoire de l'Amour et la diffusion du Message

 

« Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu’aux extrémités du monde, mais, d’une manière spéciale, sur la France, cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l’Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix. Je régnerai ! Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d’Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d’Amour ! » (Notre-Seigneur à Josefa le 12 juin 1923).

« Aucune de mes Paroles ne se perdra. Rien de ce que Je te dis ne s’effacera jamais », même si le démon « nourrit mille projets pour faire disparaître mes Paroles… il n’y réussira pas… » Je veux que mon Amour soit le soleil qui éclaire et la chaleur qui échauffe les âmes. C’est pourquoi Je désire que l’on fasse connaître mes Paroles… Toutes seront imprimées, lues et prêchées, et Je leur donnerai une grâce spéciale afin qu’elles éclairent et transforment les âmes. Ne sais-tu pas ce qui arrive lorsqu’un volcan s’ouvre ? La puissance de feu est si grande qu’elle est capable d’arracher les montagnes et de les détruire, et l’on connaît qu’une force irrésistible a passé par là. Ainsi, mes Paroles auront une telle force et ma Grâce les accompagnera de telle manière, que les âmes les plus obstinées seront vaincues par l’Amour. » (Notre-Seigneur à Josefa le 6 août 1922).

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Pour approfondir

 

Livre un « Un Appel à l’Amour » qui retranscrit le message du Cœur de Jésus pour chacune de nos âmes. Vous pouvez le lire en ligne (format pdf) en cliquant ici

Pour se le procurer, se mettre en contact avec les

Oeuvres du Sacré-Cœur de Poitiers

1 voie Malraux

86000 Poitiers

Mail : unappelalamour@gmail.com.

 

Documentaire

"Josefa Menendez, un appel à l'Amour"

 

Portrait de soeur Josepha Menendez, religieuse du Sacré-Coeur, née le 4 février 1890. Après une enfance et une jeunesse particulièrement ferventes, elle entre au Noviciat de la Société du Sacré-Coeur, à Poitiers, le 4 février 1905. Elle est alors très rapidement l'objet de révélations divines : faire connaître au monde (Un reportage de 52 mn).

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

Neuvaine proposée par Hozana.org, retrouvez et participez à cette Neuvaine en cliquant ici

13 avril 2017

Neuvaine à la Miséricorde Divine

Neuvaine à la Miséricorde Divine

Du 14 au 23 avril 2017

 

« Dieu est Amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. » (1 Jean 4,16)

 

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Présentation

 

Sœur Faustine naît en 1905 dans un petit village en Pologne. A l’âge de 20 ans, elle répond à l’appel de son cœur et devient religieuse. Son entourage a vu en elle une personne simple, discrète et recueillie, obéissante et attentive aux misères des autres. Elle rendit son âme à Dieu à l’âge de 33 ans en 1938. Nul ne soupçonne alors les fruits extraordinaires que Dieu va faire jaillir de la vie consacrée de Sœur Faustine. Bien plus tard alors que l’humanité a franchi le IIIe millénaire, le pape Jean-Paul II canonise Sœur Faustine en 2000. Et en 2002, il consacre le destin du monde entier et de chaque homme à la Miséricorde Divine. Il demande en particulier à Dieu que tous les habitants de la terre fassent l’expérience de sa miséricorde. Car Sœur Faustine a  eu pour mission de rappeler cette vérité connue mais oubliée : Dieu porte à l’homme un amour miséricordieux.

A la demande de Jésus, Sœur Faustine va écrire durant les 4 dernières années de sa vie un ouvrage intitulé Petit Journal. Elle y transcrit les échanges que Dieu a eu avec son âme concernant cette Miséricorde Divine. Jésus confie à Sœur Faustine : «Je désire guérir l’humanité en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux.» (§ 1588 PJ). II lui précise : « Tu es la secrétaire de ma miséricorde, je t’ai choisie pour faire connaître aux âmes la grande miséricorde que j’ai envers elles.» (§ 1605,1567 PJ). « De toutes mes plaies, comme un torrent coule la miséricorde pour les âmes. Mais la plaie de mon cœur est la source de l’insondable miséricorde. De cette source jaillissent toutes les grâces pour les âmes. Parle de ma miséricorde au monde entier ». (§ 1190 PJ).

C'est Jésus lui-même qui ordonna à sœur Faustine d'écrire cette neuvaine et de la réciter avant la Fête de la Miséricorde. "Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu'elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. [...] Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde... Chaque jour, tu amèneras à mon Cœur un groupe différent de ces âmes, et tu les plongeras dans l'océan de ma Miséricorde. Moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père. Tu feras cela dans cette vie et dans l'autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma Miséricorde. Chaque jour, par ma douloureuse Passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes."  (§ 1209 PJ).

 

Prières et dévotions quotidiennes de la neuvaine

 

« A trois heures implore ma miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs, et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie. C’est là une heure de grande miséricorde pour le monde entier. En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion. A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. Ma fille, essaie à cette heure-là d’entrer au moins un moment à la chapelle et célèbre mon cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement. ; Et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment ». ». (§ 1320, 1572 PJ). « Essayer d’être au rendez-vous de 15h, chaque jour de la neuvaine ».

 

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Honorer l’image de Jésus Miséricordieux

 

« Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entr’ouverte sur la poitrine sortaient 2 grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. Jésus me dit : ces 2 rayons indiquent le sang et l’eau. L’eau qui justifie les âmes, le sang qui est la vie des âmes. Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi.  Je désire qu’on honore cette image dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire. »

 

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Le Chapelet de la Divine Miséricorde

 

« Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles Me demanderont par cette prière, si cela est conforme à Ma volonté. » (§1741-1732 PJ)

Jésus explique à Sœur Faustine la manière simple dont Il aime l’entendre : 

- D’abord tu diras un « Notre Père », puis un « Je vous salue Marie » et le « Je crois en Dieu ».  

- Puis, sur les grains du Notre Père, tu vas dire les mots suivants :

« Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ».

- Sur les grains du « Je vous salue Marie », tu diras les mots suivants : 

« Par Sa Douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et le monde entier ».

- A la fin tu réciteras 3 fois ces paroles :

« Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier ». (§ 476 PJ)

« Jésus, j’ai confiance en Toi ».

« A l’heure de la mort, je défends chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d’autres le récitent près de l’agonisant – l’indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès de l’agonisant, la miséricorde insondable s’empare de son âme et les entrailles de ma miséricorde sont émues par la douloureuse passion de mon Fils. Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Lorsque les pécheurs endurcis le réciteront, j’emplirai leur âme de paix et l’heure de leur mort sera heureuse. Ces âmes-là ont la priorité sur mon cœur empli de pitié. Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à ma miséricorde n’a été déçue, ni n’a éprouvé de honte. Et si l’on récite ce chapelet auprès d’un agonisant, je me tiendrai entre le Père et l’âme agonisante, non pas en tant que Juge juste, mais comme Sauveur miséricordieux. » (§ 811 PJ)

 

Prière de Jésus donnée à sœur Faustine

 

Quand tu réciteras cette prière pour un pécheur avec un cœur contrit et avec foi, je lui donnerai la grâce de la conversion :

« O Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en Vous. »

La prière qui m’est la plus agréable est la prière pour la conversion des âmes pécheresses. Sache que cette prière est toujours exaucée. (§ 186, 1397 PJ).

 

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Acte de consécration à Jésus Miséricordieux

 

Très Miséricordieux Jésus, ta bonté est infinie et les trésors de Tes grâces sont inépuisables. J’ai une confiance sans bornes en ta Miséricorde qui dépasse toutes tes œuvres (Ps 144,9) Je me consacre totalement et sans réserve à Toi, afin de vivre et de tendre à la perfection chrétienne dans les rayons qui jailliront de ton Divin Cœur transpercé sur la Croix. Je désire propager ta Miséricorde en accomplissant des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde, et particulièrement en convertissant les pécheurs, en aidant les pauvres, en consolant les affligés et les malades, en priant pour les agonisants et les âmes qui souffrent au purgatoire. Protège-moi, car devant servir à ta propre gloire, je crains tout de ma faiblesse, mais, en même temps, j’espère tout obtenir de ton inépuisable Miséricorde. O bon Sauveur, puisse l’humanité entière connaître l’abîme insondable de ta Miséricorde, avoir confiance en sa toute puissance et la glorifier ici-bas et dans l’éternité. Amen.

 

ND Miséricorde

Honorer Marie, la Mère de la Miséricorde

 

Le pape Jean-Paul II a dit : « Marie est la Mère de la Miséricorde car elle est la Mère de Jésus, celle en qui Dieu a révélé au monde son cœur débordant d’amour. » Sœur Faustine dit : « J’entendis quelques-unes des paroles que la Mère de Dieu adressait au prêtre, mon confesseur : « Je suis non seulement la Reine du Ciel, mais aussi la Mère de Miséricorde ». Depuis ces jours-là, je vis sous le manteau virginal de la Mère de Dieu. Je suis tranquille près de son Cœur immaculé, car je suis si faible et si inexpérimentée que je me blottis dans Son Cœur comme un petit enfant. » ( § 331, 1097 PJ)

 

Terminer chaque jour les prières de la neuvaine par un Je Vous salue Marie et l’invocation : « Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à Vous » (3 fois)

 

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Premier jour

Vendredi Saint

 

« Aujourd'hui, amène-moi l'humanité entière et particulièrement tous les pécheurs. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde ; ainsi, tu me consoleras de cette amère tristesse en laquelle me plonge la perte des âmes ».

Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d’avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regardez pas nos péchés, mais la confiance que nous avons en Votre infinie bonté. Recevez-nous dans la demeure de Votre Cœur Très Miséricordieux et ne permettez pas que nous en sortions pour l’éternité. Nous Vous en supplions par l’amour qui vous unit au Père et au Saint-Esprit.

 

« Ô toute puissance de la miséricorde divine,

secours pour l’homme pécheur,

tu es miséricorde et océan de pitié,

tu viens en aide à celui qui Te prie avec humilité. »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père éternel, pose ton regard de miséricorde sur l'humanité entière, et particulièrement sur les pauvres pêcheurs, enfermés dans le Coeur très compatissant de Jésus. Par sa douloureuse Passion, montre-nous ta miséricorde afin que nous glorifions la toute puissance de ta miséricorde pour les siècles sans fin. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, océan de Miséricorde, j’amène tous les pécheurs à Votre Cœur miséricordieux, mettez Votre grâce en moi pour que je puisse Vous consoler et ôter de Votre cœur l’amère tristesse de voir les âmes qui se perdent. Seigneur, pitié et miséricorde pour ma faiblesse, ma misère, je viens à Vous pour Vous donner tous mes péchés. Aidez-moi à ne chercher la consolation que dans Votre miséricorde, à avoir foi, à espérer dans les miracles qu’opère Votre miséricorde. Recevez-moi dans la demeure de Votre Cœur si bon et ne me laissez pas en sortir. Amen.

 

« Je désire la confiance de mes créatures. Que l’âme faible ne craigne pas de s’approcher de moi, car même si elle compte plus de péchés qu’il y a de grains de sable sur terre, tout sombrera dans l’abîme de ma miséricorde » (§ 1059 PJ)

« Dis aux âmes qu’elles doivent chercher la consolation au tribunal de la miséricorde. Point n’est besoin, pour obtenir ce miracle de faire de lointains pèlerinages, ni de faire étalage d’un quelconque cérémonial. Mais, il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère et le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. Même si une âme était en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y avait plus aucun espoir de retour à la vie et que tout semblait perdu – il n’en est pas ainsi selon Dieu : le miracle de la miséricorde divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude. » ( § 1448 PJ)

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Samedi Saint

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes sacerdotales et religieuses et immerge-les dans mon insondable Miséricorde. Ce sont elles qui m'ont donné la force d'endurer mon amère Passion. Par elles comme par des canaux, ma Miséricorde se répand sur l'humanité ».

Très Miséricordieux Jésus, de qui provient tout bien, fais abonder ta grâce en nous afin que nous accomplissions de dignes actes de miséricorde, et que ceux qui nous voient glorifient le Père de miséricorde qui est au Ciel.

 

« La source de l’amour divin demeure dans les cœurs purs,

plongés dans la mer de la miséricorde rayonnante comme les étoiles,

claire comme l’aurore. »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, pose ton regard de miséricorde sur ce groupe d'élus dans ta vigne, les âmes prêtres et des religieux. Comble-les de la puissance de ta bénédiction. Par l'amour du Coeur de ton Fils dans lequel elles sont enfermées, accorde-leur ta force et ta lumière, afin qu'elles puissent guider les autres sur le chemin du salut et chanter d'une seule voix la gloire de ton insondable miséricorde, pour les siècles sans fin. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Pain de vie, j’immerge les âmes sacerdotales et religieuses dans Votre insondable Miséricorde. Accordez-nous de nouvelles, nombreuses et saintes vocations, afin que par toutes ces âmes consacrées, les canaux de Votre miséricorde se déversent sur le monde. Seigneur, pitié et miséricorde, donnez-moi la grâce de m’unir à Vous ardemment dans la sainte eucharistie. Versez dans mon pauvre cœur, la force et le réconfort dont il a besoin pour avancer malgré les difficultés. Ouvrez-moi les trésors de Votre cœur, apprenez-moi à y puiser les grâces et les bienfaits que je recherche. Amen.

 

« Sache ma fille que comme tu désires ardemment t’unir avec moi dans la sainte Communion, moi aussi je désire me donner complètement à toi. Et comme récompense pour ton ardeur, repose-toi près de mon cœur. La vie éternelle doit déjà commencer ici sur cette terre par la sainte Communion. Chaque communion rend capable d’être en relation avec Dieu pour toute l’éternité. » (§ 826, 1810 PJ)

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Saint jour de Pâques

 

« Aujourd’hui, amène-moi toutes les âmes pieuses et fidèles et plonge-les dans l’océan de Ma Miséricorde. Ces âmes me consolèrent sur le chemin du Calvaire. Elles furent cette goutte de consolation dans un océan d’amertume ».

Très Miséricordieux Jésus qui accordez surabondamment le trésor de votre Miséricorde à tous, recevez-nous tous dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant. Et ne nous en laissez pas sortir pour l’éternité, je Vous en supplie par cet inconcevable amour dont brûle votre Cœur pour le Père Céleste.

 

« Impénétrables merveilles de la Miséricorde,

Insondables au pécheur comme au juste,

Lorsque sur nous, vous jetez un regard de pitié,

Vous nous attirez tous vers Votre Amour ! »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes fidèles, héritage de votre Fils. Par sa douloureuse Passion, accordez leurs votre bénédiction et entourez-les de votre incessante protection afin qu’elles ne perdent l’amour ni le trésor de la sainte foi, mais qu’elles glorifient votre infinie Miséricorde avec le chœur des Anges et des Saints pour l’éternité. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Serviteur Souffrant et aimant, Je vous consacre toutes les âmes pieuses et fidèles qui vous réconfortent. Que Votre Miséricorde en augmente le nombre afin que ces âmes, soient également la consolation, pour ce monde dénué de compassion. Seigneur, pitié et miséricorde, pour mon incapacité à Vous aimer comme Vous le méritez, c’est à dire par-dessus tout. Faites grandir en moi une foi fervente, un amour rayonnant. Que je sois capable d’entrer dans l’intimité de Vos souffrances et devenir un témoin lumineux de Votre Miséricorde.

 

« Je vais célébrer les grâces de Yahvé pour tout ce que Yahvé a accompli pour nous, pour tout ce qu'il a accompli dans sa miséricorde, pour l'abondance de ses grâces ». (Is 63,7)

Message de Sœur Faustine : « Satan m’a avoué que je suis l’objet de sa haine. Il m’a dit que 1 000 âmes lui font moins de dommages que moi, quand je parle de la grande miséricorde du Tout-Puissant. Les plus grands pécheurs reprennent confiance et reviennent à Dieu et le mauvais esprit perd tout. J’ai pris conscience combien Satan hait la miséricorde divine, il ne veut pas reconnaître que Dieu est bon. » (§ 1167 PJ). « Plus grande est la misère, plus elle a droit à ma miséricorde. Toutes les âmes peuvent avoir confiance en l’inconcevable abîme de ma miséricorde car je désire les sauver toutes. Je n’exclus personne. » (§ 1182, 1517 PJ)

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Lundi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi tous les païens et ceux qui ne me connaissent pas encore. Je pensais également à eux durant mon amère Passion, et leur zèle futur consolait mon Cœur. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde ».

Très compatissant Jésus qui êtes la lumière du monde, recevez dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant les âmes des païens et de ceux qui ne Vous connaissent pas encore. Que les rayons de votre Grâce les illuminent, afin qu’elles aussi glorifient avec nous les merveilles de votre Miséricorde. Et ne les laissez pas sortir de la demeure de votre Cœur Très Compatissant.

 

« Faites que la lumière de votre amour, mon Dieu,

Illumine enfin toutes les âmes restées dans les ténèbres,

Et que n’hésitant plus à Vous reconnaître,

Elles chantent avec nous la gloire de votre Miséricorde ! »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes des païens et de tous ceux qui ne Vous connaissent pas encore, mais qui sont enfermés dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Attirez-les vers la lumière de l’Evangile. Elles ne savent pas combien est grand le bonheur de Vous aimer. Faites donc qu’elles aussi, puissent glorifier la munificence de votre Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prière


Doux Jésus, Bon Berger, je confie à Votre inépuisable Miséricorde, tous ceux qui ne Vous connaissent pas encore. Donnez à tous la Lumière de la foi. Que les âmes du monde entier viennent à Vous et vous consolent par leur zèle. Seigneur, pitié et miséricorde pour mon âme qui est fermée à Votre Présence d’Amour. Vous pouvez la transformer en une âme palpitante, glorifiant les largesses de Votre miséricorde. J’ai confiance en Votre Toute-Puissance d’Amour et je me confie à Vous totalement. Amen.

 

« Je te fiancerai à moi pour toujours. Je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde. » ( Os 2,21)

« Ecris que je suis plus généreux envers les pécheurs qu’envers les justes. Pour eux, je suis venu sur terre. Pour eux, j’ai versé mon sang. Qu’ils ne craignent pas de s’approcher de moi, ce sont eux qui ont le plus besoin de ma miséricorde. » (§ 1275 PJ) « Mon enfant, la vie sur terre est une lutte, mais n’aie pas peur car tu n’es pas seul. Je te soutiens toujours, appuie-toi donc sur mon épaule. Prends la confiance et puise à la source de la vie.» ( § 1488 PJ).

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Mardi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes des hérétiques et des apostats et immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde. Dans mon amère Passion, elles déchiraient mon Corps et mon Cœur, c'est à dire mon Eglise. Lorsqu'elles reviennent à l'unité de l'Eglise, mes plaies guérissent, et ainsi elles me soulagent dans ma Passion ».

Très Miséricordieux Jésus qui êtes la bonté même, Vous ne refusez pas la lumière à ceux qui Vous la demandent. Recevez dans la demeure de Votre Cœur Très compatissant les âmes des hérétiques et des apostats. Par Votre lumière ramenez-les à l’unité de l’Église. Ne les laissez sortir de la demeure de votre Cœur Très Compatissant, mais faites qu’elles aussi glorifient la munificence de Votre Miséricorde.

 

« Même pour ceux qui mirent en pièces le manteau de l’unité,

Coule en votre Cœur une source de pitié.

Par la Toute-puissance de votre Miséricorde, ô Dieu,

Vous pouvez aussi retirer ces âmes de l’erreur ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard miséricordieux sur les âmes des hérétiques et des apostats qui, persistant obstinément dans leurs erreurs, gaspillèrent Vos bontés et abusèrent de Vos grâces. Ne regardez pas leurs fautes, mais l’amour de Votre fils et Son amère Passion qu’Il souffrit égale-ment pour elles, puisqu’elles aussi sont enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Faites qu’elles aussi glorifient Votre immense Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Roi d’Amour, je consacre toutes les âmes rebelles, infidèles, ennemies à Votre Miséricorde infinie. Pardon pour les souffrances que vous endurez à cause de leur absence de foi, d’amour et d’adoration. Donnez-moi les vertus pour devenir une âme réparatrice et expiatrice qui versera du baume sur vos souffrances. Seigneur, pitié et miséricorde, Je suis souvent dans les ténèbres de l’erreur, de l’orgueil de l’égoïsme et je désespère. Venez à mon secours, Dieu si bon et Lumière du monde. Que mon âme gagne en humilité pour répondre à vos appels et permettre aux rayons de Votre grâce d’agir en moi, pauvre pécheur, afin de me redonner chaleur, vie, joie. Amen.

 

« Seigneur, Roi, tu as délivré mon corps de la ruine. Tu as été mon soutien et tu m’as délivré selon l’abondance de ta miséricorde. Mon âme a été tout près de la mort. Je cherchais du regard un homme secourable, et rien. Alors je me souvins de ta miséricorde, Seigneur, sachant que tu délivres ceux qui espèrent en toi. » (Si 51).

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Mercredi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants, et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont elles qui ressemblent le plus à mon Cœur. Elles m'ont réconforté dans mon amère agonie. Je les voyais comme des anges terrestres veiller sur mes autels. Sur elles, je verse des torrents de grâces. Seule une âme humble est capable de recevoir ma grâce. En ces âmes-là, je mets ma confiance ».

Très Miséricordieux Jésus qui avez dit Vous-même : "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de Cœur", recevez dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants. Ces âmes-là plongent dans le ravissement le Ciel entier, et sont particulièrement aimées du Père des Cieux. Elles forment un bouquet de fleurs devant le trône divin dont Dieu seul respire le parfum. Ces âmes-là demeurent pour toujours dans le Cœur très compatissant de Jésus, chantant sans cesse l’hymne de l’amour et de la Miséricorde pour l’éternité.

 

« L’âme véritablement humble et douce,

Respire déjà le Paradis sur terre,

D’un parfum d’humilité son cœur

Grise le Créateur Lui-même ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes douces et humbles, ainsi que sur celles des petits enfants demeurant dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Ce sont ces âmes-là qui ressemblent le plus à votre Fils. Le parfum de ces âmes montent de la terre et s’élève jus-qu’à votre trône. Père de Miséricorde et de toute bonté, je Vous implore par l’amour et la prédilection que Vous avez pour ces âmes, de bien vouloir bénir le monde entier, afin que toutes les âmes puissent chanter ensemble la gloire de votre Miséricorde pour l’éternité. Amen.

 

Prière


Doux Jésus, Amour Miséricordieux, recevez dans votre Sacré-Cœur toutes les âmes douces, humbles. En particulier les âmes des petits enfants. Je m’associe à l’offrande d’elles-mêmes pour vous réconforter, recevoir les torrents de Votre grâce, être digne de Votre confiance. Pitié et miséricorde Seigneur, ne permettez pas que je sois tiède et froid(e) quand vous venez dans mon cœur à la sainte communion. Mais que mon cœur soit pur et humble pour que Vous y trouviez Votre plaisir.

 

« Mais toi, notre Dieu, tu es bon et vrai, lent à la colère et gouvernant l’univers avec miséricorde. Pécherions-nous, nous sommes à toi. » (Sg 15)

« Je désire m’unir aux âmes humaines. Mon délice est de m’unir aux âmes. Lorsque je viens dans la sainte Communion jusqu’au cœur des hommes, j’ai les mains pleines de toutes sortes de grâces et je désire les donner aux âmes. » (§1385 PJ) « Ce n’est pas dans les grandes bâtisses, ni les constructions magnifiques, mais dans un cœur pur et humble que je trouve plaisir. » (§ 532 PJ)

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Jeudi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes qui honorent et glorifient ma Miséricorde de manière spéciale et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont ces âmes qui ont le plus vivement compati aux souffrances de ma Passion et qui ont pénétré le plus profondément en mon âme. Ces âmes brilleront d'un éclat particulier dans l'autre vie ; aucune d'elles n'ira dans le feu de l'enfer. Je défendrai chacune d'elles en particulier à l'heure de la mort ».

Très Miséricordieux Jésus dont le Cœur n’est qu’amour, recevez dans la demeure de Votre Cœur Très Compatissant les âmes qui vénèrent et glorifient plus particulièrement l’immensité de votre Miséricorde. Dotées de la puissance même de Dieu, elles avancent confiantes en votre Miséricorde au milieu de tous les tourments et contrariétés. Ces âmes sont unies à Jésus et portent le poids de l’humanité entière sur leurs épaules. Elles ne seront pas jugées sévèrement, mais votre Miséricorde les protégera au moment de l’agonie.

 

« L’âme qui célèbre la bonté du Seigneur

Est, de Lui, tout particulièrement chérie.

Près de la source de vie, elle a trouvé demeure,

Et puise mille grâces en la Miséricorde de Dieu ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Eternel, daignez jeter un regard de Miséricorde sur les âmes qui célèbrent et vénèrent votre plus grand attribut : votre infinie Miséricorde. Enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus, elles sont un vivant Evangile. Leurs mains sont pleines d’actes de miséricorde. Comblées de joie elles chantent l’hymne de la Miséricorde du Très-Haut. Je Vous en supplie, manifestez-leur Votre Miséricorde selon l’espoir et la confiance qu’elles ont mis en Vous. Que s’accomplisse en elles la pro-messe de Jésus qui a dit : « Je défendrai leur vie durant, comme Ma propre Gloire, les âmes qui vénéreront Mon infinie Miséricorde. Je les dé-fendrai tout particulièrement à l’heure de la mort ».

 

Prière

 

Doux Jésus, Prince éblouissant de sainteté, je Vous confie les âmes attachées à glorifier Votre Miséricorde. Je Vous demande la grâce de convertir tous Vos enfants. Que toutes les âmes compatissent vivement aux souffrances de Votre Passion, pénètrent le plus profondément dans Votre âme. Pitié et miséricorde Seigneur, venez à mon secours, je suis si souvent triste et abattu(e) car je retombe si souvent dans les mêmes erreurs. Je succombe aux tentations, aux doutes, aux scrupules. Je perds la paix et je me décourage. Aidez-moi à ne m’appuyer que sur Vous, Jésus, à vous faire confiance en tout et pour tout. Soutenez-moi, rassurez-moi, protégez-moi contre tout mal et tout péché. Amen.

 

« Je prends ta misère et je te donne ma miséricorde. Qui a confiance en ma miséricorde ne périra pas, car toutes ses affaires sont miennes et ses ennemis se briseront à mes pieds ». ( § 723 PJ).

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Vendredi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes de ceux qui sont dans la prison du Purgatoire et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Que les flots de mon Sang rafraîchissent leurs brûlures ! Toutes ces âmes me sont très chères. Elles s'acquittent envers ma Justice. Il est en ton pouvoir de leur apporter quelque soulagement. Puise dans le trésor de mon Eglise toutes les indulgences, et offre-les en leur nom... Oh ! si seulement tu connaissais leur supplice, tu offrirais constamment pour elles l'aumône de tes prières, et tu paierais leurs dettes à ma justice ».

Très Miséricordieux Jésus qui avez dit vouloir Vous-même la Miséricorde, voici que j’amène à la demeure de votre Cœur Très Compatissant, les âmes du Purgatoire, qui Vous sont très chères, mais qui pourtant doivent rendre des comptes à votre Justice. Que les flots de Sang et d’Eau jaillis de votre Cœur éteignent les flammes du feu purificateur afin que, là aussi soit glorifiée la puissance de votre Miséricorde.

 

« De la terrible ardeur du feu purificateur,

Une plainte s’élève vers votre Miséricorde,

Demandant consolation, soulagement, fraîcheur,

Des seuls ruisseaux d’Eau à votre Sang mêlés ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, daignez jeter un regard de Miséricorde sur les âmes souffrant au Purgatoire, enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Je Vous implore par la douloureuse Passion de Jésus, votre Fils, et par toute l’amertume dont son âme Très Sainte fut inondée, de manifester votre Miséricorde aux âmes qui sont soumises à votre Justice sans dé-faut. Que Votre regard ne tienne compte que des mérites des plaies de Jésus, votre Très Cher Fils, car nous croyons que votre bonté et Votre pitié est infinie.

 

Prière

 

Doux Jésus, Merveilleux Prince de Lumière, Vous aimez les saintes âmes du purgatoire qui un jour Vous rejoindront dans Votre Royaume de Gloire. Je Vous prie instamment Jésus, que votre Sang Précieux les soulage, les désaltère, les rafraîchisse, les réconforte, hâte leur délivrance afin que, là aussi, soit glorifiée la puissance de votre Miséricorde. Que les flots de Sang et d'Eau jaillis de Votre Cœur éteignent les flammes du Purgatoire. Pitié et miséricorde Seigneur, Je ne comprends pas le pouvoir incroyable que vous me donnez pour aider mes frères vivants et défunts. Je suis sourd(e) aux appels de détresse de mes frères, je perds tant d’occasion d’aider, d’offrir, de réparer, d’expier, d’aimer. O, Seigneur, guérissez mon pauvre cœur souffrant, découragé. Apprenez-lui à être fortifié par Votre miséricorde.

 

« Je recours à Ta miséricorde, Dieu, Toi qui es seul bon. O Dieu de pitié, Tu ne me rejettes jamais lorsque je reviens à ton Cœur miséricordieux qui n’a jamais refusé personne, même le plus grand des pécheurs. » ( § 1730 PJ)

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Samedi de Pâques

(Veille de la fête de la Miséricorde)

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes froides et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement mon Cœur. Ce son ces âmes froides qui, au Jardin des Oliviers, m'inspirèrent la plus grande aversion. C'est à cause d'elles que je me suis écrié : "Père, éloigne de moi ce calice, si telle est ta volonté." Pour elles, l'ultime planche de salut est de recourir à ma Miséricorde ».

Très Compatissant Jésus qui n’êtes que pitié, j’amène à la demeure de Votre Cœur Très Compatissant les âmes indifférentes et froides. Que ces âmes, dont la froideur cadavérique Vous emplit de répulsion, retrouvent la flamme de la vie au feu de votre pur amour. Très Compatissant Jésus, usez de la Toute-puissance de votre Miséricorde : entraînez-les dans le brasier même de votre amour et communiquez-leur le feu de l’amour divin, car Vous pouvez tout.

 

« Feu et glace ensemble il ne faut mêler,

Car le feu s’éteindra ou la glace fondra.

Mais par votre infinie Miséricorde,

Mon Dieu, vous pouvez suppléer de plus grandes déficiences ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes indifférentes, qui sont cependant enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Père de Miséricorde, je Vous supplie par la Passion amère de votre Fils et par son agonie de trois heures sur la croix, permettez que ces âmes-là célèbrent aussi l’abîme de votre Miséricorde.

 

Prière


Doux Jésus, Brasier ardent de Pureté, accueillez toutes les âmes froides, celles qui vous blessent douloureusement. Que toutes les âmes froides aient recours à votre inconcevable miséricorde. Que dans le feu de Votre pur amour, elles s'enflamment à nouveau. O très compatissant Jésus, usez de la toute puissance de Votre Miséricorde et attirez-les dans le brasier de Votre amour. Pitié et miséricorde Seigneur, pour tous Vos enfants de la terre et du purgatoire. Vous êtes venus pour nous sauver. Attirez-nous tous à Vous par la puissance de Votre Miséricorde afin que nous allions tous Vous glorifier dans votre royaume de paix et de gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

 

« Jetons-nous dans les bras du Seigneur, et non dans ceux des hommes, car telle est sa majesté, telle aussi sa miséricorde. » (Si 2,18)

Prières quotidiennes

 

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Fête de la Miséricorde Divine

 

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. [...] La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde ». (Petit Journal, § 699).

La première Fête de la Divine Miséricorde pour toute l'Eglise - instituée par Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000 à l'occasion de la canonisation de Sœur Faustine - a été célébrée le Dimanche 22 avril 2001. Elle est depuis célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques.

 

Les prières concluant chaque jour de cette neuvaine sont extraite de la Neuvaine à la Miséricorde proposée par l'Etoile Notre Dame, disponible en CD dans leur boutique

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Téléchargez le texte de la neuvaine (PDF) en cliquant ici

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11 avril 2017

Neuvaine aux sept Plaies du Christ

Neuvaine aux sept Plaies du Christ

Du 12 au 20 mars 2016

 

 

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Introduction

 

« Les plaies du Christ sont les cinq plaies des deux mains et des deux pieds de Jésus de Nazareth, crucifié et cloué sur la croix, et sa plaie au flanc droit, faite par le centurion Longin avec son javelot, pour constater sa mort, selon l'évangile selon Jean,19 et selon une prophétie du psaume 22,16 : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ». Jésus a enduré d’autres plaies comme celles de la sanglante flagellation, de la couronne d’épines, de celle de son épaule dont les os furent complètement mis à nu. Ces plaies furent physiques, mais Jésus a vécu une agonie spirituelle dès le Jardin de Gethsémani. Cette neuvaine va nous conduire sur les pas de Jésus, dès le jeudi saint jusqu’à sa mort le vendredi saint à 15h. Plus nous entrerons dans l’intimité des souffrances de Jésus et plus nous obtiendrons des grâces. Car c’est « par ses blessures que nous sommes guéris » et libérés de tout mal. « Vous avez ainsi terrassé le démon, en usant de la croix comme d'une fronde garnie de cinq pierres, quand votre divin corps fut suspendu au bois de la croix par cinq plaies » (Ludolphe le Chartreux).

Que cette neuvaine nous recouvre du Précieux sang de Jésus qui coule de ses saintes Plaies, afin que nous soyons abondamment bénis, nourris, protégés. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Père Eternel, au Nom de Jésus-Christ et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée, envoyez-moi le Saint-Esprit.

Venez, Saint-Esprit, dans mon cœur et sanctifiez-le.

Venez, père des pauvres et soulagez-moi.

Venez, auteur de tout bien et consolez-moi.

Venez, lumière des esprits et éclairez-moi.

Venez, consolateur des âmes et réconfortez-moi.

Venez, doux hôte des cœurs et ne vous éloignez pas de moi.

Venez, vrai rafraîchissement de ma vie et restaurez-moi.

 

Prière aux plaies de Jésus

 

Dieu tout puissant, vous avez voulu vous incarner sous forme de l’une de vos créatures par amour pour moi, afin de supporter l'insupportable, je Vous consacre ma vie et mon éternité. Ô Saintes Plaies des mains de Jésus-Christ, je vous consacre mes mains, afin de travailler toujours à votre gloire. Ô Saintes Plaies des pieds de Jésus-Christ, je Vous consacre mes pieds, Afin de marcher toujours à votre suite. Ô Saintes Plaies du dos de Jésus-Christ, je Vous consacre ma chair, afin qu'elle soit toujours soumise à Votre Très Sainte Volonté. Ô Saintes Plaies de la tête de Jésus-Christ, je Vous consacre mon esprit, Afin que mon intelligence ne soit pas un obstacle à ma sanctification. Ô Saintes Plaies du Cœur de Jésus-Christ, je Vous consacre mon cœur, afin que, désormais uni au vôtre, il déborde d'amour pour les hommes, mes frères. Ô Très Précieux Sang de Jésus-Christ, je Vous consacre tout mon sang, afin que désormais ne coule dans mes veines, que Foi, Espérance et Charité.

Père très saint, Père très miséricordieux, dans le souffle de votre Esprit et par les mains très pures de Marie, je vous offre avec mon humble vie, la cruelle Passion de votre Fils, son Cœur transpercé, sa Tête sacrée couronnée d'épines, sa Sainte Face défigurée, son Précieux Sang, les Plaies de ses mains, de ses pieds, de son épaule et de tout son Corps disloqué et meurtri. Père, acceptez cette offrande infinie et faites de nous les apôtres zélés et les compagnons fidèles de Jésus crucifié et ressuscité et de Marie immaculée. Amen.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

L’Agonie

Plaie mystique

 

« Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi ». Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Saint Matthieu 26, 36-39).

« Un tel combat et une telle victoire ne sont possibles que dans la prière. C'est par sa prière que Jésus est vainqueur du Tentateur, dès le début et dans l'ultime combat de son agonie » (CEC, 2.849).

O Dieu ! Par la Passion de Votre Fils unique, et par l’effusion de Son Sang découlant de son agonie à Gethsémani, vous avez rétabli la nature humaine perdue par le péché, faites, nous vous en supplions, qu’en vénérant ici-bas le sang qu’il a transpiré à Gethsémani, nous méritions de recueillir dans le ciel le fruit de ce même Sang très précieux. 

Nous Vous le demandons par ce même Jésus-Christ, Notre-Seigneur, Votre fils, qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Deuxième jour

La Flagellation

Mystère de communion

 

« De même ; il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l'homme. » (Isaïe 52,14).

Il était impossible de voir s’il était même un être humain, à ce qu’en décrit Isaïe le prophète, qui a vu prophétiquement la passion du Serviteur souffrant et sa flagellation, et qui la décrit dans l’Ancien Testament : il était si défiguré qu’on pouvait se demander s’il s’agissait d’un être humain tant il était ravagé, transformé en plaie. Expression unique vraiment extraordinaire de l’Ecriture. Une fois entièrement déchiré ainsi, il fallut à Jésus un secours divin extraordinaire, une ressource nouvelle. Jésus, à chaque coup qu’Il recevait, priait et remerciait. Jésus remercie à chaque coup, et chaque coup rassemble de manière encore plus profonde dans sa communion tous ses élus. C’est un amour de reconnaissance qui atteint le fond du cœur de ceux par qui Il reçoit ces plaies. Toute la flagellation, et l’Eucharistie aujourd’hui, c’est cela. Contempler le côté extérieur de la flagellation, de la passion ne suffit pas : il faut aussi contempler l’intériorité de ce mystère ; Jésus veut donner les trésors de Dieu à travers sa flagellation.

En vos Plaies glorieuses, Seigneur Jésus, je n'ai rien à craindre ni de moi-même, ni des autres, ni du démon. Vous êtes, ô Jésus, mon bouclier, mon rempart, mon refuge, mon rocher ; devant qui tremblerais-je ? Seigneur Jésus, nous déposons nos humbles vies dans vos Plaies sacrées, rendez-nous participants de votre Divinité, et qu'avec vous et toute l'humanité, nous formions une offrande pure à la gloire de notre Père céleste.

O mon Jésus, par les mérites de vos Saintes Plaies et de votre Précieux Sang, nous vous supplions d'enflammer du zèle de votre amour et de votre gloire tous les prêtres du monde, tous les missionnaires et chacun de nous pour que tous nous annoncions votre Parole. Qu’ainsi les âmes soient arrachées au démon et conduites dans l'asile de votre Cœur, où elles puissent éternellement, avec vous, glorifier l'infinie Miséricorde du Père. Amen

O Marie, Mère immaculée, les Plaies de votre Fils Jésus sont éternellement gravées dans votre Cœur, accordez-nous, qu'à notre tour ses Plaies sacrées soient profondément imprimées dans nos cœurs.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Troisième jour

Le couronnement d’épines

Mystère d’abaissement

 

Au milieu du Carême, nous lisons ce bel Evangile : « il n’y a pas d’autre commandement que d’aimer le Seigneur ton Dieu : tu n’as pas d’autre Seigneur que Lui ; L’aimer de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de tout ton esprit, de toute ton intelligence ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Saint Marc, 12, 28-34).

Jésus a été couronné d’épines, Jésus a été injurié, humilié, soumis à la dérision, à la moquerie générale, aux rires et à toutes les formes possibles d’humiliation publique et d’humiliation intime. Jésus est couronné d’épines à plusieurs reprises. Il a été convoqué successivement devant tellement d’autorités ! D’abord chez Anne, tout de suite Il a été bafoué par ceux qui l’accompagnaient ; Anne l’a livré ensuite aux moqueries et aux mauvais traitements de tous les gardes qui étaient là, et cela a duré assez longtemps. Nous n’avons pas l’habitude de décrire ce genre de persécutions. Ce fut terrible.

O mon très aimable Seigneur Jésus, votre sainte Face a été défigurée par la malice des hommes, par nos péchés. Le châtiment qui nous rend la paix est sur Vous. La couronne d'épines laboure votre crâne, votre front vénérable, votre Tête sacrée, Temple de la divine Sagesse. Par vous, Seigneur Jésus crucifié et ressuscité, le monde sera renouvelé. Changez les cœurs, un à un, rectifiez les esprits au contact de votre Tête sacrée, couronnée d'épines. Temple de la divine Sagesse ; transformez toutes nos habitudes au contact de chacune de vos Plaies sanglantes et triomphantes.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies profondes et douloureuses de Jésus Christ couronné d’épines. Par les mérites de ces Saintes Plaies, accordez-moi la contrition de mes péchés et la grâce d’accepter avec paix et douceur d’esprit, toutes les croix qu’il vous plaira de m’envoyer.

O Marie, Mère douloureuse, offrez à la Très Sainte Trinité les plaies et les douleurs de l'Humanité sacrée de notre Sauveur Jésus-Christ, votre Fils; joignez à cette offrande nos vies pécheresses avec leurs joies, leurs peines, leurs soucis, leurs travaux.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Quatrième jour

La Plaie de l’épaule

Mystère inconnu

 

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix. Jésus lui dit : « J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels. Ils ne mourront pas de mort imprévue. A l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde ».

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j'adore et vénère la  très sainte Plaie que Vous avez reçue à l'épaule en portant au Calvaire la très lourde croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur. Je Vous supplie, en vertu des mérites de la Plaie de l’épaule de Jésus, d'avoir pitié de moi, en me pardonnant de tous mes péchés mortels ou véniels, en m'assistant à l'heure de ma mort et en me conduisant dans Votre heureux Royaume. Amen !

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Cinquième jour

Plaie de la Main Droite

Mystère de Rédemption

 

« Mais lui, il a été transpercé à cause de nos péchés ». (Isaïe 53,4).

O mon très aimable Seigneur Jésus, pénétré de respect, je m'unis à la Très Sainte Vierge Marie, votre Mère, pour adorer votre Sainte Humanité humiliée. Je vénère la sainte Plaie de votre main droite et je vous remercie de l'amour infini avec lequel vous avez bien voulu supporter de si nombreuses et si cruelles douleurs, en expiation de mes péchés que je déteste de tout mon cœur. Je vous recommande votre peuple chéri, votre Eglise, pour qui vous vous êtes livré par amour; bénissez et protégez votre vicaire sur la terre, le pape.

Père éternel, Père très aimant, je vous offre la Plaie de la main droite de Jésus crucifié et ressuscité pour guérir les plaies de nos âmes. Père éternel, Père très aimant, je vous offre, avec mon humble vie, toutes les Plaies sanglantes et triomphantes de votre Fils Jésus pour guérir les plaies de l'humanité. Pour donner plus de prix à nos faibles prières, nous nous adressons à vous, très aimable Jésus Christ et nous vous supplions humblement : offrez vous-même à votre Père Eternel la Plaie Sacrée de votre main droite.

O mon très aimable Jésus, c'est par vos souffrances que vous avez justifié les multitudes, Vous vous êtes laissé accabler sous le poids des péchés du monde; recevez notre amour, nos adorations. J'adore particulièrement votre main droite clouée et transpercée. Seigneur Jésus : nous serons vos mains à travers le monde pour bénir, pour travailler, pour soigner et pour servir. Par la précieuse plaie de votre Main Droite et par la douleur générée par le clou qui a percé cette Main, que le Précieux Sang sorti de là, convertisse de nombreuses âmes et sauve les pécheurs du monde entier. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Sixième jour

Plaie de la Main Gauche

Mystère de Purification

 

O mon très aimable Seigneur Jésus-Christ, Agneau immolé, uni à toute la cour céleste et à tous les fidèles de la terre, j'adore la Plaie sacrée de votre main gauche. Je vous remercie, Seigneur, c'est à cause de nos péchés que vous avez eu votre Main Gauche transpercée. Je vous recommande tous ceux qui vont mourir aujourd’hui. Touchez les cœurs des pécheurs les plus endurcis. Par la Précieuse plaie dans votre Main Gauche et par la douleur générée par le clou qui a percé cette Main, que le Précieux Sang sorti de là, sauve les âmes du purgatoire et protège les mourants contre les attaques des esprits infernaux.

Père éternel, Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, sous l'action de votre Esprit Saint et par les mains très pures de Marie, je vous offre mon humble vie en union avec la Passion et la Résurrection de votre Fils Jésus ; recevez la Plaie sacrée de sa Main Gauche qui implore miséricorde pour chacun de nous, et guérissez les plaies de l'humanité.

Vierge Marie, Mère des douleurs, offrez-lui avec la cruelle passion de votre Fils bien-aimé, vos soupirs, vos larmes et toutes les douleurs que ses souffrances vous ont causées, afin que, par leurs mérites, les âmes qui sont dans les flammes dévorantes du purgatoire obtiennent le rafraîchissement, que, délivrées de cette douloureuse prison, elles soient dans le ciel, revêtues de la gloire et qu’elles y chantent à jamais les divines miséricordes. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Septième jour

Plaie du Pied Droit

Mystère d’expiation

 

O mon très aimable Jésus, pour nos péchés, vous avez été frappé à mort, je vous aime; humblement, j'adore la Plaie sacrée de votre Pied Droit. Venez en aide à toutes les personnes qui veulent vous servir de plus près. Faites de vos prêtres et de toutes les âmes consacrées des lampes ardentes qui éclairent et réchauffent le monde d'aujourd'hui. Par la Précieuse plaie dans votre Pied Droit et par la douleur générée par le clou qui a percé ce Pied, que le Précieux Sang sorti de là, couvre les fondations de l’Eglise Catholique contre les plans du royaume occulte et des méchants.

O Seigneur Jésus, vous nous aimez tellement que vous vous êtes livré vous-même pour chacun des hommes; vous vous êtes mis à notre portée, vous avez parlé notre langage d'homme. Verbe de Dieu ! Vous avez voulu restaurer tout dans votre Sang dont vous arrosez la terre; vous vous êtes remis entre nos mains : « Prenez, mangez... ceci est mon Corps ! » Cependant, dans la pratique, les hommes ne vous croient pas et manquent de confiance en votre amour. Vous avez vaincu le monde, quand, Seigneur Jésus, vaincrez-vous nos cœurs défiants et incrédules ?

Que la Plaie de votre pied droit, ô aimable Jésus, ranime un simple sentiment de naturelle compassion dans les cœurs les plus endurcis. Cette humble étincelle, tout humaine, suffira pour attiser l'ardeur de votre Amour, et alors il jaillira comme un incendie violent. Jésus, vous êtes vraiment merveilleux de tendresse et de puissance ! Vos Plaies glorifiées sont autant de soleils éblouissants qui éclairent et purifient les cœurs.

Seigneur Jésus, par votre sacrifice sur la Croix, vous avez allumé le feu de l'amour sur la terre. Ce feu vous voulez le voir se raviver et se répandre à travers le monde pour qu'il devienne un immense et inextinguible brasier.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Huitième jour

Plaie du Pied Gauche

Mystère de Réparation

 

O mon très aimable Jésus, en union avec toutes les âmes qui sont encore retenues loin de vous dans les flammes expiatrices du purgatoire et qui soupirent vers vous, j'adore la Plaie sacrée de votre Pied Gauche. Prenez pitié de ces âmes qui languissent et attendent votre miséricorde. Venez au secours des personnes éprouvées par les difficultés de l'existence et qui marchent dans le noir. Soyez leur unique espoir. Par la Précieuse plaie dans votre Pied Gauche et par la douleur générée par le clou qui a percé ce Pied, que le Précieux Sang sorti de là, nous protège sur tous nos chemins contre les plans et les attaques des esprits mauvais et leurs agents.

Père éternel, Auteur de tout don parfait, pour nous faire mieux comprendre votre amour miséricordieux, vous n’avez pas dédaigné de nous envoyer votre Fils unique sur la terre, où Il a pris la condition de l'esclave.

O Mère de douleur, avec vous, je contemple la Plaie du Pied Gauche de votre divin Fils, je contemple le Sang Sacré qui en jaillit dans lequel se transforment en éternelle gloire les souffrances de l'humanité.

O Jésus, la Plaie de Votre Pied Gauche est la porte béante du ciel; souvenez-vous de moi dans votre Paradis. Amen

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Neuvième jour

Plaie du Sacré Côté

Mystère d’Amour des deux Cœurs

 

Par la Précieuse plaie de votre Sacré Côté et par la douleur générée par la lance qui a transpercé ce Côté Sacré, que le Précieux Sang et la précieuse Eau qui en jaillissent, guérissent les malades, ressuscitent les morts, solutionnent nos problèmes actuels et nous montrent le chemin qui mène vers Dieu pour la gloire éternelle. Je vous adore ô Jésus crucifié et ressuscité, avec toute la cour céleste, particulièrement avec votre sainte Mère et tous les anges de Dieu. Je m'accroche à vous, ma seule certitude; je m'agrippe à vous, ma bouée de sauvetage.

Père Eternel, je vous offre la Plaie du Côté de Jésus Christ, votre Fils bien aimé qui transperça d’un glaive de douleur le Cœur si aimant de Sa Très Sainte Mère.

Par l’angoisse des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et par les mérites de sa Sainte Plaie du Côté, accordez-nous la contrition parfaite de nos péchés, maintenant et à l’heure de la mort. N’oublions pas cette union profonde d’amour entre le Sacré Cœur et celui du Cœur de l’Immaculée Conception, pour la régénération de toute l’humanité

Marie, Mère immaculée, Mère compatissante de Jésus crucifié, échangez notre cœur avec le vôtre. Nous vous donnons notre cœur, nos pensées, nos misères, nos désirs et vous nous donnerez votre Cœur qui brûle à l'unisson de Celui de votre Fils, avec ses pensées, ses miséricordes et ses désirs.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Litanies des Saintes Plaies de Jésus-Christ

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père du ciel, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Saintes Plaies du Christ, Soutien du monde, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Trésor caché de Grâces, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Fleuve inépuisable de lumière, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, nouvelle et éternelle Alliance, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Armure des ouvriers de miséricorde, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, par flagellation, Armure infranchissable, sauvez-nous.

Saintes Plaies de la Tête du Christ, par la Couronne d’épines, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées des Orteils qui nous libèrent de tout obstacle, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées de l’Epaule, Source de guérison des douleurs, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées de l’Epaule, Source d’endurance dans les épreuves, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Côté du Christ, Océan de miséricorde, sauvez-nous.

Saintes Plaies des Mains du Christ, Trésor inestimable de charité, sauvez-nous.

Saintes Plaies des Pieds du Christ qui ont marché sur le calvaire, sauvez-nous.

Saintes Plaies de la crucifixion, source de réconciliation, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, prix de notre salut, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, clef qui ouvre les cœurs endurcis, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, victoire sur les démons, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, force des martyrs, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, vertus des confesseurs, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, source de virginité, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, consolation dans les larmes, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, secours des mourants, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, gage de vie éternelle, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, qui délivrent les âmes du purgatoire, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, dignes de tout honneur et de toute gloire, sauvez-nous.

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, prenez pitié de nous.

 

Prions

 

Dieu Eternel et Tout-Puissant, vous avez établi votre Fils Unique comme Rédempteur du monde. Par les mérites de Son Sang Précieux, vous plongez l’humanité pécheresse dans l’océan de la Divine Miséricorde. Par les mérites de Son Cœur transpercé, vous nous comblez de Son Amour et de Sa Compassion. Par les mérites de Ses Saintes Plaies, vous nous faites la grâce de découvrir la puissance de guérison de nos blessures intérieures. Père Eternel, nous vous offrons les louanges et les satisfactions que notre Seigneur et notre Sauveur Jésus-Christ Vous a offertes par Sa douloureuse Passion, au nom des pêcheurs. Amen.

 

Neuvaine disponible en CD auprès de la boutique d’Etoile Notre Dame

 

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29 novembre 2016

Neuvaine de l'Immaculée Conception 2016

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Neuvaine de l'Immaculée Conception

Du mercredi 30 novembre au jeudi 8 décembre 2016

 

1) Chaque jour, une dizaine de chapelet, suivie de la prière ci-dessous et de trois fois l'invocation :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous » (et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

Ô Marie, Vierge Immaculée, debout près de la croix de Jésus, vous portiez avec Lui, dans votre cœur transpercé de douleur, les hommes rachetés par son sang. Il est venu sauver ce qui était perdu et, offrant sa vie pour la multitude, il a rendu au monde l’Espérance. Souvenez-vous des larmes que vous avez versées pour ceux qui font le mal et pour ceux qui souffrent. Obtenez-nous le repentir, le pardon et la paix. Avec votre cœur de Mère, intercédez auprès du Père pour l’Église, nos frères persécutés et l’immense foule des exilés qui peinent et meurent en chemin. Par la contemplation des saintes plaies de Jésus, imprégnez nos cœurs de votre compassion, afin de pratiquer les œuvres de miséricorde envers tous nos frères affamés de pain, d’amour et de vérité. Que se lève aujourd’hui, à la gloire du Père, un peuple de serviteurs, de prêtres et de saints consacrés à vous pour le salut des âmes. Amen.

 

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