17 octobre 2009

A Notre-Dame des Victoires, Reine des Vierges, des Apôtres et des Martyrs

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A Notre-Dame des Victoires, Reine des Vierges, des Apôtres et des Martyrs

Vous qui comblez mon espérance,
Ô Mère ! Écoutez l'humble chant;
D'amour et de reconnaissance
Qui vient du cœur de votre enfant !


Aux oeuvres d'un missionnaire,
Vous m'avez unie sans retour,
Par les liens de la prière,

De la souffrance et de l'amour.

A lui de traverser la terre,
De prêcher le  nom de Jésus,
A moi, dans l'ombre et le mystère,
De pratiquer d'humbles vertus.


La souffrance, je la réclame,
J'aime, je désire la croix,
Pour aider à sauver une âme,
Je voudrais mourir mille fois.

Ah ! Pour le conquérant des âmes,
Je veux m'immoler au Carmel,
Et par lui, répandre les flammes
Que Jésus apporta du ciel.


Par lui, quel ravissant mystère,
Jusqu'au Su-Tchuen oriental
Je pourrai de ma tendre mère
Faire aimer le nom virginal.

Dans ma solitude profonde,
Marie, je veux gagner des cœurs,
Par votre apôtre, au bout du monde,
Je convertirai les pécheurs.


Par lui, l'eau sainte du Baptême,
Du tout petit enfant d'un jour,
Fera  le Temple, où Dieu lui-même
Daigne habiter dans son amour.

Je veux peuple de petits anges
Le brillant séjour éternel ...
Par lui, d'enfantines phalanges
Prendront leur essor vers le ciel ! ...


La palme que mon âme envie,
Par lui, je pourrai la cueillir,
Oh quel espoir ! Mère chérie
Je serai la soeur d'un martyr !!!

Après l'exil de cette vie,
Au soir du glorieux combat,
Nous jouirons dans la Patrie
Du fruit de notre apostolat.


A lui l'honneur de la Victoire,
Devant l'armée des bienheureux,
A moi le reflet de sa gloire,
Éternellement dans les cieux.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, Docteur de l'Eglise

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12 octobre 2009

Neuvaine a Saint Joseph Damien de Veuster

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Saint Damien de Molokaï

Serviteur de Dieu et serviteur de l'humanité

1840-1889

Fête le 15 avril


Canonisation à Rome le 11 octobre 2009


Joseph De veuster - le futur Père Damien - naît à Tremelo, en Belgique, le 3 janvier 1840 dans une famille nombreuse d'agriculteurs-commerçants. Alors que son père le destine à prendre la tête de l'exploitation familiale, Joseph décide de se consacrer à Dieu en entrant dans la Congrégation des Sacrés-Coeurs (dite de Picpus d'après le nom de la rue de Picpus à Paris où se trouvait la maison généralice). Son frère Pamphile l'y a précédé. En février 1859, il commence son noviciat à Louvain et il prend le nom de Damien. En 1863, son frère Pamphile, qui devait partir pour la mission des îles Hawaï, tombe malade. Les préparatifs du voyage ayant déjà été faits, Damien obtient du Supérieur Général la permission de prendre la place de son frère. Il débarque à Honolulu le 19 mars 1864 où il est ordonné prêtre le 21 mai suivant. Dès son arrivée, il se jette, corps et âme, dans la rude vie de missionnaire itinérant sur l'île de Hawaï, la plus grande de l'archipel. Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement décide, en 1866, de déporter à Molokaï, une île voisine, tous ceux et celles qui sont atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe toute la mission. L'évêque, Mgr. Maigret, en parle à ses prêtres. Pour ne pas les exposer à un péril mortel, il ne veut y envoyer personne au nom de l'obéissance. Quatre missionnaires se présentent: ils iront à tour de rôle visiter et assister les malheureux lépreux dans leur détresse. Le 10 mai 1873, Damien est le premier à partir. A sa demande et selon le désir des lépreux, il restera définitivement à Molokaï. Dans cet enfer du désespoir il apporte l'espérance. Il devient le consolateur des lépreux, le pasteur, le médecin des âmes et des corps, sans faire de distinction de race ni de religion. Il donne une voix aux sans-voix. Peu à peu, il construit une communauté dans laquelle la joie d'être ensemble et l'ouverture à l'amour de Dieu donnent de nouvelles raisons de vivre. Atteint lui-même par la maladie en 1885, il peut s'identifier complètement à eux: "Nous autres, lépreux..." Le Père Damien est, avant tout, un témoin de l'amour de Dieu pour les hommes. Il puise sa force dans l'Eucharistie, présence de Dieu au milieu des hommes, et dans l'adoration sans laquelle il n'aurait jamais pu tenir: "C'est au pied de l'autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement..." C'est là qu'il reçoit pour lui-même d'abord l'appui et l'encouragement, la consolation et l'espoir qu'il s'empresse de partager aux lépreux. Il peut alors se dire "le missionnaire le plus heureux du monde". Il meurt le 15 avril 1889. Sa dépouille mortelle est ramenée, en 1936, en Belgique et inhumée dans la crypte de l'église des pères des Sacrés- Cœurs à Louvain. Sa renommée se répand dans le monde entier. Le premier procès en vue de sa béatification s'ouvre en 1938 à Malines (Belgique). Le Pape Paul VI signe, le 7 juillet 1977, le Décret sur "l'héroïcité de ses vertus". En le Père Damien, l'Eglise le propose en exemple à tous ceux qui trouvent dans l'Evangile le sens de leur vie et qui veulent porter la Bonne Nouvelle aux plus pauvres de notre temps. En 1995, le Père Damien était béatifié par le Pape Jean Paul II à Bruxelles. Il a été canonisé à Rome par le Pape Benoît XVI le 11 octobre 2009.


Sur les traces du Père Damien


De nos jours encore, il ne manque pas d'hommes et de femmes pour rejoindre les plus souffrants et les marginalisés de notre monde. D'autres poursuivent la lutte contre la lèpre, comme par exemple la Fondation Damien (en Belgique) et la Fondation Raoul Follereau (en France). Les membres de la Congrégation des Sacrés-Cœurs cherchent a mettre leurs pas dans ceux de leur confrère de Molokaï et a témoigner d'un Dieu proche des pauvres et des exclus, que ce soit dans le tiers monde ou ici. Et combien ne se retrouvent pas aujourd'hui'hui dans des situations impossibles (situations familiales, personnelles ou autres) et dans une impuissance aussi entière que celle du Père Damien face à la lèpre ? Oserons-nous, à son exemple, croire que la foi déplace les montagnes et que l'amour fait des miracles ?

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Neuvaine a Saint Joseph Damien de Veuster

Dieu de Miséricorde, nous Vous rendons grâce pour le Frère Damien, frère universel, père des lépreux, fils des Sacrés-Cœurs. Vous avez suscité en lui un amour passionné pour la vie, pour la santé et la dignité de ceux qui sont tombés au bord du chemin. Nous Vous rendons grâce, car, comme Jésus, il a aimé jusqu'au bout. Nous Vous louons car, comme Marie, il s'est donné sans réserve. Merci, ô Père, de continuer à susciter en nous par l'intercession de Saint Damien de Veuster la sainteté et la passion pour Votre Règne.

Damien notre Frère, vous avez entendu l'appel et vous vous êtes mis en route, missionnaire heureux et généreux, vous avez aimé l'Evangile plus que votre vie, pour l'amour de notre Seigneur Jésus Christ, vous avez quitté votre famille et votre pays, vos sécurités et vos rêves personnel. Enseignez-nous a donner notre vie avec votre joie, à être lépreux avec les lépreux d'aujourd'hui, à célébrer et à contempler l'eucharistie comme la source du don de nous-mêmes. Aidez-nous à aimer jusqu'au bout, et a persévérer, avec la force de l'Esprit, dans la compassion des pauvres et des oubliés pour être de vrais disciples de Jésus et de Marie.

Neuvaine au Père Damien de Veuster


1er jour : Écouter la parole de Dieu

2eme jour : Entreprendre et persévérer

3eme jour : S'engager pour les plus faibles

4eme jour : Aimer la prière

5eme jour : Supporter l'incompréhension

6eme jour : Demander une foi solide

7eme jour : Comme un grain de blé

8eme jour : Etre semblable au Christ

9eme jour : Etre heureux


Prières d'introduction


Dieu, Notre Père, nous Vous rendons grâce pour Damien. Vous l'avez appelé auprès des lépreux de Molokaï. Lui, corps et âme, s'est donné aux pauvres et aux exclus. Par sa vie et son engagement Vous nous montrez que Vous veillez sur nous comme un Père veille sur ses enfants. Nous Vous en remercions.


Saint Père Damien, pleins de confiance, nous commençons cette neuvaine. Souvent nous en avons par-dessus la tête, nous ne savons plus par ou commencer. Notre foi est trop faible, notre amour trop tiède pour vivre en Chrétien. Nous vous en prions, soyez notre appui dans nos besoins, soyez notre intercesseur auprès du Dieu qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

Premier jour

Écouter la parole de Dieu


Bienheureux Damien, votre Foi était tellement affinée que vous avez reconnu la voix de Dieu dans les circonstances de la vie. Une visite à votre frère au couvent vous fit prendre la résolution, d'entamer votre vie religieuse ce même jour. La maladie de ce même frère, vous l'avez vue comme invitation de Dieu a partir en mission. Et le souci de l'évêque pour les lépreux de Molokaï fut pour vous un signal de vous présenter comme volontaire.


Nous vous en prions : dans les évènements de chaque jour, dans les expériences de notre vie, faites-nous reconnaitre la voix de Dieu. Que notre foi soit assez forte pour la suivre !

Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Deuxième jour

Entreprendre et persévérer


Saint Père Damien, une fois entendue la parole de Dieu, vous vous êtes mis en route. Rien ne pouvait vous empêcher d'avancer, vous forcer retourner en arrière. Vous avez commencé à vivre parmi des centaines de lépreux qui n'avaient plus qu'un but : la mort. Cela s'appelait « l'enfer de Molokaï ». Et vous avez tenu bon.


Nous vous en prions : obtenez-nous de rester fidèles a nos résolutions, de continuer a suivre Jésus-Christ. Donnez-nous la joie bienheureuse de la persévérance et de la fidélité.


Nous te prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Troisième jour

S'engager pour les plus faibles


Saint Père Damien, en missionnaire, confiant dans la Force de Dieu, vous êtes allé vivre parmi les lépreux enlevés a leurs familles, isolés à Molokaï. Comme eux, vous êtes devenu un rejeté. Ainsi, ils ont pu ressentir comment Dieu aime tous les hommes. Et vous, ainsi, vous avez réalisé un prodige: vous leur avez rendu la confiance et vous avez as revalorisé leur vie.

Nous vous en prions : donnez-nous des yeux et un cœur pour tous ceux qui ne comptent plus, qui sont montrés du doigt, ignorés, exclus ou abandonnés. Faites-nous découvrir que Dieu est présent dans le visage de l'homme qui souffre à nos cotés.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Quatrième jour

Aimer la prière


Saint Père Damien, nous lisons dans une de vos lettres : "Sans la présence continuelle de notre divin Maitre sur l'autel, je n'aurais jamais pu tenir." Vous aimiez aimais prier. Même le cimetière, ou tant de vos paroissiens reposaient, était pour vous un lieu de prédilection pour vous recueillir. De cette manière, serein et paisible, vous avez pu réaliser votre oeuvre, supporter les peines corporelles et spirituelles.


Nous vous en prions, faites-nous découvrir dans quelle mesure la prière influence notre vie intérieure, comment, en toutes circonstances elle peut nous aider a tenir le coup, car c'est Dieu qui nous conduit durant les bons jours et les moins bons.

Nous vous prions spécialement pour...

Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Cinquième jour

Supporter l'incompréhension


Saint Père Damien, dans le plus grand délaissement, sur la croix, Jésus a prié : "Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?" (Mc 15, 34) Vous aussi vous êtes passé par la nuit de l'incompréhension et de l'abandon. Vous vous êtes abaissé plus bas que la lèpre. Et pourtant, vous n'avez pas succombé. Votre Foi vous a fait supporter la souffrance, elle vous a purifié.


Nous vous en prions, aidez-nous dans les ténèbres de la vie à ne perdre ni la foi, ni le courage. Apprenez-nous à ne nous fier qu'à Dieu qui est près de nous, toujours, et qui nous assiste dans l'épreuve.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Sixième jour

Demander une foi solide


Saint Père Damien, Dieu vous a donné la grâce d'avoir une Foi solide. Vos parents vous ont éduqué dans cette Foi. Votre Communauté religieuse vous a aidé à affiner et à renforcer cette foi. Elle vous a porté dans toutes les contradictions de la vie. Elle était votre support dans cette île spéciale que vous avez vous-même appelée « l'île de la mort ».


Nous vous en prions, soyez notre intercesseur auprès de Dieu. Qu'Il nous donne cette grande foi qui nous animera chaque jour, nous dirigera, nous donnera le courage d'aimer Dieu par-dessus tout, et notre prochain comme nous-mêmes.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Septième jour

Comme un grain de blé...


Saint Père Damien, en allant vivre parmi les lépreux, en créant avec eux une communauté, en devenant lépreux vous-même, vous avez mûri comme un Chrétien. Vous êtes devenu compréhensif, ouvert aux convictions des autres. En mourant lépreux parmi les lépreux, vous avez secoué la conscience du monde. Même la prévision de la mort n'a pas perturbé votre calme et ta sérénité.


Nous t'en prions, montre-nous que la souffrance n'est pas nécessairement un échec. Rappelez-nous les mots de Jésus : "Si le grain ne meurt, il ne porte pas de fruit..." (Jn 12, 24)

Nous te prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Huitième jour

Etre semblable au Christ


Saint P˨re Damien, comme l'apôtre Paul, vous nous dites: "Je suis mort, et ma vie est cachée en Christ." (Col 3, 3) Jour après jour, vous vous êtes identifié à Jésus-Christ. Sur votre lit de mort, vous étiez semblable au Christ sur la croix. Vous vous êtes offert entièrement comme Lui.


Nous vous en prions, faites croitre notre vie en Jésus-Christ, que nous le suivions en tout, dans le détachement et les privations de l'homme-serviteur, jusqu'à'à la croix et la mort, afin d'être un jour glorifié avec Lui.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Neuvième jour

Etre heureux...


Bienheureux Damien, durant seize années vous avez côtoyé des estropiés, les lépreux voués a la mort. Vous avez connu mépris et incompréhensions. Et peu avant votre mort, vous avez témoigné: « Je suis le missionnaire le plus heureux du monde. » En vous s'est réalisé ce que Jésus a dit dans le sermon sur la montagne : "Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu." (Mt 5,4;7-8)

Nous vous en prions: Faites-nous désirer ces béatitudes et considérer tout le reste comme accessoire.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Pour approfondir

www.ssccpicpus.fr

www.saintdamiendeveuster.com

www.fondationdamien.be

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Damien de Veuster (pdf) en cliquant ici

10 octobre 2009

Neuvaine en l'honneur de Saint Pierre

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Saint Pierre

Apôtre du Seigneur

+ au 1er Siècle

Fête le 29 juin


Pierre eut trois noms: il s'appela 1° Simon Barjona. Simon veut dire obéissant, ou se livrant à la tristesse. Barjona, fils de colombe, en syrien bar veut dire fils, et en hébreu; Jona signifie colombe. En effet, il fut obéissant; quand J.-C. l’appela, il obéit, au premier mot d'ordre du Seigneur: il se livra à la tristesse. quand il renia J.-C. « Il sortit dehors et pleura amèrement. » Il fut fils de colombe parce qu'il servit Dieu avec simplicité d'intention. 2° Il fut appelé Céphas, qui signifie chef ou pierre, ou blâmant de bouche: chef, en raison qu'il eut 1a primauté dans la prélature; pierre, en raison de la fermeté dont il fit preuve dans sa passion; blâmant de bouche, en raison de la constance de sa prédication. 3° Il fut appelé Pierre, qui veut dire connaissant, déchaussant, déliant: parce qu'il connut la divinité de J.-C. quand il dit: « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant »; il se dépouilla de toute affection pour les siens, comme de toute oeuvre morte et terrestre, lorsqu'il dit: « Voilà que nous avons tout quitté pour vous suivre » ; il nous délia des chaînes du péché par les clefs qu'il reçut du Seigneur. Il eut aussi trois surnoms: 1° on l’appela Simon Johanna, qui veut dire beauté du Seigneur; 2° Simon, fils de Jean, qui veut dire à qui il a été donné ; 3° Simon Barjouay qui veut dire fils de colombe. Par ces différents surnoms on doit: entendre qu'il posséda la beauté de moeurs, les dons des vertus, l’abondance des larmes, car la colombe gémit au lieu de chanter. Quant au nom de Pierre, ce fut J.-C. qui permit qu'on le lui donnât puisqu'il dit: « Vous vous appellerez Képhas, qui veut dire Pierre. » 2° Ce fut encore J.-C. qui le lui donna après le lui avoir promis, selon qu'il est dit dans saint Marc: « Et il donna. à Simon le nom de Pierre. » 3° Ce fut J.-C. qui le lui confirma, puisqu'il dit dans saint Mathieu: « Et moi je vous dis que vous êtes Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église.» Son martyre fut écrit par saint Marcel, par saint Lin, pape, par Hégésippe et par le pape Léon.


Saint Pierre, fut celui de tous les apôtres qui eut la plus grande ferveur: car il voulut connaître celui qui trahissait le Seigneur, en sorte que s'il l’eût connu, dit saint Augustin, il l’eût déchiré avec les dents: et c'est pour cela que le Seigneur ne voulait pas révéler le nom de ce traître. Saint Chrysostome dit aussi que si J.-C. avait prononcé son nom, Pierre aussitôt se serait levé et l’aurait massacré sur l’heure. Il marcha sur la mer pour aller au-devant du Seigneur ; il fut choisi pour être le témoin de la Transfiguration de son maure et pour assister à la résurrection de la fille de Jaïre; il trouva, dans la bouche du poisson, la pièce d'argent de quatre dragmes pour le tribut; il reçut du Seigneur les clefs du royaume des cieux; il eut la commission de faire paître les brebis; au jour de la Pentecôte, par sa prédication, il convertit trois mille hommes; il prédit la mort d'Ananie et de Saphire: il guérit Enée de sa paralysie; il baptisa Corneille; il ressuscita Tabithe; il rendit la santé aux infirmes par l’ombre de son corps; mis en prison par Hérode, il fut délivré par un ange. Pour sa nourriture et son vêtement, il nous témoigne lui-même quels ils furent, au livre de saint Clément: « Je ne me nourris, dit-il, que de pain avec des olives et rarement avec des légumes; quant à mon vêtement, vous le voyez, c'est une tunique et un manteau, et avec cela je ne demande rien autre chose. » On rapporte aussi qu'il portait toujours dans son sein un suaire pour essuyer les larmes qu'il versait fréquemment; car quand la douce allocution du Seigneur et la présence de Dieu lui venaient à la mémoire, il ne pouvait retenir ses pleurs, tant était grande la tendresse de son amour. Mais quand il se rappelait la faute qu'il commit en reniant J.-C., il répandait des torrents de larmes: il en contracta tellement l’habitude de pleurer, que sa figure paraissait toute brûlée, selon l'expression de saint Clément. Le même saint rapporte qu'en entendant le chant du coq, saint Pierre avait coutume de se lever pour faire oraison et de pleurer abondamment. Saint Clément dit encore, comme on le trouve dans l’Histoire ecclésiastique, que lorsqu'on menait au martyre la femme de saint Pierre, celui-ci tressaillit d'une extraordinaire joie, et l’appelant par son propre nom, il lui cria : « O ma femme, souvenez-vous du Seigneur. » Une fois, saint Pierre avait envoyé deux de ses disciples prêcher; après avoir cheminé pendant vingt jours, l’un d'eux mourut, et l’autre revint trouver saint Pierre, et lui raconter l’accident qui était arrivé (on dit que ce fut saint Martial, ou selon quelques autres, saint Materné. On lit ailleurs que le premier fut saint Front, et que son compagnon, celui qui était mort, c'est-à-dire le second, fut le prêtre Georges). Alors saint Pierre lui donna son bâton avec ordre d'aller retrouver son compagnon et de poser ce bâton sur le cadavre. Quand il l’eut fait, ce mort de quarante jours se leva tout vivant. En ce temps-la, il se trouvait à Jérusalem un magicien, nommé Simon, qui se disait être la première vérité; il avançait que ceux qui croyaient en lui devenaient immortels; enfin il prétendait que rien ne lui était impossible. On lit aussi, dans le livre de saint Clément; que Simon avait dit: « Je serai adoré comme un Dieu; on me rendra publiquement les honneurs divins; et tout ce que j'aurai voulu faire, je le pourrai. Un jour que ma mère Rachel m’ordonnait d'aller dans les champs pour faire la moisson, je vis une faux parterre à laquelle je commandai de faucher d'elle-même: et elle faucha dix fois plus que les autres moissonneurs. » Il ajouta, d'après saint Jérôme: « Je suis la parole de Dieu; je suis beau, je suis le paraclet, je suis tout-puissant, je suis le. tout de Dieu. » Il faisait aussi mouvoir des serpents d'airain; rire des statues de bronze ou de pierre, et chanter des chiens: Simon donc, comme le dit saint Lin, voulant discuter avec saint Pierre et montrer qu'il. était Dieu, saint Pierre vint le jour indiqué, au lieu de la conférence, et dit aux assistants: « La paix soit avec vous, mes frères, qui aimez la vérité. » Simon lui dit : « Nous n'avons pas besoin de la paix, nous: car si la paix et la concorde existent ici, nous ne pourrons parvenir à trouver la vérité: ce sont les larrons qui ont la paix entre eux; n'invoque donc pas la paix, mais la lutte : entre deux champions il y aura paix, quand l’un aura été supérieur à l’autre. » Et Pierre répondit: « Qu'as-tu à craindre d'entendre parler de paix ? C'est du péché que naît la guerre, et là où n'existe pas le péché, règne la paix. On trouve la vérité dans les discussions et la justice dans les oeuvres. » Et Simon reprit: « Ce que tu avances n'a pas de valeur, mais je te montrerai la puissance de ma divinité afin que tu m’adores aussitôt. Je suis la première vertu et je puis voler parles airs, créer de nouveaux arbres, changer les pierres en pain, rester dans le feu sans en être endommagé et tout ce que je veux, je le puis faire. » Saint Pierre donc discutait contre lui et découvrait tous ses maléfices. Alors Simon, voyant qu'il ne pouvait résister au saint apôtre, jeta dans la mer tous ses livres de magie, de crainte d'être dénoncé comme magicien; et alla à Rome afin de s'y faire passer pour Dieu. Aussitôt que saint Pierre eut découvert cela, il le suivit et partit pour Rome.


La quatrième année de l’empire de Claude, saint Pierre arriva à Rome, où il resta vingt-cinq ans. Et il ordonna évêques Lin et Clet, pour être ses coadjuteurs, l’un, comme le rapporte Jean Beleth, dans l’intérieur de la ville, l’autre dans la partie qui était hors des murs. En se livrant avec grand zèle à la prédication, il convertissait beaucoup de monde à la foi, et guérissait la plupart des infirmes. Et comme dans ses discours il louait et recommandait toujours de préférence la chasteté, il convertit les quatre concubines d'Agrippa qui se refusèrent à retourner davantage au près de ce gouverneur. Alors celui-ci entra en fureur et il cherchait l’occasion de nuire à l’Apôtre. Ensuite le Seigneur apparut à saint Pierre et lui dit: « Simon et Néron forment des projets contre ta personne; mais ne crains rien, car je suis avec toi pour te délivrer, et je te donnerai la consolation d'avoir auprès de toi mon serviteur Paul qui demain entrera dans Rome. Or, saint Pierre, sachant, comme le dit saint Lin, que dans peu de temps il devait quitter sa tente, dans l’assemblée des frères, il prit la main de saint Clément, l’ordonna évêque et le força à siéger en sa place dans sa chaire. Après cela Paul arriva à Rome, ainsi que le Seigneur l’avait prédit, et commença à prêcher J.-C. avec saint Pierre. Or, Néron avait un tel attachement pour Simon qu'il le pensait certainement être le gardien de sa vie, son salut, et celui de toute la ville. Un jour donc, devant Néron (c'est ce qu'en dit saint Léon, pape), sa figure changeait subitement, et il paraissait tantôt plus vieux et tantôt plus jeune. Néron, qui Noyait cela, le regardait comme étant vraiment le fils de Dieu. C'est pourquoi Simon le magicien dit à Néron, toujours d'après saint Léon: « Afin que tu saches, illustre empereur, que je suis le fils de Dieu, fais-moi décapiter et trois jours après je ressusciterai. » Néron ordonna donc au bourreau qu'il eût à décapiter Simon. Or, le bourreau, en croyant couper la tête à Simon, coupa celle d'un bélier: grâce à la magie, Simon échappa sain et entier, et ramassant les membres du bélier il les cacha ; puis il se cacha pendant trois jours : or, le sang du bélier resta coagulé dans la même place. Et le troisième jour Simon se montra à Néron et lui dit « Fais essuyer mon sang qui a été répandu ; car me voici ressuscité trois jours après que j'ai été décollé, comme je l’avais promis. » En 1e voyant Néron fut stupéfait et le regarda comme le vrai fils de Dieu. Un jour encore qu'il était dans une chambre avec Néron, le démon qui avait pris sa forme parlait au peuple dehors : enfin les Romains l’avaient en si grande vénération qu'ils lui élevèrent une statue sur laquelle ils mirent cette inscription : Simoni Deo sancto, A Simon le Dieu saint.


Saint Pierre et saint Paul, au témoignage de saint Léon, allèrent chez Néron et dévoilèrent tous les maléfices de Simon, et saint Pierre ajouta due, de même, qu'il y a en J.-C. deux substances, savoir : celle de Dieu et celle de l’homme, de même en ce magicien, se trouvaient deux substances, celle de l’homme et celle du diable. Or, Simon dit, d'après le récit de Marcel et de saint Léon: « Je ne souffrirai pas plus longtemps cet ennemi ; je commanderai à mes anges de me venger de cet homme. » Pierre lui répondit: « Tes anges, je ne les crains point, mais ce sont eux qui me craignent. » Néron ajouta: « Tu ne crains pas Simon qui prouve sa divinité par ses oeuvres? » Pierre lui répondit : « Si la divinité existe en lui, qu'il nie dise en ce moment ce que je pense ou ce que je fais : je vais d'avance te dire tout bas à l’oreille quelle est ma pensée pour qu'il n'ait pas l’audace de mentir. » « Approche-toi, reprit Néron, et dis-moi ce que tu penses. » Or, Pierre s'approcha et dit à Néron tout bas : « Ordonne qu'on m’apporte un pain d'orge et qu'on me le donne en cachette. » Or, quand on le lui eut apporté, Pierre le bénit et le mit dans sa manche, et dit ensuite : « Que Simon, qui s'est fait Dieu, dise ce que. j'ai pensé, ce que j'ai dit, ou .ce qui s'est fait. » Simon, répondit : « Que Pierre dise plutôt ce que je pensé moi-même. » Et Pierre dit: « Ce que pense Simon, je prouverai que je le sais, pourvu que je fasse ce à quoi il a pensé. » Alors Simon en colère s'écria: « Qu'il vienne de grands chiens et qu'ils te dévorent. » Tout à coup apparurent de très grands chiens qui se jetèrent sur saint Pierre: mais celui-ci leur présenta le pain bénit, et à l’instant, il les mit en fuite. Alors saint Pierre dit à Néron: « Tu le vois, je t'ai montré que je savais ce que Simon méditait contre moi, et ce ne fut point par des paroles, mais par des actes: Car celui qui avait promis qu'il viendrait des anges contre moi, a fait venir des chiens, afin de faire voir que les anges de Dieu, ne sont autres que des chiens. » Simon dit alors : « Écoutez, Pierre et Paul; si je ne puis vous rien faire ici, nous irons où il faut que je vous juge; mais pour le moment, je veux bien vous épargner. »


Alors, selon que le rapportent Hégésippe et saint Lin, Simon, enflé d'orgueil, osa se vanter de pouvoir ressusciter des morts; et il arriva qu'un jeune homme mourut. On appela donc Pierre et Simon et de l’avis de Simon on convint unanimement que celui-là serait tué. qui ne pourrait ressusciter le mort. Or, pendant que Simon faisait ses enchantements sur le cadavre, il sembla aux assistants que la tête du défunt s'agitait. Alors tous se mirent à crier en voulant lapider saint Pierre. Le saint apôtre put à peine obtenir le silence qu'il réclama: « Si le mort est vivant, dit-il, qu'il se lève, qu'il se promène, qu'il parle : s'il en est autrement, sachez que l’action d'agiter là tête du cadavre est de la fantasmagorie. Qu'on éloigne Simon du lit afin que les ruses du diable soient pleinement mises à nu. » On éloigné donc Simon du lit, et l’enfant resta immobile. Alors saint Pierre, se tenant éloigné, fit une prière, puis élevant la voix : « Jeune homme, s'écria-t-il, au nom de Jésus de Nazareth qui a été crucifié, lève-toi et marche. » Et à l’instant il se leva en vie et marcha. Comme le peuple voulait lapider Simon saint Pierre dit: « Il est bien assez puni de se reconnaître vaincu dans ses artifices; or, notre maître nous a enseigné à rendre le bien pour le mal. » Alors Simon dit : « Sachez, vous, Pierre et Paul, que vous n'obtiendrez rien de ce que vous désirez ; car je ne daignerai pas vous faire gagner la couronne du martyre. » Saint Pierre reprit : « Qu'il nous arrive ce que nous désirons : mais à toi il ne peut arriver rien de bon, car chacune de tes paroles est un mensonge. » Saint Marcel dit qu'alors Simon alla à la maison de son disciple Marcel, et qu'il y lia à la porte un chien énorme en disant: « Je verrai à présent si Pierre, qui vient d'ordinaire chez toi, pourra entrer. » Peu d'instants après saint Pierre arriva, et eu faisant le signe de la croix, il délia le chien. Or, ce chien se mit à caresser tout le monde, et ne poursuivait que Simon : il le saisit, le renversa par terre, et il voulait l’étrangler, quand saint Pierre accourut et cria au chien de ne point lui faire de mal; or, cette bête, sans toucher son corps, lui arracha tellement ses habits qu'elle le laissa nu sur la terre. Alors le peuple et surtout les enfants coururent après le chien en poursuivant Simon jusqu'à ce qu'ils l’eussent chassé bien loin de la ville, comme ils eussent fait d'un loup. Simon ne pouvant supporter la honte de cet affront resta un an sans reparaître. Marcel, en voyant ces miracles, s'attacha désormais à saint Pierre. Dans la suite, Simon revint et rentra de nouveau dans les bonnes grâces de Néron. Simon donc, d'après saint Léon, convoqua le peuple, et déclara qu'il avait été outrageusement traité par les Galiléens, et pour ce motif, il dit vouloir quitter cette ville qu'il avait coutume de protéger; qu'il fixerait un jour où il monterait au ciel, car il ne daignait plus rester davantage sur la terre. Au jour fixé, il monta donc sur une tour élevée, ou bien, d'après saint Lin, il monta au Capitole et, couvert de laurier, il se jeta en l’air et se mit à voler. Or, saint Paul dit à saint Pierre : « C'est à moi de prier et à vous de commander. » Néron dit alors: « Cet homme est sincère, et vous n'êtes que des séducteurs. » Or, saint Pierre dit à saint Paul : « Paul, levez la tête et voyez. » Et quand Paul eut levé la tête et qu'il eut vu Simon dans les airs, il dit à Pierre : « Pierre, que tardez-vous? achevez ce que vous avez commencé déjà le Seigneur nous appelle. » Alors saint Pierre dit « Je vous adjure, Anges de Satan, qui le soutenez dans les airs, par N.-S. J.-C., ne le portez plus davantage, mais laissez-le tomber. » A l’instant il fut lâché, tomba, se brisa la cervelle, et expira. Néron, à cette nouvelle, fut très fâché d'avoir perdu, quant à lui, un pareil homme et il dit aux apôtres : « Vous vous êtes rendus suspects envers moi ; aussi vous punirai-je d'une manière exemplaire. » Il les remit donc entre les mains d'un personnage très illustre, appelé Paulin, qui les fit enfermer dans la prison Mamertine sous la garde de Processus et de Martinien, soldats que saint Pierre convertit à la foi : ils ouvrirent la prison et laissèrent aller les apôtres en liberté. C'est pour cela que, après le martyre des apôtres, Paulin manda Processus et Martinien, et quand il eut découvert qu'ils étaient chrétiens, on leur trancha la tête par ordre de Néron. Or, les frères pressaient Pierre de s'en aller, et il ne le fit qu'après avoir été vaincu par leurs instances. Saint Léon et saint Lin assurent qu'arrivé à la porte où est aujourd'hui Sainte-Marie ad passus, Pierre vit J.-C. venant à sa rencontre, et il lui dit : « Seigneur, où allez-vous? » J.-C. répondit : « Je viens à Rome pour y être crucifié encore une fois. » « Vous seriez crucifié encore une fois, répartit saint Pierre. » « Oui, lui répondit le Seigneur. » Alors Pierre lui dit : « Seigneur, je retournerai donc, pour être crucifié avec vous. » Et après ces paroles, le Seigneur monta au ciel à la vue de Pierre qui pleurait. Quand il comprit que c'était de son martyre à lui-même que le Sauveur avait voulu parler, il revint, et raconta aux frères ce qui venait d'arriver. Alors il fut pris par les officiers de Néron et mené au préfet Agrippa. Saint Lin dit que sa figure devint comme un soleil. Agrippa lui dit : « Es-tu donc celui qui se glorifie dans les assemblées ou ne se trouvent que la populace et de pauvres femmes que tu éloignes du lit de leurs maris? » L'apôtre le reprit en disant qu'il ne se glorifiait que dans la croix du Seigneur. Alors Pierre, en qualité d'étranger, fut condamné à être crucifié, mais Paul, en sa qualité de citoyen romain, fut condamné à avoir la tête tranchée.


A l’occasion de cette sentence, Denis en son épître à Timothée parle ainsi de la mort de saint Paul : « O mon frère Timothée, si,tu avais assisté aux derniers moments de ces martyrs, tu aurais défailli de tristesse et de douleur.0ui est-ce qui n'aurait pas pleuré quand fut rendue la sentence qui condamnait Pierre à être crucifié et Paul à être décapité ? Tu aurais alors vu la foule des gentils et des Juifs les frapper et leur cracher au visage. » Or, arrivé l’instant où ils devaient consommer leur affreux martyre, on les sépara l’un de l’autre et on lia ces colonnes du monde, non sans que les frères fissent entendre des gémissements et des sanglots. Alors Paul dit à Pierre: « La paix soit avec vous, fondement des églises, pasteur des brebis et des agneaux de J.-C. » Pierre dit à Paul : « Allez en paix, prédicateur des bonnes moeurs, médiateur et guide du salut des justes. » Or, quand on les eut éloignés l’un de l’autre, je suivis mon maître; car on ne les tua point dans le même quartier (saint Denis). Quand saint Pierre fut arrivé à la croix, saint Léon et Marcel rapportent qu'il dit : « Puisque mon maître est descendu du ciel en terre, il fut élevé debout sur la croix; pour moi qu'il daigne appeler de la terre au ciel, ma croix doit montrer ma tête sur la terre et diriger mes pieds vers le ciel. Donc, parce que je ne suis pas digne d'être sur la croix de la même manière que mon Seigneur, retournez ma croix et crucifiez-moi la tête en bas. » Alors on retourna la croix et on l’attacha les pieds en haut et les mains en bas. Mais, en ce moment, le peuple rempli de fureur voulait tuer Néron et le gouverneur, ensuite délivrer l’apôtre qui les priait de ne point empêcher qu'on le martyrisât. Mais le Seigneur, ainsi que le disent Hégésippe et Lin, leur ouvrit les yeux, et comme ils pleuraient, ils virent des anges avec des couronnes composées de fleurs de roses et de lys, et Pierre au milieu d'eux sur la croix recevant un livre que lui présentait J.-C., et dans lequel il lisait les paroles qu'il proférait. Alors saint, Pierre, au témoignage du même Hégésippe, se mit à dire sur la croix : « C'est vous, Seigneur, que j'ai souhaité d'imiter; mais je n'ai pas eu la présomption d'être crucifié droit : c'est vous qui êtes toujours droit, élevé et haut ; nous sommes les enfants du premier homme qui a enfoncé sa tête dans la terre, et dont la chute indique la manière avec laquelle l’homme vient au monde ; nous naissons en effet de telle sorte que nous paraissons être répandus sur la terre. Notre condition a été renversée, et ce que le monde croit être à droite est certainement à gauche. Vous, Seigneur, vous me tenez lieu de tout; tout ce que vous êtes, vous l’êtes,pour moi, et il n'y a rien autre que vous seul. Je vous rends grâce de toute mon âme par laquelle je vis, par laquelle j'ai l’intelligence et par laquelle je parle. » On connaît par là deux autres motifs pour lesquels il ne voulut pas être crucifié droit. Et saint Pierre voyant que les fidèles avaient été témoins de sa gloire, rendit grâces à Dieu, lui recommanda les chrétiens et rendit l’esprit. Alors Marcel et Apulée qui étaient frères, disciples de saint Pierre, le descendirent de la croix et l’ensevelirent en l’embaumant avec divers aromates: Isidore dans son livre de la Naissance et de la Mort des Saints s'exprime ainsi: « Pierre après avoir fondé l’église d'Antioche, vint à Rome, sous l’empereur Claude, pour confondre Simon ; il prêcha l’Evangile pendant vingt-cinq ans en cette ville dont il occupa le siège pontifical ; et la trente-sixième année après la Passion du Seigneur,- il fut crucifié par Néron, la tête en bas, ainsi qu'il l’avait voulu. Or, ce jour-là même, saint Pierre et saint Paul apparurent à Denys, selon qu'il le rapporte en ces termes dans la lettre citée plus haut: « Ecoute le miracle, Timothée, mon frère, vois le prodige, arrivé au jour de leur supplice: car j'étais présent au moment de leur séparation. Après leur mort, je les ai vus, se tenant par la main l’un et l’autre, entrer par les portes de la ville, revêtus d'habits de lumière, ornés clé couronnes de clarté et de splendeur. »


Néron ne demeura pas impuni pour ce crime et bien d'autres encore qu'il commit; car il se tua de sa propre main. Nous allons rapporter ici en peu de mots quelques-uns de ses forfaits. On lit dans une histoire apocryphe, toutefois, que Sénèque, son précepteur, espérait recevoir de lui une récompense digne de son labeur ; et Néron lui donna à choisir la branche de l’arbre sur laquelle il préférait être pendu, en lui disant que c'était là la récompense qu'il en devait recevoir. Or, comme Sénèque lui demandait à quel titre il avait mérité ce genre de supplice, Néron fit vibrer plusieurs fois la pointe d'une épée au-dessus de Sénèque qui baissait la tête pour échapper aux coups dont il était menacé ; car il ne voyait point sans effroi le moment où il allait recevoir la mort. Et Néron lui dit : « Maître, pourquoi baisses-tu la tête sous l’épée dont je te menace ? » Sénèque lui répondit: « Je suis nomme, et voilà pourquoi je redouté la mort, d'autant que je meurs malgré moi. » Néron lui dit: « Je te crains encore comme je le faisais alors que j'étais enfant : c'est pourquoi tant que tu vivras je ne pourrai vivre tranquille. » Et Sénèque lui dit « S'il est nécessaire que je meure, accordez-moi au moins de choisir le genre de mort que j'aurais voulu. » « Choisis vite, répondit Néron, et ne tarde pas à mourir. » Alors Sénèque fit préparer un bain où il se fit ouvrir les veines de chaque bras et il finit ainsi sa vie épuisé de sang. Son nom de Sénèque fut pour lui comme un présage, se necans, qui se tue soi-même : car ce fut lui qui en quelque sorte se donna la mort, bien qu'il y eût été forcé. On lit que ce même Sénèque eut deux frères : le premier fut Julien Gallio, orateur illustre qui se tua de sa propre main; le second fut Méla, père du poète Lucain ; lequel Lucain mourut après avoir eu les veines ouvertes par l’ordre de Néron, d'après ce qu'on lit. On voit, dans la même histoire apocryphe, que Néron, poussé par un transport infâme; fit tuer sa mère et la fit partager en deux pour voir comment il était entretenu dans son sein. Les médecins lui adressaient des remontrances par rapport au meurtre de sa mère et lui disaient : «Les lois s'opposent et l’équité défend qu'un fils tue sa mère : elle l'a enfanté avec douleur et elle t'a élevé avec tant de labeur et de sollicitude. » Néron leur dit : « Faites-moi concevoir un enfant et accoucher ensuite, afin que je puisse savoir quelle a été la douleur de ma mère. » Il avait encore conçu cette volonté d'accoucher parce que, en passant dans la ville, il avait entendu les cris d'une femme en couches. Les médecins lui répondirent « Cela n'est pas possible ; c'est contre les lois de la nature; il n'y a pas moyen de faire ce qui n'est pas d'accord avec la raison. » Néron leur dit donc: « Si vous ne me faites pas concevoir et enfanter, je vous ferai mourir tous d'une manière cruelle. » Alors les médecins, dans des potions qu'ils lui administrèrent, lui firent avaler une grenouille sans qu'il s'en aperçût, et, par artifice, ils la firent croître dans son ventre : bientôt son ventre, qui ne pouvait souffrir cet état contre nature, se gonfla, de sorte que Héron se croyait gros d'un enfant ; et les médecins lui faisaient observer un régime qu'ils savaient être propre à nourrir la grenouille, sous prétexte qu'il devait en user ainsi en raison de la conception. Enfin tourmenté par une douleur intolérable, il dit aux médecins : « Hâtez le moment des couches, car c'est à peine si la langueur où me met l’accouchement futur me donne le pouvoir de respirer. » Alors ils lui firent prendre une potion pour le faire vomir et il rendit une grenouille affreuse à voir, imprégnée d'humeurs et couverte de sang. Et Néron, regardant son fruit, en eut horreur lui-même et admira une pareille monstruosité : mais les médecins lui dirent qu'il n'avait produit un foetus aussi difforme que parce qu'il n'avait pas voulu attendre le temps nécessaire. Et il dit : « Ai-je été comme cela en sortant des flancs de ma mère ? » « Oui, lui répondirent-ils. » Il recommanda donc de nourrir son foetus et qu'on l’enfermât dans une pièce voûtée pour l’y soigner. Mais ces choses-là ne se lisent pas dans les chroniques; car elles sont apocryphes. Ensuite s'étant émerveillé de la grandeur de l’incendie de Troie, il fit brûler Rome pendant sept jours et sept nuits, spectacle qu'il regardait d'une tour fort élevée, et tout joyeux de la beauté de cette flamme, il chantait avec emphase les vers de l’Iliade. On voit encore dans les chroniques qu'il pêchait avec des filets d'or, qu'il s'adonnait à l’étude de la musique, de manière à l’emporter sur les harpistes et les comédiens : il se maria avec un homme, et cet homme le prit pour femme, ainsi que le dit Orose. Mais les Romains, ne pouvant plus supporter davantage sa folie, se soulevèrent contre lui et le chassèrent hors de la ville. Lorsqu'il vit qu'il nie pouvait échapper, il affila un bâton avec les dents et il se perça par le milieu du corps : et c'est ainsi qu'il termina sa vie. On lit cependant ailleurs qu'il fut dévoré par les loups. A leur retour, les Romains trouvèrent la grenouille cachée sous la voûte ; ils la poussèrent hors de la ville et la brûlèrent : et cette partie de la ville oit avait été cachée la grenouille reçut, au dire de quelques personnes, le none de Latran (Lateus rana) (raine latente).


Du temps du pape saint Corneille, des chrétiens grecs volèrent les corps des apôtres et les emportèrent; mais les démons, qui habitaient dans les idoles, forcés par une vertu divine, criaient : «Romains, au secours, on emporte vos dieux. » Les fidèles comprirent qu'il s'agissait des apôtres, et les gentils de leurs, dieux. Alors fidèles et infidèles, tout le monde se réunit pour poursuivre les Grecs. Ceux-ci effrayés jetèrent les corps des apôtres dans un puits auprès des catacombes ; mais dans la suite les fidèles les en ôtèrent. Saint Grégoire raconte dans son Registre qu'alors il se fit un si affreux tonnerre et des éclairs en telle quantité que tout le monde prit la fuite de frayeur, et qu'on les laissa dans les catacombes. Mais comme on ne savait pas distinguer les ossements de saint Pierre de ceux de saint Paul, les fidèles, après avoir eu recours aux prières et aux jeûnes, reçurent cette réponse du ciel : « Les os les plus grands sont ceux du prédicateur, les plus petits ceux du pêcheur. » Ils séparèrent ainsi les os les uns des autres et les placèrent dans les églises qui avaient été élevées à chacun d'eux. D'autres cependant disent que saint Sylvestre, pape, voulant consacrer les églises, pesa avec un grand respect les os grands et petits dans une balance et qu'il en mit la moitié dans une église et la moitié dans l’autre. Saint Grégoire rapporte dans son Dialogue, qu'il y avait, dans l’église où le corps de saint Pierre repose, un saint homme d'une grande humilité, nommé Agontus : et il se trouvait, dans cette même église, une jeune fille paralytique qui y habitait; mais réduite à ramper sur les mains, elle était obligée de se traîner, les reins et les pieds par terre: et depuis longtemps elle demandait la santé à saint Pierre; il lui apparut dans une vision et lui dit : « Va trouver Agontius, le custode, et il te guérira lui-même. » Cette jeune fille se mit donc à se traîner çà et là de tous côtés dans l’église, et à chercher qui était cet Agontius : mais celui-ci se trouva tout à coup au-devant d'elle : « Notre pasteur et nourricier, lui dit-elle, le bienheureux Pierre, apôtre,  m’a envoyé vers vous, pour que vous me délivriez de mon infirmité. » Il lui répondit : « Si tu as été envoyée par lui, lève-toi. » Et lui prenant la main, il la fit lever et elle fut guérie sans qu'il lui restât la moindre trace de sa maladie. Au même livre, saint Grégoire dit encore que Galla, jeune personne des plus nobles de Rome, fille du consul et patrice Symmaque, se trouva veuve après un an de mariage. Son âge, et sa fortune demandaient qu'elle convolât à de secondes noces ; mais elle préféra s'unir à Dieu par une alliance spirituelle, dont les commencements se passent dans la tristesse mais par laquelle on parvient an ciel, plutôt chie de se soumettre à des noces charnelles qui commencent toujours par la joie pour finir dans la tristesse. Or, comme elle était d'une constitution toute de feu, les médecins prétendirent que si elle n'avait plus de commerce avec un homme, cette ardeur intense lui ferait pousser de la barbe contre l’ordinaire de la nature. Ce qui arriva en effet peu de temps après. Mais Galla ne tint aucun compte de cette difformité extérieure, puisqu'elle aimait la beauté intérieure : et elle n'appréhenda point , malgré cette laideur, de n'être point aimée de l’époux céleste. Elle quitta donc ses habits du monde, et se consacra dans le monastère élevé auprès de l’église de saint Pierre, où elle servit Dieu avec simplicité et passa de longues années dans l’exercice, de la prière et de l’aumône. Elle fut enfin attaquée d'un cancer au sein. Comme deux flambeaux étaient toujours allumés devant son lit, parce que, amie de la: lumière, elle avait en horreur les ténèbres spirituelles comme les corporelles, elle vit le bienheureux Pierre, apôtre, au milieu de ces deux flambeaux, debout devant son lit. Son amour lui fit concevoir de l’audace et elle dit : « Qu'y a-t-il, mon maître ? Est-ce que mes péchés me sont remis? » Saint Pierre inclina la tête avec la plus grande bonté, et lui répondit : « Oui, ils sont remis, viens. » Et elle dit : « Que sueur Benoîte vienne avec moi, je vous en prie. » Et il dit : « Non, mais qu'une telle vienne avec toi. » Ce qu'elle fit connaître à l’abbesse qui mourut avec elle trois jours après. — Saint Grégoire raconte encore dans le même ouvrage, qu'un prêtre d'une grande sainteté réduit à l’extrémité, se mit à crier avec grande liesse : « Bien, mes seigneurs viennent ; bien, mes seigneurs viennent; comment avez-vous daigné venir vers un si chétif serviteur? Je viens; je viens, je vous remercie, je vous remercie. » Et comme ceux qui étaient là lui demandaient à qui il parlait de la sorte, il répondit avec admiration : « Est-ce que vous ne voyez pas que les saints apôtres Pierre et Paul sont venus ici ensemble ? » Et comme il répétait une seconde fois les paroles rapportées plus haut, sa sainte âme fut délivrée de son corps. — Il y a doute, chez quelques auteurs, si ce fut le même jour que saint Pierre et saint Paul souffrirent. Quelques-uns ont avancé que ce fut le même jour, mais un an après. Or, saint Jérôme et presque tous les saints qui traitent cette question s'accordent à dire que ce fut le même jour et la même année, comme cela reste évident d'après la lettre de saint Denys, et le récit de saint Léon (d'autres disent saint Maxime), dans un sermon où il s'exprime comme il suit : « Ce n'est pas sans raison qu'en un même jour et dans le même lieu, ils reçurent leur sentence du même tyran. Ils souffrirent le même jour afin d'aller ensemble à J.-C. ; ce fut au même endroit, afin que Rome les possédât tous les deux; sous le même persécuteur, afin qu'une égale cruauté les atteignît ensemble.


Ce jour fut choisi pour célébrer leur mérite; le lieu pour qu'ils y fussent entourés de gloire ; le même persécuteur fait ressortir leur courage. » Bien  qu'ils aient souffert le même jour et à la même heure, ce ne fut pourtant pas au même endroit, mais dans des quartiers différents : et ce que dit saint Léon qu'ils souffrirent au même endroit, doit s'entendre qu'ils souffrirent tous les deux à Rome. C'est à ce sujet qu'un poète composa ces vers: Paul fut couronné d'une épée; Pierre eut la croix renversée. Néron fut duc, si comme l’on nomme le lieu fut la cité de Rome. Un autre dit encore : Paul est sacré par le glaive, Pierre par la croix : à tous deux, la même gloire, le même bourreau, et Rome pour théâtre. Quoiqu'ils aient souffert le même jour, cependant saint Grégoire ordonna qu'aujourd'hui on célébrerait, quant à l’office, la solennité de saint Pierre, et que le lendemain, on ferait la fête de la Commémoration de saint Paul ; en voici les motifs : en ce jour fut dédiée l’église de saint Pierre; il est plus grand en dignité; il est le premier qui fut converti; enfin il eut la primauté à Rome.


Texte extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Neuvaine en l'honneur de Saint Pierre


Premier jour

Pour acquérir la docilité


Le premier discours de Pierre (Actes des Apôtres)


Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole; il dit d’une voix forte: « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd’hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Non, ces gens-là ne sont pas ivres comme vous le supposez, car il n'est que neuf heures du matin. Mais ce qui arrive, c'est ce que Dieu avait dit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai mon Esprit sur toute créature: vos fils et vos filles deviendront prophètes,vos jeunes gens auront des visions, et vos anciens auront des songes. Même sur mes serviteurs et sur mes servantes,je répandrai mon Esprit en ces jours-là, et ils seront prophètes. Je ferai des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre, du sang, du feu, une colonne de fumée. Le soleil se changera en ténèbres, et la lune sera couleur de sang, avant que vienne le jour du Seigneur, grand et manifeste. Alors, tous ceux qui invoqueront le Nom du Seigneur seront sauvés.


Prière


O glorieux et bien-aimé Saint Pierre, votre docilité aux divines inspirations m'entraîne passionnément à votre suite. Comme vous, je désire être docile aux inspirations que le Seigneur me fait entendre. Quand votre frère, André, vous a annoncé: « Nous avons trouvé le Messie », vous êtes parti sans délai. Quand vous avez reçu l'Esprit Saint, vous êtes parti immédiatement pour accomplir le mandat divin: « Allez et prêchez ». Comme vous, mon aimable Saint, je me mets à l'écoute attentive de la Voix de Dieu, et de désire travailler à acquérir toutes les vertus Chrétiennes qui m'unissent à Dieu, durant cette vie, comme je le serai dans le Ciel. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Deuxième jour

Pour acquérir la sainteté


Les premiers fruits (Actes des Apôtres)


Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres: « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit: « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. » Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous serez sauvés. »


Prière


O très aimable Saint Pierre, voyant le miracle de la pêche abondante, voyant devant vous, la Sainteté de Dieu, le Seigneur Tout-Puissant, vous vous crûtes indigne et lui avez dit: « éloignez-Vous de moi Seigneur, car je suis un homme pécheur! » Vous qui dans la nuit de la dernière Cène, n'aviez pas permis que le Seigneur puisse vous lavé les pieds, voyant le Créateur de tout l'Univers se prosterner devant vous, vous sentiez qu'un abîme s'ouvrait devant vous. Donnez-moi d'acquérir la vertu d'humilité, par laquelle je pourrai me soumettre docilement à la Sainte Loi. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Troisième jour

Pour acquérir la fidélité


La communauté Chrétienne (Actes des Apôtres)


Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.


Prière


O Saint Pierre, quel moment amer et douloureux quand, au chant du coq, vous vous rappeliez la prophétie de Jésus. Vous réalisez alors que vous aviez gravement péché contre votre Divin Seigneur et Maître. Saint Pierre, vous avez prolongé cette douleur toute votre vie, pleurant tous les jours l'heure de votre négation. Tant de larmes creusèrent vos joues. Faites, très clément Saint, que moi aussi je pleure mes innombrables fautes, dont maintenant je me repens et que je déteste de tout mon cœur. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Quatrième jour

Pour acquérir la persévérance


Les premières persécutions (Actes des Apôtres)


Le grand prêtre et tout son entourage, c'est-à-dire le parti des sadducéens, étaient remplis de fureur contre les Apôtres: ils les firent arrêter et jeter publiquement en prison. Mais, pendant la nuit, l'ange du Seigneur ouvrit les portes de la cellule et les fit sortir en disant: « Partez d'ici, tenez-vous dans le Temple et là, annoncez au peuple toutes les paroles de vie. » Ils obéirent et, de bon matin, ils entrèrent dans le Temple et se mirent à enseigner. En arrivant, le grand prêtre et son entourage convoquèrent le grand conseil, tout le sénat des fils d'Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres à la prison. En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas dans la cellule. Ils revinrent donc avec cette nouvelle: « Nous avons trouvé la prison parfaitement verrouillée, et les gardiens en faction devant les portes; mais, quand nous avons ouvert, nous n'avons trouvé personne à l'intérieur. » En entendant ce rapport, le commandant de la garde du Temple et les chefs des prêtres, en plein désarroi, se demandaient ce qui se passait. Là-dessus, quelqu'un arriva avec cette nouvelle: « Les hommes que vous aviez mis en prison, les voilà qui se tiennent dans le Temple, et ils instruisent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec les gardes, pour ramener les Apôtres, mais sans violence, parce qu'ils redoutaient que le peuple ne leur jette des pierres. Il amena les Apôtres devant le grand conseil, et le grand prêtre les interrogea: « Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » En entendant les Apôtres parler ainsi, les membres du grand conseil, exaspérés, projetaient de les faire mourir. Mais un membre du grand conseil se leva ; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant, puis il dit: « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes. Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis: ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Le conseil se laissa convaincre. On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha. Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle: Jésus est le Messie.


Prière


De vous, très aimable Saint, l'on peut dire que le zèle pour la gloire de Dieu vous consumait. Pour sa prédication, le Chef des Apôtres ne désirait rien de moins que Rome. La cité qui fut la capitale de la méchanceté deviendra le siège du Vicaire du Christ. Vous n'avez pas craint la fureur de l'empereur Néron. Plus fort que sa cruauté infernal, vous lui avez opposé le zèle qui brûlait en votre cœur pour Jésus et pour toutes les âmes. Vénérable Saint, faites de moi, si zélé parfois dans le mal, un infatigable apôtre au service de mes frères. Qu'avec mes bonnes oeuvres, je puisse payer pour les mauvaises action de ma vie, obtenant ainsi de mériter le Ciel. Accordez-moi, ô Saint Pierre, toutes les grâces que je vous demande. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Cinquième jour

Pour acquérir la Charité


Les premières Missions (Actes des Apôtres)


Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent: « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis de l'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. » La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et de l'Esprit Saint.


Prière


O valeureux Saint Pierre, éclairé par le Père, avec hardiesse Vous confessiez la divinité de Jésus, en disant: « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu Vivant ». Votre confession fut si claire, si solennelle, si courageuse et sûre, que le Seigneur vous proclama bienheureux. Faites, ô glorieux Saint, qu'ayant reçu la Révélation, à votre exemple, je sache confesser le Christ en présence des ennemis de l'Église; que je sache confesser le Christ principalement par mes oeuvres; que mes oeuvres, ô Saint Pierre, confirment que je crois en Christ et en Sa Doctrine. Ne permettez pas que je puisse le renier. Ainsi, Saint Pierre, en vous imitant, faites que je mérite les faveurs divines et tout ce que je demande durant cette neuvaine.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Sixième jour

Pour acquérir la perfection


Le premier martyr (Actes des Apôtres)


Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara: « Voici que je contemple les cieux ouverts: le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.


Prière


O Saint Pierre, si un Saint multiplie les miracles c'est que Notre Seigneur se complaît à favoriser son rayonnement. A votre désir irrésistible de faire le bien, le Seigneur répond en vous donnant le pouvoir du miracle, pour qu'ainsi vous puissiez convertir avantage avec le pouvoir Divin qu'avec vos propres mérites. Puissant Saint Pierre, vous avez pour votre mission l'omnipotence de Dieu, d'une manière presque absolue: vous ressuscitez les morts, vous relevez les paralytiques, vous donnez la mort à deux menteurs, vous guérissez d'innombrables malades, même votre ombre, en passant sur les malades les libère. Par votre pouvoir, qui maintenant dans le Ciel est encore plus grand, obtenez-moi du Seigneur les remèdes et la Charité qu'il me faut pour soulager mon prochain. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Septième jour

Pour acquérir l'humilité


La première grande conversion (Actes des Apôtres)


Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: « Saül, Saül, pourquoi me persécuter ? » Il répondit: « Qui es-tu, Seigneur ? — Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville: on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela: « Ananie ! » Il répondit: « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit: « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude: tu demanderas un homme appelé Saül, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision: un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit: « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem. S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. » Mais le Seigneur lui dit: « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'lsraël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saül, en disant: « Saül, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli de l'Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême. Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu. Tous ceux qui l'entendaient étaient déconcertés et disaient: « N'est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s'acharnait contre ceux qui invoquent ce nom-là, et qui était venu ici pour les faire prisonniers et les ramener devant les chefs des prêtres ? »


Prière


O Saint Pierre, très grand amant du Christ, s'il en avait été de votre pouvoir, vous n'auriez jamais permis la Passion de notre Divin Rédempteur. Vous auriez combattu et votre magnifique Seigneur n'aurait pas connu la souffrance.... Vous marchiez sur les eaux pour arriver plus vite à Lui qui vous attendait sur la plage.... rapidement, vous couriez voir le tombeau vide, votre sermon de la Pentecôte est un incendie dans lequel vous vous enflammiez pour votre Souverain Seigneur. Faites que moi aussi je brûle d'amour pour le Christ. Que je craigne de Le perdre. Que je puisse brûler d'amour pour les autres et me sacrifier pour Jésus. Qu'étant uni à mon Seigneur et à vous ici-bas, je le sois au Ciel pour l'éternité. O grand Saint Pierre, obtenez-moi toutes les faveurs que je vous demande durant cette neuvaine accomplie en votre honneur. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Huitième jour

Pour acquérir l'obéissance


Les premières Eglises (Actes des Apôtres)


L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli de l'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».


Prière


O admirable Saint Pierre, Vicaire du Christ, Saint merveilleux, vous fûtes et vous serez toujours présent en chacun des Papes, guidant les agneaux et les brebis, les fidèles et les évêques. Saint Pierre, royal Vicaire du Christ, vous gouvernez votre Église comme jamais aucun souverain n'a gouverné un royaume ici sur la terre. Votre règne, à la différence des règnes du monde, a des influences sur l'éternité de toutes et chacune de vos brebis, puisque vous possédez toujours les clés du Royaume de Dieu. Obtenez-moi que je puisse vivre de telle manière que ce soit par de telles pensées salutaires que j'entretienne mon espérance des réalités d'en haut. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Neuvième jour

Pour acquérir la Sagesse


Les premiers martyrs (Apocalypse de Saint Jean)


Et quand il a ouvert le cinquième sceau, j'ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils portaient. Ils crièrent d'une voix forte : « Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, resteras-tu sans juger et sans tirer vengeance des habitants de la terre pour avoir versé notre sang ? »


Prière


Bienheureux Saint Pierre, glorieux Martyr du Christ, athlète très courageux qui affrontas de façon héroïque la fureur du cruel Néron, jusqu'à votre martyre vos yeux contemplaient déjà le Ciel et vos pieds marchaient vers la Gloire Céleste. Dans cette attitude, sans jamais fermer les yeux à la misère de la terre, vous les avez ouvert aux grandeurs et aux délices de la Gloire Céleste. O Saint victorieux, bien que je ne sois pas appelé au martyre, faites qu'au moins je sache comment me sacrifier dans mes devoirs. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


D'après une Neuvaine extraite de « Recueil de Neuvaines » d'André Castella, aux Ed. du Parvis

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Pierre (pdf) en cliquant ici

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09 octobre 2009

Le Chapelet aux Sept Plaies

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Le Chapelet aux Sept Plaies

Le secret du chapelet aux sept Plaies ou « Chapelet du Christ » réside dans le fait qu'il représente toutes les souffrances de Notre Seigneur, le jour de Son grand sacrifice pour l'humanité. En disant ce chapelet, c'est donc le Chemin de Croix que nous refaisons avec Lui et nous l'aidons véritablement à porter cette Croix qui est aussi, nous ne l'oublions pas, la nôtre. L'effet de ce chapelet, dit individuellement ou en réunion de prières, représente une force spirituelle considérable et représente un acte sacré de communion et d'alliance avec le Christ s'apparentant à la Sainte Eucharistie ; voilà pourquoi Notre Seigneur nous parle de transformation du Sang de Douleur en Sang d'Alliance, par cet acte de prière. Le chapelet aux Sept Plaies fait aussi la synthèse des différentes invocations à Ses Plaies que Notre Seigneur a demandé par l'intermédiaire d'âmes privilégiées : invocation au Chef Sacré, au Sacré-Cœur et à la Plaie de l'Epaule qui complètent les plaies des Mains et des Pieds. Il réunit toutes les grâces promises séparément. En méditant son chapelet, nous obtenons la compréhension du message douloureux de Notre Seigneur sur la Croix, mais aussi ses correspondances universelles tant humaines qui cosmiques. À chacune des Plaies de Notre Seigneur correspond une ville qui souffrira les mêmes douleurs que le Christ, mais aussi un des sept lieux où Notre-Dame s'est manifestée pour étancher la blessure de Son Fils Bien-Aimé et qui sera un des sept lieux de pèlerinages des Femmes de France. Ce chapelet résume donc bien le Mystère de la Mort et de la Résurrection ; il doit être notre guide et notre soutien constant dans les épreuves qui nous menacent et qui menacent la France. Propagez cette dévotion du Chapelet du Christ!

Message du Christ

« Moi, Jésus, votre Seigneur, qui vous aime et qui ai souffert pour vous sous Ponce Pilate, Je vous demande de toujours porter sur vous le chapelet aux Sept Plaies douloureuses. Ce chapelet vous protègera ; par lui des grâces abondantes parviendront à ceux et à celles qui le porteront car j'étendrai mes bénédictions à tous ceux qui m'aideront à porter Ma Croix. Je promets ici, que toutes celles qui réciteront quotidiennement ; matin et soir, Mon chapelet, n'auront rien à craindre de l'envahisseur pour elles et pour leurs enfants. Je promets, en outre, que pour celles qui se consacreront à transmettre et à communiquer ce chapelet, J'assure de venir les chercher moi-même, à l'heure de leur mort, pour les conduire auprès du Père. Chaque grain de ce chapelet représente l'une de Mes blessures pour vous et le Sang que J'ai versé pour racheter l'homme ; en invoquant chacune de Mes Plaies, c'est la Miséricorde du Père que vous implorez, et elle vous sera donnée. En vérité, en vérité, Je vous le dis si vous M'aimez vraiment, priez comme Je vous l'ai enseigné. Alors, Je vous l'affirme : le Sang de Douleur versé pour vous se transformera en Sang d'Alliance et J'abrégerai l'épreuve des sept plaies que la France doit bientôt connaître pour racheter ses péchés ».
Ainsi soit-il.


Comment réciter le chapelet aux Sept Plaies ?

1°) Utiliser, pour cela, le chapelet spécial composé de sept septaines.

2°) Faire le Signe de la Croix avec la Croix du chapelet.

3°) Dire sur chacune des trois perles de la Trinité : « Bénis soient le Père, le Fils et le Saint-Esprit, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».

4°) Dire le « Notre Père » sur la médaille.

5°) Réciter le chapelet avec les invocations indiquées dans les 7 tableaux ci-dessous.

6°) Terminer par « Bénis soient le Père, le Fils et le Saint-Esprit, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».

7°) Faire le Signe de la Croix avec la croix du chapelet.

N.B. Ce chapelet du Christ ne prétend pas remplacer le Chapelet existant et le saint Rosaire. Mais il est révélé par Notre Seigneur Jésus-Christ pour freiner les désordres de ces temps troublés et pour tenter de compenser les effets de nos péchés en multipliant les grâces par la prière.

1ère septaine

« …pour la protection de Votre Église et du Saint Pape ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lanc et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de Votre Église et du Saint Pape.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

2ème septaine

« …pour la conversion des pauvres pécheurs ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des pauvres pécheurs.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

3ème septaine

« …pour la délivrance des âmes du purgatoire ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la délivrance des âmes du purgatoire.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

4ème septaine

« …pour la protection de la France et du Grand Roi ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la protection de la France et du Grand Roi.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

5ème septaine

« …pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui souffrent et ceux qui meurent aujourd'hui.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

6ème septaine

« …pour la conversion des francs-maçons ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour la conversion des francs-maçons.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

7ème septaine

« …pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent ».

1°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Chef Sacré couronné d'épines.

2°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main droite transpercée du clou de la Croix.

3°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Main gauche transpercée du clou de la Croix.

4°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Sacré-Cœur transpercé par la lance et l'offrande de Votre très Précieux Sang.

5°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied droit transpercé du clou de la Croix.

6°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Pied gauche transpercé du clou de la Croix.

7°) Père Éternel, nous vous offrons les Sept Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ pour tous ceux qui Vous aiment et qui Vous servent.

Mon doux Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de la Sainte Plaie de Votre Epaule gauche qui porta douloureusement la Croix.

« Je Vous Salue Marie… »

« Bénis soient le Père, le Fils et le Saint-Esprit, maintenant et toujours pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».

Faire le Signe de la Croix avec la croix du chapelet.

Prière en l'honneur de la Plaire de l'épaule de Notre Seigneur

Cette plaie qui n'est pas connue des hommes, m'a occasionné plus de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux hommes et sache que toute Grâce demandée en vertu de cette plaie sera accordée. Et à tous ceux qui, en souvenir d'elle, M'honoreront chaque jour par 3 Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai tous leurs péchés mortels et véniels. Ils ne mourront pas de mort imprévue, et, à l'heure suprême, ils seront visités par la Bienheureuse Vierge et obtiendront Grâce et miséricorde.

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j'adore et vénère la très sainte Plaie que Vous avez reçue à l'épaule en portant au Calvaire la très lourde Croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur. Je Vous supplie, en vertu des mérites de ladite Plaie, d'avoir pitié de moi en m’accordant la grâce (...) que je Vous demande ardemment, en me pardonnant de tous mes péchés mortels ou véniels, en m'assistant à l'heure de ma mort et en me conduisant dans Votre heureux Royaume. Amen !

Pour terminer réciter maintenant trois fois : Pater Noster, Ave Maria, Gloria

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Téléchargez le texte du Chapelet aux 7 Plaies de Jésus (pdf) en cliquant ici

Pour se procurer un chapelet de septaine

cliquer sur le lien suivant:

www.le-chapelet.com

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04 octobre 2009

Neuvaine à Saint Gérard Majella

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Saint Gérard Majella

Saint Patron des femmes enceintes

1726-1755

Fête le 16 octobre


Gérard naquit à Muro, en 1726. Muro est une petite ville au sud de l'Italie. Sa mère, Benedetta, un don du ciel dans sa vie, lui apprit à connaître l'amour surabondant de Dieu. Le bonheur de Gérard était de se sentir tout près de Dieu. A l'âge de douze ans, il perdit son père et il devint le support de sa famille. Apprenti chez un tailleur, il eut à subir de nombreux sévices de la part du contremaître. Après quatre ans d'apprentissage, au moment même où il pouvait commencer sa carrière de tailleur autonome, il fit part de son intention d'aller travailler comme serviteur auprès de son évêque à Lacedonia. Ses amis tentèrent de l'en dissuader. Malgré les sautes de colère et la hargne incessante qu'avaient à subir les serviteurs qui l'avaient précédé, Gérard n'y vit aucun obstacle. Pendant trois ans, jusqu'au décès de l'évêque, Gérard s'adonna, auprès de ce dernier, à toutes sortes de travaux. Tant qu'il était convaincu de faire la volonté de Dieu, Gérard acceptait tout. Bousculé chez le tailleur, ignoré par son évêque, Gérard souffrait avec patience afin de suivre le Christ. "Monseigneur m'a salué" disait-il. Déjà Gérard passait de longues heures devant le Saint Sacrement, signe de la présence du Seigneur crucifié et ressuscité. En 1745, âgé de 19 ans, il retourna à Muro. Il y établit une boutique de tailleur à son propre compte. Ses affaires allaient en croissant, mais il ne faisait que peu d'argent. Il donnait pratiquement tout. Il ne gardait que le nécessaire pour suffire aux besoins de sa mère et de ses sœurs. Le reste, il le donnait aux pauvres ou bien il offrait des messes pour les âmes du Purgatoire. Il n'y eut pas de conversion soudaine pour Gérard; seulement une croissance constante dans l'amour de Dieu. Puis, pendant le carême de 1747, il résolut de ressembler le plus possible au Christ. Il commença une série de pénitences rigoureuses; dans la rue, il prétendait la folie et s'en réjouissait quand on le prenait en ridicule. Il désirait tant être au service exclusif de Dieu qu'il demanda à entrer chez les frères capucins. Il ne fut pas accepté. À 21 ans, il entreprit la vie d'ermite. Son désir intense d'imiter le Christ le poussa à prendre le rôle principal dans le jeu de la passion, un tableau vivant, à la cathédrale de Muro.


Chez les Rédemptoristes


Les Rédemptoristes vinrent à Muro en 1749. Ils étaient quinze missionnaires et prirent d'assaut les trois paroisses de la petite ville. Gérard suivit scrupuleusement la mission et en vint à la décision que cette vie était celle qu'il désirait. Il demanda à se joindre à l'équipe missionnaire, mais le Supérieur, le Père Cafaro, refusa de l'accepter à cause de sa faible santé. Il insista tellement auprès des missionnaires qu'à leur départ le Père Cafaro suggéra à sa famille de l'enfermer à clef dans sa chambre. Gérard prit les draps de son lit, les noua ensemble et, sortant par la fenêtre, suivit les missionnaires. Exploit qui soulève un écho au cœur de plusieurs jeunes! Il dut marcher plus de 19 kilomètres pour rejoindre les missionnaires. Gérard leur dit: "Laissez-moi essayer, donnez-moi une chance et si je ne fais pas l'affaire, vous me renverrez." Devant une telle insistance, le Père Cafaro se résigna à lui offrir une période d'essai. Il l'envoya au monastère de d'Iliceto avec une lettre qui disait: "Je vous envoie un autre Frère, mais il sera bien inutile quant au travail.…". Il fit sa première profession le 16 juillet 1752 et, grande consolation pour lui: c'était le jour de la fête du Très Saint Rédempteur et celle de Notre Dame du Mont Carmel. A l'exception de quelques visites à Naples et de ses derniers jours qu'il passa à Caposele où il mourut, la vie de Gérard s'est écoulée à la communauté rédemptoriste d'Iliceto. Cette étiquette d'"inutile" dont on l'avait caractérisé ne dura pas longtemps. Gérard fut un excellent travailleur. Pendant les années qui suivirent, il fut jardinier, sacristain, tailleur, portier, cuisinier, menuisier et commis de construction des nouveaux édifices de Caposele. Il apprenait rapidement: ayant visité l'atelier d'un sculpteur, il devint un habile sculpteur de crucifix. Gérard, un trésor pour sa communauté; et sa seule ambition était de toujours faire en tout la volonté de Dieu. Son directeur spirituel lui demanda, en 1754, de mettre par écrit quel était son plus ardent désir. Il écrivit: "beaucoup aimer Dieu; toujours être uni à lui; toujours agir pour lui plaire; aimer toute chose pour le plaisir de Dieu; souffrir beaucoup pour Dieu. En tout, faire la volonté de Dieu".


Sa grande épreuve


La véritable sainteté trouve sa preuve dans la croix. Gérard, en 1754, subit cette grande épreuve. Cette épreuve lui mérita, sans doute, le pouvoir spécial qu'il aurait de venir en aide aux mères et à leurs enfants. Son zèle le poussait, entre autres, à encourager et à aider les jeunes filles qui désiraient entrer au couvent. Il alla même, à l'égard de filles pauvres, jusqu'à leur procurer une dot sans laquelle elles ne pouvaient être admises dans un ordre religieux. Neria Caggiano fut l'une de ces filles à qui Gérard vint en aide. Elle prit en horreur la vie du couvent et, après trois semaines seulement, elle retourna chez elle. Pour justifier son départ, elle fit circuler des rumeurs mensongères sur la vie des religieuses. Les gens de Muro refusèrent de croire ces histoires touchant un couvent recommandé par Gérard; ainsi, afin de sauver sa propre réputation, elle voulut salir la réputation de son bienfaiteur. Elle écrivit une lettre à saint Alphonse, supérieur de Gérard. Elle accusait ce dernier de fautes d'impureté avec une jeune fille de la famille où Gérard demeurait souvent au cours de ses voyages missionnaires. Saint Alphonse fit venir Gérard et lui demanda de se justifier devant cette accusation. Gérard garda le silence et ne se défendit pas. Il suivait l'exemple de son divin Maître. Devant un tel silence, Alphonse n'eut d'autre choix que d'imposer au jeune religieux une pénitence sévère. Il lui enleva le privilège de recevoir la sainte communion et lui refusa tout contact avec l'extérieur. Quelle épreuve pour Gérard que de devoir abandonner son travail auprès des âmes. Mais cela n'était rien comparé à être privé de la sainte communion. Il en fut si profondément touché, qu'il demande qu'on le libère du privilège de servir la messe. Son désir de communier était si fort qu'il craignait de saisir de l'hostie consacrée des mains du célébrant. Quelque temps plus tard, Neria tomba dangereusement malade. Elle écrivit alors une lettre à saint Alphonse pour lui avouer que les accusations qu'elle avait portées contre Gérard étaient une pure invention et une calomnie. Le saint se réjouit en apprenant l'innocence de son fils. Quant à Gérard, lui qui n'avait pas été déprimé par son épreuve, ne se réjouit pas outre mesure de sa réhabilitation. Dans les deux cas, il vit la main de Dieu et cela lui suffit.


Le thaumaturge


Il y a très peu de saints auxquels on a attribué autant de faits merveilleux qu'à Saint Gérard. Ses procès de béatification et de canonisation révèlent que les miracles qu'il fit étaient d'une variété et d'une profusion incroyables. Il fut fréquemment transporté en extase en méditant sur Dieu ou sa sainte volonté. On a même vu à plusieurs occasions son corps s'élever à une bonne distance au-dessus du plancher. Il existe même des faits authentifiés prouvant ce miracle très inhabituel d'être présent à deux endroits en même temps. La plupart de ses miracles avaient pour objet de rendre service à autrui. Des choses aussi extraordinaires que celles qui suivent semblent avoir été bien ordinaires dans sa vie: ramener à la vie un jeune qui était tombé d'une paroi rocheuse très élevée; bénir la petite réserve de blé d'une pauvre famille et ils en eurent jusqu'à la prochaine récolte; multiplier le pain pour le distribuer aux pauvres, chose qui arriva à maintes reprises. Un jour, il marcha sur l'eau pour conduire des pêcheurs en détresse jusqu'à la sécurité de la rive. Plusieurs fois, il mentionna à des gens leurs péchés cachés dans le secret de leur âme. Honteux de les confesser, il les amena à la pénitence et au pardon. Son apostolat miraculeux auprès de mères commença aussi de son vivant. Un jour qu'il quittait une famille amie, les Pirofaldo, une des jeunes filles l'appela pour lui dire qu'il avait oublié son mouchoir. Dans un moment de vision prophétique, Gérard dit: "Garde-le, il te servira un jour." On garda le mouchoir comme un précieux souvenir de Gérard. Plusieurs années plus tard, cette même fille se vit en péril de mort à la naissance de son premier enfant. Elle se souvint des paroles de Gérard. Elle demanda qu'on lui apporte le mouchoir de Gérard. Presque immédiatement, elle était hors de danger et donna naissance à un enfant plein de santé. En une autre circonstance, une mère dont la vie était en danger ainsi que celle de son enfant sur le point de naître, demanda les prières de Gérard. Elle et son bébé furent immédiatement sauvés.


Sa mort et sa glorification


De santé toujours fragile, il était évident que Gérard ne vivrait pas longtemps. En 1755, il fut saisi de violentes hémorragies et de dysenterie. On voyait déjà sa mort approcher. Il lui restait cependant à donner une grande leçon d'obéissance. Son directeur spirituel lui ordonna de revenir à la santé si c'était la volonté de Dieu. Immédiatement, sa maladie le quitta et, laissant son lit, il rejoint la communauté. Il savait, cependant, que cette guérison n'était que temporaire et qu'il n'avait guère plus qu'un mois à vivre. Il dut bientôt reprendre le lit. Il se prépara à mourir. Dans son abandon complet à la volonté de Dieu, il demanda qu'on place un écriteau à sa porte. "Ici on fait la volonté de Dieu, comme Dieu le veut, et aussi longtemps qu'il le veut." On l'entendit souvent répéter cette prière: "Mon Dieu, je désire mourir pour me conformer à ta sainte volonté." Un peu avant minuit, le 15 octobre 1755, sa belle âme retourna à Dieu. A la mort de Gérard, le frère sacristain, tout excité, sonna la cloche comme pour une fête plutôt que de sonner pour les morts. La foule se rua pour voir le corps de "leur saint" et pour trouver un souvenir de celui qui les avait aidés si souvent. Après sa mort, de presque toutes les parties d'Italie, on rapporta des miracles attribués à l'intercession de Gérard. En 1893, le Pape Léon XIII le béatifia. Il fut canonisé par le Pape Pie X le 11 décembre 1904.


Le saint, protecteur des mères


En raison des miracles que Dieu fit en réponse aux prières des mères, en Italie, il devint le saint favori des mères et elles l'adoptèrent comme leur patron. Au procès de sa béatification, un témoin affirma qu'il était connu comme "il santo dei felici parti", le saint des heureux enfantements. Des milliers de mères ont expérimenté le pouvoir de Saint Gérard en participant à la Ligue de Saint Gérard. Dans plusieurs hôpitaux, le département de maternité est dédié à Saint Gérard. On y distribue aux parturientes des médailles et des livrets de prières en son honneur. Des milliers d'enfants reçoivent à leur naissance le nom de Gérard. Leurs parents sont convaincus que c'est par l'intercession du saint qu'ils ont eu des enfants en bonne santé. Même des filles portent son nom. Il est intéressant de voir comment le nom de Gérard prend diverses formes: Gérarda, Géralyn, Gérardine, Gérianne et Gérardette.


Texte extrait du site www.cssr.com

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Neuvaine à Saint Gérard Majella


Chaque jour


Très adorable Trinité


Très adorable Trinité, qui êtes la puissance éternelle et la charité même, nous Vous rendons mille actions de grâces pour les dons surnaturels dont Vous avez daigné enrichir gratuitement pour notre bien, Votre très fidèle serviteur Gérard, lorsqu'il vivait sur cette terre. Nous Vous remercions également pour l'immense gloire dont Vous l'avez revêtu dans le Ciel et pour le pouvoir miraculeux qu'il continue d'exercer en ce monde. Daignez le glorifier de nouveau en lui permettant de nous secourir en cette circonstance. Mais surtout, faites-nous imiter ses vertus et rendez-nous dignes de participer un jour à son éternelle béatitude.


Au nom de Jésus et de Marie, les délices de votre cœur, saint Gérard, exaucez-nous.

Pour que nous aimions Dieu davantage, saint Gérard exaucez-nous.

Pour que nous allions glorifier Dieu avec vous dans le ciel, saint Gérard, exaucez-nous.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Premier jour


Saint Gérard, vous comblez de bienfaits tous ceux qui vous invoquent avec ferveur. C'est pourquoi nous commençons cette neuvaine avec la plus grande confiance, en remerciant le Seigneur de vous avoir accordé tant de merveilleux privilèges pendant votre vie sur la terre. Ce qui excite surtout notre admiration, c'est ce don de miracles qui semblait vous accompagner partout et vous valait la reconnaissance de tous ceux que vous approchiez : bénédictions célestes sur tous ceux qui vous ont accueilli, guérison de toutes les maladies du corps et de l'âme, si bien que la création toute entière semblait soumise à votre prière. S'il a plu au Tout-Puissant de vous glorifier ainsi sur la terre, que ne pouvez-vous pas pour nous maintenant qu'il vous a glorifié dans le ciel ! C'est pourquoi nous vous supplions ardemment de nous accorder cette faveur.


Deuxième jour


Puissant ami de Dieu, saint Gérard,ce qui augmente notre confiance en vous, c'est ce cœur si bon, si tendre, si compatissant dont vous étiez doué pour les malheureux. Vous ne pouviez voir les misères d'autrui sans y compatir et sans chercher à les soulager. Cette douce compassion vous fit sécher bien des larmes, mettre fin à bien des angoisses, adoucir bien des douleurs. Grâce à vous, que d'enfants sont parvenus au baptême ! Que de mères ont échappé à la mort ! Que de malades ont été sauvés ! Que d'ouvriers sans travail ont été secourus ! Que d'âmes troublées ont retrouvé la paix ! Que de mourants sont revenus à la santé ! Vous, si bon sur la terre, ô bienheureux Gérard, le seriez-vous moins dans le Ciel ? C'est ce qui nous encourage à vous demander cette faveur.


Troisième jour


Saint Gérard, humble frère au service de tous,nous admirons vos extases et votre science infuse, votre esprit de prophétie et votre pénétration des cœurs, vos visions à distance et vos bilocations, votre pouvoir sur la nature, sur les hommes et sur les démons, mais ce qui excite au plus haut degré notre confiance en vous, c'est votre zèle et votre inépuisable charité pour les pécheurs, pour les affligés et les malades. Si les choses que nous vous demandons ne concordent pas avec la volonté divine, nous ne les accorderez pas; mais si elles sont utiles pour les autres et pour nous, soyez-nous propice et exaucez-nous. Considérez nos nécessités, celles de nos frères et de toute l'Église, voyez nos afflictions, celles de tous les chrétiens opprimés, mais aussi la confiance qui nous attire vers vous. Pourriez-vous y être insensible, vous si complaisant ? Vous pouvez nous secourir, vous qui avez accompli tant de miracles et qui êtes maintenant dans la gloire du ciel. Parlez à Dieu pour nous, et nous serons exaucés.


Quatrième jour


Saint Gérard, frère bien-aimé, rendez-nous dignes de votre fraternelle amitié et faites que nous en ressentions les effets. Vous êtes devenu l'ami intime de Notre-Seigneur par cette exquise pureté d'âme qui vous faisait avoir en horreur la faute la plus légère. Ici-bas déjà, Jésus ne vous refusait rien, Il accomplissait vos désirs. À tel point que vous sembliez jouer avec les miracles. Nous voudrions être comme les amis de Jésus. Hélas ! Que de fois ne l'avons-nous pas offensé ! Aujourd'hui, nous déplorons nos fautes et prenons la ferme résolution de ne plus les commettre à l'avenir. Et si nous n'en avons pas encore reçu le pardon par le sacrement de pénitence, nous nous proposons d'aller nous confesser pendant cette neuvaine. Alors, purifiés de tous nos péchés et devenus amis de Dieu, nous osons espérer que Jésus, qui daignera se donner tout à nous dans la sainte communion, ne nous refusera pas la grâce que nous vous demandons. Saint Gérard, nous offrons à Dieu les communions si ferventes que vous faisiez autrefois, pour suppléer aux imperfections de la nôtre et mériter le bonheur d'être exaucés.


Cinquième jour


Saint Gérard, formé à l'école du cœur de Jésus, votre charité a fait le bonheur de tous ceux qui vous ont connu. Vous étiez le père des pauvres, l'ami des ouvriers, l'ange-gardien des enfants, le médecin des malades, le refuge des affligés, le secours de ceux qui étaient dans le besoin, le sauveur de ceux qui étaient en danger, la lumière des ignorants, le soutien des âmes tentées, libérateur de ceux qui étaient obsédés par des pensées mauvaises, le guide sur le chemin de la perfection, le conseiller des vocations, l'apôtre de le virginité, toujours soucieux du bien des autres et de l'accroissement de la sainte Église. Tous ces titres, frère bien-aimé, font naître en nos cœurs la plus grande confiance en vous. Nous aussi nous avons besoin d'un père, d'un ami, d'un frère, d'un consolateur, d'un protecteur, qui veuille prendre en mains nos intérêts. Nous espérons en votre prière auprès de Jésus. Saint Gérard, aidez-nous; vous savez ce que nous désirons.


Sixième jour


Saint Gérard, ami de ceux qui sont dans la misère, nous nous souvenons de toutes les merveilles que vous avez opérées durant votre vie et de toutes celles que vous avez multipliées depuis que vous avez rejoint Jésus au ciel. Il nous semble que chacune d'elles nous crie : Confiance ! Confiance! Nous ne sommes pas dignes de la grâce que nous vous demandons, et nos prières sont bien peu de chose lorsque nous les comparons aux vôtres. Ces biens qui nous manquent, ces maux qui nous font gémir, ne sont-ils pas la trop juste punition de nos fautes ? N'avons-nous pas mérité pour nous et pour ceux qui nous sont chers toutes ces misères dont nous sommes accablés, soit en violant nous-mêmes les commandements de Dieu, soit en les laissant violer par nos subordonnés, par nos enfants et par ceux qui nous entourent ? Maintenant nous regrettons nos fautes. Saint Gérard, veuillez prier Dieu de nous les pardonner. Par le charme de vos vertus, qui vous ont rendu pour toujours ami de Dieu, éloignez de nous et de ceux que nous aimons la rigueur de la justice divine, et obtenez-nous cette grâce.


Septième jour


Mon Jésus, vous ne saviez rien refuser à votre très fidèle serviteur Gérard, parce qu'il était un homme selon votre Cœur, toujours prêt à accomplir en tout vos divines volontés. Nous contemplons la grandeur de sa foi, la fermeté de son espérance, les ardeurs de son amour pour vous, la plénitude de sa charité envers ses amis et ses ennemis, la profondeur de son humilité, les rigueurs de sa pénitence, la délicatesse de sa chasteté, la ferveur de ses oraisons, la perfection de son obéissance, de sa patience, son zèle pour la conversion des pécheurs et pour l'accroissement du règne de Jésus dans le monde. Seigneur Jésus, si nous ne sommes pas dignes d'être exaucés, souvenez-vous de votre amitié pour saint Gérard, qui a pratiqué toutes ces vertus avec tant d'héroïsme; et, par ses mérites, daignez nous accorder la faveur que nous sollicitons.


Huitième jour


Marie, mère de Jésus, vous par qui nous viennent toutes les grâces, souvenez-vous de ce que fit pour vous saint Gérard, de l'amour filial qu'il vous portait et de son zèle à développer chez les autres la dévotion envers vous, tout spécialement par la récitation du chapelet. Nous vous le demandons, ô sainte Mère de Dieu, par cet amour de fils que Gérard avait pour vous et par cet amour de mère que vous aviez pour lui, prenez-nous sous votre protection, nous qui sommes des enfants indociles, rendez-nous meilleurs et conduisez-nous sans défaillance vers votre Fils Jésus. Par les mérites de saint Gérard, priez le Seigneur de nous accorder aussi la grâce que nous vous demandons.


Neuvième jour


Saint Gérard, ami intime de Jésus et de Marie, le nombre toujours croissant de ceux qui vous invoquent et qui vous remercient pour les bienfaits reçus par votre intercession, nous prouvent que ce n'est pas en vain que l'on espère en vous. Serons-nous moins favorisés que les autres, nous qui avons été inspirés de faire cette neuvaine en votre honneur ? Obtenez-nous donc cette grâce si elle concorde avec la volonté de Dieu sur nous. Si vous daignez nous exaucer, notre confiance en vous redoublera, nous vous prendrons pour notre modèle et notre protecteur, nous placerons votre image à une place d'honneur dans notre maison, à côté de celle de Jésus, de Marie et de Joseph, nous vous invoquerons tous les jours de notre vie, et nous nous emploierons selon notre pouvoir, à propager votre culte.

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Pour approfondir

Site du Sanctuaire Saint Gérard

http://fr.sangerardo.eu

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

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02 octobre 2009

La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

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La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

Impératrice d'Autriche, Reine Apostolique de Hongrie, épouse et de mère de famille

1892-1989

La princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892, près de Lucques, en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l’archiduc Charles d’Autriche, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l’empereur Charles Ier d’Autriche et le roi Charles IV de Hongrie en 1916. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, a huit enfants. Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère, où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l’impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux États-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre. Elle rend son âme à Dieu le 14 mars 1989, et est enterrée à Vienne le 1er avril suivant. Charles d’Autriche a été béatifié par Jean-Paul II en 2004. En 2008, la Congrégation des Causes des Saints a autorisé l’ouverture du procès de béatification de la Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme dans le diocèse du Mans.

Prière pour demander la glorification de Zita

Dieu, notre Père, Tu as racheté le monde par l'abaissement de Ton Fils, Notre Seigneur Jésus Christ. Lui qui était roi, s'est fait serviteur et a donné Sa vie pour la multitude. C'est pourquoi Tu L'as exalté. Daigne maintenant accorder à Ta Servante Zita, impératrice et reine, d'être élevée sur les autels de Ton Église. En elle, Tu nous donnes un exemple admirable de foi et d'espérance face aux épreuves, ainsi que d'une confiance inébranlable en Ta divine Providence. Nous Te prions pour qu'avec son époux, le Bienheureux empereur Charles, Zita devienne, pour les couples, un modèle d'amour et de fidélité conjugale et, pour les familles, un maître d'éducation chrétienne. Que pour tous, elle puisse être un exemple de service et d'amour du prochain, elle qui, en toutes circonstances, sut élargir son cœur à tous, spécialement aux plus pauvres. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Un Notre Père, trois Je vous salue Marie et un Gloire au Père.

Imprimatur

† Mgr. Yves Le Saux,

évêque du Mans.

Nous serions reconnaissants à toutes personnes ayant obtenu des grâces par l'intercession de la Servante de Dieu, l'impératrice Zita, d'en faire part à:

Association pour la béatification de l'impératrice Zita

Abbaye Saint Pierre

1, Place Dom Guéranger

72300 Solesmes, France

www.beatification-imperatrice-zita.org

Téléchargez la prière pour la Béatification de Zita (pdf) en cliquant ici

01 octobre 2009

Le Rosaire avec la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

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La Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

1964-1981

Lorena D'Alessandro est né à Rome, a Borgo La Rustica, le 20 Novembre 1964. A l'âge de dix ans se manifeste une tumeur du tibia de la jambe gauche et elle subit une intervention chirurgicale à la clinique Gemelli: et greffe de la moelle osseuse. Après plusieurs mois, elle reprend l'école et suis ses cours avec attention. Elle se sent poussée a faire des études littéraires, et elle écrit également des poésies. En Juin 1976, l'infection se reproduit à nouveau. L'on décide alors une solution radicale: l'amputation de sa jambe gauche. « Il n'y a pas d'autre d'alternatives : la jambe ou la vie, et mes parents ont choisi la vie pour moi! », écrit-elle dans son journal. Durant cette tragédie Lorraine montre un courage et sérénité supérieurs a son âge. Et c'est elle qui réconforte ses proches: « Maman, ne t'inquiète pas, j'aurai une jambe de bois et je pourrai marcher ». Et après une quinzaine de jours, au plus grand étonnement des médecins, elle pouvait marcher normalement avec le membre orthopédique. Entre-temps, elle a rejoint un groupe de garçons post confirmation de sa paroisse de Notre-Dame de Czestochowa, dirigé par des moines bénédictins de Silvestrini. Elle mûrit rapidement dans une spiritualité solide et manifeste un désir vif de se donner aux autres: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... » (de son journal). Au début d'août 1980, elle participe à un pèlerinage à Lourdes: «Je suis vraiment heureuse! Je sens plus que jamais le Christ à côté de moi ... Demain, je vais aller aux piscines. Il en sera selon ce que Dieu voudra. » Sortie des piscines, Lorena revient devant la Grotte de Massabielle se met à genou et entre dans une prière si profondément que ses amis peinent à l'en sortir quand est est l'heure de rejoindre le groupe. Le 8 Septembre, elle écrit son merveilleux testament. À la mi-Janvier 1981, la maladie se réveille, et elle est encore plus terrible, car cette fois, c'est le poumon gauche qui est atteint. Les médecins lui donnent trois mois de vie. Lorena en est pleinement consciente. A quelqu'un qui essaie de la réconforter en lui faisant constater quelques signes d'une amélioration, elle répondit brusquement: « Les médecins ne comprennent rien, je vais mourir ». Ainsi, avec ces certitudes, Lorena monte du Calvaire vers son Epoux qui l'accueille en on Royaume le 3 avril 1981 à 22 h 10. Elle était âgée de 16 ans et 4 mois.

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Prier le Rosaire avec Lorena pour les malades

Mystères joyeux

(samedi et lundi)

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Premier Mystère

L'Annonciation de Marie

Lc, 1, 26-38

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. II entra et lui dit: «Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.» A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit: «Sois sans crainte, Marie: car tu trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu lui donneras du nom de Jésus. II sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu donnera le trône de David, son père: il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin.» Mais Marie dit à l'ange «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais d'homme?» L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.» Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à sixième mois, elle qu'on appelait la stérile: car rien n'est impossible à Dieu.» Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!» Et l'ange la quitta.

Extrait du Journal: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... Je ne suis rien, mais je peux être quelque chose, une personne servant à la joie des autres. »

Fruit du Mystère: une profonde humilité

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Deuxième Mystère

La Visite à Sainte Élisabeth

Lc, 1, 39-56

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaute son sein et qu'Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu. Dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, heureuse celle qui a cru en l'accomplissement qui lui a été dit de la part du Seigneur!» Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son Nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles Il comble de bien les affamés; renvoie les riches mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.» Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Extrait du Journal: «Je me sens comme une fille tout à fait normale, j'ai la joie vivre dans le cœur!. »

Fruit du Mystère: la charité envers notre prochain

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Troisième Mystère

La naissance de Jésus à Bethléem

Lc, 2, 1-20

Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée; de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée David afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit. L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte. Mais l'ange leur dit: «Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et ceci sera pour vous un signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.» Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes qu'il aime.» Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux: «Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître.» Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant, et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.

Extrait du Journal: « La vie c'est la joie de savoir que Dieu est avec nous! »

Fruit du Mystère: le détachement des biens du monde, le mépris des richesses, et l'amour de la pauvreté

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Quatrième Mystère

La Présentation au Temple

Lc, 2, 22-38

Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur: Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit: «Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut, que tu préparais à la face de tous les peuples: lumière qui se révèle aux nations, et donne gloire à ton peuple Israël». Son père sa mère étaient dans l'émerveillement de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: «Vois! cet enfant amènera la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il sera un signe en butte à la contradiction, -et toi-même un glaive te transpercera l'âme!- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs.» Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve; parvenue à l'âge de 84 ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant là tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: une grande pureté de corps et d'esprit

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Cinquième Mystère

trouvé Jésus dans le temple parmi les docteurs

Lc, 2, 41-51

Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. À sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, dans la douleur.» Et il leur dit: «Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père?» Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il leur avait dite. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.

Des Cassettes: « J'essaie de ne pas fermer les frontières de mon cœur à la paroisse, et d'être comme Jésus veut que je sois, c'est a dire être aussi pour les rues du monde."

Fruit du Mystère: la véritable sagesse

Mystères Lumineux

(le jeudi)

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Premier Mystère

Jean baptise Jésus dans le Jourdain

Mt, 3, 13-17


Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant: «C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi! Mais Jésus lui répondit: «Laisse faire pour l'instant: car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice.» Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau; et voici que les cieux s'ouvrirent: il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des Cieux disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui toute ma faveur.»

Des Cassettes: « Jusqu'à il y a trois ans, ma vie était une existence que le monde définit comme normale! Puis quelque chose s'est passé, quelque chose qui m'a fait comprendre qu'il y a un quelqu'un plus important que tout et tous: il y a mon Dieu! »

Fruit du Mystère: la fidélité aux promesses de notre baptême

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Deuxième Mystère

Jésus change l'eau en vin

Jn, 2, 1-11


Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Et ils n'avaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin.» Jésus lui dit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore arrivée.» Sa mère dit aux servants: «Tout ce qu'il vous dira, faites-le.» Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit «Remplissez d'eau ces jarres. Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: «Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau devenue vin -et il ne savait pas d'où elle venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau- le maître du repas appelle le marié et lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon, toi tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!» Cela, Jésus en fit le commencement des signes, à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Extrait du Journal: « J'essaie de vivre comme la moitié du Seigneur, mais mon être, mon être me conduit parfois a m'égarer. Mais la main le Ciel me tend la main et me dit: «Ne craint pas: Je suis avec toi jusqu'à la fin du monde. »

Fruit du Mystère: une foi toujours plus profonde

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Troisième Mystère

Jésus annonce le Royaume

Mc 4, 26-29


Et il disait: «Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre: qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi. Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point.»

Des Cassettes: « Dans mon activité de catéchiste pour la ma paroisse, j'ai un groupe d'élèves de sixième. Ce sont des garçons doux, je leur également dois toute la joie de vivre que j'ai dans l'âme. »

Fruit du Mystère: la fidélité à l'Evangile

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Quatrième Mystère

La Transfiguration sur le Mont Thabor

Mt 17, 1- 9


Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène, à l'écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors, prenant la parole, dit à Jésus: «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.» Comme il parlait encore, voici qu'une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu'une voix disait de la nuée: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le.» A cette voix, les disciples tombèrent sur leurs faces, tout effrayés. Mais Jésus, s'approchant, les toucha et leur dit: «Relevez-vous, et n'ayez pas peur.» Et eux, levant les yeux, ne virent plus personne que lui, Jésus, seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de cette vision, avant que le Fils de l'homme ne ressuscite d'entre les morts.»

Des Cassettes: « Beaucoup de lumière entre dans mon cœur et me laisse pleine de joie: Seigneur, sois ma Lumière! »

Fruit du Mystère: la grâce de contempler Jésus en Gloire dans l'éternité

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Cinquième Mystère

Jésus nous donne l'Eucharistie

Mt 26:26-29


Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant: «Prenez, mangez, ceci est mon corps.» Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant: «Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père.»

Extrait du journal: Du Journal: Tu as souffert par amour pour nous, comme récompense, comme le fit Pierre, nous Te renions, puis nous regrettons de l'avoir fait et toi, de la croix tu nous accueilles à nouveau.... »

Fruit du Mystère: de communier souvent et avec ferveur

Mystères Douloureux

(mardi et vendredi)

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Premier Mystère

L'agonie de Jésus à Gethsémani

Lc 22, 39-46


Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. Parvenu en ce lieu, il leur dit: «Priez, pour ne pas entrer en tentation.» Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant: «Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse!» Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, il priait de façon plus ins tante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit: «Qu'avez-vous à dormir? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation.»

Extrait du Journal: « Il y a cinq ans, un matin du septembre, parce que j'avais sur la jambe gauche une bosse et des radiographies préoccupantes, mes parents décidèrent de me porter à la Clinique Gemelli. C'est ainsi que commença mon Calvaire. »

Fruit du Mystère: la contrition de tous nos péchés

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Deuxième Mystère

Jésus est flagellé

Mt 27, 26


Alors il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié.


Mc 15, 15


Pilate alors, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.


Jn 19,1


Pilate prit alors Jésus et le fit flageller.


Is 52, 14


(...) il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme


Is 53, 5b-8


Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous. Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une bre bis muette, il n'ouvrait pas la bouche. Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?

Extrait du Journal: « Le 9 Juillet de 76, pendant une matinée étouffante la jambe gauche m'était amputée, il n'y avait pas d'autre alternatives: la jambe ou la vie, mes parents, ont choisis la vie pour moi! »

Fruit du Mystère: la mortification de nos sens

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Troisième Mystère

Jésus est couronné d'épines

Mt 27, 27-31


Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: «Salut, roi des Juifs!» et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

Extrait du Journal: « Je veux partir missionnaire. Aller vers ceux qui peuvent avoir besoin de moi. Mon regard est là où les enfants meurent attendant aussi mon aide! »

Fruit du Mystère: le mépris du monde

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Quatrième Mystère

Le portement de Croix

Jn 19, 16-18


Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: la patience dans toutes nos croix

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Cinquième Mystère

Jésus meurt sur la Croix

Jn 19, 17-34


Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs». Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: «N'écris pas: ‘Le roi des Juifs', mais: ‘Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs.' » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit.» Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: «Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura»; afin que l'Écriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.» Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: «J'ai soif.» Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: «C'est achevé» et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat -car ce sabbat était un grand jour-, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.

De ses écrits: « Mon Père je m'abandonne à Toi, fait de moi ce qu'il te plaira: quoi que tu fasse de moi, je te remercie. Je suis prête a tout, j'accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi. »

Fruit du Mystère: la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, et le soulagement des âmes du Purgatoire

Mystères Glorieux

(dimanche et mercredi)

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Premier Mystère

Jésus est ressuscité

 

Mt 28, 1-10

Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue, les gardes tressaillirent d'effroi et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: «Ne craignez point, vous: je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples: Il est ressuscité d'entre les morts, et voilà qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit.» Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre: «Je vous salue», dit-il. Et elles de s'approcher et d'étreindre ses pieds en se prosternant devant lui. Alors Jésus leur dit: «Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront.»

Extrait de son Journal: "Alléluia, Alléluia! Le Christ est ressuscité, nos péchés ont été lavés dans Son Sang ... Nous nous élèverons avec Lui à une vie nouvelle!

Fruit du Mystère: l'amour de Dieu et la ferveur dans son service

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Deuxième Mystère

Jésus monte au ciel

Mc 16, 15-19


Et il dit [au Onze]: «Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris.» Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.

De son Testament: « Je ne veux pas de fleurs à mon enterrement, si l'argent ne devra pas être dépensé en vain, qu'il soit envoyé pour les missions des Pères Bénédictins de Silvestrini. »

Fruit du Mystère: un désir ardent du Ciel

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Troisième Mystère

La Descente de l'Esprit Saint

Ac 1, 13-14 , 2, 1-21


Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.(...) Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient: «Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu!» Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre: «Que peut bien être cela?» D'autres encore disaient en se moquant: «Ils sont pleins de vin doux!» Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots: «Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète: ‘Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour. Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.'»

Extrait de son Journal: « J'ai assisté à deux réunions de prière du Renouveau dans l'Esprit Saint. Ce fut une sensation merveilleuse que de sentir mon corps peu a peu être saisi par la joie de la prière. »

Fruit du Mystère: la venue de l'Esprit Saint dans nos âmes

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Quatrième Mystère

L'Assomption de Marie

Ps 44 (45), 11-18

Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le roi sera séduit par ta beauté. Il est ton Seigneur: prosterne-toi devant lui. Alors les plus riches du peuple, chargés de présents, quêteront ton sourire. Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d'étoffes d'or; on la conduit, toute parée, vers le roi. Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège; on les conduit parmi les chants de fête: elles entrent au palais du roi. Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges: que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais!

De son Testament: «Je désire que mon enterrement soit animé par mes frères catéchistes, que l'on Chante des hymnes de joie parce que la mort est une libération, elle est un passage vers la joie éternelle. »

Fruit du Mystère: une tendre dévotion pour Marie

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Cinquième Mystère

Le Couronnement de Marie

Ap 12, 1-6, 17


Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. (...) Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.

De son Testament: « Si le Christ me veut avec Lui, je prierai pour que cette joie puisse être partout a travers le monde! »

Fruit du Mystère: la persévérance dans la grâce et la couronne de la gloire

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Prière pour demander la Glorification de la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

O Jésus, qui avec le Don de Votre Esprit, avez modelé le cœur et l'esprit de Lorena d'Alessandro, pour qu'il puisse Vous avec joie et générosité dans sa brève existence terrestre sur la voie de la croix dans le sacrifice total de sa jeunesse, nous Vous prions pour qu'a sur son exemple les jeunes aiment le Don de la vie et qu'ils sachent construire le troisième millénaire à la lumière de l'évangile. Nous Vous demandons de glorifier sur la terre Votre Servante Lorena, pour Votre plus grande gloire et le bien de l'humanité que Vous avez rachetée, en nous accordant les grâces que nous Vous demandons par son intercession. Amen.

Association "Les Amis de Lorena"

c / o Pars. N.S. de Czestochowa

Largo A. Corelli, 9

00155 - Rome

www.amicidilorena.it

Téléchargez le texte du Rosaire avec Lorena d'Alessandro (pdf) en cliquant ici

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28 septembre 2009

Le Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

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Le Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

1914-1930


Il est né près de Pescara (Italie) le 6 novembre 1914. Son père doit émigrer pour travailler aux Etats Unis. A l'école, il aime par dessus-tout servir la Messe. Il reçoit la première Communion en mai 1925, puis la Confirmation. Il désire entrer chez les Passionistes, mais il n'y a pas de place libre. Il entre alors au Petit Séminaire en octobre 1926. Sa conduite est exemplaire en tout. Fidèle au règlement, il ne retourne pas en arrière suite à l'incompréhension de son père qui avait d'autres projets pour lui. Sa santé se dégrade, il a une pneumonie, reçoit les sacrements avant de rendre son âme à Dieu le 24 janvier 1930.


Prière au Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

Ô Seigneur, fais qu'à l'exemple du séminariste Pasqualino Canzii, de nombreux jeunes suivent le chemin de la Sainteté avec courage et fidélité à Tes commandements et à Ton Amour, en imitant son attachement au devoir et en étant capables d'offrir souffrances et sacrifices pour Ta Gloire. Une Sainteté qui s'est exprimée en 2000 dans la simplicité et l'acceptation de la Volonté de Dieu. Nous Te prions en particulier, par son intercession, pour les jeunes séminaristes, pour qu'ils affrontent leur préparation au sacerdoce avec un esprit de parfaite humilité et un engagement responsable et durable. Accueille, Seigneur, la prière du peuple de Pescara-Penne, afin de pouvoir vénérer comme un saint Ton fils de prédilection. Amen.


+ Francesco Cuccarese
Archevêque de Pescara e Penne.

Biographie de Pasquale Canzii, cliquez sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1450043.html

27 septembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

"Chers enfants, travaillez avec joie et persistance à votre conversion. Offrez toutes vos joies et vos tristesses à Mon Cœur Immaculé pour que Je puisse vous mener tous à Mon Fils bien-aimé, afin qu'en son Cœur, vous trouviez la joie. Je suis avec vous pour vous enseigner et vous mener vers l'éternité. Merci d'avoir répondu à Mon appel."


Parole de Dieu

(Actes des Apôtres 3, 19-21)


Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu'ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.


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Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

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Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

Extrait du journal spirituel de la Vénérable Sœur Santina Scribano


Commence le vendredi Saint et peut se faire à tous moments de l'année


Premier jour


Offrez-moi aujourd'hui toutes vos joies et vos souffrances, pour que Je puisse attirer tous mes Prêtres à Mon Saint Cœur transpercé, et plongez-les dans l'océan de Mon infinie Miséricorde.


Pater, Ave, Gloria


Mon Jésus Miséricorde

Deuxième jour


Priez, implorez, suppliez pour qu'en tous je fasse grandisse mon amour particulier pour les Prêtres, et pour Mon Œuvre Sacerdotale, ancre de salut des Prêtres


Pater, Ave, Gloria


Jésus, Miséricorde du Père, prends pitié de nous.

Troisième jour


Offrez-Vous à Moi sans interruption afin d'apaiser le Père, et, par la grande prière et par Mon Sacrifice, nous obtiendrons une grande Miséricorde sur le monde entier, en particulier sur les Prêtres.


Pater, Ave, Gloria


Jésus Prêtre infinie miséricorde, aie pitié de nous et du monde.

Quatrième jour


Aujourd'hui apportez-moi les âmes sacerdotales, plongez-les dans l'abîme de Ma Miséricorde, car Je donne par elles le Zèle pour la gloire du Père et le salut des âmes.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, je Vous aime, que ton règne vienne.


Cinquième jour


Unissez-nous à Ma supplication au Père, afin qu'Il envoie l'Esprit Saint éclairer de sa lumière les Prêtres et faire leur comprendre ce que Mon Cœur désire par l'œuvre Sacerdotale


Pater, Ave, Gloria


Saint-Esprit, Amour Miséricordieux du Père manifesté en Jésus, donnez-nous de saints prêtres.

Sixième jour


Aujourd'hui je désire manifester à mes Prêtres le désir brûlant de Mon Cœur, l'œuvre et les trésors que je veux verser sur eux et par eux sur les âmes et sur me monde entier.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, inondez la terre de Votre Sang, océan de miséricorde infinie, et sauvez-la.


Septième jour


Puisque vous êtes l'image vivante de Mon Cœur Miséricordieux, apportez-moi les âmes des prêtres, afin que Je puisse leur inculquer l'humilité et la docilité, pour qu'ils correspondent à Ma Divine Volonté.


Pater, Ave, Gloria


Jésus doux et humble de cœur, rendez nos cœur semblables au Vôtre.

Huitième jour


Emportés avec Moi dans le suave flot de Mon infinie Miséricorde, supplions le Père, pour qu'Il attirer sur les âmes religieuses qui se consacreront à l'œuvre et tout le nécessaire que demande leur haute mission et ce que Mon Cœur désire, en particulier: la réparation et le réconfort pour les nombreuses infidélités qu'Il subit.


Pater, Ave, Gloria


Cœur Sacré de Jésus, nous voulons Vous réconforter et Vous consoler.

Neuvième jour


Je compte sur vous pour accomplir Mes dessins de Miséricorde et d'Amour, Je répandrais sur Mes élus le feu d'amour, et ils seront des flambeaux qui éclaireront et réchaufferont le monde.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, mon Doux Amour, enflammez mon cœur d'amour pour Vous.

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La Vénérable Santina de Jésus

Sœur du Sacré Cœur de Ragusa

1917-1968

Fête le 12 mai


L'institut du Sacré-Cœur de Ragusa a été fondé en 1889 par Bienheureuse Marie Schininà (1844-1910), pour les jeunes filles qui voulaient un terrain propice à la culture de leur vocation religieuse, un lieu sûr pour permettre une formation spirituelle, et avec le grand idéal du Cœur de Jésus, la possibilité d'exprimer la générosité de leur consécration à Dieu et à leurs frères dans le besoin. Dans les premières décennies du XXe siècle, il y avait une foule d'âmes élues qui ont fait un don à l'église de leur jeunesse, jouant un rôle important en leur temps, surtout si l'on considère la condition des femmes, qui jusqu'à ce qu'au siècle milieu du XXe, en particulier dans le sud de l'Italie, était synonyme d'infériorité et de non-réalisation. Dans cette foule se trouve Sœur Maria Santina de Jésus, qui, de son nom de baptême s'appelait Emanuela Scribano, elle naquit à Ragusa le 4 décembre 1917, dans une famille digne sur le plan économique, et dans laquelle la foi chrétienne était particulièrement forte, dans sa plus jeune enfance, elle perdit sa mère, et cette perte soudaine la marqua elle pour la vie, ce qui lui donnait une envie de pleurer et d'une certaine faiblesse de caractère que sa volonté savait surmonter. Après une enfance passée en subissant la jalousie de sa belle-mère, à quinze ans, elle entendit l'appel à la vie religieuse, ce fut comme un rayon de joie qui, soudainement l'inonda entièrement, au son des Ave Maria, le soir, alors qu'elle était plongé dans ses pensées, affligée par l'état dans lequel elle se trouvait, d'orpheline incomprise. Elle-même a raconté cet épisode dans son autobiographie que son père spirituel lui obligea à écrire et qui a été publiée en 1971 sous le titre de « La Messe de Sœur Santina ». Mais elle dut attendre jusqu'en avril 1938 pour mettre en pratique sa vocation, en entrant dans l'institut du Sacré Cœur de Ragusa, accueillie par la Générale de cette époque, Sœur Caterina De Pasquale. Pendant le noviciat on décide qu'elle sera infirmière, c'est une jeune intelligent, sérieuse, remplie bonne de volonté, mais elle ne dispose pas du diplôme élémentaire, en raison des études interrompues; elle obtient le diplôme d'infirmière après un avoir assisté a des cours à Palerme. Le 27 mai 1941, elle prononce ses vœux temporaires; à l'été 1943 le front allié de la seconde guerre mondiale se déplace en Sicile et elle est tout de suite engagée pour porter secours comme infirmière dans différents hôpitaux, tâche qui va durer les années suivantes: Ragusa, Messine, Syracuse, partout elle appréciée et reconnue pour sa douceur, pour le dévouement auprès des malades et pour sa volonté obstinée de soulager les souffrances. Déjà en 1946, elle est frappé par un abcès péri-anale, dont les effets compliquent sa vie et la font terriblement souffrir a tel point point qu'en 1962, elle est confinée à un fauteuil roulant, ce qui explique pourquoi elle doit arrêter son travail, passant les six dernières années de sa vie, dans l'infirmerie de la Maison-mère des Sœurs du sacré cœur, à Ragusa, offrant quotidiennement toutes ses souffrances pour les prêtres et les âmes consacrées. Quand elle meurt le 12 Mai 1968, âgée de 51 ans, la partie inférieure de son corps est réduit à un quelques lambeaux de tissu sur les os, et sa réputation de sainteté se répandit rapidement parmi ceux qui l'avaient connue. En 1985, est ouvert le procès diocésain de béatification, qui a pris fin en 1989, se poursuivant aujourd'hui à la Congrégation pour les Causes des Saints. Sœur Santina Scribano, alors que l'enseignement supérieur privé, a laissé un nombre considérable de ses écrits, qui est examiné en profondeur à sa dimension spirituelle et mystique que l'autobiographie déjà citée, les deux volumes du « Journal spirituel » ont été imprimés, dans lesquels sont recueillies ses nombreuses notes mystiques sur l'amour pour l'humanité du Cœur de Jésus. Elle vit dans les années où l'Eglise se prépare pour le Concile, et annonce un renouveau qui implique en particulier les prêtres et personnes consacrées, elle rencontre des prêtres éclairés l'aideront à comprendre comment le Seigneur désire une intimité particulière avec elle. L'un de ces prêtres, le père Francesco Sortino, confiant en l'inspiration évoquée par le Seigneur dans son cœur pour une oeuvre sacerdotale, dans laquelle les prêtres pourraient vivre en communauté et se consacrer, enrichis par leur expérience commune, avec un plus grand dévouement, à leur ministère sacré. Le Père Sortino avait aussi vu en son âme une Œuvre semblable et il travaillait pour sa réalisation depuis 1958, de la rencontre déterminante de ces deux âmes naquit l'œuvre Sacerdotale de Bétanie dont le centre et sa partie visible furent établis par le Père sur l'île de Syracuse et qui fut rapidement reconnu comme centre de spiritualité sacerdotale, Sœur Santina de Jésus fut un soutien important par sa prière, son mysticisme, ses écrits inspirés, ses souffrance physique qui ont transformé le fauteuil et son lit de douleur, en un autel sur lequel était offert sa vie pour l'exécution de l'œuvre tant désirée, pour la sanctification des prêtres et des âmes consacrées à s'élever et s'épanouir les vocations sacerdotales.

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