07 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Huitième jour

Marie figurée par le buisson ardent

« Et le Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu qui sortit du milieu d'un buisson, et Moïse voyait brûler le buisson sans qu'il se consumât » (Exode 3, 2).

 

Le buisson ardent, figure de Marie

 

Dans le buisson que Moïse vit brûler sans se consumer nous reconnaissons (ô Marie) Votre admirable virginité », ainsi chante l'Eglise au jour de la Purification de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

S'il est une grâce qu'on ait lieu d'espérer de l'intercession de Marie, c'est celle de garder la chasteté propre à l'état où l'on est engagé, mais surtout la chasteté virginale, car cette précieuse chasteté est comme le privilège distinctif de Marie, qui porte par excellence le nom de Vierge. Et cependant, combien ne font nul cas de ce don inestimable !

 

Rapport entre le buisson ardent et Marie

 

Le buisson que Moïse voyait tout enveloppé de flammes, conservait néanmoins sa fraîcheur et demeurait vert et intact : de même, Marie a miraculeusement gardé sa pureté et sa virginité, tout en devenant véritablement et réellement mère.

 

Réflexion

 

N'est-ce pas une sorte de prodige de pouvoir, avec une chair corruptible qui appesantit l'âme, vivre à la manière des Anges, en tenant, par une continence parfaite, la chair soumise à l'esprit ? Ce prodige, Jésus, qui a su allier en Marie les deux prérogatives de la maternité divine et d'une virginité sans tache, est tout disposé à l'opérer en nous par Sa grâce.

 

Application pratique

 

L'expérience a montré que si, tous les matins, on offre à la Très Sainte Vierge son esprit et son cœur pour qu'Elle les garde comme son propre bien et les préserve de toute faute contre l'aimable vertu, et si, en même temps, on récite la Salutation Angélique à cette intention, la journée se passe exempte de tout désordre, encore que les tentations soient fortes et fréquentes. Quelle est l'âme qui refusera d'user d'un moyen si simple et si facile ?

 

Colloque

 

Le cœur plein d'une douce joie, je loue e je remercie Dieu, ô très aimable Petite, de Vous avoir réservé la prérogative si merveilleuse d'une si merveilleuse virginité sans tache unie à la maternité. Oui, pour un tel privilège, ô Marie, Vous ferez toujours l'admiration du Ciel et de la terre, toutes les Nations Vous proclameront Bienheureuse, et moi-même je ne cesserai jamais de Vous exalter de de Vous glorifier. Mais, en raison aussi de ce même privilège, jamais non plus je ne cesserai de Vous conjurer de secourir un misérable tel que moi, exposé au milieu de tant de dangers intérieurs et extérieurs à subir les atteintes du feu impur. O Sainte Enfant, si Vous devez, pour me procurer cette grâce, renouveler le prodige du buisson ardent, faites-le, je Vous en supplie : ce sera un des plu beaux miracles accomplis par Votre amour en faveur de vos serviteurs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter trois je Vous salue Marie en l'honneur de la Santissima Bambina, pour obtenir la grâce de la pureté.

Aspiration : « Vierge Fidèle, obtenez-moi de Dieu la grâce de Vous être toujours semblable ».

 

Exemple

Marie Enfant procure un moyen d'existence à un de ses serviteurs

 

Dans ces dernières années, un honnête employé put éprouver par lui-même quelle confiance on doit avoir en la Vierge Enfant, même pour le soulagement des nécessités temporelles où peut se trouver une famille, parmi tant de revers auxquels sont exposés, surtout aujourd'hui, ceux qui vivent d'un emploi.

Un caissier se vit soudainement, par suite de la chute de la maison à laquelle il était attaché, dépourvu de toutes ressources pour suffire à ses besoins et à ceux de sa femme et de son enfant encore en bas âge. En égard à l'affluence d'employés de toutes sortes, il ne put trouver de place nulle part, même sans autre rétribution que le pain de chaque jour. Aussi avait-il déjà songé à s'expatrier, dans l'espoir de rencontrer ailleurs un moyen de gagner honnêtement sa vie. Mais la pensée de quitter sa femme qu'il affectionnait tant, et son enfant, qu'il aimait comme la prunelle de ses yeux, lui causait une peine extrême. Longtemps il réfléchit au parti qu'il prendrait. Enfin, après en avoir délibéré avec sa vertueuse épouse, il résolut d'aller à Milan avec elle et son jeune enfant, visiter Marie Enfant dans sa belle et dévote chapelle. Il avait la confiance que là il trouverait le secours désiré. Il fit donc un pèlerinage au pieux sanctuaire, où on le vit prier longtemps et avec une extraordinaire ferveur. Cependant le temps pressait, et la grâce demandée se faisait attendre. « Pénitence, se disait à lui-même le pauvre homme, Marie Enfant me procurera autre part l'emploi que je ne puis trouver ici ». Ayant fait ses préparatifs de voyage, il allait se résigner à partir pour un pays étranger, quand il reçut une lettre venant d'une personne inconnue à laquelle il ne 'était jamais recommandé. Il lut, et, ô heureuse surprise ! C'était un commerçant qui lui proposait de venir chez lui pour remplir l'emploi de caissier, en lui offrant des conditions bien supérieures à son attente. Aussitôt il fit part de la bonne nouvelle à sa femme, et, tous deux ensembles, après avoir demandé pardon à Marie Enfant de leur peu de Foi, lui rendirent les plus vives actions de grâces.

 

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06 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Septième jour

Marie figurée par l'échelle de Jacob

 

« Alors Jacob vit en songe une échelle dont le pied reposait sur terre tandis que son sommet touchait le Ciel ; et des Anges de Dieu montaient et descendaient le long de l'échelle : il vit aussi le Seigneur appuyé sur le haut de l'échelle ». (Genèse 28, 12-13).

 

L'échelle de Jacob, figure de Marie

 

« Par Marie, dit Saint Augustin, Dieu est descendu sur la terre, et par Marie, les hommes méritent de monter au Ciel ». Saint Fulgence ajoute : « Marie a été établie la fenêtre du Ciel, l'échelle céleste ».

 

Réflexion

 

Marie étant véritable fille d'Adam par sa nature, est comme une échelle, dont le pied repose sur la terre ; mais, par Sa Maternité Divine, elle est comme une échelle dont le sommet touche le Ciel puisque par cette éminente dignité, Elle a atteint, ainsi que l'affirme le Docteur Angélique, jusqu'aux confins de la divinité : comme si Dieu, voulant la récompenser d'avoir consenti à ce qu'Il se fit Chair dans Son sein, Lui avait conféré une dignité presque divine. O Marie, c'est à bon droit que toutes les générations Vous proclameront bienheureuse !

 

En quoi consiste la ressemblance entre l'échelle de Jacob et Marie

 

Marie, par le rôle de Médiatrice qu'Elle a reçu du Fils de Dieu incarné en Elle, a sous ses ordres les Anges, dont Elle est la Reine ; par leur ministère et Sa très puissante intercession, comme par une voie sûre et facile, Elle conduit les hommes à la conquête du Ciel.

 

Réflexion

 

Si nous voulons que Marie nous serve effectivement d'échelle pour parvenir au Salut éternel, faisons de toute notre vie une ascension continuelle de la terre au Ciel. Oui, la Vierge nous est une aide pour nous sauver : seulement, ne restons pas attachés de cœur aux bien de la terre, et soupirons, au contraire, vers ceux du Ciel. La dévotion à Marie entretiendra toujours ce désir allumé en nos âmes, et nous donnera la force de nous élever réellement et constamment vers Dieu, en augmentant à toute heure nos mérites pour le Ciel.

 

Conséquence pratique

 

Les vrais serviteurs de Marie sont assurés de leur Salut éternel, et comme l'affirme Saint Jean Damascène, Marie les transporte au Ciel en les faisant vivre ici-bas de la vie des anges.

 

Réflexion

 

Pour monter à l'aide d'une échelle, il faut saisir les échelons successivement avec les mains et poser les pieds sur les échelons inférieurs : ainsi, pour que Marie nous soit l'échelle qui nous aide à monter au Ciel, appliquons-nous, par la pratique constante des bonnes œuvres et de la sainte humilité, à suivre son exemple : telle est, en effet, la substance de la dévotion à Marie.

 

Colloque

 

Pour aller à Dieu j'ai besoin de Vous, ô Sainte Enfant, car c'est par Vous que Dieu s'est fait Homme. C'est pourquoi, m'appuyant sur Votre puissante intercession auprès de Dieu, j'ai la ferme confiance que Vous détacherez mon cœur de l'amour des biens terrestres, et que, me donnant ainsi des pensées et des désirs tout angéliques, Vous m'aiderez à parvenir heureusement au Ciel. Oui, Vous êtes cette Echelle Mystique à l'aide de laquelle je pourrai avec assurance et suavité tout ensemble arriver au beau Paradis. Mais souvenez-Vous, ô très Sainte Enfant, qu'étant si rempli de malice, j'ai encore besoin que Vous veniez à mon secours même pour Vous aimer et Vous servir fidèlement. Tendez-moi donc une de vos blanches petites mains, je m'y attacherai fortement ; et Vous, tenez-moi si étroitement enchaîné par Votre Amour, que si j'osais l'essayer, je ne puisse échapper à Votre doux empire. De cette manière, oh ! Oui ! Je pourrai être sans inquiétude à l'égard de mon Salut éternel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire une aumône pour l'amour de Marie Enfant.

Aspiration : « O Porte du Ciel, si Vous priez pour moi, un jour, je verrai Dieu Face à face ».

 

Exemple

Une jeune enfant guérie de l'épilepsie par Marie Enfant

 

Une jeune enfant de sept ans était depuis quelques années atteinte d'épilepsie. Grande était l'affliction de sa mère, qui aimait tendrement sa petite fille, tant pour sa beauté vraiment angélique, que pour l'amabilité de son caractère, remarquable pour son âge. L'ayant fait transporter au grand hôpital de Milan, cette bonne mère se consolait dans l'espoir que des soins réguliers et assidus rendraient la santé à sa chère enfant. Mais quelques jours après, étant allée la voir, elle eut la douleur d'entendre les docteurs, d'un commun accord, la déclarer incurable. Son espérance trouva alors un meilleur appui dans les moyens que nous offre notre Sainte Religion. Emmenant sa petite malade, elle se rendit droit à la Chapelle de la Santissima Bambina pour demander sa guérison à Marie Enfant. Là, à genoux devant la chère statue, et tenant son enfant entre ses bras, elle laissa longtemps son cœur de mère parler à Marie. La douce Madone parut avoir supplié les ardentes prières de la pieuses suppliante, car, étant retournée chez elle, plusieurs mois s'écoulèrent sans qu'elle aperçut aucun symptôme du terrible mal. Mais la grâce sollicitée ne devait être obtenue qu'après une plus rude épreuve. En effet, au moment ou la bonne mère y songeait le moins, une attaque plus violente que jamais saisit sa bien-aimée fille et la laissa dans un tel état de prostration qu'elle n'avait point encore éprouvé pareille faiblesse. La confiance de la fervente chrétienne, soutenue par l'amour maternel, l'amena de nouveau, avec son enfant, aux pieds de la Santissima Bambina. Ses prières à Marie, dans ce petit Sanctuaire, furent encore plus prolongées et plus ardentes que la première fois. A la fin, s'étant fait donner un peu de coton béni, elle partit, le cœur plein d'une confiance toujours plus grandissante. Aussitôt arrivée à sa demeure, elle attacha le coton en forme de bande tout autour du cou de la petite malade en la recommandant à la Sainte Vierge avec une ferveur qui ne connaissait plus de bornes. Depuis lors, et il y a de cela plusieurs années, l'heureuse enfant n'a plus jamais senti la moindre atteinte de son mal. La reconnaissance de la mère envers Marie Enfant est aussi grande que l'a été sa consolation, car, elle en a la certitude, c'est à Sa puissance et à Sa Bonté qu'elle doit une guérison si merveilleuse.

 

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05 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Sixième jour

Marie figurée par l'arc en ciel

« Je mettrai mon arc dans les nuées, comme signe de mon alliance avec la terre » (Genèse 9, 13).

 

L'arc-en-ciel, figure de Marie

 

Parmi les Saints qui ont reconnu cette similitude entre l'arc-en-ciel et la Très Sainte Vierge, citons Saint Bernardin de Sienne, ce dévot serviteur de Marie : « Marie, dit-il, est l'arc-en-ciel de l'alliance éternelle ».

 

Réflexion

 

A l'apparition de l'arc-en-ciel, on voit cesser l'orage : le tonnerre et la tempête s'apaisent, les angoisses et les craintes dont le cœur est agité, se dissipent quand la pensée se tourne vers Marie et que sa douce beauté vient se refléter dans l'âme. Si je veux en faire l'heureuse expérience, je dois m'appliquer à mieux connaître chaque jour les amabilités de Marie et commencer à l'aimer sincèrement.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Depuis quarante siècles déjà l'humanité tout entière était plongée dans l'idolâtrie quand, par la Rédemption, Dieu contracta avec l'homme une alliance nouvelle. Marie, la plus belle et la plus radieuse image de Dieu, fut le signe de cette alliance. Dieu la contempla, et, à sa vue, il senti sa colère s'apaiser. Les châtiments que le monde avait mérités furent suspendus, et les bénédictions célestes se répandirent sur nous.

 

Réflexion

 

Le petit enfant, lorsqu'il craint qu'on ne lui fasse quelque mal ou qu'il soupçonne un danger, appelle aussitôt sa mère à son secours et va se jeter dans ses bras : ainsi, quand je serai saisi par la terreur des châtiments divins mérités par mes péchés, je me réfugierai sous la protection maternelle de Marie : la, je serai en sûreté.

 

Conséquences pratiques

 

Marie est, non d'une manière quelconque, mais par une volonté expresse de Dieu, entièrement dévouée à nos intérêts. Dieu est le Soleil de Justice, et c'est par l'entremise de Marie qu'il reflète en nous le rayon de ses grâces. Voulons-nous donc demeurer en paix avec Dieu et lui être agréables ? Recourons à Marie avec une confiance sans bornes, et soyons animés d'une tendre dévotion envers Elle.

 

Réflexion

 

Cette pensée si glorieuse pour Marie, que c'est le Seigneur Lui-même qui l'a établie l'intermédiaire et le gage assuré de sa miséricorde, doit nous rendre la plus entière confiance en Dieu et ouvrir notre cœur à la plus ferme espérance. En effet, quand nous disons à Dieu : « Ayez pitié de moi », et que nous interposons entre lui et nous la médiation de Marie, c'est comme si nous lui disions : « Seigneur, accordez-moi le pardon ; je Vous le demande au Nom de Celle que Vous avez Vous-même chargée de me l'obtenir ».

 

Colloque

 

Quand je contemple l'arc-en-ciel, je pense à Vous, ô très gracieuse Enfant, et comme l'arc-en-ciel, par ses riches et brillantes couleurs, recréé doucement ma vue, ainsi vous, par les dons et les grâces dont Dieu Vous a comblée, Vous remplissez mon cœur d'un charme tout céleste et tout sanctifiant. Oui, je sens croître en moi l'espérance la plus vive quand je pense à Vous, ô Marie, parce que je sais, à n'en pas douter, que Votre Sainteté et Votre Grandeur ne Vous empêchent pas d'être pleine de bienveillance pour moi ; je sais que, objet de toutes les tendresses de ce Dieu que j'ai tant offensé, et attirant sur vous Son Regard Divin par Votre Innocence et Votre Perfection, Vous me le rendez propice et favorable à moi-même ; je sais que si, au lieu de me châtier comme je le mériterais, Il continue à me combler de Ses bienfaits, c'est à Vous que je le dois. Ô très aimable petite Marie, ne cessez pas, je Vous en conjure, de prier pour moi, tant que Vous ne me voyez pas arrivé au port de la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter le Sub Tuum avec beaucoup de dévotion.

Aspiration : « O Vous qui êtes la Mère du Christ, priez le Seigneur pour moi ».

 

Sub Tuum

 

Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta.

Sous l'abri de Votre Miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprisez pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve, mais de tous les dangers délivrez-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par une personne dévote à Marie Enfant

 

Il y a peu d'années, une pieuse jeune fille de Milan éprouvait l'efficacité de l'intercession de Marie Enfant en faveur des pauvres pécheurs. Depuis bien longtemps déjà, elle priait la Santissima Bambina et la faisait prier de lui accorder le retour dans la voie d'un bien d'une âme tendrement aimée, mais engagée depuis un grand nombre d'années dans la voie de la perdition. Marie cependant semblait ne pas se montrer favorable à ses ardentes supplications, car, plus sa prière était pressante, plus l'âme infortunée à laquelle elle s'intéressait si vivement, paraissait s'enfoncer dans le péché. Loin de se décourager pour cela, la pieuse jeune fille était fermement résolue à ne pas cesser d'invoquer Marie Enfant et à lui offrir toutes sortes d'hommages, tant que la personne qu'elle lui recommandait ne serait pas revenue à Dieu. La Très Sainte Vierge daigna enfin consoler sa servante, en lui donnant l'assurance que la conversion de cette âme pécheresse lui était accordée. C'est du moins cet qu'elle crut sentir intérieurement un jour ou, les yeux fixés sur la Sainte Enfant, elle lui répétait avec larmes et gémissements : « O Marie, donnez-moi cette âme, je la veux, je la veux ». La journée, en effet, n'était pas encore finie, que la conversion tant désire était complète. Alors, voulant témoigner sa reconnaissance à la Miséricordieuse Vierge Enfant, la dévote jeune fille eut la pensée d'entre une messe, qu'elle ferait célébrer dans la sainte chapelle. On aurait peine à croire combien d'obstacles vinrent s'opposer à l'exécution de son pieux dessein. Mais ce cœur saintement opiniâtre ne pouvait s'avouer vaincu, ni reculer devant aucune difficultés, si insurmontable qu'elle parût. A ceux qui lui conseillaient de ne pas insister d'avantage et de cesser toute démarche à l'effet d'obtenir cette faveur, elle répondait joyeusement avec une inébranlable confiance : « La grâce que j'ai reçue de Marie Enfant est si merveilleuse, si inattendue, si complète, que rien ne me coûterait pour obtenir le bonheur de me tenir prosternée devant Elle durant le Sacrifice non sanglant de Son Fils, qui la remercierait dignement pour moi ». La pieuse jeune fille vit enfin ses désirs satisfaits.

 

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04 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Cinquième jour

Marie figurée par la colombe de l'Arche

« La colombe revint à lui sur le soir, portant dans son bec un rameau d'olivier, dont les feuilles étaient toutes vertes » ( Genèse 8, 11).

 

La colombe de l'arche figure Marie

 

Saint Bonaventure constate en ces termes la ressemblance entre la colombe de l'arche et Marie : «  Marie, comme un autre colombe, porte le rameau verdoyant d'olivier, symbole de la Miséricorde ».

 

Réflexion

 

La colombe devrait être aussi le symbole de mon âme. Moi aussi, je devrais être simple : « Soyez simples comme des colombes » (Matthieu 10, 16), à dit Notre Seigneur ; moi aussi, je devrais me soulever de terre, prendre mon vol, le vol de l'esprit, pour m'occuper des méditations saintes : « Je méditerais comme la colombe » (Isaïe 38, 14). Mais trop souvent, au contraire, mon amour-propre corrompt mes œuvres en altérant la pureté de mes intentions, et occupe mon esprit de mes pensées basses et terrestres. Je recourrai donc à Marie, et la prierais de venir en aide pour me corriger.

 

Trais de ressemblance entre la colombe et Marie

 

La colombe, revenant avec le rameau vert d'olivier, donna à Noé et à sa famille la certitude de la diminution des eaux et de la prochaine apparition de la terre, ce qui procura une grande consolation à ceux qui étaient prisonniers dans l'arche ; de même, Marie donnant Jésus au monde, a consolé tous les cœurs, en annonçant la fin du règne du péché et le retour de la Justice dans la société humaine.

 

Réflexion

 

Plaise à Dieu que moi aussi, au lieu d'être une cause d'inquiétude et d'ennui pour mon prochain, je m'applique de tout mon pouvoir à pacifier et à consoler tous les cœurs ! Mais je n'y pourrais parvenir, si je ne conserve moi-même la paix dans mon propre cœur, en le tenant à l'abri de tout sentiment contraire à la Charité.

 

Application morale

 

Marie est à toute heure la consolatrice des affligés, car Elle a toujours avec Elle Jésus et Sa Grâce ; Elle les possède l'un et l'autre comme des biens Lui appartenant en propre et dont Elle peut disposer en notre faveur. Celui-là donc qui se tient uni à Marie et se montre son serviteur dévoué, est assuré de jouir des plus solides consolations.

 

Réflexion

 

Pour une âme chrétienne, la vraie consolation est dans la paix de la conscience. Tant que je sentirai le remords du péché et que ma conscience me reprochera de ne pas m'être réconcilié avec mon Dieu que j'ai offensé, rien au monde ne pourra me procurer une paix solide et véritable.

 

Colloque

 

O très douce Marie Enfant, plus blanche et plus pure que toutes les colombes, combien Votre Pureté Immaculée et Votre Innocence Vous rendent belle et aimable ! Vous êtes l'objet des complaisances de Dieu, et je tressaille de joie à la vue de cette auguste prérogative ! Mais Vous êtes aussi la douce messagère de toute consolation, et voilà pourquoi j'éprouve le besoin de recourir à Vous, afin d'obtenir par Vous de Jésus, source de toute vraie consolation, la grâce de ne jamais souiller mon âme par le péché, qui seul est la cause de toute tristesse véritable, parce que seul, il peut me priver du vrai Bien, c'est-à-dire l'amitié de Dieu. Ô très pure petite Enfant Marie, ô Colombe du Paradis, éclatante de blancheur, daignez apporter dans l'arche de mon cœur le vert rameau de la consolation véritable, et conservez-lui une fraîcheur immortelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Se préparer avec toute l'intégrité possible une confession qui mette l'âme en paix.

Aspiration : « Marie, au milieu des épines de cette vie, ne me laissez pas sans secours ».

 

Exemple

Une personne dévote à la Santissima Bambina obtient la guérison de ses enfants

 

La maladie vulgairement appelée « Danse de Saint Guy » est un des effets souvent produits par la peur. C'est précisément de cette maladie que fut affligé, il y a quelques années, à la suite d'une frayeur soudaine, un enfant de 9 ans, nommé M.O.

Le pauvre petit faisait compassion a voir avec ses mouvement étranges et continuels, qui redoublaient chaque jour de violence et donnaient lieu de craindre quelque mal plus grave encore. Peu de temps après, en effet, il perdit complètement l'usage de la parole. Au comble de la douleur, en le voyant dans un état si lamentable, sa mère se mit a adresser des supplications ardentes à Marie Enfant. Bientôt elle se sentit l'inspiration d'aller visiter la Santissima Bambina à Milan ; une douce confiance lui disait que, par ce moyen, elle réussirait à sauver son cher enfant. Elle y alla donc. Après avoir longuement prié dans la dévote chapelle, la pieuse femme demanda aux Sœurs du coton ayant touché à la Sainte Image. En outre, elle recommanda son petit malade aux prières de plusieurs personnes dévouées au culte de Marie Enfant.

De retour à sa demeure, elle trouva l'état de l'enfant plus alarmant encore. Aussitôt elle commença un Triduum de prières à la Santissima Bambina avec une confiance telle qu'elle se tenait déjà assurée d'être exaucée. De temps en temps, elle prenait le coton bénit et en touchait çà et là le corps de l'enfant, regardant à chaque instant si elle n'apercevrait pas quelques signe de guérison. Que ne peut obtenir une prière à Marie, quand elle est faite avec tant de foi et de persévérance ! Le fait est qu'à la fin de ce Triduum si fervent, le petit malade était déjà plein de fraîcheur et parfaitement guéri. A reconnaissance de cette bonne mère envers sa tendre bienfaitrice pour une grâce si insigne, fût égale à sa piété. Dès le lendemain, elle revint à Milan avec son fils, tout alerte et bien portant, et, prosternée devant la Vierge Enfant, elle lui rendit les plus affectueuses actions de grâces.

 

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Un appel du Pape François pour la paix

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Un appel du Pape François pour la paix

 

Chers frères et sœurs, bonjour !


Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd'hui l'interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l'unique grande famille qu'est l'humanité, avec une angoisse croissante : c'est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu'il y a sur notre terre ; mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s'annoncent.

J'adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l'usage des armes dans ce pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : que d'enfants ne pourront pas voir la lumière de l'avenir !

Avec une fermeté particulière je condamne l'usage des armes chimiques ! Je vous dis que j'ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l'histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n'est jamais l'usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d'écouter la voix de leur conscience, de ne pas s'enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l'autre comme un frère et d'entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j'exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.

Qu'aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l'aide nécessaire.

Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ?

Comme le disait le Pape Jean XXIII : « à tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l'amour » (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].

Qu'une chaîne d'engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C'est une forte et pressante invitation que j'adresse à toute l'Église catholique, mais que j'étends à tous les chrétiens d'autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu'à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu'elle est un bien de toute l'humanité.

Je le répète à haute voix : ce n'est pas la culture de l'affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c'est l'unique voie pour la paix.

Que le cri de la paix s'élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, j'ai décidé d'organiser pour toute l'Église, le samedi 7 septembre 2013, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j'invite aussi à s'unir à cette initiative, par la manière qu'ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

Le 7 septembre prochain, sur la place Saint-Pierre - ici - de 19h à 24h, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L'humanité a besoin de voir des gestes de paix et d'entendre des paroles d'espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d'organiser des actions liturgiques à cette intention.

À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l'amour. Elle est mère : qu'elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants !


Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix.


Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

 

Pape François, le 1er septembre 2013.

 

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03 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Quatrième jour

Marie figurée par l'Arche de Noé

« C'est par la Foi que Noé construisit l'arche pour sauver sa famille » (Hébreux 9, 7).

 

L'arche de Noé, figure de Marie

 

L'Arche qui sauva du déluge Noé et sa famille, est la figue de Marie, qui, par Jésus-Christ, a sauvé et sauve encore le genre humain de la damnation éternelle. Aussi, Saint Bernard l'appelle-t-il « l'arche dans laquelle nous échappons au naufrage ».

 

Réflexion

 

Il est indubitable qu'une des causes principales de la perte de tant d'âmes, est celle-là même qui attira autrefois le déluge sur la terre, à savoir la vie sensuelle et corrompue d'une grande partie de la société. Un déluge de péchés et de scandales submerge continuellement dans les flots du vice et entraîne dans l'abîme de la perdition des multitudes de malheureux. Ceux qui professent la vraie dévotion envers Marie, Vierge des vierges, Mère très pure, Mère très chaste, Mère sans tâche, ont l'heureuse fortune d'échapper au naufrage et de parvenir à la terre des vivants.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Marie, choisie par le Fils de Dieu pour être Sa Mère par l'opération du Saint Esprit, fut par Lui rendue digne, et pour l'âme et pour le corps, d'être en effet la véritable Mère du Sauveur, et par là même la corédemptrice, en un mot, l'Arche du Salut.

 

Réflexion

 

Il ne doit pas suffire d'avoir mis mon Salut éternel en sécurité en m'abritant sous le Manteau de Marie, par une tendre dévotion envers Elle : il faut, de plus, que je m'applique à l'imiter, et que, par mes prières, par mes exemples, et tous les moyens qui sont en mon pouvoir, je cherche à gagner les autres, spécialement les membres de ma famille, au service de cette aimable Mère, et à leur faire embrasser cette sainte dévotion, afin de leur procurer par là le bonheur du Ciel. Qu'ai-je fait jusqu'ici ? Que veux-je faire à l'avenir ?

 

Conséquence pratique

 

Marie, en devenant la Mère du Rédempteur, est donc devenue pour nous l'Arche du Salut, et Elle continue envers nous par son intercession ce bienfaisant ministère, puisque, comme l'affirme Saint Bernard, toutes les grâces que nous recevons de Jésus, passent, pour ainsi dire, par les mains de Marie. C'est pourquoi la dévotion à la Très Sainte Vierge, qui est le lien par lequel nous Lui sommes unis, doit être considérée comme nécessaire dans l'ordre du Salut.

 

Réflexion

 

Marie sera véritablement pour nous une Arche de Salut, si indépendamment des pratiques de piété nous Lui offrirons le tribut avec assiduité et ferveur, nous tâchons de vivre tout près d'Elle, en nous éloignant le plus que nous le pourrons du monde, où tout est naufrage pour la vertu. Renfermés dans cette Arche Sainte, sachons aussi supporter avec patience et douceur la société de ceux mêmes qui nous sont à charge, tout comme dans l'arche de Noé, les animaux purs vivaient avec les animaux impurs. Marie aime tant les pécheurs ! Et moi qui le suis, et jusqu'à quel point, hélas ! Je ne saurais pas conserver la paix avec des personnes qui auraient quelque défaut ! Ce ne serait pas là le moyen de mériter la protection de Marie.

 

Colloque

 

Ce Dieu de bonté qui, au moyen de l'Arche de Noé, préserva le genre humain d'une destruction universelle, est ce même Dieu qui, par Votre médiation, ô Sainte Enfant, le préserve encore aujourd'hui de l'éternelle damnation. Si donc c'est de Vous, ô Marie, vraie Mère de Jésus, que j'ai reçu Celui qui seul pouvait me sauver en effet, j'en ai la confiance, en Vous aussi, que je dois mettre tout mon espoir pour obtenir la grâce de Jésus. Mais comment craindre un refus ? Vos mains enfantines, bien-aimée Petite, pourraient-elles ne pas s'ouvrir en ma faveur, pour peu que je leur fasse violence par mes supplications ? Oui, j'en ai l'assurance, Vous m'accorderez tout ce que je Vous demanderai. Telle est ma ferme espérance, et jamais celui qui a espéré en Vous n'a été confondu. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Baiser souvent et avec dévotion l'image de Marie Enfant.

Aspiration : « Mère de la Grâce Divine, Mère si Bonne, priez Jésus pour mon âme ».

 

Exemple

Grâce en faveur du Catholicisme, obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Voici comment une Sœur de la Charité, revenue du Diocèse de Kishnagur, dans le Bangale Central (Inde), raconte le fait suivant, dont elle fut le témoin oculaire :

« En 1886, un mouvement extraordinaire vers la Religion Catholique se manifesta parmi la population indigène, et un millier de ces Bengalis accoururent vers les Missionnaires pour être instruits de nos Mystères et recevoir le Baptême. Survint alors un accident de nature à arrêter ce mouvement salutaire au moment de son plus bel élan. Par suite de pluies torrentielles, le Gange avait franchi ses rives et menaçait d'inonder les villages habités par les catéchumènes de la Mission. C'eût été la ruine du bien commencé : en effet, dans ces grands débordements, le fleuve portant partout la dévastation et causant des désastres incalculables, ces pauvres Indiens, encore si faibles dans la Foi, auraient pu aisément vendre leur âme aux Ministres Protestants, qui ont toujours beaucoup d'or à leur disposition pour cet infâme trafic. Dans une conjoncture si critique, les Sœurs recoururent à la protection de Marie Enfant, et commencèrent une Neuvaine de prière, en l'honneur de la Santissima Bambina, lui promettant un tableau en ex-voto, si Elle délivrait ces infortunés de l'inondation. La confiance des suppliantes était égale à la gravité du danger. La Neuvaine était à peine terminée, et déjà le tableau promis était prêt. O merveille ! Les eaux dévastatrices du Gange avaient envahi les villes voisines et les terres environnantes ; mais elles reculèrent devant les villages habités par les catéchumènes. La Sainte Enfant avait entendu les prières ardentes et si pleines de confiance de ses pieuses servantes. Sans tarder, le cœur débordant d'enthousiasme et de reconnaissance, les Indiennes Catholiques se disposèrent à honorer la Santissima Bambina par une procession solennelle. Tenant en main des cierges allumés, elles portèrent en triomphe la statue de Marie, ornée de guirlandes et de fleurs, et, l'ayant placée dans un lieu convenable, elles lui offrirent une gerbe d'épis de riz, gracieusement entourée d'un magnifique ruban rouge, sur lequel étaient brodés avec un art merveilleux quelques mots en langue du pays pour perpétuer le souvenir de la grâce obtenue. A partir de ce moment, leur confiance en la protection de leur céleste libératrice prit encore un nouvel accroissement dans leurs cœurs.

 

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02 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Troisième jour

Marie figurée par le Paradis terrestre

« Le Seigneur Dieu avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel il mit l'homme qu'il avait formé » (Genèse 2, 8).

 

Le Paradis terrestre, figure de Marie

 

« Dieu, dit Saint Bernard, forma Marie comme un monde tout spécialement réservé pour Lui » Et Saint Grégoire de Néocesarée : « Marie est le paradis de Dieu ».

 

Réflexion

 

Le Paradis de Dieu, c'est Dieu Lui-même : mais comme, par sa grâce il demeure dans ses créatures raisonnables, il trouve en elles ses délices, tant qu'elles vivent en grâce avec Lui. Marie était donc destinée à devenir le Paradis terrestre de Dieu, car seule, entre les créatures humaines, Elle devait être, dès le premier instant de Sa conception, ornée de la grâce sanctifiante, seule Elle devait demeurer exempte de tout péché. Hélas ! Qui saurait dire combien de fois, au contraire, moi, à cause de mes péchés, j'ai pu être assimilé à une forêt inculte et sauvage ?

 

Ressemblance entre le Paradis terrestre et Marie

 

Suivant l'Abbé Rupert, Dieu, jardinier du premier paradis terrestre, le fut aussi d second tout céleste, qui est Marie. Dans le Paradis terrestre, il plaça l'homme qu'il avait créé : dans le sein de Marie, il forma l'humanité de Son Fils unique. Dans le premier jardin, il y avait toutes sortes de fruits et l'arbre de vie : dans le sein de Marie sont les fruits de toutes les plus belles vertus, et le Fruit de Vie, qui est Jésus.

 

Réflexion

 

Pour pouvoir être, mois aussi, comme un paradis pour mon Dieu, je dois cultiver en moi les vertus qui rendent l'âme agréable à ses yeux et chère à son cœur ; et ainsi, loin de me contenter de voir seulement en moi les fleurs des bons désirs, il me faut travailler à enraciner dans mon âme les habitudes des vertus, et à leur faire produire en abondance les fruits des bonnes œuvres.

 

Application morale

 

La véritable dévotion envers Marie nous procure en cette vie des biens non moins précieux et abondants que ceux du Paradis terrestre ; car, protégés par Marie, nous goûterons, même dans ce lieu d'exil, la paix et la joie intérieure. Aidés par Elle, nous deviendrons dignes du Paradis céleste, où Marie conduit sûrement tous ses vrais serviteurs : la dévotion à la Très Sainte Vierge n'est-elle pas, de l'aveu de tous, un signe de prédestination ?

 

Réflexion

 

Heureuse la vie d'une âme qui sait demeurer intérieurement unie à Marie, et d'habiter pour ainsi dire en Elle, comme dans un délicieux Paradis ! L'âme qui pense à Marie ne peut-elle pas penser à Jésus ? Le cœur qui brûle incessamment d'amour pour Marie, se porte irrésistiblement aussi vers Jésus. Mais la pensée et l'amour de Jésus unis à la pensée et à l'amour de Marie sont pour l'âme une source de jouissances ineffables : ce double objet suffit, en effet, à épuiser entièrement toute la puissance d'aimer dont le cœur de l'homme est capable.

 

Colloque

 

O Sainte Enfant, quel bonheur serait le mien, si mes premiers parents ne m'avaient fait perdre le beau paradis que Dieu Lui-même avait préparé pour m'y faire jouir de tous les délices ! Mais, par suite de cette première faute, me voici, au contraire, dans l'exil et dans cette vallée de larmes, et, pour comble d'infortune, je me vois dans un danger continuel de perdre encore le Paradis du Ciel. Cependant, aidé et protégé par Vous, ô Marie, je puis néanmoins vivre joyeux, vivre consolé, car si je Vous sers fidèlement, je Vous aime d'un amour sincère, Vous-même Vous me promettez le bonheur. Vous qui êtes le Paradis où Dieu trouve ses délices, n'êtes-Vous pas aussi la consolation des affligés et l'espérance des pauvres enfants d'Eve? Il n'est pas jusqu'aux amertumes de cette vie que Vous ne sachiez, par ce fruit de suavité qui est la grâce de Votre Fils, changer en douceurs et convertir en un moyen propre à me faire mériter les délices du Paradis. En ce moment donc, ô très Sainte Enfant, je Vous promets d'employer toutes mes forces à Vous servir avec une inviolable fidélité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Avant de sortir de votre chambre ou de vous coucher, mettez-vous à genoux pour demander la bénédiction de Marie, en récitant un je Vous salue Marie et en faisant le Signe de la Croix.

Aspiration : « O Miroir de Justice, faites-moi, je Vous en conjure, pratiquer le bien véritable.

 

Exemple

Marie Enfant guérit un de ses serviteurs de la goutte

 

La relation de cette guérison a été écrite par le prêtre lui-même, N.N., de Parme, qui en a été l'objet :

« Le 29 mars 1889, dit-il, je fus pris d'une violente attaque de goutte, qui augmentant de jour en jour, avait envahi toutes les parties de mon corps, de telle sorte que je me trouvais dans l'impuissance de faire le moindre mouvement, de remuer même le doigt. Je me remis entre les mains d'un médecin en qui se réunissaient l'expérience et la science ; mais ni les soins assidus qu'il me donna, ni tous les remèdes qu'il employa ne me procurèrent aucun soulagement. Après quinze jours et plus de douleurs aiguës, quelques personnes de piété me conseillèrent de recourir aux moyens surnaturels. En conséquence, on me donna un peu de coton béni ayant touché à la Santissima Bambina vénérée à Milan, dans la Maison-Mère des Sœurs de la Charité, et quelques gouttes d'huile d'une des lampes qui brûlent devant la gracieuse et miraculeuse Image. C'est de ce coton et de cette huile que se composa le médicament auquel la confiance en Marie Enfant allait donner, pour ma guérison, une efficacité qui tient du prodige. En effet, une onction fut faite sur ma main droite, qui n'avait plus de mouvement, et le coton fut posé dessus et assujetti au moyen d'une bande ; à ce moment, les assistants, pleins de confiance, récitaient à genoux trois fois l'Ave Maria. Je sentis alors la vie circuler pour ainsi dire dans ma main, et, un instant après je pus faire le Signe de la Croix librement et sans douleur. De la main, me semblait-il, se communiquait ensuite doucement à tous les autres membres, et ainsi, au bout de fort peut de temps, je me trouvais parfaitement guéri. Je rends à Marie Enfant les plus affectueuses actions de grâce pour un tel bienfait ».

 

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01 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Deuxième jour

Marie prédite par les prophètes

« Voici qu'une vierge concevra et enfantera » (Isaïe 7, 14).

 

Prophétie d'Isaïe citée par Saint Matthieu (14, 23).

 

C'est pourquoi, ô maison de David, le Seigneur vous donnera Lui-même un signe. Voici qu'une Vierge concevra et enfanter un Fils qui sera appelé Emmanuel, Dieu avec nous

 

Réflexion

 

Le Fils de Dieu aime si passionnément la chasteté virginale que, voyant par Sa prescience infinie avec quelle perfection Marie la posséderait. Il fut ravi de ses charmes ; aussi, comme gage de sa venue en ce monde, voulut-Il montrer d'avance cette céleste vertu admirablement unie à la maternité dans celle dont Il devait naître. – Celui qui gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera dans l'état de la virginité jouira d'une maternité spirituelle, à cause du grand bien qu'il pourra ainsi faire aux âmes.

 

Cette prophétie est honorable pour Marie

 

L'esprit Saint, contemplant dans le lointain des âges Son épouse future en la personne de Marie, en parle aux hommes avec complaisance. Marie est prédite conjointement avec Son Fils, dont la grandeur se reflète sur Elle. Marie est annoncée comme Vierge et Mère tout ensemble, c'est à dire comme possédant et la plus ravissante beauté, celle de de la virginité, et la plus sublime dignité, celle de la maternité divine.

 

Réflexion

 

Toute vraie grandeur, tout bien véritable découlent pour nous de notre participation à la Sainteté de Dieu, et cette participation se fait au moyen de Sa Grâce, qui produit en nous et avec nous les actes de Sa vertu : en un mot Jésus est la Vigne qui nous communique, à nous qui sommes les branches, la sève mystique de la bonne volonté. Quelle ne doit pas être notre vigilance pour ne jamais nous laisser séparer de Jésus par le péché !

 

Cette prophétie est consolante pour nous

 

Combien il est consolant, en effet, de savoir qu'une enfant de notre race déchue, que notre sœur, que Marie a toujours été l'objet de l'amour de Dieu, qu'Elle a été prédestinée à Lui être unie de parenté au premier degré, et à le faire devenir Lui-même membre de notre famille !

 

Réflexion

 

De quel amour ne devrions-nous pas être animés pour Marie. Marie choisie avant tous les siècles, prédite dans le temps, et enfin réellement établie comme le lien de notre union avec Dieu ! Non, jamais nous ne pourront trop faire pour graver en nous le souvenir de la Très Sainte Vierge, pour l'honorer, la bénir et nous rendre favorable. Tous les hommages imaginés par la piété des serviteurs de Marie sont autant de précieux moyens pour nous attacher indissolublement à la Mère du Sauveur.

 

Colloque

 

Je me prosterne en esprit devant Vous, ô Marie, Enfant éblouissante de beauté : je me réjouis et Vous félicite de l'incomparable prérogative dont le Seigneur Dieu Vous a favorisée, en Vous révélant à Ses Prophètes comme la femme merveilleuse et admirable destinée à servir de trait d'union entre Dieu et l'homme, et à réunir en elle seule toutes les grandeurs départies entre les autres pures créatures. Aussi je reconnais toute la vérité de cette parole sublime qui est tombée sur Vos lèvres : « Le Tout-Puissant à fait en Moi de grandes choses ». Pour moi, ô Marie, tout ce que je puis dire, c'est que si l'on avait du faire quelque prédiction à mon sujet, on n'aurait pu prédire qu'imperfections et misères. Aidez-moi donc, je Vous en conjure, non pas à mériter les louanges et les éloges des hommes, mais à ne pas rester du moins aussi indigne de Vos renards très purs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter le Chapelet avec une grande dévotion

Aspiration : « O Douce Reine des Prophètes, tournez Vos regards vers moi, ayez pitié de moi ».

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par Marie Enfant à une femme de mauvaise vie

 

Une pauvre femme s'était mariée, il y avait vingt-sept ans, avec un athée de profession, qui avait posé comme condition à leur union l'abstention complète de tout acte religieux. Depuis son mariage, la malheureuse femme ne mettait donc plus le pied à l'église, ne priait plus, en un mot vivait à l'égal de son mari, comme si elle n'eût même pas été baptisée. Or, elle avait un fils qui, par un effet de son bon naturel et grâce aux soins d'une personnes zélée, se gardait de suivre les mauvais exemples de ses parents, et faisait espérer qu'il marcherait par une voie bien différente de la leur. Devenue veuve, sa mère continua à le scandaliser par son irréligion et le dérèglement de sa conduite. Mais plus tard, étant tombée malade, elle fut visitée par la Divine Miséricorde, en considération peut-être de son excellent fils. Sous l'étreinte du mal, elle se sentit pressée de se mettre en règle avec Dieu et, cédant aux exhortations d'une personne de piété, elle fit une Neuvaine à Marie Enfant. A la fin de cette Neuvaine, elle demanda un confesseur. Celui-ci l'aida avec beaucoup de Charité, et fit en même temps prier tout particulièrement pour elle à l'Exercice du Mois de Marie ; on était au 7 mai. Après l'avoir ainsi disposée, il lui fit faire une bonne confession de tous les désordres de sa vie. Enfin, le jour du Patronage de Saint Joseph, qui, cette année-là 1885, tombait le 26 mai, elle reçut la Sainte Communion, et résolue de réparer les scandales qu'elle avait donnés à son fils, elle renonça entièrement à ses liaisons criminelles pour embrasser une vie de pénitence et de piété. On ne saurait dire jusqu'à quel pont une conversion aussi extraordinaire excita la confiance en la protection de Marie Enfant pour ceux qui en furent témoins.

 

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31 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 3/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Troisième Dimanche

 

Considération

 

A l'aube du jour, vers la Fête de de l'Exaltation de la Sainte Croix, l'angélique François était en prière sur le penchant de la montagne. Tout à coup il vit descendre des hauteurs du Ciel un Séraphin aux six ailes de feu, éblouissantes de clarté. L'Ange vola d'un vol rapide tout près de lui et demeura suspendu dans les airs, et alors apparut entre ses ailes, l'image de Jésus Crucifié. A cette vue, l'âme de François fut saisie d'une stupeur indicible. La joie et la douleur le remplissaient tour à tour : la joie, parce qu'il avait en face de lui le Dieu de son amour, le Dieu d'amour sous la forme d'un Séraphin ; la douleur, parce que c'était Jésus souffrant, les mains et les pieds attachés à la croix et le Cœur percé de la lance. Il avait sous les yeux un mystère insondable et on étonnement était extrême, car, comment concilier les humiliations du Calvaire avec les gloires de la vision béatifique ? Enfin il découvrit à la lumière céleste, le sens caché de cette vision et il comprit que ce n'était point par le martyre du corps, mais bien par le feu de l'amour qu'il devait se transformer entièrement à la ressemblance de son Bien-aimé.

La vision disparut, mais elle laissa dans son cœur une ardeur merveilleuse et dans sa chair, la trace, non moins merveilleuse, de l'empreinte divine. Tout aussitôt en effet, apparurent les cinq plaies qu'il venait d'adorer dans la céleste vision. Ses mains et ses pieds étaient transpercés par de gros clous, dont la tête noire et ronde était très visible, et dont la pointe longue et comme rabattue dépassait le dessus des mains et de la plante des pieds. La blessure du côté, marge et béante, laissait voir une plaie de couleur Vermeille, d'où fréquemment le sang découlait sur les vêtements du Saint. Il portait donc les Sacrés Stigmates visiblement imprimés dans sa chair.

Quelle ne fut pas la surprise, la reconnaissance, l'humilité profonde de François en se voyant ainsi orné de ces douloureux Stigmates ! Qui pourrait nous décrire le combat qui se livra dans cette âme où l'humilité imposait le silence, tandis que la reconnaissance demandait impérieusement la publication du bienfait ? Dieu qui voulait donner à son Eglise une nouvelle preuve de la fécondité et de la diversité de ses opérations dans les Saints, se chargera lui-même de publier dans l'univers entier la merveille qu'il vient d'opérer dans le corps de François son très humble et très aimant serviteur. Un jour viendra on l'Eglise entière connaîtra et vénérera les Stigmates de Saint François.

 

Elévation

 

O mon Séraphique Père, c'est bien en effet ce que je viens faire aujourd'hui devant vous : vénérer vos Stigmates sacrés. Ne vous opposez point A la volonté de notre divin Maître, et laissez-moi en toute liberté vénérer vos mains bénies. Ces mains qui ont si largement distribué l'aumône aux pauvres qui venaient frapper a la porte de Pica votre mère ; ces mains qui ont rebâti trois églises pour obéir à la voix du Crucifix miraculeux, ces mains qui, après avoir dépensé l'argent avec prodigalité, présentèrent humblement l'écuelle, de porte en porte, dans la Cité Ombrienne qui avait admiré vos talents, ces mains, qui avec tant d'amour, ont soigné les pauvres lépreux et les ont guéris. Ah ! laissez-moi vénérer ces mains bienfaisantes ! Elles ont revêtu de bure les premiers compagnons de votre vie évangélique ; elle, ont coupé les cheveux à la Bienheureuse Claire et à sa sœur Agnès ; elles ont imposé le voile de la Virginité sur leur tête et ceint leur, reins de la corde symbolique. Ô merveilleuses mains, vous avez aussi distillé dans l'Eglise la myrrhe de la plus pure mortification. mon Père, permettez-moi de les baiser, maintenant surtout qu'elles sont ornées des Stigmates du Christ.

 

Pratique : ne refusons pas l'aumône au pauvre qui nous la demande ; la main qu'il tend vers nous, c'est le Christ Lui-même.

 

Prière

 

Antienne : Ô stupeur, ô joie ! Ô homme juge des esprits, vous le char et le conducteur de notre milice, vos frères vous ont vu transfiguré en leur présence et transporté sur un char de feu comme un Soleil. Sur vous s'est reposé le double esprit des prophètes éclairant le monde par des prodiges et l'étonnant par la prédiction des événements futurs.

 

Ô François, notre Père, assistez vos pauvres enfants, car les gémissements de vos ouailles augmentent de plus en plus.

 

V. Mes mains ont distillé la myrrhe

R. Et mes doigts sont remplis de cette myrrhe très pure.

 

Oraison

(De la fête, 4 octobre)

 

O Dieu qui par les mérites de notre Bienheureux Père Saint François avez enrichi votre Eglise d'une nouvelle famille religieuse, accordez-nous de mépriser comme lui les biens de la terre et de nous réjouir éternellement dans la participation des dons célestes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Courte notice sur l'origine et les progrès de la dévotion à la Vierge Enfant

 

Quelques religieuses appartenant à diverses Congrégations supprimées par Napoléon 1er, s'étaient réunies en communauté et établies à Milan. À Porta-Nuova, Vial dell'Annunciata, dans le monastère du même nom, sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui le Palais d'Adda.

Ces religieuses possédaient une statue en cire de la Très Sainte Vierge Enfant. Mais comment était-elle venue en leur possession ? C'est ce qu'il n'a pas été possible d'éclaircir parfaitement. Quelques recherches ont été faites jusqu'ici à cet égard. On sait seulement par tradition qu'une de ces religieuses, personne de grande vertu, et malade depuis longtemps, la trouva un jour sur son lit, sans pouvoir se rendre compte, ni alors, ni depuis, par quelle main pieuse elle y avait été déposée : l'opinion commune est que la gracieuse statue es venue du Ciel.

Ce qu'il y a de certain, c'est que les religieuses de l'Annunciata avaient cette image de la Vierge Enfant en très grande vénération, comme l'ont attesté depuis plusieurs personnes dignes de foi, qui se rappelaient parfaitement l'avoir visitées elles-mêmes dans la petite chapelle du Couvent, où on la conservait avec un soin et un respect tout particuliers : elles ont affirmé également avoir souvent entendu de la bouche des religieuses le récit des grâces et des prodiges attribués à Marie Enfant.

Plus tard, la Communauté de Porta-Nuova étant sur le point de se dissoudre, faute de sujets, la précieuse image fut confiée à la garde du Curé de Saint Marc, D. Louis Bosisio, à condition toutefois de la remettre à quelque monastère de religieuses, chez laquelle le dépôt sacré pût être, comme autrefois l'objet du culte dont il était digne.

Mais le respectable ecclésiastique attachait trop de prix à la ravissante Madone pour s'en dessaisir de son vivant. Lorsqu'il se sentit proche de sa fin, il constitua héritières de son trésor les Sœurs de la Charité, fondées à Lovere par Sainte Bartolomée Capitanio, et chargées, à Milan, depuis quelques années, du soin des malades dans le nouvel Hôpital Ciceri.

Impossible de décrire la joie des bonnes sœurs en recevant ce saint dépôt, et le zèle dont elles furent alors animées pour l'entourer de pieux hommages. Elles le placèrent dans leur chapelle intérieure, et là, chaque année, au commencement de la Neuvaine faite en l'honneur de la Nativité de la Très Sainte Vierge, la chère statue était exposée avec plus de solennité et vénérée d'une manière particulière par la Communauté.

On raconte qu'une nuit, des malfaiteurs s'introduisirent, on ne sait comment, dans cette chapelle, pour faire main basse sur ce qu'ils rencontreraient. Attirés peut-être par l'éclat de certaines parures que portait la Sainte Enfant, ils la dépouillèrent des langes brodés d'or et de quelques autres objets de prix dont elle était ornée. Ce qui parut prodigieux, c'est que, malgré le manque absolu de respect et de précaution avec lequel ces malheureux la traitèrent, malgré l'empressement qu'ils durent mettre à perpétrer leur sacrilège larcin, la sainte image, quoique d'une matière si fragile, ne fut nullement endommagée.

Au mois d'avril 1876, ayant fondé à Milan un nouvel établissement érigé comme Maison-Mère de leur Institut, les Filles de la Charité y transportèrent la Vierge Enfant, qui, jusqu'à la fin de l'année 1878, continua à être exposée tous les ans dans leur église, à l'occasion du 8 septembre.

Mais vers ce temps là, on ne sait ni comment, ni pour quelle cause, le culte rendu à la Sainte Image étant devenu moins fervent, Marie Enfant voulu, par un signe extérieur, en manifester sa peine. Son visage, auparavant si beau, devint peu à peu tout décoloré et prit un teint jaunâtre ; dès lors, ayant perdu toute sa grâce, la chère statue ne fut plus exposée dans l'église pour la fête de la Nativité, mais simplement sur l'autel du Noviciat. Le reste de l'année, on la laissait enfermée dans sa petite caisse, où elle demeurait dans un complet oubli. Dieu le permettant ainsi pour lui faire rendre dans la suite un honneur plus éclatant.

Arriva enfin le mois de septembre de l'année 1884, époque mémorable où commença l'histoire des merveilles et des gloires de la Vierge Enfant. Ce fut, en effet, le 9 de ce moi qu'eut lieu la guérison miraculeuse d'une Novice du Couvent des Sœurs de la Charité.

Depuis lors, le culte de la Sainte Vierge Enfant s'accrut et prit des proportions extraordinaires dans l'intérieur de la Maison-Mère ; mais cette dévotion, pour ainsi dire privée et locale, était destinée à devenir publique et populaire. Deux guérisons miraculeuses, qui arrivèrent au commencement de l'année suivante, 1885, contribuèrent principalement à sa manifestation. Ces faits étant venus à la connaissance des fidèles, excitèrent parmi eux un renouvellement de ferveur et propagèrent rapidement la dévotion à Marie Enfant. La Vierge, de son côté, répondit et continue à répondre à leur confiance par une profusion de grâces, qui cause une admiration universelle.

A peine le culte de la Très Sainte Vierge Marie Enfant eut-il été remis en vigueur, que le visage de la précieuse statue recouvra, sans aucun recours humain, sa première beauté, et cette beauté toute céleste semble s'accroître chaque jour aux yeux de ceux qui la contemplent pieusement.

En 1890, la Santissima Bambina voulut se faire connaître et aimer en France, afin d'y déverser les trésors de sa tendre Bonté. Ce fut le Monastère des Carmélites Déchaussées de Laval qu'il plut à Marie de choisir pour répandre une si consolante dévotion, et la faire rayonner sur tous les points ru Royaume qui lui est consacré.

Aujourd'hui, le culte de la Vierge au berceau a pénétré en Angleterre, en Palestine, dans des pays plus lointains encore, et même en Chine.

La dévotion à Marie Enfant ne semble-t-elle pas toute providentielle à notre époque, où les ennemis de l'Eglise s'en prennent à l'enfance, et veulent à tout prix ravir à Dieu l'âme si candide de l'enfant ? Puisse cette salutaire dévotion porter en tous lieux les grâces les plus abondantes !

 

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Premier jour

Marie promise par Dieu

« Elle t'écrasera la tête » (Genèse, 3:15)

 

La promesse

 

A l'instigation du Démon, lui apparaissant sous la forme du serpent, Eve, séduite, mangea du fruit auquel Dieu avait défendu à nos premiers parents de toucher, et incita Adam à en manger aussi : la désobéissance du premier homme causa sa ruine éternelle et celle de toute sa postérité. Alors Dieu dit au démon : Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne. Elle t'écrasera la tête ». Cette femme, nous n'en pouvons douter, c'est Marie.

Réflexion : Ces paroles seront pour moi un motif puissant de pratiquer la dévotion envers Marie. En effet, si je me tiens près de Marie, si je la sers, si je l'aime, je me range par là même dans le camp opposé au démon, chef des réprouvés, et par conséquent, tant que je serai fidèle à honorer Marie et à la prier, j'aurai l'assurance de ne point succomber dans les assauts, même les plus terribles, que me livreront les puissances infernales.

 

Gloire qui résulte pour Marie d'une telle promesse

 

Marie ne devait donc exister que pour être la Mère du Sauveur, la Corédemptrice du genre humain, la dominatrice des puissances de l'Enfer, et le refuge des pécheurs, ces prérogatives la placent bien au-dessus de toutes les créatures.

Réflexion : Pour moi, si je veux avoir part à cette gloire suréminente de Marie, je dois m'accoutumer à recourir promptement à Elle, afin de résister aux tentations. Il me semble, en effet, absolument impossible que la Très Sainte Vierge refuse son assistance celui qui l'invoque ; or, l'assistance de Marie, c'est la victoire assurée.

 

Avantages que cette promesse nous a procurés à nous-mêmes

 

En promettant Marie, Dieu promettait l'exaltation suprême de notre nature ; il nous donnait l'assurance de notre réhabilitation au titre d'enfants de Dieu ; il nous rendait l'espérance certaine de notre Salut éternel.

Réflexion : Dieu promettait l'exaltation de l'homme en promettant Marie, précisément alors que l'homme, devenu pécheur, s'en montrait le plus indigne. Quand donc j'aurai eu le malheur de tomber dans quelque faute, je m'humilierai, mais, en même temps, je conserverai la confiance que Dieu, qui exalte les humbles, me retirera de l'état du péché et me donnera Sa grâce.

 

Colloque

 

O ravissante petite Marie, je me complais plus dans cette gloire ineffable dont Dieu Lui-même à voulu Vous entourer tant de siècles avant Votre apparition sur la terre, en Vous promettant au genre humain comme la Femme bénie qui devait enfanter le Sauveur. Dès ce moment, Vous avez commencé à combattre l'Ennemi infernal ; dès ce moment aussi Vous avez commencé à le vaincre. Oui, dès ces temps si reculés, Vous avez été la consolation des malheureux et l'espérance es pauvres pécheurs. Vous avez été, pendant de longs siècles, l'attente des nations, l'objet des soupirs des patriarches et de la pensée des prophètes. Oh ! Soyez bénie, et que toutes les générations s'unissent ensemble pour Vous louer et Vous célébrer à l'envi. Soyez pour moi, je Vous en prie, ce que Dieu nous a promis en Vous. Soyez mon espérance et ma consolation dans le temps, pour être ensuite ma joie et mon bonheur durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire souvent des actes de confiance en la protection de Marie.

Aspiration : « O Marie, refuge des pécheurs, rendez-moi digne de vos faveurs.

 

Exemple

Guérison d'une jeune religieuse, obtenue par la dévotion à Marie Enfant

 

La jeune comtesse M.G.M., du Couvent des Ursulines de Parme, raconte ainsi comment elle fut guérie d'un mal étrange : « Dans le courant du mois d'avril 1886, je commençais à ressentir des douleurs par tout le corps. Cet état dura jusqu'au mois de juillet, époque où survinrent de fréquentes crises très violentes. Par ordre du médecin, on me transporta à la campagne, dans l'espoir que le grand air, plus frais et plus pur, me ferait du bien. Mais ce fut tout le contraire : les crises devinrent plus fortes et plus rapprochées. Alors on me ramena en ville, ou je me trouvais un peu mieux. Seulement bientôt après, aux crises vint se joindre un autre mal : je perdis presque complètement l'usage des jambes, et, par suite de l'ennui qui me gagnait de temps en temps, j'en vins même à perdre la parole. Dieu le permettant ainsi, ni les soins charitables et assidus de mes excellentes Sœurs, ni les remèdes de toutes sortes qu'on me donnait pour améliorer ma situation, ne purent m'apporter le moindre soulagement. Plusieurs Neuvaines, des triduums et d'autres prières que mes bonnes Supérieures faisaient faire à mon intention, n'eurent aucun résultat ; on comprit depuis pour quel motif, quand on toucha pour ainsi dire du doigt l'intervention de Marie Enfant dans ma guérison.

Voici le fait : Une année s'était écoulée dans les souffrances dont je viens de parler, lorsque je fus conduite à Milan pour y visiter l'images miraculeuse de Marie Enfant, vénérée dès longtemps avec une dévotion extraordinaire dans la chapelle de la Maison-Mère des Sœurs de la Charité. A mon arrivée à Milan, on me demanda si je voulais qu'on recourût à la Santissima Bambina, ou si je voulais qu'on fit pour moi quelque autre dévotion. Comme je ne pouvais m'exprimer de vive voix, je priais par signes de me donner une image de Marie Enfant ; la vue de cette image me remplit de consolation. C'était le dernier jour de juillet. On me conduisit à la sainte Chapelle, et, chose vraiment merveilleuse, entrer dans le sanctuaire et éprouver un mieux sensible, ce fut tout un. La Sainte Enfant me sembla sourire à la ferme confiance qui m'avait amenée à ses pieds ; je sentis la douce force de ce sourire, et je me tins pour assurée d'obtenir la grâce de la guérison. Je l'obtins en effet, car, depuis ce moment, le mieux s'accentua chaque jour d'avantage, si bien qu'au bout de peu de temps, je me trouvais complètement guérie. Depuis cinq ans déjà, je continue à en rendre grâces à ma très aimable bienfaitrice ». (Août 1891).

 

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