03 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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4 décembre

Joseph de la lignée de David

 

« Mathan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus que l'on appelle « Christ ». » (Matthieu 1,16)

 

Le rôle de Joseph dans le mystère de Jésus est beaucoup plus important que nous ne l'imaginons souvent. Nous pensons à juste titre d'ailleurs que Joseph a été donné par Dieu à Marie et à Jésus pour être leur protecteur. On parle de Joseph comme étant le père nourricier, le chef de la famille sainte tout cela est parfaitement vrai. Joseph a été à côté de Marie pour la soutenir, il a été l'éducateur de Jésus. Mais, derrière ce rôle évident, il y a peut-être des profondeurs auxquelles nous ne pensons pas toujours.

Tout d'abord, et c'est extrêmement important, Joseph n'est pas seulement un père nourricier, ou un père adoptif pour Jésus, il est son père légal. C'est lui qui est le chef de famille et qui, selon la coutume des juifs, donne à Jésus, cet enfant dont il n'est pas le père biologique, mais dont il est le père par la volonté de Dieu, il lui donne son ascendance. En effet, dans la tradition juive, c'est le père légal qui assure l'ascendance à son enfant. Vous n'avez peut-être pas fait attention, mais constamment, dans ces textes qui entourent l'enfance de Jésus, on nous rappelle que Joseph était fils de David. C'est ce que saint Luc nous dit au moment de l'annonciation : « L'ange Gabriel fut envoyé à Marie, une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ». A aucun moment, il ne nous est dit que Marie appartenait à la tribu de David. C'est Joseph qui fiancé, époux de Marie, donne à Jésus cette descendance davidique. D'ailleurs, au moment même de la nativité, toujours saint Luc nous explique que si elle s'est produite à Bethléem, c'est à cause du recensement qui avait été décidé à cette époque-là, chacun allait se faire recenser dans sa ville et Joseph monta de Galilée à Nazareth en Judée, à la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David. Saint Matthieu nous rappelle que c'est par Joseph que David est l'ancêtre de Jésus.

 

Méditation

 

O mon âme !  Considère combien cela est important puisque toutes les prophéties, depuis celle adressée au roi David lui-même sont sans cesse renouvelées par les prophètes d'Israël. Il est annoncé un Messie, un sauveur, un roi selon le cœur de Dieu, et ce roi sera le descendant, la descendance par excellence de David, et c'est par Joseph que s'accomplit le lien entre la promesse faite à David et sa réalisation en Jésus.

 

Prière

 

Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi. Je suis réduit à l'état le plus affreux et le plus digne de votre compassion : la lèpre du péché a tellement défiguré mon âme, qu'elle n'ose se présenter devant vous. Mais plus mon mal est grand, plus la foi que j'ai en vous devient vive et ardente. Aidez-moi à recouvrer la santé de mon âme. Donnez-moi l'esprit de douleur pour vous être agréable. Dites seulement une parole et mon âme sera guérie.

 

Résolutions : Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des livres saints. Je méditerai attentivement les oracles émanés de la bouche de Jésus Christ et je m'appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle. Je regarderai les pauvres comme les membres vivants de Jésus, et j'augmenterai aujourd'hui la somme de mes aumônes, puisque c'est le véritable moyen d'imiter la charité de ceux qui ont enseveli le corps du Sauveur.

 

Un Je vous salue Marie

 

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02 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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3 décembre

L'incarnation du Fils de Dieu

 

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » (Jean 1)

 

Si le mystère de l’Incarnation a été si admirable dans sa préparation, il ne l’est pas moins dans son accomplissement. Sans doute, le Verbe était libre de s’unir à telle nature qu’il aurait choisi. Il a choisi la nature humaine. Et cela, dit saint Léon, parce qu’il fallait que le démon fût vaincu dans cette nature que lui-même avait vaincue.

Le temps prédit par les prophéties étant arrivé, un de ceux qui compose la milice céleste, fut choisi pour porter sur la terre la nouvelle des grandes miséricordes qui allaient s’opérer. Il reçut l’ordre de se rendre auprès de celle que Dieu avait prédestinée de toute éternité pour être la mère de son Fils. Chargée de cette mission incomparable, l’archange Gabriel, (ce nom signifie ‘’Force de Dieu’’) quitte le séjour de la béatitude et descend sur la terre. De quel côté ira-t-il. Va-t-il se diriger vers cette cité orgueilleuse, Rome qui s’arroge le titre de capitale du monde, et chercher dans le palais des Césars, la créature privilégiée qui doit porter dans son sein le trésor du ciel et le salut de la terre ? Vraiment, les desseins de Dieu sont sublimes et impénétrables ! Cette puissance divine est admirable. Elle se sert des instruments les plus fragiles pour opérer les plus grandes merveilles.

L’envoyé du ciel est envoyé vers un humble bourg de la Galilée, vers un village à peine connu. C’est là qu’une Vierge, dérobée au monde, mène une vie retirée. La faveur que le ciel lui accorde ne suscitera pas les applaudissements de ses concitoyens. Personne ne publiera cette glorieuse nouvelle. L’heureuse créature qui vient d’être initiée aux mystères célestes, ne montrera pas le moindre empressement à se faire connaître pour la mère de Dieu. Ce que Jésus Christ apprécie le plus en elle : elle est humble et chaste.

 

Méditation

 

O mon âme ! Quelle leçon pour toi ! Dans l’exécution de ce profond mystère, le Verbe éternel descend du trône qu’il occupe dans le ciel, à la droite du Père. Il vient parmi les hommes et s’enferme pendant neuf mois dans le sein d’une Vierge. Est-ce que je crois à un tel acte d’humilité de la part de mon Dieu ? Que je suis éloigné de la ressemblance que je dois avoir avec mon divin modèle ! Moi qui me crois supérieur aux autres ; qui suis si plein de joie lorsque je m’aperçois que mes talents et mes bonnes œuvres sont connues et publiées ; moi qui savoure avec tant de plaisir les louanges qu’on m’adresse sur des qualités que je ne possède pas.

 

Prière


Quelle leçon pour toi ! Dans l’exécution de ce profond mystère, le Verbe éternel descend du trône qu’il occupe dans le ciel, à la droite du Père. Il vient parmi les hommes et s’enferme pendant neuf mois dans le sein d’une Vierge. Est-ce que je crois à un tel acte d’humilité de la part de mon Dieu ? Que je suis éloigné de la ressemblance que je dois avoir avec mon divin modèle ! Moi qui me crois supérieur aux autres ; qui suis si plein de joie lorsque je m’aperçois que mes talents et mes bonnes œuvres sont connues et publiées ; moi qui savoure avec tant de plaisir les louanges qu’on m’adresse sur des qualités que je ne possède pas.

 

Résolutions : Je m’exercerai particulièrement à acquérir l’humilité, puisque c’est cette vertu qui me rendra semblable à Jésus. Elle est à juste titre appelée le trésor assuré de toutes les vertus. Je me transporterai souvent en esprit dans le ciel, pour y considérer la place qui m’y est préparée, et pour m’animer, par cette vue, à porter ma croix avec courage.

 

Un Je vous salue Marie

 

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L’Avent avec Maria Santissima Bambina

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L’Avent avec Maria Santissima Bambina

 

Introduction

 

En 1930, Notre-Seigneur révéla à sœur Lucie, la voyante de Fatima, que le Cœur Immaculé de Marie était très offensé, particulièrement par ceux qui  »cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine à l’égard de cette Mère Immaculée ».

Pour réparer ces outrages, découvrons pendant cet Avent la merveilleuse histoire de la Santissima Bambina de Milan. Il y a cent trente ans, cette statue manifestait sa puissance par de nombreux miracles, par des conversions et des guérisons spectaculaires.

Éveillons en notre âme une ardente dévotion pour Marie Enfant et essayons de lui plaire par nos vertus. Réjouissons cette Sainte Petite  »en jetant des bouquets de fleurs sur son berceau, de saints soucis de la bien imiter, des pensées de la servir à jamais, des lis de pureté, des roses d’une ardente charité et des violettes de la très désirable humilité et simplicité. Faisons place à cette sainte Enfant ! Elle n’aime que les lieux approfondis par l’humilité, abaissés par la simplicité, élargis par la charité. »  (Saint François de Sales)

Pendant cet Avent, comme l’a recommandé le pape François, prions pour les pauvres enfants chrétiens qui, en ce moment, sont persécutés et même martyrisés, dans plusieurs pays. Que la Santissima Maria Bambina leur donne force et courage dans leurs souffrances et privations. Qu’Elle comble leur cœur de la vraie joie de Noël, même s’ils sont privés de tous cadeaux  ! Avec les carmélites de Laval, disons :

 

« Ô Marie, étends sur le monde

Ton sceptre aussi puissant que doux ;

Daigne surtout à notre France

Rendre sa foi des anciens jours ;

C’est ton royaume… Que ta clémence

Daigne s’en souvenir toujours ».

 

3 décembre

1er Dimanche de l’Avent

La  fête angevine

 

Un jour de 430, l’évêque d’Angers, saint Maurille, vint rendre visite à ses frères, les moines du mont Glonne. Descendu au pied du coteau pour prier dans la solitude, il se vit tout à coup entouré d’une lumière céleste. La Très Sainte Vierge, tenant en ses bras son Divin Enfant, daignait lui apparaître dans un peuplier. Elle dit à son dévot serviteur que la volonté de Dieu et le bon plaisir de son Fils étaient qu’il établît une fête solennelle du jour de sa sainte naissance, le 8 de septembre.

La « fête angevine », comme on l’appela alors, fut inscrite au calendrier du diocèse. Ce n’est que deux siècles plus tard qu’elle se répandit, après une nouvelle manifestation du Ciel.

À l’école de notre Père, désirons être  » enfant de Marie dans toutes les minutes, toutes les secondes de notre existence. Enfant de Marie, cela remplit une vie, c’est un chemin d’accès facile à Dieu. C’est un moyen sûr de devenir frères de Jésus et dévots du Cœur Immaculé ». 

Je vous salue, Aimable Enfant, très chère Souveraine, Cœur de mon cœur, ma joie et mon amour  !

 

Lundi 4 décembre

À Rome

 

Au septième siècle, un pieux catholique avait, tous les 8 septembre, la vision de l’extraordinaire allégresse des anges au Ciel. Il osa demander avec grande révérence pourquoi cette grâce lui était accordée ce jour-là et non un autre. Dieu lui révéla que cette date marquait l’anniversaire de la naissance de sa Très Sainte Mère, et il le chargea de le faire connaître à son Église.

Le saint homme en informa le pape Serge Ier qui introduisit la fête au calendrier romain. Désirant qu’elle soit solennellement célébrée à Rome, il prescrivit une procession aux flambeaux. Le 7 septembre, le clergé et les fidèles se réunirent à l’église Saint-Adrien, puis le cortège s’ébranla au chant des litanies. Arrivé au seuil de la basilique Sainte-Marie-Majeure, le Souverain Pontife, qui avait parcouru pieds nus une partie de la procession, se déchaussa à nouveau, puis pénétra dans le sanctuaire tandis qu’on entonnait le Te Deum. On lava les pieds du Saint-Père qui se prépara à célébrer le Saint-Sacrifice de la messe.

En l’honneur de l’Immaculée récitons notre chapelet pour notre le pape François, afin qu’à l’exemple de Saint Serge Ier, il obéisse humblement aux demandes du Cœur Immaculé de Marie, à Fatima.

Ô Marie Enfant, je vous consacre mon cœur et vous recommande ma Patrie, le Pape et l’Église.

 

Mardi 5 décembre

Le Père Olier

 

Le Père Olier, très dévot envers Notre-Dame, encourageait ses dirigés à honorer la naissance de Marie  :

« Pour entrer dans cette dévotion, vous pourriez avoir chez vous un oratoire où vous mettriez, non une crèche, comme on fait au temps de la Nativité de Notre-Seigneur, mais un petit berceau dans lequel serait la Très Sainte Vierge nouvellement née, ayant d’un côté sainte Anne, de l’autre saint Joachim ; sa couche serait environnée d’anges, dans l’expression du respect, de la joie, de l’admiration.

Vous iriez là tous les jours, rendre vos devoirs à Marie Enfant. Il me semble que c’est une bien douce visite que celle que l’on peut faire en esprit à sainte Anne et à saint Joachim pour leur demander l’entrée de leur sainte demeure et l’accès au berceau de leur sainte Enfant, dont ils sont les gardiens et les anges visibles.

Après les avoir salués, on ira se mettre à genoux auprès du berceau ; on s’unira aux saints anges pour respecter et louer avec eux les grandeurs inconnues de Marie et prendre part à tous les respects et les sentiments amoureux qu’ils offrent à ce chef-d’œuvre de l’amour et de la sagesse divine ».

En bon enfant de Marie, mettons notre âme, notre corps et toute notre vie sous la garde de l’Immaculée.

Charmante Petite Marie, faites-moi la grâce de ne jamais ternir la robe d’innocence de mon baptême.

 

Mercredi 6 décembre

La Statue de cire

 

En 1653, le Père Olier recommanda à l’une de ses pénitentes de dessiner la Vierge Marie, selon ses indications, c’est-à-dire comme un nouveau-né. Cette esquisse parvint, on ne sait comment, chez les franciscaines de Todi, en Italie. S’inspirant du dessin qu’elle avait sous les yeux, la supérieure, mère Isabella Chiara Fornari, modela une très belle statue en cire de la Vierge Enfant.

Tous les monastères voulurent dès lors posséder ce trésor et l’on en fit des copies. Les capucines de Milan ne se contentèrent pas d’une reproduction  ; elles demandèrent l’originale… qu’elles obtinrent  ! Lorsque l’évêque la leur apporta, en 1739, les Milanais se pressèrent aux pieds de la Vierge Enfant. Tous voulaient prier la très douce Petite Marie, la Madonnina.

En 1782, le très anticlérical Joseph II promulgua une loi de suppression des monastères. Les capucines se dispersèrent. Treize d’entre elles trouvèrent refuge dans l’ancien couvent des augustines, emportant la Céleste Petite.

Soyons reconnaissants envers nos parents de nous avoir inculqué l’amour de la Vierge Marie, nous qui sommes ses enfants. N’oublions pas tous ceux qui outragent son Cœur Immaculé et prions pour eux.

Ô très pure Petite Enfant Marie, éclatante de blancheur, je vous demande pardon pour tous ceux qui ne vous aiment pas.

 

Jeudi 7 décembre

Marie en grand chagrin

 

En 1810, une loi de Napoléon contraignit de nouveau les religieuses à se cacher. Nos capucines se réfugièrent chez les chanoinesses du Latran, à Milan. Par prudence, sœur Barbara Viazzoli, qui avait la garde de la statue, la confia à don Louis Bosisio, curé de San Marco, à condition de la remettre dès que possible à quelque ordre religieux. Le respectable ecclésiastique, tout heureux de posséder la ravissante Madone, n’eut pas le courage de s’en séparer. Longtemps après, se sentant proche de sa fin, il constitua héritières de son trésor les sœurs de la Charité, chargées à Milan du soin des malades.

Impossible de décrire la joie des religieuses  ! Leur fondatrice, animée d’une ardente dévotion pour la Vierge Marie Enfant, avait précisément inculqué à ses filles une spiritualité toute d’abandon, de simplicité, d’enfance spirituelle.

Sur les entrefaites, la communauté déménagea et s’installa, le 24 avril 1876, via Santa Sofia avec l’intention de mettre à l’honneur l’aimable Petite Marie. Hélas  ! les autorités ecclésiastiques les en empêchèrent  : ce culte ne devait pas s’étendre hors de la communauté.

La Sainte Petite manifesta aussitôt sa peine : son visage, auparavant si beau, devint jaunâtre et perdit tous ses charmes. Dès lors, les sœurs rangèrent la statue de cire dans sa petite caisse, ne l’exposant plus que le 8 septembre, uniquement sur l’autel du noviciat. Le reste de l’année, la très humble Enfant était laissée dans un complet oubli. Dieu le permettait ainsi pour lui rendre dans la suite un honneur plus éclatant…

Enfants de Marie, veillons à ne pas contrister notre Sainte Mère par notre orgueil et notre mauvais caractère. Au contraire, cherchons à faire plaisir à nos proches.

Ô Céleste Enfant, tournez vers nous vos regards remplis de douceur et de bonté.

 

Vendredi 8 décembre

Immaculée Conception

Honneur à Marie Enfant

 

La Santissima Bambina a la taille d’un nouveau-né (52 cm). Ce petit bébé qui paraît si faible est la Vierge Immaculée. Préservée du péché originel, elle « écrase la tête de l’antique serpent » de son pied virginal et, « seule, elle extermine les hérésies dans le monde entier ». Prédestinée de toute éternité pour devenir mère du Fils de Dieu, elle est revêtue de gloire, de puissance au Ciel, et médiatrice de toutes grâces pour la terre.

C’est pourquoi cette divine Enfant sait consoler les pèlerins qui se pressent plus nombreux que jamais auprès d’elle. Son visage tout de grâce et de douceur les attire.

Les sœurs l’avaient parée de riches vêtements  : des langes en soie blanche garnis de dentelles de prix, un riche bonnet de rubans et de dentelles, une bavette tout en perles fines. Quatre rubans d’or ornés de diamants, turquoises et rubis offerts par les fidèles retenaient les langes. L’auréole, d’un travail fort délicat, était formée d’étoiles en diamant tandis que le nœud retenant le bas du maillot était en filigrane d’or.

En cette fête solennelle de l’Immaculée Conception, adressons-nous souvent à la bien-aimée Petite Marie :

« Je vous salue, ô Céleste Petite, Colombe immaculée qui écrasez la tête du dragon infernal  ! De toute impureté, je vous prie, gardez mon corps ».

 

Samedi 9 décembre

Prodige !

 

Un tel miracle réveilla la ferveur de la communauté envers la très sainte Petite Marie. C’était la preuve que Notre-Dame voulait que cette dévotion privée devienne publique. On ne craignit donc plus de l’offrir de nouveau à la vénération des fidèles.

Un mois après, sœur Giuseppa et sœur Crocifissa étaient guéries miraculeusement. Au début de l’année 1885, la communauté priait la céleste Enfant pour une sœur à l’agonie lorsque, soudain, la moribonde se releva pleine de vie !

Quelques jours après, la douce Enfant signalait encore sa puissance en guérissant à la fois l’âme et le corps d’une pauvre jeune fille. La nouvelle de ces prodiges se répandit et suscita l’enthousiasme. C’est alors que, le 16 janvier suivant, la communauté constata que le visage de la céleste Petite avait repris sa couleur et sa beauté originelles. Il avait retrouvé le teint rose et frais d’un visage d’enfant !

Enfant de Marie, je me préparerai toute la journée à célébrer demain la fête de son Immaculée Conception.

« Demain, souvenez-vous, dès le matin tôt, dans votre cœur et sur vos lèvres, de saluer la Vierge et de lui dire : « Bon anniversaire ! » Et de lui dire un « Je vous salue Marie » qui vienne du cœur. Rappelez-vous-le bien ! » (pape François)

 

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01 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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2 décembre

La désobéissance d'Adam

 

« Le Seigneur Dieu chassa Adam du jardin d'Eden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. » (Genèse 3, 23-24)

A peine le premier homme eut-il enfreint les ordres de son Créateur, qu’il recueillit les fruits amers de sa désobéissance. Banni du jardin de délices qui lui avait été donné en partage, il se vit errant sur une terre ingrate et solitaire, privé de la contemplation des ineffables beautés qui avaient enchanté les premiers moments de sa création. Il ne conservait de son bonheur primitif qu’un souvenir désespérant qui semait d’amertume les jours de son exil. L’affliction et la douleur qui lui étaient inconnues lorsqu’il vivait sous l’heureux empire de l’innocence s’attachèrent à lui pour ne plus le quitter. Les horreurs de la mort qu’il devait subir un jour commencèrent à se dévoiler autour de lui. Ces funestes effets d’une désobéissance aux ordres de Dieu, ne se bornèrent pas à causer le malheur du premier homme : ils s’étendirent dans la suite sur tout le genre humain, dont il était le père. Cette révolte fatale, semblable à une sève empoisonnée, gagnant toutes les branches du grand arbre de la création, altéra dans chacune d’elle tous les germes de la vie.

Quelles ressources restaient alors au genre humain dégradé ? Pouvait-il espérer une réconciliation avec le ciel ? Tout paraissait perdu pour lui. Le prince des ténèbres s’applaudissait de son déplorable triomphe. Mais le Verbe de Dieu, par lequel toutes choses ont été faites, et dans qui réside la plénitude de la vie, avait arrêté, de toute éternité, le grand ouvrage de notre rédemption : il s’était offert, avant tous les siècles, à son Père comme victime d’expiation pour les péchés des hommes. Après la chute de l’homme, le Fils de Dieu renouvela cette offrande de lui-même qu’il avait faite à son Père de toute éternité.

Quels prodiges d’amour de la part de Jésus-Christ ! Tandis que l’éternelle Justice s’apprête à frapper le genre humain d’une réprobation universelle, ce Fils adorable quitte la droite de son Père et se prosternant à ses pieds, lui dit : « Mon Père ! Il est vrai, les hommes sont bien coupables. Mais n’y a-t-il pas, pour satisfaire votre justice, d’autre moyen que celui de prononcer une sentence de mort sur cette créature que vous avez formée à votre image ? Les trésors de votre miséricorde n’offriraient-ils à tant de malheureuses victimes aucune ressource pour échapper aux redoutables effets de votre justice ?

O mon Père ! Voyez ce Fils admit de toute éternité à la participation de vos divins attributs : il est prêt à se revêtir de l’humanité et à s’offrir en holocauste pour le salut de votre créature infidèle. Offrez votre fils pour toutes les iniquités du monde. Mais épargnez l’homme. »

 

Méditation et prières

 

O mon âme ! As-tu jamais sérieusement médité sur la grandeur de ce mystère ? Pour expier tes fautes, pour te sauver de la mort, le Fils de Dieu, égal en tout à son Père, interrompt en quelque sorte l’éternel repos de sa gloire, et s’anéantit pour te vivifier ! Qu’il faut que ton salut lui soit cher ! Ne semble-t-il pas que son bonheur resterait imparfait, s’il ne pouvait réussir à te réconcilier avec son Père ? Si la désobéissance a été pour toi la source de tant de misères, tu peux t’écrier : « Heureuse faute qui a mérité un si grand Rédempteur ! »


Un Je vous salue Marie

 

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Le Mois de Jésus Naissant

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Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

Le mois de décembre est traditionnellement appelé le « Mois de Jésus Naissant ». Nous allons revisiter tous les épisodes qui précédèrent et suivirent la naissance de Jésus. Ces méditations quotidiennes nous aideront à bien vivre cette période de l’Avent qui a commencé le 4° dimanche avant Noël. L’Avent (du latin adventus, « venue, avènement »), est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ». L’Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l’humanité, puisque Dieu s’est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l’exception du péché. Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe. Le début de l’Avent marque aussi l’entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s’achever une année plus tard à la même période.

 

1er décembre

Pour quelle fin l'homme a-t-il été créé ?

 

« Les humains font des projets, mais c'est le Seigneur qui prend les décisions. L'être humain croit toujours qu'il agit bien, mais le Seigneur juge le cœur. Confie au Seigneur ce que tu fais, et tes projets se réaliseront... Les humains tracent leur chemin, mais c'est le Seigneur qui assure la marche ». (Proverbes16, 1-9)

Dieu voulant créer le ciel et la terre, se proposait une fin qui fut digne de lui, et qui fut conforme à sa puissance, à sa sagesse, à sa bonté, à sa sainteté. Au chapitre 16 des Proverbes, la Parole de Dieu nous dit que Dieu a tout créé pour lui-même, c’est à dire pour son honneur et sa gloire et afin que par la considération des créatures, on puisse parvenir à connaître le Créateur. Dieu a tout créé non seulement par sa toute puissance et par sa sagesse infinie, mais aussi par sa bonté, et pour communiquer les biens aux créatures. Il distribue à chaque créature autant de bien qu’elle peut en recevoir pour être ce qu’elle doit être selon les desseins de Dieu. Avant de créer l’homme, il avait déjà créé un nombre infini d’anges qui étaient capables de connaître leur Créateur, de l’aimer et de le posséder par l’amour. De plus, il avait déjà récompensé les bons anges par la béatitude qui durera éternellement. C’est pour une fin semblable que Dieu a créé l’homme sur la terre.Vous existez, vous vivez pour connaître le Seigneur, votre Dieu, votre Créateur, pour le servir et pour mériter, en le servant, une récompense éternelle !

Considérez que Dieu est notre Seigneur, et que nous lui appartenons entièrement ; qu’il a sur nous un domaine éternel ; car il ne nous a pas seulement tirés du néant, mais c’est encore par lui que notre existence persévère ; c’est par lui que nous vivons et que nous agissons. Chaque moment de notre vie est comme une nouvelle création, et toutes nos actions dépendent de Dieu comme de leur première cause. Il s’ensuit que Dieu pourrait nous obliger à son service sans nous promette aucune récompense. Tout ce qui est autour de nous, nous avertit que nous devons servir Dieu. Nous-mêmes, nous condamnons continuellement tout ce qui ne sert plus à la fin à laquelle il est destiné. Combien de fois ne disons-nous pas : cette chose ne vaut rien, dès qu’elle est devenue inutile à notre usage. Qu’est-ce donc qu’un homme qui ne va pas à Dieu comme à sa dernière fin ? C’est comme un feu qui ne chauffe plus, comme le soleil qui n’éclaire plus. Dieu a créé l’homme pour son honneur et sa gloire. Nous devons parvenir à cette fin afin de le louer éternellement.

 

Méditation

 

O mon âme ! Ce motif ne suffit-il pas pour t’engager à faire tout ce que Dieu te demande ? Mais ce qui mérite ta reconnaissance, c’est que Dieu qui t’a créée pour son service, a voulu par ce moyen te faire parvenir à la vie éternelle du paradis, dans la multitude des anges, où lui-même sera ta récompense. Tous les travaux de cette vie peuvent-ils être mis en comparaison avec cette récompense éternelle ?


Prière

 

Seigneur, Créateur du ciel et de la terre, je Vous appartiens, c’est pour Vous et pour Votre gloire que je suis créé. Pardonnez-moi d’avoir vécu selon mes passions, pour ma vanité ou ma sensualité et aidez-moi à Vous appartenir. Aidez-moi à vivre non pas pour le monde, selon ses règles mais pour Vous et pour Votre Loi. Aidez-moi à servir Votre gloire en donnant de bons exemples à mon prochain.


Résolutions : Je réfléchirai aux moyens d’honorer mon Créateur. Je rendrai grâce à Dieu pour tous les bienfaits qu’il ne cesse de me prodiguer et je lui demanderai pardon pour la créature ingrate que j’ai été en abusant du bienfait de la vie. Je méditerai sur le bonheur que Dieu veut pour moi : Il veut me rendre heureux en lui et par lui.

 


Un Je vous salue Marie

 

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27 novembre 2017

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2017

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du jeudi 30 novembre au vendredi 8 décembre 2017

 

 

1) Chaque jour, une dizaine de chapelet, suivie de la prière ci-dessous et de trois fois l'invocation :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous » (et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces, nous trouvons refuge et protection auprès de votre cœur Immaculé, car vous êtes notre Mère. Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima, de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs. Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes, sauvés par le sang de votre Fils, versé sur la croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères. Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur le triomphe de votre maternelle Miséricorde. Amen.

 

Robert Cardinal Sarah,

Vatican, le 25 mars 2017

 

Chapelet des Enfants
5, rue de l’Université
75007 PARIS
Tel: 01 42 60 22 05

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08 octobre 2017

Le Bienheureux Solanus Casey

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Le Vénérable Solanus Casey

Frère Mineur Capucin

1870-1957

 

Le message du Père Solanus Casey

 

Qui était le Père Solanus ?

Un homme simple. Un Simple Prêtre. Pas un homme de lettres, bien que parfois il écrivait comme un poète. Pas un homme à diplômes, sa pensée, cependant atteignait une grande profondeur. Pour son époque, il était très en avance sur son temps. Tel un prophète, il était un homme avec un message pour notre temps. Tel un prophète, in vécût une vie soucieuse du peuple de Dieu, souffrant et oeuvrant pour la conversion des pécheurs. Son message, toujours celui de la foi et de la confiance en Dieu, était destiné à consoler et à encourager. Il amenait la paix en insistant avec bienveillance sur nos bonnes relations et notre confiance en Dieu et en nos voisins. Ce prêtre, Frère Mineur Capucin, le Père Solanus Casey, est né le 25 novembre 1870, sixième enfant d’une famille de dix garçons et de six filles, dans une ferme du Wisconsin située sur les rives du Mississippi. Ses parents, des immigrants irlandais, l’appelèrent Bernard, comme son père. Très tôt, ses parents qui craignaient Dieu, lui apprirent l’obéissance, la persévérance et la piété, tandis que la vie à la ferme lui apprit à être pratique et plein de ressources.

A 17 ans, il quitta volontairement la ferme pour un autre emploi, désireux d’apporter sa contribution aux revenus de la famille, après plusieurs années de mauvaises récoltes. Il travailla pendant un certain temps à Stillwater, une ville toute proche dans le Minnesota, comme ouvrier sus les chantiers d’exploitation forestière, comme gardien de prison à mi-temps, et ensuite il fut l’un des premiers conducteurs de tramway lorsque Stillwater installa les nouveaux tramways électriques. En 1981, Bernard pût réaliser son vieux rêve: devenir un prêtre. Il commença ses études à 21 ans, en fréquentant le séminaire de St-François à Milwaukee dans le Wisconsin, où il se dédia à sa formation spirituelle et scolaire. Appelé par Dieu à l’ordre des Capucins, il pris le nouveau nom de Solanus. Bientôt il devint un modèle de la pratique religieuse, toujours fidèle au voeux de Pauvreté, de Chasteté et d’Obéissance. Bien qu’il eut certaines difficultés dans ses études, il édifia tellement les autres religieux et ses supérieurs, de sorte que l’on estima qu’il était digne d’être ordonné prêtre le 24 juillet 1904. Son long ministère débuta alors à New-York.

Pendant les quatorze années où il servit la paroisse du Sacré Cœur dans le quartier Yonkers à New-York, Père Solanus y remplit les modestes fonctions de sacristain, de portier, tout en étant directeur de la Congrégation des Jeunes Femmes, directeur des enfants de choeur et il remplît de nombreuses autres fonctions pastorales. Rapidement il édifia ses paroissiens par l’exemple de ses prières à la messe et aux dévotions, ainsi que par sa grande charité envers les malades, les enfants, ceux qui n’étaient pas catholiques et les pauvres. Les malades particulièrement lui étaient dévoués et attendaient avec impatience ses visites de prêtre et son réconfort. Cet apostolat envers les malades et les pauvres se poursuivit en d’autres places aussi. Il fut assigné pour trois ans à la paroisse de Notre Dame des Douleurs dans la ville de New-York, puis à Notre Dame des Anges à Harlem, New-York, pour trois ans. Après plus de cinquante années son nom y est toujours entouré la plus grande vénération.

Peu de temps après sa nomination au monastère des Frères Mineurs Capucins Saint Bonaventure de Détroit, le 31 juillet 1924, Père Solanus s'y fit connaître et aimer par ses vertus. Toujours disponible pour les pauvres, les malades et les âmes en détresse, il apportait son réconfort et son aide aux personnes de tous âges et de tout mode de vie. Il était prêt et disposé à écouter chacun, à tout moment. Son ministère de charité et de réconfort fut spécialement remarqué durant la crise de 1929, lorsque sa sollicitude envers les pauvres inspira aux Frères Mineurs Capucins de Détroit la création de leur soupe populaire, service de charité qui existe encore aujourd’hui. Pendant les années de guerre, de 1941 à 1945, les conseils et les prières de Père Solanus aidèrent beaucoup de familles inquiètes pour leurs filles et leurs fils engagés dans la grande guerre. Rempli de zèle pour la propagation de la Foi catholique, il promut activement l’aide aux missions et fit preuve d’une grande charité et de sollicitude envers ceux qui n’étaient pas catholiques. Ses conseils sages et sa foi ardente conduisirent beaucoup d’entre eux à la Foi catholique.

Toujours plein de zèle pour les âmes, son sacerdoce pour les malades et affligés se poursuivit sans répit, même plus tard dans sa vie, lorsque ses supérieurs qui voulaient lui donner une retraite bien méritée, l’envoyèrent au monastère Saint Félix à Huntington dans l’Indiana au printemps de 1946. Il y passa son temps entre la prière et le ministère envers les malades et les gens dans la détresse jusqu’à ce que sa santé l’obligea à retourner à Détroit, pour y recevoir des soins médicaux spéciaux. Dix-huit mois plus tard, après environ un mois d’hospitalisation où il supporta ses peines avec une grande force d’âme, sa longue vie de sacrifices fut complétée. Ce fut une vie entière qui fut dévouée à la gloire de Dieu, au service et à la sanctification de ses contemporains, dans un sacrifice entier et total, remplissant à la perfection ses devoirs de Chrétien, de religieux et de prêtre de Dieu. Au cours de sa dernière maladie, il a dit: « J’offre mes souffrances pour que toutes ne soient qu’une. Si seulement je pouvais voir le monde entier se convertir ». Sa dernière action consciente fut de s’asseoir dans son lit et de s’exclamer: « Jésus Christ, entre tes mains je remets mon esprit ». Le Père Solanus est mort en odeur de sainteté à Détroit (Michigan) le 31 juillet 1957 à l’âge de 86 ans ou il est inhumé, dans le monastère Saint Bonaventure.

 

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La cause de Béatification du Père Solanus Casey

 

Au début de 1958, le Père Gerald Walker, de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, Provincial de la Province Capucine Saint Joseph envoya aux supérieurs généraux à Rome son rapport sur la vie et les vertus de Père Solanus Casey, de l’Ordre des Frères-Mineurs Capucins. Le Ministre Général des Capucins, Père Benignus de Saint Llario, répondit avec une grande admiration pour Père Solanus, qu’il le considérait comme un extraordinaire exemple, un vrai capucin, voire un double de Saint François. Il écrivit que l’hommage rendu par les catholiques et les non-catholiques au Père Solanus après sa mort, donnent l’ample preuve que notre spiritualité traditionnelle est toujours tout à fait capable de rassembler des personnes dans une conception du monde vraiment spirituelle. Son hommage contribua à soutenir les nombreux récits concernant les vertus exceptionnelles de Père Solanus qui commencèrent à affluer de toutes parts après sa mort.

Un tel nombre de personnes exprimèrent le désir de conserver le souvenir de Père Solanus, qu’en juillet 1960, fut organisée la Guilde de Père Solanus. Elle débuta sous les auspices des Capucins de Détroit, avec l’approbation des Supérieurs de la Province Saint Joseph. L’objectif de la Guilde est de maintenir mémoire de Père Solanus, de répandre la connaissance de son exemple et de sa vie, ainsi que d’oeuvrer à rassembler des informations au sujet de sa vie et de ses actions. La Guilde se dévoue résolument à faire avancer la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu.

En 1966, pressé par les appels urgents de beaucoup d’habitants de Détroit et par la Guilde du Père Solanus, le Père Provincial, le Père Gérard Hesse de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, envoya à la Curie Générale des Capucins de Rome un compte-rendu des faveurs rapportées par beaucoup de personnes, et attribuées à l’intercession de Père Solanus Casey. Le 4 octobre 1966, le Père Bernadin de Sienne, Postulateur Général de l’Ordre des Capucins, nomma le Père Pascal Siler, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, Vice-Postulateur de la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu Solanus Casey. Ensuite, le Père Pascal contacta beaucoup de personnes qui avaient connu Père Solanus et commença à rassembler des informations au sujet de sa vie et de son oeuvre. En 1974, le Frère Léo Wollenweber, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, succéda à Père Pascal et poursuivit les recherches.

Au début de l'année 1961, un écrivain de Détroit, Patrick Derum, proposa d’écrire une biographie de Père Solanus Casey. Il passa sept ans à faire des recherches grâce aux documents mis à sa disposition. Son oeuvre, « Le Portier de Saint Bonaventure », fut publiée en novembre 1968 et a été rééditée plusieurs fois depuis. De plus en plus de personnes qui avait apprécié l’aide de Père Solanus lors de son vivant, relatèrent combien ils avaient été touchés par son contact. D’autres commencèrent à rapporter au Vice Postulateur les résumés des grâces obtenues par son intercession depuis sa mort. La visite à Détroit, en mai 1975, du Ministre Général de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, le Père Pascal Rywalski, donna une nouvelle impulsion à la Cause du Père Solanus Casey. Il encouragea les religieux à la poursuivre, de sorte que le message de Foi et de Charité du Père Solanus puisse inspirer et encourager le monde d'aujourd’hui.

Le 24 juin 1976, lors d’une rencontre avec l’archevêque de Détroit, John Cardinal Dearden, le Vice Postulateur présenta une pétition formelle afin de lancer la Cause de Béatification et de Canonisation du Père Solanus Casey. Petit à petit, les différentes étapes du procès commencèrent se révéler. Une requête officielle pour tous les écrits attribués au Père Solanus fut publiée par le Cardinal Dearden en janvier 1977. En 1980, ces écrits furent rassemblés, dactylographiés et reliés en quatre volumes et finalement emportés à Rome pour le procès. Ce premier document à recommander la Cause auprès de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints, fut présenté en janvier 1981. Après étude, elle fut recommandé au Saint Père, le Pape Jean-Paul II. Celui-ci accorda le Nihil Obstat le 19 juin 1982, en donnant l’autorisation d’introduire la Cause dans l’archevêché de Détroit.

Le 21 septembre 1983, le nouvel Archevêque de Détroit, Edmund C. Szoska émit un décret pour l’introduction de la Cause et ouvrit une instruction. D’octobre 1983 jusqu’en septembre 1984, cinquante-trois personnes, des prêtes, de religieux et des laïus qui avaient été très proches du Père Solanus furent appelés à témoigner au tribunal. Tous avaient gardé un souvenir très vif de la gentillesse de Père Solanus et de sa sollicitude pour leurs problèmes et leurs besoins. Le 8 octobre 1984, l’instruction fut achevée. Des dépositions furent emmenées à Rome et présentées le 13 octobre 1984 à la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints où elles sont toujours en cours d’étude. Ces témoignages doivent prouver par-dessus tout, que Père Solanus a en effet exalté ses vertus à un degré héroïque.

L’exhumation et l’examen du corps du Père Solanus qui a eu lieu le 8 juillet 1987 en la présence de l’Archevêque Szoka et des officiels du Diocèse, a constitué une autre étape importante. Ensuite, son corps vêtu de nouveaux vêtements et placé dans un cercueil en métal fut réinhumé dans une voûte sous le sol du transept nord de l’église de Saint Bonaventure. Nous ne pouvons anticiper le jugement de l’église, mais tous ceux qui connurent Père Solanus espèrent que son brillant exemple deviendra un signe d’espoir et d’encouragement pour tous les Chrétiens d’aujourd’hui. Puissent tous ceux qui sont intéressés et se sentent vivifiés par la vie de Père Solanus prier pour le succès de cette Cause.

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Dates importantes de la vie du Père Solanus Casey

 

1870: Le 25 novembre: Bernard Casey (Père Solanus) nait près de Prescott dans le Wisconsin.

1870: Le 18 décembre: Bernard Francis Casey est baptisé à l’église St-Joseph des Missions à Prescott dans le Wisconsin.

1883: Première Communion dans l’église St-Patrick à Hudson, Wisconsin.

1887: Il quitte l’école cantonale de Burkhardt, Wisconsin.

1887: Il habite et travaille à Stillwater dans le Minnesota.

1890: Il travaille à Superior, Wisconsin sur les nouveaux tramways électriques.

1892: Il étudie au Séminaire St-François de Sales à Milwaukee, Wisconsin.

1896: Le 24 décembre: Il arrive au Monastère de St-Bonaventure à Détroit dans le Michigan.

1897: Le 14 janvier: Il devient le Capucin Novice, Frère François Solanus.

1898: Le 21 juillet: Il prononce ses premiers voeux à la Chapelle de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, puis il poursuit ses études au Monastère de St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1901: Le 21 juillet: Il prononce ses Voeux Solennels au monastère St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1903: Le 8 décembre: Il est ordonné Sous-Diacre de la Chapelle Saint-François de Sales, Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 20 mars: Il est ordonné Diacre de l’église St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 24 juillet: Il est ordonné prête à l’église St-François de Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 31 juillet: Il célèbre sa Première Sainte Messe à l’église St-Joseph d’Appleton, Wisconsin.

1904: Il arrive au Monastère du Sacré-Coeur dans le quartier new-yorkais de Yonkers ou il est affecté.

1918: Juillet: Il est transféré à la paroisse de Notre-Dame-des-Douleurs dans la ville de New-York.

1921: Le 25 octobre: Il est transféré à Notre-Dames-des-Anges dans le Bronx à New-York.

1924: Le 1 août: Arrivée au Monastère de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, sa nouvelle affectation.

1945: Le 23 juillet: Il est transféré à la paroisse de St-Michel à Brooklyn, New-York.

1946: Le 25 avril: Il vit à demi-retiré au Monastère St-Félix à Huntington, dans l’Indiana.

1956: Printemps: Il retourne à Détroit, Michigan, pour se faire soigner.

1957: Le 31 juillet: Il rend son âme à Dieu. Il meurt à l’hôpital Saint-Jean de Détroit, Michigan.

1957: Le 3 août: Il est enterré dans le cimetière du Monastère St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

1987: Le 8 juillet: Son corps est exhumé puis réenterré dans l’église St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

2017: Le 18 novembre: Solanus Casey est béatifié à Détroit, dans le Michigan.

 

 

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La Guilde du Père Solanus, son histoire et son but

 

La Guilde fut créée le 8 mai 1960, lorsqu’un groupe d’amis du Père Solanus se réunit, afin de discuter de l’organisation d’une guilde en sa mémoire. Le 31 juillet 1960, la Guilde tint sa première Assemblée Générale après la Messe du Troisième Anniversaire du Père Solanus. C’est avec l’approbation des Supérieurs Provinciaux des Frères Mineurs Capucins, que furent organisées les élections pour le Conseil des Officiers. Bientôt, beaucoup d’amis de Père Solanus demandèrent d'adhérer à la Guilde. Aujourd’hui, elle est si répandue que l’on trouve des membres dans beaucoup d’endroits aux Etats-Unis et dans quelques pays à l’étranger. Son but est de maintenir la mémoire  du Père Solanus, d’apporter la connaissance de sa vie inspiratrice, de rassembler des informations au sujet de sa vie ainsi que de prier pour la Cause de la Béatification et de lui apporter son soutien. Depuis le début de sa création, la Guilde a activement oeuvré pour la Cause du Père Solanus en la mémoire de qui, les membres ont aidé beaucoup de Novices des Frères Mineurs Capucins et promu les travaux de cet Ordre. Certains membres ont pris part à la tâche ardue qui consiste à repérer des témoins qui ont connu le Père Solanus. Depuis que la Cause a eu une nouvelle impulsion, la Guilde effectue actuellement des travaux de bureau pour le Vice Postulateur de la Cause. Nous encourageons les membres à prier pour la Cause du Père Solanus Casey. Une Messe spéciale a lieu chaque mois pour tous les membres vivants. Une Messe Commémorative a lieu une fois par an pour tous les membres décédés. Une carte de membre spéciale est donnée à chaque adhérent. Tous reçoivent la publication trimestrielle « Father Solanus Guild News ».

 

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Prière pour la canonisation du Père Solanus Casey

 

Ộ mon Dieu, je vous adore et me remets entre vos mains afin d'être la personne que vous désirez que je sois,  Et que j'accomplisse votre volonté aujourd'hui. Je vous remercie des dons que vous  avez donnés au Père Solanus. Si cela est votre volonté, veuillez nous bénir avec la canonisation du Bienheureux Solanus pour que nous puissions imiter et transmettre son amour aux pauvres et ceux qui souffrent dans notre monde. Comme il a accepté avec joie vos plans divins, Je vous demande, selon votre bonne volonté, d'entendre ma prière pour... (votre intention). Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi-soit-il.

 

«Que Dieu soit bénit dans tous ses desseins»

 

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Renseignements et relations de grâces

Guilde du Père Solanus

1780 Mt. Elliott

Detroit, MI 48207-3496 USA

www.solanuscasey.org

 

Mail: solanusguild@thecapuchins.org

 

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Mise à jour de la page: le 8 octobre 2017

30 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Trente-et-unième jour

Triomphe

 

L’histoire des Saints ne finit pas à leur mort, elle s‘étend au delà, parce qu’elle plonge ses racines dans une autre vie d’où le Seigneur manifeste ici-bas leur gloire. Ainsi en est-il de celle de Claire la Sainte, de l'illustre vierge que nous avons suivie pas à pas, durant le cours de son pèlerinage terrestre. Maintenant, ou la découvrir sinon dans les régions de l'immortalité, à travers le sillon tout illuminé encore des feux de son passage ?…

Mais avant de parler de sa gloire et de sa puissance au ciel, racontons les obsèques triomphantes de la séraphique vierge.

A ce mot : « Claire est morte ! » toute la ville d’Assise se porte a son humble couvent. « La Sainte est morte ! Elle est au ciel ! Elle prie pour nous ! » Telles étaient les paroles qu'on entendait de toutes parts dans la cité et aux environs, tant la réputation de sa sainteté était fondée et universelle.

Avant même qu'elle fût ensevelie, on eut quelque raison de craindre que ses restes mortels ne fussent, par motif d’une ambition sainte, l’objet d’un pieux larcin. La municipalité d’Assise, revendiquant les droits de la cité, fit par prudence cerner le monastère pour garantir à la bonne ville de François la possession d’un aussi précieux trésor.

Prévenu avec sa cour du décès de Claire, le pape innocent IV prit aussitôt le chemin d’Assise, tenant à présider lui-même ses funérailles.

Elles furent, comme on pouvait s’y attendre, un éclatant triomphe. En présence de ses cardinaux et d'un nombreux clergé, le pape témoigna hautement de sa foi et de sa ferme conviction en la sainteté de la morte et, un an plus tard, comme nous allons le dire tout à l‘heure, Alexandre IV l’inscrivait au catalogue des Saints.

De nombreux miracles avaient témoigné en effet de la sainteté de Claire ; les chroniques en foisonnent ; il est parlé d’aveugles et de paralytiques guéris, d’aliénés furieux recouvrant leur raison, d’enfants, petits et grands, que la Sainte ramène des portes du tombeau.

Citons en particulier la guérison d’un pauvre enfant paralytique, due à son merveilleux crédit. Les parents, en sollicitant la guérison de leur fils, si tristement infirme, avaient promis d’en faire le Chevalier de la Sainte, expression de l'époque, si celle-ci rendait la vigueur à ses pauvres membres inertes. Claire guérit l’enfant et le petit Chevalier de la Sainte vole d'un bond à son tombeau pour l’en remercier avec ses parents.

Un autre enfant, emporté par un loup furieux, échappe à sa voracité au moment même où la mère désespérée du pauvre petit, déjà entre les dents du loup, appelle Claire à son secours.

Ces miracles et bien d'autres portaient au loin, dans l’Italie et ailleurs, la. réputation de sainteté de l’illustre Abbesse envolée, et le jour vint bientôt où le Siège-Apostolique se prononça en ce point et décerna à l’admirable Princesse des Pauvres, à l’incomparable Duchesse des Humbles les honneurs de la canonisation. Ce fut le jour anniversaire de son bienheureux trépas, 11 août 1254. Sa fête fut fixée au lendemain, douzième jour du mois d'août. Six ans plus tard, les restes mortels de la Sainte, merveilleusement conservés, étaient transférés à l'église récemment bâtie pour es recevoir, l’église de Sainte Claire à Assise.

Pendant six longs siècles, le corps de la Séraphique Vierge reposa invisible dans le massif tombeau qui le renfermait. Mais le jour vint, où brille à nouveau au regard des hommes cette « pure lumière destinée à illuminer le monde ». Le trente août 1850, après sept grandes journées de recherches et de travaux, Claire fut retrouvée dans son antique et glorieux cercueil. Aujourd’hui, les restes précieux de la sainte reposent dans sa crypte solitaire, et autour de sa châsse bénie, veille comme une légion d’anges l’heureuse tribu de ses enfants...


Laus Deo !


Réflexions et Avis

 

En terminant ce beau mois passé en la douce compagnie de sainte Claire, nourris de ses exemples et des sentiments de son cœur, prenons aujourd'hui à ses pieds la grande et sainte résolution de travailler à notre sanctification avec une nouvelle ardeur.

La générosité et de constants efforts sont indispensables en ce point. La sainteté, comme on l’a vu pour Claire, est l‘œuvre de notre travail, et chacun de nous l’avance et la perfectionne dans la mesure de l’attrait qui l'y attire et de l'ardeur qu’il y déploie.

Rappelez-vous, âme pieuse, que le Ciel ne s’obtient que par la vertu et la vertu ne s’acquiert que par le combat. Quiconque aspire à la sainteté doit s’armer de courage, combattre sans trêve ses inclinations perverses, s’élever au-dessus de soi-même et tendre à s'unir à Dieu de plus en plus. Telle fut la sublime et divine théorie des saints. Qu’elle soit aussi la nôtre ! Comme eux, tournons vers les trésors de la grâce toutes nos aspirations, la moindre parcelle de ceux-ci vaut mieux que tout l'or du monde, et l'âme qui s'attache à les acquérir n'y goûte-t-elle pas joie et consolation ? S’il en est autrement parfois et que la vertu ne nous présente qu’aspérités et rabats, ne vaut-il pas mieux, dit saint Jérôme, combattre un peu de temps, se retrancher, demeurer sous les armes, se fatiguer sous la cuirasse et goûter ensuite les fruits de la victoire, que de s'engager dans une peine éternelle pour s'affranchir de celle qui n’est que passagère et ne dure qu’un temps ?


Avis des Saints

 

« Si vous aimez la terre vous devenez terrestres, si vous aimez le ciel, vous devenez célestes ; si vous aimez Dieu, vous vous rapprochez-de Dieu » (Saint Augustin). « Réjouissez-Vous à la pensée que tant de millions d'anges et de saints aiment Dieu parfaitement » (Saint Alphonse de Liguori). « Ne vous attachez pas à cette terre qui fuit sans cesse sous vos pas, élevez plus haut vos affections et vos espérances. Sursum corda ! »(Saint Pierre Chanel).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Claire-Isabelle Fornari, vierge de son Ordre (1697-1744)

 

Encore une de ces âmes ardentes que consume l'amour de Dieu et la soif de souffrir pour lui. L’amour divin fut tel en la chère Bienheureuse qu'il se forma à l'endroit de son cœur une blessure profonde. De cette plaie mystérieuse sortaient quelquefois des flammes véritables, réelles, qui consumaient à cet endroit la robe et même le scapulaire de la sainte Clarisse. D’autres fois, il s'en échappait des rayons d'une lumière resplendissante et un parfum céleste qui remplissait tout le monastère. Le cœur même de la Bienheureuse était transpercé de trois clous et de nombreuses épines dont les pointes acérées s’apercevaient aisément à travers la blessure et lui causaient d'indicibles douleurs. Jésus, son adorable Epoux, l'associa d'une façon merveilleuse aux douleurs de sa Passion. Elle eut les stigmates de ses plaies aux pieds, aux mains et dans son côté. Notre-Seigneur lui départit en même temps que ses douleurs d’ineffables consolations qui ravirent son âme : Extases, visions, faveurs extraordinaires, Claire-Isabelle eut tout cela à l’égal des saints les plus favorisés.

 

Pratique : La persévérance. S'exciter aux sacrifices qu’elle exige par les récompenses du Ciel.


Prière


En terminant ce mois béni, ô Séraphique Mère, je me consacre à vous. Étendez sur moi votre ineffable protection et daignez en favoriser aussi tous ceux qui me sont chers. Préservez-nous du pêché, le plus grand de tous les maux. Obtenez-nous de servir fidèlement le Seigneur, de mourir dans son saint amour, afin de.l‘aimer et de le glorifier éternellement avec vous dans le Ciel. Ainsi soit-il !

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Fin du Mois de Sainte Claire

 

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Jésus Naissant, rendez-vous le 30 novembre

 

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Appel

J'ai découvert l'existence de ce très beau mois de Sainte Claire, cette année, que j'ai entièrement scanné à la bibliothèque municipale de Bordeaux, alors que j'y effectuait des recherches sur le passé franciscain de la ville, ainsi que de la Gironde et de l'Aquitaine. Ce livre a été publié au Monastère de l'Avé Maria de Talence (dans lequel vécut et mourut la Bienheureuse Marie Céline de la Présentation (+ en 1897, béatifiée à Bordeaux en 2007).

Cet ouvrage n'a pas été réédité depuis près de 90 ans. Je lance donc un appel à un éditeur qui serait éventuellement intéressé pour le publier en version papier. Merci de me recontacter si cela vous intéresse à franck.monvoisin.33@gmail.com

F.Monvoisin Rédacteur du blog Images Saintes,

laïc consacré.

29 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

Transitus de Sainte Claire

Trentième jour

Sainte mort


L’heure était venue pour la chère Bienheureuse de déployer ses ailes et de prendre, ravie, son essor vers les Cieux. Que pouvait, bien être la mort pour une telle âme, sinon un joyeux, départ vers l’immortelle patrie ?

Toujours mue, cependant, par une humilité profonde, Claire ne cessait de s'anéantir et de se confondre devant les bontés du Seigneur. Elle se disait indigne, mille fois indigne, des grâces qu’elle en avait reçues, de celles qu’il lui réservait encore... Elle le suppliait de lui faire miséricorde, d’oublier son indignité… À l’entendre on eût cru qu’elle avait à la récompense moins de droit que tout autre, son humilité ne cessant de redire qu’elle n'avait rien fait qui pût mériter le ciel.

C'est dans ces sentiments qu’elle supplie humblement le pape Innocent IV, qui était venu la visiter, de vouloir bien lui accorder l’indulgence plénière. Le grand pontife, qui n’ignorait pas quelle était la sainteté de Claire, ne put s'empêcher de répondre : « Ah ! Ma très chère sœur, que nous serions heureux nous-même si notre âme n’avait pas un plus grand besoin de ce pardon ».

Après le départ du souverain Pontife, Claire ne se lassait pas de remercier le Seigneur. « Quelles grâces j’ai reçues aujourd‘hui, disait-elle à ses filles, Jésus-Christ lui-même est venu à moi et son Vicaire a daigné me visiter. Aidez-moi a remercier le ciel de cette faveur ».

Ayant appris à Florence la fin prochaine de sa sœur, Agnès, en toute hâte et sans qu’on l’attendit, arrive à Saint-Damien. La Sainte en témoigne sa joie par un, ineffable sourire. Mais la tendre Agnès, prés de ce lit de mort, ne pouvait comprimer ses sanglots… Son cœur se brisait de douleur en face de cette sœur chérie, sa Mère selon le cœur, que Dieu lui réclamait…

« Ô Mère, lui disait-elle, puisque vous nous quittez, obtenez-moi la joie de vous suivre »... « Vous l'aurez, sœur chérie, lui répondit la sainte, et même une autre auparavant que vous ne sauriez prévoir... mais que notre Dieu infiniment bon daigne vous réserver ». Elle parlait des miracles qui devaient s’accomplir sur son tombeau et de la grande consolation qu'aurait Agnès d’assister aux premiers honneurs rendus à sa mémoire. Or, tout arriva.comme l’avait prédit la sainte, et trois mois après, Agnès d’Assise allait rejoindre au ciel celle qui l’y avait précédée et dont les vertus séraphiques lui en avaient tracé si glorieusement la voie.

La Bulle de confirmation, tant désirée, arriva de Rome trois jours avant la mort de la sainte Abbesse. Ce fut pour la Fondatrice une indicible consolation.

Claire, sur son lit de mort, dicte son testament spirituel et bénit ses filles, rassemblées autour d’elle. Puis on l’entend parler du Roi de Gloire, de l'adorable Epoux, qui, à cette heure suprême, daignait se rendre visible à ses yeux. « Le voyez-vous aussi, ma fille, dit-elle à une de ses religieuses présentes, voyez-vous aussi le Roi de gloire comme je le vois ?... »

Alors, dans le sentiment d’une confiance sans borne, ses lèvres murmurent : « Partons, mon âme, allons, sache que tu as un bon viatique qui t'accompagne, un excellent guide pour te montrer la voie. Ne crains rien, sois tranquille, car celui qui est ton Créateur t'a sanctifiée et a toujours veillé sur toi avec le tendre amour d’une mère pour son enfant. Vous, ô Seigneur, soyez béni de ce que vous m’avez créée ! »

À ce moment pénètre dans la cellule de la mourante une longue procession de vierges vêtues de blanc et portant sur la tête une couronne d'or. L‘une d’elles, qui semblait en être la reine, les surpassait toutes en éclat et en beauté. Elle approche de la sainte mourante et s’inclinant vers elle la baise tendrement.

Claire avait reçu le baiser de la Reine des Anges, et l’auguste Marie lui avait annoncé le ciel pour le lendemain. La vision disparut aux yeux des religieuses, mais elle resta visible à ceux de la Sainte, qui en jouit illuminée et dans une extase d'amour jusqu’à sa dernière heure. Le lendemain matin, onzième jour d’août 1253, dans les bras et le baiser de Marie, la vierge d’Assise exhala son dernier soupir.

 

Réflexions et Avis


La mort des Saints est précieuse devant Dieu ! (Psaume 165) Qu’elle est belle celle de la vierge d’Assise protégée par la Reine des Anges et illuminée de célestes clartés ! La vie entière de l’admirable Sainte avait été un perpétuel holocauste, un acte d'amour incessant pour le Seigneur, sa mort ne pouvait être que le couronnement d’une telle vie et le commencement des joies sans fin qu’elle lui avait méritées. Douce et heureuse réalisation de cette parole de la Sainte à l'une de ses filles les plus chères, Agnès de Prague : « Oh ! L'heureux échange, ma douce fille, laisser l'ombre pour la lumière, les biens terrestres pour les biens éternels, mériter les choses célestes par le sacrifice des choses du monde, gagner cent pour un et mériter sans fin la vie bienheureuse ».

Pour tous, qui que nous soyons, la mort est l'écho de la vie ! On meurt comme on a vécu. Vivons donc comme les Saints, dans la grâce et l’amitié de Dieu, et nous mourrons comme eux dans le baiser du Seigneur, c’est-à-dire l’âme en paix, le cœur en joie, heureux de quitter la vallée des ombres pour nous élancer vers les régions de l’immortelle Splendeur. Douce et heureuse mort que celle qui n'éteint l’étoile assombrie de la vie que pour la rallumer ardente, brillante et inextinguible au feu de cette lumière divine qui brille éternellement.


Avis des Saints

 

« Travaillons pour la vie, qui ne finit pas » (Saint Augustin). « Souvenez-vous que le temps du travail et des souffrances est court et qu'au contraire éternel est le bonheur qui nous est préparé ».(Sainte Claire d’Assise). « Si nous voulons mourir en paix, que notre vie ne soit plus qu’une mort continuelle » (Sainte Véronique Giuliani). « La vie, songez-y bien, n’est qu’une rapide traversée sur la planche-du temps à l'éternité » (Saint Pierre Chanel).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Marie Madeleine Martinengo, vierge de son Ordre (1687-1737)

 

Plus admirable qu’imitable est la vie de cette grande Sainte. Dès les premières années de sa vie religieuse, étant tombée malade, elle demanda à Dieu la santé du corps, non. pour en goûter les précieux avantages mais pour se livrer en secret à des austérités effrayantes, dont la seule pensée fait frémir... Le monde ne comprendra jamais cet amour des souffrances et cette soif d’expiation... Mais la passion de Jésus explique tout !!! car les Saints ont hérité de son zèle pour réparer les outrages commis envers Dieu et de son amour pour le salut des âmes. D’insignes prodiges attestèrent la sainteté de cette vie pénitente et immaculée de la bienheureuse Martinengo, et la communauté entière vit un jour la sainte Hostie s‘échapper des mains du prêtre, lorsqu‘il s’avançait pour distribuer la sainte communion et s’envoler jusque sur les lèvres de la chère Bienheureuse, affamée de ce Pain de Vie.


Pratique : supplier la très sainte Vierge de nous assister à notre heure dernière.


Prière


Céleste Envolée d’ici-bas, Fleur immortelle et bénie, Claire, oh ! de grâce, obtenez-moi une sainte et heureuse mort. Je la demande au nom de celle de jésus et en souvenir des joies et des consolations dont votre âme fut inondée à l'heure de la vôtre. Ainsi soit-il.

 

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28 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-neuvième jour

Dernières années

 

La vie de notre glorieuse Mère fut une suite de longues souffrances. L’amour de la pénitence en avait fait une victime volontaire, la maladie en fit une martyre généreuse. Parmi les dons inestimables que lui avait départis son amour jésus, Notre-Seigneur, n’avait pas omis celui de sa croix. L’épouse du Christ l’estimait au-dessus de tous et l'appréciait plus que tout l’or et toutes les joies du monde. Aussi durant les vingt-huit années de cette vie languissante qu’elle eut à soutenir, Claire nous apparaît-elle sur son lit de souffrance comme une admirable crucifiée. La sainte Mère ne semblait vivre et se soutenir que par miracle tant ses douleurs étaient tenaces et continues. « La fièvre, qui ne la quittait jamais, l’avait desséchée jusqu’aux os, des mortifications perpétuelles avaient énervé toutes ses forces, le pesant fardeau du gouvernement de son monastère et les soucis continuels que lui donnait son Ordre, déjà si répandu, oppressaient son cœur, et néanmoins, c’était précisément quand ses forces semblaient devoir succomber que son esprit apparaissait avec une vigueur nouvelle, semblable au palmier dont la tête s’élève plus verdoyante vers le ciel à mesure que le terrain où s’enfoncent ses racines est battu davantage ». (Vie de Sainte Claire par J. de Madrid).

Il est impossible, ont dit ses historiens, de se faire une idée de la patience de notre sainte au milieu de tant de souffrances. Jamais front plus serein, intérieur plus calme, cœur plus résigné que le sien. Jamais, la plus légère plainte, nl le plus léger soupir ne s’échappait de ses lèvres, au contraire, c'était sans cesse l’hymne de l’abandon et de l’action de grâces qu’elle faisait monter vers le ciel répétant, du fond du cœur, le Fiat le plus entier aux vouloirs divins et se proclamant heureuse, et mille fois heureuse, d'avoir à porter la croix à la suite de son bien-aimé Sauveur.

L’an 1251, l’état de la vénérée malade s'était aggravé sensiblement et l’on crut même que ses derniers jours étaient arrivés.

Les religieuses fondaient en larmes et n'avaient plus aucun espoir, quand, tout à coup, un oracle du ciel, dont l’écho, leur parvint de Saint Ange du Panso, leur annonça, ô bonheur ! que leur bienheureuse Mère ne les quitterait pas encore et qu'elles auraient encore la joie de la posséder quelque temps de plus. Une religieuse bénédictine du monastère de Saint-Ange l’avait appris par une vision qu'elle raconta ainsi : « J’ai vu la sainte abbesse montante et autour d’elle ses filles éplorées... Tout à-coup apparu une dame, belle comme pas une et majestueuse comme une reine. Elle s’est mise à consoler les religieuses en leur disant de ne pas pleurer comme si elle était morte celle qui devait vivre encore quelque temps au milieu d’elles, et la belle dame avait ajouté : « Rassurez-vous donc, chères enfants, votre Mère ne vous quittera pas avant que le Seigneur lui ait apparu avec ses disciples ». En effet, la sainte agonisante revint des portes du tombeau et vécut deux années encore.

A la nouvelle de son état désespéré, le cardinal Raynald s’était empressé d'accourir à Saint Damien, et sur les instances de la Sainte, il lui avait administré les derniers sacrements. Claire, profitant de la présence de l'éminent cardinal auprès de son lit de mort, lui demanda la plus grande faveur qu’elle put désirer ici-bas : celle de voir la règle de son Ordre approuvée solennellement par le Saint-Siège. C'était réclamer le privilège authentique et définitif de la pauvreté absolue. Claire fondait en larmes en renouvelant sa requête, et le bon Cardinal, profondément ému, lui promit de s’en occuper...


Réflexions et Avis


Comme sainte Claire, étudions Jésus souffrant et nous apprendrons à souffrir. La vue de Jésus en croix soutient l’âme au sein de l'épreuve et lui donne la force de tout souffrir pour son amour. « Plantez dans votre coeur Jésus crucifié, dit un pieux auteur, et toutes les croix de ce monde vous sembleront des roses. Voudrions-nous n’avoir rien à mettre au pied de la croix ? Mettons-y du moins un cœur pénitent et résigné. L’aliment de la vertu, c’est la croix. Demandez à Dieu l'amour de la croix et des souffrances. Les souffrances sont le creuset dans lequel l’âme se purifie. Malheur à nous, si nous cherchons une autre nourriture que la croix, ce doit être notre aliment perpétuel. Goûtez avec douceur les amertumes de la croix, immolez-vous a la croix, comme une victime d’amour.

L'amour divin conduit au Calvaire. Heureuse l’âme qui s'y laisse conduire et immoler. Allez reprendre du courage au pied de la croix, là vous trouverez de la consolation, de la paix, du repos ; de l'amour, des forces, de l'espérance. On trouve tout au pied de la croix. Dans la croix est le salut et la vie ».

Si de tels sentiments sont les vôtres, âme pieuse,.vos peines seront consolées et vous trouverez la force de faire bon accueil à l'épreuve de quelque nature qu’elle soit lorsqu’elle s’appesantira sur vous.


Avis des Saints

 

« Pécheurs que nous sommes, nous devons marcher par la voie de la croix et de la passion pour aller au ciel » (Saint François d’Assise). « Si vous souffrez avec Jésus-Christ, vous serez aussi glorifiée avec lui ; si vous pleurez avec lui, vous vous réjouirez aussi avec lui ; si vous demeurez avec lui sur la croix, vous goûterez avec lui les douceurs célestes qu’il vous a promises » (Sainte Claire à Sainte Agnès de Prague). « Commencez par étudier le livre du crucifix. Là vous apprendrez toutes sortes de vertus » (Sainte Véronique Giuliani).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte Véronique Giuliani, vierge de son Ordre (1660-1727)


Son enfance et sa jeunesse furent marquées de grâces extraordinaires, préludes des faveurs sans mesure, qu’elle devait recevoir durant le cours de sa vie religieuse. La ferveur de Véronique fut telle, au commencement, qu‘elle pratiqua toutes les vertus religieuses à un degré héroïque. Le Sauveur l‘avait préparée par cette fidélité à recevoir des grâces plus insignes. Peu de Saints ont reçu des faveurs aussi extraordinaires que sainte Véronique Giuliani. Elle a réuni dans sa vie tous les prodiges qui ont illustré sainte Catherine de Sienne, sainte Marie-Madeleine de Pazzi, sainte Thérèse, sainte Catherine de Ricci, sainte Claire de Montefalco et d'autres âmes privilégiées, qui sont la gloire de l'Ordre. Elle eut comme notre séraphique Père saint François, l'empreinte des stigmates de Notre-Seigneur.


Pratique : dans nos peines et dans nos souffrances, chercher farce et courage au pied de la croix.

 

Prière

 

Ô douce sainte Claire, victime choisie et compagne inséparable de Jésus souffrant, rivez à jamais près de lui au pied de sa croix sanglante mon esprit, mon âme et mon cœur. J'aspire comme vous à gravir le calvaire et à y vivre dans la contemplation assidue de notre Amour crucifié. Ainsi soit-il.

 

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