03 mai 2013

Litanies de Saint Albert de Trapani

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Saint Albert de Trapani

Confesseur, Provincial de l'Ordre des Carmes

vers 1250-1306

Fête le 7 août


Avant que Pierre le Vieux montât sur le trône de Catalogue et de Sicile, il y avait dans ce dernier royaume, au Mont Trapani ou Eryx, aujourd'hui mont San Giuliano, un seigneur d'un sang très illustre et qui possédait de fort grands biens, appelé Benoît de Abbatibus il épousa une dame d'une naissance égale à la sienne, nommée Jeanne de Palizze. Ils marchaient l'un et l'autre dans les voies de la crainte de Dieu et de la véritable piété mais ils furent près de vingt ans ensemble sans avoir d'enfants qu'ils pussent laisser héritiers de leurs biens. Après avoir délibéré ensemble, ils résolurent tous deux de s'adresser à la Reine des anges et des hommes, et de la supplier, dans les sentiments d'une foi vive, de leur faire la grâce de leur donner un enfant, ajoutant que, si c'était un fils, ils le consacreraient pour jamais à son service dans l'Ordre des Carmes, que l'on appelait l'Ordre de la Bienheureuse Vierge.

Comme ils joignirent à ce vœu les jeûnes, les prières et les aumônes, Dieu l'écouta favorablement. Dans sa grossesse, Jeanne aperçut, ainsi que son mari, un flambeau allumé qui semblait sortir de son sein. Cette merveille lui fit juger que l'enfant qu'elle avait conçu serait un jour une lumière éclatante dont toute l'Eglise serait éclairée. Lorsqu'il fut né, on lui donna, par inspiration divine, sur les saints fonts de baptême, le nom d'Albert, qui jusqu'à lors avait été inconnu dans toute la Sicile. Quand il fut sorti de l'enfance, ses pieux parents n'oublièrent rien pour le faire instruire dans les lettres humaines et dans la science du salut. Le petit Albert y fit en peu de temps de tels progrès, que chacun était charmé de le voir si savant et si vertueux, dans un âge où les autres enfants n'ont rien que de léger et de puéril.

A peine eut-il huit ans, qu'un des plus puissants princes de l'île le demanda à son père pour lui faire épouser une de ses filles, quand il serait en âge d'être marié. Benoît. différa sa réponse autant qu'il lui fut possible ; mais, ne pouvant plus résister aux pressantes instances qu'on lui faisait, il en parla a sa femme, dans la pensée qu'elle n'aurait nulle peine à condescendre à une alliance qui paraissait si honorable pour eux et si avantageuse pour leur fils. mais la pieuse dame lui ayant remis devant les yeux qu'ils avaient voué ce fils a la Sainte Vierge, et qu'ils ne pouvaient pas violer une promesse si sacrée sans mériter un rigoureux châtiment de la part de Dieu, il rentra en lui-même, changea de sentiment, et ne voulut plus entendre parler de cette affaire.

Cependant Jeanne appela son fils en particulier, et lui déclara ce que son père et elle avaient résolu avant sa naissance. Le petit Albert, déjà rempli de l'esprit de Dieu, eut une joie extrême de savoir qu'il était consacré au service d'une si sainte Maîtresse. Il ratifia a l'heure même le vœu de ses parents il témoigna être prêt à l'exécuter, et, ayant reçu pour cela leur bénédiction, il s'en alla au couvent des Pères Carmes de Trapani, et y demanda avec instance le saint habit de leur Ordre. Le supérieur, admirant son zèle et sa dévotion, désirait beaucoup le recevoir mais parce qu'il apprit qu'il appartenait à des personnes de la première qualité, il n'osa pas lui donner entrée sans leur en avoir parlé auparavant. L'enfant fut donc obligé de s'en retourner chez ses parents sans avoir pu rien obtenir mais la nuit suivante la Sainte Vierge leur apparut, et les menaça d'une mort subite et précipitée s'ils n'accomplissaient au plus tôt ce qu'ils avaient promis à Dieu aussi, peu de jours après, ils conduisirent eux-mêmes leur fils dans le monastère, où il reçut le saint habit avec une ardeur et une piété qui toucha le cœur de toute la noblesse du pays, présente à cette sainte cérémonie.

Albert s'appliqua d'abord avec tant de ferveur à la vie intérieure et aux exercices de la pénitence, que le démon en fut bientôt épouvanté et, pour étouffer dans son âme cette précieuse semence de vertu, il lui apparut sous la figure d'une jeune personne douée de toutes les grâces et de toutes les beautés capables de gagner les cœurs les plus insensibles. Il ajouta à cette représentation des discours pleins de tendresse, et il tâcha de lui persuader de ne pas demeurer davantage dans un état qui était, disait-il, si peu conforme à la délicatesse de sa complexion, mais de venir plutôt goûter les douceurs et les plaisirs de la vie du monde, qui convenaient bien mieux à son âge et à son tempérament. Notre jeune novice fut d'abord étonné d'une si étrange vision. mais ayant reconnu que ce n'était qu'une illusion de Satan, il s'arma du Signe de la Croix, fit sa prière, et aussitôt ce spectre se dissipa sans laisser aucune mauvaise impression dans son esprit ni dans son cœur ; et bien loin qu'une si horrible tentation lui donnât de la froideur dans sa vocation, elle ne servit au contraire qu'à augmenter sa ferveur. Il ne manqua pas de faire sa profession au bout de l'année, et, depuis, il mena dans la religion une vie très rigoureuse et très pénitente ; car, outre les austérités communes à tout le saint Ordre des Carmes, il portait le cilice trois fois la semaine, se privait entièrement de l'usage du vin et ne buvait que de l'eau, et même, le vendredi, il ne prenait que du pain et de l'absinthe, pour mieux se ressouvenir du fiel et du vinaigre dont on a abreuvé la bouche adorable de Jésus-Christ en ce même jour.

L'oisiveté lui était insupportable, et il ménageait si bien son temps qu'il n'avait pas un moment qui ne fût destiné ou à la prière, ou à l'étude, ou aux œuvres de charité, ou à quelque autre occupation conforme à son état. Sa piété était telle qu'outre le Bréviaire ordinaire de son Ordre, il récitait toutes les nuits le Psautier entier, à genoux devant le crucifix ; et une fois que le démon fit tous ses efforts pour le troubler dans cette dévotion, en tâchant d'éteindre une lampe qui l'éclairait, Notre-Seigneur Jésus-Christ lui apparut, et, rendant inutiles tous les efforts de Satan, il ne permit pas qu'il ressentit aucune distraction dans sa prière.

Quand il eut été ordonné prêtre, ce qu'il ne souffrit que par pure obéissance, on l'appliqua à la prédication. Ce fut alors qu'il fit paraître avec plus d'éclat son zèle pour la gloire de Dieu, car il s'acquitta de cette fonction avec tant de doctrine et de force, qu'outre le grand fruit qu'il fit parmi les fidèles, il convertit encore quantité de Juifs qui embrassèrent le christianisme. Notre-Seigneur, pour donner plus de poids à ses discours, voulut le favoriser du don des miracles. Lorsqu'il était à Messine par l'ordre de ses supérieurs, la ville fut assiégée par Robert, roi de Naples, et ce prince la serra si étroitement qu'il n'y pouvait entrer aucune munition de bouche, ce qui la réduisit en peu de temps à une extrême famine. Frédéric, roi de Sicile, voulait y mettre le feu, afin qu'elle ne tombât pas entre les mains des ennemis mais quelques personnes de piété ayant persuadé aux grands et au peuple de mettre leur espérance en Dieu et d'implorer son secours par les mérites d'Albert, ils vinrent tous trouver ce grand serviteur de Dieu. Il n'eut pas plus tôt connu l'état déplorable dans lequel ils étaient, qu'il offrit le saint sacrifice de la messe avec beaucoup de gémissements et de larmes pour leur mériter l'assistance du ciel, et alors on entendit en l'air une voix extraordinaire qui dit ces paroles : « Dieu a exaucé ta prière ». Ce qui fut confirmé par l'événement; car, dans le même temps, il parut au port trois galères chargées de vivres, sans qu'on ait pu savoir d'où elles étaient venues ni comment elles avaient pu entrer, le port étant assiégé et fermé de tous côtés. On reçut ces munitions comme des présents du ciel on les distribua aux habitants selon leurs besoins, et, par cette merveille, la ville fut délivrée de la grande extrémité où elle était et elle se trouva en état de se défendre. Le roi vint lui-même avec toute sa cour remercier le Saint, et il n'y eut ensuite personne dans Messine qui ne le regardât comme un excellent protecteur auprès de Dieu.

Voici une autre merveille bien plus considérable. Ce glorieux Saint voulut un jour chasser le démon du corps d'une jeune fille qui en était possédée depuis longtemps. Il alla donc chez elle à la prière de sa mère; mais aussitôt qu'il l'aborda, elle lui donna un soufflet sur la joue droite. Le serviteur de Dieu ne s'en émut point mais comme il était très-bien instruit à l'école de Jésus-Christ, il lui présenta sur-le-champ l'autre joue pour en recevoir un second, ce qui confondit si fort l'orgueil de Satan qu'il fut contraint de se retirer du corps de cette pauvre fille. Dans la ville de Trapani, saint Albert délivra une jeune femme qui avait déjà été six jours en travail d'enfant sans pouvoir accoucher, en lui donnant seulement un peu d'huile bénite, et en lui disant : « Notre-Seigneur Jésus-Christ te guérisse par les mérites de la sainte Vierge ! ».

Dans un voyage que ce saint religieux fit dans la Terre Sainte, il y guérit un Juif qui était en proie au mal caduc. Cette cure de son corps fit le salut de son âme, car lui et tous ses parents, qui furent témoins de cette merveille, se convertirent et reçurent de lui le Sacrement de la régénération spirituelle. Une autre fois, étant sur le chemin d'Agrigente en Sicile, il aperçut des Juifs, sur le bord d'un fleuve, près de se noyer, parce que l'inondation les avait surpris et, qu'ils ne pouvaient pas se sauver, à cause des hauteurs inaccessibles qui étaient, le long du rivage. Albert, qui était de l'autre côté, leur promit que, s'ils voulaient croire en Jésus-Christ, ils seraient infailliblement Le péril les força d'accepter la proposition du Saint, et aussitôt il passa le fleuve, marchant à pied sec sur les eaux et ayant retiré ces infortunés de la mort qui les menaçait, il leur donna le Sacrement de vie.

Saint Albert voyant que le grand nombre des miracles qu'il opérait lui attirait sans cesse un nouveau concours de peuples qui lui donnaient mille bénédictions et mille louanges, obtint permission de se retirer à Lentini afin de se mettre à couvert des applaudissements dos hommes mais Dieu, qui prend plaisir à ceux qui s'efforcent de s'anéantir pour le glorifier, se servit de sa retraite pour lui faire opérer des merveilles encore plus grandes car il continua de faire des miracles, non-seulement par la présence réelle de sa personne, mais encore par son ombre et par l'attouchement de ses habits. En effet, un jeune homme de grande naissance, réduit par la maladie à un état qui l'avait fait abandonner des médecins, fut guéri pendant une vision dans laquelle lui apparut saint Albert et par l'attouchement d'un de ses habits on avait, à l'instance de la mère de l'enfant, apporté cet habit du couvent, lorsque le Saint ne s'y trouvait pas. Un jeune enfant de Palerme, à qui sa sœur avait crevé un œil par un accident imprévu fut guéri de la même manière le Serviteur de Dieu lui apparut, et lui frotta cet organe avec de l'huile. A cause de ce miracle, on a toujours cru que l'eau ou l'huile où ses saintes reliques avaient été trempées était salutaire pour la guérison d'une infinité de maladies.

Ces rares vertus, ces merveilles de Saint Albert étant répandues dans tout son Ordre, le général l'obligea d'accepter la charge de provincial de la Sicile. Il s'acquitta de cette fonction avec toute la piété et tout le zèle d'un digne supérieur. Il faisait toujours à pied la visite des couvents qui étaient sous sa direction, sans autres provisions qu'un pot de terre où il y avait un peu d'eau et du pain pour sa nourriture. Un jour, le frère qui l'accompagnait et portait le vase, le laissa tomber et le cassa, ce qui le rendit tout triste et tout confus. Saint Albert s'étant aperçu de sa mélancolie et en ayant appris le sujet, lui commanda de retourner sur ses pas et de lui apporter les pièces du pot cassé. Ce frère retourna aussitôt par obéissance ; mais il fut bien étonné de trouver le pot tout entier et plein d'eau. Il empêcha encore un de ses religieux de tomber dans une action contraire à la pureté, en lui reprochant, par une connaissance surnaturelle que Dieu lui avait donnée, sa malheureuse résolution; car ce pauvre religieux, se voyant découvert, changea aussitôt de dessein et en fit une très rigoureuse pénitence.

Saint Albert étant arrivé à une extrême vieillesse, voulut enfin se dérober tout à fait aux yeux des hommes il s'en alla donc du côté de Messine et se retira dans une solitude voisine pour vaquer plus tranquillement à la contemplation des choses divines. Après y avoir passé quelque temps, il tomba dans une grande maladie; il eut révélation de l'heure de sa mort, et de celle de sa sœur, qui devait arriver au même jour et à la même heure que la sienne. Il en avertit ses religieux et s'y prépara de son côté en redoublant sa ferveur, ses pénitences et ses dévotions ; il les continua jusqu'au dernier soupir de sa vie. A cette heure suprême, faisant sa prière à genoux, après quatre-vingt ans d'une vie innocente, il mourut le 7 août 1306, et l'on vit son âme monter au ciel sous la forme d'une colombe. Son corps demeura sur la terre, couvert d'un cilice et exhalant une odeur suave qui embaumait tous les assistants. Au même moment, une cloche, qu'il avait fait faire à Messine, sonna d'elle-même et avertit tous les habitants de ce précieux décès.

Le roi de Sicile assista à ses funérailles avec la principale noblesse de son royaume et plusieurs prélats suivis d'une multitude innombrable de peuple. Pendant que l'archevêque de Messine délibérait avec le clergé et le peuple quel office on prendrait pour célébrer les obsèques de ce grand Serviteur de Dieu, on aperçut en l'air deux enfants revêtus chacun d'une robe blanche, qui entonnaient la messe d'un saint Confesseur par cet Introït : « Os justi meditabitur sapientam » ; le peuple ayant connu par la l'intention du ciel, on poursuivit cette messe jusqu'à la fin.

Sitôt que le bienheureux Albert fut enterré, on vit arriver de toutes parts, à son sépulcre, un nombre infini d'aveugles, de boiteux, de lépreux, de paralytiques et d'autres malades, pour lui demander la santé. Ils jeûnèrent et prièrent pendant trois jours, et au bout de ce temps, le Saint leur apparut environné de lumière et vêtu d'un habit d'une blancheur admirable, et il leur donna lui-même la guérison qu'ils demandaient. Dans la suite de la même année, le fléau de la guerre affligeant toute la Sicile, des cavaliers furent assez impies pour aller loger, avec leurs chevaux, dans l'église où reposait le corps de saint Albert et, comme ils désolaient tout dans ce temple sacré, ils n'oublièrent pas le tombeau du Saint, qu'ils mirent en pièces; mais ils furent bien surpris lorsqu'ils l'aperçurent à genoux dans le fond de son sépulcre, comme voulant crier à Dieu vengeance des outrages qu'ils faisaient a ses autels. En effet, tous les chevaux moururent sur-le-champ, et les soldats, frappés aussi de diverses maladies, expièrent leur sacrilège. Depuis ce temps-là, les Carmes, jugeant ce lieu trop exposé aux insultes des gens de guerre, s'établirent dans un autre endroit de Messine. Plus tard, on laissa seulement quelques ossements de Saint Albert dans ce nouveau couvent, et la principale partie de ses dépouilles fut transportée à Trapani, afin de satisfaire par là la dévotion des chrétiens dans l'un et l'autre lieu dans Messine, où il avait fait longtemps éclater une vie toute simple et toute miraculeuse dans Trapani, où il avait pris l'habit, fait profession et passé la plus grande partie de sa vie. Un ecclésiastique qui parla publiquement contre la sainteté d'Albert fut sur-le-champ puni par une grave maladie il ne put guérir que par l'intercession du Saint.

Ce grand serviteur de Dieu a encore opéré une infinité d'autres merveilles. Il a retiré les esclaves des prisons sans en forcer les portes, délivré des matelots du naufrage, ressuscité des morts, outre une infinité de maladies qui se guérissent encore tous les jours par le moyen de l'eau bénite dans laquelle on a fait tremper ses reliques sacrées. Toutes ces merveilles sont en trop grand nombre pour les pouvoir rapporter. Mais il y en a une que nous ne saurionstaire la bienheureuse Madeleine de Pazzi, religieuse de son Ordre et l'une des plus brillantes étoiles de son siècle, décédée l'an 1608, se trouvant un jour prise d'une violente tentation de quitter l'habit religieux, eut recours à saint Albert; à l'heure même, il lui apparut, et prenant un habit blanc dans le côté de Jésus-Christ crucifié, l'en revêtit; et depuis elle ne ressentit jamais de pareilles attaques.

On le représente 1° debout, tenant un lis et un livre; 2° chassant par sa bénédiction le démon qui s'était présenté à lui sous la, forme d'une femme. Aussi voit-on quelquefois des pieds d'animal paraître sous la robe de cette prétendue visiteuse; 3° avec une lampe en main, ou placée près de lui; 4° délivrant une jeune fille possédée.

 

Texte extrait des Petits Bollandistes, volume IX, Paris, 1876

 

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Litanies de Saint Albert de Trapani

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Albert, Victime de sainteté, priez pour nous

Saint Albert, Miroir de chasteté priez pour nous

Saint Albert, exemple de pauvreté, priez pour nous

Saint Albert, modèle d'obéissance, priez pour nous

Saint Albert, disciple de l'humilité priez pour nous

Saint Albert, Fraîcheur des fiévreux, priez pour nous

Saint Albert, qui dès votre enfance avez méprisé les richesses, priez pour nous.

Saint Albert, qui avez marché sur les eaux d'un fleuve sans vous noyer,

Saint Albert, qui avez libéré des Juifs d'un naufrage,

Saint Albert, qui par votre prédication avez conduit les païens à la foi,

Saint Albert, qui avez guéri un lépreux par un baiser,

Saint Albert, qui, avec le signe de la croix avez fait fuir le démon tentateur,

Saint Albert, qui dormiez sur des branches de vigne,

Saint Albert, qui avez libéré les malades de toute sortes d'infirmités,

Saint Albert, qui guidez les pas de voyageurs,

Saint Albert, doué du don de prophétie,

Saint Albert, protecteur des femmes enceintes,

Saint Albert, qui avez libéré Trapani, votre patrie, de la fièvre et de la peste,

Saint Albert, qui avez libéré Messine de la famine, de la guerre et de la peste,

Saint Albert, dont la sainteté à été proclamée à Messine par les Anges,

Saint Albert, qui avez voulu que votre chef soit conservé à Trapani,

 

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous de nous, Seigneur.

 

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.



Priez pour nous, Saint-Albert

Afin que nous devenions dignes des promesses de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

Dieu, qui avez fait de Saint Albert de Trapani un religieux exemplaire par sa pureté, sa vie de prière et son amour de la Vierge Marie, donnez-nous d'imiter ses vertus et de pouvoir ainsi trouver place au Banquet du Royaume éternel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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02 mai 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

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Troisième jour

La voyante de la Médaille Miraculeuse

 

Son enfance

 

Dès le lendemain de sa naissance, la petite Catherine fut baptisée dans la vieille église de Fain-les-Moutiers. C'était la fête de l'Invention de la Sainte Croix. Toute sa vie sera marquée de ce double sceau : Marie et Jésus Crucifié. La souffrance n'allait pas tarder en effet à atteindre la fillette. Ses premières années s'écoulèrent calmes et heureuses sous le toit paternel, dans cette grande ferme qu'elle aimait. Catherine n'avait que 9 ans lorsque sa mère mourut. Les deux benjamins, Marie-Antoinette et Auguste, ne comptaient que cinq et sept printemps. Cruelle épreuve pour toute la famille !

Tous les jours, matin et soir, Catherine s'agenouillait aux pieds de la Sainte Vierge, comme sa maman le lui avait appris. Un jour, une servante de la ferme la surprit juchée sur une chaise pour atteindre la statue de Marie, l'embrasser, la serrer dans ses petits bras... Désormais, la Sainte Vierge serait sa maman, sa vraie maman du Ciel. Son cœur affectueux se tournait vers Elle avec la plus filiale confiance.

Vers 12 ans, elle fit sa Première Communion avec grande ferveur. Désormais, son seul désir serait d'appartenir sans réserve à Celui qui venait de se donner à elle pour la première fois. Sa sœur aînée Marie-Louise ayant quitté le foyer paternel pour entrer chez les Filles de la Charité, Catherine dut prendre de bonne heure la direction de la maison. Elle mettait courageusement la main aux gros ouvrages, pétrissait le pain, faisait la lessive, portait dans les champs les repas des moissonneurs. Une de ses occupations préférées était le soin du colombier, qui contenait sept à huit cent pigeons. Tous la connaissaient. Dès qu'elle paraissait dans la cour de la ferme, son tablier gonflé de grain, une immense auréole de blanches colombes se formait autour d'elle. C'était, au dire de sa jeune sœur, un tableau ravissant de grâce et de pureté.

 

Lecture

Guérison de deux enfants jumeaux

 

Monsieur l'Abbé Clémot, curé de Somloire, près de Cholet, a communiqué la relation suivante :

« Il s'agit de deux jumeaux nés sur ma paroisse la veille de la Pentecôte (1942). Venus au monde prématurément, on les apporta quelques semaines plus tard à l'autel de la Sainte Vierge pour les Lui confier d'une manière spéciale et pour la remercier d'avoir gardé la petite fille. Voici les détails donnés par Madame Parreau, sage-femme de ma paroisse, qui autorise volontiers à reproduire ces lignes : « Le petit garçon était à peu près normal ; quant à la petite fille, elle respirait à peine, avec plainte continuelles, cyanose du visage, lèvres blanches... Tout faisait prévoir une mot prochaine. On fait venir d'urgence Monsieur le Curé pour le baptême ; comme nous, il pense que ce n'est qu'une question d'heures. Il impose aux deux bébés la Médaille Miraculeuse. Au milieu de la nuit, la plainte de la fillette cesse pour faire place à un hoquet que l'on croit être le hoquet de la mort. Au contraire ! A la grande stupéfaction de la famille et à la grande joie de tous, la petite Marie-Reine reprend vie très rapidement ». « Que la Sainte Vierge en soit remerciée ! »

Et à la date du 26 août, quelques semaines plus tard, Monsieur le Curé de Somloire confirme que Marie-Reine se porte admirablement et qu'elle profite même mieux que son petit frère ! Les deux jumeaux ne quittent pas la médaille qui guérit...

 

Prière

 

O Sainte Catherine Labouré qui avez attiré les faveurs de la Vierge Immaculée par votre pureté angélique, gardez aux âmes de nos enfants la grâce baptismale. Préservez-les du mal, du mauvais exemple, des fréquentations douteuses, du vice qui ruine les énergies. Préservez nos écoles chrétiennes, protégez nos enfants qui se préparent à leur Première Communion afin qu'ils restent toute leur vie fidèles au Dieu de leur première Hostie !

Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, nous Vous confions nos enfants ! Assurez, nous Vous en conjurons, leur persévérance dans le bien. Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

« Je viens vous confier les intention de Marie Amédée que maman Marie en ce mois qui lui est confié lui obtienne la grâce de la délivrance totale de tout ses esprits maléfiques qui l'empêchent de réussir sa vie. Maman Marie obtiens lui la grâce de la foi afin qu'elle puisse dire au monde entier tes merveilles et porter plus haut ton étendard et montre lui sa vocation. Obtient aussi a Joséphine la grâce de la réconciliation entre elle et sa maman, sa sœur, son frère, sa nièce, et obtiens pour Francesca la délivrance totale. Donne à pauline la grâce de la foi, l'humilité a Sther, la foi et du travail ». (Pauline)

 

« Merci à tous ceux qui prieront la Très Sainte Vierge Marie, l'Immaculée Conception, pour la conversion sincère de François, mon mari, ainsi que celles de mes enfants Stéphane, Sylvie et aussi de Yukiko et de Mandor. Merci Maman Marie ». (Anne Marie).

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

Pour recevoir dans votre boite e-mail chaque jour les Méditations du Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse, ainsi que des prières et pour être tenus au courant des mises à jour du blog, abonnez-nous à la newsletter d'Images Saintes.

01 mai 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Fain les Moutiers 9

Deuxième jour

La voyante de la Médaille Miraculeuse

 

Sa naissance

 

C'est d'une humble Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul, que la Vierge Immaculée a voulu se servir pour révéler au monde entier le trésor de Sa Médaille Miraculeuse. C'est aujourd'hui même l'anniversaire de sa naissance, puisque c'est le vendredi 2 mai 1806 que vint au monde Catherine Labouré dans un joli village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers. C'était bien sous la protection spéciale de la Sainte Vierge que la petite Catherine entrait dans la vie au début de ce mois printanier, si beau dans nos campagnes ! Ses parents, de vrais chrétiens, vivaient honorablement en cultivant leurs terres. Ils possédaient cette aisance que donnent aux paysans l'activité du travail et la simplicité de la vie. Pierre Labouré, son père, avait épousé une pieuse jeune fille de 23 ans, Louise Gontard, le 4 juin 1793, en pleine Terreur.

Dieu bénit leur union en leur envoyant 11 enfants, 8 garçons et 3 filles. Catherine était la 9e de la, joyeuse bande. Détail touchant, était-ce le simple bonheur de posséder une seconde fille après 7 garçons ? Etait-ce le pressentiment bien inconscient de la destinée de cette enfant ? Catherine était née à 6 heures du soir ; dès le soir même, l'acte de naissance était dressé, signé, non seulement par le père, les témoins, l'officier de l'état civil, mais encore par l'heureuse maman ! En se penchant sur l'humble berceau, la mère était loin de se douter de ce que verraient un jour les yeux bleus de sa petite fille ! Bienheureux les parents Chrétiens qui accueillent la Vie à leur foyer, qui mettent toute leur confiance dans la Providence ! Ils trouvent, ici-bas, le vrai bonheur, les joies pures du foyer que rien ne peut remplacer, et ils se préparent pour le Ciel une magnifique couronne !

 

Lecture

Un jeune foyer édifié par Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

 

Le petit trait est absolument authentique. Il s'agit d'un jeune homme de la région du Nord, d'une bonne famille Catholique. Au moment de partir pour la guerre en 1939, sa mère lui fit promettre de ne jamais quitter sa Médaille Miraculeuse et de se confier chaque jour à la Sainte Vierge. Le jeune homme, fidèle à ces conseils maternels, fut fait prisonnier. Rapatrié au bout de 3 ans, après une chute qui nécessitait une légère intervention, il fut soigné à Paris. Lorsqu'il put sortir, il voulut connaître la Chapelle de la Rue du Bac où la Sainte Vierge manifesta Sa Médaille. Il vint y prier avec ferveur pour son avenir, demandant à la Reine du Ciel de choisir Elle-même la jeune fille avec laquelle il désirait fonder un foyer très chrétien. Plusieurs fois il revint Rue d Bac demander cette grâce.

Un jour, il reçut une lettre de sa mère qui avait appris son arrivée à paris. A cause des difficultés de communications, il lui était impossible, à son grand regret, de venir de suite embrasser son fils, mais une de ses amies d'enfance, habitant la capitale, lui offrait de le visiter volontiers. Cette dame vint, en effet, accompagnée de sa fille Marguerite, aînée d'une nombreuse famille et âgée de 21 ans. Son regard pur et profond frappa aussitôt le blessé. Marguerite portait ostensiblement à son cou la Médaille Miraculeuse suspendue à une fine chaînette d'or.

« Je porte la même médaille que vous, mademoiselle, fit Robert lorsqu'elle se leva avec sa mère pour prendre congé de lui, elle m'a protégé partout, sur le front et pendant ma captivité. Jamais elle ne me quittera ». « Moi aussi, dit la jeune fille en souriant, je tiens beaucoup à ma médaille dont je ne me sépare jamais ». Quelques semaines plus tard, Robert et Marguerite étaient fiancés. Ils vinrent dans la Chapelle de la Rue du Bac confier leur bonheur à la Sainte Vierge. Quelle ne fut pas l'émotion de Robert lorsque la jeune fille lui dit, sous le regard de la Vierge où ils prièrent ensemble longuement : « Je suis venue souvent ici demander à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse de choisir Elle-même mon mari. C'est Elle qui a permis que nos routes se croisent ! »

 

Prière

 

O Sainte Catherine Labouré, qui avez eu le bonheur de venir au monde dans un foyer Chrétien, priez pour nos foyers de France afin que Dieu, qui en avait été chassé, y reprenne sa place ! Faites-nous souvenir des lois saintes de la famille qui attirent les bénédictions divines. Faites-nous souvenir que le mariage est indissoluble et que Dieu ne peut faire plus grand honneur à des parents Chrétiens qu'en poursuivant par leur moyen l'oeuvre de Sa Création. Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, soyez la Reine de nos foyers Français ! Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

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30 avril 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

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Premier jour

La Médaille, souvenir constant de la Sainte Vierge

 

Trop souvent nous nous croyons seuls dans nos peines, qu'elles soient individuelles, familiales ou nationales. Lourde erreur ! Une chère Présence se tient toujours à nos côtés, qu'il suffirait de regarder pour être consolés : cette Présence, c'est celle de la Très Sainte Vierge. Pour trop de chrétiens, la Sainte Vierge n'est qu'une statue immobile ou une image glacée, très belle certes, mais lointaine, quand, en réalité, Elle circule dans notre Pays, dans nos foyers, sur la terre entière, pour y vivre avec nous, avec chacun de nous...

Mais voilà... Nous n'y pensons pas, nous n'y croyons pas à cette présence de la Sainte Vierge. Nous vivons pratiquement comme si Elle habitait uniquement le Ciel et ne s'intéressait que de très loin à Ses enfants de la terre, alors que la réalité est bien autrement consolante ! Pour nous la rappeler, non seulement la Sainte Vierge est descendue plus d'une fois ici-bas, en particulier sur notre terre de France, qu'Elle aime d'un amour de prédilection, mais Elle nous a apporté Son Image afin que nous la portions sur nous et qu'ainsi nous pensions plus souvent à Elle.

Son pur visage nous parle de nos espérances ; Son pied béni qui écrase la tête du serpent nous rappelle que dans le monde surnaturel, Elle est toujours victorieuse. Ses mains rayonnantes de grâces nous disent Sa puissance. Ceux qui se moquent de nos médailles, de nos images, n'ont jamais compris qu'elle était le symbole secret de l'amour ! Ils le comprenaient, nos prisonniers portant sur leur cœur une lettre écrite soit par leur femme, soit par leur vieille maman, ou encore une mèche de cheveux du cher petit, grandissant en leur absence. Souvenirs qui tiennent chaud au cœur, parce qu'ils ont la puissance de l'amour.

Voilà ce que notre Mère du Ciel a voulu nous donner en nous apportant Sa Médaille. Pendant tout ce mois, nous la regarderons, nous en méditerons les leçons pour mieux en comprendre le prix et témoigner à la Sainte Vierge notre reconnaissance.

 

Lecture

C'est un vrai miracle !

 

Que de fois on l'a entendue au cours des bombardements cette exclamation ! Oui, ce sont de vrais miracles de protection que Notre Dame de la Médaille Miraculeuse a accomplis. Nous en lirons ici plusieurs relations durant ce Mois de Marie. Celui dont le récit va suivre s'est passé à Saint Maximin, petit village de l'Oise, en 1944. Une jeune fille, Melle S., écrit :

« J'avais remis à une dame à Paris des médailles miraculeuse pour envoyer à Saint Maximin, très exposé aux bombardements. Cette dame avait là son petit garçon de 9 ans, dont elle était très inquiète, et ses parents très âgés. Le grand-père avait 87 ans. Elle ne parut pas d'ailleurs, d'attacher grande importance à mes médailles mais les envoya cependant. Hubert et sa grand-mère avait lu aussitôt la notice explicative que j'avais jointe, et l'album 1943 de la Médaille Miraculeuse. Chaque jour ils récitaient avec confiance l'invocation « O Marie conçue sans péché... »

Le bombardement annoncé par tract depuis plusieurs jours se produisit dans la nuit du 4 au 5 juillet. Il fut terrible. La partie du paisible village située sur la rive gauche de l'Oise fut complètement anéantie. Résultat : 600 sinistrés sur 1100 habitants. Heureusement, il y eût peu de victimes, les habitants passant la nuit depuis quelques temps dans les carrières voisines. Cependant, à cause du vieillard de 87 ans qui ne pouvait marcher, Hubert et ses grands-parents étaient chez eux. A la vue des fusées, ils descendirent au sous-sol, abri bien précaire, mais où la présence d'une poutre de fer soutenant la cuisine faisait espérer un peu de sécurité.

Une première bombe atteignit la cour de la maison, une seconde le jardin ; une troisième tomba sur la partie de la maison qui conduisait à la chambre du vieux grand-père resté dans son lit, entraînant la cuisine et le plafond de cette chambre à coucher. La grand-mère abritait de son mieux son petit fils, n'ayant qu'une pensée : puisqu'il fallait mourir, que du moins l'enfant ne soit pas trop défiguré afin qu'on puisse le reconnaître et prévenir sa mère ! Le petit Hubert ne cessait de répéter : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous ! », tandis que les débris de toutes sortes le recouvraient déjà avec sa grand-mère !

Au bout de 35 minutes que dura le bombardement, ils purent se dégager sains et saufs, mais ce fut pour tomber dans l'immense entonnoir creusé au jardin par la bombe. Il remontèrent tant bien que mal de cette excavation pour aller à la recherche du pauvre grand-père. Aux appels lancés, on l'entendit répondre : « Oui, je suis vivant ! J'ai caché ma tête sous l'oreiller quand le plafond est tombé ! » On put le sortir par ce qui restait de la fenêtre : la chambre était bouleversée de fond en comble. Tout le village est unanime à crier au miracle ! Le petit Hubert est rentré à Paris tout content, et ses grands parents l'ont rejoint quelque temps après. Tous portent avec la plu grande dévotion la Médaille Miraculeuse qui les a si visiblement arrachés à la mort ».

 

Prière

 

O Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, Vous avez voulu vivre avec nous et nous n'y pensons pas ! Nous voici réunis à Vos pieds pendant ce beau Mois qui Vous est consacré, afin de méditer pieusement le souvenir que Vous avez laissé en 1830, de Vos visites sur notre terre de France : Votre Médaille Miraculeuse. Aidez-nous a en bien saisir les leçons afin de Vous mieux connaître et de Vous mieux aimer. O Bonne Mère, qu'un rayon de grâce tombé de Vos mains maternelles illumine chacune de nos âmes, toutes les âmes qui nous sont chères et que nous Vous confions pendant ce Mois où nous voulons, avec toute l'Eglise, Vous honorer et Vous glorifier. Que Votre règne arrive, ô Vierge Immaculée, afin que le Christ vainqueur commande et règne à jamais. Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

Important

 

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Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

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29 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 7/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Septième Mardi

Apostolat en France

 

Nous avons vu que Saint François d'Assise, après avoir appris du Provincial de Bologne l'effet produit par l'improvisation du Frère Antoine à Forli, avait voulu que cette lumière de son ordre fût mise au grand jour pour le bien des âmes et l'honneur de l'Église. Antoine fut donc envoyé à Montpellier pour y enseigner la théologie et se livrer à la prédication. Ce fut dans cette ville qu'eut lieu le miracle qui a fait choisir Saint Antoine comme le patron des choses perdues.

Pour être utile à ses pieux disciples, pour faire pénétrer profondément dans les âmes les enseignements des Saintes Écritures, le maître zélé avait composé le commentaire des Psaumes. Or, il advint qu'un novice, peu disposé et peu porté à la vie cénobitique, songea à quitter le Couvent. Avant de partir, pendant la nuit, il déroba à son maître ce manuscrit auquel celui-ci paraissait attacher un grand prix. Cela fait, il disparut furtivement. Dès le matin, Antoine s'aperçut que son livre lui avait été enlevé, et il se mit en prières, plein de confiance en Dieu. Quelques heures après, le novice rentrait repentant et remettait à Antoine son manuscrit. Dieu voulait montrer ainsi, d'une manière éclatante, que son saint serviteur, qui avait ressenti la peine d'avoir perdu un objet qui lui était utile, serait heureux de répondre à l'appel de ceux qui se trouveraient dans le même cas. Et le peuple chrétien l'a compris, et depuis de longs siècles, il a toujours demandé à saint Antoine de lui rendre les objets perdus. Les preuves surabondent, et les Bollandistes citent des faits nombreux de faveurs de cette nature obtenues par une prière adressée à saint Antoine.

En 1225, c'est à Toulouse que notre Saint fut envoyé par le chapitre général. Cette ville, où l'hérésie albigeoise, grâce à la complicité de ses comtes, avait pu se développer à l'aise, cette ville, qui avait été un foyer d'erreur et un fléau pour tout le Midi de la France, était loin d'être guérie ou d'être revenue à la vérité, au moment où Saint Antoine entra dans ses murs. Les hérétiques étaient nombreux ; mais notre Saint, animé de l'Esprit de Dieu, se trouva heureux d'avoir à travailler ce champ désolé du Père de famille. Il multiplia ses prières et ses mortifications, et en même temps il battit sans cesse en brèche l'hérésie, il fit entendre sa voix d'apôtre dans ses nombreuses prédications ou dans ses conférences. Son zèle produisit des fruits merveilleux et arracha un grand nombre d'âmes à l'erreur albigeoise, et par conséquent à l'enfer.

Un jour, notre Saint, obéissant à l'inspiration de Dieu, démontra par un miracle la vérité, la réalité de la présence de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les voiles eucharistiques. « Je voudrais voir, disait un hérétique à Saint Antoine, dans une réunion publique, je voudrais voir pour croire. Montrez-moi, non par vos arguments qui s'adressent à l'intelligence, mais par un fait qui parle aux yeux, que Jésus-Christ, ainsi que vous le soutenez et l'affirmez, est réellement présent dans l'Eucharistie. Alors j'abandonnerai mes doctrines ».

Antoine, sachant bien que Dieu se sert des humbles pour faire éclater sa puissance et faire briller la vérité, sachant aussi qu'il pouvait tout en celui qui le fortifiait, accepta les conditions de l'hérétique. Trois jours après, sur la place publique, au milieu d'un immense concours d'hérétiques et de Catholiques, l'Albigeois amena une mule, de laquelle on avait soigneusement éloigné toute nourriture depuis le jour où Antoine avait accepté de prouver la présence réelle de Notre Seigneur. De son côté, Saint Antoine, modeste et recueilli, apparut portant dans ses mains le Dieu caché sous les espèces du Pain. A cette vue, le silence s'établit, et l'anxiété, qui rendait les bouches muettes, fut grande du côté des hérétiques, tandis que les catholiques priaient avec ferveur, demandant à Dieu d'intervenir dans ce débat solennel. L'hérétique offrit de l'avoine à la mule, qui était à jeun depuis trois jours ; elle refusa d'y toucher, tandis qu'Antoine rayonnant, portant dans son regard l'amour et la foi qui l'animaient, disait d'une voix forte : « Au nom de ton Créateur que je porte véritablement dans mes mains, je t'ordonne, ô bête privée de raison, de te prosterner devant Lui ». Aussitôt l'animal plia les genoux devant la Sainte Hostie et baissa la tête. L'hérétique fut convaincu et comme il l'avait promis, il se convertit. Beaucoup d'hérétiques suivirent son exemple.

Plusieurs historiens placent ce miracle à Bourges, mais nous croyons qu'il fut accompli à Toulouse. C'est le sentiment adopté par la plupart des historiens récents. Peut-être ce miracle a-t-il été accompli deux fois, à Toulouse d'abord, et à Bourges ensuite.

De Toulouse, Saint Antoine se rendit au Puy-en-Velay. Là, les courses furent longues, difficiles et périlleuses au milieu des montagnes où le Saint allait à la recherche des brebis égarées pour les ramener au bercail ; mais aussi là, les prédications, les exhortations, principalement dans la campagne, portèrent les plus heureux fruits et réconfortèrent le cœur de l'infatigable missionnaire.

Nous retrouvons ensuite Saint Antoine à Bourges où il fit entendre sa parole apostolique devant les Pères du Concile réuni en 1225. Un jour, prêchant dans les environs de la ville et en plein air, parce que l'enceinte de l'église était trop petite pour contenir la foule avide de l'entendre, tout à coup un orage effrayant se forma dans le ciel. Des éclairs sillonnaient la nue sombre, le tonnerre grondait et de larges gouttes de pluie commençaient à tomber. Antoine rassura son auditoire, adressa à Dieu une prière, et l'orage respecta la place occupée par ceux qui écoutaient la parole de Dieu. Partout ailleurs, autour de la ville, l'orage avait formé des torrents. Ce miracle est confirmé par les Bollandistes. Puis c'est à Limoges et dans tout le pays Limousin que nous suivons notre Saint, toujours prêchant, faisant des miracles et convertissant les pécheurs et les hérétiques.

Le voici enfin à Brive. « Ce fut dans un rocher proche de Brive que Dieu le guida, dit un de ses historiens, et c'est là qu'il se retira comme un solitaire doux, mortifié, humble, agissant. Si Saint Antoine quittait sa chère solitude, c'était pour aller à Brive visiter ses frères, chanter avec eux les louanges du Seigneur et pour les soulager dans leurs nécessités temporelles et spirituelles ».

Dans cette grotte, il n'avait d'autre lit, qu'un trou qu'il avait creusé lui-même dans le rocher. La Croix de son Divin Sauveur lui tenait lieu de tout. Il restait de longues heures et souvent des nuits entières dans le ravissement que lui causait la contemplation de la Bonté, de la Miséricorde et de l'Amour de Notre Seigneur. En union intime et continuelle avec le Sauveur, il obtenait par ses prières et ses actes d'amour des grâces de conversion pour les âmes. Or, il advint que l'ennemi du genre humain, furieux de se voir réduit à l'impuissance, furieux de constater ses nombreuses défaites en comptant les nombreuses âmes qui lui échappaient grâce aux efforts et aux prières du saint missionnaire, apparut tout à coup, dans cette grotte de Brive, au grand serviteur de Dieu et osa porter sa main sur lui. Un cri s'échappa des lèvres, ou plutôt du cœur d'Antoine : « O ma Glorieuse Souveraine ! » Soudain le démon s'enfuit, et la Sainte Vierge se montra à Saint Antoine avec l'Enfant-Dieu, et cette douce apparition inonda son âme d'un bonheur tout céleste. O grotte bénie ! Solitude longtemps ignorée et cachée, vous êtes devenue un lieu de pèlerinage, fécond en faveurs et en miracles, parce que vous avez vu les extases d'un grand Saint, ses luttes et ses victoires, et parce que vos parois ont été inondées de la lumière céleste qui s'échappait du Visage de Jésus et de Sa Très Sainte Mère !


Réflexions

La Sainte Eucharistie


Saint Antoine, ayant reçu l'honneur du Sacerdoce, s'approchait de l'Autel de l'immolation avec la plus tendre piété et avec la Foi la plus vive et la plus profonde. Il accomplissait le Sacrifice Divin avec l'amour le plus ardent qu'une créature humaine puisse avoir dans le cœur. Il regardait l'Autel, et l'Autel c'est le Calvaire ; il tenait entre ses mains consacrées la Sainte Victime, et cette Victime, c'est Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme pour le Salut du monde. Sans nous arrêter davantage aux sentiments qui devaient envahir et remplir l'âme de notre Saint au moment de l'immolation non sanglante accomplie sur l'Autel, sans chercher à entendre les colloques intimes de son âme avec son Seigneur, sans le contempler dans ses extases et dans ses ravissements d'amour, retrempons notre Foi et ravivons notre Charité en méditant sur le mystère auguste de Jésus-Christ dans la Très Sainte Eucharistie.

La veille de sa mort, le Divin Sauveur rassembla dans le Cénacle les Apôtres pour célébrer la Pâque prescrite par Moïse et manger l'agneau pascal. A la fin du repas, Il se leva, et pour donner à ceux qui devaient être ses continuateurs une leçon d'humilité, d'obéissance et de charité, Il leur lava les pieds. Cela fait, Notre Seigneur se remit à table, prit du pain dans Ses mains saintes et sacrées, le bénit, le rompit et le donna à Ses Apôtres en disant : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps ». Il prit ensuite la coupe, qui contenait du vin, et l'ayant béni, il la donna de même à ses apôtres, en disant : « Prenez et buvez, ceci est Mon Sang, le Sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour la rémission des péchés ». Il ajouta aussitôt ces paroles, qui étaient à la fois un ordre et une délégation de Sa puissance : « Faites ceci en mémoire de Moi ».

Le doute n'est pas possible, car les Paroles du Seigneur Jésus sont d'une clarté et d'une précision incomparables ; le doute n'est pas possible, et le pain est changé en Corps du Seigneur et le vin est changé en Son Sang. « Prenez et mangez, prenez et buvez, ceci est Mon Corps, ceci est Mon Sang ». Le doute n'est pas possible, car Jésus donne à Ses Apôtres et, en leurs personnes, à tous leurs successeurs le pouvoir de faire ce qu'Il vient de faire Lui-même, en sorte que dans nos Tabernacles, dans nos Ciboires, sur nos Autels se trouve Jésus-Christ, notre Sauveur; en sorte que c'est Vous, ô Christ béni, que nous recevons dans la Sainte Communion.

Et ce miracle, opéré la veille du jour où Jésus devait être immolé, avait été annoncé par lui, un an avant sa mort. Après avoir multiplié cinq pains et nourri ainsi, dans le désert, cinq mille hommes, le Sauveur dit à cette multitude : « Je suis le Pain vivant, descendu du Ciel ; celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang aura la vie éternelle. »

Entendons l'apôtre Saint Paul écrivant aux Corinthiens. « J'ai reçu du Seigneur l'enseignement que je vous ai transmis, à savoir que dans la nuit même où il devait être livré, le Seigneur Jésus prit du pain, le bénit et dit : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous ». Entendons Saint Cyrille, évêque de Jérusalem : « Et puisque le Seigneur a dit lui-même avec tant d'énergie : « Ceci est Mon Sang », qui osera douter que là n'est point son sang ? » Entendons Saint Augustin, l'une des gloires et l'une des plus éclatantes lumières de l'Église : « O sainte et redoutable dignité des prêtres, s'écrie-t-il, c'est en vos mains, comme dans le Sein de la Vierge Marie, que le Fils de Dieu s'incarne ». Entendons saint Thomas d'Aquin, qui chante, en des accents suaves et pénétrants, les merveilles de l'Eucharistie. « Le Pain des anges devient le Pain des hommes. O chose admirable ! Le pauvre, l'esclave et le délaissé se nourrissent du Corps du Seigneur ». Et depuis Saint Thomas jusqu'à nos jours, toutes les générations, mais les générations qui cherchent Dieu, qui marchent devant Sa Face dans la simplicité de leur cœur et dans la grandeur de leur Foi, n'ont cessé de dire et de chanter ces paroles échappées à l'âme toute frémissante d'amour du docteur angélique : « O Hostie Sainte ! Hostie qui nous donnes le Salut, qui nous ouvres la porte du ciel, sois notre force et notre appui ».

Assistons donc au sacrifice de nos autels avec une foi vive. Suivons, pendant les cérémonies liturgiques, .suivons en pensée le divin Sauveur dans les principales circonstances de sa Passion douloureuse, rendons-lui nos devoirs d'adoration, d'expiation et d'action de grâces, et aimons à le recevoir souvent dans la sainte Communion. Gravons dans notre mémoire et dans notre cœur ces paroles de saint François de Sales : « Ceux qui cherchent un prétexte ou une excuse pour se tenir éloignés de l'usage fréquent du Pain des anges ressemblent à ces convives invités, dont parle la parabole de l'Evangile, et qui, avec toutes leurs excuses, en apparence plausibles, s'attirent néanmoins la colère du Père de famille. »


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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22 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 6/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Sixième Mardi

Apostolat de Saint Antoine

 

Un jour vint où Antoine dut s'arracher à cette solitude de Saint Paul qu'il aimait. Le Provincial lui ayant demandé de l'accompagner à Forli, où devaient avoir lieu les Ordinations, il s'y rendit avec quelques-uns de ses Frères. L'Ordination était toujours précédée d'examens, d'exercices spirituels et de conférences. Or, après une conférence, le Prédicateur ordinaire ayant fait défaut, le provincial, quelques historiens disent l'évêque, désigna Antoine pour prendre la parole. Il obéit et développa cette parole de l'Apôtre : « Le Christ s'est rendu pour nous obéissant jusqu'à la mort ». Sa parole fut d'abord simple et timide ; mais ensuite, se livrant tout entier aux inspirations de l'Esprit-Saint, elle revêtit un merveilleux caractère de grandeur et de force. L'auditoire était composé de Frères Mineurs, de Frères Prêcheurs et de Prêtres séculiers, et tous furent profondément touchés et émus jusqu'aux larmes.

C'est pourquoi le Frère Gratien crut de son devoir d'écrire à ce sujet à Saint François, pour lui rendre compte de ce qui s'était passé. A cette nouvelle, l'âme du Séraphique Fondateur tressaillit de bonheur et d'espérance ; il comprit qu'une nouvelle voie allait s'ouvrir devant son Ordre, qui porterait désormais sur la terre et au Ciel la triple couronne de la Sainteté, du Martyre et de la Science. C'est pourquoi il ordonna à Antoine de se livrer à l'étude de la théologie et d'évangéliser les peuples vers lesquels il serait envoyé. Nous allons bientôt suivre Saint Antoine dans ses courses apostoliques; mais examinons en ce moment, pour les admirer, les qualités que Dieu avait données à son serviteur pour la prédication.

« Qui doute, dit Louis de Grenade, que l'esprit de Charité, l'ardent désir de la Gloire de Dieu et du Salut des hommes ne soit le premier et le plus excellent maître de l'art de prêcher ? » Dans ces quelques paroles, nous trouvons le portrait, disons mieux, l'âme de Saint Antoine. Pénétrez, en effet, dans cette âme et vous y trouverez une immense Charité et un désir insatiable du Salut des hommes. Entendez-le lui-même, et vous saisirez dans ses paroles un reflet de cette âme apostolique : « Un bon prédicateur, dit-il, doit avoir toujours dans l'esprit un mémorial de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ. C'est Lui qu'il doit désirer et chercher, et alors le Verbe de Dieu, le Verbe de la Paix et de la Vie, le Verbe de la Grâce et de la Vérité descendra en lui ».

A ces qualités intérieures Antoine ajoutait des manières pleines d'aisance, quoique simples et modestes, qui prévenaient en sa faveur. Sa voix était forte et agréable, et par des tons variés, il savait s'insinuer dans l'âme des auditeurs, les émouvoir et les ravir. Versé dans la connaissance des saintes Écritures, Antoine avait l'heureux secret de les appliquer avec justesse aux différents sujets qu'il traitait. Il parlait avec une onction admirable ; la Charité de son cœur passait dans sa parole et allait, comme un trait brûlant, enflammer tous les cœurs. En même temps, sa parole était simple et à la portée de toutes les intelligences, et pour se faire mieux comprendre, il empruntait le plus souvent ses comparaisons à la nature aimée et connue des peuples auxquels il s'adressait : « L'âme de l'homme est une vigne, disait-il ; l'âme, pour produire des fruits de vertu, a besoin d'une culture attentive et continuelle, comme la vigne pour produire des fruits délicieux. Le bois de la vigne ne peut servir à aucun usage, de sorte que, s'il est inutile et desséché, il n'est propre qu'à être brûlé ; l'homme vide de bonnes pensées et de bonnes actions sera la proie du feu éternel ».

Lorsque Saint Antoine s'élevait à l'enseignement dogmatique, sa parole devenait comme un écho de la parole divine, et l'on entendait les prophètes et les évangélistes eux-mêmes. Après ce rapide aperçu et cette étude trop succincte de la prédication d'Antoine en elle-même, nous allons le voir porter la parole devant les auditoires les plus divers, dans les pays les plus étrangers les uns aux autres, au milieu des impies, des indifférents et des hérétiques, et toujours avec le même succès. On a pu dire avec raison dans une circonstance célèbre : « Pierre a parlé par la bouche du pape Agathon » ; ne pourrions-nous pas dire aussi avec quelque raison : « L'Esprit-Saint parlait par la bouche d'Antoine » ?


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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Antienne composée par Saint Bonaventure en constatant que la la langue de Saint Antoine était restée intacte dans le tombeau (1263)


O langue bénie, qui as toujours loué Dieu et qui as enseigné à le bénir, nous voyons maintenant de quel mérite tu as été devant le Seigneur.


Priez pour nous, saint Antoine,

afin que nous devions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu tout-puissant, qui seul faites des prodiges et des miracles, qui avez préserve de la corruption du tombeau la langue de saint Antoine, votre confesseur, accordez-nous, nous vous en prions, par ses mérites et à son exemple, de vous bénir et de vous louer toujours. Ainsi soit-il.

 

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18 avril 2013

O Ineffable et Sainte Trinité

O Ineffable et Sainte Trinité

Un chant interprété par les Moines de l'Abbaye de Keur Moussa

(Sénégal)

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés par Ton image et ressemblance,

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés pour T'aimer librement.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Père, qui nous as donné la vie,

A Toi la louange, ô Fils, toi qui nous as rachetés,

A Toi la louange ô Saint Esprit, toi qui nous as comblé de tes dons.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Louange à Toi Seigneur, qui nous as rassemblés dans l'unité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as conviés à la demeure de l'éternité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as créés pour Te louer sans cesse.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Que toutes créatures Te célèbrent, Père, Fils et Saint Esprit

Que l'univers entier chante Ta gloire à jamais

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

15 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 5/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Cinquième Mardi

Saint Antoine, Martyr de désir

 

Dans la pauvre demeure de saint Antoine d'Olivarez, dans cette pieuse solitude, rien ne pouvait distraire l'âme d'Antoine de ses saintes aspirations et de ses préoccupations élevées. Il était déjà préparé d'ailleurs par ses années de vie religieuse à ne diriger ses regards et son cœur que vers Dieu, à n'avoir d'autres entretiens que ceux qui sont comme un écho du ciel. Ses historiens nous le représentent agenouillé au pied des autels, avec la ferveur d'un séraphin, se pénétrant de l'esprit de Saint François, s'attachant de plus en plus à la pauvreté et au détachement le plus complet des choses de la terre et entretenant dans son cœur, comme un feu sacré, le désir de mourir pour la Foi.

Dans ces conditions, la formation religieuse du Saint novice fut bien vite achevée. Il prononça ses vœux, et vit enfin venir l'heure tant souhaitée de se sacrifier entièrement pour Jésus-Christ. Sur sa demande, ses supérieurs le désignèrent comme missionnaire au pays des infidèles, et il se hâta de partir pour l'Afrique. A cette époque, le midi de l'Espagne était occupé par les Musulmans, et cependant ce ne fut pas vers cette Andalousie, que les Maures devaient occuper encore longtemps, qu'Antoine dirigea ses pas. Il regarda l'Afrique, il vit cette terre empourprée du sang de cinq de ses frères, et se rappelant que le sang des Martyrs est une semence de chrétiens, il n'hésita pas; de plus, son âme vaillante et avide de souffrance entrevit pour lui-même la mort du confesseur de la Foi, la couronne du martyre, et il y courut, il y vola.

Mais Dieu avait ses desseins. Il destinait Antoine à un autre martyre, au martyre de la pénitence. Aussi à peine notre Saint eut-il débarqué au Maroc, qu'une fièvre violente s'empara de lui, anéantit ses forces et l'obligea à rester dans l'inaction. Pas une plainte ne s'échappa de ses lèvres, pas un gémissement ne sortit de sa poitrine brûlée par la fièvre. Il unissait ses souffrances physiques et morales aux souffrances de Notre-Seigneur sur la croix, et il disait, avec une entière soumission : « Que Votre Volonté soit faite ». Bientôt ses supérieurs, avertis par le Frère qui avait accompagné notre Saint, de l'état dans lequel il se trouvait, enjoignirent à Antoine de revenir en Portugal. Il obéit à la voix de ses Supérieurs, et, bien que dévoré encore par une fièvre brûlante, il monta sur le bateau qui devait l'éloigner pour toujours de cette terre d'Afrique, où il avait voulu faire entendre et faire connaître, au prix même de son sang, le Nom Sacré de Jésus. Le lendemain de son départ, une violente tempête s'éleva ; le bateau, après avoir été le jouet d'une rafale épouvantable, fut jeté bien loin de sa destination. Il aborda en Sicile.

Frère Antoine se rendit chez les Frères Mineurs de Messine, où il trouva un accueil cordial et empressé, et aussi le repos et les soins qui lui étaient nécessaires pour refaire ses forces brisées. En 1221, nous retrouvons Antoine au chapitre général, tenu encore par Saint François, à Sainte Marie des Anges. C'est à l'issue de ce chapitre général qu'Antoine demanda au frère Gratien, provincial de Bologne, de lui assigner un Couvent où il pût s'occuper uniquement à étudier la discipline régulière et Jésus crucifié. Gratien y consentit, l'emmena avec lui et lui désigna l'ermitage du mont Saint Paul, près de Bologne.

Là, dans une petite cellule taillée dans le roc et isolée, Antoine se livra tout entier à la méditation des Saintes Écritures, à la mortification des sens et à la contemplation du Sauveur Jésus. Vivant dans la simplicité au milieu des simples, il cachait sous des dehors faibles et humbles les grandes lumières qu'il recevait du Ciel. Dieu prépare toujours dans le secret les apôtres qui doivent répandre à grands flots sur le monde la vérité et l'amour. Dans cette solitude, plus près du Cœur Sacré de son Divin Maître, l'intelligence d'Antoine s'illuminait de toutes les clartés du Ciel, et son cœur ravi s'embrasait de plus en plus des flammes de la Charité Divine.


Réflexions

Notre Mère la Sainte Église


Après sa glorieuse résurrection, Notre Seigneur donna à Ses Apôtres et à Ses Disciples ses suprêmes encouragements et ses dernières instructions. C'est dans ces touchantes et solennelles entrevues, avant de monter au Ciel, qu'Il dit à Ses Apôtres : « comme cela était écrit, il fallait que le Christ souffrît, qu'Il ressuscitât le troisième jour, et qu'on prêchât en Son nom la pénitence et la rémission des péchés parmi toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Allez donc par tout le monde ; prêchez l'Évangile à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». Jésus leur promit ensuite le Saint Esprit, en disant : « Jean a baptisé dans l'eau, mais vous, vous serez baptisés dans le Saint Esprit ».

Après avoir vu le Sauveur monter au Ciel, les apôtres attendirent la réalisation de Ses promesses dans la solitude et dans la prière, et quand se leva l'aurore du jour de la Pentecôte, ils étaient tous réunis au Cénacle, et ils furent remplis de Saint Esprit. Au lendemain de ce jour, les apôtres, obéissant à leur Maître, se dispersèrent et s'en allèrent à la conquête des âmes. En quittant Jérusalem, s'ils avaient rencontré un centurion romain aux portes de la ville, et si cet officier leur avait demandé où ils allaient, ils auraient répondu : « Nous allons prêcher l'Évangile, prêcher la Divinité de Jésus-Christ et établir dans le monde la Religion du Divin Crucifié ; nous allons renverser les faux dieux et fonder l'Eglise contre laquelle ne prévaudront jamais les puissances de l'enfer ».

Assurément le Centurion aurait souri, en regardant ces hommes dont les épaules étaient à peine couvertes d'un méchant manteau, dont les pieds étaient nus et qui n'avaient à la main que le bâton du voyageur, et il se serait dit, en rentrant dans la ville, que la religion de l'Empire n'avait pas grand'chose à craindre de ces pauvres insensés. Le centurion se serait trompé, car ce sont ces insensés qui ont vaincu l'idolâtrie et fait luire la lumière de la vérité. La lutte entre la foi nouvelle et le vieux monde a été violente, et le sang a été répandu.

Pierre est mort crucifié, Paul a eu la tète tranchée, Étienne a été lapidé, André a souffert une mort cruelle, et des millions d'autres Martyrs sont tombés sous les coups des persécuteurs. Et tous sont morts pour Jésus-Christ, tous sont morts pour attester la vérité de la Religion et la Divinité de son Fondateur. Pendant trois siècles, l'Église notre Mère, aux prises avec l'idolâtrie, a été obligée de vivre cachée dans les catacombes ; et la main sur l'Autel du Sacrifice nouveau, la Croix de son Maître sur le cœur, elle répétait les paroles d'immortalité qui lui avaient été dites par le Christ, et elle ne cessait, malgré les tortures et les supplices, d'arracher les âmes aux ténèbres, de les régénérer dans les eaux baptismales, de revendiquer les droits de l'honneur et de la vertu et de prêcher la vraie liberté.

En parcourant les pages de l'histoire de l'Église et en voyant l'acharnement de ces longues et sanglantes persécutions, nous sommes tentés de crier aux Néron, aux Domitien, aux Décius et aux Dioclétien ce qu'un docteur de la Loi, nommé Gamaliel, disait aux Juifs : « Laissez faire ces hommes. Si leur œuvre ne vient pas de Dieu, elle tombera d'elle-même ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pouvez l'arrêter et vous serez en danger de combattre le Seigneur lui-même13.

La persécution cessa avec l'édit de Milan, donné par Constantin en 313, mais la lutte ne fut pas terminée. De nouveaux ennemis, le schisme et l'hérésie, se dressèrent devant l'Eglise. Les conciles, les écrits des Pères de l'Église maintinrent dans son intégrité le dogme catholique. A travers tous les siècles, au milieu de toutes les agitations, des bouleversements et des révolutions des peuples, à travers le feu des idées, malgré des théories nouvelles ou dangereuses, subtiles ou pernicieuses, l'Eglise a gardé le précieux dépôt que Jésus lui avait confié. Aussi peut-elle répéter avec vérité les paroles que saint Paul adressait aux Hébreux : « Le Christ était hier, Il est aujourd'hui, et Il sera dans l'éternité ». L'Église, c'est Jésus-Christ continué. Elle était hier, elle est aujourd'hui, elle sera dans l'éternité.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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08 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

S

Quatrième Mardi

Saint Antoine Franciscain

 

Nous sommes arrivés à, l'année 1219, année importante pour le jeune Chanoine Régulier. C'est en cette année que cinq missionnaires franciscains, envoyés par Saint François lui-même, après le chapitre qu'il avait tenu à Assise, passèrent à Coïmbra, se rendant en Afrique pour évangéliser les infidèles. Ferdinand vit et entendit ces Frères Mineurs. C'est de leur bouche qu'il recueillit le récit des derniers entretiens qu'ils avaient eus avec Saint François ; c'est dans leurs paroles qu'il sentit passer, avec un souffle tout enflammé de l'amour de Jésus-Christ, les désirs insatiables de dévouement, de renoncement et d'immolation.

Toutes ces ardeurs étaient déjà dans l'âme de Ferdinand, et il suffisait d'une étincelle pour en faire jaillir un brasier ardent. Les cinq missionnaires furent cette étincelle. Peu de temps après, ces fils de Saint François ayant été mis à mort sur les côtes inhospitalières et barbares du Maroc, leurs restes, par les soins de l'Infant Don Pedro, furent rapportés à Coïmbra, au Monastère de Sainte Croix. Alors, devant les Saintes reliques de ces hommes apostoliques, Ferdinand se sentit remué jusqu'au fond de ses entrailles ; devant ces Martyrs, avec qui il avait conversé avant leur départ pour la mort, son amour pour Jésus-Christ sortait de son cœur en paroles brûlantes : « Ils sont morts pour Vous, ô mon Sauveur, disait-il, et moi, je me contente des douceurs et des consolations que Vous me prodiguez. Ils sont morts pour Vous, ces heureux Martyrs, et moi, qui Vous aime de tout mon cœur, ô mon Dieu, je reste dans les ravissements que me donne la contemplation de Votre Beauté et de Votre Bonté. Vous faire connaître et aimer, souffrir et mourir pour Vous, ô Seigneur Jésus, c'est mon désir le plus ardent, ma volonté ferme et arrêtée ».

C'est pendant que Ferdinand exhalait ainsi son amour devant Notre Seigneur, que, suivant les Bollandistes, Saint François lui apparut. Cette vision combla le jeune Chanoine de bonheur et lui indiqua la voie qu'il devait suivre. Non loin de Coïmbra, au milieu d'une plantation d'oliviers, les disciples du Séraphique François avaient élevé un modeste couvent, et ils l'avaient mis sous la protection du grand solitaire Saint Antoine. Souvent ces amants de la pauvreté allaient mendier leur pain à la porte des monastères ̃et des simples fidèles. Un jour, ils se présentèrent au Couvent de Sainte Croix, et ce fut Ferdinand qui les reçut.

Aussitôt, dans un élan de Charité, son cœur déborda, et il demanda aux Frères Mineurs, si, en entrant dans leur ordre, il aurait le bonheur d'être envoyé au milieu des infidèles pour leur prêcher la Foi et la vérité et pour verser son sang pour Jésus Christ. Les Frères répondirent que leur Saint Fondateur avait toujours exprimé le désir d'envoyer ses Frères prêcher l'Evangile chez les infidèles. Ferdinand leur demanda alors de lui apporter l'habit de leur Ordre, car il désirait s'en revêtir le plus tôt possible. Les humbles Frères n'y manquèrent point, et le lendemain ils se présentèrent de nouveau au Monastère de Sainte Croix. Après bien des récriminations de la part des Chanoines, Ferdinand se revêtit, dans un coin, de l'Habit des enfants de Saint François. Immédiatement après, il partit pour le Couvent de Saint Antoine d'Olivarez. En quittant Sainte Croix, en laissant son costume de chanoine, il quitta aussi son nom et désormais il s'appellera le Frère Antoine.

Remarquons cependant que l'Ordre de Saint Augustin, auquel appartenait le Monastère de Sainte Croix, peut se glorifier à jamais d'avoir donné la première nourriture, la première sève à un arbre que Dieu transplanta dans un autre sol pour le bien de l'Église entière. Et maintenant, nous allons contempler Antoine, l'homme de la prière et l'homme de l'action, comme parle l'un de ses historiens. Nous allons le voir passer sur la terre en semant la vérité et les miracles. « Il dompta la nature, dit le même historien, il consola l'humanité et il s'arrêta, en pleine jeunesse, pour mourir en chantant une hymne à la Vierge Marie ».


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.


Antienne attribuée au Cardinal Guy de Montfort


Astre de l'Espagne, perle de la pauvreté, Antoine, père de la science, exemplaire de pureté, vous êtes la lumière de l'Italie, le Docteur de la Vérité ; à Padoue, vous êtes comme un soleil brillant par les miracles que vous faites. Ainsi soit-il.

 

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07 avril 2013

Prière de Saint François devant le Crucifix

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Prière de Saint François devant le Crucifix

Par le Jeune Choeur Liturgique, extrait de l'album "Saint François d'Assise", ADF Musique, 2009