29 août 2012

Neuvaine pour la Nativité de la Sainte Vierge

Neuvaine pour la Nativité de la Sainte Vierge

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La Fête de la Nativité de Marie

Le 8 septembre

 

C’est la naissance de la Vierge Marie; faisons-lui fête, en adorant le Christ son fils, le Seigneur. Telle est l'invitation que nous adresse aujourd'hui l'Eglise. Ecoutons son appel ; entrons dans sa joie qui déborde : l'Epoux est proche, puisque son trône est dès maintenant dressé sur terre ; encore un peu, et lui-même paraîtra sous ce diadème de notre humanité dont doit le couronner sa mère au jour de la joie de son cœur et du nôtre. Aussi, comme en la glorieuse Assomption, retentit à nouveau le Cantique sacré ; mais il est plus de la terre, cette fois, que du ciel. Voici qu'en vérité nous est donné mieux que le premier paradis à cette heure. Eden, ne crains plus les retours des mortels humains ; ton chérubin peut cesser sa garde et regagner les cieux. Que nous importent tes beaux fruits auxquels on ne peut toucher sans mourir ? La mort, maintenant, elle est pour ceux qui ne goûteront pas du fruit qui s'annonce parmi les fleurs de la terre vierge où nous fait aborder notre Dieu.

Salut, monde nouveau où les magnificences de la création primitive sont dépassées; salut, port fortuné dont le repos s'offre à nous après tant d'orages! L'aurore paraît ; l'arc-en-ciel brille ; la colombe s'est montrée ; l'arche touche terre, ouvrant au monde de nouvelles destinées. Le port, l'aurore, l'arc-en-ciel, la colombe, l'arche du salut, le paradis du céleste Adam, la création dont l'autre n'était qu'une ébauche, c'est vous, douce enfant, en qui déjà résident toute grâce, toute vérité, toute vie. Vous êtes la petite nuée que le père des Prophètes attendait dans l'angoisse suppliante de son âme, et qui apporte à la terre desséchée la fraîcheur ; sous la faiblesse de vos membres si frêles apparaît la mère du bel amour et de la sainte espérance. Vous êtes cet autre léger nuage d'exquis parfum qu'exhale aux cieux notre désert ; l'incomparable humilité de votre âme qui s'ignore révèle leur Reine aux Anges, armés en guerre près de votre berceau. O tour du vrai David, citadelle où, du premier choc, s'est brisé l'enfer ; vraie Sion, dès l'abord fondée sur les saintes montagnes, au sommet des vertus ; temple et palais dont ceux de Salomon étaient l'ombre ; maison que l'éternelle Sagesse s'est bâtie pour elle-même : le plan réalisé dans vos lignes si pures était arrêté dès l'éternité. Avec l'Emmanuel qui vous prédestina pour son lieu de délices, vous êtes vous-même, enfant bénie, le sommet de toute création, l'idéal divin pleinement réalisé sur terre.

Or donc, comprenons l'Eglise, quand elle acclame dès ce jour votre divine maternité, ne séparant pas la naissance de l'Emmanuel et la vôtre en ses chants. Celui qui, étant Fils en Dieu par essence, voulut l'être aussi dans l'humaine nature, avait avant tous autres desseins résolu qu'il aurait une Mère; tel par suite devait être en celle-ci le caractère primordial, absolu, de ce titre de Mère, qu'il ne fît qu'un dans l'éternel décret avec son être futur, comme en étant le motif, comme renfermant la cause même de son existence ainsi que le principe de toutes ses perfections de nature et de grâce. Donc nous aussi, dès le berceau, devons-nous voir en vous la Mère, et célébrer votre naissance, en adorant votre fils, le Seigneur.

D'autant qu'embrassant tous les frères de l'Homme-Dieu, votre bienheureuse maternité projette ses rayons sur tout ce qui précède ou suit dans le temps ce fortuné jour. Dieu, notre Roi avant les siècles, a opéré le salut au milieu de la terre : « Le milieu de la terre, c'est admirablement Marie, dit l'Abbé de Clairvaux ; Marie, centre universel, arche de Dieu; elle est la cause des choses, l'affaire des siècles. Vers elle se tournent les habitants des cieux comme du séjour de l'expiation, les hommes qui nous précédèrent et nous qui sommes présentement, ceux qui doivent nous suivre, et les fils de nos fils et leurs descendants : les cieux pour voir se remplir leurs vides, les habitants des bas lieux pour leur délivrance; les hommes du premier âge pour être trouvés des prophètes fidèles, ceux qui viennent après pour obtenir de parvenir à la béatitude. Mère de Dieu, Reine des cieux, Souveraine du monde, toutes les générations vous diront bienheureuse ; car vous avez engendré pour toutes la vie et la gloire. En vous à jamais les Anges puisent la joie, les justes la grâce, les pécheurs le pardon ; en vous, et par vous, et de vous la bénigne main du Tout-Puissant a créé une seconde fois ce qu'elle avait fait une première. »

« Solennité d'entrée, dit de ce jour André de Crète; fête initiale, dont le terme est l'union du Verbe et de la chair ; fête virginale, de joie pour tous et de confiance. » « Toutes les nations, soyez présentes, s'écrie Jean Damascène ; toute race, toute langue, tout âge, toute dignité, célébrons joyeusement le jour natal de l'allégresse du monde. » « C'est le commencement du salut, l'origine de toute tète, proclame à son tour saint Pierre Damien : voici qu'est née la Mère de l'Epoux! A bon droit, l'univers aujourd'hui tressaille, et l'Eglise, transportée, module des motifs d'épithalame en ses chœurs. » Mais les docteurs d'Orient et d’Occident ne sont pas seuls à exalter dans les mêmes termes aujourd'hui l'apparition de Marie sur terre. Dans l'Office de la fête, les deux Eglises latine et grecque chantent toujours, chacune en leur langue, cette belle formule  de conclusion, identique pour toutes deux : « Votre naissance, o Mère de Dieu, fut l'annonce de la joie pour le monde ; car c'est de vous qu'est né le Soleil de justice, le Christ notre Dieu, qui détruisant la malédiction octroya la bénédiction, et confondant la mort nous gratifia de l'éternelle vie. »

L'accord de Rome et de Byzance dans la célébration de la fête de ce jour remonte au VII° siècle au moins. On ne saurait avec quelque assurance préciser davantage, ni surtout généraliser la date première de son institution. Angers regarde le saint évêque Maurille comme en ayant été le premier auteur, sur un désir de la Bienheureuse Vierge à lui apparue, vers l'an 430, dans les prairies du Marillais : d'où le nom de Notre-Dame Angevine, ou fête de l'Angevine, donné si fréquemment à la présente solennité. Au XI° siècle, Chartres, la ville de Marie, n'en revendique pas moins pour son Fulbert, soutenu de l'autorité de Robert le Pieux, une paît prépondérante dans la diffusion delà glorieuse fête au pays de France; on sait l'intimité de l'évêque et du roi, et comment celui-ci voulut noter lui-même en chant d'une suave mélodie les trois admirables Répons où son ami célèbre le lever de l'étoile mystérieuse qui doit engendrer le soleil, la branche sortant de la tige de Jessé pour porter la fleur divine où se reposera l'Esprit-Saint, la bénigne toute-puissance qui fait produire à la Judée Marie comme la rose à l'épine.

En l'année 1245, dans la session troisième du premier Concile de Lyon, celle-là même où Frédéric II fut déposé de l'empire, Innocent IV établit pour l'Eglise universelle, non la fête partout dès lors observée, mais l'Octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie ; c'était l'accomplissement du vœu fait par lui et les autres cardinaux pendant le veuvage de dix-neuf mois, résultat des intrigues du fourbe empereur, qui suivit pour l'Eglise la mort de Célestin IV, et auquel l'élection de Sinibaldo Fieschi sous le nom d'Innocent avait mis un terme. En 1377, le grand Pape qui venait de briser les chaînes de la captivité d'Avignon, Grégoire XI, voulut compléter par l'adjonction d'une Vigile à la solennité les honneurs rendus à Marie naissante ; mais soit qu'il n'eût exprimé sur ce point qu'un désir, comme un peu plus tard au sujet du jeûne préparatoire à la fête de la Visitation son successeur Urbain VI, soit pour toute autre cause, les intentions du pieux Pontife ne prévalurent que peu de temps dans les années si troublées qui suivirent sa mort.

Avec l'Eglise implorons, comme fruit de cette fête si suave, la paix qui semble fuir toujours plus nos temps malheureux. Ce fut dans la seconde des trois périodes de paix universelle signalées sous Auguste,etdont la dernière marqua l'avènement du Prince même de la paix, que naquit Notre-Dame.

Pendant que se fermait le temple de Janus, l'huile mystérieuse sortait du sol où devait s'élever le premier sanctuaire delà Mère de Dieu dans la Ville éternelle; les présages se multipliaient; le monde était dans l'attente; le poète chantait: « Voici qu'arrive enfin le dernier âge prédit par la Sibylle, voici s'ouvrir la grande série des siècles nouveaux, voici la Vierge ! » En Judée, le sceptre est ôté de Juda ; mais celui-là même qui s'en est approprié la puissance, Hérode l'Iduméen poursuit en hâte la splendide restauration qui doit permettre au second Temple de recevoir dignement dans ses murs l'Arche sainte du nouveau Testament. C'est le mois sabbatique, premier de l'année civile, septième du cycle sacré : Tisri, où commence le repos de chaque septième année, où l'année sainte du jubilé s'annonce ; le plus joyeux des mois, avec sa solennelle Néoménie que signalent les trompettes et les chants, sa fête des Tabernacles, et la mémoire, de l'achèvement du premier Temple sous Salomon. Au ciel, l'astre du jour, parcourant ses demeures du Zodiaque, vient de quitter le signe du Lion pour entrer dans celui de la Vierge. Sur la terre, deux descendants obscurs de David, Joachim et Anne, remercient Dieu qui a béni leur union longtemps inféconde.

 

Extrait de l'Année Liturgique, tome 5, de Dom Prosper Guéranger

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Neuvaine pour la Nativité de la Sainte Vierge

Elle commence le 30 août

 

On dit tous les jours les prières suivantes :

 

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Venez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de vos fidèles,

et allumez en eux le feu de votre amour.

 

Envoyez votre Esprit, et tout sera créé,

Et Vous renouvellerez la face de la terre.

 

Prions

 

O Dieu qui avez enseigné le cœur des fidèles par la lumière du Saint Esprit, donnez nous cet Esprit Saint qui nous fasse goûter et aimer le bien et qui répande toujours en nous sa consolation Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Prière

 

O Marie, choisie par l'auguste Trinité, et destinée de toute éternité pour être la Mère du Fils unique du Père, annoncée par les prophètes, attendue par les patriarches, désirée par toutes les nations : sanctuaire sacré, temple vivant du Saint Esprit ; soleil sans tache, parce que vous avez été conçue sans péché ; souveraine du ciel et de la terre, Reine des anges, nous vous honorons avec humilité, nous voulons célébrer avec allégresse la mémoire de votre heureuse naissance ; nous vous supplions de venir naître spirituellement dans nos âmes, de les captiver par votre douceur et par votre amabilité, afin qu'elles soient toujours unies à votre doux et aimable cœur.

 

I. Maintenant, par neuf salutations distinctes, nous dirigeons nos pensées vers les neuf mois pendant lesquels vous demeurâtes renfermée dans le sein maternel, et disons que tirant votre origine du sang royal de David, vous parûtes avec éclat, lorsque vous naquîtes de Sainte Anne, votre bienheureuse mère. Je Vous salue Marie...

 

II. Nous vous saluons, enfant céleste, colombe de pureté, qui à la honte du dragon infernal, avez été conçue sans péché. Je Vous salue Marie...

 

III. Nous vous saluons, aurore resplendissante, qui annoncez le soleil de ; justice, et apportez à la terre le premier rayon de lumière. Je Vous salue Marie...

 

IV. Nous vous saluons, ô élue de Dieu, qui, comme un soleil sans tache, avez brillé dans la nuit ténébreuse du péché. Je Vous salue Marie...

 

V. Nous vous saluons, astre brillant, qui avez éclairé le monde enveloppé dans les ténèbres du paganisme. Je Vous salue Marie...

 

VI. Nous vous saluons, redoutable guerrière, qui, comme une armée rangée en bataille, avez seule mis en fuite l'enfer tout entier. Je Vous salue Marie...

 

VII. Nous vous saluons, ô belle âme de Marie, que Dieu a regardée avec complaisance de toute éternité. Je Vous salue Marie...

 

VIII. Nous vous saluons, ô précieuse enfant, nous honorons votre très saint petit corps, les bandelettes dont il fut enveloppé et le berceau où il reposa ; nous bénissons le moment de votre naissance. Je Vous salue Marie...

 

IX. Nous vous saloons enfin, Bienheureuse Enfant, ornée de toutes les vertus dans un degré infiniment supérieur aux Saints ; c'est pourquoi, Mère digne du Sauveur, vous avez mis au monde le Verbe par la puissance du Saint-Esprit. Je Vous salue Marie...

 

Prière

 

O très aimable enfant, qui dans votre heureuse naissance avez consolé le monde, réjoui le Ciel, effrayé l'enfer, apporté du soulagement aux pécheurs, de la consolation aux affligés, de la santé aux malades, de la joie à tous les hommes, nous vous supplions avec ferveur de naître spirituellement dans nos âmes par votre amour ; fixez nos esprits dans votre service, et nos cœurs dans l'union avec vous: faites fleurir en nous ces vertus qui nous rendront agréables à vos yeux très miséricordieux. O Marie, soyez-nous Marie, en nous montrant les salutaires effet de votre doux nom. Que l'invocation de ce saint nom soit notre force dans les peines, notre espérance dans les dangers, notre bouclier dans les combats, et notre soutient à la mort: « Que le Nom de Marie soit un miel à notre bouche, une mélodie à nos oreilles et une jubilation à notre cœur. Ainsi soit-il.

 

Litanies de la Sainte Vierge

 

Seigneur, ayez pitié.

Christ ayez pitié.

Seigneur, ayez pitié.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,

Esprit-Saint qui êtes Dieu,

Trinité sainte qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu,

Vierge sainte entre les vierges,

Mère du Christ,

Mère de l'Église,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère sans tache,

Mère demeurée vierge,

Mère digne d'amour,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge digne d'honneur,

Vierge digne de louanges,

Vierge puissante,

Vierge pleine de bonté,

Vierge fidèle,

Miroir de justice

Siège de la sagesse,

Cause de notre joie,

Demeure de l'Esprit-Saint,

Demeure comblée de gloire,

Demeure toute consacrée à Dieu,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'or,

Arche de la nouvelle alliance,

Porte du ciel,

Etoile du matin,

Santé des malades,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des malheureux,

Secours des chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs,

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans le péché originel,

Reine élevée dans les cieux,

Reine du très saint rosaire,

Reine de la famille,

Reine de la paix,

 

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde exaucez-nous. Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

V. Votre nativité, ô Vierge Mère de Dieu,

R. A annoncé la joie au monde entier.

 

Prions

 

Nous Vous prions, Seigneur, d'accorder à vos serviteurs le bienfait de la grâce céleste, afin que, comme la naissance de la bienheureuse Vierge a été pour eux un commencement de salut, la fête solennelle de sa Nativité leur procure une augmentation de paix.

 

Pour le Pape

 

O Dieu, qui êtes le Pasteur et le recteur de tous les fidèles, regardez d'un œil favorable le Pape N., votre serviteur que vous avez établi chef de votre Eglise : faites, par votre grâce, que ses paroles et ses exemples soient profitables à ceux sur qui il a autorité, afin qu'il ait part, dans la vie éternelle avec le troupeau qui lui est confié. Nous Vous le demandons, Père, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Pour nos différents besoins

 

O Dieu, notre refuge et notre force, rendez-vous favorable aux prières de votre Eglise, vous qui êtes l'auteur de toute piété, faites que nous obtenions sûrement ce que nous vous demandons avec confiance, par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Que Marie et son tendre Fils nous bénissent ! Ainsi soit-il

 

Recueil de Neuvaines préparatoires aux principales Fêtes de la Sainte Vierge, Lévis, Mercier et Cie, Libraire, imprimeurs et relieurs, 1886.

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Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Trentième jour

Il faut se préparer, par une Neuvaine, à la Nativité de la Sainte Vierge

 

Aujourd'hui commence la Neuvaine préparatoire à la Nativité de mon Auguste Mère. Cette Fête, dit un pieux auteur, est un jour de faveurs signalées pour tous les dévots serviteurs de Marie ; car si les reines du monde ont l'habitude de se montrer libérales au jour anniversaire de leur naissance, et d'accorder toutes les grâces qu'on leur demande, combien la Reine du Ciel et de la terre ne sera-t-Elle pas plus généreuse envers ses enfants le jour de Sa Nativité ! Chargée qu'Elle est de distribuer toutes les faveurs de Son Fils, Elle puise largement ce jour-là dans le trésor infini de Ses Miséricordes et les répand sur nous à profusion.

Je ferai donc cette neuvaine avec une dévotion toute particulière, et je pratiquerai, autant que je le pourrai, les exercices proposés pour la Neuvaine de l'Assomption. En outre, je réciterai chaque jour 30 je Vous salue Marie (3 dizaines de chapelets NDLR), en l'honneur des jours que Marie a passés dans le sein de Sainte Anne, Sa glorieuse Mère. Elle-même révéla cette pratique à Sainte Mechtilde, qui l'avait supplié de lui apprendre quel exercice elle pourrait faire pendant la Neuvaine préparatoire à la Nativité. « Ma fille, lui dit-Elle, si tu veux M'honorer particulièrement pendant cette Neuvaine, tu réciteras dévotement chaque jour trente je Vous salue Marie en l'honneur des jours que J'ai passés dans le sein de Ma mère. Je jetterais un regard de maternelle tendresse sur tous Mes serviteurs qui Me paieront ce tribut de louange en ces jours, et Je les associerai aux joies que Je ressentis à Ma Nativité ».

Je ferais pareillement une chose fort agréable au Cœur Aimable de Marie, si, pendant cette Neuvaine, je récite fréquemment en son honneur et en l'honneur de Sainte Anne la prière suivante.

 

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Prière

 

Je Vous salue, pleine de grâces, le Seigneur est avec Vous, que Votre grâce soit avec moi. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et bénie est Sainte Anne, Votre mère, de laquelle Vous êtes née, ô Vierge Marie, sans souillure et sans péché, de Vous est né Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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28 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-neuvième jour

Paroles mémorables adressées par la Très Sainte Vierge à la Vénérable Sœur Marie de Jésus sur le respect que l'on doit aux Prêtres et spécialement au Souverain Pontife

 

« Ma Fille, Je veux te faire connaître quelle vénération et quel respect Je témoignais aux Prêtres pendant Ma vie : bien que Je fusse réellement Mère de Dieu dont ils étaient les ministres, Je me prosternais à leurs pieds, Je baisais souvent la terre qu'ils avaient foulée, et J'estimais que c'était pour Moi une heureuse fortune. Et pourtant le monde aveugle n'apprécie pas la dignité Sacerdotale, parce qu'ils confond le précieux avec le vil, et traite le Prêtre comme un homme du peuple, tellement qu'entre les deux, il ne fait aucune différence.

Eh bien ! Ma fille, il faut que tu compenses, dans la mesure de tes forces, cet égarement et cet oubli des enfants de l’Église. Saches que du Trône de Gloire où Je suis assise du Ciel, Je contemple avec vénération les Prêtres qui sont sur la terre ; toi aussi, regarde-les toujours avec autant de respect que s'ils étaient à l'Autel, s'ils portaient le Saint Sacrement dans leurs mains où s'ils le possédaient dans leur cœur ; que ce sentiment s'étende jusqu'aux ornements et aux vêtements qu'ils portent. Surtout, professe la plus grande vénération et la plus entière obéissance au Souverain Pontife, et quand tu l'entendras nommer, incline la tête comme tu le fais quand tu entends le Nom de Mon Divin Fils, ou le Mien, puisqu'il tient sur la terre la place de Jésus-Christ : Je le faisais Moi-même pendant Ma vie mortelle, lorsqu'on prononçait devant Moi le nom de Saint Pierre. Or, Je veux que tu marches en tout sur Mes traces, afin que, suivant Mon exemple, tu trouves grâce aux yeux du Très-Haut ».

Si je veux plaire au Cœur Aimable de Marie, je dois m'efforcer de mettre en pratique ces avis précieux qu'Elle a donnés à sa pieuse servante et amie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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Ave Domina Sancta

Ave Domina Sancta

D'après la Salutation à la Vierge Marie, de Saint François d'Assise

Interprété par la Communauté des Béatitudes

 

Refrain: Ave, Domina Sancta, Regina Sanctissima (X4)

 

1- Salut, Dame Sainte, Reine très Sainte, Mère de Dieu, ô Marie, Toi qui es toujours Vierge.

2- Salut, Dame Sainte, choisie par Dieu le Père, Tu es mise à part avec l'Esprit Saint et Son Fils bien-aimé.

3- Salut, Dame Sainte, en qui fut et demeure toute plénitude de grâce, tout bien qui vient de Dieu.

4- Salut, Dame Sainte, Tu es la Servante de Dieu, la Maison de Dieu, le Palais de Dieu, le Vêtement de Dieu.

 

Chant extrait de l'Album "Ave Domina Sancta, Regina Sanctissima", disponible auprès des Béatitudes Musique

 

 

27 août 2012

L'Apparition de Notre Dame de la Salette

L'Apparition de Notre Dame de la Salette

19 septembre 1846


Neuvaine à Saint Joachim

Neuvaine à Saint Joachim

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Saint Joachim

Père de la très Sainte Vierge Marie

Fêtes le 26 juillet et le 16 août

 

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Adonaï, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande. Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ? Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en Elle de grandes choses ». Après ces mots, l'Ange disparut. Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

 

D'après « La Vie des Saints pour tous les jours de l'année », de l' Abbé Pradier

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Prions Saint Joachim et faisons-le prier

 

Combien sont agréables au Cœur de Marie, les hommages que l'on rend à Son père bien-aimé ! Elle apparut un jour à la pieuse servante de Dieu Maria d'Escobar, qui s'employa si activement près du Pape Grégoire XV, pour obtenir que l'on célébrât dans toute l’Église Catholique, la Fête de ce grand Patriarche, et elle lui dit ces paroles mémorables : « Sœur bien-aimée, je viens t'exprimer toute ma reconnaissance pour le plaisir que tu m'as procuré en faisant instituer une Fête en l'honneur de Mon père ; sois bien assurée que Dieu ne te ménageras pas les récompenses pour une telle attention, et que Moi, de Mon côté, Je serai généreuse à ton égard ».

Un autre jour, la même servante de Dieu reçut la visite de la Glorieuse Sainte Anne qui, pour reconnaître les hommages rendus à son époux, lui adressa ces paroles empreintes de toute la délicatesse du plus tendre amour : « Ma fille, le Seigneur m'envoie te dire qu'il est fort satisfait de l'empressement que tu as mis à faire instituer une Fête en l'honneur de mon époux, si grand et si glorieux au Ciel. Moi-même, j'en ai ressenti une joie indicible et j'en ai retiré un éclat extraordinaire. Songe à ce que je pourrais te faire en reconnaissance de la gloire que tu m'as procurée, et je promets de te l'accorder ».

Après avoir lu ces paroles, est-il possible de ne pas éprouver une vive dévotion à Saint Joachim, puisqu'elle nous assure non seulement son amour, mais encore l'affection de sa famille, et par conséquent de tout le Paradis ? Le Père Croiset dit qu'il n'y a rien qu'on obtienne de Jésus et de Marie, dès lors qu'on le demande par l'intercession de Saint Joachim ; aussi, appelle-t-il cette dévotion un trésor, mais un trésor caché à beaucoup de fidèles. Prions Saint Joachim une grande dévotion au père de la Très Sainte Vierge, au glorieux Saint Joachim, dont la Fête se célèbre le dimanche dans l'octave de l'Assomption et conjointement avec celle de sa glorieuse épouse, Sainte Anne, le 26 juillet, faisons passer sa dévotion partout, car il est une grande source de grâces.

 

D'après une méditation extraite du « Mois de l'Assomption », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Ed. St Jean

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Neuvaine à Saint Joachim

 

Prières à dire chaque jour de la Neuvaine

 

O glorieux Saint Joachim ! Comme il vous convient bien ce nom qui signifie préparation du Seigneur ! Car c'est vous que Dieu a choisi pour préparer le temple vivant dans lequel il a plu à son Fils unique de venir habiter ! O Bienheureux père, c'est vous qui avez donné au monde cette admirable Fille qui a été élevée au rang de Mère de Dieu et de Reine du Ciel et de la terre. Avec quelle tendresse et quelle sollicitude vous l'avez nourrie ! Quels exemples d'humilité, de piété vous avez fait luire aux yeux de votre Auguste Enfant et de tous les mortels ! Aidez-nous pur vos prières, ô Saint Joachim ! à préparer dans notre cœur un sanctuaire orné des saintes affections d'une piété tendre et persévérante. Ainsi soit-il.

 

Priez pour nous, saint Joachim,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui entre tous vos Saints avez choisi Saint Joachim pour être le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, nous vous en supplions, que ce grand Saint dont nous honorons la mémoire, nous fasse continuellement éprouver l'effet de sa puissante intercession. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Réciter ensuite 1 Notre Père, 5 je Vous salue Marie et 1 Gloire au Père

 

Premier Jour

Joachim, Père de Marie

S'unir au chœur des Anges et l'invoquer

 

Joachim naquit à Nazareth. Son nom, qui signifie en langue hébraïque « préparation au Seigneur », annonce heureusement les desseins que le Ciel avait sur ce saint patriarche. Il devait préparer au Roi des rois un temple, un sanctuaire vivant, l'Immaculée Vierge Marie, dans le sein de laquelle le Fils du Très-Haut devait s'unir à notre nature. Dieu, dans Son infinie bonté, lui accorda les grâces les plus signalées pour le rendre digne, autant que possible, d'être le père de la Femme bénie entre toutes les femmes, de l'Auguste Reine du Ciel et de la terre. On pense qu'il avait vingt-quatre ans lorsqu'il épousa sainte Anne, issue, comme lui, de la tribu de David. Ce fut longtemps après son mariage que Dieu lui accorda la Vierge, conçue sans péché, qui a enfanté l'Emmanuel, et que toutes les générations bénissent. Ne devons-nous pas bénir, avec elle, l'heureux patriarche qui a la gloire d'être son père ?

 

Prière

 

Quand je considère, ô Joachim, tout ce que Dieu a fait pour vous préparer à devenir le père de la Vierge Incomparable qui devait être le Temple du Verbe incarné, je vois avec quel soin je dois me disposer à être, par la communion, le sanctuaire de cet Adorable Sauveur. J'admire en même temps le bonheur que vous avez d'être le père de la Reine des Saints et l'aïeul du Verbe Incarné. Quel crédit ne devez-vous pas avoir auprès de Jésus, la source de tous les biens, et de Marie, par les mains de laquelle il les dispense ! Non, vos prières ne peuvent jamais être rejetées. Aussi, je vous invoque avec une entière confiance. Daignez prier pour moi; obtenez-moi, je vous en conjure, la grâce de m'approcher toujours dignement de la Sainte Table. Ainsi soit-il.

 

Deuxième jour

Foi de Saint Joachim

S'unir au chœur des Archanges et l'invoquer

 

La Foi de Saint Joachim a été vive comme celle de ses pères. Le monde qui passe en image n'était rien à ses yeux. Les fêtes les plus séduisantes n'avaient pour lui aucun attrait. Partout il voyait le Seigneur Dieu remplir le Ciel et la terre par Son immensité, et qui, du haut de Son Trône éternel, voit, sans jamais changer, s'écrouler et disparaître les empires les plus florissants d'ici-bas. Insensible a tout ce qui passe, se regardant comme étranger et voyageur sur la terre, il aspirait à la Céleste Patrie, où il verrait sans voile et posséderait pour toujours Celui qui est le principe et la fin de toutes choses. En vain les pécheurs l'invitaient à prendre part à leurs plaisirs criminels; il ne voulait point les suivre dans les sombres détours du vice. Dirigé par le divin flambeau de la Foi, il marcha constamment avec les fidèles Israélites dans les heureux sentiers de la vertu.

 

Prière

 

Je désire ardemment, ô Saint Joachim, imiter votre foi. Ah ! je le sens, si je suis souvent arrêté par le moindre obstacle dans le chemin de la perfection, c'est que ma foi n'est pas assez vive, puisque le Seigneur nous dit que si nous avions de la foi comme un grain de sénevé, nous transporterions les montagnes; et rien ne nous serait impossible. C'est par la Foi que les anciens pères se sont rendus recommandables... c'est par la Foi qu'ils passèrent au travers de la mer Rouge comme sur une terre ferme, au lieu que les Égyptiens ayant tenté le même passage, furent submergés. C'est par la Foi que vous avez fidèlement suivi les traces de vos ancêtres, que vous avez, à leur exemple, surmonté toutes les difficultés qui s'opposaient à votre sanctification. Obtenez-moi, a un haut degré, la vertu de foi qui me fera triompher du monde, de l'enfer et de toutes les passions.

 

Troisième jour

Espérance de Saint Joachim

S'unir au chœur des Principautés et l'invoquer

 

Saint Joachim a été fortement éprouvé dans le cours de sa vie; mais il ne s'est point laissé aller au découragement. Comme Abraham, il a espéré contre toute espérance. Il attendait avec confiance cette vie meilleure que Dieu a promise a ceux qui l'aiment. Comme tous les Saints, il espérait avec une confiance ferme et inébranlable, ce qui nous a été promis, parce que celui qui nous l'a promis est fidèle. Son espérance n'était point présomptueuse : docile à suivre les inspirations de la grâce, il s'attachait à mériter par des bonnes œuvres les récompenses du Dieu de bonté, qui couronne, dans le ciel, les dons mêmes dont il a enrichi ses Élus. En s'appliquant à faire valoir le talent que le Seigneur lui avait confié, il ne cessait d'invoquer son nom adorable, et ses prières étaient exaucées. Jamais celui qui espère en Dieu n'est confondu.

 

Prière

 

Quand je considère, ô Saint Joachim, les dangers qui m'environnent, l'acharnement de l'enfer, la malice du monde, la violence de mes passions et mon extrême faiblesse, je suis tenté de me désespérer ; d'autres fois, ouvrant mon cœur au vent de la présomption et m'appuyant sur moi-même, je néglige de recourir à la prière, je m'élève sur les ailes de l'amour-propre, et je suis puni de ma présomption ; je tombe dans la profondeur de ma misère. Faites donc, je vous en conjure, que j'évite les deux vices opposés à la sain te vertu d'espérance. Ne souffrez pas que je sois entraîné et que j'aille me briser contre l'un ou l'autre de ces deux écueils. Obtenez-moi la grâce d'être, comme vous, au milieu des tentations, aussi ferme qu'un rocher, au pied duquel viennent expirer les vagues irritées ; que l'espérance soit pour moi, sur la mer du monde, l'ancre salutaire qui me fasse résister aux flots et aux vents conjurés. L'espoir de jouir de votre éternelle félicité me communiquera de jour en jour une nouvelle ardeur pour combattre mes ennemis ; qu'ils se dispersent devant le Dieu qui vient a mon secours, comme la poussière emportée par le souffle de l'Aquilon.

 

Quatrième jour

Amour de Saint Joachim pour Dieu

S'unir au chœur des Puissances et l'invoquer

 

Joachim s'attacha dès l'enfance au Dieu d'Israël, et la céleste flamme de son amour devint, de jour en jour, plus ardente. Son cœur ressemblait a l'autel sur lequel le feu sacré était toujours entretenu. Il s'était donné au Seigneur sans réserve et sans partage; toutes ses pensées, toutes ses affections, tous ses désirs avaient pour objet cet adorable Maître et ce qui pouvait procurer sa gloire. La vue de ses perfections infinies et de sa bonté, à l'égard des enfants de Jacob, le touchait profondément, et il lui en offrait de vives actions de grâces. Le divin amour, dont il était embrasé, faisait ses délices. Souvent il répétait au fond de son cœur ces paroles du Roi-prophète : « II est bon de m'attacher à Dieu. Qu'il est bon le Dieu d'Israël ! » « Celui qui aime vole, court avec joie ; il est libre et rien ne le retient. Il donne le tout pour le tout, et possède tout dans le tout, parce qu'il se repose au-dessus de toutes choses, dans le seul et souverain Bien, d'où découlent et procèdent tous les autres biens ; il ne regarde pas aux dons, mais il s'élève au-dessus de tous les biens, pour ne voir que Celui qui les donne. L'amour ne sent point la charge, il ne compte point le travail : il est capable de tout ; et pendant que celui qui n'aime point se décourage et se laisse abattre, celui-là exécute bien des choses et les achève ». Tels étaient les admirables effets de l'amour du Bienheureux Joachim.

 

Prière

 

Vous qui avez tant aimé le Seigneur, obtenez-moi, ô Saint Joachim, une étincelle du feu sacré que le Fils de Dieu est venu apporter sur la terre, faites qu'à votre exemple, je m'attache à Dieu seul, que je l'aime par reconnaissance pour les bienfaits sans nombre qu'Il daigne m'accorder dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce, pour me rendre digne de la gloire éternelle. Faites que je l'aime surtout pour l'amour de Lui-même, à cause de ses perfections infinies. Obtenez-moi la grâce de croître de jour en jour dans l'amour de ce Dieu infiniment aimable, afin que j'apprenne à goûter intérieurement combien il est doux de l'aimer, de se fondre, de se perdre en son amour, que je m'élève au-dessus de moi-même par un transport de ferveur; que le pur amour soit le mobile de toutes mes pensées, de toutes mes paroles, de toutes mes actions. Je me donne à Dieu tout entier par vos mains ; je veux l'aimer par dessus toutes choses. Puissé-je, avec votre secours, mériter d'aimer à jamais, dans les cieux, cette Beauté toujours ancienne et toujours nouvelle !

 

Cinquième jour

Amour de Saint Joachim pour son prochain

S'unir au cœur des Vertus et l'invoquer

 

L'amour du prochain est un fruit de l'amour de Dieu : il ne peut pas être banni d'un cœur embrasé du Feu de la Divine Charité. Saint Joachim, qui observait fidèlement le premier commandement : « Vous aimerez le Seigneur de tout votre cœur, de toute votre âme et de toutes vos forces », gardait aussi le second, qui est semblable au premier : « Vous aimerez votre prochain comme vous-même ». Voyant dans tous les hommes les images et les enfants de Dieu, il les aimait comme des frères. Mais il avait un amour de prédilection pour ceux qui étaient, comme lui, descendus d'Abraham et formaient le peuple chéri du Seigneur. C'était pour lui un bonheur de rendre service au prochain, quel qu'il fût. Quand un étranger se présentait a la porte de sa maison, il l'accueillait avec l'affabilité des anciens patriarches. Les pauvres et les malades excitaient sa compassion. S'il recevait quelques outrages, il les pardonnait pour l'amour de Dieu. Souvent il priait avec ferveur pour ses frères, conjurant le Seigneur de les réunir dans le séjour de l'éternelle félicité.

 

Prière

 

Sachant, ô bienheureux Joachim, que l'amour du prochain est inséparable de l'amour de Dieu, que celui qui n'aime pas son frère, n'aime pas Dieu, et que le Divin Maître nous recommande de nous aimer les uns les autres, je vous conjure de m'obtenir la grâce d'aimer, comme vous, le prochain, d'être toujours prêt à lui rendre service, de lui pardonner ses offenses, s'il venait à m'outrager, d'aimer les indigents et les malades, de les soulager autant que je le pourrai, et de mériter d'être un jour accueilli du divin Maître, qui a promis de récompenser, comme fait à lui-même, ce que nous faisons au moindre de ses serviteurs.

 

Sixième jour

L'esprit de prière de Saint Joachim

S'unir au chœur des Dominations et l'invoquer

 

Saint Joachim avait, dans un degré éminent, le don de prière. Il aimait à se retirer dans la solitude pour s'entretenir cœur à cœur avec Dieu, adorer ses perfections, lui offrir de vives actions de grâces pour ses insignes faveurs et en solliciter de nouvelles. Que de fois, humblement prosterné devant Sa Majesté suprême, à l'exemple des anciens patriarches, il le conjura de jeter un regard de compassion et de bonté sur le monde partout couvert des ombres de la mort, et de faire briller le Divin Soleil de Justice qui devait éclairer l'univers ! Avec quelle ferveur il récitait ces psaumes sublimes, où David, son aïeul, épanchait son cœur devant Dieu, et se plaisait a décrire d'avance, sous l'inspiration du Saint-Esprit, les vertus, les bien faits et les miracles éclatants de l'aimable Emmanuel. C'est par la prière qu'il entretenait en lui le feu de l'amour divin. C'est dans la prière qu'il puisait la patience au milieu des peines de la vie, et la force pour repousser toutes les attaques de l'ennemi du salut. Ses prières, faites avec les plus saintes dispositions, montaient vers le Très-Haut comme un encens d'agréable odeur, et faisaient descendre sur lui avec abondance la rosée des célestes bénédictions.

 

Prière

 

Bienheureux Joachim, vous avez paru au temps où devaient s'accomplir les divins oracles qui annonçaient l'avènement du libérateur promis à vos pères. Près de renouveler la face de la terre sur laquelle il allait descendre après le Messie, le Saint Esprit répandait déjà dans votre âme des torrents de grâces, et formait en vous ces gémissements inénarrables qui touchent le cœur de humbles et ferventes, montaient vers le Très-Haut comme la légère vapeur qui, au jour du printemps, sort de la terre réchauffée par les rayons du soleil. Et moi qui jouis des bienfaits ineffables dont l'Incarnation du Fils de Dieu est la source, je ne prie souvent, hélas ! Que du bout des lèvres; mon cœur est froid, et mon esprit se laisse emporter par les vains fantômes dont mon imagination est remplie. Ah ! je le sens, si je languis dans la piété, c'est parce que je ne prie pas, ou que je ne prie pas comme Dieu le désire. Daignez, ô saint patriarche, demander pour moi au Seigneur le don d'oraison; conjurez l'Esprit-Saint de m'accorder la grâce d'imiter votre recueillement et votre ferveur dans la prière; qu'il excite ma confiance , écarte d'importunes distractions et m'inspire ces aspirations vives et ardentes qui pénètrent, comme autant de flèches d'amour, le cœur du divin Sauveur, et en font jaillir des torrents de grâces.

 

Septième jour

La fidélité de Saint Joachim a observer la Loi

S'unir au chœur des Trônes et l'invoquer

 

Les observances de la Loi donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï étaient un poids que beaucoup d'Israélites supportaient avec peine, qu'un grand nombre rejetaient. Mais Joachim les regardant toutes comme l'expression de la Volonté Divine, les observait avec empressement et fidélité. Il se rendait, dans le temps prescrit, au Temple de Jérusalem pour y adorer le Dieu d'Israël, immolait, chaque année, l'Agneau Pascal et s'assujettissait à toutes les autres pratiques, quelque pénibles qu'elles fussent. Il est vrai que son amour pour Dieu en adoucissait la rigueur. C'était même pour lui un bonheur de conformer sa volonté à celle de son Divin Maître. Non content d'accomplir exactement tout ce qui était ordonné par la Loi, il cherchait en tout le bon plaisir de Dieu, le conjurait de lui faire connaître intérieurement ce qu'il désirait de son humble serviteur, et il se portait avec ardeur a tout ce qu'il paraissait demander et attendre de lui. Oh ! Combien ces saintes dispositions devaient être agréables à ce Divin Père qui se réjouit de voir ses enfants marcher dans la voie de ses commandements !

 

Prière

 

O Bienheureux Joachim, votre fidélité à accomplir La loi de crainte est, pour moi, un puissant encouragement à garder exactement la Loi d'amour, à porter avec joie ce joug léger et plein de douceur, par lequel le Fils de Dieu a remplacé le joug onéreux et pesant imposé à un peuple trop souvent rebelle. Que je serais coupable si je ne répondais pas à son amour, si je violais la loi de mon Divin Maître ! O mon aimable protecteur, priez le Seigneur de m'accorder la grâce d'observer fidèlement Ses préceptes, de remplir avec exactitude et avec ferveur tous les devoirs qu'Il m'a tracés, de me conformer en tout à Son adorable Volonté, de quelque manière qu'elle me soit manifestée, quels que soient les temps, les lieux et les circonstances où je me trouverai, afin de mériter, comme vous, la récompense promise au serviteur qui se conforme à la volonté de son maître et fait valoir le talent qu'il en a reçu.

 

Huitième jour

La simplicité de Saint Joachim

S'unir au chœur des Chérubins et l'invoquer

 

Une âme droite et simple ne se propose pas d'autre but que d'atteindre la fin pour laquelle elle est sur la terre, c'est-à-dire d'être éternellement unie à Dieu et heureuse de sa félicité. Elle va à Lui par le chemin le plus court, sans détourner ni à droite, ni a gauche. Une lumière douce et pure dirige ses pas. Quand l'œil est simple, tout le corps est éclairé, c'est-à-dire que l'intention, quand elle est droite, influe sur tout le reste ; tout est dégagé des recherches de l'amour propre. Qu'elle est belle, qu'elle est aimable cette vertu qui donne à l'âme la candeur et l'ingénuité de l'enfance ! Heureux, trois fois heureux qui la possède ! Il est aimé de Dieu et des hommes. Tel était Joachim ; tout était simple en son âme, pensées, affections, désirs ; il servait Dieu dans la simplicité de son cœur, sans retour sur lui-même, sans s'occuper de ce que pouvait dire ou penser un monde aveugle en ses jugements. Plaire à Dieu, chercher sa plus grande gloire, c'était là son unique but, l'objet continuel de ses préoccupations. On pouvait dire de lui ce que Notre-Seigneur disait de Nicodème : « Voilà un vrai Israélite, dans lequel il n'y a point de fourberie ». La simplicité, qui rend l'âme si belle, se reflète à l'extérieur. On le remarqua spécialement dans le vertueux père de l'auguste Marie : ses manières étaient gracieuses sans affectation ; c'était une politesse naturelle et aisée ; il n'y avait rien dans la manière de se vêtir qui sentît la recherche et le luxe ; ses vêtements étaient d'une grande propreté, mais simples et conformes à sa condition. Il en était de même pour les repas, d'où étaient bannis ces apprêts que demandent la sensualité et la délicatesse. Tout y respirait une modeste et frugale simplicité.

 

Prière

 

Votre simplicité patriarcale, ô Saint Joachim, a des charmes qui me ravissent; avant même la Loi évangélique, vous aviez la simplicité de la colombe recommandée par le Divin Maître; je vous supplie de Lui demander pour moi cette aimable vertu, faites que je sois simple en mes pensées, que je cherche en tout à plaire à Dieu seul, que jamais la vanité, la curiosité, le respect humain, la recherche de moi-même et le désir des satisfactions naturelles ne soient le mobile de mes affections, de mes désirs, de mes paroles, de mes actions. Je veux, à votre exemple, avoir cette belle simplicité dans mes rapports avec le prochain, évitant tout ce qui sentirait l'affectation, la ruse, la duplicité. Je ne rechercherai point dans mes habits ce qui serait au-dessus de ma condition. J'imiterai aussi votre tempérance à table; toujours je serai content de ce qui me sera présenté quand même les mets seraient contraires à mes goûts. Puissé-je par une vie simple et modeste obtenir les grâces que Dieu accorde à ceux qui marchent comme vous devant lui dans la simplicité de leur cœur.

 

Neuvième jour

Humilité de Saint Joachim

S'unir au chœur des Séraphins et l'invoquer

 

La vertu qui est le fondement et la gardienne de toutes les autres était profondément établie dans le cœur de Saint Joachim. Connaissant le limon dont nous sommes formés, il ne s'élevait point dans ses pensées et ne cherchait point l'estime des hommes. Issu des plus grands rois de la terre, mais écarté du trône et tombé dans une profonde obscurité, il supportait son état avec un calme inaltérable. Les sentiments de l'ambition n'avaient aucun accès dans son cœur ; il était content de son humble condition parce qu'il n'avait pas d'autre volonté que celle de Dieu. Les outrages les plus sensibles n'altéraient point la paix de son âme qui puisait une force invincible dans son union avec le Tout-Puissant. Il ne s'enorgueillissait point des faveurs spirituelles qu'il recevait abondamment, sachant que tout don vient de Dieu ; il faisait remonter vers lui l'hommage de sa reconnaissance et répétait avec le Psalmiste : « Ce n'est point à nous, Seigneur, mais à vous seul et à votre saint nom que la gloire appartient ». Parce qu'il fut toujours humble, Dieu le regarda d'un œil de complaisance, et pour lui s'accomplit cet oracle de la Sagesse incarnée : « Quiconque s'abaissera sera élevé ». Admis dans le séjour des élus, il est sur un trône immortel, la tête entourée d'une auréole éblouissante, et son nom est même sur la terre, environné de gloire. Les petits et les grands se pressent devant son image, lui adressent de respectueux hommages, et l'invoquent comme un puissant protecteur auprès de Dieu.

 

Prière

 

La méditation de votre profonde humilité, ô Bienheureux Joachim, excite en moi un vif désir d'avoir cette vertu fondamentale sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu et qui attire l'abondance de ses grâces. Le divin Maître nous l'a dit : « Apprenez de moi à être humble de cœur ». Daignez, ô grand Saint, m'aider à obtenir la grâce de mettre en pratique cette importante leçon, d'arracher du fond de mon cœur jusqu'aux dernières racines de cet amour propre qui s'y élève et porte des fruits si amers, de supporter avec patience les humiliations qui me viendront de la part des hommes et les épreuves par lesquelles il plaira au Seigneur de me faire passer ; de ne jamais me prévaloir des avantages que je pourrais avoir, d'en rapporter la gloire à ce Dieu qui est la source de tous les dons ; en un mot, de marcher sur vos traces, pour mériter les glorieuses récompenses promises dans l'éternité au cœur vraiment humble.

 

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Méditation pour le Jour de la Fête de Saint Joachim

 

Nous avons considéré les unes après les autres les principales vertus du Bienheureux père de l'Auguste Vierge Marie, comme des fleurs écloses dans un beau jour de printemps et cultivées avec le plus grand soin ; formons-en aujourd'hui un seul bouquet pour les considérer toutes ensemble. Quel vif éclat jaillit de tant de brillantes fleurs réunies ! Quel doux parfum s'en exhale ! Quel beau modèle pour nous que la vie du glorieux Saint Joachim ! Avec quelle ardeur reproduire les traits. Il est vrai qu'il nous en coûtera pour l'imiter, mais la vue de la récompense qui nous attend doit soutenir notre courage et enflammer notre ardeur ; Dieu lui-même sera notre récompense comme il l'est pour le Bienheureux Saint Joachim : quoi de plus propre à nous inspirer un zèle que rien ne puisse ralentir ? Le glorieux époux de Sainte Anne jouira éternellement dans le sein de Dieu d'une gloire et d'une félicité parfaite. Combien il se réjouit d'avoir souffert avec patience les peines de cette vie, de s'être fait violence, d'avoir fidèlement et constamment observé la loi du Dieu d'Israël ! Tous ses actes de vertu sont changés en autant de rayons de gloire, en autant de torrents de délices. Il participe abondamment au repos, a la joie, au bonheur de Dieu lui-même. Placé sur un trône éblouissant, au milieu de la foule innombrable des Élus parmi lesquels il occupe un rang distingué, il jouit d'un grand crédit auprès de Dieu et obtient des grâces signalées pour ceux qui l'honorent et l'invoquent. Marie toute puissante dans le Ciel appuie les prières de son glorieux père, aussi bien que celles de sa Bienheureuse Mère, et le Divin Sauveur se plaît à donner à son aïeul des marques de son amour et de sa bonté. Recourez donc avec confiance à Saint Joachim, en toute occasion, et vous serez exaucé.

 

Prière

 

O Bienheureux Joachim, l'éclat qui jaillit de vos vertus, la gloire qui vous environne, la puissance de vos prières, tout me frappe en vous, tout excite mon admiration et ma confiance. Je veux être un de vos plus fidèles serviteurs ; je me mets sous votre protection ; je vous invoque du fond de mon cœur. Vous ne pouvez rien me refuser au beau jour de votre fête ; exaucez mes ardentes prières ; jetez sur moi un regard de bonté, protégez moi et guidez mes pas dans le chemin que vous avez suivi pour aller an Ciel; demandez avec Sainte Anne à Marie, votre Auguste Fille, qu'Elle daigne Elle-même me secourir sans cesse. Daignez m'obtenir la grâce de l'honorer et de la servir fidèlement, et par elle d'aimer Jésus de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces ; enfin d'entrer, sous vos auspices, dans le repos de l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

 

Neuvaine extraite du livre « Dévotion à Sainte Anne et à Saint Joachim », Imprimerie Vincent Forest, Nantes 1860

 

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Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Marie et Jean Paul II

Vingt-huitième

Le Pape, Vicaire de Jésus-Christ, respect qu'on lui doit

 

La Sainte Église Catholique n'a qu'un chef, qui est Jésus-Christ dans le Ciel ; mais ce Divin Chef a sur la terre un représentant visible, un Vicaire, un dépositaire de sa toute-puissance spirituelle. Ce Vicaire de Jésus-Christ, ce représentant de Dieu, ce grand-prêtre de la religion Chrétienne, c'est le Pape, Évêque de Rome et successeur de Sainte Pierre. Toute monde connaît le passage de l’Évangile selon Saint Matthieu, où Jésus-Christ établit l'Apôtre Saint Pierre chef visible de l’Église et fondement de la société Chrétienne : « Je te dis que tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirais Mon Église, et les puissance de l'Enfer ne prévaudront jamais contre elle : c'est à toi que Je donnerais les clés du Royaume des Cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le Ciel ». Cette promesse n'a pas besoin de commentaire. Le Sauveur l'a confirmé, peu de jours avant Son Ascension, par ces paroles non moins claires de l’Évangile selon Saint Jean : « Pais mes agneaux, pais mes brebis ».

L’apôtre Saint Pierre a donc été choisi par Jésus-Christ pour être la pierre fondamentale de l’Église, le Pasteur des fidèles et des Évêques, le chef spirituel du peuple Chrétien et le dépositaire suprême de toute-puissance de Dieu. Non, il n'est pas possible de rejeter l'autorité de Saint Pierre sans rejeter aussi l’Évangile. Comme homme, Saint Pierre est mort ; comme Pape, il vit et vivra jusqu'à la fin du monde dans la personne des Évêques de Rome ses successeurs. Je prends donc la ferme résolution de rester toujours invariablement attaché au Saint Siège, au Souverain Pontife, Centre de l'Unité Catholique, Pasteur universel et Père spirituel de tous les vrais croyants. Je vénérerais en lui le Vicaire de Jésus-Christ même ; et puisque je connais toutes les tribulations que beaucoup de ses enfants lui font souffrir, puisque je sais combien il gémit à la vue des maux immenses qui affligent l’Église, je prendrai à ses douleurs toute la part qu'un fils rend aux malheurs de son père et de sa mère ; je m'efforcerai d'adoucir ses peines autant qu'il me sera possible, de le consoler par mon affection et surtout d'unir mes prières à celles de tant d'âmes pieuses qui ne cessent de conjurer le Seigneur, au pied des Autels, par les mérites de Son Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, afin qu'il éclaire, par Sa Grâce Divine, les ennemis de l’Église Catholique et du Saint Siège, qu'Il les ramène dans la voie de la Justice et de la Vérité et qu'Il nous donne enfin a tous cette paix véritable que le monde peut bien nous promettre, mais qu'il ne pourrais jamais donner.

 

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Acte de Foi

 

Mon Dieu, je crois fermement et de toute certitude que le Pontife Romain, quand il parle ex cathedra, c'est à dire quand, remplissant l'office de Souverain Pasteur et de Docteur de tous les Chrétiens, par son autorité suprême et apostolique, il définit la Doctrine que doit garder l’Église universelle concernant la Foi et les ; et que ces définitions du Pontife Romain sont par elles-mêmes, et non par le consentement de l’Église, irréformables. Toute cela, je le crois parce que notre Mère la Sainte Église, qui nous le propose à croire, est la colonne et le fondement de la vérité, qu'elle ne s'est jamais trompée et qu'elle ne peut se tromper. (Extrait du Recueil des Indulgences).

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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26 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-septième jour

Vifs sentiments de reconnaissance envers Jésus qui nous a appelés à la vraie Foi dans le sein de l’Église Catholique

 

Oh ! Quelle actions de grâces je devrais rendre au Cœur aimant de mon Jésus, qui, dans Son infinie Miséricorde, a daigné m'appeler à la vraie Foi par le Baptême et me compter parmi les membres de la Sainte Église Catholique ! O Dieu ! Que serai-je, si j'étais né dans les ténèbres du paganisme ou de l'hérésie, et si volontairement je vivais et mourais en dehors de la véritable Église de Jésus-Christ ! Ne serais-je pas éternellement et misérablement perdu ? Sans la Foi, dit l'Apôtre Saint Paul, il est impossible de plaire à Dieu, impossible par conséquent de se sauver. « Comme au temps du déluge, il n'y eut de sauvés que ceux entrèrent dans l'Arche de Noé, tandis que tous ceux qui demeurèrent en dehors périrent misérablement ; de même, après Jésus-Christ, il n'y a de sauvés que ceux qui se trouvent dans la Barque de Pierre, c'est à dire dans la véritable Église, et tous ceux qui restent en dehors par leurs fautes seront éternellement damnés ». Telles sont paroles de Saint Cyprien ; et cette vérité, qu'en dehors de l’Église Catholique il n'y a point de Salut, a été définie par le IV e Concile de Latran : «Extra Ecclesiam nulla est salus.

Mon Jésus m'a donc fait la plus grâce qu'il pût me faire, en m'appelant à la vraie et en m'admettant dans sein de l’Église ; bien plus, les autres grâces qu'il pouvait m'accorder, eussent été, en dehors de celle-là, inutiles pour moi et de nul effet pour la vie éternelle. Oh ! Que je dois être reconnaissant à mon Divin Sauveur pour cet incomparable bienfait ! Il n'a pas agi de même à l'égard de tant d'autres, à qui il n'a pas manifesté comme à moi la vérité de religion Catholique. En effet, si je jette un coup d’œil sur l'Asie, l'Afrique et l'Amérique, que de nations, que de peuples encore ensevelis dans les ténèbres de l'infidélité ! Et dans l'Europe seulement, la plus civilisée des cinq parties du monde, que de villes, que de provinces, que de royaumes gémissent sous le joug de l'hérésie ? Que de personnes des deux sexes, ayant sucé avec le lait le venin de Luther, de Calvin et des autres hérétiques persistent obstinément dans leur fausse religion et se précipitent chaque jour malheureusement dans les abîmes de l'Enfer !

En effet, s'il est de foi que tous ceux qui meurent en état de péché mortel sont damnés, ceux qui meurent dans l'hérésie volontaire se trouvant en état de péché mortel très grave, il est de foi qu'ils se damnent sans rémission. Et cette vérité est tout à fait conforme à la raison ; car Dieu, qui a enseigné aux hommes la varie religion, ne peut transiger avec une religion fausse inventée par le caprice et substituée par l'orgueil humain à celle qu'il est Lui-même venu apporter au monde. Si Dieu agissait autrement il protégeait le mensonge et récompenserait ceux qui Lui sont rebelles, ce qui répugne au bon sens. Que je suis donc obligé envers mon Seigneur de m'avoir appelé à la vraie Foi et admis au sein de l’Église dans laquelle seule on peut trouver le Salut ! Quelle consolation pour moi, de savoir qu'en vivant dans cette Église, non seulement je suis certain de pouvoir me sauver mais que je me sauverai en effet, à moins que je ne mette moi-même des empêchements à mon Salut !

Eh bien ! aujourd'hui je prends la résolution de réfléchir souvent à une faveur si grande et si inappréciable, que Dieu m'a faite sans que j'eusse méritée, et de Lui en rendre toujours les plus vives actions de grâces. Surtout je me promets de ne passer aucun jour sans prier pour l'exaltation de ma Mère la Sainte Église et pour son Chef, le Souverain Pontife, car ces prières sont souverainement agréables au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

Le Seigneur dit un jour à Sainte Gertrude : « Si quelqu'un un Notre Père et un je Vous salue Marie, une prière ou un Psaume, à l'intention et au nom de l’Église Universelle, Je l'accepte comme le fruit des souffrances de Ma Divine Humanité et j'en rends grâce à Mon Père. Puis Je consacre ces prières, Je les multiplie par Ma bénédiction et Je les distribue à toute l’Église, afin qu'elles contribuent à son Salut éternel ». Sainte Marie-Madeleine de Pazzi ne laissait point passer un jour sans recommander à plusieurs reprises au Seigneur la Sainte Église et le Souverain Pontife, et elle exhortait ses religieuses à en faire autant. Une fois, elle demanda à une sœur si elle avait prié ce jour-là pour la Sainte Église et pour son auguste Chef ; et sur sa réponse négative : « Oh ! Dit-elle, animée par un saint zèle, qu'est-ce qu'une épouse du Christ qui ne recommande pas l’Église à Dieu tous les jours ? » Par là elle montrait que c'est pour les épouses de Jésus une obligation particulière de le faire journellement.

 

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Offrande à Dieu le Père des Sainte Plaies de Son Fils pour les besoins de l’Église

 

O Dieu, Père éternel, humblement prosterné à vos pieds, et animé de la plus vive confiance et du plus ardent amour, je Vous offre les mérites et les Plaies Sacrées de Votre Fils unique pour les besoins pressants de la Sainte Église. O Père, tendre Père, que les entrailles de Votre Charité, de Votre Miséricorde infinie, s'émeuvent de compassion pour nous et pour cette Église, que Votre Divin Fils a fondée au prix de Son Sang. Vous voyez, ô bon Père, combien Votre Épouse est persécutée et opprimée par des fils ingrats ! Mon Dieu, à la vue de ces Plaies adorables, que je Vous offre et qui sont comme autant de bouches implorant pour nous Votre Pité et Votre Miséricorde, ne me refusez pas cette grâce si désirée. O Père chéri, ô Seigneur, déposez, oui, déposez, déposez ces traits que Vous êtes sur le point de lancer contre la terre ; calmez Votre trop juste indignation, au nom des Plaies de Jésus Votre Fils unique : je Vous les offre de nouveau, avec ses mérites et avec les Douleurs du Cœur très Pur de Marie, Mère de Jésus et notre Mère. Ainsi soit-il.

O Père éternel, par les Plaies de Jésus, accordez-nous le pardon et la grâce de ne plus Vous offenser jamais.

Une personne bien digne de foi certifie que tous ceux qui récitent avec piété cette offrande cette oraison pour les besoins de l’Église, et qui cherchent à les répandre, ; font une œuvre très agréable au Divin Cœur de Jésus.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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25 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Sainte Enfance

Vingt-sixième jour

Œuvre de la Sainte Enfance

 

Une autre Institution merveilleuse de la Charité Chrétienne, ayant pour objet non seulement l'avantage temporel du prochain, mais surtout son bien spirituel, c'est l'OEuvre de la Sainte Enfance, ou l'association pour le rachat des enfants infidèles. C'était, chez les peuples anciens, un usage barbare d'exposer, de vendre, de tuer même leurs petits enfants, et cet usage a persévéré jusqu'à nos jours dans beaucoup de région païennes, spécialement en chine (le livre, dont ce texte est extrait a été publié en 1891 NDLR). Dans cet immense empire, tout père à le droit de tuer ses enfants en bas âge. Un père de condition misérable, qui pense ne pas pouvoir élever facilement les enfants qui lui naîtront, ou qui se trouve déjà passablement chargé de famille, fait jeter à l'eau l'enfant qui vient de naître, ou l'abandonne sur la voie publique. Dans les cités populeuses, des voitures circulent çà et là pendant la nuit pour recueillir les enfants abandonnés, puis on les jette tout pêle-mêle dans une fosse immense. Parfois, avant que passent ces voitures, les pauvres petits ont été dévorés, au moins en partie, par les chiens et les porcs qui recherchent cette proie. A Pékin, en trois années seulement, on a recueilli plus de 9 712 de ces enfants que l'on a jetés dans la fosse, et écrasés, ceux que les chiens ont dévorés, ou ceux que les parents dénaturés ont eux-mêmes noyés.

Les Missionnaires Catholiques, qui parcourent tout le monde pour sauver les âmes, regardent comme un de leurs principaux devoir d'arracher à la mort ces petites créatures abandonnées, et de les recueillir dans certaines maisons destinées à ce pieux usage, où il les baptisent, les élèvent et leur donnent l'entretien matériel et le bienfait de l'éducation. Souvent aussi les Chinois vendent leurs enfants quand ils sont un peu grands, et les offrent aux Missionnaires, pour quelques pièces de monnaie, leur disant que s'il ne les achètent pas, ces malheureux seront abandonnés, étouffés et jetés à l'eau. Les Missionnaires en recueillent autant qu'ils peuvent et, pour couvrir tant de dépenses, il s'adressent à la Charité des Catholiques Européens et demandent le concours de leurs aumônes. Cette belle œuvre de Charité, placée sous le patronage de Jésus Enfant et de Sa Divine Mère, produit les fruits les plus abondants et les plus consolants. Je ferai donc une chose agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, si je travaille à répandre l'Oeuvre de la Sainte Enfance pour venir en aide à ces malheureuses victimes.

Bien que tout enfant baptisé soit, pour ainsi dire membre-né de cette pieuse association, toutefois, en vertu d'un décret du Bienheureux Pie IX, les adultes eux-mêmes peuvent en faire partie comme agrégés et jouir des Indulgences accordées à cette œuvre. Voici quelles sont les obligations des associés : 1° l'aumône d'un sou par mois ; 2° la récitation d'un je Vous salue Marie chaque jour, avec l'invocation : « Vierge Marie et Saint Joseph, priez pour nous et pour les pauvres petits infidèles ». Il suffira d'appliquer à cette intention le je Vous salue Marie du matin et du soir. Les parents peuvent accomplir eux-mêmes ces obligations pour leurs enfants en bas âge. Les principales Indulgences attachées à l'OEuvre de la Sainte Enfance sont : 1° l'Indulgence Plénière aux Fêtes des Patrons de l'Association, c'est à dire la Présentation de la Sainte Vierge (21 novembre), des Saints Anges Gardiens (2 octobre), de Saint Vincent de Paul (27 septembre), de Saint François Xavier (3 décembre), à la condition que l'on fera une prière particulière pour le développement de l’œuvre ; 2° l'Indulgence de 40 jours pour chaque associé et pour tous ceux qui, de quelques manière, s'occuperont de l’œuvre pour l'amour du Saint Enfant Jésus et pour le Salut des âmes.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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24 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

42

Vingt-cinquième jour

Excellence et fruits merveilleux de l'OEuvre de la Propagation de la Foi

 

C'est avec beaucoup de raison qu'on a appelé l'Oeuvre de la Propagation de la Foi une œuvre éminemment Catholique, une œuvre Divine, l'œuvre de Dieu par excellence. Oh ! Qui pourrait connaître à fond l'excellence de cette œuvre et les biens immenses qu'elle procure ! Or, chacun des associés à la Propagation de la Foi participe d'une manière spéciale à tous ces avantages. Il est bon de rappeler ici ce que disait un illustre prélat : « Tous les confrères de la Propagation de la Foi, qui persévèrent d ans cette pieuse société, coopèrent avec Jésus même au Salut du monde et deviennent en quelque sorte, sans sortir de leur maison, apôtres et missionnaires des deux mondes. Il prêchent l’Évangile, administrent le Baptême, brisent les idoles, bâtissent les églises, fondent les écoles, transforment les peuples, ouvrent le Ciel à une multitude d'âmes ; enfin, participant aux fatigues des apôtres et aux souffrances des martyrs, ils partageront un jour leur récompense ».

Or, pour être agrégé à cette pieuse Association et participer aux biens précieux qu'elle procure, il suffit de donner un sou par semaine, cinquante-deux sous par an, à celui qui est chargé de recueillir les offrandes, et de réciter chaque jour un Notre Père et et un je Vous salue Marie ; on peut même appliquer, une fois pour toutes, à cette intention le Notre Père et le je Vous salue Marie de la prière du soir ou du matin en y ajoutant chaque fois l'invocation : « Saint François Xavier, priez pour nous ». « Quand même, dit un pieux auteur, en m'associant à cette Œuvre, je ne devrais procurer que la conversion d'un seul infidèle à la religion Catholique, quel bien n'aurais-je pas fait en procurant à Dieu un véritable adorateur, et en sauvant une âme ? Quelles faveurs ne pourrais-je pas attendre, en retour, de Dieu que j'aurais ainsi glorifié ? Quelles grâces et quelles bénédictions, de cette âme par moi soustraite à la damnation éternelle ? C'est le sentiment des plus graves auteurs, que travailler avec zèle à la propagation de l'Oeuvre divine est un signe de prédestination ».

Ainsi, sans fatigue et à peu de frais, en m'associant a cette Œuvre Divine, je participe à des faveurs immenses. Je puis en outre gagner l'Indulgence Plénière deux fois par mois, et une autre Indulgence Plénière, aux Fêtes de l'Invention de la Sainte Croix (14 septembre), de l'Annonciation (25 mars), de l'Assomption (15 août), de Saint François-Xavier (3 décembre), comme aussi à l'article de la mort, en invoquant au moins de cœur le Saint Nom de Jésus. Je puis enfin gagner l'Indulgence de 100 jours, chaque fois que je réciterai le Notre Père et le je Vous salue Marie, suivis de l'invocation à Saint François Xavier, ou que j'accomplirai une œuvre quelconque de dévotion ou de Charité en faveur des missions.

 

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Oraison de Saint François-Xavier pour la conversion des infidèles

 

O Dieu éternel, créateur de toutes choses, souvenez-Vous que les âmes des infidèles que Vous avez créées à Votre image et à Votre ressemblance qu'elles sont créées. Voici, ô mon Dieu, que Jésus a subi pour elles la mort la plus cruelle. O Seigneur, veuillez, je Vous en conjure, ne plus permettre que Votre Fils soit méprisé des infidèles ; mais apaisé par les prières de Vos Saints et de l’Épouse de Votre Fils, la Sainte Église, souvenez-Vous de Votre Miséricorde, et oubliant leur idolâtrie et leur infidélité, faites qu'ils reconnaissent, eux aussi, Celui que Vous avez envoyé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, par lequel nous avons été sauvés et délivrés des enfers, et à qui gloire soit rendue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le Bienheureux Souverain Pontife Pie IX, par un Rescrit de sa propre main (24 mai 1847) accorda l'Indulgence de 300 jours à tous les fidèles qui réciteront dévotement et d'un cœur contrit la susdite prière.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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