30 avril 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

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Premier jour

La Médaille, souvenir constant de la Sainte Vierge

 

Trop souvent nous nous croyons seuls dans nos peines, qu'elles soient individuelles, familiales ou nationales. Lourde erreur ! Une chère Présence se tient toujours à nos côtés, qu'il suffirait de regarder pour être consolés : cette Présence, c'est celle de la Très Sainte Vierge. Pour trop de chrétiens, la Sainte Vierge n'est qu'une statue immobile ou une image glacée, très belle certes, mais lointaine, quand, en réalité, Elle circule dans notre Pays, dans nos foyers, sur la terre entière, pour y vivre avec nous, avec chacun de nous...

Mais voilà... Nous n'y pensons pas, nous n'y croyons pas à cette présence de la Sainte Vierge. Nous vivons pratiquement comme si Elle habitait uniquement le Ciel et ne s'intéressait que de très loin à Ses enfants de la terre, alors que la réalité est bien autrement consolante ! Pour nous la rappeler, non seulement la Sainte Vierge est descendue plus d'une fois ici-bas, en particulier sur notre terre de France, qu'Elle aime d'un amour de prédilection, mais Elle nous a apporté Son Image afin que nous la portions sur nous et qu'ainsi nous pensions plus souvent à Elle.

Son pur visage nous parle de nos espérances ; Son pied béni qui écrase la tête du serpent nous rappelle que dans le monde surnaturel, Elle est toujours victorieuse. Ses mains rayonnantes de grâces nous disent Sa puissance. Ceux qui se moquent de nos médailles, de nos images, n'ont jamais compris qu'elle était le symbole secret de l'amour ! Ils le comprenaient, nos prisonniers portant sur leur cœur une lettre écrite soit par leur femme, soit par leur vieille maman, ou encore une mèche de cheveux du cher petit, grandissant en leur absence. Souvenirs qui tiennent chaud au cœur, parce qu'ils ont la puissance de l'amour.

Voilà ce que notre Mère du Ciel a voulu nous donner en nous apportant Sa Médaille. Pendant tout ce mois, nous la regarderons, nous en méditerons les leçons pour mieux en comprendre le prix et témoigner à la Sainte Vierge notre reconnaissance.

 

Lecture

C'est un vrai miracle !

 

Que de fois on l'a entendue au cours des bombardements cette exclamation ! Oui, ce sont de vrais miracles de protection que Notre Dame de la Médaille Miraculeuse a accomplis. Nous en lirons ici plusieurs relations durant ce Mois de Marie. Celui dont le récit va suivre s'est passé à Saint Maximin, petit village de l'Oise, en 1944. Une jeune fille, Melle S., écrit :

« J'avais remis à une dame à Paris des médailles miraculeuse pour envoyer à Saint Maximin, très exposé aux bombardements. Cette dame avait là son petit garçon de 9 ans, dont elle était très inquiète, et ses parents très âgés. Le grand-père avait 87 ans. Elle ne parut pas d'ailleurs, d'attacher grande importance à mes médailles mais les envoya cependant. Hubert et sa grand-mère avait lu aussitôt la notice explicative que j'avais jointe, et l'album 1943 de la Médaille Miraculeuse. Chaque jour ils récitaient avec confiance l'invocation « O Marie conçue sans péché... »

Le bombardement annoncé par tract depuis plusieurs jours se produisit dans la nuit du 4 au 5 juillet. Il fut terrible. La partie du paisible village située sur la rive gauche de l'Oise fut complètement anéantie. Résultat : 600 sinistrés sur 1100 habitants. Heureusement, il y eût peu de victimes, les habitants passant la nuit depuis quelques temps dans les carrières voisines. Cependant, à cause du vieillard de 87 ans qui ne pouvait marcher, Hubert et ses grands-parents étaient chez eux. A la vue des fusées, ils descendirent au sous-sol, abri bien précaire, mais où la présence d'une poutre de fer soutenant la cuisine faisait espérer un peu de sécurité.

Une première bombe atteignit la cour de la maison, une seconde le jardin ; une troisième tomba sur la partie de la maison qui conduisait à la chambre du vieux grand-père resté dans son lit, entraînant la cuisine et le plafond de cette chambre à coucher. La grand-mère abritait de son mieux son petit fils, n'ayant qu'une pensée : puisqu'il fallait mourir, que du moins l'enfant ne soit pas trop défiguré afin qu'on puisse le reconnaître et prévenir sa mère ! Le petit Hubert ne cessait de répéter : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous ! », tandis que les débris de toutes sortes le recouvraient déjà avec sa grand-mère !

Au bout de 35 minutes que dura le bombardement, ils purent se dégager sains et saufs, mais ce fut pour tomber dans l'immense entonnoir creusé au jardin par la bombe. Il remontèrent tant bien que mal de cette excavation pour aller à la recherche du pauvre grand-père. Aux appels lancés, on l'entendit répondre : « Oui, je suis vivant ! J'ai caché ma tête sous l'oreiller quand le plafond est tombé ! » On put le sortir par ce qui restait de la fenêtre : la chambre était bouleversée de fond en comble. Tout le village est unanime à crier au miracle ! Le petit Hubert est rentré à Paris tout content, et ses grands parents l'ont rejoint quelque temps après. Tous portent avec la plu grande dévotion la Médaille Miraculeuse qui les a si visiblement arrachés à la mort ».

 

Prière

 

O Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, Vous avez voulu vivre avec nous et nous n'y pensons pas ! Nous voici réunis à Vos pieds pendant ce beau Mois qui Vous est consacré, afin de méditer pieusement le souvenir que Vous avez laissé en 1830, de Vos visites sur notre terre de France : Votre Médaille Miraculeuse. Aidez-nous a en bien saisir les leçons afin de Vous mieux connaître et de Vous mieux aimer. O Bonne Mère, qu'un rayon de grâce tombé de Vos mains maternelles illumine chacune de nos âmes, toutes les âmes qui nous sont chères et que nous Vous confions pendant ce Mois où nous voulons, avec toute l'Eglise, Vous honorer et Vous glorifier. Que Votre règne arrive, ô Vierge Immaculée, afin que le Christ vainqueur commande et règne à jamais. Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

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29 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 7/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Septième Mardi

Apostolat en France

 

Nous avons vu que Saint François d'Assise, après avoir appris du Provincial de Bologne l'effet produit par l'improvisation du Frère Antoine à Forli, avait voulu que cette lumière de son ordre fût mise au grand jour pour le bien des âmes et l'honneur de l'Église. Antoine fut donc envoyé à Montpellier pour y enseigner la théologie et se livrer à la prédication. Ce fut dans cette ville qu'eut lieu le miracle qui a fait choisir Saint Antoine comme le patron des choses perdues.

Pour être utile à ses pieux disciples, pour faire pénétrer profondément dans les âmes les enseignements des Saintes Écritures, le maître zélé avait composé le commentaire des Psaumes. Or, il advint qu'un novice, peu disposé et peu porté à la vie cénobitique, songea à quitter le Couvent. Avant de partir, pendant la nuit, il déroba à son maître ce manuscrit auquel celui-ci paraissait attacher un grand prix. Cela fait, il disparut furtivement. Dès le matin, Antoine s'aperçut que son livre lui avait été enlevé, et il se mit en prières, plein de confiance en Dieu. Quelques heures après, le novice rentrait repentant et remettait à Antoine son manuscrit. Dieu voulait montrer ainsi, d'une manière éclatante, que son saint serviteur, qui avait ressenti la peine d'avoir perdu un objet qui lui était utile, serait heureux de répondre à l'appel de ceux qui se trouveraient dans le même cas. Et le peuple chrétien l'a compris, et depuis de longs siècles, il a toujours demandé à saint Antoine de lui rendre les objets perdus. Les preuves surabondent, et les Bollandistes citent des faits nombreux de faveurs de cette nature obtenues par une prière adressée à saint Antoine.

En 1225, c'est à Toulouse que notre Saint fut envoyé par le chapitre général. Cette ville, où l'hérésie albigeoise, grâce à la complicité de ses comtes, avait pu se développer à l'aise, cette ville, qui avait été un foyer d'erreur et un fléau pour tout le Midi de la France, était loin d'être guérie ou d'être revenue à la vérité, au moment où Saint Antoine entra dans ses murs. Les hérétiques étaient nombreux ; mais notre Saint, animé de l'Esprit de Dieu, se trouva heureux d'avoir à travailler ce champ désolé du Père de famille. Il multiplia ses prières et ses mortifications, et en même temps il battit sans cesse en brèche l'hérésie, il fit entendre sa voix d'apôtre dans ses nombreuses prédications ou dans ses conférences. Son zèle produisit des fruits merveilleux et arracha un grand nombre d'âmes à l'erreur albigeoise, et par conséquent à l'enfer.

Un jour, notre Saint, obéissant à l'inspiration de Dieu, démontra par un miracle la vérité, la réalité de la présence de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les voiles eucharistiques. « Je voudrais voir, disait un hérétique à Saint Antoine, dans une réunion publique, je voudrais voir pour croire. Montrez-moi, non par vos arguments qui s'adressent à l'intelligence, mais par un fait qui parle aux yeux, que Jésus-Christ, ainsi que vous le soutenez et l'affirmez, est réellement présent dans l'Eucharistie. Alors j'abandonnerai mes doctrines ».

Antoine, sachant bien que Dieu se sert des humbles pour faire éclater sa puissance et faire briller la vérité, sachant aussi qu'il pouvait tout en celui qui le fortifiait, accepta les conditions de l'hérétique. Trois jours après, sur la place publique, au milieu d'un immense concours d'hérétiques et de Catholiques, l'Albigeois amena une mule, de laquelle on avait soigneusement éloigné toute nourriture depuis le jour où Antoine avait accepté de prouver la présence réelle de Notre Seigneur. De son côté, Saint Antoine, modeste et recueilli, apparut portant dans ses mains le Dieu caché sous les espèces du Pain. A cette vue, le silence s'établit, et l'anxiété, qui rendait les bouches muettes, fut grande du côté des hérétiques, tandis que les catholiques priaient avec ferveur, demandant à Dieu d'intervenir dans ce débat solennel. L'hérétique offrit de l'avoine à la mule, qui était à jeun depuis trois jours ; elle refusa d'y toucher, tandis qu'Antoine rayonnant, portant dans son regard l'amour et la foi qui l'animaient, disait d'une voix forte : « Au nom de ton Créateur que je porte véritablement dans mes mains, je t'ordonne, ô bête privée de raison, de te prosterner devant Lui ». Aussitôt l'animal plia les genoux devant la Sainte Hostie et baissa la tête. L'hérétique fut convaincu et comme il l'avait promis, il se convertit. Beaucoup d'hérétiques suivirent son exemple.

Plusieurs historiens placent ce miracle à Bourges, mais nous croyons qu'il fut accompli à Toulouse. C'est le sentiment adopté par la plupart des historiens récents. Peut-être ce miracle a-t-il été accompli deux fois, à Toulouse d'abord, et à Bourges ensuite.

De Toulouse, Saint Antoine se rendit au Puy-en-Velay. Là, les courses furent longues, difficiles et périlleuses au milieu des montagnes où le Saint allait à la recherche des brebis égarées pour les ramener au bercail ; mais aussi là, les prédications, les exhortations, principalement dans la campagne, portèrent les plus heureux fruits et réconfortèrent le cœur de l'infatigable missionnaire.

Nous retrouvons ensuite Saint Antoine à Bourges où il fit entendre sa parole apostolique devant les Pères du Concile réuni en 1225. Un jour, prêchant dans les environs de la ville et en plein air, parce que l'enceinte de l'église était trop petite pour contenir la foule avide de l'entendre, tout à coup un orage effrayant se forma dans le ciel. Des éclairs sillonnaient la nue sombre, le tonnerre grondait et de larges gouttes de pluie commençaient à tomber. Antoine rassura son auditoire, adressa à Dieu une prière, et l'orage respecta la place occupée par ceux qui écoutaient la parole de Dieu. Partout ailleurs, autour de la ville, l'orage avait formé des torrents. Ce miracle est confirmé par les Bollandistes. Puis c'est à Limoges et dans tout le pays Limousin que nous suivons notre Saint, toujours prêchant, faisant des miracles et convertissant les pécheurs et les hérétiques.

Le voici enfin à Brive. « Ce fut dans un rocher proche de Brive que Dieu le guida, dit un de ses historiens, et c'est là qu'il se retira comme un solitaire doux, mortifié, humble, agissant. Si Saint Antoine quittait sa chère solitude, c'était pour aller à Brive visiter ses frères, chanter avec eux les louanges du Seigneur et pour les soulager dans leurs nécessités temporelles et spirituelles ».

Dans cette grotte, il n'avait d'autre lit, qu'un trou qu'il avait creusé lui-même dans le rocher. La Croix de son Divin Sauveur lui tenait lieu de tout. Il restait de longues heures et souvent des nuits entières dans le ravissement que lui causait la contemplation de la Bonté, de la Miséricorde et de l'Amour de Notre Seigneur. En union intime et continuelle avec le Sauveur, il obtenait par ses prières et ses actes d'amour des grâces de conversion pour les âmes. Or, il advint que l'ennemi du genre humain, furieux de se voir réduit à l'impuissance, furieux de constater ses nombreuses défaites en comptant les nombreuses âmes qui lui échappaient grâce aux efforts et aux prières du saint missionnaire, apparut tout à coup, dans cette grotte de Brive, au grand serviteur de Dieu et osa porter sa main sur lui. Un cri s'échappa des lèvres, ou plutôt du cœur d'Antoine : « O ma Glorieuse Souveraine ! » Soudain le démon s'enfuit, et la Sainte Vierge se montra à Saint Antoine avec l'Enfant-Dieu, et cette douce apparition inonda son âme d'un bonheur tout céleste. O grotte bénie ! Solitude longtemps ignorée et cachée, vous êtes devenue un lieu de pèlerinage, fécond en faveurs et en miracles, parce que vous avez vu les extases d'un grand Saint, ses luttes et ses victoires, et parce que vos parois ont été inondées de la lumière céleste qui s'échappait du Visage de Jésus et de Sa Très Sainte Mère !


Réflexions

La Sainte Eucharistie


Saint Antoine, ayant reçu l'honneur du Sacerdoce, s'approchait de l'Autel de l'immolation avec la plus tendre piété et avec la Foi la plus vive et la plus profonde. Il accomplissait le Sacrifice Divin avec l'amour le plus ardent qu'une créature humaine puisse avoir dans le cœur. Il regardait l'Autel, et l'Autel c'est le Calvaire ; il tenait entre ses mains consacrées la Sainte Victime, et cette Victime, c'est Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme pour le Salut du monde. Sans nous arrêter davantage aux sentiments qui devaient envahir et remplir l'âme de notre Saint au moment de l'immolation non sanglante accomplie sur l'Autel, sans chercher à entendre les colloques intimes de son âme avec son Seigneur, sans le contempler dans ses extases et dans ses ravissements d'amour, retrempons notre Foi et ravivons notre Charité en méditant sur le mystère auguste de Jésus-Christ dans la Très Sainte Eucharistie.

La veille de sa mort, le Divin Sauveur rassembla dans le Cénacle les Apôtres pour célébrer la Pâque prescrite par Moïse et manger l'agneau pascal. A la fin du repas, Il se leva, et pour donner à ceux qui devaient être ses continuateurs une leçon d'humilité, d'obéissance et de charité, Il leur lava les pieds. Cela fait, Notre Seigneur se remit à table, prit du pain dans Ses mains saintes et sacrées, le bénit, le rompit et le donna à Ses Apôtres en disant : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps ». Il prit ensuite la coupe, qui contenait du vin, et l'ayant béni, il la donna de même à ses apôtres, en disant : « Prenez et buvez, ceci est Mon Sang, le Sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour la rémission des péchés ». Il ajouta aussitôt ces paroles, qui étaient à la fois un ordre et une délégation de Sa puissance : « Faites ceci en mémoire de Moi ».

Le doute n'est pas possible, car les Paroles du Seigneur Jésus sont d'une clarté et d'une précision incomparables ; le doute n'est pas possible, et le pain est changé en Corps du Seigneur et le vin est changé en Son Sang. « Prenez et mangez, prenez et buvez, ceci est Mon Corps, ceci est Mon Sang ». Le doute n'est pas possible, car Jésus donne à Ses Apôtres et, en leurs personnes, à tous leurs successeurs le pouvoir de faire ce qu'Il vient de faire Lui-même, en sorte que dans nos Tabernacles, dans nos Ciboires, sur nos Autels se trouve Jésus-Christ, notre Sauveur; en sorte que c'est Vous, ô Christ béni, que nous recevons dans la Sainte Communion.

Et ce miracle, opéré la veille du jour où Jésus devait être immolé, avait été annoncé par lui, un an avant sa mort. Après avoir multiplié cinq pains et nourri ainsi, dans le désert, cinq mille hommes, le Sauveur dit à cette multitude : « Je suis le Pain vivant, descendu du Ciel ; celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang aura la vie éternelle. »

Entendons l'apôtre Saint Paul écrivant aux Corinthiens. « J'ai reçu du Seigneur l'enseignement que je vous ai transmis, à savoir que dans la nuit même où il devait être livré, le Seigneur Jésus prit du pain, le bénit et dit : « Prenez et mangez, ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous ». Entendons Saint Cyrille, évêque de Jérusalem : « Et puisque le Seigneur a dit lui-même avec tant d'énergie : « Ceci est Mon Sang », qui osera douter que là n'est point son sang ? » Entendons Saint Augustin, l'une des gloires et l'une des plus éclatantes lumières de l'Église : « O sainte et redoutable dignité des prêtres, s'écrie-t-il, c'est en vos mains, comme dans le Sein de la Vierge Marie, que le Fils de Dieu s'incarne ». Entendons saint Thomas d'Aquin, qui chante, en des accents suaves et pénétrants, les merveilles de l'Eucharistie. « Le Pain des anges devient le Pain des hommes. O chose admirable ! Le pauvre, l'esclave et le délaissé se nourrissent du Corps du Seigneur ». Et depuis Saint Thomas jusqu'à nos jours, toutes les générations, mais les générations qui cherchent Dieu, qui marchent devant Sa Face dans la simplicité de leur cœur et dans la grandeur de leur Foi, n'ont cessé de dire et de chanter ces paroles échappées à l'âme toute frémissante d'amour du docteur angélique : « O Hostie Sainte ! Hostie qui nous donnes le Salut, qui nous ouvres la porte du ciel, sois notre force et notre appui ».

Assistons donc au sacrifice de nos autels avec une foi vive. Suivons, pendant les cérémonies liturgiques, .suivons en pensée le divin Sauveur dans les principales circonstances de sa Passion douloureuse, rendons-lui nos devoirs d'adoration, d'expiation et d'action de grâces, et aimons à le recevoir souvent dans la sainte Communion. Gravons dans notre mémoire et dans notre cœur ces paroles de saint François de Sales : « Ceux qui cherchent un prétexte ou une excuse pour se tenir éloignés de l'usage fréquent du Pain des anges ressemblent à ces convives invités, dont parle la parabole de l'Evangile, et qui, avec toutes leurs excuses, en apparence plausibles, s'attirent néanmoins la colère du Père de famille. »


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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22 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 6/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Sixième Mardi

Apostolat de Saint Antoine

 

Un jour vint où Antoine dut s'arracher à cette solitude de Saint Paul qu'il aimait. Le Provincial lui ayant demandé de l'accompagner à Forli, où devaient avoir lieu les Ordinations, il s'y rendit avec quelques-uns de ses Frères. L'Ordination était toujours précédée d'examens, d'exercices spirituels et de conférences. Or, après une conférence, le Prédicateur ordinaire ayant fait défaut, le provincial, quelques historiens disent l'évêque, désigna Antoine pour prendre la parole. Il obéit et développa cette parole de l'Apôtre : « Le Christ s'est rendu pour nous obéissant jusqu'à la mort ». Sa parole fut d'abord simple et timide ; mais ensuite, se livrant tout entier aux inspirations de l'Esprit-Saint, elle revêtit un merveilleux caractère de grandeur et de force. L'auditoire était composé de Frères Mineurs, de Frères Prêcheurs et de Prêtres séculiers, et tous furent profondément touchés et émus jusqu'aux larmes.

C'est pourquoi le Frère Gratien crut de son devoir d'écrire à ce sujet à Saint François, pour lui rendre compte de ce qui s'était passé. A cette nouvelle, l'âme du Séraphique Fondateur tressaillit de bonheur et d'espérance ; il comprit qu'une nouvelle voie allait s'ouvrir devant son Ordre, qui porterait désormais sur la terre et au Ciel la triple couronne de la Sainteté, du Martyre et de la Science. C'est pourquoi il ordonna à Antoine de se livrer à l'étude de la théologie et d'évangéliser les peuples vers lesquels il serait envoyé. Nous allons bientôt suivre Saint Antoine dans ses courses apostoliques; mais examinons en ce moment, pour les admirer, les qualités que Dieu avait données à son serviteur pour la prédication.

« Qui doute, dit Louis de Grenade, que l'esprit de Charité, l'ardent désir de la Gloire de Dieu et du Salut des hommes ne soit le premier et le plus excellent maître de l'art de prêcher ? » Dans ces quelques paroles, nous trouvons le portrait, disons mieux, l'âme de Saint Antoine. Pénétrez, en effet, dans cette âme et vous y trouverez une immense Charité et un désir insatiable du Salut des hommes. Entendez-le lui-même, et vous saisirez dans ses paroles un reflet de cette âme apostolique : « Un bon prédicateur, dit-il, doit avoir toujours dans l'esprit un mémorial de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ. C'est Lui qu'il doit désirer et chercher, et alors le Verbe de Dieu, le Verbe de la Paix et de la Vie, le Verbe de la Grâce et de la Vérité descendra en lui ».

A ces qualités intérieures Antoine ajoutait des manières pleines d'aisance, quoique simples et modestes, qui prévenaient en sa faveur. Sa voix était forte et agréable, et par des tons variés, il savait s'insinuer dans l'âme des auditeurs, les émouvoir et les ravir. Versé dans la connaissance des saintes Écritures, Antoine avait l'heureux secret de les appliquer avec justesse aux différents sujets qu'il traitait. Il parlait avec une onction admirable ; la Charité de son cœur passait dans sa parole et allait, comme un trait brûlant, enflammer tous les cœurs. En même temps, sa parole était simple et à la portée de toutes les intelligences, et pour se faire mieux comprendre, il empruntait le plus souvent ses comparaisons à la nature aimée et connue des peuples auxquels il s'adressait : « L'âme de l'homme est une vigne, disait-il ; l'âme, pour produire des fruits de vertu, a besoin d'une culture attentive et continuelle, comme la vigne pour produire des fruits délicieux. Le bois de la vigne ne peut servir à aucun usage, de sorte que, s'il est inutile et desséché, il n'est propre qu'à être brûlé ; l'homme vide de bonnes pensées et de bonnes actions sera la proie du feu éternel ».

Lorsque Saint Antoine s'élevait à l'enseignement dogmatique, sa parole devenait comme un écho de la parole divine, et l'on entendait les prophètes et les évangélistes eux-mêmes. Après ce rapide aperçu et cette étude trop succincte de la prédication d'Antoine en elle-même, nous allons le voir porter la parole devant les auditoires les plus divers, dans les pays les plus étrangers les uns aux autres, au milieu des impies, des indifférents et des hérétiques, et toujours avec le même succès. On a pu dire avec raison dans une circonstance célèbre : « Pierre a parlé par la bouche du pape Agathon » ; ne pourrions-nous pas dire aussi avec quelque raison : « L'Esprit-Saint parlait par la bouche d'Antoine » ?


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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Antienne composée par Saint Bonaventure en constatant que la la langue de Saint Antoine était restée intacte dans le tombeau (1263)


O langue bénie, qui as toujours loué Dieu et qui as enseigné à le bénir, nous voyons maintenant de quel mérite tu as été devant le Seigneur.


Priez pour nous, saint Antoine,

afin que nous devions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu tout-puissant, qui seul faites des prodiges et des miracles, qui avez préserve de la corruption du tombeau la langue de saint Antoine, votre confesseur, accordez-nous, nous vous en prions, par ses mérites et à son exemple, de vous bénir et de vous louer toujours. Ainsi soit-il.

 

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18 avril 2013

O Ineffable et Sainte Trinité

O Ineffable et Sainte Trinité

Un chant interprété par les Moines de l'Abbaye de Keur Moussa

(Sénégal)

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés par Ton image et ressemblance,

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés pour T'aimer librement.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Père, qui nous as donné la vie,

A Toi la louange, ô Fils, toi qui nous as rachetés,

A Toi la louange ô Saint Esprit, toi qui nous as comblé de tes dons.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Louange à Toi Seigneur, qui nous as rassemblés dans l'unité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as conviés à la demeure de l'éternité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as créés pour Te louer sans cesse.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Que toutes créatures Te célèbrent, Père, Fils et Saint Esprit

Que l'univers entier chante Ta gloire à jamais

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

15 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 5/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Cinquième Mardi

Saint Antoine, Martyr de désir

 

Dans la pauvre demeure de saint Antoine d'Olivarez, dans cette pieuse solitude, rien ne pouvait distraire l'âme d'Antoine de ses saintes aspirations et de ses préoccupations élevées. Il était déjà préparé d'ailleurs par ses années de vie religieuse à ne diriger ses regards et son cœur que vers Dieu, à n'avoir d'autres entretiens que ceux qui sont comme un écho du ciel. Ses historiens nous le représentent agenouillé au pied des autels, avec la ferveur d'un séraphin, se pénétrant de l'esprit de Saint François, s'attachant de plus en plus à la pauvreté et au détachement le plus complet des choses de la terre et entretenant dans son cœur, comme un feu sacré, le désir de mourir pour la Foi.

Dans ces conditions, la formation religieuse du Saint novice fut bien vite achevée. Il prononça ses vœux, et vit enfin venir l'heure tant souhaitée de se sacrifier entièrement pour Jésus-Christ. Sur sa demande, ses supérieurs le désignèrent comme missionnaire au pays des infidèles, et il se hâta de partir pour l'Afrique. A cette époque, le midi de l'Espagne était occupé par les Musulmans, et cependant ce ne fut pas vers cette Andalousie, que les Maures devaient occuper encore longtemps, qu'Antoine dirigea ses pas. Il regarda l'Afrique, il vit cette terre empourprée du sang de cinq de ses frères, et se rappelant que le sang des Martyrs est une semence de chrétiens, il n'hésita pas; de plus, son âme vaillante et avide de souffrance entrevit pour lui-même la mort du confesseur de la Foi, la couronne du martyre, et il y courut, il y vola.

Mais Dieu avait ses desseins. Il destinait Antoine à un autre martyre, au martyre de la pénitence. Aussi à peine notre Saint eut-il débarqué au Maroc, qu'une fièvre violente s'empara de lui, anéantit ses forces et l'obligea à rester dans l'inaction. Pas une plainte ne s'échappa de ses lèvres, pas un gémissement ne sortit de sa poitrine brûlée par la fièvre. Il unissait ses souffrances physiques et morales aux souffrances de Notre-Seigneur sur la croix, et il disait, avec une entière soumission : « Que Votre Volonté soit faite ». Bientôt ses supérieurs, avertis par le Frère qui avait accompagné notre Saint, de l'état dans lequel il se trouvait, enjoignirent à Antoine de revenir en Portugal. Il obéit à la voix de ses Supérieurs, et, bien que dévoré encore par une fièvre brûlante, il monta sur le bateau qui devait l'éloigner pour toujours de cette terre d'Afrique, où il avait voulu faire entendre et faire connaître, au prix même de son sang, le Nom Sacré de Jésus. Le lendemain de son départ, une violente tempête s'éleva ; le bateau, après avoir été le jouet d'une rafale épouvantable, fut jeté bien loin de sa destination. Il aborda en Sicile.

Frère Antoine se rendit chez les Frères Mineurs de Messine, où il trouva un accueil cordial et empressé, et aussi le repos et les soins qui lui étaient nécessaires pour refaire ses forces brisées. En 1221, nous retrouvons Antoine au chapitre général, tenu encore par Saint François, à Sainte Marie des Anges. C'est à l'issue de ce chapitre général qu'Antoine demanda au frère Gratien, provincial de Bologne, de lui assigner un Couvent où il pût s'occuper uniquement à étudier la discipline régulière et Jésus crucifié. Gratien y consentit, l'emmena avec lui et lui désigna l'ermitage du mont Saint Paul, près de Bologne.

Là, dans une petite cellule taillée dans le roc et isolée, Antoine se livra tout entier à la méditation des Saintes Écritures, à la mortification des sens et à la contemplation du Sauveur Jésus. Vivant dans la simplicité au milieu des simples, il cachait sous des dehors faibles et humbles les grandes lumières qu'il recevait du Ciel. Dieu prépare toujours dans le secret les apôtres qui doivent répandre à grands flots sur le monde la vérité et l'amour. Dans cette solitude, plus près du Cœur Sacré de son Divin Maître, l'intelligence d'Antoine s'illuminait de toutes les clartés du Ciel, et son cœur ravi s'embrasait de plus en plus des flammes de la Charité Divine.


Réflexions

Notre Mère la Sainte Église


Après sa glorieuse résurrection, Notre Seigneur donna à Ses Apôtres et à Ses Disciples ses suprêmes encouragements et ses dernières instructions. C'est dans ces touchantes et solennelles entrevues, avant de monter au Ciel, qu'Il dit à Ses Apôtres : « comme cela était écrit, il fallait que le Christ souffrît, qu'Il ressuscitât le troisième jour, et qu'on prêchât en Son nom la pénitence et la rémission des péchés parmi toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Allez donc par tout le monde ; prêchez l'Évangile à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». Jésus leur promit ensuite le Saint Esprit, en disant : « Jean a baptisé dans l'eau, mais vous, vous serez baptisés dans le Saint Esprit ».

Après avoir vu le Sauveur monter au Ciel, les apôtres attendirent la réalisation de Ses promesses dans la solitude et dans la prière, et quand se leva l'aurore du jour de la Pentecôte, ils étaient tous réunis au Cénacle, et ils furent remplis de Saint Esprit. Au lendemain de ce jour, les apôtres, obéissant à leur Maître, se dispersèrent et s'en allèrent à la conquête des âmes. En quittant Jérusalem, s'ils avaient rencontré un centurion romain aux portes de la ville, et si cet officier leur avait demandé où ils allaient, ils auraient répondu : « Nous allons prêcher l'Évangile, prêcher la Divinité de Jésus-Christ et établir dans le monde la Religion du Divin Crucifié ; nous allons renverser les faux dieux et fonder l'Eglise contre laquelle ne prévaudront jamais les puissances de l'enfer ».

Assurément le Centurion aurait souri, en regardant ces hommes dont les épaules étaient à peine couvertes d'un méchant manteau, dont les pieds étaient nus et qui n'avaient à la main que le bâton du voyageur, et il se serait dit, en rentrant dans la ville, que la religion de l'Empire n'avait pas grand'chose à craindre de ces pauvres insensés. Le centurion se serait trompé, car ce sont ces insensés qui ont vaincu l'idolâtrie et fait luire la lumière de la vérité. La lutte entre la foi nouvelle et le vieux monde a été violente, et le sang a été répandu.

Pierre est mort crucifié, Paul a eu la tète tranchée, Étienne a été lapidé, André a souffert une mort cruelle, et des millions d'autres Martyrs sont tombés sous les coups des persécuteurs. Et tous sont morts pour Jésus-Christ, tous sont morts pour attester la vérité de la Religion et la Divinité de son Fondateur. Pendant trois siècles, l'Église notre Mère, aux prises avec l'idolâtrie, a été obligée de vivre cachée dans les catacombes ; et la main sur l'Autel du Sacrifice nouveau, la Croix de son Maître sur le cœur, elle répétait les paroles d'immortalité qui lui avaient été dites par le Christ, et elle ne cessait, malgré les tortures et les supplices, d'arracher les âmes aux ténèbres, de les régénérer dans les eaux baptismales, de revendiquer les droits de l'honneur et de la vertu et de prêcher la vraie liberté.

En parcourant les pages de l'histoire de l'Église et en voyant l'acharnement de ces longues et sanglantes persécutions, nous sommes tentés de crier aux Néron, aux Domitien, aux Décius et aux Dioclétien ce qu'un docteur de la Loi, nommé Gamaliel, disait aux Juifs : « Laissez faire ces hommes. Si leur œuvre ne vient pas de Dieu, elle tombera d'elle-même ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pouvez l'arrêter et vous serez en danger de combattre le Seigneur lui-même13.

La persécution cessa avec l'édit de Milan, donné par Constantin en 313, mais la lutte ne fut pas terminée. De nouveaux ennemis, le schisme et l'hérésie, se dressèrent devant l'Eglise. Les conciles, les écrits des Pères de l'Église maintinrent dans son intégrité le dogme catholique. A travers tous les siècles, au milieu de toutes les agitations, des bouleversements et des révolutions des peuples, à travers le feu des idées, malgré des théories nouvelles ou dangereuses, subtiles ou pernicieuses, l'Eglise a gardé le précieux dépôt que Jésus lui avait confié. Aussi peut-elle répéter avec vérité les paroles que saint Paul adressait aux Hébreux : « Le Christ était hier, Il est aujourd'hui, et Il sera dans l'éternité ». L'Église, c'est Jésus-Christ continué. Elle était hier, elle est aujourd'hui, elle sera dans l'éternité.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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08 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

S

Quatrième Mardi

Saint Antoine Franciscain

 

Nous sommes arrivés à, l'année 1219, année importante pour le jeune Chanoine Régulier. C'est en cette année que cinq missionnaires franciscains, envoyés par Saint François lui-même, après le chapitre qu'il avait tenu à Assise, passèrent à Coïmbra, se rendant en Afrique pour évangéliser les infidèles. Ferdinand vit et entendit ces Frères Mineurs. C'est de leur bouche qu'il recueillit le récit des derniers entretiens qu'ils avaient eus avec Saint François ; c'est dans leurs paroles qu'il sentit passer, avec un souffle tout enflammé de l'amour de Jésus-Christ, les désirs insatiables de dévouement, de renoncement et d'immolation.

Toutes ces ardeurs étaient déjà dans l'âme de Ferdinand, et il suffisait d'une étincelle pour en faire jaillir un brasier ardent. Les cinq missionnaires furent cette étincelle. Peu de temps après, ces fils de Saint François ayant été mis à mort sur les côtes inhospitalières et barbares du Maroc, leurs restes, par les soins de l'Infant Don Pedro, furent rapportés à Coïmbra, au Monastère de Sainte Croix. Alors, devant les Saintes reliques de ces hommes apostoliques, Ferdinand se sentit remué jusqu'au fond de ses entrailles ; devant ces Martyrs, avec qui il avait conversé avant leur départ pour la mort, son amour pour Jésus-Christ sortait de son cœur en paroles brûlantes : « Ils sont morts pour Vous, ô mon Sauveur, disait-il, et moi, je me contente des douceurs et des consolations que Vous me prodiguez. Ils sont morts pour Vous, ces heureux Martyrs, et moi, qui Vous aime de tout mon cœur, ô mon Dieu, je reste dans les ravissements que me donne la contemplation de Votre Beauté et de Votre Bonté. Vous faire connaître et aimer, souffrir et mourir pour Vous, ô Seigneur Jésus, c'est mon désir le plus ardent, ma volonté ferme et arrêtée ».

C'est pendant que Ferdinand exhalait ainsi son amour devant Notre Seigneur, que, suivant les Bollandistes, Saint François lui apparut. Cette vision combla le jeune Chanoine de bonheur et lui indiqua la voie qu'il devait suivre. Non loin de Coïmbra, au milieu d'une plantation d'oliviers, les disciples du Séraphique François avaient élevé un modeste couvent, et ils l'avaient mis sous la protection du grand solitaire Saint Antoine. Souvent ces amants de la pauvreté allaient mendier leur pain à la porte des monastères ̃et des simples fidèles. Un jour, ils se présentèrent au Couvent de Sainte Croix, et ce fut Ferdinand qui les reçut.

Aussitôt, dans un élan de Charité, son cœur déborda, et il demanda aux Frères Mineurs, si, en entrant dans leur ordre, il aurait le bonheur d'être envoyé au milieu des infidèles pour leur prêcher la Foi et la vérité et pour verser son sang pour Jésus Christ. Les Frères répondirent que leur Saint Fondateur avait toujours exprimé le désir d'envoyer ses Frères prêcher l'Evangile chez les infidèles. Ferdinand leur demanda alors de lui apporter l'habit de leur Ordre, car il désirait s'en revêtir le plus tôt possible. Les humbles Frères n'y manquèrent point, et le lendemain ils se présentèrent de nouveau au Monastère de Sainte Croix. Après bien des récriminations de la part des Chanoines, Ferdinand se revêtit, dans un coin, de l'Habit des enfants de Saint François. Immédiatement après, il partit pour le Couvent de Saint Antoine d'Olivarez. En quittant Sainte Croix, en laissant son costume de chanoine, il quitta aussi son nom et désormais il s'appellera le Frère Antoine.

Remarquons cependant que l'Ordre de Saint Augustin, auquel appartenait le Monastère de Sainte Croix, peut se glorifier à jamais d'avoir donné la première nourriture, la première sève à un arbre que Dieu transplanta dans un autre sol pour le bien de l'Église entière. Et maintenant, nous allons contempler Antoine, l'homme de la prière et l'homme de l'action, comme parle l'un de ses historiens. Nous allons le voir passer sur la terre en semant la vérité et les miracles. « Il dompta la nature, dit le même historien, il consola l'humanité et il s'arrêta, en pleine jeunesse, pour mourir en chantant une hymne à la Vierge Marie ».


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.


Antienne attribuée au Cardinal Guy de Montfort


Astre de l'Espagne, perle de la pauvreté, Antoine, père de la science, exemplaire de pureté, vous êtes la lumière de l'Italie, le Docteur de la Vérité ; à Padoue, vous êtes comme un soleil brillant par les miracles que vous faites. Ainsi soit-il.

 

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07 avril 2013

Prière de Saint François devant le Crucifix

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Prière de Saint François devant le Crucifix

Par le Jeune Choeur Liturgique, extrait de l'album "Saint François d'Assise", ADF Musique, 2009

01 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 3/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Troisième Mardi

Saint Antoine Chanoine Régulier

 

Ferdinand a quinze ans. A cet âge, le jeune homme songe, s'il ne l'a même déjà fait plus tôt, à prendre une carrière. De temps en temps, son front devient soucieux, et il se demande ce que sera pour lui l'avenir. A cet âge, soutenu par les avis et les tendresses de sa mère, éclairé par les conseils de son père, fortifié et guidé par les grâces de Dieu, qui descendent dans son âme attirées par la prière et par la réception fréquente des sacrements, le jeune homme commence à envisager les voies qui s'ouvrent devant lui et à les étudier. Et quand cet adolescent est le descendant d'une noble race, quand dans ses veines coule un sang chaud et bouillant, suivant l'expression de Bossuet, quand dans son cœur, jeune mais vaillant, il n'y a, en dehors des affections de la famille, que deux amours : l'amour de Dieu et l'amour de la Patrie, alors deux voies s'ouvrent devant lui, la carrière des armes et la vie religieuse. Ces deux états, en effet, bien loin de se combattre et de se nuire, se ressemblent, au contraire, par bien des points. Soldat du Christ et soldat de la patrie.

Ferdinand, dont l'âme virginale s'était approchée de bonne heure du Dieu qui réjouit la jeunesse, Ferdinand qui avait goûté les plus grandes délices, durant plusieurs années, dans l'atmosphère de piété et de sainteté de l'École Episcopale, et qui avait trouvé dans la prière, dans la méditation, dans le recueillement, le meilleur aliment pour son cœur et la meilleure occupation pour son esprit, Ferdinand, disons-nous, n'hésita pas un instant, et entre les deux carrières qui s'ouvraient devant lui, il choisit la vie religieuse. Il dit adieu sans peine et sans chagrin, car il était assuré qu'il accomplissait la volonté de Dieu, à la fortune, à la renommée mondaine et aux plaisirs ; il dit adieu au palais de son père et de sa mère, à la haute situation qui lui était réservée dans le monde, et il se retira, au grand mécontentement de plusieurs de ses amis, au mois d'août 1210, dans le monastère des chanoines réguliers, élevé aux portes de Lisbonne sous le vocable de Saint Vincent. « Là, il quitta, dit son historien, les habits de sa noble extraction pour se revêtir avec amour de la robe blanche, du cordon et de l'aumusse, qui lui parlaient de renoncement et de consécration. Quand il se releva des pieds de l'abbé qui venait de les lui donner, il était transfiguré. La solitude venait de fleurir comme un lys ».

Cependant, au bout d'un certain temps qu'il ne nous est pas possible de déterminer, le jeune novice, dont l'âme contemplative se plaisait dans le recueillement qui favorise l'étude et les suaves conversations avec Dieu, trouva que le Monastère de Saint Vincent était trop rapproché de ses amis et du monde qu'il avait quittés pour toujours. Il obtint de son supérieur, dans un élan de ferveur et à force d'instances, de passer au Monastère de Sainte Croix de Coïmbra. « Ce devait être, dit l'historien déjà cité, le Nazareth de cet homme extraordinaire, qui, en peu d'années, devait laisser de son passage sur la terre un impérissable vestige ». A Coïmbra, le jeune chanoine employa son temps à la prière : « Tout entier en vous, ô Dieu, dit l'hymne franciscaine, dès l'aurore il allait à vous et s'absorbait en vous par la contemplation ». Ferdinand se consacra aussi à l'étude de l'Ecriture sainte et des sciences sacrées : « Autant que les circonstances le lui permettaient, il était sans cesse occupé de la science divine. Il travaillait docilement sous l'action de la grâce et il se disposait pour l'avenir auquel Dieu l'avait prédestiné ». Cet avenir, c'est l'apostolat, et nous avons vu que Ferdinand s'y préparait, à Coïmbra, sous le regard de Dieu. Bientôt il aura gravi tous les échelons de la science et de la perfection chrétiennes, et alors le monde le contemplera avec admiration et l'entendra avec reconnaissance, car il sera Antoine, c'est-à-dire « Altè tonans », celui qui se fait entendre au loin.


Réflexions

Le Baptême


Au jour de notre baptême, nous avons été marqués d'un caractère indélébile ; nous sommes devenus chrétiens. A partir de ce jour où pour la première fois, le prêtre, ministre de Jésus-Christ, nous a introduits dans le temple, du Seigneur, où il nous a oints de l'huile sainte et où il a tracé sur notre front et sur notre poitrine le signe sacré du salut, avec injonction à Satan de ne jamais souiller ou flétrir ce signe de la Croix, nous appartenons à Jésus-Christ. Le prêtre, ce jour-là, nous a donné le sel de la sagesse, il a ouvert nos oreilles aux enseignements de la Foi ; il a répandu l'eau sainte sur notre front, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, pour nous laver et nous purifier de la souillure originelle. Ne l'oublions pas. Que notre souvenir revienne souvent sur cette douce aurore de notre vie chrétienne.

O Saint Antoine ! Vous nous aiderez à rester fidèles aux engagements de notre Baptême, et si notre Foi chancelle, si l'indifférence entre dans notre cœur, si le tumulte des passions nous rend sourds aux enseignements du Christ, vous répéterez à l'oreille de notre âme, en nous montrant la Croix : Hoc signum nunquam audeas violare. Vous êtes chrétiens, respectez toujours en vous-mêmes cette dignité et ce signe de la Croix imprimé sur votre âme.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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31 mars 2013

Méditation sur la Résurrection du Seigneur

Méditation sur la Résurrection du Seigneur

Par Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l'Eglise

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De la garde des soldats autour du sépulcre de Jésus-Christ

 

Ils vous gardent mieux que la vigilance trompeuse des impies, parce qu'ils sont très-habiles dans le combat, et qu'ils savent repousser non-seulement les attraits de la chair, mais encore les puissances de l'air et les craintes de la nuit. Ces soldats qui, semblables à des hommes ivres, entourent votre sépulcre, furent saisis de terreur là où il n'y avait pas à craindre, parce que la puissance des ténèbres ne supportant pas la lumière à l'annonce de la vie, ils devinrent comme morts. Ce ne sont donc point les enfants de la nuit qui vous gardent, ce sont les enfants du jour. Aux uns, l'éclat dont vous brillez inspire une terreur qui les fait fuir loin de vous ; aux autres, une joie qui les attire vers vous. « Quand nous dormions, disent-ils, ses disciples sont venus et ont volé son corps » (Matthieu 28, 13). O menteurs ! Vous avez dit la vérité, mais l'iniquité s'est mentie à elle-même. Des hommes qui dorment ne peuvent pas garder le Christ : ceux qui dès le matin veilleront pour moi me trouveront. En dormant, que voyez-vous, sinon des rêves ? Voici que vous avez dans les mains des sommes considérables si cela vous est possible, gardez-les, dans la crainte que les voleurs ne viennent vous les enlever. Car les disciples de Jésus-Christ garderont leurs trésors. Chacun s'applique à conserver ce qu'il aime. Certainement, Michol, aimait David plus que Saül son père, aussi elle le fit descendre par une fenêtre et lui sauva la vie. Qu'est-ce que cela veut dire ? Michol, fille de Saül, autrefois fille de l'orgueil, après avoir été unie à David, si plein de grâces, se met à haïr son père. Ame généreuse à qui s'appliquent ces paroles du Psaume : « Écoute, ma fille, et vois, prête l'oreille, et oublie la maison de ton père, et le roi désirera ta beauté » (Psaume 44, 11). Aussi, elle fit échapper David par une fenêtre. Par cette fenêtre, entendez celle où passe la main du bien-aimé. Par cette ouverture il est sauvé par son amie, et va vers son amie, c'est-à-dire vers l'âme elle-même ; elle est cachée dans l'homme intérieur, où elle vit en sûreté et est ignorée des méchants. Car elle s'est cachée et est sortie du temple de la perfidie. Parce que, tandis que David joue de la harpe devant Saül, pour faire éloigner de lui l'esprit mauvais envoyé par le Seigneur, cet impie s'efforce de le percer et de le fixer à la muraille. Mais David évite le coup : que veut dire ce détail que le javelot est fiché dans le mur, sinon que la grâce de Jésus-Christ se retirant, l'esprit endurci est percé du trait de sa malice ? Et le roi des ténèbres, Saül, qui déteste-t-il davantage encore aujourd'hui que David son gendre ? C'est pourquoi, en l'absence de ce dernier, il prend sa fille qu'il lui avait donnée en mariage, et la donne à un autre mari sans noblesse : mais quand ce guerrier reviendra, et occupera le trône, il la réclamera parce qu il l'avait obtenue au prix de la chair de deux cents Philistins, retranchant d'elle les souillures de l'esprit aussi bien que celles de la chair.

Malheur aux pécheurs qui entourent votre sépulcre, Seigneur, parce que vous vous éloignez d'eux et ils ne vous trouvent pas dans votre lit agréable et fleuri, mais plutôt ils trébuchent contre une statue entourée des ténèbres de leur cœur, ils ont à leur tête une peau de chèvre, et un souvenir infect de leurs péchés. Bienheureux celui qui veille à côté de votre monument, afin de vous garder, et qui lutte à l'aurore avec l'ange de la résurrection, ne le lâchant que lorsqu'il a appris quelque chose de son nom qui est admirable, afin de changer le titre de Jacob en celui d'Israël, et de faire lever le soleil de justice sur l’âme, de suite après qu'elle a reçu le coup du glaive de douleur.

 

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L'enlèvement de la pierre, l'apparition des anges et la résurrection de Jésus-Christ

 

« Qui nous écartera la pierre qui ferme l'entrée du sépulcre », (Marc. 16, 3). L'ouverture de mon esprit est fermée, Seigneur, la pierre de cette vie mortelle pèse lourdement sur mon intelligence, je suis surchargé du poids de mes iniquités, les forces humaines ne peuvent en aucune manière l'écarter, si votre parole toute-puissante, si l'ange du conseil ne viennent détruire cette muraille d'iniquité, et nous ouvrir le sens, afin que nous comprenions les Écritures et que nous voyons, placés devant nous, les linges, témoignages très-assurés de votre résurrection et du corps humain que nous avez pris. Qui pourra, muni de votre secours, en sentir les réalités divines, goûtera par avance quelque chose de la gloire et de la résurrection que vous avez préparée pour ceux qui vous aiment et dont vous avez ramassé les prémices en votre sein, l'offrant sans relâche à votre Père, après l'avoir consumée par le feu du Saint Esprit. Et l'ange qui annonçait une joie si considérable, qui fit rouler la pierre, et effraya les méchants, défendit avec beaucoup de douceur aux saintes âmes de craindre ; cet ange, dis-je, rendit témoignage à la bienheureuse résurrection, non point seulement, par ses paroles, mais encore par son aspect, son habit et ses actes. Car il enleva la pierre et s'assit dessus, cette pierre qui est encore roulée sur nous, et écrase notre visage. Ce qui a lieu aussi, sans nul doute, dans la première résurrection qui est celle de l'âme, en sorte que, par un heureux retour, l’esprit s'assujettit ce fardeau d'iniquité, et prend en main, comme juge et maître, la conduite de son inférieur.

Que voir dans cette blancheur de neige, dans cette beauté des habits, sinon la chasteté froide et très-pure de notre corps, qui rend hommage et soumission à la chasteté angélique qui règne en elle Or, son aspect intérieur, là où a été imprimée la lumière de votre visage, est terrible et brillant comme l'éclair : terrible, pour terrasser et effrayer les ennemis de l'âme, brillant, afin de se montrer toujours entouré de justice à vos yeux, ô vous qui êtes la véritable lumière. Telle était la face de Moïse lorsqu'il venait de converser avec vous, elle était lumineuse et redoutable, munie de cornes pour combattre les adversaires, et entourée d'une splendeur que ne pouvaient supporter les yeux charnels. Et maintenant, Seigneur, nous savons, et nous nous en réjouissons, que vous êtes vraiment ressuscité d'entre les morts, et vous êtes grandement éloigné de nous autres, vivant encore dans cette région de mort, parce que vous êtes monté au ciel, sur vos chevaux de feu et sur votre char de flammes, multiple comme dix mille. Cependant votre manteau est tombé vers nous, et est resté parmi nous jusqu'à ce jour, c'est-à-dire les linges de votre corps, qui nous font éprouver, dans le temps opportun, le secours de votre puissance, et produisent en nous votre double esprit qui est vous, et nous font aimer Dieu et le prochain, Les douleurs de la mort nous ont assaillis, et les torrents de l'iniquité nous ont ébranlés, le vêtement de notre mortalité nous a entourés, vêtement plein de vers qui me rongent constamment et ne dorment jamais, tourments avant-coureurs de cette extrême douleur qui vient sur nous, comme un guerrier armé, et qui s'efforce de nous anéantir, si nous ne sommes pas sur nos gardes. Et même, quel est l'homme assez vigilant pour en soutenir la terreur ? Cependant,que nous le voulions, que nous ne le voulions pas, il faut certainement la soutenir, il faut la traverser. Mais n'oubliez pas le manteau d'Élie : sans lui les eaux du torrent ne se partageront pas. Car il est d'autres torrents, torrents d'iniquités, l'océan de mes péchés, qui m'entraînent, et plût au ciel qu'il me troublassent de telle sorte, que je crierais avec douleur : « Mon père, mon père, ô char d'Israël et son conducteur » (4Rois 13, 14). Mais ils me troublent et me privent de la lumière de mes yeux, en sorte que je ne puis voir le très-bon Élie, lorsqu'il est ravi à mon amour. Si je le voyais, assurément son double esprit viendrait sur moi et je crierais : « Mon Père, mon Père ! Dieu a envoyé, dit l'Apôtre, l'esprit de son Fils dans nos cœurs, esprit criant, Père » (Gal. IV. 6). Le double esprit crie deux fois : « Mon Père! mon Père ». O Père qui m'avez créé, ô Père qui m'avez recréé, ô mon Père, ô mon Père, ô cri plein d'affection ! Char d'Israël et son conducteur, qui portez et régissez, soutenez et gouvernez. Qui ? Israël qui croit en vous, qui soupire après vous. Voici que vous avez disparu, et votre Élisée ne vous verra plus. Il a gardé cependant en souvenir de votre manteau, afin que sa vue adoucisse en l'augmentant la douleur de votre absence, et l'augmente en l'adoucissant.

« Prenez ceci en mémoire de moi », dit le Sauveur (Luc. 22, 19). C'est le sacrement de votre corps que nous prenons en souvenir de vous, jusqu'à ce que vous veniez. Votre manteau, c'est votre chair, dont vous vous êtes revêtu pour venir vers nous, en laquelle vous vous êtes caché aux méchants et vous vous êtes montré à vos amis fidèles jusqu'à ce jour. Sous ce manteau, se voile votre force, force prodigieuse, ô redoutable Samson; vous n'en avez pas dérobé en dernier lieu le secret, même à celle que vous aimiez sans qu'elle vous aimât, afin de la changer d'ennemie qu'elle était en amie. Cette femme qui ne vous aimait pas et qui vous poursuivait, vous l'avez chérie à un tel point que, pour son amour, votre sagesse devenait folie et votre force, faiblesse. « Mais ce qui est insensé, selon Dieu, est plus sage, et ce qui est faible est plus fort que tous les hommes ». (1 Corinthiens 1, 25). Parce qu'en vous sacrifiant vous-même aux yeux de votre Père, et en mourant par un effet de votre puissance, vous avez ébranlé les princes des ténèbres et brisé leur pouvoir, et votre croix est devenue un scandale pour les Juifs, une folie pour les gentils, mais, pour ceux qui croient, la force et la sagesse de Dieu.

 

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La dévotion de Marie Madeleine pour aller à la recherche de Jésus-Christ, et la vision qu'elle eût

 

« En ce jour-là le Seigneur sifflera à la mouche qui est à l'extrémité des fleuves d'Egypte, et à l'abeille qui se trouve en la terre d'Assur » (Isaïe 7, 18). Sifflez aussi, Seigneur, à mon âme pécheresse, à cette mouche impure : que votre esprit bon la conduise par une voie droite, afin que j'aille à la terre promise, montueuse et élevée, qui est arrosée des eaux qui découlent de ses cimes et qui attend la pluie du ciel, à la différence de la terre d'Egypte qu'un fleuve, débordant de la terre, couvre dans toute son étendue. Car il n'y a pas de montagne, il n'y a pas d'obstacle qui arrête les concupiscences de l'Egypte ; mais telles qu'elles bouillonnent d'un esprit terrestre, elles se répandent sans retard sur la surface abaissée de l'âme, pour l'inonder.

Le fleuve de l'Egypte a sept branches à son embouchure, qui viennent toutes d'une seule source, c'est-à-dire de l'orgueil. La dernière représente la luxure de la chair qui produit les mouches, toujours amies de ce qui est immonde: la grâce surabondante ne méprise pas ce petit animal, mais elle siffle et l'appelle de l'extrémité des fleuves et le réunit à l'abeille qui était dans la terre d'Assur, afin qu'ensemble, elles se reposent au bord des torrents qui coulent dans les vallées, dans les trous des pierres, dans tous les taillis et dans toutes les gorges. L'abeille est vierge, mais tant qu'elle reste dans la terre d'Assur, c'est-à-dire de l'orgueil, elle ne peut produire le miel : dans la terre promise seule, coulent le lait et le miel. Donc, au souffle de la grâce, la mouche et l'abeille accourent, et se reposent ensemble dans les torrents des vallées. Au bord de ces torrents, ces animaux sont purifiés, l'abeille de la tache de l'orgueil, et la mouche de celle de la luxure. Les torrents des vallées sont la règle de l'humilité. Pourquoi, les torrents ? Parce que si pour corriger les vices, on éprouve quelque tristesse et quelque fatigue, tout cela passe vite. Aussi « lorsque la femme enfante, elle ressent de la tristesse » (Jean. 16, 21). Le travail, en effet, se change en amour, l'ennui en désir, et l'amertume en douceur, et ainsi des torrents des vallées on va aux cavernes des rochers. Les pierres très-fermes et très solides dans la foi sont les Pères en leurs souffrances, comme dans leurs modèles la mouche et l'abeille se reposent, semblables à des colombes qui y bâtissent leurs nids. Aussi, leur main ne s'arrête pas, leur pied ne connaît pas le repos, mais constamment en fonction dans ce taillis de toutes sortes de biens, elles arrivent enfin aux ouvertures de la contemplation.

Ce sont là vos œuvres, ô Seigneur Jésus, parce qu'elles sont extrêmement bonnes. C'est ainsi que vous avez sifflé en appelant Marie Madeleine, de qui vous avez chassé non pas un, mais sept fleuves. Voyez comment elle se reposa dans les torrents des vallées ; elle entra dans la salle où l'on mangeait, elle courut aux pieds de Jésus, et les arrosa d'un torrent de larmes : pour laver les pieds de son maître elle ne porte d'autre eau que celte que renferment ses yeux, pour linges. elle emploie ses cheveux. Et alors, quand son affection s'enflamme davantage, et, qu'inondée de larmes, ce sentiment, semblable à un charbon, s'échauffe plus fortement, vous verriez cette généreuse créature imprimer des baisers sans nombre et insatiables sur ces pieds sacrés ; et vous sentiriez toute la maison embaumée de l'odeur du parfum répandu. Que faisait-elle sinon se reposer dans les torrents des vallées, d'où sortaient des fleuves de grâces si nombreux et si abondants ? Aussi, après que beaucoup de péchés lui furent remis parce qu'elle avait beaucoup aimé, elle demeurait auprès de Jésus le long de ces rives débordantes; tandis que Marthe sa sœur se livrait à de occupations multipliées. Pourquoi faire mention de ce devoir d'ensevelissement du Seigneur qu'elle remplissait par avance, des pieds montant vers la tête pour l'oindre, lorsque le disciple, sépulcre fétide d'avarice, frémissait à sa vue, ne pouvant supporter le parfum qu'exhalait cette piété ? Le Christ mourant, un amour si ardent ne peut mourir avec lui: les hommes, c'est-à-dire les apôtres fuyaient et se cachaient, et cette femme intrépide se tenait auprès du tombeau et pleurait ; elle n'avait plus en vie celui qu'elle aimait, et mort, elle brûlait d'affection pour lui. Le corps avait disparu, elle ne pouvait se retirer du sépulcre. Plus il était dérobé à ses yeux et à ses mains, plus son âme volait à sa recherche ; si cela avait été possible, par racheter ce corps sacré, elle aurait rempli le monument de ses larmes. « Elle se tenait debout et pleurait », dit l’Ecriture, c'est tout ce qui lui restait de vous. Le corps avait disparu, mais qui lui enlèvera le bonheur de pleurer ? Ne vous retenez pas, ô âme noble, pleurez sans vous reposer, jusqu'à ce que vous trouviez le Seigneur qui vous est ravi et qui est ressuscité. Courbez-vous encore et encore, regardez bien souvent la place vide où avait été placé votre bien-aimé. Cet endroit vous excite toujours davantage à pleurer, en vous rappelant l'absence de celui que vous cherchez.

Elle vit, dit le texte sacré, « deux anges habillés de blanc et assis l'un à la tête, l'autre aux pieds, à l'endroit où avait été déposé le corps de Jésus. « Femme, pourquoi pleurez-vous, lui disent-ils, Qui cherchez-vous ? » (Jean 20, 11). Vous saviez parfaitement, ô saints anges, pourquoi elle pleurait, et qui elle cherchait. Pourquoi, en lui rappelant ce souvenir, provoquez-vous encore ses larmes ? Mais la joie d'une consolation inattendue était sur le point de se faire sentir, ainsi que toute la force de la douleur et de la tristesse se déploie. « En se retournant elle vit Jésus debout, et elle ne savait point que c'était Jésus ». O doux et délicieux spectacle de piété ! Celui que l'on cherche et que l'on désire, se cache et se montre. Il se cache pour être cherché avec plus d'ardeur, pour être trouvé avec plus de joie, pour être gardé avec plus de sollicitude, pour être retenu avec plus de force, jusqu'à ce qu'il soit introduit pour y rester dans la demeure de l'amour. C'est ainsi que la sagesse joue dans l'univers, et ses délices sont de se trouver parmi les enfants des hommes. « Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ? » Vous tenez celui que vous cherchez, et vous ne le savez pas ? Vous avez ici la joie véritable et éternelle, et vous pleurez ? Vous possédez au dedans celui après qui vous courez au dehors. Véritablement, vous êtes au tombeau pleurant au dehors : votre esprit est mon sépulcre. Je n'y suis pas mort, vivant je me repose à jamais : votre esprit est mon jardin. Vous avez eu raison de le penser, je suis jardinier. Je suis le second Adam, je travaille et je garde mon paradis. Vos fleurs sont votre piété, votre désir est mon travail vous m'avez au dedans de vous et vous ne le savez pas, Voilà pourquoi vous me cherchez au dehors. Voici que je me montrerai à l'extérieur pour vous ramener à l'intérieur et pour vous faire rencontrer au dedans ce que vous poursuivez au dehors. « Marie ». je vous connais par votre nom, apprenez à me connaître par la foi. « Rabboni », c'est-à-dire maître, ce qui veut dire : apprenez-nous à vous chercher, enseignez-moi à vous toucher et à vous oindre. « Ne me touchez pas » comme un homme, comme jadis vous m'avez touché et oint comme mortel. « Je ne suis pas encore monté vers mon Père », encore vous ne m'avez pas cru égal, coéternel et consubstantiel à lui. Croyez cette vérité et vous m'avez touché. Vous voyez un homme, ainsi vous ne croyez pas, attendu qu'on ne croit pas, ce que l'on voit. Vous ne voyez pas la divinité, Croyez et vous la verrez. En croyant, vous me toucherez, comme cette femme qui toucha la frange de mon vêtement et fut guérie de suite. Pourquoi ? Parce que par sa foi elle me toucha. Touchez-moi de cette façon, cherchez-moi de ces regards, courant de ces pieds rapides vers moi ; je ne suis pas éloigné de vous. Je suis un Dieu qui se rapproche, je suis la parole dans votre bouche et dans votre cœur. Quoi de plus proche pour l'homme que son cœur ? C'est là que me rencontrent tous ceux qui me trouvent, car tout ce qui se voit est du dehors. Ce sont mes œuvres, mais œuvres passagères, mais œuvres caduques c'est polir moi qui leur ai donné l'être, qui habite dans les cœurs très retirés et très pieux.

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Le Christ est ressuscité !!!

 

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30 mars 2013

Samedi Saint: la Sainte Face de Jésus au Sépulcre

Samedi Saint

La Sainte Face de Jésus au Sépulcre

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O Jésus, dont la Face Adorable fut enfermée dans le Sépulcre, ayez pitié de nous !

 

Après avoir été couverte des baisers de Marie, parfumée par Marie Madeleine et enveloppée d'un Suaire, la sainte Face disparaît dans le Sépulcre. Ce suaire Précieux, qui portera aussi, comme celui de Véronique, l'empreinte des traits du Sauveur, va nous fournir une nouvelle méditation.

 

Premier point

La Sainte Face sur le Suaire

 

C'était l'usage chez les Juifs, d'envelopper le corps tout entier de voiles et de bandelettes avant de le déposer ans le roc qui gardait les tombeaux de famille. Joseph d'Arimathie a donné un sépulcre à Celui qui n'avait pas où reposer Sa tête, il a couvert de linceuls la Dépouille Adorable du Sauveur. L'Ange les montrera plus tard pliés avec soin dans le tombeau et portant les traces des Cinq Plaies de Jésus. Pour nous, fidèles amis de la Sainte Face, nous allons vénérer spécialement celui de ces linceuls, qui, comme le Voile de Véronique, garde les traits de Jésus. Dieu n'a point voulu que ce trésor fût ravi à Son Eglise. Il passa des mains de Nicodème à celles de Gamaliel, puis à Saint Jacques, qui le transmit à Saint Siméon, Evêque de Jérusalem. Les Croisés le rapportèrent en Europe, et aujourd'hui la Maison de Savoie conserve à Turin ce mémorial de la Passion du Sauveur. Que de miracles se sont opérés en sa présence ! Saint François de Sales vint y répandre son cœur débordant d'amour ; il ne put retenir ses larmes à la vue des marques produites par les Plaies du Sauveur.

Unissons-nous aux sentiments pieux de tous ceux qui ont prié devant cette vénérable relique. Honorons le Saint Suaire, et attachons-nous plus spécialement à cette partie qui couvrit la Face de Jésus. On a reproduit beaucoup de fac-similé de cette Sainte Relique ; estimons-nous heureux si nous avons le bonheur d'en posséder un, et que sa vue nous excite à la réparation et à l'amour.

 

Deuxième point

Le Chrétien dans le sépulcre

 

Ce n'est pas sans un secret dessein de Dieu que la Sainte Face a été ainsi imprimée sur le Saint Suaire. La couronne d'épines, les ignominies des Juifs nous y sont retracés pour nous rappeler combien Notre Seigneur a souffert pour nous, « depuis la plante des pieds jusqu'aux sommets de la tête, aucune partie n'est restée sans douleur », avait dit le prophète (Isaïe 1, 16). Puisque mon Sauveur a tant souffert, pourquoi ne souffrirais-je pas avec Lui ? Puisqu'Il a voulu être enseveli pendant plusieurs jours dans les ombres d'un tombeau, pourquoi refuserais-je d'être enseveli au monde avec Lui ?

A la vue de la Sainte Face imprimée sur le Saint Suaire, je déteste le péché, je renonce au désir de paraître, d'être honoré, loué, recherché et aimé. Je demande à Dieu, avec l'apôtre de la dévotion à la Sainte Face, Sœur Marie de Saint Pierre, l'auteur des Litanies de l'humilité, avec le vénéré Léon Papin-Dupont (le Saint Homme de Tours »), qui a récité si souvent cette pieuse prière, je demande d'être délivré de la crainte d'être humilié, méprisé, rebuté, calomnié, raillé et injurié. Comme Saint Paul, je ne veux connaître autre chose que Jésus, et Jésus crucifié (Galates 3,1). C'est en Lui que je veux chercher mon bonheur, ma paix et la source de toutes mes joies sur la terre.

Bouquet spirituel : « Pierre étant entré, vit les linceuls déposés dans le sépulcre » (Jean 20, 5).

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Texte extrait du Mois de la Sainte Face, Abbé J.-B. Fourault, aux Editions Saint Jean