01 novembre 2013

Viens, ô Père des Lumières, un hymne de St L.M. Grignion de Montfort

Viens, ô Père des Lumières

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Interprété par la Communauté des Béatitudes,

extrait du CD "La Louange du matin"

 

Viens, ô Père des Lumières, viens, ô Dieu de Charité,

Forme en nous notre prière, montre-nous la Vérité,

Fais descendre dans nos âmes une braise de Ton Feu,

Qui les pénètre de flammes et les remplisse de Dieu.

 


30 octobre 2013

La Prière du Seigneur en Breton

La Prière du Seigneur en Breton

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29 octobre 2013

Kantik di Maria, le Cantique de Marie en Breton

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Kantik di Maria

Le Cantique de Marie en Breton

 

Va ene a veul an Aotrou, ha va spered en em laouena e Doue va Salver,

abalamour m'en deus sellet ouzh izelded e servijerez.

Ha setu, diwar vremañ e vin galvet eürus gant an holl rummadoù,

rak an Holl-C'halloudeg en deus graet traoù bras din. E anv a zo santel,

hag e drugarez en em astenn a oad en oad war ar re a zouj anezhañ.

Diskouezet en deus nerzh e vrec'h.

Stlabezet en deus ar re o doa soñjezonoù lorc'hus en o c'halon.

Didronet en deus ar re c'halloudek ha savet en deus ar re vihan.

Leuniet en deus a vadoù a re o doa naon ha kaset en deus kuit ar re binvidik er goullo.

Sikouret en deus Israel e servijer, o kaout soñj eus e drugarez,

evel m'en doa henn lavaret d'hon tadoù, e-keñver Abraham hag e lignez da viken.

 

 

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âgesur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,il élève les humbles.

Il comble de bien les affamés,renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

 

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24 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 4/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Vingt-cinquième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Le péché est la cause unique de tous les châtiments que Dieu nous envoie. Comment peut-on être délivré des fléaux, quand on ne veut point cesser d'irriter le Ciel ? Cependant le Seigneur, en nous frappant, ne cherche point notre ruine, mais notre conversion ; voilà pourquoi Il nous a donné Sa propre Mère pour protectrice perpétuelle. La protection de Marie est plus puissante et plus efficace que tout ce que nous pouvons imaginer. « Depuis longtemps, s'écrie saint Fulgence, le monde serait abîmé, si Marie ne l'eût soutenu par son intercession ». Oh ! Que de sentences de châtiment Elle a dû faire révoquer par Ses douces prières en faveurs des pécheurs qui ont eu recours à Elle ! Quel refuge plus assuré pouvons-nous trouver ailleurs que dans le Cœur compatissant de Marie ? Là le pauvre trouve un asile, le malade un remède, l'affligé une consolation, le délaissé un appui. Que nous serions à plaindre si nous n'avions point cette Mère de miséricorde !

 

Prière à Marie, notre unique espérance après Dieu

 

O Mère du Saint Amour, qui êtes notre vie, notre Refuge et notre Espérance, Vous savez que, non content de se faire notre Perpétuel Avocat auprès du Père éternel, Jésus-Christ Votre Fils veut encore que Vous intercédiez Vous-même auprès de Lui pour nous obtenir les Divines Miséricordes : Il a décrété que Vos prières nous aideraient à nous sauver, et Il leur a donné tant d'efficacité qu'elles sont toujours exaucées. Misérable pécheur que je suis, je m'adresse donc à Vous, ô Espérance des misérables ; par les mérites de Jésus-Christ et par Votre intercession, j'espère sauver mon âme. Telle est ma confiance, et elle va si loin, que, si mon Salut éternel était entre mes mains, je le remettrais dans les Vôtres ; car je me fie plus à Votre Miséricorde et à Votre protection, qu'à toutes mes œuvres. O ma Mère, ô mon Espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais ; considérez ma profonde misère, et laissez-Vous toucher de compassion ; ah ! Secourez-moi, sauvez-moi. J'avoue que, bien des fois, mes péchés ont mis obstacle aux lumières et aux secours que Vous m'obteniez de Dieu ; mais Votre compassion pour les misérables et Votre pouvoir auprès du Seigneur surpassent le nombre et la malice de mes iniquités. Le Ciel et la terre savent que Votre protégé ne saurait se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc, mais Vous, ne m'oubliez pas, Ô Mère du Tout-Puissant. Dites à Dieu que je suis Votre serviteur, dites-Lui bien que Vous prenez ma défense, et je serai sauvé. O Marie, je me confie en Vous ; à la vie et à la mort, toujours je proclamerai que Vous êtes toute mon espérance après Jésus. Ainsi soit-il.

 

Vingt-sixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Que nous serions à plaindre si nous n'avions pas cette Mère de Miséricorde pour nous secourir dans nos malheurs ! Mais béni soit le Dieu de Miséricorde qui nous a donné Marie tout exprès pour être notre perpétuel secours, afin que nous adressant à Son Cœur toujours Maternel, nous puissions échapper aux peines que nos crimes ont méritées ! Aucune créature ne peut, comme Elle, s'avancer jusqu'à arrêter la Main de Dieu armée du glaive de la Justice pour l'empêcher de frapper les coupables. Cette Reine est si Bonne et si Clémente que, lorsqu'un pécheur vient réclamer Son assistance, Elle ne commence point par examiner ses mérites, elle ne demande point s'il est digne ou non d'être exaucé ; mais Elle écoute et secourt tous ceux qui se présentent. Et qui ne connaît la force qu'ont auprès de Dieu les prières de Marie ? Chacune de Ses prières est comme une loi que le Seigneur a sanctionnée et qui garantit une sentence de Miséricorde et de pardon à tous ceux pour qui Elle intercède ;

 

Prière à Marie pour obtenir la sainte persévérance

 

O Reine du Ciel, Très Sainte Vierge Marie, j'ai ou le malheur autrefois d'être esclave du démon ; mais aujourd'hui je veux me consacrer pour toujours à Votre service : je m'offre pour Vous honorer et Vous servir toute ma vie ; acceptez-moi donc pour Votre serviteur ; je Vous en conjure, ne me rejetez pas comme je le mériterais. O ma Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances. Je bénis et je remercie Dieu, de ce que, dans Sa Miséricorde, il me donne une si grande confiance en Vous. Il est vrai que, par le passé, j'ai eu le malheur de tomber dans le péché ; mais j'espère, par les Mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir déjà reçu le pardon. Cela cependant ne me suffit pas, ô ma Mère ; je puis encore perdre la Grâce Divine, et cette pensée m'afflige. Je suis continuellement exposé au péril ; mes ennemis ne donnent point ; bien des tentations viendront encore m'assaillir. Protégez-moi donc, ô ma Souveraine, secourez-moi dans tous les assauts de l'Enfer. Ne permettez pas que je commette de nouveau le péché et que j'offense encore Jésus, Votre Divin Fils. Non, non, que je n'aie plus jamais le malheur de perdre mon âme, le Paradis, et mon Dieu. C'est la grâce que je Vous demande, ô Marie, ne me la refusez point ; j'espère l'obtenir par Votre intercession. Ainsi soit-Il.

 

Vingt-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Qu'est ce que l'Eglise ? C'est l'épouse de Jésus-Christ qui l'a acquise au prix de Son Sang ; c'est donc la Fille bien-aimée de Marie. Saint Augustin dit que « l'Auguste Vierge a coopéré par Sa Charité à la naissance spirituelle de l'Eglise ». Nous pouvons ajouter qu'Elle y a coopéré par Ses douleurs ; car c'est sur le Calvaire, c'est du Côté percé, c'est du Cœur même de Jésus qu'est née l'Eglise. Saint Antonin nous dit en outre que Dieu a mis l'Eglise entière, non seulement sous le patronage, mais encore sous le domaine de Marie. Or, une mère ne peut pas délaisser sa fille dans la détresse, et une reine puissante ne peut abandonner son domaine à ses ennemis. Aussi, à peine le Sauveur fut-Il mort, que les apôtres regardèrent Marie comme leur Perpétuel Secours. Et Marie ne les a pas trompés dans leur attente ; et Marie n'a pas cessé d'assister la Sainte Eglise ; et l'Eglise reconnaissante n'a pas cessé de l'invoquer en tous ses périls et de lui attribuer l'extinction de toutes les hérésies.

 

Prière à Marie, secours de ceux gui l'invoquent

 

O Mère de Dieu, Reine des Anges et Espérance des hommes, écoutez une âme suppliante qui Vous implore. Aujourd'hui prosterné à Vos pieds, je me consacre pour toujours à Vous en qualité de serviteur, et je m'engage à Vous servir et à Vous honorer de tout mon pouvoir pendant le reste de ma vie. Vous êtes peu honorée, je le sais, par l'hommage d'un être aussi vil et aussi pervers que moi, malheureux qui ai tant offensé Jésus-Christ, votre Fils et mon Rédempteur ; mais si, malgré mon indignité, Vous me recevez pour Votre serviteur, et si, par Votre intercession, vous me rendez digne de l'être, cet acte même de Votre Miséricorde Vous procurera l'honneur qu'un misérable tel que moi ne saurait Vous rendre. Recevez-moi à Votre service, ô ma Mère, ne me refusez pas. C'est pour chercher les brebis perdues que le Verbe éternel est descendu du Ciel, c'est pour les sauver qu'Il s'est fait Votre Fils, et Vous repousseriez une pauvre brebis qui s'adresse à vous pour retrouver Jésus ! Déjà le prix de mon Salut est acquitté ; déjà mon Sauveur a répandu pour moi Son Sang Divin, ce Sang qui suffirait pour sauver des milliers de mondes ; il ne reste plus qu'à m'en appliquer le mérite, et cela dépend de Vous, ô Vierge bénie ; car, dit Saint Bonaventure, Vous pouvez sauver qui Vous voulez. Secourez-moi donc, ô ma Reine ! Ma douce Souveraine, sauvez-moi, je Vous confie mon Âme ; songez à la sauver. O Salut de ceux qui Vous invoquent, dirai-je en terminant, avec le même Saint, sauvez-moi. Ainsi soit-il.

 

Vingt-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Dès que parut à Rome, en 1888, l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours, il n'y eut qu'une voix pour s'écrier que Dieu voulait donner à son Eglise persécutée une protection de plus. Ce fut là le sentiment unanime des Romains, et le glorieux Pontife Pie IX semblait l'avoir partagé. Car, non content de s'empresser de rétablir le culte de la Sainte Image et d'enrichir d'indulgences les prières composées en son honneur, il voulut lui-même, comme le plus humble des fidèles, aller s'agenouiller à ses pieds. Le 6 mai 1800, au moment même où commençait l'exercice du soir dans l'Eglise Saint Alphonse. Pie IX apparut tout à coup et vint prier quelques instants à l'autel de Notre Dame du Perpétuel Secours. Il fut aussi l'un des premiers à inscrire son nom comme membre de l'Archiconfrérie de N.-D. du Perpétuel Secours. Il fit placer une copie de cette Image miraculeuse dans son oratoire, où elle fut un des objets privilégies de sa dévotion. C'est là, sans doute, en la contemplant, qu'il trouva le secret de cette confiance sans bornes qui l'anima au milieu de la crise terrible que traversait l'Eglise.

 

Prière à Marie, pour obtenir diverses faveurs

 

O Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, je Vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu ; dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de la mort. Donnez-moi, ô Charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à Vous, car je suis sûr que, si je Vous invoque fidèlement, Vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de Vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne Votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable Mère, et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. O Mère du Perpétuel Secours, protégez aussi tous ceux que j'aime : le Souverain Pontife, l'Eglise, ma patrie, ma famille, mes amis, mes ennemis, tous les malheureux, et enfin les pauvres Ames du Purgatoire. Ainsi soit-il.

 

Vingt-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Le saint homme Job a dit avec raison que la vie de l'homme ici-bas est une suite non interrompue de combats (Job, 7). mais de tous ces combats le plus redoutable est sans contredit le dernier, celui que nous appelons agonie, combat non seulement entre la vie et la mort, mais encore et surtout entre le Ciel et l'Enfer, qui se disputent une âme. Oui, c'est alors que l'Enfer déploie ses ruses et ses forces contre cette âme, car il sait qu'il lui reste peu de temps pour la gagner, et que, s'il la perd alors, c'est pour toujours. Ainsi le démon qui la tentait ordinairement pendant la vie, ne vient pas seul alors pour l'attaquer. Et quel homme, me direz-vous peut-être avec Saint Rémi, quel homme sera victorieux dans cette lutte suprême ? je réponds : Celui-là sera victorieux alors et sera sauvé, qui durant sa vie aura été un véritable serviteur de Marie. Cette tendre Mère ne saurait abandonner son enfant au moment décisif ; et Elle ne permettra point qu'il soit à jamais perdu.

 

Prière à Marie, pour obtenir une bonne mort

 

O Marie, Mère de bonté et de Miséricorde, quand je considère mes péchés et que je pense à ce moment où je dois rendre le dernier soupir, je tremble et je frémis. O ma tendre Mère, mes espérances sont dans le Sang de Jésus-Christ et dans Votre intercession. O Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors ; ne manquez pas de me consoler dans cette suprême affliction. Si à présent je suis déjà si tourmenté par le souvenir des péchés que j'ai commis, par l'incertitude de mon Salut, par le danger de retomber, par la rigueur de la Divine Justice, que deviendrai-je alors ? Ah ! Ma Souveraine, avant l'heure de ma mort obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement, et une grande fidélité à Dieu pendant le reste de ma vie. Et lorsque je toucherai à mes derniers moments, ô Marie, mon espérance, assistez-moi dans les terribles angoisses que j'aurai à subir ; fortifiez-moi contre le désespoir à la vue de mes péchés, que le démon me remettra sous les yeux ; obtenez-moi la grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire ayant à la bouche Votre Doux Nom et celui de Votre Adorable Fils. Vous avez accordé cette grâce à tant d'âmes qui Vous ont été dévouées ; je la désire et je l'espère aussi pour moi. Ainsi soit-il.

 

Trentième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Marie ne permettra pas que celui qui a espéré en Elle soit éternellement confondu, perdu. Ce serait imprimer une tâche à Son Nom, à Sa fidélité, à Sa bonté. Savez-vous ce que fait Marie ? Selon Saint Bonaventure, lorsque ses serviteurs sont sur le point de mourir, Elle envoie à leur secours Saint Michel et tous les Anges dont il est le chef ; Elle leur ordonne d'aller les défendre contre les tentations des démons, et de recevoir le dernier soupir de tous ceux qui n'ont pas cessé de se recommander d'une manière spéciale à Sa protection. Saint Vincent Ferrier nous assure la même chose en disant qu'Elle vient en personne recevoir les âmes des mourants. Oui, cette Reine pleine de tendresse les accueille sous Son Manteau et les présente Elle-même à leur Juge, qui est Son Fils ; en leur prêtant ainsi son appui, Elle leur obtient infailliblement la grâce du Salut. Oh ! Quel bonheur pour nous si, à la mort, la Mère de Dieu vient ainsi à notre secours !

 

Prière à Marie, consécration de soi-même

 

Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, que j'aime tant à honorer sous le beau titre de Mère du Perpétuel Secours, moi, N... quoique très indigne d'être Votre serviteur, excité néanmoins par Votre admirable Bonté et par le désir de Vous servir, je Vous choisis aujourd'hui en présence de mon Ange Gardien et de toute la Cour Céleste, pour ma Souveraine spéciale, mon Avocate et ma Mère ; je prends la ferme résolution de Vous aimer et de Vous servir toujours désormais, et de faire tout ce qui sera en moi pour que Vous soyez aimée et servie aussi des autres. O Mère de Dieu, ma bonne et très aimable Mère, par le Sang de Votre Divin Fils répandu pour moi. Je Vous supplie de me recevoir pour toujours au nombre de Vos enfants et de Vos serviteurs dévoués. Assistez-moi dans toutes mes pensées, mes paroles et mes actions, jusqu'à la fin de ma vie, en sorte que tous mes pas et tous mes soupirs tendent à la plus grande gloire de Dieu ; faites, par Votre puissante intercession, que je n'offense plus Jamais mon Bien-Aimé Jésus, mais que je le glorifie et que je l'aime. Faites que je Vous aime aussi, ô ma chère et Bien-Aimée Mère, afin que j'aie un jour le bonheur de Vous voir et de Vous aimer dans le Saint Paradis durant tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

Trente-et-unième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Grande sera notre joie à l'heure de la mort, si nous pouvons alors nous rendre le témoignage d'avoir aimé cette Bonne Mère, toujours fidèle à récompenser ceux de ses enfants qui ont été fidèles à la servir et à l'honorer par des visites, par la récitation du chapelet, etc. Nous ne serons pas même privés de cette consolation pour avoir vécu un temps dans le péché, si désormais nous tâchons de nous bien conduire et de servir fidèlement cette Reine si Clémente et si généreuse. Dans les angoisses de notre agonie et dans les tentations de désespoir que le démon nous inspirera, Elle nous fortifiera et portera la bonté jusqu'à venir Elle-même nous assister à nos derniers moments. Et pourquoi notre confiance n'irait-elle pas jusqu'à espérer que Marie viendra alors nous consoler par Sa présence, si nous la servons avec amour tout le reste de notre vie ! Elle a promis à Sainte Mechtilde d'accorder cette précieuse faveur à tous ceux qui la servent fidèlement en ce monde. Oh ! Quelle consolation de voir Marie à l'heure suprême !

 

Prière à Marie, consécration de sa famille

 

O Notre Dame du Perpétuel Secours. Vierge bénie et Immaculée, notre Reine et notre Mère, Refuge et Consolation de tous les malheureux, prosterné devant Votre Trône avec toute ma famille, je Vous choisis pour ma Souveraine, ma Mère et mon Avocate auprès de Dieu. Je me consacre pour toujours à Votre service, avec tous ceux qui m'appartiennent ; et je Vous prie, ô Mère de Dieu, de nous recevoir au nombre de vos serviteurs, en nous prenant sous Votre protection, en nous secourant durant notre vie et plus encore au moment de notre mort. O Mère de Miséricorde, je Vous établis maîtresse et gouvernante de toute ma maison, (de mes enfants), de mes intérêts, de toutes mes affaires ; ne refusez point d'en prendre soin, et disposez de tout selon Votre bon plaisir. Bénissez moi donc avec toute ma famille, et ne permettez pas qu'aucun de nous offense jamais Votre Divin Fils. Défendez-nous dans les tentations, délivrez-nous des dangers, pourvoyez à nos besoins, conseillez-nous dans les doutes, consolez-nous dans les afflictions, assistez-nous dans les maladies et principalement dans les angoisses de la mort. Ne souffrez pas que le démon se glorifie jamais de nous tenir sous son esclavage, puisque nous Vous sommes désormais consacrés ; mais faites que nous allions remercier, louer et aimer notre Rédempteur Jésus et Vous dans la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

 Ce Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours a été publié à Sainte Anne de Beaupré, Québec, Canada, en 1917.

 

Fin du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

 

Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois de ND du Perpétuel Secours (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de Dévotion, Mois de Saint Joseph, rendez-vous le 28 avril 2014.

21 octobre 2013

Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

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Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

Chemin d'unité pour tous les hommes

1917-1988

 

Joseph Wresinski est né à Angers le 12 février 1917, dans une misère sans nom. Grâce au courage héroïque de sa mère, il a pu réaliser sa vocation de suivre Jésus-Christ comme Prêtre, dans son amour pour les plus méprisés, les plus abandonnés es hommes. Le 14 juillet 1956, il rejoignait définitivement son peuple de rejetés, au « Camp des sans-logis » de Noisy-le-Grand, envoyé par son évêque.

Pour rendre leur honneur à toutes ces familles défigurées par la misère, il fonda avec elles et quelques amis une association, devenue le mouvement international ADT Quart Monde. Le Père Joseph est devenu la figure visible de l'espérance pour tous les plus déshérités de la terre. Le 17 octobre 1987, au Trocadéro à Paris, il inaugure solennellement, devant une foule de 100 000 personnes, la Dalle aux victimes de la misère, proclamant que celle-ci constitue une atteinte aux Droits de l'homme et qu'il est un devoir sacré de s'unir pour la vaincre. En reconnaissance de cet acte, les Nations Unies ont proclamé le 17 octobre Journée Mondiale du refus de la misère.

Le Père Joseph est retourné à Dieu le 14 février 1988. Toute sa vie, il a oeuvré dans la discrétion, prenant sur lui les souffrances de son peuple de très pauvres et travaillant à la réconciliation de tous les hommes ; il se voulait seulement l'humble Prêtre de Jésus-Christ. Or il est reconnu à présent par les plus petits, ainsi que par plusieurs grands de ce monde et à travers toutes les couches de la société, comme celui qui a parfaitement accompli la mission reçue de faire sortir les siens de l'esclavage de la honte, pour leur rendre leur place dans la famille humaine. Aussi, un peu partout depuis sa mort, à commencer par les plus pauvres, des voix se sont élevées pour demander que l'Eglise reconnaisse pleinement la sainteté du Prêtre qu'elle a donné au monde et dont un rêve essentiel était précisément de « rendre les plus pauvres à l'Eglise ».

La Cause de Béatification du Père Joseph s'est ouverte officiellement dans le Diocèse de Soissons le 19 mars 1997, et les plus abandonnés peuvent enfin se dire : « Pour nous aussi, la sainteté d'une vie entièrement donnée par amour est possible, puisque lui qui est l'un des nôtres y est bien parvenu ». Et les hommes cherchant désespérément les voies de leur unité au milieu des déchirements peuvent enfin voir un chemin concret et praticable s'ouvrir devant leurs pas : il leur suffit de s'unir autour des plus pauvres, oubliant leurs divisions, pour les servir en vérité à la suite du Père Wresinski – lequel ne faisait que suivre le Christ Jésus.

 

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Textes et citations du Père Joseph Wresinski

 

Une charité pour tous les hommes

 

« Espoir – désespoir, soulagement – surcharge, réussite – difficulté, espérance – déception, revenir sans cesse sur ses illusions, revenir sans cesse sur ses déceptions, c'est cela lutter contre la misère. Garder envers et contre tout l'émerveillement parce qu'eux aussi sont des hommes. Parce qu'ils sont des hommes. croire qu'enfin, ils s'en tireront qu'ils pourront faire face à leurs moments qui sont aussi : chance et malchance, joie et souffrance, espoir insensé et déconvenue. Etre sûr que le miracle se produira, qu'aux jours de tension, de colère et de violence, succéderont, de plus en plus rapprochés, les jours de compréhension, d'échange et d'affection. En être certains, parce qu'ils sont des hommes, croire envers et contre tout que c'est vrai et qu'ils réaliseront leur humanité, qu'ils la réaliseront et apporteront à leurs proches, de la paix et de la joie, du bonheur et de la tendresse. Qu'ils apporteront aux autres le concours de leurs faibles bras, de leur corps usé de privation, de mutilation, de déformation. Etre convaincu qu'ils pourront communier, à plus grand qu'eux, à meilleur qu'eux, à plus beau qu'eux, croire qu'ils pourront participer à l'amour avec leur cœur si souvent déçu, bafoué, rejeté, humilié, meurtri, trahi. Et même, et pourquoi pas, être certain que leur âme pourra prier, c'est cela, lutter contre la misère. Etre déchiré par leur déchirure, blessé par leur blessure, meurtri par leur meurtrissure, anéanti par leur anéantissement, espérant dans leur espérance, aimant dans leur amour, priant dans leur prière, afin de faire face, avec eux, au malheur, de le chasser, de l'anéantir, c'est cela, détruire la misère, c'est cela. Bien au-delà des idées, des intentions et des désirs, payer le prix de la liberté et de la justice, des droits et des pouvoirs, parce que c'est introduire, dans l'humanité, une charité pour tous les hommes ».

 

Prière Universelle pour la journée mondiale du refus de la misère

(Chaque 17 octobre)

 

Pour ces millions d'enfants tordus par les douleurs de la faim, n'ayant plus de sourire, voulant encore aimer. Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d'exister, cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants dont le cœur à grands coups bat encore pour lutter. Dont l'esprit se révolte contre l'injuste sort qui leur fut imposé. Dont le courage exige le droit à l'inestimable dignité.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui ne veulent pas maudire mais aimer et prier, travailler et s'unir, pour que naisse une terre solidaire. Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même avant que de mourir.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieu et reçoivent de lui la puissance d'écarter la misère d'une humanité dont l'image est la sienne.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

 

« Savoir, c’est d’abord avoir la conscience d’être quelqu’un, pouvoir donner une signification à ce que l’on vit, à ce que l’on fait, pouvoir s’exprimer. Savoir, c’est avoir une place dans le monde, connaître ses racines, se reconnaître d’une famille, d’un milieu. Savoir, c’est par conséquent pouvoir participer à ce qu’est et fait autrui. Savoir, c’est comprendre ce que l’on est, ce que l’on vit, pour pouvoir le partager avec d’autres, c’est faire des expériences dont on ne sorte pas humilié, mais fier ». (1979).

« C’est la question fondamentale que nous devons nous poser face au Quart Monde. Ne voulons-nous pas seulement leur donner ce qui satisfait notre besoin de justice et qui n’est que l’entresol de la charité ? La vraie équité, c’est vouloir que l’autre ait la même puissance intellectuelle et spirituelle que nous. C’est faire du Quart Monde un groupe de gens capables, à leur tour, de créer un milieu où les hommes pourront ensemble bâtir quelque chose de neuf, de différent de ce qu’ils ont vécu jusqu’ici. Avec ce peuple, nous devons créer les conditions d’une libération, c’est-à-dire lui donne les moyens d’être maître de ses analyses, de faire sa chance. Nous devons combattre avec l’arme du savoir, l’ignorance, l’indigence et la violence qui emprisonnent la condition sous-prolétarienne. Savoir, c’est comprendre ce qu’on est et ce qu’on vit. C’est avoir le pouvoir de faire des expériences dont on ne sort pas humilié mais fier. C’est pouvoir goûter au bonheur comme à une voie de libération ». (1972)

« De tous les coins du monde, les jeunes répètent la même chose : « Je suis né dans une famille pauvre, nous mangions rarement à notre faim, ma mère faisait des travaux durs et mon père était manœuvre ou chômeur. Tout jeune, j’ai dû m’occuper de mes petits frères et sœurs. L’école, ce n’était pas pour moi. Je ne sais pas lire et écrire. Je ne saurai jamais travailler. Il faut que tout le monde le sache car c’est la honte ». De tous les coins du monde que ce soit d’Asie, d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique, les jeunes du Quart Monde réclament d’être considérés. Ils veulent avoir un métier d’avenir entre les mains. Ils disent, à nous, les aînés : nous refusons la misère de nos parents ; avec vous nous voulons vivre dans un monde sans oppression et sans exploitation. Ils recherchent des femmes et des hommes en qui ils auront confiance, desquels ils apprendront la liberté, avec lesquels ils feront reculer les frontières de l’ignorance pour faire naître enfin l’homme fraternel ». (1985).

« Tant que demeure la misère au pied de nos échelles sociales, nos sociétés ne seront pas fondées dans la paix ; nos paix demeureront la paix de certains, des paix sélectives ». (1984).

« Les pauvres sont les créateurs, la source même de tous les idéaux de l’humanité, car c’est à travers l’injustice que l’humanité a découvert la justice, à travers la haine, l’amour, à travers la tyrannie, l’égalité de tous les hommes ». (1976).

« Les plus pauvres que les hommes rejettent, dès qu’on leur fait confiance, dès qu’ils prennent confiance en nous, changent tout. Les idéologies que nous avions échafaudées apparaissent faibles, nos projets sont caduques, il faut tout remettre en chantier. Et quand nous laissons le Quart Monde prendre place au coeur de nos entreprises, celles-ci prennent en effet une autre allure. Le coeur est neuf, l’esprit comprend les choses cachées, les mystères de la vie. Nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que les plus pauvres sont le levain au coeur du monde ». (1982).

« La misère n’est pas une provocation à la haine mais à l’amour ». (1984).

« Le temps presse. Il est temps de comprendre qu’il n’est de fête qui ne soit la fête de tous. Il est temps de vouloir que la fête nous rassemble tous. Qu’en la nuit de Noël, l’électricité soit enfin remise et qu’on puisse pour une fois éteindre la bougie. Que la menace d’être chassé ne pèse plus sur nous parce qu’enfin les retards de loyers sont payés. Il est temps que ne recommence plus la hantise de la faim des derniers jours du mois. Qu’à nouveau les logis ne soient plus comme autrefois sans feu. Sera-ce en ce temps-ci que l’homme ne sera plus au chômage non secouru, que les vestiaires gratuits n’habilleront plus les enfants, que les pauvres n’auront plus la honte d’aller mendier les abats, à la fin du marché, pour les mélanger au plat de pommes de terre ? Le temps presse... Est-il venu le temps où les pauvres n’auront plus peur et où la fête sera enfin vécue ? » (1974)

« Je suis jaloux, comme Dieu se dit jaloux dans la Bible, de ceux qui, dès leur enfance, apprirent à aimer la musique et la danse, l’art et la poésie. Je n’eus pas cette chance et toute ma vie j’en ai souffert. Pouvoir l’offrir aux plus pauvres a été mon combat ». (1987).

« La pauvreté, le dénuement matériel, l’oppression infligée par plus fort que soi, sont difficiles à supporter. Mais est proprement insoutenable le mépris, le rappel perpétuel d’être un inférieur et totalement inutile. Est intolérable d’être traité, même par ses proches, comme un homme sans dignité. On nous considère comme des moins que rien… Nous ne sommes pas des chiens pour être insultés de la sorte à la mairie… : La différence entre pauvreté et misère est là. L’homme misérable est dans une situation insupportable, tenu pour quantité négligeable ou même pis : pour un être néfaste qui n’aurait jamais dû naître, alors qu’au plus profond de lui, il sait qu’il est pourtant un homme. Vouloir la dignité, rêver d’être quelqu’un et se le voir refuser même par ceux qui ne sont pas beaucoup plus riches que soi, tel le voisin, l’épicier, le facteur …, c’est cela la misère. Et c’est ce qui marque la frontière entre pauvreté et exclusion ». (1985).

 

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Prière pour demander la Béatification du Père Joseph Wresinski

 

Seigneur Jésus, Toi qui as appelé le Père Joseph du fond de la misère pour être ton humble Prêtre, Toi qui l'as envoyé jusqu'au bout du monde afin d'y chercher les plus pauvres et les plus abandonnés des hommes, nous Te confions à travers lui la cause de tous les malheureux de la terre. Nous Te demandons la grâce de sa Béatification, afin que nous puissions suivre ses traces dans la paix, l'unité et la joie d'oeuvrer ensemble pour la venue de Ton Règne, illuminés par Ta Parole : « Heureux, vous les pauvres ! » Amen.

 

Partout dans le monde, des chrétiens de toutes conditions recourent à la prière du Père Joseph dans leurs besoins et leurs épreuves, afin de pouvoir servir librement le Seigneur et les siens, tendant la main à plus pauvre que soi. Des grâces exceptionnelles attribuées à son intercession ont déjà été signalées. S une grâce particulière, comme une guérison inexplicable, survenait dans votre entourage suite à l'invocation du Père Joseph, vous apporteriez une aide importante à la Cause en la signalant

soit au Postulateur Romain, le Père Marc Leclerc SJ, Pontificia Università Gregoriana, Piazza della Pilotta 4, Roma (Italie).
postulation.wresinski@gmail.com

soit auprès de l'Association des Amis du Père Joseph Wresinki, c/o Bernard Jeanteur, 9 bis rue Nicolo, 75016 PARIS joseph.wresinski@aliceadsl.fr

 

Pour approfondir

Pages sur le Père Joseph Wresinski sur le site internet du Diocèse de Soissons : http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/pere-joseph-wresinski/presentation-2.html

 

Site dédié au Père Joseph Wresinki

www.joseph-wresinski.org

 

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17 octobre 2013

Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla

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Bienheureux Ceférino Gimenez malla

Tertiaire Franciscain, Gitan, Martyr

1861-1936

Fête le 4 mai

 

Ceferino Gimenez-Malla, né en 1861 à Fraga province de Huesca, d'une famille gitane pauvre d’Espagne, s'était établi, car il était nomade, en 1880, maquignon à Barbastro, petite ville d'Aragon, à une heure de la frontière française. C'était un Gitan, surnommé « El Pelé » par les siens, ce qui signifie crûment « les couilles », afin de signaler sa grande force de caractère. Les bonnes relations qu'il savait entretenir tant avec sa communauté qu'avec les payos faisaient de lui un médiateur de premier ordre et lui valurent d'être surnommé « le Maire des Gitans ». Ceferino découvrit assez tardivement la foi en fréquentant les séances de prières d'un ordre franciscain. Ne sachant ni lire ni écrire, il s'était pourtant rendu célèbre pour sa foi profonde, pour sa capacité d'atténuer les conflits et, aussi, pour sa volonté d'aider tous les souffrants. Une histoire de sa vie raconte qu'en 1918, sur la place de Barbastro, un tuberculeux s'écroula sur terre en crachant du sang. En dépit de la menace de contamination, El Pele a accouru vers lui pour le nettoyer de son mouchoir. Aux dires de ses contemporains, c'était un homme grand et maigre, habillé avec soin et « distingué ». Il se maria et se sédentarisa peu à peu à Barbastro (Nord de l'Espagne). N'ayant pas d'enfant, il adopta « la Pepita », nièce de sa femme. Très pieux, il aimait l'Eucharistie (assistance quotidienne à la messe et adoration nocturne) et la Vierge Marie (chapelet). Il avait un don pour catéchiser les enfants en leur racontant des histoires. Homme de la paix, on l'appelle pour arbitrer des conflits entre gitans ou des conflits inter ethniques. L'évêque lui-même a recours à ses conseils. Devenu membre de Saint Vincent de Paul, il est généreux envers les pauvres. En 1936, il fut incarcéré par les Républicains pour avoir essayé de défendre un prêtre soupçonné de collaboration franquiste. En effet, pendant la révolution de 1936, il voit une foule de miliciens s'acharner dans la rue contre ce jeune prêtre. Il prend sa défense. On l'arrête. Quand on lui a demandé s'il avait une arme, il a sorti sans mot dire un chapelet de sa poche ! Un ami de la Pepita, anarchiste, essaie de le libérer : il lui suffirait d'être discret et de renoncer à son chapelet. N'étant pas ecclésiastique, il aurait pu avoir la vie sauve, mais il refusa de renier publiquement sa foi pour recouvrer la liberté. Il fut exécuté sommairement, à la nuit, le 9 août (il avait 75 ans) au bord d'une fosse commune creusée dans le cimetière de Barbastro. Au moment d'être fusillé en même temps que dix-huit autres personnes, Ceferino tenait un chapelet entre ses mains et s'exclama : « Viva el Cristo Rey ! ». « C´était quelque chose d´incroyable, a témoigné un soldat présent dans l´événement, qui fut ensuite Curé dans une paroisse à Zaragoza, ils avançaient, pleins de joie, on dirait qu´ils allait à une fête. Ils ne s´arrêtaient pas de chanter et de réciter des prières ». Ceferino Gimenez-Malla a été béatifié le 4 mai 1997, à Rome, par le Pape Jean-Paul II.

 

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Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla, Franciscain Séculier Martyr

(Pour un usage privé)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge, conçue sans péché priez pour nous.

Sainte Vierge Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint François d'Assise, priez pour nous.

Sainte Claire d'Assise, priez pour nous.

 

Bienheureux Ceferino, homme de paix, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, honnête dans votre travail, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à votre famille et vos amis, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, catéchiste des enfants, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, Gitan toujours fidèle à sa parole, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez aidé les pauvres, les personnes âgées et les malades, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à la Messe et à la Communion, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, dévot constant et fidèle de la Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, confiant en Dieu dans les difficultés, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, emprisonné pour avoir défendu un prêtre, priez pour nous. 

Bienheureux Ceferino, qui avez prié le rosaire en prison, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui vous avez préféré perdre la liberté plutôt que de renoncer à votre Foi, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui, pour l'amour de Dieu, avez pardonné à ceux qui vous ont persécuté, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez été martyrisé pour votre foi en Dieu, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, modèle et protecteur des Gitans, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, ô Bienheureux Ceferino,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, qui avez accordé au Bienheureux Ceferino le courage et la force de confesser sa Foi chrétienne jusqu'à verser son sang pour le Christ, nous Vous en supplions, suscitez dans Votre Église, présente dans toutes les nations, de courageux témoins de la vérité de l'Évangile consacrant leur vie au service des autres. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

CIPB1186

Sainte Jeanne d'Arc

Patronne et libératrice de la France

1412-1431

Fête le 30 mai

 

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse ». La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

 

Prière quotidienne

 

Sainte Jeanne d'Arc, votre martyre est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre Pays et des assauts contre notre Foi. Que la France se souvienne qu'elle est la fille aînée de l'Eglise.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d'Arc : suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous salue Marie et un Gloire au Père

 

Premier jour

 

Jeanne, le Seigneur a chargé l'Archange Saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le Royaume de France. Jeanne, votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « Fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d'accomplir cette mission. Le Ciel vous a donné une épée pour combattre et les voix de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite pour vous guider. Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation. Amen.

 

Deuxième jour

 

Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu'il est le véritable héritier de France, et fils de Roi, qu'il sera couronné à Reims et que vous êtes venue l'aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse. Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver l'état de grâce. Intercédez maintenant pour que notre pays se souvienne de son baptême et retrouve le chemin des Sacrements. Amen.

 

Troisième jour

 

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix des Saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la Fête de Saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve. Vous êtes alors envahie d'angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie. Priez pour nous afin que nous fassions toujours la Volonté de Dieu et non la nôtre. Amen.

 

Quatrième jour

 

C'est le 26 mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l'Inquisition d'hérésie et d'idolâtrie. Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner. Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez leur intercession afin de répondre aux questions qui vous sont posées. Demandez à Dieu, pour nous, le courage et d'audace d'affirmer notre Foi. Amen.

 

Cinquième jour

 

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de la cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises, sans avocat. Toujours docile aux conseils de vos voix, vous répondez sans crainte à ce que l'on vous demande. Intercédez pour que nous ayons toujours recours à la prière dans nos difficultés. Amen.

 

Sixième jour

 

Tous vos accusateurs s'acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent des heures durant ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu'au jour, où, n'en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout. Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur nos reniements. Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l'intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu. Priez pour que la France relève la face et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amen.

 

Septième jour

 

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n'échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence. Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres ». Sur le bûcher, une fois liée, vous demandez pardon aux Anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d'une voix haute et claire, vous pardonnez à ceux qui vous ont condamnée. « Mes Saintes ne m'ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, Sainte Marguerite et Sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide... » Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée et vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir. Soyez notre modèle dans l'obéissance, dans la confiance en Dieu et la persévérance dans notre mission. Amen.

 

Huitième jour

 

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés : votre cœur est là, rempli d'un sang vermeil et semblant vivre encore ! Du souffre et de l'huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s'éteint à nouveau, le laissant toujours intact. Inquiet de ce miracle et craignant l'émotion du peuple, le Cardinal d'Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine. Le bourreau dit alors : « J'ai grand peur d'être damné pour avoir brûlé une sainte ». Des cris s'élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! ». Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amen.

 

Neuvième jour

 

Après votre mort, mourut la prospérité des Anglais en France. Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites. A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu'ils avaient conquis. Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise fois la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne. L'évêque Cauchon, enrichi par le Roi d'Angleterre, mourut subitement ; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces. Ainsi s'accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours, vous serez délivrée par une brande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis ». Que la Résurrection soit le seul but de notre vie. Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amen.

 

Liens

 

Pour approfondir sur la vie de Sainte Jeanne d'Arc, visitez l'excellent et très complet site : www.stejeannedarc.net

Le Neuvaine est extraite du site de l'association universelle des Amis de Jeanne d'Arc : www.amis-jeanne-darc.org sur lequel vous trouverez d'autres prières et textes.

 

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16 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 3/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Dix-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Tous les hommes sont pécheurs, dit Saint Jean. Aucun homme, par conséquent, n'est digne de s'approcher de Dieu. Heureusement nous avons un Avocat auprès du Père, c'est Jésus-Christ, le Juste par excellence. Frère Charitable, Il sollicitera certainement notre pardon, et, Fils chéri, Il ne manquera pas d'être exaucé. Mais peut-être que la Majesté Divine qui réside en Lui nous effraie ? Rassurons-nous, car nous avons aussi une Avocate en qui nous n'avons rien à redouter : c'est Marie, Sa Mère et la nôtre. Elle a toutes les qualités propres à nous inspirer une confiance sans bornes. Avocate zélée, Elle prend à cœur notre salut. Avocate très sage, Elle connaît les moyens d'apaiser notre juge. Avocate universelle, Elle ne refuse sa protection à personne. Dans nos chutes et nos rechutes, bien loin de nous décourager, recourons avec une perpétuelle confiance à Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs

 

Voici, ô Mère de mon Dieu, mon unique espérance, voici a vos pieds un misérable pêcheur qui implore Votre pitié. Toute l'Eglise et tous les fidèles vous proclament le Refuge des pécheurs ; Vous êtes donc mon Refuge, c'est à Vous de me sauver. Vous savez combien Votre Divin Fils aime notre Salut ; Vous savez ce que Jésus-Christ a souffert pour me sauver. ô ma Mère, je Vous présente les souffrances de Jésus ; le froid qu'Il endura dans l'étable de Bethléem, les pas qu'Il fit dans le voyage d'Egypte, Ses fatigues, Ses sueurs, le Sang qu'Il répandit, la Douleur qui le fit expirer à Vos yeux sur la Croix. Montrez, en me secourant, que Vous aimez ce Fils Adorable, puisque c'est au nom de Votre Amour pour Lui que je Vous prie de me secourir ; tendez la main à un malheureux qui, du fond de l'abîme, Vous supplie d'avoir pitié de lui. Si j'étais un saint, je ne Vous demanderais pas Miséricorde ; c'est parce que je suis un pécheur que j'ai recours à Vous, la Mère des Miséricordes. Je sais que Votre Cœur compatissant trouve sa consolation à aider les misérables, quand leur obstination ne met pas obstacle à Vos faveurs ; consolez donc Votre Cœur Compatissant et consolez-moi, aujourd'hui que vous avez l'occasion de sauver un malheureux condamné à l'enfer, aujourd'hui que Vous pouvez m'aider, puisque je ne veux pas être obstiné. Je me remets entre Vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et obtenez-moi la force de l'exécuter. je suis résolu de faire tout ce que je puis pour rentrer dans l'amitié de Dieu. Je me réfugie sous Votre Manteau ; Jésus veut que j'aie recours à Vous, afin que, pour Votre Gloire et pour la sienne, car Vous êtes Sa Mère, je sois redevable de mon salut, non seulement à Son Sang, mais encore à Vos prières ; il m'envoie auprès de Vous, pour que Vous me secouriez. O Marie, me voici, je mets en Vous ma confiance ; Vous priez pour tant d'autres, priez, dites aussi une parole pour moi ; dites à Dieu que Vous voulez mon Salut, et Dieu me sauvera certainement. Dites-Lui que je suis à Vous, je ne vous demande pas autre chose. Ainsi soit-il.

 

Dix-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Oui, telle est la compassion qu'Elle a de nos misères, tel est l'amour qu'Elle nous porte, qu'Elle prie toujours, et recommence toujours à prier, et ne se rassasie jamais de prier, afin de nous préserver des maux qui nous menacent et de nous obtenir les grâces dont nous avons besoin. Son zèle pour notre défense est insatiable. Cette belle expression est de Saint Germain, qui poursuit en s'écriant avec joie : « O Mère de Miséricorde, qui, après Votre Fils, a autant de zèle que Vous pour nous et pour notre bien ? Qui nous protège comme Vous dans les maux dont nous sommes affligés ? Qui, comme Vous, prend la défense des pécheurs, jusqu'à combattre en quelque sorte pour eux ? Certes, ô Marie, Votre patronage est plus puissant et plus affectueux que nous ne saurions le comprendre. Que nous serions à plaindre, nous, pauvres pécheurs, si nous n'avions pas cette grande Avocate ! Elle est si Puissante, si Miséricordieuse, que le Divin Juge, Son Fils, ne peut condamner les coupables qu'Elle entreprend de défendre ».

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs (Voir ci-dessus au 17e jour).

 

Dix-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Avocate du genre humain, Marie est si bonne qu'Elle ne refuse de défendre la cause de personne. Elle prend soin du Salut de tous. Elle s'intéresse à tous les fidèles, justes et coupables. Elle se glorifie même d'être appelée l'Avocate des pécheurs, comme Elle l'a déclaré à la Vénérable Sœur Marie Villani. « Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-Elle, Je Me fais gloire surtout d'être nommée l'Avocate des pécheurs ». Ah ! Celui-là ferait injure au Cœur de Marie, qui appréhenderait d'aller se jeter à Ses pieds. Loin d'avoir rien de sévère et de terrible, Elle n'est que prévenance, amabilité, bonté. Lisez et relisez tant que vous voudrez les Evangiles, et, si vous trouvez un seul acte de sévérité de la part de Marie, craignez alors de vous approcher d'Elle. Mais vous n'en trouverez aucun ; ayez donc recours à Elle en toute confiance, et Elle vous sauvera par Son intercession.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs

 

Voici, ô Sainte la plus élevée de toutes les créatures, que de cette terre d'exil, je Vous salue, moi misérable rebelle à mon Dieu, digne de châtiments plutôt que de grâce, de sévérité plutôt que de Miséricorde. Si je parle ainsi, ô ma Reine, ce n'est point par défiance de votre bonté. Je sais que Vous Vous glorifiez d'être d'autant plus bienfaisante que Vous êtes plus grande ; je sais que, si Vous Vous réjouissez de Vos richesses, c'est qu'il Vous est donné de les communiquer à des misérables tels que nous. Je sais que plus ceux qui Vous implorent sont coupables, plus Vous avez à cœur de les protéger, de les sauver. O ma Mère, offrez à Dieu, je Vous prie, ces précieuses larmes que Vous avez jadis répandues pour moi à la mort de Votre Fils, et, par leur mérite, obtenez-moi une vraie douleur de mes péchés. O Marie, faites que désormais je me garde bien de Vous affliger de nouveau par mon ingratitude. A quoi me serviraient les larmes que Vous avez versées pour moi, si je persistais à pécher ? À quoi me servirait Votre Miséricorde, si, en réitérant mes infidélités, j'allais me damner ? Oh ! Non, ma Reine, ne le permettez pas. Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez et qui exaucez tous ceux qui Vous prient, voici les deux grâces que je Vous demande et que j'attends, et que j'exige même de Vous : être fidèle à Dieu en ne l'offensant plus, et l'aimer le reste de ma vie autant que je l'ai offensé. Ainsi soit-il.

 

Vingtième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Consolez-vous, ô âmes craintives. respirez et prenez courage, ô pauvres pécheurs. Cette Auguste Vierge, Mère de votre Juge et de votre Dieu, est l'Avocate du genre humain. Elle accueille tout le monde et ne refuse de défendre personne. Lisez et méditez l'exemple suivant. Un pêcheur vivait depuis longtemps éloigné des Sacrements, et ne pensait à rien moins qu'à retourner à Dieu. La curiosité l'attire un jour dans une église ; là, pendant qu'il examine les objets les plus dignes de son attention, ses yeux tombent tout à coup sur la Vierge du Perpétuel Secours. Il s'arrête, contemple longtemps la Sainte Image. Un trouble inconnu vient bouleverser son âme ; des remords insupportables déchirent son cœur, et la grâce le poursuit tellement que, ne pouvant plus supporter la honte de son ébat, il va se jeter aux pieds d'un Prêtre, se réconcilie avec Dieu et devient ainsi l'heureuse conquête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs (Voir ci-dessus au 19e jour).

 

Vingt-et-unième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

L'Eglise nous enseigne à faire monter vers cette Mère compatissante nos cris de détresse, nos soupirs, à verser nos larmes dans son sein. Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Ah ! si mon fils, mon époux, si mon père pouvait revenir à Dieu !... Adressez-vous à Marie ; Elle a un Cœur qui comprendra vos larmes. De même que Ruth trouva grâce aux yeux de Booz, ainsi Marie a trouvé grâce aux yeux du Seigneur, en obtenant le pouvoir de recueillir les épis échappés aux moissonneurs. Les moissonneurs, ce sont les ouvriers évangéliques, les missionnaires, les prédicateurs, les confesseurs, qui, par leurs travaux, gagnent chaque jour des âmes à Dieu. Mais il y a des âmes rebelles et endurcies, que, malgré tout leur zèle, ils se voient forcés d'abandonner. Il n'est accordé qu'à Marie de sauver par Sa puissante intercession, ces épis délaissés. Il n'est pas au monde de pécheur tellement désespéré et plongé dans la fange du vice, que Marie l'ait en horreur et le repousse. Ah ! Qu'il vienne seulement réclamer Son assistance et cette tendre Mère saura bien prouver qu'Elle a la volonté et le pouvoir de le réconcilier avec Son Divin Fils, en lui obtenant Son pardon.

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur

 

O Notre-Dame du Perpétuel-Secours, montrez que vous êtes véritablement notre Mère, et obtenez-moi... (On spécifie ici quelle grâce on désire, par exemple : le rétablissement de sa santé, la guérison d'un enfant, la conversion d'un époux, d'un fils, d'un père, la réussite de telle affaire, la victoire sur tel vice, etc., etc..) et la grâce d'en user pour la gloire de Dieu et le salut de mon âme.

O Glorieux saint Alphonse, qui, par votre confiance en la bienheureuse Vierge, en avez obtenu tant de faveurs, et qui nous avez si bien prouvé, dans vos admirables écrits, que toutes les grâces nous viennent de Dieu par l'intercession de Marie, obtenez-moi la plus tendre confiance envers notre bonne Mère du Perpétuel Secoure, et conjurez-là de m'accorder la faveur que je réclame de sa puissance et de sa bonté maternelle.

Père éternel, au Nom de Jésus, et par l'intercession de notre Mère du Perpétuel Secours et de Saint Alphonse, je Vous supplie de m'exaucer, à la plus grande gloire de Dieu et au plus grand bien de mon âme. Ainsi soit-il.

 

Vingt-deuxième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Je tremble pour mon salut.— Ecoutez Saint Bonaventure, cette âme si embrasée de l'Amour Divin, et entrez dans les sentiments de confiance qu'il avait envers notre très aimant Rédempteur Jésus et notre très aimante Avocate Marie. « Le Seigneur m'eût-il l'éprouvé, disait-il, je sais qu'Il ne peut se refuser à quiconque l'aime et le cherche de cœur. Je le serrerai dans les bras de mon amour, et, s'Il ne me bénit, je ne le laisserai point aller ; Il ne pourra se retirer sans m'en traîner avec Lui. Si je ne puis faire autre chose, je me cacherai dans ses plaies. Tant que je demeurerai dans cet asile sacré, Il ne pourra me trouver hors de Lui. Enfin, si mon Rédempteur, à cause de mes péchés, me chasse loin de Lui, j'irai me jeter aux pieds de Sa Mère ; et là, prosterné, je ne partirai point qu'Elle ne m'ait obtenu mon pardon. Car cette Mère de Miséricorde ne saurait être insensible aux misères de ses enfants, ni refuser d'exaucer les misérables qui ont recours à Sa protection, et leur obtenir pardon ».

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur (Voir ci-dessus au 21e jour)

 

Vingt-troisième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — j'ai tant à souffrir !.... — Courage ! Le Cœur de Marie a tant souffert aussi ! Pouvez-vous craindre qu'Elle ne voit pas vos peines, qu'Elle n'y compatisse point ! Non, certes ; Elle les voit bien mieux que tout autre, et Elle est bien loin d'y être insensible. Entre tous les Saints, il n'en est aucun qui compatisse à nos maux comme la Reine des Saints. « Dans le temps même qu'Elle vivait sur la terre, dit Saint Jérôme, Elle avait le Cœur si compatissant et si tendre envers les hommes, que personne n'a jamais souffert de ses propres peines autant que cette Bonne Mère souffrait de celles des autres ». « Mais, demande ici Saint Pierre Damien, depuis qu'Elle est élevée à la dignité de Reine du Ciel, n'a-t-Elle pas oublié notre misère d'ici-bas ? — A Dieu ne plaise, répond-il, que nous ayons une telle pensée ! Une Miséricorde pareille à celle qui règne dans le Cœur de Marie ne saurait oublier une misère comme le nôtre ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection

 

O ma très Sainte Mère, je vois les grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois l'ingratitude dont j'ai usé envers Vous. L'ingrat n'est plus digne de bienfaits ; toutefois, je ne veux point pour cela désespérer de Votre Miséricorde, O ma puissante Avocate, ayez compassion de moi ; Vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu nous accorde, à nous qui sommes si misérables, et s'Il Vous a rendue si puissante, si riche et si bonne, c'est afin que Vous nous secouriez. Je veux me sauver. Je remets donc entre Vos mains mon Salut éternel, je Vous confie le soin de mon âme. Je veux être inscrit au nombre de vos serviteurs les plus dévoués, ne me Refusez point cette faveur. Vous allez à la recherche des malheureux pour les secourir ; n'abandonnez point un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Parlez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que vous Lui demandez. Prenez-moi sous Votre protection, et cela me suffit ; car si Vous me protégez, je n'ai rien à craindre ; je ne crains rien de mes péchés, parce que Vous m'en obtiendrez, je l'espère, le pardon de mon Dieu ; je ne crains rien des démons, parce Vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; je ne crains même rien de mon divin Juge Jésus-Christ, parce qu'à Votre prière, Il s'apaisera. O ma Mère, protégez-moi donc, et obtenez-moi le pardon de mes péchés, l'Amour de Jésus-Christ, la sainte persévérance, une bonne mort, et enfin le paradis. Il est vrai que je ne mérite point ces faveurs, mais si Vous les demandez pour moi au Seigneur, je les obtiendrais. Priez donc Jésus pour moi. O ma Reine Marie, je mets toute ma confiance en Vous, confiance sur laquelle je me repose, et dans laquelle je veux mourir. Ainsi soit-il.

 

Vingt-quatrième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Pour obtenir le perpétuel secours de Marie dans vos perpétuelles misères, honorez-là d'un culte perpétuel qui pourra se pratiquer de la manière suivante : 1° Culte de chaque jour : Réciter chaque jour, matin et soir, trois Ave Maria avec l'invocation suivante : « O Marie, Mère du Perpétuel Secours, priez pour moi ». 2. Culte de chaque semaine : Assister chaque samedi au Saint Sacrifice de la Messe. 3. Culte de chaque mois : Communier et faire la préparation à la mort un dimanche de chaque mois. 4. Culte de chaque année : Célébrer pieusement la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours, le 27 juin, par une neuvaine préparatoire terminée par la Sainte Communion le jour de la fête. Ainsi sera réalisé le vrai culte de N.-D. du Perpétuel Secours, qui n'est autre qu'un culte perpétuel envers Marie, un culte de fidélité, de constance et de persévérance, et qui peut se traduire par cette parole : « Si vous êtes fidèle à recourir à Marie, Marie sera fidèle à vous secourir ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection (Ci-dessus au 23e jour)

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

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08 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 2/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Neuvième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

L'Amour est le deuxième motif qui porte le Cœur de Jésus à exaucer Marie en tout. Quand on aime quelqu'un, on est enclin à lui accorder tout ce qu'il demande. Mais qui a jamais aimé plus tendrement sa mère que Jésus ? Aussi ne peut-Il rien Lui refuser. Sainte Brigitte entendit un jour Jésus dire à Marie : « Ma Mère, Vous savez combien je Vous aime ; demandez-moi donc tout ce que Vous voudrez ; il est impossible à Mon Cœur de repousser Vos prières. Quand J'étais sur la terre, à la meilleure des mères, Vous ne M'avez jamais rien refusé ; maintenant que Je suis dans le Ciel, il est juste que Je Vous accorde tout ce que vous Me demanderez ». Et que doit faire Marie pour être exaucée ? Il suffit qu'Elle se présente devant Son Fils. Un seul soupir de Marie a plus de valeur, auprès de Dieu, que les suffrages de tous les saints ensemble.

 

Prière à Marie, notre Avocate toute-puissante

 

Très douce Souveraine, si c'est Votre office de Vous interposer comme Médiatrice entre Dieu et les pécheurs, daignez l'exercer en ma faveur. Ne me dites pas que ma cause est trop difficile à gagner ; car je sais, et tout le monde me l'assure, jamais une cause, si désespérée qu'elle parût, n'a été perdue lorsque Vous la défendiez ; et la mienne le serait ? Non, je ne le crains pas. Sans doute, si je ne considérais que la multitude de mes péchés, je devrais craindre que Vous ne refusassiez de me défendre ; mais quand je pense à Votre immense Miséricorde et à l'extrême désir qui anime Votre Cœur Maternel, de secourir les pécheurs les plus désespérés, toute crainte en moi s'évanouit. Qui s'est jamais perdu, après avoir eu recours à Vous ? Je Vous appelle donc à mon secours, ô Marie, ma puissante Avocate, mon Refuge, mon Espérance et ma Mère ; je Vous confie mon âme : si elle est perdue, c'est à Vous de la sauver. Je ne cesse de rendre grâces au Seigneur de la confiance sans bornes qu'Il m'inspire en Vous, et qui, nonobstant mon indignité, me donne l'assurance de mon Salut. Une seule crainte m'afflige, ô ma bien-aimée Reine : c'est de perdre un jour, par ma négligence, cette confiance que j'ai en vous. Je vous en supplie donc, ô Marie, au nom de l'Amour que Vous avez pour Votre Doux Jésus, conservez, augmentez de plus en plus en moi cette douce confiance en Votre intercession ; elle me fera certainement recouvrer l'amitié de Dieu, que j'ai si follement méprisée et perdue par le passé. Cette amitié, une fois recouvrée, j'espère la conserver par Votre secours, et, en la conservant, parvenir au Paradis, où j'aurai le bonheur de Vous remercier et de chanter les Miséricordes de Dieu et les Vôtres durant toute l'éternité. Amen.

 

Dixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Jésus exaucera toujours Sa Mère par un effet de l'obéissance qu'Il veut bien continuer à Lui rendre dans le Ciel. Saint Antoine dit que les prières de la Bienheureuse Vierge, venant d'une Mère, ont quelque chose qui tient du commandement ; en sorte qu'il est impossible qu'Elle ne soit pas exaucée, quand Elle prie. C'est pourquoi Saint Germain lui tient ce langage, bien propre à inspirer de la confiance aux pécheurs qui se recommandent à cette puissante avocate : « O Marie, puisque Vous jouissez de l'autorité d'une Mère auprès de Dieu, Vous obtenez le pardon aux plus grands pécheurs ; car le Seigneur, Vous reconnaissant toujours pour sa Mère, ne peut s'empêcher de Vous accorder tout ce que Vous Lui demandez ». Aussi sainte Brigitte entendit un jour les Bienheureux dans le Ciel dire à cette Reine bénie : « Qu'y a-t-il au-dessus de votre pouvoir ? Tout ce que vous voulez, se fait ».

 

Prière à Marie, notre avocate toute-puissante. (Voir ci-dessus au 9e jour)

 

Onzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Et si vous voulez que Marie soit votre perpétuel secours, ayez un perpétuel recours à Elle. Voulez-vous La prier perpétuellement ? Prenez les trois résolutions suivantes. 1. Faire souvent des oraisons jaculatoires. 2. Renouveler chaque matin l'intention de tout faire pour plaire à Dieu... « Tout pour Jésus par Marie ».— 3. Assistez chaque jour, si vous le pouvez, au Saint Sacrifice de la Messe. Et combien grand sera le secours que vous y puiserez !.., Marie unit alors sa perpétuelle intercession pour vous aux supplications perpétuelles et toutes-puissantes de Son Divin Fils : « Semper vivens ad interpellandum pro nobis ». (Hébreux 7,25.) Si vous unissez alors vos prières à celles de Marie et à celles de Jésus, quelle force n'auront-elles pas pour obtenir ce que vous désirez !

 

Prière à Marie pour obtenir une vraie contrition

 

O Mère de douleur, Reine des Martyrs, Vous avez tant pleuré Votre Fils, mort pour mon Salut ! Mais, à quoi me serviront Vos Larmes, si j'ai le malheur de me damner ? Ah ! par les mérites de Vos Douleurs, obtenez-moi une vrai contrition de mes péchés et un sincère changement de vie, avec une continuelle et tendre compassion pour les Souffrances de Jésus et pour les Vôtres. Si Jésus et Vous, bien qu'innocents, avez tant souffert pour moi, obtenez-moi, puisque je mériterais d'être en enfer, de souffrir aussi pour Votre Amour. O ma Souveraine, Vous dirais-je avec Saint Bonaventure, si je Vous ai offensée, la justice exige que Vous blessiez mon cœur ; si je Vous ai servie, je demande les mêmes blessures pour ma récompense. Car il serait honteux pour moi de n'avoir rien à souffrir en Vous voyant, Jésus et Vous, transpercés par le glaive de la douleur. Enfin, ô ma Mère, par la peine que Vous avez éprouvée lorsque Votre Divin Fils, en proie à tant de souffrances, inclina la tête et expira sous Vos yeux sur la Croix, je Vous supplie de m'obtenir une bonne mort. De grâce, ô Avocate des pécheurs, ne manquez pas d'assister mon âme dans l'affliction et le combat terrible du passage de cette vie à l'éternité ; et comme la parole et la voix me manqueront peut-être alors pour prononcer Votre Nom, ainsi que Celui de Jésus, Noms qui sont toutes mes espérances, je Vous prie dès à présent, Votre Fils et Vous, de me secourir à cette dernière heure, et je dis : « Jésus et Marie, je Vous recommande mon âme ». Ainsi soit-il

 

Douzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

La guérison que nous allons rapporter en est encore une preuve. Notre-Dame du Perpétuel Secours a daigné manifester Sa Maternelle Bonté à l'égard du Père Hall, rédemptoriste. Il était, après plusieurs années de langueur, tombe gravement malade, et se trouvait réduit à un état de faiblesse extrême. Ses confrères commencèrent alors une neuvaine à N.-D. du Perpétuel Secours. La Sainte Vierge parut d'abord vouloir éprouver leur foi ; car on arriva au terme de la neuvaine, sans avoir obtenu aucune amélioration. Au contraire, l'état du malade n'avait fait qu'empirer ; et à tel point que, le neuvième jour, le supérieur, s'attendant à chaque instant à le voir entrer en agonie, voulut entendre une dernière fois sa confession. Mais le lendemain au son de l'Angélus, une révolution étrange s'opère chez le mourant. « Je sentis, raconte-t-il lui-même, comme une nouvelle vie s'insinuer dans tous mes membres ». A l'instant, il se lève, va célébrer la sainte messe, et se remet, comme si sa maladie n'avait été qu'un rêve, à toutes les occupations d'un homme bien portant, et à prêcher nombre de missions très fructueuses en Irlande.

 

Prière à Marie, pour obtenir une vraie contrition (Voir ci-dessus au 11e jour)

 

Treizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Le chrétien en cette vie est souvent assiégé par un ennemi cruel qui prétend lui ôter la vie, non la vie du corps, mais celle de l'âme. Et pour être secouru, pour être certainement délivré, que doit-il faire ? invoquer avec confiance le Nom de Marie. Oui, si nous invoquons dans nos tentations la Reine du Ciel, Elle viendra à notre secours. Elle est cette femme de l'Apocalypse, à qui deux ailes d'aigle furent données pour voler au désert. (Apocalypse 12.) Le Bienheureux Amédée dit que ces ailes d'aigle marquent la promptitude avec laquelle Marie, surpassant l'agilité des séraphins, vole toujours au secours de ses enfants. A peine invoquée, elle est là, pour nous protéger. Le moyen donc de vaincre les tentations, et de les vaincre à coup sûr, c'est de recourir à notre Mère en disant et en répétant sans cesse : « Je me réfugie sous votre protection, ô sainte Mère de Dieu ! » Que de victoires les fidèles n'ont-ils pas remportées sur l'Enfer par cette courte, mais puissante invocation !

 

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé

 

O Très pure Vierge Marie, je vénère Votre Très Saint Cœur, qui fut les délices et le repos d'un Dieu, ce Cœur tout plein d'humilité, de pureté et d'Amour Divin. Moi, malheureux pécheur, je viens à Vous le cœur rempli, de fange et d'ulcères ; ô Mère de Miséricorde, ne me rejetez pas cependant, mais redoublez à mon égard de compassion et de zèle. Je n'ai nulle crainte que Vous me repoussiez maintenant que j'implore Votre assistance, qui va cherchant les plus malheureux pour les secourir. O ma Souveraine, ne refusez pas Votre pitié à celui à qui Jésus-Christ n'a pas refusé Son Sang. Mais les mérites de ce Sang Précieux ne me seront point appliqués, si Vous ne me recommandez pas à Dieu. C'est de Vous que j'espère mon Salut : je ne Vous demande ni richesses, ni honneurs, ni autres biens terrestres : ce que je Vous demande, c'est la Grâce de Dieu, l'Amour de Votre Divin Fils, l'accomplissement de Sa Volonté, le Paradis pour l'aimer éternellement. Pourriez-Vous repoussez ma prière ? Non, Vous m'exaucez dès à présent, j'en ai la confiance ; déjà Vous priez pour moi ; déjà Vous me procurez les grâces que je sollicite ; déjà Vous me prenez sous Votre protection. O ma mère, ne m'abandonnez point ; continuez, oui, continuez à prier pour moi, jusqu'à ce que Vous me voyiez à Vos pieds dans le séjour des élus, occupé à Vous bénir et à Vous remercier durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Quatorzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Pour conserver la vie de la Grâce, il faut que nous ayons la force de résister à tous les ennemis de notre salut; or, cette force ne s'obtient que par le moyen de Marie. « C'est Moi qui possède la force spirituelle, dit l'Auguste Vierge. Dieu a remis ce don entre Mes mains, afin que Je le dispense à Mes serviteurs. Par Mon aide, Mes serviteurs règnent sur la terre en commandant à tous leurs sens et à toutes leurs passions, et ils se rendent ainsi dignes de régner éternellement dans le ciel ». (Proverbes 7). Oh ! Quelle force n'ont pas les sujets de cette grande Reine pour vaincre toutes les tentations de l'enfer ! Lorsque les poussins aperçoivent l'épervier, ils courent aussitôt se réfugier sous les ailes de leurs mères. Agissons de même : quand les tentations viennent nous assaillir, à l'instant, sans raisonner avec elles, allons nous mettre en sûreté sous le manteau de la Vierge Immaculée.

 

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé. (Ci-dessus au 13e jour)

 

Quinzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Si nous invoquons Marie dans nos tentations, non seulement le secours viendra, mais encore la victoire nous sera assurée. Marie est cette femme forte qui a vaincu le Démon et lui a brisé la tête, en abattant son orgueil. (Genèse 3). L'esprit superbe se voit, à son grand dépit, abattu et foulé aux pieds par cette Vierge bénie. Semblable à celui qui est fait esclave par le droit de la guerre, Satan est condamné pour toujours à obéir aux ordres de notre Reine. Eve, en se laissant vaincre par le serpent, nous a apporté les ténèbres et la mort ; Marie en domptant le Démon, nous a apporté la lumière et la vie, et Elle a si bien enchaîné notre ennemi, qu'il ne peut plus nuire aux fidèles serviteurs de Marie. Quand nous sommes tentés, recourons à Marie, appelons Marie à notre aide, et nous aurons la victoire !

 

Prière à Marie, notre défense, assurée

 

Mère de mon Sauveur, l'ingratitude dont j'ai payé pendant tant d'années les Miséricordes de Dieu et les Vôtres, mérite, je l'avoue, que, par un juste châtiment, Vous me priviez de vos soins ; car l'ingrat n'est plus digne de bienfaits. Mais, ma douce Souveraine, j'ai une grande idée de Votre bonté ; je la crois bien supérieure à mon ingratitude. Ne cessez donc point de secourir un pauvre pécheur qui se confie en Vous. O Refuge des pécheurs, ô Mère de miséricorde, daignez tendre la main à un malheureux qui Vous implore, afin de se relever de ses chutes. O Marie, ou défendez-moi, ou dites-moi à qui je dois m'adresser, pour trouver quelqu'un qui puisse me défendre mieux que Vous. Mais, où irai-je chercher une avocate plus compatissante et plus puissante auprès de Dieu, que Vous qui êtes Sa Mère ? En devenant la Mère du Sauveur, Vous avez reçu la mission de sauver les pécheurs et Vous m'avez été donnée pour mon Salut. O Marie, sauvez celui qui Vous implore. Je ne mérite point Votre Amour ; mais le désir que Vous avez de sauver les coupables, me fait espérer que Vous m'aimez : or, si Vous m'aimez, pourrais-je me perdre ? Ma bien-aimée Mère, si je me sauve par Votre secours, comme je l'espère, je ne serai plus ingrat ; je compenserai par d'éternelles louanges et par la plus vive tendresse mon ingratitude passée et Votre Amour pour moi. Au Ciel, où Vous régnerez éternellement, je chanterai à jamais Vos Miséricordes et je ne cesserai de baiser cette douce main qui m'a délivré de l'Enfer autant de fois que je l'ai mérité par mes péchés. O Marie, ô ma Libératrice, mon Espérance, ma Reine, mon Avocate, ma Mère, je Vous aime et Je veux Vous aimer à jamais. Voilà ma plus chère espérance. Ainsi soit-il.

 

Seizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Un Père missionnaire anglais écrivait qu'il avait vu des pécheurs délivrés à l'instant des vices les plus enracinés, par une prière adressée à Notre Dame du Perpétuel Secours. Le fait suivant s'est passé à Rome. Deux frères de bonne famille se prirent un jour de querelle. Dans la violence de la dispute, l'un deux saisit un Stylet pour frapper son adversaire. A cette vue, la sœur de ce malheureux pousse un cri d'effroi, et s'écrie avec un accent d'indicible terreur : « Notre Dame du Perpétuel Secours, ayez pitié de nous ». A peine le jeune homme, ivre de fureur, eut-il entendu cette invocation, qu'il laissa tomber son arme homicide, puis, semblable à un paisible agneau, il embrassa son frère en lui disant avec calme : « Faisons la paix, je t'en prie ». La pieuse sœur ramassa le stylet et le porta à l'autel de la Madone, comme un trophée de la victoire que cette Reine puissante venait de remporter sur une des passions les plus terribles du cœur humain.

 

Réciter la « Prière à Marie, notre défense, assurée », (Ci-dessus au 15e jour)

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

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30 septembre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 1/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Premier jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Parmi les titres que nous aimons à donner a la Vierge, les uns priment Sa grandeur comme Mère de Dieu, Reine du Ciel, d'autres nous rappellent Ses douleurs, comme Reine des Martyrs, Notre Dame de pitié ; d'autres nous font connaître Sa puissance, comme Notre Dame des Miracles, Notre Dame des Victoires ; d'autres enfin proclament Sa bonté, comme Notre Dame de grâces, Notre Dame de Consolation. Mais il semble qu'aucun ne soit plus propre à nous inspirer une confiance sans bornes, condition requise pour être exaucé, que le Nom si doux que nous donnons à Marie, Mère du Perpétuel Secours. Qu'elles que soient les difficultés des temps, des lieux, des circonstances, ce Nom nous rappelle que Marie peut toujours nous secourir. Ainsi, quand il se présentera des situations, des peines, des maladies, des dangers, où tout nous paraîtra désespéré, souvenons-nous qu'il y a encore lieu d'espérer en Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, à Son Saint Nom

 

O Mère du Perpétuel Secours, accordez-moi la grâce de toujours invoquer Votre Nom tout-puissant; car Votre Nom est notre secours pendant la vie et notre Salut au moment de la mort. O très pure Marie, ô très douce Marie, faites que Votre Nom soit désormais la respiration de ma vie. Ma Souveraine, ne tardez pas à me secourir chaque fois que je Vous invoquerai ; car dans toutes les tentations qui viendront m'assaillir, dans tous les besoins que j'éprouverai, je ne cesserai jamais de Vous invoquer en répétant toujours ; Marie ! Marie ! Quelle force, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ne réveillent pas dans mon âme votre seule pensée ! Je remercie le Seigneur, qui, pour mon bien, Vous a donné un Nom si doux, si aimable et si puissant. Mais je ne mécontenterai point de le prononcer avec amour, je veux que l'amour me rappelle sans cesse que je dois Vous invoquer, ô Mère du Perpétuel Secours !

 

Deuxième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours parce qu'elle est mère de Jésus-Christ

 

Ce Dieu infiniment et souverainement bon ne peut rien refuser à Sa Mère. Il Lui dit toujours : « Ma Mère, demandez-Moi tout ce que Vous voudrez, Vos prières sont des ordres pour Moi. Si Vous Me priez, Je suis Votre Fils Vous êtes Ma Mère ; en voilà assez pour que Vous ayez en quelque sorte le droit de Me commander, et pour que Je Me regarde comme obligé à Vous obéir ». C'est donc avec raison que Saint Bernard appelle Marie la « toute-puissance suppliante ». Elle est la Reine de l'Univers. Tout Lui est soumis, les Anges, les Saints, les hommes, les démons, les éléments, le Ciel, la terre, l'Enfer. Autant il y a de créatures qui servent Dieu, dit Saint Bernardin autant il y en a qui servent Marie. Rien ne résiste donc à Sa puissance, et par conséquent, Elle peut opérer tous les prodiges qu'Elle veut pour nous secourir.

 

Prière à Marie, a son Saint Nom (Voir Ci dessus, au 1er jour)

 

Troisième jour

Marie est vraiment notre Perpétuel Secours, parce qu'Elle a pour nous un Cœur vraiment maternel

 

Elle met Sa Gloire à être Mère d'Amour. « Je suis dit-elle, la Mère du bel amour ». (Ecclésiastique 24). Sa Bonté est si grande, que Ses entrailles maternelles ne peuvent cesser de produire des fruits de bonté en notre faveur. Que pouvait il, en effet, jaillir d'une source de bonté, sinon de la bonté ? L'Esprit Saint dit que Marie est semblable à un bel olivier planté dans les champs. (Ecclésiastique 24). Car de même que le fruit de l'olivier produit l'huile qui sert à nous éclairer, à nous nourrir et à nous guérir, ainsi du Cœur de Marie sortent toutes les grâces de lumière, de force et de Miséricorde dont nous avons besoins. Ce bel olivier se trouve au milieu des champs, et non dans un jardin entouré de murs ou de haies, afin que nous puissions tous nous en approcher pour obtenir les secours qui nous sont nécessaires.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères

 

Comment se peut-il, ô Marie, ma très Sainte Mère, qu'ayant une Mère si Sainte, je sois si pervers ; qu'ayant une Mère si embrasée d'Amour pour Dieu, je sois si porté à aimer les créatures ; qu'ayant une Mère si riche de mérites, je sois si pauvre en vertu ? O ma très aimable Mère, je ne mérite plus, il est vrai, d'être Votre enfant, je m'en suis rendu trop indigne par ma mauvaise vie ; il me suffit d'être admis au nombre de Vos serviteurs pour être le dernier de Vos sujets, je serais prêt à renoncer à tous les royaumes de la terre. Oui, je me contente de cette faveur ; cependant, ne me refusez pas celle de Vous appeler aussi ma Mère ; ce nom me console, me touche le cœur, et me rappelle l'obligation que j'ai de Vous aimer ; ce nom m'inspire une grande confiance en Vous ; quand le souvenir de mes péchés et de la justice divine me remplit de terreur, je me sens tout ranimé par la pensée que vous êtes ma Mère. Permettez-moi donc de Vous appeler: « Ma Mère, ma très aimable Mère ! » C'est le nom que j'aime à Vous donner, et que je Vous donnerai toujours. Après Dieu, c'est Vous qui serez mon Espérance, mon refuge et mon amour, tant que je serai dans cette vallée de larmes. J'espère mourir dans ces sentiments, en remettant à mon dernier soupir, mon âme entre Vos mains bénies, et en Vous disant : « O ma Mère, ô Marie, ma Mère, assistez-moi, ayez compassion de moi ». Ainsi soit-il.

 

Quatrième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Un ange l'a annoncé à l'univers, quand il l'a appelée pleine de grâces. Marie elle-même nous l'a appris par ces paroles que plus de dix-neuf siècles ont vérifiées : « Toutes les générations Me diront Bienheureuse ». Les fidèles le proclament à l'envi, en répétant la belle prière de Saint Bernard : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux, qui ont imploré votre secours, ait été abandonné ». La Sainte Eglise elle-même nous l'enseigne, car dans l'Oraison de la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, le 24 mai, elle dit que Dieu a placé en Marie un Perpétuel Secours pour la défense du peuple chrétien. Elle a même approuvé un Office spécial en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères (Voir ci-dessus au 3e jour)

 

Cinquième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours, parce qu'elle est le vaste réservoir de toutes les grâces

 

Dieu les a remises toutes entre Ses mains, pour les distribuer à qui Elle veut, quand Elle veut, et comme Elle veut. Elle est notre vie, notre douceur, notre espérance. En Elle se trouve toute grâce de vérité, de vertu, de Salut et de persévérance. Innombrables sont les merveilles opérées dans ces derniers temps par l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours. Procurez-vous une de ces belles images, et placez-la dans l'endroit le plus honorable de votre maison ; c'est là que vous irez chaque jour offrir vos hommages à la Reine du Ciel. Faites-vous inscrire dans sa confrérie, et soyez fidèles aux pieuses pratiques recommandées. Introduisez son culte dans votre famille et partout où vous le pourrez. Portez perpétuellement sur vous sa médaille comme un gage assuré de sa protection.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie

 

O Marie, Vous êtes la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus Sainte de toutes les créatures. Ma Souveraine, oh ! Si tous les hommes Vous connaissaient et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me console en pensant que tant de Bienheureux dans le Ciel et tant de Justes sur la terre sont embrasés d'amour pour Votre bonté et pour Votre Beauté. Je me réjouis surtout de ce que Dieu Lui-même Vous aime plus Vous seule que tous les hommes et tous les anges ensemble. Ma très aimable Reine, moi aussi, bien que misérable pécheur, je Vous aime, mais je Vous aime trop peu ; je désire Vous aimer davantage et plus tendrement ; mais cet amour, c'est à Vous de me l'obtenir ; car Vous aimer est un grand signe de prédestination ; c'est une grâce que Dieu accordent à ceux qui se sauvent. Je vois en outre, ô ma Mère, combien j'ai d'obligation à Votre Divin Fils ; je vois qu'Il est digne d'un amour infini. Vous ne désirez autre chose que de Le voir aimé : eh bien ! La grâce spéciale que Vous devez me procurer, c'est un grand amour pour Jésus-Christ. Obtenez-moi cette grâce, je Vous en conjure, Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez. Je ne Vous demande ni les biens terrestres, ni les honneurs, ni les richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur souhaite le plus, l'amour de mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez point m'aider à satisfaire un désir qui Vous est si agréable ? Non, car déjà Vous me secourez, déjà Vous priez pour moi ; priez ô Marie, priez, et ne cessez jamais de prier, jusqu'à ce que Vous me voyiez en paradis, assuré de posséder et d'aimer à jamais mon Dieu avec Vous, ô ma très tendre Mère. Ainsi soit-il.

 

Sixième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

L'exemple suivant, entre mille, le prouve une fois de plus. En France, une personne se rendait de Saint Nicolas du Port chez elle en voiture. Chemin faisant elle tomba de son siège, et, dans sa chute, elle se cassa une jambe. La fracture fut tellement complète que son pied, prive de mouvement propre, allait en tout sens. Au fort de sa douleur, elle ranima ses forces et sa foi : « Notre Dame du Perpétuel Secours, s'écrie-t-elle, guérissez-moi ! Notre-Dame du Perpétuel Secours, venez à mon secours ». Cette prière terminée, la souffrante se fait replacer sur la voiture, rentre à la maison et fait de suite appeler le médecin. Celui-ci examine la jambe, et après avoir longtemps regardé cherché : « Mais, je ne remarque rien, dit-il, il n'y a rien de cassé, rien n'est démis. Votre pied n'a pas souffert de la chute : vous devez pouvoir vous en servir. Je sens bien que les os du bas de la jambe ont été cassés, mais je constate aussi qu'ils sont en ce moment parfaitement ressoudés ». La privilégiée de Marie pouvait effectivement marcher sa jambe était parfaitement guérie.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie. (Voir ci-dessus, au 5e jour).

 

Septième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, que, fussent-ils monarques, et eussent-ils un pouvoir absolu sur toutes les personnes de leur royaume, jamais les mères ne peuvent devenir sujettes de leurs enfants. Il est vrai que Jésus-Christ, maintenant dans les Cieux, où Il est assis à la droite de Dieu le Père, a le souverain domaine sur toutes les créatures, sans en excepter Marie ; néanmoins, il est vrai aussi qu'il fut un temps où notre Divin Rédempteur, vivant sur cette terre, voulut s'humilier jusqu'à se soumettre à l'autorité de Marie. De là, nous concluons que dans le Ciel, quoique Marie ne puisse plus commander à Son Fils, Ses prières seront toujours les prières d'une Mère, et par conséquent bien puissantes pour obtenir tout ce qu'Elle demande. Marie, dit Saint Bonaventure, a ce grand privilège, qu'elle est toute-puissante auprès de Son Fils ; et pourquoi ? précisément pour la raison que nous venons d'indiquer, savoir, que les prières de Marie sont les prières d'une Mère.

 

Prière, Consécration à Marie, la plus Miséricordieuse des reines

 

O Marie, Mère de mon Dieu et ma Souveraine, tel se présente à une grande Reine un misérable tout couvert de plaies et de souillures, tel je me présente à Vous, qui êtes la Reine du Ciel et de la Terre. Du haut de ce Trône glorieux où Vous êtes assise, ne dédaignez pas. je Vous en supplie, d'abaisser Vos regards sur moi, pauvre pécheur. Si Dieu Vous a rendue si riche, c'est pour secourir le pauvres, et si Il Vous a établie Reine de Miséricorde, c'est pour Vous mettre à même de soulager les misérables; regardez-moi donc d'un œil compatissant, et ne m'abandonnez pas que Vous ne m'ayez changé de pécheur en Saint. Je ne mérite rien, je le reconnais, ou plutôt, je mériterais, pour mon ingratitude, d'être dépouillé de toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur par Votre entremise ; mais en qualité de Reine de Miséricorde, Vous n'allez pas cherchant des mérites, mais des misères, afin de secourir les nécessiteux. Eh ! Qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ? O glorieuse Vierge, je sais que Vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à Votre service d'une manière toute spéciale, afin que Vous disposiez de moi comme il vous plaira. Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez point à moi-même ; commandez-moi, disposez de moi selon Votre gré, et même, châtiez-moi quand je ne Vous obéirai point. Oh ! Combien me seront salutaires les châtiments qui me viendront de Votre main ! J'estime plus le bonheur d'être Votre serviteur, que d'être le maître du monde entier. O Marie, acceptez-moi pour Vôtre, et à ce titre pensez à me sauver. Je ne veux plus m'appartenir : c'est à Vous que je me donne. Si par le passé je Vous ai si mal servie, en laissant échapper mille belles occasions de Vous honorer, je veux désormais m'unir à Vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Non, je ne veux pas qu'à partir de ce jour personne Vous honore et Vous aime plus que moi, ô ma très aimable Reine ; c'est ce que je promets, et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.

 

Huitième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Jésus exauce toutes les demandes de Sa Mère pour l'honorer. « Le Sauveur, nous dit Saint Pierre Damien, voulant honorer cette Vierge chérie qui l'a tant glorifié sur la terre, Lui accorde sans délai tout ce qu'Elle désire ». Selon Guillaume de Paris, il est certain qu'aucune créature ne peut nous obtenir autant de grâces, à nous malheureux pécheurs, que cette excellente avocate ; Elle est ainsi honorée de Dieu, non seulement parce que Elle est servante chérie, mais surtout parce qu'Elle est sa véritable Mère ! Oui, il suffit que Marie parle, pour que son Divin Fils exécute tout ce quelle désire. Pourquoi a-t-Il devancé le temps marqué pour les miracles ? Ce fut par déférence pour sa Mère. « Eh quoi ! S'écrie saint Augustin, n'est-ce pas une chose digne de la bonté du Seigneur de vénérer ainsi sa Mère, Lui qui est venu en ce monde, non pour abroger, mais pour accomplir la loi ? Or, entre autres choses, la Loi commande d'honorer ses parents ».

 

Consécration à Marie, la plus miséricordieuse des Reines. (Voir ci-dessus au 7e jour)

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous

 

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