24 novembre 2020

Prier pendant l'Avent

naissance

Prier pendant l’Avent

En collaboration avec Hozana

 

Le début de l’Avent, qui marque aussi le début de la nouvelle année liturgique, commence chaque année le quatrième dimanche avant Noël. Mais ce temps de préparation à l’arrivée de Jésus est aussi un temps d’intériorité qui peut commencer plus tôt ou plus tard en chacun de nous ; au moment où l’attente commence à travailler nos cœurs.

C’est une attente qui précède un changement, qui prépare à l’accueil. Un temps de gestation indispensable à l’arrivée de la Vie. Cette période, toutes les jeunes mamans le diront, est un temps fort en émotions. Sans bien savoir toujours pourquoi, la joie fait parfois place à la tristesse, le partage de la nouvelle n’empêche pas de ressentir une certaine solitude. Que l’on ne s’explique pas toujours, que l’on se reproche parfois …

Pendant ces semaines avant Noël nous pouvons ressentir profondément la joie et l’espérance qui nous sont offertes par l’arrivée du Christ dans nos vies mais il est aussi possible que nous vivions ces moments plus difficilement. Cheminons vers Noël en déposant devant la crèche nos angoisses, nos peines ou celles de nos proches (personnes ayant perdu un être cher, souffrant de maladie, ayant vécu une séparation douloureuse), nos doutes. 

Acceptons et accueillons ces émotions qui toutes, à leur manière, travaillent et façonnent une place dans notre cœur pour accueillir le Sauveur...

 

Retrouvez diverses propositions de prières pour accompagner votre Avent

Sur Images Saintes,

en cliquant ICI

 

Posté par fmonvoisin à 11:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


14 novembre 2020

Lettre de saint Paul Apôtre aux confinés

16002937_1500631099971551_4214298675193340943_n

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux confinés

qui attendent le retour de la messe

 

Voici un étrange manuscrit. Pierre Durieux a imaginé la dernière épître (virtuelle) de saint Paul s’adressant du Ciel aux Gallo-romains éprouvés par l’épidémie et le confinement. En l’attente de la reprise de la messe, l’apôtre des nations propose de retrouver le chemin de l’adoration. Inspirant et exclusif.

 

Frères et sœurs,

On me rapporte que vous vous sentez faibles… On me dit que la situation de votre pays est complexe en ce moment. Votre Église vient de demander à vos gouvernants s’il était possible de célébrer la messe, dans vos églises qui ne vous appartiennent plus depuis l’édit de séparation de l’an 1905 après la naissance du Christ. C’est ça ? Et vos autorités auraient refusé à votre Église la célébration des messes en raison des normes sanitaires, tout en permettant des moments de prière. C’est bien ça ! Comme cela risque de durer ou de se reproduire, vous me demandez mon avis… Tout cela est effroyablement compliqué pour moi qui suis un vieil homme… Mais puisque vous insistez, moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main.

Venez, adorez !

Comme je le disais à Tite (3, 1), « rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ». Tant que vos évêques n’auront pas obtenu gain de cause pour célébrer la messe dans vos églises, mais tant que vous pouvez y prier, organisez donc des grands moments d’adoration ! Vous ne pouvez pas manger le corps du Christ mais vous pourrez ainsi Le déconfiner de son tabernacle et Le voir.

Vous vous préparerez ainsi à votre vie éternelle, comme l’a justement dit Jean : « Nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2). Pour l’instant, regardez-Le donc, et configurez-vous à ce bout de pain descendu du Ciel, consacré, démuni et nourrissant.

Les canaux de la grâce

Le Conseil d’État vous a demandé de cocher, dans l’attestation de sortie, la mention « motif familial impérieux » pour aller prier dans votre lieu de culte. Rien n’est plus vrai : vous allez en effet rencontrer Dieu, votre Père, et Jésus, votre frère, sous le regard de votre mère, Marie, au beau milieu de la grande famille invisible des croyants, cette fraternité qui est la définition même de l’Église. Quant à l’adjectif « impérieux », il me rappelle le mot « commandement », dont le premier est justement… l’adoration !

Si donc, il advenait que des gens d’armes vous interrogent sur le chemin de votre paroisse, vous saurez, en vous expliquant, témoigner de votre foi. Ce ne sera peut-être pas simple ! Moi-même j’ai été conduit au tribunal, car on disait que « la manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi » (Ac, 18, 13) ! Cela m’a valu bien des confinements à moi aussi, tant comme bourreau que comme prisonnier ! Quant à vous, vos confinements pourront se durcir encore beaucoup avant que vous ayez bouché les canaux de la grâce : « Notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16). 

Tenez bon !

Bon courage mes amis : tenez bon, tenez ferme dans l’attente du prochain repas du Seigneur. Continuez à exprimer que vous en avez besoin ! Car votre faim de ce jour est aussi un témoignage. Dans l’invraisemblable débat sur les biens « essentiels » ou non, dites et redites que s’il n’y avait qu’un Bien absolument essentiel, même s’il ne se voit pas (2 Co 4, 18), c’est ici, c’est le Royaume, et c’est la messe ! Que votre chemin de Damas vous donne, comme moi, d’ouvrir les yeux ! Je me répète, mais si vous vous sentez faibles… c’est alors que vous êtes forts (2 Co 12, 10) !

 

16142406_1500673286633999_1507471909677237663_n

 

(Source: Aleteia)

 

Posté par fmonvoisin à 12:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Neuvaine à Notre Dame du Laus pour demander la fin de la pandémie

N

 

Neuvaine à Notre Dame du Laus pour demander la fin de la pandémie

 

 

Le diocèse de Gap et Embrun invite tous les chrétiens à se joindre, à partir du 14 novembre, à une neuvaine pour demander à Marie la fin de la pandémie.

La même prière. Pendant neuf jours. La neuvaine est une manière de montrer sa persévérance et sa confiance en la Vierge Marie. À prier depuis chez soi du 14 au 22 novembre, cette neuvaine a spécialement été conçue pour implorer la Vierge Marie de mettre fin à l’épidémie de Covid-19 qui sévit depuis bientôt un an partout dans le monde.

 

Signe de Croix : Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Chant à Marie (de votre choix).

 

Prière pour demander à Marie la fin de la pandémie

 

Ô Marie, notre mère depuis le Calvaire, quand ton fils mourant a dit à l’apôtre saint Jean : « voici ta mère » ; regarde tes enfants en détresse par cette pandémie.

Ô Marie, mère du Sauveur, intercède pour nous auprès de Lui, portes-Lui nos prières : Qu’Il accorde à ceux qui nous gouvernent de le faire avec sagesse. Qu’Il donne aux médecins et aux chercheurs de trouver le remède et un vaccin. Qu’Il nous donne la confiance couplée à la prudence et au sens des responsabilités. Qu’Il nous montre comment lutter contre ce fléau. Qu’Il nous aide à le vaincre. Qu’Il nous inspire une charité plus vive.

Ô Marie, salut des malades, intercède pour nos malades et nos mourants. Ô Marie, consolatrice des affligés, intercède pour tous ceux qui sont dans la pauvreté.

Ô Mère, Notre-Dame du Laus, refuge des pécheurs, dans ton amour pour nous qui sommes tes enfants, ne nous laisse pas souffrir plus longtemps, arrête cette pandémie. Nous t’en supplions, par la Passion et la Résurrection de ton Fils Jésus notre Sauveur, Lui qui règne avec le Père dans l’unité du Saint Esprit, un seul Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Prier trois Je vous salue Marie, en ajoutant à chacun une des « clausules » trinitaires : Mère du Fils, Fille du Père, Temple de l’Esprit. Je vous salue Marie, mère du Fils, le Seigneur est avec vous…

 

Chant à l’Esprit Saint. Prière du Notre-Père.

 

Prière du Souvenez-vous (prière de saint Bernard)

 

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma mère, je viens vers vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

 

Signe de Croix.

 

notre dame du laus 1

 

Téléchargez le texte de cette neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

Posté par fmonvoisin à 12:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

17 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

7948

 

Trente-et-unième jour

Clôture du Mois de Saint Vincent de Paul

18 octobre

 

Culte et Reliques

 

Prélude. - Vénérons le saint sur les autels, où l’Église l'a placé.

 

Récit. - Sur les ordres du Pape, le cardinal de Noailles procéda à l'ouverture du tombeau de l'humble Vincent de Paul, le 19 février 1712. Après une visite minutieuse, les médecins attestèrent qu'ils avaient trouvé un corps tout entier et sans aucune mauvaise odeur.

Les prodiges opérés par l'inter cession du saint, furent examinés avec une sévérité rigoureuse par l’Église, et il fut mis au nombre des bienheureux le 13 août 1729. Les grands de la terre eurent dès lors la consolation de fléchir les genoux devant l'humble prêtre qui, tant de fois, les avait fléchis lui-même devant les petits et les pauvres. Le ciel, par de nouveaux miracles, confirma ces honneurs. Vincent de Paul fut canonisé le 16 juin 1737.

Son corps, renfermé dans une châsse d'argent, était conservé dans l'église de Saint-Lazare. Le 30 août 1792, cette église fut dépouillée de son argenterie et de tout ce qu'elle avait de plus précieux par un commissaire révolutionnaire, qui remit à MM. les Lazaristes les dépouilles mortelles de leur saint fondateur ; ils les recueillirent avec un grand respect, dressèrent un procès-verbal pour en constater l'authenticité et les cachèrent avec soin pendant l'affreux règne de la Terreur.

Les temps ensuite étant devenus plus tranquilles, ce précieux dépôt fut confié aux filles de la Charité, qui le gardèrent dans leur chapelle jusqu'au mois de mai 1830, époque à laquelle il fut porté à l'archevêque de Paris. Mgr. de Quelen, rempli de vénération pour le saint prêtre qui, par ses vertus, a tant honoré l’Église de France, et a laissé dans la capitale tant de monuments encore subsistants de sa charité, avait fait exécuter une châsse d'argent d'un beau travail, et voulut transférer solennellement le corps de saint Vincent dans la nouvelle chapelle construite par les messieurs de Saint-Lazare, sur un terrain dépendant de la maison qu'ils habitent, à la rue de Sèvres.

Cette translation, à jamais mémorable dans les fastes de l’Église de Paris, eut effectivement lieu, avec la plus grande pompe, le 25 avril 1830, qui était cette année, le deuxième dimanche après Pâques ; et maintenant, chaque année la mémoire à l’office et à la messe. Les événements de juillet 1830 ont obligé de cacher cette sainte relique ; mais elle a nouveau été exposée à la vénération des fidèles, dans la chapelle des Lazaristes. Le cœur, transporté à Turin pendant la Révolution Française, a été réclamé depuis par le cardinal Fesch. Après avoir été à Lyon, il est maintenant conservé dans la chapelle de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac, à Paris.

 

Pratique. - Se proposer de célébrer, chaque année, avec dévotion et confiance, les fêtes et le Mois de Saint Vincent de Paul.

 

Invocation. - Saint Vincent, mon patron et mon père, protégez-moi !

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

Que Dieu daigne conserver la charité et l'amour fraternel dans les cœurs de tous les chrétiens ! À l'aide des secours réciproques que les chrétiens remplis d'amour fraternel et de charité se donneront, les forts soutiendront les faibles, et l'œuvre de Dieu s'accomplira.

De tous les moyens de conserver l'union et la charité avec le prochain, le plus efficace et le meilleur, c'est la sainte humilité, c'est de se mettre au-dessous de tout le monde, et de se regarder comme le plus méchant et le plus vil de tous.

Habiter une maison où règne la charité fraternelle, c'est être dans un paradis, puisqu'il n'y a rien de plus désirable, ni de plus délicieux que de vivre avec ceux qu'on aime, et de qui l'on est aimé.

On doit préférer dans les sociétés catholiques l'union et la paix à tout autre bien.

Lorsque les âmes humbles sont contredites, elles se tiennent dans le calme, si on les calomnie, elles souffrent avec patience ; si on les estime peu, si on les néglige, si on les oublie, elles pensent qu'on les traite avec équité et selon leur mérite; si elles sont accablées d'occupations, elles s'en acquittent avec plaisir.

Chacun doit bien se dire à soi-même : Quand j'aurais toutes les vertus, si je n'ai pas l'humilité, je m'abuse ; et tandis que je me crois vertueux, je ne suis qu'un pharisien superbe.

Il n'y a qu'une profonde humilité qui puisse nous faire profiter parfaitement de certaines grâces très particulières que Dieu daigne quelquefois nous accorder ; mais il faut que cette humilité soit accompagnée d'une confiance sans bornes à la bonté divine, et il faut encore y joindre un détachement parfait de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous pouvons faire de nous même.

Le savoir sans humilité a toujours été pernicieux à l’Église ; et comme l'orgueil a précipité les anges rebelles, il cause souvent la perte des hommes savants : le plus ignorant des démons en sait plus que le plus subtil philosophe et le plus profond théologien.

Quand l'humilité est bannie d'un lieu, chacun s'occupe de son avantage personnel, et de là naissent les partialités, les schismes, les divisions.

 

st-vincent-de-paul

 

Fin du Mois de Saint Vincent de Paul

 

Pour télécharger l’intégralité des méditations du Mois de St Vincent de Paul, cliquer ici

 

Merci pour votre fidélité car vous êtes toujours plus nombreux à visiter ce site que j'ai ouvert il y a bien des années...

à très bientôt pour de prochaines prières…

 

 

Pour recevoir les prochaines méditations et prières dans votre boite mail :

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

16 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

5124

 

Trentième jour

3e jour du Triduum final du Mois de Saint Vincent de Paul

17 octobre

 

Sainte mort

 

Prélude. - Venons contempler et vénérer notre bienheureux au moment de son départ pour le ciel.

 

Récit. - Ce fut le lundi 27 septembre 1660, vers quatre heures et demie du matin, que Dieu l'attira à lui, lorsque ses disciples, assemblés à l'église, commençaient leur oraison mentale pour attirer Dieu en eux. Ce fut donc à la même heure et au même moment qu'il avait coutume, depuis quarante ans, d'invoquer le Saint-Esprit sur lui et les siens, que cet Es prit adorable enleva son âme de la terre au ciel, pour couronner la sainteté de sa vie, son zèle pour la gloire de Dieu, sa charité pour le prochain, son humilité, sa patience et toutes ses autres vertus, dans la pratique desquelles il a persévéré jusque dans la mort.

Ayant rendu le dernier soupir, son visage ne changea point ; il demeura dans sa douceur et sa sérénité ordinaires, étant dans son pauvre fauteuil, comme s'il eut sommeillé. Il expira assis et tout vêtu, sans fièvre et sans agonie, cessant de vivre par une pure défaillance de la nature, comme une lampe qui s'éteint insensiblement, quand l'huile vient à lui manquer. Son corps ne se raidit point, il demeura aussi souple et aussi maniable qu'avant.

Il demeura exposé le mardi 28 septembre jusqu'à midi. Pendant toute cette matinée, ses missionnaires firent de vains efforts pour en écarter la foule. On déchirait ses vêtements, quelques uns arrachaient ses cheveux et même sa barbe. Enfin, le corps, mis dans un cercueil de plomb, fut inhumé dans l'église de Saint-Lazare.

Mais, saint Vincent de Paul, plus encore que les autres saints, n'est point mort tout entier. « Défunt, il parle encore », comme dit l'Ecriture.

Oui, il revit dans les saints instituts qui font bénir son nom dans tout l'univers; il continue, dans la personne de ses prêtres de Saint-Lazare, à évangéliser les pauvres et à former de pieux lévites ; il soigne les malades et assiste les indigents par les mains de ses admirables Filles de la Charité, dont le cœur a véritable ment hérité de la charité de leur saint fondateur.

 

Pratique. - Se préparer souvent à bien mourir.

 

Invocation. - Saint Vincent, dont la mort fut si douce, obtenez-moi la grâce d'une sainte mort.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

L'orgueil est un vice très pernicieux, et d autant plus à redouter, que l'inclination naturelle nous y porte plus fortement. Nous devons donc user d'une vigilance continuelle pour faire toujours le contraire de ce que désirerait la nature corrompue.

L'humilité est la vertu de Notre Seigneur Jésus-Christ, de sa sainte Mère, et des plus grands saints ; elle réunit toutes les vertus, et quand elle est sincère, elle les introduit toutes dans un cœur.

Recourons souvent à l'amour de notre propre abjection, comme à un refuge assuré contre les mouvements continuels qu'excite en nous le penchant malheureux que nous avons tous à l'orgueil.

Nous devons laisser à Dieu toute la gloire, et ne garder pour nous que le mépris et la confusion : voilà uniquement ce qui nous est dû.

L'orgueil ne fait jamais de trêve ; il attaque en diverses manières les plus grands saints, tant qu'ils sont sur la terre : il tente l'un de se complaire vainement dans le bien qu'il a fait ; l'autre, de s'enorgueillir de son savoir ; celui-ci, de se regarder comme le plus parfait, celui-là, comme le plus ferme.

L'arme la plus puissante pour vaincre le démon, c'est l'humilité.

Si nous considérons tout ce qui se trouve en nous de terrestre et d'imparfait, nous aurons bien des motifs de nous abaisser devant Dieu et devant les hommes, devant ceux mêmes qui sont nos inférieurs.

Un juste qui abandonne l'humilité, est rejeté de Dieu et réprouvé malgré toutes ses bonnes œuvres ; et ce qui paraît vertu en lui, n'est que vice.

Lorsqu'on ne considère qu'en spéculation la vertu d'humilité, on la trouve belle, aimable, admirable ; mais quand il s'agit de la pratiquer, on la trouve très répugnante à la nature. Ce qu'elle exige nous déplaît, parce qu'elle veut que nous cherchions toujours la dernière place ; que nous nous mettions au-dessous de tous ceux avec qui nous vivons, quoiqu'ils soient nos inférieurs ; que nous supportions sans nous plaindre les calomnies ; que nous recherchions le mépris ; que nous aimions l'abjection ; et nous n'avons naturellement que de l'aversion pour toutes ces choses.

 

Icon, Italy, Galin Razhev-1

 

Pour recevoir les prochaines méditations et prières dans votre boite mail :

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 


15 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

5137

 

Vingt-neuvième jour

2e jour du Triduum final du Mois de Saint Vincent de Paul

16 octobre

 

Saint usage de la maladie

 

Prélude. - Disposons-nous à assister aux dernières leçons que nous a laissées notre bienheureux père, avant de quitter l'exil pour la patrie.

 

Récit. - Le temps nous presse, et nous ne pouvons nous attarder davantage dans l'admiration des vertus du grand serviteur de Dieu : le moment est venu de le voir aller au ciel.

Depuis longtemps, les croix de toutes sortes, les maladies les plus aiguës, toutes ces épreuves par lesquelles Dieu purifie et débarrasse de la dernière rouille du corps les âmes qu'il veut appeler à ses célestes embrassements avertissaient notre saint que la plus belle heure de sa vie mortelle approchait.

Il y avait dix-huit ans qu'il s'y préparait tous les jours, comme s'il devait, dans la nuit, comparaître devant son Juge. Pour s'y préparer plus prochainement, dans sa dernière maladie, chaque jour, après la messe, il récitait les prières des agonisants.

Le 25 septembre, vers midi, il s'endormit d'une somnolence, qu'il considérait comme l'avant coureur d'une mort prochaine.

Le lendemain, qui était un dimanche, il se fit porter à la chapelle, où il entendit la sainte messe, et communia. De retour dans sa chambre, il tomba dans un assoupissement plus profond, d'où on le tira pour lui demander de bénir sa communauté et lui donner l'Extrême-Onction.

Vers neuf heures du soir, les anciens de la communauté vinrent lui faire leur dernière visite. Comme mot d'adieu, chacun lui adressait une parole des saintes Ecritures, et il sortait de son sommeil, pour en répéter quelques syllabes. Mais, ce qu'il aimait le plus à redire, ce qu'il répétait de lui-même, c'était l'invocation à laquelle ses enfants sont justement restés si dévots : Deus in adjutorium.

Ainsi, Dieu faisait à son fidèle serviteur cette grande grâce que, ayant toujours vécu dans une entière et parfaite dépendance de sa volonté, il mourait, non pas tant par l'effort de la fièvre ou de quel que autre maladie violente, mais par une sorte d'obéissance ou de soumission à cette divine volonté.

Saint Vincent s'est endormi dans la paix du Seigneur : il avait consumé sa vie dans les travaux et dans les fatigues pour son service ; il l'a terminée heureusement dans la paix et la tranquillité. Il s'était volontairement privé de tout repos et de toute propre satisfaction, pendant sa vie, pour procurer l'avancement du royaume de Jésus-Christ et l'accroissement de sa gloire; et, en mourant, il allait trouver le véritable repos et il commençait à entrer dans la paix de son Seigneur.

 

Pratique. - Demander souvent à Dieu la grâce d'une bonne mort.

 

Invocation. - Saint Vincent, exemple de patience, obtenez-moi le bon usage de mes maladies.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

La meilleure préparation à la mort consiste dans une parfaite résignation à la volonté de Dieu, à l'exemple de Jésus Christ qui, dans la prière qu'il fit au jardin des Oliviers, se prépara à la mort en répétant ces paroles : « Ô mon Père, que votre volonté se fasse, et non la mienne ! »

Dieu n'exige pas de nous des forces corporelles, mais une sincère disposition à saisir les occasions de le servir selon sa volonté et ses desseins sur nous.

Quand Dieu prive quelqu'un de ses forces corporelles, il veut lui apprendre qu'il a choisi d'autres instruments pour exécuter ses desseins.

On doit faire usage, dans les maladies, des remèdes qui ont coutume de les guérir, et honorer par là Dieu qui a créé les différentes plantes, et qui leur a donné la vertu salutaire qu'on trouve en elles ; mais, avoir pour soi-même une excessive sensibilité, et rechercher des soulagements pour le plus petit mal qui nous arrive, c'est ce que l'on doit éviter.

Nous connaissons bien mieux dans les maladies ce que nous sommes, que lorsque nous jouissons de la santé. Heureux, si nous pouvons découvrir le trésor qui est caché dans les maladies !

Les maladies ne sont pas des maux que l'on doit craindre, mais des moyens très efficaces pour nous sanctifier. Murmurer, quand Dieu nous les envoie, c'est se plaindre du bien qu'il nous fait.

L'état de maladie est un état très ennuyeux et presque insupportable à la nature : c'est cependant un des moyens les plus puissants que Dieu emploie pour nous faire rentrer dans le devoir, pour nous faire renoncer à nos mauvaises inclinations, et pour nous combler de ses grâces.

Les maladies purifient l'âme : elles sont un puissant moyen de rappeler à la vertu ceux qui la négligeaient : elles rouvrent aux malades un vaste champ pour pratiquer la foi, l'espérance, la soumission à la volonté de Dieu et toutes les autres vertus.

 

Icon, Italy, Galin Razhev-1

 

Pour recevoir les prochaines méditations et prières dans votre boite mail :

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

14 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

8001

 

Vingt-huitième jour

1er du Triduum final du Mois de Saint Vincent de Paul

15 octobre

 

Fin de la journée de Saint Vincent de Paul

 

Prélude. - Contemplons le sommeil du bienheureux patriarche.

 

Récit. - Le plus souvent mi nuit sonne, et le saint est encore au travail. Il pense à prendre un peu de repos. Mais ce ne sera pas sans s'être puni de tant de bonnes œuvres, où il ne découvre qu'imperfection et péché, par une rude discipline ; le matin, il s'y était déjà préparé par une semblable pénitence. Et ce n'est là que l'exercice réglé et quotidien de sa mortification.

Il s'impose des pénitences extraordinaires dans les malheurs publics, dans les besoins généraux et particuliers de sa compagnie, et notamment quand il apprend quelque faute commise dans une de ses maisons. « Mes péchés, dit-il, sont cause de tout le mal qui arrive, n'est-il pas juste que j'en fasse pénitence ? » En tout temps, à la discipline il joint le cilice, les bracelets, les ceintures de cuir à pointes, qu'il remplace quelquefois par une haire conservée encore, et dont la vue seule fait frémir.

Il tombe alors à genoux pour ses dernières prières et surtout pour faire sa préparation quotidienne à la mort. Il découvre son lit. Ce n'est qu'une rude paillasse sans matelas, sans rideaux, et même sans draps les dernières années de sa vie. Pour condescendre aux prières des siens, il a consenti qu'on lui mît un rideau, mais il continue à coucher sur la paille. Et encore, comme il se reproche ce « tour de lit », ce lit « bien encourtiné ! » Bien souvent, sur cette couche misérable, il ne trouve ni repos ni sommeil. La fièvre le dévore, ses ulcères le torturent, il est trempé de sueur ; pendant ces longues et cruelles insomnies, il bénit Dieu, il prie ou combine ses saintes entreprises.

Voilà une journée de saint Vincent de Paul, voilà le tissu uniforme de sa vie. Certes, après une si longue série de jours semblables, Il était prêt à paraître devant Dieu, et il n'avait plus qu'à en recevoir la récompense.

 

Pratique. - S'imposer un règlement de vie.

 

Invocation. - Saint Vincent, modèle de vie régulière, apprenez-moi la fidélité au règlement.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

L'homme trouve dans l'obéissance l'anéantissement de l'amour propre et la vraie liberté des enfants de Dieu.

Outre la grâce qu'on mérite en pratiquant l'obéissance, le Seigneur se plaît encore à faire la volonté de ceux qui, par amour pour Lui, soumettent leurs volontés à celle des supérieurs.

Celui qui souffre avec impatience d'être repris et corrigé, est dans un état déplorable et bien éloigné de celui des saints, qui se réjouissaient lorsqu'on découvrait les petits défauts qui se trouvaient en eux.

Les murmures qu'on se permet contre les ordres des supérieurs sont une espèce d'apostasie ; et comme on tombe dans l'apostasie extérieure, en quittant l'habit de la religion dans laquelle on s'était engagé, on se rend coupable de l'apostasie intérieure, en se séparant de la façon de penser, de la volonté, de l'esprit et du cœur des supérieurs, pour adhérer à ses sentiments propres.

Notre obéissance ne doit pas se borner à accomplir les ordres de ceux qui ont quelque autorité sur nous ; elle doit encore, ainsi que l'apôtre saint Pierre nous y in vite, nous soumettre, par amour pour Dieu, à toutes les créatures humaines.

L'humble soumission et l'obéissance aux décrets des souverains pontifes est un bon moyen de distinguer les véritables enfants de l’Église de ceux qui lui sont rebelles.

L'obéissance ne consiste pas seulement à faire ce qu'on nous a prescrit, mais elle consiste dans la disposition soutenue d'accomplir en toute occasion ce qui nous sera commandé.

Les murmures sont des loups ravissants qui ruinent et qui détruisent le troupeau au milieu duquel ils pénètrent.

La prudence nous fait agir avec attention, et pour la fin que nous devons nous proposer. L'homme prudent fait les choses de la manière, dans le temps, et pour la fin qui est convenable, c'est-à-dire il les fait pour Dieu. La prudence fait prendre les moyens les plus propres, ainsi que la voie la plus droite et la plus sûre pour parvenir à la fin qu'elle se propose.

 

Icon, Italy, Galin Razhev-1

 

Pour recevoir les méditations du Mois de St Vincent de Paul par mail

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

13 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

8225

 

Vingt-septième jour

9e et dernier jour de la seconde neuvaine en l’honneur de Saint Vincent de Paul

14 octobre

 

La journée de saint Vincent de Paul (suite)

 

Prélude. - Admirons le grand saint humblement appliqué à ses œuvres quotidiennes de charité.

 

Récit. - Après le repas, les siens ont une heure de récréation : lui n'en prend jamais. Enfin, tous se retirent et bientôt Saint-Lazare est plongé dans le sommeil ; lui seul veille.

Ses nuits sont presque aussi laborieuses que ses jours. Il a trouvé, en rentrant le soir, une multitude de lettres ; c'est la nuit qu'il y répond. Il lui en est venu de tous les points du royaume et de l'étranger.

C'est un évêque, un abbé, un directeur qui le consultent sur les affaires les plus importantes et les plus délicates ; ce sont de grands seigneurs, de grandes dames qui lui proposent des missions sur leurs terres ou quelque œuvre de charité ; c'est la congrégation de la Propagande, la compagnie des Indes qui lui demandent des prêtres pour l'Asie et pour l'Afrique ; c'est une pauvre mère qui le prie de s'intéresser à un fils captif à Alger, ou bien un renégat qui le conjure de lui ménager son retour à la foi ; ce sont les nonces de France qui veulent avoir son avis sur les affaires qui importent à l’Église Gallicane ou même à l’Église universelle ; ce sont des chefs de religion, des supérieurs de communautés qui réclament son concours pour la réformation de leur ordre ou de leur maison ; ou bien un religieux, un simple novice qui le consultent sur leur vocation ou un changement d'état ; c'est une foule de curés, de prêtres, qui lui soumettent les difficultés de leur ministère ou de leur conscience enfin et surtout, c'est sa double famille de Missionnaires et de Filles de la Charité qui exige ses soins de tous les jours.

Au moindre de ses enfants il répond avec une exactitude que sa bonté seule égale ; à toutes ses maisons, il écrit régulièrement une fois la semaine, et à chacune il transmet, outre des conseils et des décisions sur ses propres affaires, les nouvelles générales de la compagnie : ses lettres deviennent ainsi une sorte de gazette de la Mission et de ses Oeuvres.

 

Pratique. - Glisser toujours un mot de Dieu dans ses moindres correspondances.

 

Invocation. - Saint Vincent, animé du désir de sanctifier les âmes, inspirez-moi les moyens de concourir au salut de mes frères.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

Le recueillement intérieur pré serve de la dissipation, qui est la source de la tiédeur et du relâchement dans ceux qui, par état, doivent sans cesse inspirer aux autres la ferveur et la crainte de Dieu.

Quand on se sent porté par un désir véhément à faire une œuvre importante et même sainte, on doit la remettre à un autre temps et attendre que notre cœur soit rentré dans la tranquillité et dans l'indifférence, afin que l'amour propre ne vienne pas souiller la pureté de notre intention.

Quand quelqu'un croit avoir fait tout ce qui dépendait de lui pour l'heureux succès d'une affaire spirituelle, qu'il se tienne dans la tranquillité et dans la paix, quel que puisse être l'événement.

Le moment le plus favorable pour connaître le progrès qu'une âme a fait dans la vertu, est celui de la tribulation et de la tentation.

Pour l'ordinaire, les œuvres de Dieu se font par degrés : elles ont leur commencement et leurs progrès. On ne doit donc pas prétendue faire toutes choses d'un coup, ni estimer que tout soit perdu parce qu'il faut des soins pour réussir. Il faut aller pied à pied, et adresser à Dieu de fréquentes prières.

Il n'y a rien de plus contraire au succès des affaires que la précipitation : les délais sont ordinairement plus avantageux que nuisibles.

Une inclination naturelle nous porte à exiger que les choses qui nous sont avantageuses se fassent promptement : nous devons la réprimer, pour nous mettre dans la pratique de la sainte indifférence, et laisser à Dieu le soin de manifester sa volonté ; tenant pour certain que lorsque Dieu veut qu'une affaire réussisse, les délais ne la gâtent point, et que moins il y a de notre industrie, plus il y a de la sagesse et de la puissance de Dieu.

Les lumières que la foi nous donne sont toujours accompagnées d'une onction céleste qui se répand secrètement dans le coeur.

Il n'y a pas d'hommes plus constants et plus fermes dans le bien qu'ils ont entrepris, que ceux qui sont doux et bénins : ceux au contraire qui se livrent aisément à la colère sont, pour l'ordinaire, inconstants ; ils agissent par caprice et par les mouvements de la nature.

 

239_001

 

Pour recevoir les méditations du Mois de St Vincent de Paul par mail

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

12 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

7999

 Vingt-sixième jour

8e jour de la seconde neuvaine en l’honneur de Saint Vincent de Paul

13 octobre

 

La journée de Saint Vincent de Paul (suite)

 

Prélude. - Suivons notre admirable saint au réfectoire et considérons son esprit de renonce ment et de mortification, jusqu'au milieu d'une action si matérielle et si animale.

 

Récit. - Il rentre enfin. Il salue aussitôt la sainte Vierge et l'ange gardien, comme il a fait en sortant, comme il fait toujours et comme il prescrit de faire à l'entrée et au sortir d'une chambre, comme en sortant encore, il va adorer le Saint-Sacrement qu'il appelle le Maître de la maison.

Il est bien tard quelquefois, et néanmoins il s'oublie plusieurs heures. Il finit par se rendre au réfectoire.

Si la communauté s'y trouve, il s'assied où il se rencontre, le plus souvent à la dernière place, même après les frères. Pas plus de distinction entre lui et les siens pour la nourriture que pour la place, jusque dans les infirmités d'une extrême vieillesse. Si le repas commun est achevé, sa mortification s'en réjouit, car il n'aura plus que les restes. Si tout est desservi, il ne demande rien et se contente d'un peu de pain. Pour du vin, il n'en ré clame jamais et ne boit que de l'eau pure.

Ce repas si sobre, achevé en un instant, est pourtant son premier et sera souvent son unique repas de la journée, car il est rentré fort tard, et, suivant sa coutume, il n'a rien pris le matin.

Ce n'est pas assez pour sa mortification d'une nourriture mauvaise et prise en trop petite quantité ; il tient encore en réserve des poudres amères qu'il y mêle pour la rendre plus désagréable au goût.

La nature quelquefois succombe, et la nuit il lui faut porter dans une défaillance un morceau de pain sec, seul confort qu'il veuille accepter.

Voilà le repas destiné à réparer les forces perdues dans une longue journée de travail, et encore il se le reproche, et chaque soir, s'asseyant devant sa maigre pitance, il se dit : « Ah ! misérable, tu n'as pas gagné le pain que tu manges ! »

C'est un jeûne continuel. Néanmoins, il en fait un plus rigoureux deux fois par semaine et tous les jours ordonnés par l’Église. À plus de 80 ans, il se contenta des salines servies à la communauté. Le soir un peu de pain, une pomme et de l'eau rougie fait toute sa collation. Il s'en abstient même, quand il arrive un peu tard de la ville : alors, sans manger, il se retire dans sa chambre, ou se rend à l'église | pour présider une conférence spirituelle.

 

Pratique. - S'imposer toujours quelque mortification dans les repas.

 

Invocation. - Saint Vincent, qui avez été si mortifié, enseignez-moi à réduire mon corps en servitude.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

Plusieurs se contentent des doux entretiens qu'ils ont avec Dieu dans l'oraison ; mais, est-il question de se mortifier, de supporter patiemment les maladies, les humiliations, ou autres disgrâces, le courage leur manque. Cependant, ne nous y trompons pas ; l'Apôtre nous déclare qu'il n'y a que nos œuvres qui nous accompagnent en l'autre vie.

Parmi les différents moyens que nous avons pour plaire à Dieu dans tout ce que nous faisons, un des plus efficaces, c'est de faire chacune de nos actions comme si ce devait être la dernière de notre vie. À chaque démarche que nous avons à faire, disons-nous à nous mêmes : « Si tu savais devoir mourir après cette action, la ferais tu ?... la ferais-tu de la manière que tu vas la faire ? »

La perfection consiste à se renoncer à soi-même, à porter sa croix, à suivre Jésus-Christ ; or, celui qui se renonce davantage, qui porte mieux sa croix, qui suit de plus près Jésus-Christ, c'est celui qui ne fait jamais sa propre volonté, mais toujours celle de Dieu.

Celui qui veut avancer à grands pas dans la vertu, doit réprimer fortement ses propres inclinations. On n'a qu'une vertu imaginaire, lorsque, dans les occasions, on ne fait pas les sacrifices qu'exige la vertu véritable.

La pauvreté volontaire et effective nous fait tourner vers Dieu et recourir à lui, tandis que l'abondance nous le fait souvent oublier.

Celui à qui Dieu confie le soin d'assister les pauvres, ne doit pas éprouver moins de plaisir en leur procurant des secours, que n'en éprouve un père tendre lors qu'il présente quelque soulagement à ses enfants.

Celui qui aura aimé les pauvres pendant sa vie, verra sans effroi approcher le moment de sa mort.

 

239_001

 

Pour recevoir les méditations du Mois de St Vincent de Paul par mail

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

11 octobre 2020

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

 

2394

 

Vingt-cinquième jour

7e jour de la seconde neuvaine en l’honneur de Saint Vincent de Paul

12 octobre

 

La journée de Saint Vincent de Paul (suite)

 

Prélude. - Suivons notre saint dans les rues de la capitale, où sa démarche modeste édifie tous les passants.

 

Récit. - Ce n'est pas assez de ses occupations à domicile. Tous les jours, deux fois par jour souvent, le saint prêtre sort et parcourt tous les quartiers de Paris, où l'on réclame sa présence où il a à visiter quelqu'un de ses établissements charitables. Il va à la cour pour assister à une séance, du conseil, ou solliciter la charité de la reine, ou s'entremettre dans les querelles des partis ; trois fois la semaine, il préside l'assemblée des Dames de la Charité et des Seigneurs ; souvent, il est appelé en d'autres assemblées particulières, soit de prélats, soit de docteurs, soit de supérieurs de communautés ou enfin de personnes de condition. De là, il se rend dans un monastère ou dans une famille, pour y rétablir l'ordre et la paix ; il va encourager une Conférence de la Charité, consoler les prisonniers et les forçats, visiter les malades à domicile et dans les hôpitaux, réjouir les vieillards du nom de Jésus, bégayer avec les petits Enfants-Trouvés.

Dans le passage d'un lieu à l'autre, il emploie soigneusement son temps. Il prie, combine une œuvre, prépare une instruction, quelquefois même en voiture, il écrit une lettre.

Jusque dans le tumulte de la rue, de la cour et des assemblées, il ne perd pas de vue la présence de Dieu. Il y songe au moins quatre fois par heure. L'horloge sonne : il se découvre, fait le signe de la croix et lève ses yeux au ciel. Ordinairement, il les tient baissés, et même fermés, lorsqu'il est en carrosse, et ne les ouvre que sur le crucifix du chapelet qu'il porte toujours à sa ceinture. Pour ne rien voir, n'être vu de personne, et se pouvoir entretenir avec Dieu, il tire presque toujours le rideau de la voiture. Sans doute la vue des créatures, bien loin de le distraire, le porte à leur auteur, néanmoins, c'est en se privant de l'aspect des objets agréables et en mortifiant ses sens, qu'il honore Dieu, et se tient uni à lui. Malgré son impressionnabilité aux températures extrêmes, il ne se garantit ni contre le froid, ni contre le chaud ; pas même de gants en hiver, et ses mains sont enflées et gercées comme ses jambes.

S'il marche à pied dans les rues, il observe le même recueillement et les mêmes pratiques. En passant devant une église, il y entre et s'y prosterne, le visage contre terre. Quand l'Angélus sonne, au milieu de la foule comme à la cour, il se découvre, tombe à genoux et le récite. Il ne voit personne, bien que tous le regardent et l'admirent. Les enfants eux-mêmes se le montrent et se disent : « Voilà le saint qui passe ! »

 

Pratique. - Se rappeler souvent le souvenir de la présence de Dieu.

 

Invocation. - Saint Vincent, recueilli au milieu du monde, conservez moi l'esprit de solitude intérieure.

 

L'esprit de Saint Vincent de Paul

 

Les vérités éternelles sont capables de remplir le cœur et de nous conduire par une voie sûre. Il suffit donc de faire usage de ces moyens tout divins pour arriver en peu de temps à la perfection.

Celui qui ne se tient pas uni à Dieu par l'exercice de sa sainte présence, ne peut réussir dans ce qu'il entreprend pour sa gloire.

On doit s'appliquer dans l'oraison à combattre spécialement la passion ou la mauvaise inclination qui domine en nous. On doit la mortifier avec une attention continuelle, parce que, dès qu'elle sera détruite, on obtiendra aisément la victoire sur toutes les autres.

Quand on veille sur soi, l'attention à la présence de Dieu se change peu à peu en habitude. J'ai connu une personne qui se reprochait d'avoir été trois fois le jour distraite de la présence de Dieu. Ces gens-là seront nos juges, et nous condamneront devant la Majesté divine de l'oubli que nous avons pour Elle.

Pour s'établir solidement dans une vertu, il est nécessaire de prendre de bonnes résolutions, des résolutions pratiques sur les actes particuliers de cette vertu. Il faut de plus être fidèle à les exécuter ; sans cela, malgré la facilité et le goût qu'on trouve dans la méditation, on n'est pas vrai ment vertueux, on ne l'est qu'en imagination.

Celui qui sait bien pratiquer l'exercice de la présence de Dieu et qui est fidèle à suivre l'attrait de cette divine vertu, arrivera bientôt à un très-haut degré de sainteté.

Nous devons honorer Dieu en ses saints, et le supplier qu'il nous rende participants des grâces qu'il a si abondamment versées dans leurs âmes.

 

239_001

 

Pour recevoir les méditations du Mois de St Vincent de Paul par mail

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes