05 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Sixième jour

Neuvaine préparatoire à l'Assomption, pour les dévots serviteurs de Marie

 

Les Chrétiens dévoués à Marie, dit Saint Alphonse, mettent leur soin et leur ferveur à célébrer les Neuvaines de Ses Fêtes, et pendant ce temps la Sainte Vierge est tout amour pour leur distribuer sans mesure Ses Grâces les plus spéciales. Jésus Christ Lui-même promit un jour à Sainte Gertrude de recevoir avec une affection particulière tout ceux qui se prépareraient à célébrer dévotement la Fête de l'Assomption. La même Sainte vite une autre fois, sous le manteau de la Sainte Vierge, une foule d'âme que Notre Dame regardait avec affection ; elle comprit que c'étaient elles qui, dans les jours précédents, s'étaient disposées par de pieux exercices à solenniser d'Assomption.

De toutes les Fêtes établies en l'honneur de Marie, la plus pompeuse est celle de l'Assomption, que l'on peut appeler le résumé et le couronnement de toutes les autres, et qui renferme quatre grands mystères : la Mort de la Très Sainte Vierge, Sa Résurrection, Son Assomption en corps et en âme et Son Couronnement dans le Ciel. Aussi dispense-t-elle en ce jour Ses grâces et Ses faveurs avec plus de profusion que jamais. Je dois donc m'y préparer par une fervente Neuvaine, pendant laquelle je ferai les exercices suivants :

1) Tous les jours ; si je le puis, j'assisterai avec dévotion à la Sainte Messe pour remercier l'Adorable Trinité des Grâces qu'Elle a prodiguées à Marie, surtout au jour de Sa Glorieuse Assomption et dans ce but, je réciterai les prières indiquées au jour suivant. Cette offrande de la Messe en reconnaissance des grâces, dont Marie a été l'objet, Lui est souverainement agréable, comme Elle-même l'a révélé, au rapport de Saint Alphonse : en effet, ne pouvant reconnaître suffisamment toutes les faveurs que le Seigneur lui a dispensées, la Sainte Vierge voit avec satisfaction que ses enfants l'aident à payer sa dette.

2) Je tâcherai de faire chaque jour une visite à Marie dans une église qui lui soit consacrée, où du moins devant une de ses images, et je réciterai dévotement 12 je Vous salue Marie, en l'honneur des 12 principales vertus qu'Elle a pratiquées pendant Sa vie et pour lesquelles Elle a reçu, au jour de Son Assomption, une couronne de douze étoiles. Plusieurs fois, dit le Père Rossignoli, Elle a fait connaître que cette pratique lui était fort agréable.

3) Dans le cours de cette Neuvaine, je m'approcherai de la Sainte Communion le plus souvent que mon directeur me le permettra, pour honorer Marie ma Mère, en Lui offrant le Cœur même de Jésus pendant que je le posséderai en moi-même. Le Père Segneri assure qu'on ne peut mieux honorer Marie qu'avec Jésus.

4) Je pratiquerai, pendant ces jours, différents actes de vertu et de mortification intérieure et extérieure que j'offrirai à la Très Sainte Vierge au jour de Sa Fête. Marie, si bonne et si aimante, ne manquera pas de récompenser largement ces offrandes qu'Elle accueille si favorablement.

5) Je passerai ces jours dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite. Surtout je m'abstiendrai avec un soin tout spécial, de tout ce qui pourrait causer la poindre peine au Divin cœur de mon Jésus et au Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère.

Enfin, au jour de la Solennité, après la Communion, je me dédierai particulièrement au service de Marie comme je l'ai fait autrefois ; je la choisirai de nouveau pour ma Souveraine, mon Avocate et ma Mère, et je renouvellerai la résolution de l'honorer, de l'aimer et de mieux la servir à l'avenir. Dans les neuvaine préparatoires aux autres Fêtes de Marie, je fera autant que possible, les mêmes exercices.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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04 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Cinquième jour

La prière, moyen principal et absolument nécessaire pour vaincre les tentations contre la sainte vertu de pureté

 

Il est de foi que je ne pourrai jamais, par mes seules forces et sans l'assistance divine, acquérir ni conserver le beau trésor de la pureté. Elle est un don gratuit et libéral de la bonté de Dieu ; je dois donc la lui demander continuellement de toutes les puissances de mon âme. « Sitôt que je m'aperçus, dit le Sage, que je ne pouvais être chaste si Dieu ne me l'accordait, je n'hésitait pas un instant, je ne balançai pas, mais je recourus au Seigneur et je lui demandai la pureté, du fond de mon cœur ».

Aussi Saint Alphonse disait que la prière est le moyen principal, le moyen absolument nécessaire, indispensable, pour vaincre les tentations contre la pureté. Si vous me demandez, ajoutait-il, quels sont les moyens pour vaincre les tentations, surtout celle de l'impureté, je vous répondrai : le premier moyen c'est la prière, le second, c'est la prière, et le troisième, c'est la prière : vous me questionnerez mille fois je vous ferais la même réponse. Plaise à Dieu, s'écriait-il, que tous les hommes recourent à Lui quand ils sont tentés de l'offenser ; nul, bien certainement, ne succombera !

Dès que je serai assailli par quelque tentation contre la sainte vertu de pureté, je m'empresserai de recourir à Dieu en lui disant avec ferveur : « Créez en moi, Seigneur, un cœur pur... Aidez-moi, Seigneur, ne permettez pas que je vous offense... Mon Jésus, miséricorde ! Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !... O Cœur très pur de Saint Joseph, obtenez-moi du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, une très grande pureté de corps et d'esprit !... » Il me sera fort utile dans ces tentations de reporter ma pensée sur la Passion de mon Jésus et de me réfugier dans ses plaies sacrées. Je n'ai trouvé nulle part, dit Saint Augustin, un remède plus efficace que dans les plaies de Jésus Christ ; j'y dors et j'y retrouve la vie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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03 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Quatrième jour

Moyens pour conserver la Sainte Vertu de pureté

 

Le premier moyen que je dois mettre en œuvre pour conserver ce précieux trésor, c'est la fuite des occasions. Les Saints affirment que c'est le point le plus essentiel en cette matière ; tellement que, si on le néglige, les autres ne serviront de rien. L'occasion, dit Saint Alphonse, est un bandeau qui se place devant les yeux et qui ne permet plus de rien voir, ni Dieu, ni enfer, ni résolutions. Il est ,plus impossible, dit l'Esprit Saint, de marcher sur un brasier sans se brûler ; il ne l'est pas moins de se jeter volontairement dans l'occasion et de na pas tomber, eût-on pris mille résolutions et fait mille promesses à Dieu. C'est la maxime infaillible du Saint Esprit, que celui qui aime le danger périra dans le danger. Non, Dieu ne secourt pas celui qui s'expose, de gaîté de cœur et sans nécessité, à l'occasion de pécher. Je dois donc, avant tout, détourner les yeux de tout objet dangereux en cette matière. « Combien, hélas, sont misérablement tombés, s'écrie un grand Saint, pour n'avoir pas veillé sur leurs regard ! » Je dois, en second lieu, m'abstenir de toute familiarité avec des personnes de sexe différent. Saint Augustin assure avoir connu des hommes, qu'il estimait à l'égal d'un Saint Jérôme et d'un Saint Ambroise, et qui sont tombés d'une manière lamentable pour ne pas avoir évité les occasions. En troisième lieu, je dois fuir l'oisiveté, qui fut, selon le Prophète Ézéchiel, cause des crimes et de la ruine totale des habitants de Sodome. Ce fut également, suivant la remarque de Saint Bernard, la cause de la chute de Salomon.

Le deuxième moyen que je dois employer pour demeurer pur et chaste, c'est la mortification de ma chair. Comme le lys, dit Saint Alphonse, se conserve parmi les épines, ainsi la chasteté se garde par les mortifications. C'est folie, remarque une grand serviteur de Dieu, que de vouloir traiter mollement sa chair, de ne lui refuser aucune satisfaction et d'espérer qu'elle ne se révoltera pas. Aussi tous les saints, pour conserver la chasteté, macéraient leur corps par les mortifications et le réduisaient en servitude. Ce moyen est tellement efficace, dit le Père Rodriguez, qu'il suffit parfois pour dissiper ou chasser la tentation d'impureté, de la moindre fatigue, du moindre travail, de la moindre douleur, comme serait d'étendre les bras en croix, de fléchir le genou, de se frapper la poitrine, de se donner la discipline, etc. Mais les Saints recommandent surtout la mortification des sens pour le boire et le manger. Saint Thomas, le Docteur Angélique, assure que quand le Démon a tenté vainement quelqu'un du côté de la gourmandise, il le laisse en repos du côté de l'impureté.

Le troisième moyen auquel je dois recourir pour conserver la chasteté, c'est la pratique de l'humilité. Un grand Saint affirme formellement que l'âme qui n'est pas humble ne saurait être chaste. Dieu aime tant l'humilité et déteste tellement l'orgueil et la présomption, qu'il permet souvent, par un équitable et mystérieux jugement, qu'une âme commette des péchés mortels pour qu'elle s'humilie ; et qu'elle commette, non pas toutes les espèces de péchés, mais ceux de la chair, qui sont les plus grossiers et les plus honteux, afin qu'elle s'humilie d'avantage. Ainsi arriva-t-il à ces superbes philosophes, dont parle Saint Paul, que Dieu laissa tomber dans les plus affreux désordres en punition de leur orgueil, afin qu'ils demeurassent confondus et humiliés. Oh ! Qu'il m'importe d'être humble, de ne pas me confier en moi, de ne pas présumer de mes forces, de peur que Dieu ne me punisse de la sorte ! A h ! quel redoutable châtiment ! Il est si grand qu'il n'y ne peut pas y en avoir de plus terrible. Mon bon Jésus, par les mérites de Votre Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Votre Mère, faites-moi plutôt mourir mille fois que de me laisser m'exposer, par l'orgueil, à ce malheur.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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02 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Troisième jour

Excellence et nécessité de la pureté pour arriver à la sainteté et au parfait amour de Jésus et de Marie

 

Les Saints et les maîtres de la vie spirituelle nous enseignent que la pureté est, de toutes les vertus morales, celle qui sanctifie le plus une âme, la rend la plus semblable aux Anges et la plus chère au Divin Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. L'apôtre Saint Paul va jusqu'à dire qu'une âme est principalement sainte, quand elle s'abstient de toute impureté, de toute pensée, de tout désir qui pourrait le souiller. Ailleurs, il dit qu'une personne qui se maintient pure et chaste sera nécessairement sainte de corps et d'esprit. Dans plusieurs autres endroits il donne le beau nom de sanctifications à l'angélique vertu de pureté. En somme, dit Saint Jean Chrysostome, il n'y a pas de sujet sur lequel Saint Paul déploie plus de force et d'énergie. Il en parle dans toutes ses Lettres soit à de simples particuliers, comme son Épître à Timothée, soit à des Églises, comme ses Épîtres aux Hébreux, aux Romains, aux fidèles de Thessalonique et de Corinthe. Quoi d'étonnant, dit un auteur, quand on sait que, plus la chasteté éloigne l'homme de toute souillure, plus elle lave, éclaire, orne et sanctifie son âme.

Il n'y a pas de vertu, dit Saint Cyprien, qui rende semblable aux Anges comme la chasteté, parce qu'avec elle il vit dans sa chair comme s'il n'en avait point et qu'il fût un pur esprit. Saint Jean Chrysostome va plus loin encore : une âme pure et chaste, dit-il est en quelque sorte supérieure aux Anges mêmes, qui sont des esprits parce que pour demeurer chaste, il faut qu'elle dompte les inclinations du corps. Jésus aime tellement cette vertu, qu'en s'incarnant il n'accepta pour mère qu'une vierge consacrée par le vœu de chasteté. Il voulut trouver la virginité dans celui qui fut son nourricier et son gardien, il la voulut trouver dans son précurseur. Il permit à ses ennemis de censurer ses actions, et de le calomnier de toutes les manières, mais il ne permit jamais qu'on attaquât sa pureté ; de plus il ne consentit pas que le Démon l'osât tenter de ce côté dans le désert. Marie aima tellement aussi cette belle Vertu que, pour la conserver, elle eût renoncé même à son éminente dignité de Mère de Dieu. « O Sainte, ô admirable vertu ! Que tu es belle, que tu es précieuse, que tu es sublime ! Que prix n'est pas au-dessous d'une âme continente et chaste ! » dit le Saint Esprit. Angélique vertu, désormais tu feras les délices de mon cœur, comme tu es l'objet des complaisances et des tendresses du Divin Cœur de mon Jésus et du Cœur Immaculé de Marie ma tendre Mère.

O Jésus et Marie, les bien-aimés de mon cœur, prosterné à Vos pieds, je me propose fermement, avec Votre secours de ne commettre jamais la moindre faute contre cette angélique Vertu, et de réparer par la pénitence celles que j'aurais eu le malheur de commettre ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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01 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Deuxième jour

Condition requises pour gagner l'Indulgence du « Grand Pardon d'Assise »

 

C'est une véritable consolation, dit un pieux auteur, de voir chaque année, le 2 août, les fidèles des deux sexes, de tout âge, de toute condition, se porter avec empressement aux églises des Frères Mineurs pour y gagner l'Indulgence précieuse que l’Église accorde en ce jour à ses enfants. Mais il y a beaucoup trop de chrétiens qui en demeurent privés, parce que, ignorant le moyen de se procurer un si grand bien, il négligent ce qui est le plus nécessaire. Or, les Souverains-Pontifes ont imposé trois œuvres comme condition indispensables pour gagner l'Indulgence : la Confession Sacramentelle, la Communion et la visite de l'église privilégiée, dans laquelle ont doit prier selon l'intention des Pontifes qui ont accordé et confirmé la faveur. Il n'est pas nécessaire que les deux premières conditions soient remplies dans cette église ; il suffit qu'on y fasse la visite.

L’Indulgence a cours depuis les Premières Vêpres du 1er août jusqu'au coucher du soleil du jour suivant. On peut réciter les prières que l'on veut, pourvu qu'elles soient faites selon l'intention du Souverain-Pontife. Lorsqu'on s'est réservé à soi-même la première Indulgence, il faut appliquer les autres aux Âmes du Purgatoire. Pour en gagner plusieurs, il est nécessaire de renouveler les visites, c'est à dire de sortir de l'église et d'y rentrer pour y prier de nouveau suivant les intentions du Souverain-Pontife. Je dois tenir beaucoup à gagner cette rare Indulgence du Pardon ; car, outre les avantages que j'en puis retirer je fais une chose souverainement agréable au Cœur Divin de mon Sauveur : je contente également le Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère : car plus d'une fois, dit un auteur, elle apparut aux fidèles dans ce temple béni de la Portioncule, portant Son Fils dans Ses bras, et leur donnant Sa bénédiction Maternelle comme pour applaudir à ce saint exercice.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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31 juillet 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Premier jour

Origine divine de l'indulgence de la Portioncule appelée aussi « Grand Pardon d'Assise »

 

L'année 1121, pendant une nuit, Saint François d'Assise priait avec ferveur, quand un Ange lui apparut et lui dit de se transporter dans l'église voisine de Sainte Marie des Anges, où Jésus Christ et Sa Sainte Mère l'attendaient avec une nombreuse escorte de la Milice Céleste. Le Père Séraphique s'y transporte aussitôt ; mais à peine entré, un spectacle si délicieux s'offre à ses yeux, qu'il tombe la face contre terre et adore profondément la Majesté de Dieu. « François, lui dit Jésus, afin de récompenser le zèle que tes frères et toi, vous avez pour le Salut des âmes, Je te permets de me demander en leur faveur la grâce que tu voudras, et Je t'exaucerai généreusement ». Ravi de la proposition du Sauveur, le Saint implora l'assistance de Marie qu'il voyait devant lui ; puis il pria Jésus d'accorder à tous les fidèles qui entreraient dans cette église l'indulgence plénière pour tous les péchés dont ils auraient fait une sincère confession à un Prêtre approuvé. Jésus agréa cette prière et enjoignit le Souverain-Pontife, et de lui demander cette Indulgence au Nom du Sauveur.

François court se jeter aux pieds d'Honorius III, et le prie de sanctionner la grâce que Jésus vient de lui accorder. Le Souverain-Pontife, reconnaissant la Volonté de Dieu, confirme généreusement cette faveur pour un jour entier de chaque année. Restait à déterminer le jour où les fidèles pourraient la gagner, et François attendait que l'Auteur de cet incomparable don daignât le faire Lui-même : son espoir ne fut pas trompé. Une nuit qu'il priait dans sa cellule, il se vit soudain entouré d'un chœur nombreux d'Anges, qui lui ordonnèrent de se rendre dans la même église, où Jésus et Sa Mère l'attendaient. Arrivé là, il adora profondément la Majesté Divine, implora le protection de la Sainte Vierge et pria Jésus de fixer lui-même le jour de l'Indulgence qu'Il avait attachée à ce sanctuaire. Le Seigneur lui répondit qu'il voulait que ce fût depuis le soir du jour où Saint Pierre fut délivré des fers jusqu'au soir du jour suivant. Alors, les Anges entonnèrent le Te Deum, et la vision disparut.

François retourne aussitôt à Rome avec quelques uns de ses religieux, et raconte au Pape tout ce qui lui est arrivé. Le Souverain-Pontife, qui ne pouvait suspecter la parole du Saint confirme l'Indulgence et ordonne à plusieurs évêques de se réunir à Sainte Marie des Anges pour la publier solennellement le premier jour du mois d'août de cette même année. Dès lors, le bruit s'en répandit dans le monde entier, et les Papes maintinrent le privilège dans son intégrité, tant à raison des miracles qui l'accompagnèrent que par suite des rétractations de personnages célèbres qui l'avaient d'abord combattu. Dans le principe l'Indulgence n'était accordée qu'à l'église où la vision avait eu lieu ; mais dans la suite, pour la plus grande commodité des fidèles, elle fut étendue avec tous les privilèges à toutes les églises de l'Ordre de Saint François, et l'on peut la gagner au jour prescrit Toties Quoties, c'est à dire chaque fois qu'on visite pendant ce jour, l'église des Franciscains.

Le docte Cardinal Bellarmin affirme que cette indulgence prouve trois dogmes de l’Église Catholique : 1) la vérité des Indulgences, puisque c'est Jésus Christ Lui-même qui a octroyé ce pardon, 2) l'autorité du Souverain-Pontife, puisque Jésus Christ a prescrit à Saint François de demander au Pape la confirmation du Privilège qu'Il lui accordait ; 3) enfin, la nécessité de la confession auriculaire, puisque, pour gagner ce pardon, il faut avoir confessé ses péchés à un prêtre approuvé. Nous verrons demain les conditions requises pour gagner cette Indulgence.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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30 juillet 2012

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

Saints Franciscains

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

(Bosnie-Herzégovine)

Par le Père Jozo Zovko, O.F.M.

 

Préface

 

Aux pèlerins qui se rendent à Medjugorje et qui visitent le Sanctuaire de Široki Brijeg, et à tous les fidèles Chrétiens, le Père Jozo propose la Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg, pour honorer la mémoire de trente Frères Franciscains de l'Herzégovine, tués par les partisans Communistes le 7 février 1945. C'est un petit livre précieux aussi bien pour les prières que par la documentation, pour tous ceux qui rejoignent le Sanctuaire dédié à la l'Assomption de la Vierge, ce sont des aspects vivants de la Foi d'un petit peuple et d'une petite région Catholique du monde. Le Sanctuaire fait partier d'un édifice complexe qui comprend le couvent, le séminaire, l'école et l'église. Un petit peuple et trente Frères humbles, il y a déjà plus de 50 ans, furent les protagonistes d'une tragique histoire qui se conclut en un drame, resté indélébile dans la mémoire des gens du lieu malgré toutes les tentatives, mêmes violentes du pouvoir Communiste, pour l'étouffer et le faire oublier. Le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge Marie est l'authentique emblème religieux de l'Herzégovine, reconnut également au-delà des limites de la petite région. Jusqu'en 1945, il existant, dans la bibliothèque du Couvent, environ 150 000 volumes qui relataient les étapes de l'histoire et des souffrances du peuple Croate de l'Herzégovine, tout a été détruit ! Aujourd'hui, avec la paix, c'est un devoir civil de remettre en place chaque chose et de ne pas oublier tous ceux, et parmi eux les 30 Frères, qui ont donnés leur sang pour défendre la Foi et les valeurs qui constituent le tissu civil, moral et spirituel de chaque peuple. Ce livre du Père Jozo nous offre l'occasion d'entrer dans le témoignage et de rester dans la correspondance en esprit avec ceux qui ont offert leur propre vie pour la Foi, l'amour pour le Christ et son Eglise.

 

Matteo Rossi

 

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtiennes à tes chers fils martyrs la juste gloire dans l'Eglise pèlerine, cette gloire qu'ils possèdent déjà dans l'Eglise Céleste.

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtienne pour le monde entier une Foi inébranlable, une Foi grande et pure, comme celle témoignée par les Martyrs Franciscains.

 

Comment les 30 frères reçurent la Palme du Martyre

 

Lors de la domination de la Bosnie-Herzégovine par les Turcs, douze franciscains originaires de l'Herzégovine et en provenant de Kresevo en Bosnie, décidèrent de construire un monastère dans leur terre d'origine, comme signe de la foi, et ils choisirent la ville de Široki Brijeg. Ils s'installèrent dans ce petit village et, après avoir acheté à un prix très élevé un grand terrain, ils commencèrent immédiatement à construire l'église qu'ils dédièrent à l'Assomption de Notre-Dame. Ils commencèrent les travaux pour construire le monastère et ensuite, un édifice destiné à devenir un séminaire.

Dans les environs ils ont construisirent un centre scolaire qui comprenait aussi un lycée dans lequel les Frères enseignaient aux jeunes générations de la Bosnie-Herzégovine. Une maison fut également construite pour tous ceux qui venaient de loin pour fréquenter à l'école. Ainsi ce lieu devint un centre culturel chrétien et le sanctuaire est devenu un symbole pour les l'Herzégovine. Très exactement cent ans plus tard, le monastère fut détruit et dévasté. Cela c'est passé ainsi:

Le 7 Février 1945, les partisans communistes décidèrent de détruire jusqu'aux fondations le symbole chrétien et de déraciner la Foi Catholique du cœur du peuple, la bienveillance et la reconnaissance envers les Frères Franciscains. Ils arrivèrent à Široki Brijeg à trois heures de l'après-midi et trouvèrent trente religieux dans le monastère, dont beaucoup d'entre eux étaient professeurs dans le lycée proche du monastère. Les Communistes leur dirent: « Dieu est mort, il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de pape, il n'y a pas d'Église, nous n'avons pas besoin de vous, vous aussi allez travailler dans le monde ». Proférant menaces et blasphèmes, ils cherchèrent à persuader les Frères à quitter l'habit religieux. Ceux-ci leur répondirent: « Nous sommes religieux, des personnes consacrées, nous ne pouvons pas laisser notre habit ».

Alors, un soldat en colère prit la croix et jeta le crucifix jeté par terre. «Voilà, dit-il, maintenant vous pouvez choisir la vie ou la mort ». Chacun d'eux se mit à genoux, pris Jésus dans ses bras et l'embrassa, serrant la croix sur son cœur, chacun dit, comme Saint François: « Tu es mon Dieu, mon Tout ». Comme je l'ai mentionné ci-dessus, certains Frères étaient des professeurs très renommés célèbres, qui avaient écrit de nombreux livres et manuels pour l'école. Mais ils n'ont pas embrassés leurs livres en disant: « Vous êtes tout pour moi ». Non! Ils ont embrassé Jésus, le Maître ! Plein de haine et de méchanceté, les persécuteurs ont alors pris les frères, un par un, ils les ont amenés hors du couvent et les ont tués, puis ils ont recouvert leur corps d'essence sur leurs corps et les ont brûlés.

Les Frères sont allés à l'encontre de la mort, en priant et en chantant les litanies de la Sainte Vierge. Ce sont les militaires qui faisaient partie du peloton d'exécution qui ont témoigné de ces choses. Un de ces soldats est resté marqué par le comportement héroïque des frères. Ce soldat, aujourd'hui, s'est converti et a un fils Prêtre et une fille religieuse.

Dans leur furie, ils outragèrent et effacèrent l'inscription sur la pierre posée au-dessus de l'entrée principale du Monastère sur laquelle était gravé le Nom de Dieu et la dédicace à la Vierge Marie. Cette dédicace est illisible aujourd'hui, mais le sang des martyrs l'a écrite encore plus profondément dans le cœur du peuple et elle brille avec éclat aux yeux du Seigneur. On peut effacer une dédicace, on peut la brûler, la détruire, l'abîmer mais on ne peut enlever la foi du cœur de l'Eglise. Aujourd'hui encore on vit dans le sanctuaire, on honore et on et célèbre la Vierge Marie avec un très grand amour.

Le Sanctuaire est le plus grand de toute la Bosnie-Herzégovine : il est un symbole, un signe. Les Communistes ont pensé qu'en détruisant le « signe », la Foi se serait également éteinte. Au contraire la Foi a grandi et s'est développée sous le manteau et la protection de la Vierge. Nos martyrs Franciscains aussi ont grandi et vécu entourés du manteau de la Vierge. Les corps de trente témoins de la Foi sont restés cachés sous terre pendant des années, on ne pouvait ni les nommer, ni faire aucune commémoration. Mais le sang des martyrs criait et était un exemple pour tous, ainsi de nouvelles vocations ont fleuri comme un arbre rigoureux.

En ce temps là, j'avais 4 ans et je me souviens comment mes parents racontaient souvent ce qu'il était arrivé aux Frères. Et cela se passait aussi dans beaucoup d'autres familles de mes concitoyens. Dans notre cœur grandissait toujours le désir d'imiter nos martyrs et d'en devenir nous-mêmes. Nos martyrs sont des témoins de la Foi et témoins de l'amour envers Dieu et envers le prochain. Les trente Martyrs Franciscains ne sont pas devenus martyrs par hasard ou par accident, eux, consciemment et avec une très grande joie, ont offert leur vie et ont témoigné de leur Foi.

C'est est très important. Comme l'Eglise l'a toujours fait et enseigné, de même, ils ont pardonné à leurs ennemis, ils ont prié pour leurs persécuteurs, ont bénis leurs bourreaux. De la même manière que Saint Maximilien-Marie Kolbe, et bien tant d'autres ! Parmi tous les différents martyrs, l'unique différence est le moyen et le manière du martyre, mais tous ont toujours manifestés une grande ardeur et un grand amour : l'amour qui brûle la haine qui brûle et détruit la violence et tout change et se transforme dans la joie, en une fête, dans la victoire de la Grâce de Dieu. L'Eglise vit du sang de ses fils martyrs. Ils sont toujours une grande force pour l'Église. Nous qui vivons dans ce lieu et vous qui en êtes les pèlerins, nous pouvons réfléchir un peu sur la valeur de notre foi et approfondir combien vaut pour nous notre foi ; combien nous sommes disposés à donner notre que je peux vie pour Dieu, ce que nous pouvons faire pour Jésus, ce que cela signifie pour nous le Christ, sa croix, notre vocation chrétienne.

Une semaine après le massacre de Široki Brijeg, les communistes allèrent à Mostar et trouvèrent sept Frères dans le Couvent. Tout en sachant ce qui s'était passé à Široki Brijeg, ils avaient décidé de ne pas s'échapper mais de rester dans le monastère. L'un d'eux était Fra Leon-Grgo Petrovic, docteur en théologie, né à Klobuk en 1883. Lui, en tant que Provincial des Franciscains, au début de la guerre, avait reçu dans son cœur la grâce de consacrer à la Vierge tous les sur ses frères qui il pensait être en danger. A présent nous pouvons voir comment cette consécration a fleuri. La dévotion à Notre-Dame, cette belle fleur offerte à la Bienheureuse Vierge, a fleuri le jour du massacre, le 7 Février 1945.

Comme Dieu le Père a envoyé son Fils à la mort pour sauver le monde, et Jésus est resté obéissant, acceptant le propre sacrifice, ainsi nos martyrs ont offert leur vie et leur propre sang pour le salut des hommes, pour la paix et pour notre conversion. Ils se sont immolés pour la paix et pour le bien de toute l'Église. Je veux maintenant vous présenter nos frères qui sont devenus mûrs pour le martyre, certains avaient seulement vingt ans, et qui ont été capables de témoigner pour le Christ et de nous montrer qui était le Christ pour eux. C'est avec amour et vénération que je vous révèle leurs noms, prénoms, pour certains je raconte quelques épisodes de leur vie. Ainsi, vous pourrez réfléchir comment chacun, par son propre nom et sa propre vie, peut, aujourd'hui aussi, servir Dieu et peut répondre à son appel.

Frère Bruno Adamcik

Frère Bruno Adamćik : Né en 1908 à Konjic. Il a étudié et a été diplômé en Philosophie et en musique à Bratislava. A l'âge de 37 ans, il est monté à la Gloire du Ciel.

frère Marko Barbaric

Frère Marko Barbarić : Né en 1865 à Klobuc, à l'âge de 80 ans, est monté à la gloire du Ciel. Fra Marko a été un Saint Frère très dévot à la Sainte Vierge. Tous voyaient en lui un exemple de simplicité Franciscaine. Les élèves et les séminaristes de ce temps savaient que Frère Marko avait un esprit saint et témoignaient que celui-ci, se promenant dans le parc du Monastère, parlait souvent avec les oiseaux. Ceux-ci en le voyant, accouraient vers lui pour le saluer et se posaient sur sa main qui très vite se remplissait d'oiseaux. Les témoins disent que, en lisant la vie de Saint François et en regardant le Frère Marko, ils pouvaient imaginer concrètement comme Saint François pouvait parler avec les animaux. A l'époque du massacre il avait 80 ans et il avait perdu la mémoire. Il ne se rendait pas bien compte qu'il y avait la guerre. Ce jour là, il était dans sa chambre souffrant de la thyphoïde et gisant. Les officiels communistes ordonnèrent de le porter lui aussi à l'extérieur et ils firent ainsi, le transportant dans une couverture. Il fut donc tué et jeté au feu.

Frère Jozo Bencun

Frère Jozo Bencun : né en 1869 à Medjugorje, il a été curé à Humac et à Široki Brijeg. A l'âge de 76 ans il est monté à la gloire du Ciel. Tout dévoué à la vie pastorale, il était un grand prédicateur très aimé par le peuple. Son corps a été jeté dans le fleuve Neretva.

Frère Marko Dragicevic

Frère Marko Dragićević : Né en 1902 à Miletina (Medjugorje), professeur de Grec et de Latin, à l'âge de 43 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié en France et à Fribourg (Suisse). En 1935, il est diplômé en Histoire et en Latin. C'était un bon pédagogue ; il ne pouvait pas concevoir que certains de ses élèves ne soient pas reçus et il trouvait donc le moyen d'en exalter les côtés positifs.

Frère Miljenko Ivankovic

Frère Miljenko Ivanković : Né en 1924 à Tubolja près de Duvno, à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était très pieux et humble. Son frère et son neveu sont aujourd'hui Frères Franciscains.

Frère Andrija Jelcic

Frère Andrija Jelćić : Né en 1904 à Štubica, en ce temps là il était le Père Gardien à Široki Brijeg, à l'âge de 41 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar et Breslavia. Bon Prêtre tout dévoué à la pastorale. Il a construit l'église à Čapljina. Le peuple se souvient de lui comme un bon pasteur et un vrai père.

Frère Rudo Juric

Frère Rudo Jurić : Né en 1925 à Radešine, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était clerc avec vœux simples.

Frère Fabijan Kordic

Frère Fabijan Kordić : Né en 1890 à Grljevići, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Frère Fabijan était très pieux et bon. Il fabriquait les habits pour les Frères et s'est préparé ainsi à recevoir un habit qui ne se consume pas : l'habit du martyre.

Frère Viktor Kosir

Frère Viktor Kosir : Né en 1924 à Uzarići (Široki Brijeg), à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Les Frères de Široki Brijeg savaient depuis longtemps que si les Communistes venaient, ils seraient tous tués. Un jour, les Frères se sont réunis dans le Couvent pour parler ensemble sur fa façon dont se comporter devant le danger inéluctable et à la fin, tous décidèrent de rester au Monastère. Personne parmi eux ne voulait s'échapper. Le Recteur, pourtant, suggéra qu'au moins les plus jeunes retournent dans leur famille où ils pourraient se cacher. Et ainsi, cinq séminaristes, par obéissance à leur Supérieur, durent s'en aller du Monastère. Parmi eux se trouvait le Frère Viktor Kosir. Sa maison, dans le village de Uzarići, était distante de 7 kilomètres de Široki Brijeg.

Il resta avec sa famille seulement quelques heures. Puis il dit à ses parents : « Je ne peux rester à la maison, je dois retourner avec mes Frères ». Les parents lui dirent : « Mais on entend le grondement des avions, ils sont en train de bombarder ». Frère Viktor répondit : « Ce n'est pas important, je vais partager le même destin parce que c'est ma communauté ». C'est ainsi qu'il est retourné au Couvent et le jour suivant il a subi le martyre avec les autres. La maman de ce jeune Frère a accouché par la suite d'un autre enfant à qui il fut sonné le nom de Viktor. En grandissant l'enfant voyait souvent la maman pleurer à cause du fils tué. Et lui pour la consoler, lui susurrait : « Maman, ne pleure pas, tu verras, moi aussi je me ferrais Frère ». Aujourd'hui, nous pouvons rencontrer Frère Viktor à Medjugorje où, depuis des années, il exerce son ministère Sacerdotal de manière spéciale au Confessionnal. Cet épisode m'a beaucoup touché et m'est resté imprégné.

Je vois en cet événement la présence du même Esprit qui a appelé Syméon au Temple, au même instant où arrivait Jésus. Syméon ne se serait pas trouvé là à ce moment précis s'il n'avait pas toujours été obéissant et ouvert à la voix de l'Esprit. Et pourtant il est certain que Syméon a toujours été un Prêtre obéissant ! L'Evangéliste Saint Luc écrit que : « Poussé par l'Esorit Saint, Syméon est allé au Temple ». Mais pourquoi y est-il allé ? Il ne le savait pas ! Il a seulement entendu la voix du cœur et il a obéi. Les parents ont mis le Fils dans ses mains, à cause du rite, et c'est alors qu'il compris, pendant la prière et il s'exclama : « Merci, Seigneur, parce que tu as tenu ta promesse. Mes yeux voient mon Sauveur. Je te rends grâce ! » C'est la même chose qui s'est passé pour la Prophétesse Anne. L'Evangéliste écrit qu'elle a été fidèle et qu'elle a vécu toute sa vie dans le temple priant et jeûnant. Si elle ne s'était pas comporté ainsi, elle n'aurait certainement pas compris à ce moment précis le Mystère de la Divine Présence. Je pense que ce fut ainsi pour nos Frères. Etant ouverts à l'Esprit du Seigneur, il ne pouvaient pas ne pas retourner au Monastère. Et je pense aussi que, s'ils étaient vivant, ils n'auraient jamais pu rendre grâce au Seigneur en disant : « Merci, Seigneur, parce que je suis resté vivant ! » Non ! Ils auraient été malheureux tout le reste de leur vie.

Frère Tadija Kozul

Frère Tadija Kožul : Né en 1909 à Mokro (Široki Brijeg), il a étudié à Mostar , à Fribourg (Allemagne) et à Zabgreb. Professeur de Philosophie, de Grec et de Latin. A l'âge de 36 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Educateur des clercs, lesquels n'ont pas voulu le laisser et ont été brûlés avec lui. Il était très aimé pour sa noblesse d'âme, il était aimé de tous. Il savait jouer et plaisanter avec les clercs et en même temps enseigner et éduquer.

Frère Krsto Kraljevic

Frère Krsto Kraljević : Né en 1895 près de Grljevići. A l'âge de 50 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Zagreb, Vienne et Fribourg (Suisse). Quand il est tombé malade il a été un grand exemple pour tous les Frères et le peuple, pour la façon de porter la Croix. A travers la maladie il s'est préparé à recevoir la couronne du Martyre.

Frère Stanko Kraljevic

Frère Stanko Kraljević : Né en 1871 à Mokro (Široki Brijeg), à l'âge de 74 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il fut catéchiste et bon prédicateur. Il était professeur, éducateur et confesseur des Clercs à Široki Brijeg.

Frère Zarko LeventicFrère Žarko Leventić : Né en 1919 à Drinovci, à l'âge de 26 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il confessait les malades et, portant l'Eucharistie, il a attrapé la typhoïde. C'est du lit qu'il fut pris et tué. Il était chapelain à Široki Brijeg.

Frère Bonifacije Majic

Frère Bonifacije Majić : Né en 1883 à Vitina, à l'âge de 62 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Düsseldorf où il s'est diplômé en Théologie puis en Philosophie à Cracovie. Il fut professeur et catéchiste. Un vrai père pour les jeunes. Ses élèves racontaient que durant la nuit, il passait dans les dortoirs pour border les couvertures des jeunes. Il était très aimé des gens comme Frère et comme professeur pédagogue.

Frère Stjepan Majic

Frère Stjepan Majić : Né en 1925à Mitina, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé depuis peu le Noviciat et avait prononcé ses vœux temporaires. Il fut brûlé avec ses éducateurs.

Frère Arkandeo Nuic

Frère Arkanđeo Nuić : Né en 1896 à Drinovci, à l'âge de 19 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Vienne et, après deux ans, il était devenu docteur en Théologie. A Paris, il a étudié la Philogie classique et s'est diplômé à la Sorbonne. Il enseignait le Grec, le Latin, l'Allemand et le Français. Professeur très intelligent, il était appelé « la brebis de Dieu » en raison de sa douceur.

Frère Borislav Pandzic

Frère Borislav Pandžić : Né en 1910 à Drinovci, à l'âge de 35 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il menait le Séminaire comme pédagogue et il enseignait la religion. C'était un Frère de vraie et simple vie Franciscaine.

Frère Kresimir Pandzic

Frère Krešimir Pandžić : Né en 1892 à Drinovci, à l'âge de 53 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Graz (Autriche) et Zagreb. Il détenait plusieurs diplômes et avait reçu pendant trois ans la charge de Provincial. Il fut professeur de langue classique pendant vingt ans et directeur d'école. Très actif, il exigeait le maximum de ses élèves. Il avait de grandes charges, mais il est toujours resté humble.

Frère Fabijan Paponja

Frère Fabijan Paponja : Né en 1897 à Lipno, à l'âge de 48 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, la Philosophie à Innsbruk et à Lubjiana. Il était responsable du Couvent. Très robuste de corpulence mais très sensible envers ses étudiants auxquels il donnait toujours de petits cadeaux.

Frère Nenad Venancije Pehar

Frère Nenad Venancije Péhar : Né en 1910 à Stubicov, à l'âge de 35 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Monstar et à Zagreb, où il s'est diplômé en philosophie. Il exigeait de ses étudiants la même discipline qu'il exerçait pour lui-même. Il ne faisait pas de différence parmi ses élèves, qui l'aimaient et l'imitaient. C'était un Frère dédié à la prière et très pieux.

Frère Melhior Prlic

Frère Melhior Prlić : Né en 1912 à Sovici, à l'âge de 33 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était seulement Frère, non Prêtre et occupait les fonctions de menuisier. Jamais absent à la prière communautaire, il travaillait avec amour respectant la Règle et l'esprit Franciscain. Il était très aimé des autres Frères. Travaillant avec beaucoup d'humilité dans la menuiserie, il était prêt pour le martyre.

Frère Ludovik Rados

Frère Ludovik Radoš : Né en 1925 à Blazuj près de Duvno, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé le Noviciat et prononcé les vœux temporaires.

 

Frère Leonard Rupcic

Frère Leonard Rupčić : Né en 1907 à Hardomilje, à l'âge de 38 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Lille (France), à Fribourg (Suisse), puis à Paris les langues romaines. Il enseignait le Français à l'école. Il a toujours donné un grand exemple de bonté et d'humilité aux professeurs et aux élèves. Ceux ci avaient honte, plus qu'avec les autres professeurs, quand ils n'avaient pas étudiéz.

Frère Mariofil Sivric

Frère Mariofil Sivrić : Né en 1913 à Medjugorje, à l'âge de 32 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était chapelain et éducateur des jeunes élèves et vicaire du Couvent. Il fut un Frère exemplaire, humble et fidèle.

Frère Ivo Sliskovic

Frère Ivo Slišković : Né en 1877 à Mokro (Široki Brijeg). A l'âge de 68 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a travaillé dans différentes paroisses de la Province : Tihaljina, Humac, Bukovica, Kocerin. Il est venu à Široki Brijeg pour passer les dernières années et est devenu martyr avec les autres Frères.

Frère Kornelije Susac

Frère Kornelije Susać : Né en 1925 à Cerno (Humac), à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait fait ses premiers vœux en 1944. Il a été brûlé avec ses professeurs.

Frère Dobroslav Simovic

Frère Dobroslav Šimović : Né en 1907 à Hamzici, à l'âge de 38 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Paris où il était devenu docteur en Théologie. Il était aussi catéchiste dans l'école, puis professeur et éducateur des séminaristes à Široki Brijeg. Il a écrit une dissertation sur le Notre Père en Français.

Frère Radoslav Vuksic

Frère Radoslav Vukšić : Né en 1894 à Studenci, à l'âge de 51 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Vienne. L'Ex-Yougouslavie impose aux enseignants d'être examinés également par les gouvernants de Belgrade. Quand Frère Radoslav se présenta devant ses examinateurs, ces derniers, durant l'épreuve, restèrent stupéfaits de la sagesse et de la culture du Frère. Il fut professeur de mathématiques et de physique, puis directeur du lycée pendant six ans. Un de ses élèves, aujourd'hui un fameux philosophe en Amérique, a écrit sur lui qu'il a été l'homme et le professeur le plus intelligent qu'il ait rencontré.

Frère Roland Zlopasa

Frère Roland Zlopaša: Né en 1912 à Posušje, à l'âge de 33 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Fribourg (Suisse) et la phislosophie à Zagreb. A peine avait-il fini les études en 1943 qu'il est venu à Široki Brijeg. Plein d'enthousiasme et avec de grands idéaux, il enseignait plus par la vie que par des paroles. Il était connu pour ses profondes méditations.

Frère Leopold Augustin Zubac

Frère Leopold Augustin Zubac: Né en 1890 à Čitluk, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Très bon Prêtre et professeur. Frère Léopold était contre-maître à la centrale hydraulique qui produisait l'énergie électrique, construite par les Frère pour leurs besoins et pour ceux de la zone.

 

Beaucoup de nos confrères parlaient les langues étrangères de manière si parfaite qu'on les prenait pour des Allemands, des Français, des Anglais. D'autres étaient des musiciens vertueux, des scientifiques, des prédicateurs. Beaucoup avaient fréquenté les universités en Italie, en France, en Allemagne et possédaient une grande culture. Au total, 66 Frères de la petite Province Franciscaine d'Herzégovine furent tués.

« Dans la vie ils aimaient le Christ. Dans le martyre, ils suivirent Son exemple. Maintenant avec Lui il règnent pour toujours ! Ils étaient content d'être insultés pour le Seigneur Jésus. Et ils ont donné leur vie pour le Seigneur Jésus ! Les martyrs naissent quand ils meurent, ils commencent à vivre avec la fin, ils vivent quand ils sont tués, ceux que l'on croyait exterminés sur la terre brillent dans le Ciel ». (Saint Pierre Chrysologue, Evêque).

Saints Franciscains1

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

 

Chers fidèles et pèlerins, par cette Neuvaine nous désirons honorer et prier nos Martyrs Franciscains. Nous voulons honorer et prier tous les Martyrs de l'Eglise, passés, présents et futurs ! Nous voulons honorer les Frères, les Prêtres, les religieux, les religieuses et les paroissiens tués dans la guerre actuelle, commencée en 1991. Ainsi, nous désirons vous offrir la Neuvaine pour que, priant les Martyrs, vous puissiez développer votre Foi et votre amour envers Jésus, l'Eglise et envers les Frères. Priez avec un cœur ouvert et sincère, afin que l'Esprit Saint vous inspire a faire toujours plus et qu'il vous rende conscients que vous êtes mûr pour offrir votre vie au Christ et à votre prochain. Nous vous offrons cette Neuvaine, afin que vous puissiez, en priant et en suivant les méditations, imiter le Christ et les Martyrs. En méditant et en priant sur la tombe des Martyrs on reçoit souvent des grâces particulières. Beaucoup sont exaucés, beaucoup sont consolés et beaucoup ont trouvé sur la tombe de nos Martyrs, la lumière, la paix, la grâce. Nous espérons que le Seigneur soit proche aussi de chacun d'entre vous.

 

Prions

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Seigneur, méditant sur la mort et le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, morts pour Vous, pour le Peuple Croate, j'ai confiance en Votre Promesse : « Tout ce que vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous le recevrez ».

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et la terre et en Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu par l'Esprit Saint et né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Premier jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent victimes de la guerre. Que leur sacrifice et leur sang versé puisse faire finir chaque guerre qui existent dans le monde et toutes les guerres qui existent dans le cœur de chacun et dans les familles, dans le cœur et la vie de l'Eglise. Que leur intercession, puissent porter du réconfort à toutes les victimes de guerres, afin qu'ils trouvent la force de porter leur propre croix, afin de rendre un témoignage de foi et d'amour pour Vous et le prochain.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Deuxième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent tués et brûlés dans le feu. C'est à travers ce feu qu'ils devinrent un sacrifice de bonne odeur pour Vous. Par leur intercession, faites que nous puissions expérimenter la grâce de la conversion. Que tout l'athéisme et l'orgueil qui sont en nous soient réduits en cendres. Rendez-nous capables, par leur intercession, de savoir aussi à pardonner à nos ennemis et de faire le bien à ceux qui nous haïssent et qui nous rejettent.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Troisième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères Franciscains. Ils avaient fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, décidant ainsi de Vous servir de tout leur cœur. Aujourd'hui, en ce temps d'auto satisfaction, de mensonges et de cupidité, que l'intercession de nos Martyrs puisse nous libérer du mal sous toutes ses formes, afin que nous restions sur cette terre, en vous servant, vous suivant et en vous aimant par-dessus toutes choses.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Quatrième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des professeurs et des éducateurs. Ils ont alimenté la croissance de l'esprit dans la Foi Chrétienne, dans l'Evangile, dans l'amour, l'espérance et dans la paix. Faites qu'ils deviennent un grand exemple pour nos jeunes, afin qu'eux aussi soient capable de Vous aimer au dessus de toute chose, de croire en Vous en en Votre Parole et de s'approcher toujours plus de Vous.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Cinquième jour

 

Seigneur, les Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères et des prêtres. Ils reçurent la force du Saint Sacrifice non sanglant de la Messe, pour pouvoir témoigner par leur sang, l'amour pour vous, pour l'Eglise, pour leur Patrie. O Seigneur, apprenez-nous à aimer et à vivre de la Sainte Messe/ enseignez-nous à vivre en puisant à l'autel et en vos mains ouvertes.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Sixième jour

 

Avant de mourir, nos martyrs dirent: « S'ils emportent tout et le détruisent, ils ne nous prendrons pas la Bible ». Et la Bible est restée dans les mains de nos martyrs. Seigneur, accordez-nous la grâce d'aimer la Bible, Votre Parole vivante par laquelle tout homme vit. Ouvrez nos cœurs à Votre Parole, afin que nous puissions la méditer et l'enraciner dans nos vies. Que nos cœurs puissent devenir des tabernacles vivants de Votre Parole qui, nous inspirant, nous donnera le courage dans le malheur et nous guérira de notre faiblesse.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Septième jour

 

O Marie, Reine des Martyrs, notre Mère, dans Votre Sanctuaire, que les martyrs de Široki Brijeg ont défendu au prix de leur vie dans la prière et le sacrifice, Vous avez montré Votre amour, Votre proximité, Votre intercession maternelle. Par l'intercession de nos Martyrs, aidez tous ceux qui franchiront le seuil de ce sanctuaire pour que leur prières et leurs supplications soient exaucées, qu'ils soient réconfortés dans leur détresse, guéris de toutes maladies et qu'ils y trouvent paix et bénédiction.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Huitième jour

 

Seigneur, les trente Frères Franciscains de Široki Brijeg ont versé leur sang en souffrant le martyre pour la foi, pour Dieu, pour leur peuple et pour leur patrie. Ainsi, ils sont devenus Votre image. Par la puissance de leur sang versé et du Vôtre, ô Jésus, permettez qu'ils soient élevés aux honneurs des Autels, qu'ils soient comptés parmi Vos Saints. Par leur intercession et leur prière, faites que nous soyons comblés de grâce et que nos prières soient exaucées.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Neuvième jour

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous remercions, nous Vous louons et nous Vous bénissons. Par l'intercession de la Reine des Martyrs, accordez-nous la grâce de Vous aimer et d'aimer nos frères avec le même amour que les Martyrs de Široki Brijeg ont témoigné. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Nous remercions ceux qui ont reçus des grâces par l'intercession des Martyrs de Široki Brijeg, d'en aviser l'association

Međunarodno Kumstvo Djetetu Herceg

Bosne UI.K. Stepinca,

12-88220 Siroki Brijeg (Bosnie-Herzégovine)

 

Une catacombe pour les Martyrs

 

A la fin de l'année 1991, la documentation nécessaire pour commencer la Cause de Béatification de nos Martyrs Franciscains a été présentée auprès du Saint Siège à Rome. A Široki Brijeg commenceront bientôt des travaux pour la « Catacombe », un projet qui veut honorer et évoquer les Martyrs Franciscains. La galerie où gisent les corps martyrisés des Frères sera aménagée. On pourra parcourir cette galerie par un chemin de Croix. Les « Panneaux » qui représentent chaque station ont été offerts et réalisés en terre cuite et faits à la main, une à une, par Maria Gasparotti, de l'école d'art de Carrare, en Italie. Le Seigneur Jésus agonisant à Gethsémani, recouvert d'un unique bloc de marbre blanc de Carrare qui pèse 500 kg, est une œuvre de l'entreprise artisanale Gualtieri Dino de Avenza, en Italie, et qui a été offerte par des bienfaiteurs Italiens. Le projet de la « Catacombe » et de l'aménagement extérieur est de M. Bergamasco, de Padoue, en Italie.

 

siroki brijeg 1Quelques mots sur le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge de Široki Brijeg

 

La pose de la première pierre a eu lieu le 23 Juillet 1846 et la construction de l'église, attenante au Monastère, commença en même temps le 23 Septembre 1846. L'édifice érigé à l'époque mesurait 20 mères de longueur et 10 mètres de largeur. En 1863, on décida de construire une église plus grande et le projet fut confié à l'architecte italien Matteo Lorenzoni. Il projeta une basilique à trois nefs en style baroque, mais ne fut jamais réalisée par manque de fonds et d'ouvriers qualifiés. En 1905, la vieille église fut abattue et le 20 Juin de la année on commença la construction de l'actuel sanctuaire qui fut terminé en 1938. Le clocher sur septentrional fut érigé en 1927. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l'après guerre, l'église et le Couvent subirent de graves dommages de la part des partisans communistes qui, pendant trois mois, ont tiré toute l'artillerie. Ce qui restait du patrimoine culturel et précieux de l'église, du couvent et du gymnase fut détruit et incendié.

 

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28 juillet 2012

Reportage: "La Femme qui a tout compris: Marie-Madeleine en Provence"

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La Femme qui a tout compris: Marie Madeleine en Provence

 

Très chers amis visiteurs, fidèles abonnés du blog Images Saintes qui connaissez l'intéret porté à Sainte Marie-Madeleine sur les pages du blog depuis plusieurs années, voici un très beau reportage que je vous invite à regarder et sur lequel je vous invite à méditer et à beaucoup réfléchir. L'on ne reste pas de marbre en écoutant parler les différents intervenants. Un reportage très bien fait, qui fait beaucoup de bien et qui rétablit bien des vérités quelques peu baffouées et détournées depuis quelques années.

 

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23 juillet 2012

Notre Dame du Coudray, protectrice de la ville de Bain de Bretagne

Notre Dame du Coudray

Protectrice de la ville de Bain de Bretagne

02 juillet 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Trente-troisième jour

Zèle qui doit nous animer pour son Divin Cœur

Voix de Jésus


« O mon fils, si tu es fidèle à ce que Je t'ai enseigné pendant ce mois de grâce et de bénédiction, Je mettrai en toi Ma complaisance. Mais si tu te laisses pénétrer de tout l'amour que tu Me dois, il ne saura se contenir au dedans de toi-même: ce feu voudra se répandre; tu éprouveras un saint désir d'embraser tous les cœurs de cette Flamme Céleste que Je suis venu apporter sur la terre; et tu acquerras ainsi de nouveaux titres à la bienveillance de Mon Divin Cœur, tu gagneras ses faveurs de prédilection. Tu peux beaucoup par l'exemple: que tes frères voient reluire en toi Mes Vertus; qu'ils puissent dire de toi: « Voilà un vrai disciple de Jésus: ne retrouve-t-on pas en lui quelque chose de Son humilité, de Sa douceur, de Sa Charité ? » Alors, ils Me glorifieront dans les dons qu'ils verront briller en toi, et ils seront portés à t'imiter. Tu peux beaucoup par la prière: adresse-Moi d'humbles et ferventes supplications pour les autres, pour les pécheurs surtout dont la conversion donne tant d'éclat à Ma Miséricorde, et procure tant de joie au ciel, tu feras descendre sur eux des bénédictions précieuses, car la prière assidue de l'âme juste a bien de la puissance. Tu peux beaucoup par la parole: profite avec zèle, mais sans affectation, des occasions de dire à tes frères combien Je les aime, combien Je suis digne de leur amour, combien Mon joug est doux et mon fardeau léger, surtout combien il y a de douceur et de consolation à se donner sans réserve à Mon Cœur adorable. C'est là, ô mon fils, ce que J'attends, ce que Je désire de toi. Mais que ton zèle aussi se manifeste par un pieux empressement pour la dévotion à Mon Divin Cœur. Quand J'ai inspiré l'établissement de cette dévotion, j'ai voulu donner à Mon Église désolée par les ravages de l'hérésie et par le refroidissement de la Charité, un nouveau gage de Ma Tendresse; et ce M'est une hostie d'agréable odeur, que le zèle de Mes enfants chéris pour la pratiquer et la répandre: elle est si utile aux âmes, si féconde en fruits précieux pour l'éternité! Oui, Je Me plais à verser les grâces les plus abondantes dans les cœurs, qui, touchés de l'Amour dont Je suis embrasé pour les hommes, s'efforcent de M'en témoigner leur reconnaissance, et qui, justement contristés de tout ce que J'ai souffert et que Je souffre encore chaque jour de leur part dans le Sacrement de l'Autel, s'efforcent de réparer tant d'ingratitudes et tant d'outrages. A ceux là J'aime à dire, comme autrefois à Mes chers disciples: C'est vous qui M'êtes restés fidèles et Moi, Je vous prépare ce que Mon Père M'a préparé à Moi-même, le Royaume Céleste où Je vous ferai asseoir sur des trônes. Grande et magnifique promesse ! Car, ô mon fils, te rassasier des délices et de l'abondance de Ma Maison, te rendre participant de Ma Gloire, heureux de Mon Bonheur, que pourrais-je te donner au delà? »

 

Réflexion

 

Celui qui n'a point de zèle n'a point d'amour. Hélas! que j'ai donc peu aimé mon divin Sauveur, moi qui ai si peu fait pour la gloire de son cœur adorable! Ah! j'aurais pu si souvent, du moins par mes discours et mes bons exemples, insinuer le goût de la piété, rappeler le souvenir de mon Jésus, empêcher qu'il ne fût offensé, porter à un saint retour vers lui ceux qui ont le malheur de languir loin de cette source de la vie véritable; et je ne l'ai point fait.... Et que n'aurais-je pas pu par mes prières? Si j'avais pieusement gémi en présence de son cœur sacré pour les âmes qu'il a rachetées par son sang, quel bien j'aurais fait à celles qui sont captives du démon sur la terre; quel bien, à celles qui souffrent dans le Purgatoire! Et que de gloire en serait revenue à ce divin Sauveur dans le temps et dans l'éternité! Combien aussi j'aurais pu multiplier les réparations qui lui sont si justement dues pour toutes les offenses dont il est l'objet! Que de fois j'aurais pu le visiter, lui offrir, lui donner mon cœur pour tant de chrétiens infidèles qui l'abreuvent d'amertume! O Jésus! je suis coupable, trop coupable; après toutes les bontés dont vous m'aviez comblé, deviez-vous donc attendre de moi si peu de zèle? Ah ! puissé je désormais, et jusqu'à mon dernier soupir, vous aimer sans mesure, et vous dédommager, par ma ferveur, de l'ingratitude de tous ceux qui vous oublient et qui vous offensent!

 

Pratique

 

1° Portez les autres, le plus souvent que vous pourrez, à l'amour de Jésus, et inspirez, autant que votre état et votre position vous le permettent, la dévotion à son Sacré-Cœur. 2° Chaque vendredi, ou du moins le premier vendredi de chaque mois, offrez-lui quelque acte de mortification en réparation de tous les outrages qu'il daigne souffrir, par amour pour nous, dans l'adorable Eucharistie, et récitez pieusement au pied des saints autels quelque formule d'amende honorable.

 

Consécration de Marseille au Divin Cœur de Jésus

 

« Un bâtiment venant des échelles du Levant, et arrivé à l'Ile d'If, le 25 mai 1720, répandit en France le fléau redoutable de la peste. Le mal se manifesta dans les premiers jours de juillet, et fit en peu de temps de rapides progrès. Presque toute la Provence en fut atteinte. Mais ce fut à Marseille que la contagion se déploya avec le plus de fureur. Elle était encore accrue par les chaleurs de l'été, qui sont très-ardentes dans cette ville. Bientôt la mortalité fit les plus grands ravages. Le nombre des pestiférés augmentait tous les jours. La maladie ne durait pas plus de vingt quatre heures. Dans cette situation désespérante, où la pitié était étouffée par la peur, et où chacun tremblait pour soi, la ville fut heureuse de renfermer de ces hommes intrépides et charitables, que le danger n'effrayait pas, ou qui savaient le braver. Le clergé surtout se montra digne de son auguste ministère. Les prêtres des paroisses, les religieux rivalisèrent de zèle et de dévouement. Assidus dans les maisons des malades et dans les hôpitaux, ils portaient à tous les secours de la religion et les consolations nécessaires au milieu de cette désolation générale. Ils couraient de lit en lit, assiégeant sans effroi ces asiles assiégés par la contagion. L'évêque de Marseille, M. de Belzunce, les soutenait par son exemple. Loin d'écouter des conseils timides, il était resté au milieu de son troupeau, et remplissait les fonctions de père et de pasteur, visitant les malades, secourant les pauvres, et montrant tout le courage qu'inspire une héroïque charité. Il ne périt point, mais plus de deux cent cinquante prêtres et religieux furent victimes de leur zèle, et la contagion enleva en tout environ cinquante mille âmes. Elle était encore dans sa plus grande force, lorsque, le 7 septembre, les échevins lurent, au nom de la ville, et entre les mains de l'évêque, le vœu solennel de doter un hôpital pour les orphelins. Le 1er novembre, jour où l'Église célèbre la fête de tous les Saints, M. de Belzunce fit une procession solennelle pour toucher la colère de Dieu. Il marcha la corde au cou, les pieds nus, et tenant la croix dans ses mains, et célébra les saints mystères sur un autel dressé en plein air. Là, après avoir exhorté son peuple à fléchir le ciel par ses prières, il consacra la ville au cœur de Jésus; et depuis, les échevins s'engagèrent, par une délibération, à entendre tous les ans la messe, le jour du Sacré Cœur, à y offrir un flambeau orné de l'écusson de la ville, et à se trouver, le soir, à une procession générale en action de grâces de la cessation du fléau; cérémonie qui fut longtemps ponctuellement observée, et qui, après avoir été interrompue par la révolution de 93, fut rétablie sous la restauration. A dater de ce jour, aucun malade ne mourut de la peste, et la ville fut délivrée ». (Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, tome I).

 

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Acte de consécration au Sacré cœur de Jésus à la fin du Mois du Sacré Cœur

 

O Cœur Adorable de Jésus ! le plus tendre, le plus généreux, le plus aimable de tous les cœurs; ô Vous qui êtes tout embrasé d'Amour pour moi sur cet Autel, où les Anges ne cessent de Vous adorer, anéantis devant Votre Majesté infinie! Je viens, pénétré de reconnaissance à la vue de Vos bienfaits, et de douleur à la vue des ingratitudes des hommes, je viens me consacrer à Vous sans réserve et sans retour; je viens me dévouer comme une victime d'expiation pour mes péchés et pour ceux de mes frères, et en particulier pour les outrages qui ont été commis et qui se commettent encore trop souvent contre le Sacrement de Votre Amour ineffable. Puissé-je, par ma contrition et par ma ferveur, dédommager Votre Amour méconnu et réparer les torts faits à votre gloire! Puissé-je employer ma vie à propager Votre culte et à Vous gagner des cœurs! Vous serez désormais mon refuge dans mes peines, ma lumière, mon espérance, ma force, ma consolation et mon tout. C'est à Vous et par Vous seul que j'offrirai mes actions, mes prières et mes larmes; ce seront Vos sentiments et Vos désirs qui régleront ma conduite: en les suivant, je marcherai toujours dans les sentiers de la justice et de la paix. Recevez donc mon cœur, ô Jésus, ou plutôt prenez-le Vous-même; changez-le pour qu'il soit digne de Vous; rendez-le doux, humble, pénitent et généreux comme le Vôtre, en l'embrasant de Votre Amour. Cachez-le dans Votre Cœur, en l'unissant au Cœur Immaculé de Marie et à ceux de tous Vos fidèles serviteurs, afin que je ne le reprenne jamais. Ah! plutôt mourir que de jamais offenser ou contrister Votre Cœur Adorable, à l'amour duquel je désire être sans réserve, à la vie, à la mort, éternellement. Ainsi soit-il!

 

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Amende honorable au Sacré Cœur de Jésus

 

O Cœur Adorable de mon Sauveur et de mon Dieu, me voici prosterné en Votre Divine Présence avec le respect le plus profond, la douleur la plus vive et l'amour le plus ardent qu'il m'est possible. Je viens Vous faire amende honorable pour tous les infidèles, qui ne suivent que les impulsions de la nature corrompue, pour tous les hérétiques qui refusent de Vous adorer dans l'Eucharistie, pour tous les mauvais catholiques qui Vous reçoivent indignement, et pour tant d'âmes tièdes qui Vous reçoivent sans préparation et par coutume. Mais comme Vous voulez que je Vous satisfasse plus particulièrement pour moi, je Vous fais surtout amende honorable, ô Sacré Cœur de Jésus, pour toutes les fois que je me suis approché de vous sans ferveur, pour ma négligence à m'en approcher, pour mon peu de respect dans les lieux où la Foi m'apprenait que Vous résidiez, pour mes ingratitudes sans nombre dont je suis pénétré de douleur, et dont je Vous demande un million de fois pardon. Miséricorde, mon Dieu, Miséricorde pour moi, pour les infidèles, pour les hérétiques, pour les mauvais catholiques et pour tous ceux qui n'apportent pas à la Table Sainte la piété, l'amour ardent qui Vous sont dus à tant de titres! Laissez-Vous toucher à mes gémissements et à mes larmes; souvenez-Vous que vous ne pourriez me traiter selon ce que je mérite sans perdre le prix infini de Votre Sang Adorable. Je devrais, sans doute, être immolé à Votre Justice, mon Seigneur et mon Dieu! Mais je sais que Vous Vous plaisez à faire Miséricorde: rendez-moi digne de la mériter; changez mon cœur, afin que je ne vive plus que par Vous et pour Vous. Ainsi-soit-il.

 

Fin du Mois du Sacré Cœur

 

Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Sacré Cœur (pdf) en cliquant ici

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Prochain Mois de Dévotion, le Mois de l'Assomption : Rendez-vous le 31 juillet