05 janvier 2012

Petit Office de l'Enfant Jésus

Petit Office de l'Enfant Jésus

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Invitatoire

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

 

Prélude

 

L'Enfant-Jésus

 

Venez a moi, je sais que vous portez dans l'exil du monde de lourds fardeaux, venez tous, je vous soulagerai. Je veux être l'hôte et le confident de vos âmes, pour adoucir vos tristesses et guérir toutes vos douleurs , pour entendre vos prières, vous donner la paix, vous bénir et vous consoler.

 

V. Seigneur, ouvrez mes lèvres,

R. Et ma bouche publiera Votre louange.

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut!

Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le!

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, le grand roi au-dessus de tous les dieux:

il tient en main les profondeurs de la terre, et les sommets des montagnes sont à lui;

à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries.

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.

Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole?

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,

où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit: « Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins.

Dans ma colère, j'en ai fait le serment: Jamais ils n'entreront dans mon repos ».

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Prions

 

Dieu tout-puissant et éternel, faites, nous Vous en conjurons, que, en cherchant à honorer Votre très Sainte Enfance, nous devenions participants des dons éternels que Vous nous avez promis, Vous qui vivez et régnez pour les siècles et les siècles. Amen.

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Office des Lectures

L'Incarnation du Fils de Dieu

 

Le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. (Jean 4, 4 4.)

Je vous salue, Marie, comblée de grâces...

 

V. O Dieu, venez a mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

V. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,

R. Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Psaume 88

 

J'ai fait alliance avec ceux que j'ai choisis : j'ai juré à mon serviteur David de lui préparer une race éternelle.

Je fonderai pour lui un trône qui durera à jamais.

Seigneur, vos merveilles sont annoncées dans les cieux, et vos promesses dans l'assemblée des Saints.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Voici que vous concevrez et enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus.

R. Il sera grand.

 

Il m'invoquera et me dira : Vous êtes mon Père, vous êtes mon Dieu, vous êtes mon salut.

Je l'établirai mon premier-né, au-dessus de tous les rois de la terre.

Je lui conserverai à jamais ma miséricorde, et je serai fidèle à l'alliance que j'ai faite avec lui.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut.

R. Dieu est en nous.

 

Psaume 45

 

Un fleuve de joie a inondé la cité de Dieu; le Seigneur a sanctifié son tabernacle.

Le Seigneur est au milieu de la Cité sainte; elle ne sera point ébranlée, la protection de Dieu se lève sur elle avant l'aurore.

Le Dieu des armées est avec nous; le Dieu de Jacob est notre appui.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Dieu est en vous... Vous êtes vraiment le Dieu caché,

R. O Dieu d'Israël, notre Sauveur.

 

La Parole de Dieu

Livre d'Isaïe 11 : 1-10

 

Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur: esprit de sagesse et de discernement,esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays. Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble,un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples,les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

Prions

 

O Dieu, qui avez daigné choisir le sein virginal de Marie pour y faire Votre demeure, faites, nous Vous en supplions, que, étant assistés de la protection de cette très aimable Vierge, Votre Mère et la nôtre, nous puissions avec joie célébrer la mémoire des grâces que Votre Incarnation nous a méritées. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Laudes

Jésus est né et adoré par les Anges et par les bergers

 

Elle enfanta son Fils premier-né, et l'ayant enveloppé de langes, elle le coucha dans une crèche.

Et le Seigneur dit : « Que tous les Anges de Dieu l'adorent ». (Hebreux 1, 6.)

Et les Bergers avertis par les Anges vinrent eux mêmes en toute hâte. (Luc. 2, 16.)

Je vous salue, Marie...

 

V. Dieu, venez, a mon aide.

R. Seigneur, bâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 97

 

Chantez au Seigneur un nouveau cantique, car il a opéré des merveilles.

C'est sa droite, c'est son bras divin qui a opéré le salut.

Le Seigneur a fait connaître le salut qu'il avait promis : i! a révélé sa justice devant les nations.

Il s'est souvenu de sa miséricorde et des inviolables promesses qu'il a faites à Israël.

Toutes les contrées de la terre ont vu le saint qui vient de notre Dieu.

Que toute la terre le célèbre avec allégresse; chantez, peuples, réjouissez-vous, soyez dans la jubilation.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Un petit Enfant nous est né, un Fils nous a été donné. Il sera appelé l'Admirable, le Prince de la paix.

 

Psaumes 96, 148, 99

 

Une nuée est autour de lui et l'obscurité l'environne.

Adorez-le, vous tous qui êtes ses Anges.

Louez-le, ô vous qui habitez les cieux, louez-le, et que vos louanges soient entendues dans les hauteurs de Dieu.

Louez-le, saintes Intelligences, ô Trônes, ô Dominations, louez-le.

Peuples de la terre, célébrez aussi le Seigneur, servez-le dans des transports de joie.

Paraissez en sa présence dans l'émotion d'une vive allégresse.

Sachez que le Seigneur est le seul Dieu ; c'est lui qui nous a créés.

Nous sommes son peuple, il nous nourrit comme ses brebis.

Entrez dans sa maison, en chantant des hymnes.

Louez son nom, car il est plein de douceur.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Cantique de Zacharie

 

Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.

 

+ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,

comme il l'avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l'ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,

amour qu'il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,

afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins

pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,

grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu, quand nous visite l'astre d'en haut,

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort,

pour conduire nos pas au chemin de la paix.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.

 

Prions

 

Faites, nous vous en conjurons, Seigneur, que la nouvelle naissance, selon la chair de votre Fils unique, nous délivre de l'ancienne servitude qui retenait nos âmes captives sous le joug du péché; par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit -il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Prime

Jésus est circoncis

 

Le huitième jour, auquel l'Enfant devait être Circoncis, étant arrivé, il fut nommé Jésus. (Luc. 2, 21.)

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir. Gloire au Père...

 

Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.

 

Psaume 43

 

Vous êtes mon Roi et mon Dieu; c'est vous qui ordonnez le salut de Jacob.

C'est par vous seul que nous pourrons abattre nos ennemis, c'est en votre Nom que nous pourrons fouler aux pieds ceux qui s'élèvent contre nous.

Tous les jours nous nous glorifierons dans notre Dieu, et nous célébrerons son Nom dans tous les siècles.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.

 

La Parole de Dieu

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (8 : 3-4)

 

Quand Dieu a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine de pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a détruit le péché dans l'homme charnel. Il voulait ainsi que les exigences de la Loi se réalisent en nous, qui ne vivons pas sous l'emprise de la chair mais de l'Esprit.

 

Prions

 

O Dieu, qui avez fait de votre Fils unique le Sauveur du genre humain, et qui avez voulu que, en cette qualité, il fût appelé Jésus, faites que, après avoir honoré par le dégagement des sens sa Circoncision et son saint Nom sur la terre, nous méritions de le voir face à face dans le ciel; par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Tierce

L'enfant Jésus adoré par les Mages

 

Où est le Roi des Juifs nouvellement né? Nous avons vu son Etoile en Orient. (Matthieu 11,8.)

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père...

 

Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?

 

Psaume 74

 

Les rois de la mer et les lies éloignées lui présenteront des offrandes : les rois d'Arabie et de Saba lui apporteront des présents.

Tous les rois de la terre l'adoreront, toutes les nations lui seront soumises.

Il vivra, et on lui donnera de l'or de l'Arabie, et on l'adorera pour lui-même: et les jours seront employés à le bénir.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?

 

La Parole de Dieu

Livre de l'Apocalypse 15 : 4

 

Qui ne te craindrait, Seigneur ? A ton nom qui ne rendrait gloire ? Seul tu es saint ! Toutes les nations viendront se prosterner devant toi, car voici manifestés tes jugements !

 

Prions

 

O Dieu, qui illuminez toutes les nations, donnez, aux peuples qui croient en Vous la jouissance perpétuelle de la paix, et répandez dans nos cœurs cette brillante lumière que Votre Fils a versée dans l'âme des Saints Rois Mages. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Sexte

L'Enfant-Jésus est présenté au Temple

 

Ils le portèrent à Jérusalem, selon la loi de Moïse, pour le présenter au temple. (Luc 2, 22).

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.

 

Psaume 39

 

Vous n'avez pas voulu de sacrifices ni d'offrandes; mais vous m'avez formé un corps.

Vous n'avez pas demandé d'holocauste pour le péché, et j'ai dit alors : Voici que je viens.

Il est écrit de moi, dans tout le livre, que je ferai votre volonté; oui, mon Dieu, je l'ai voulu et j'ai placé votre loi au milieu de mon cœur.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.

 

La Parole de Dieu

Lettre aux Hébreux 10 : 5-7

 

En entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume :Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes,mais tu m'as fait un corps. Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché; alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu,je suis venu pour faire ta volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture.

 

Prions

 

Dieu puissant et éternel, nous adressons nos humbles prières à Votre Auguste Majesté; afin que de même que Votre Fils nous a été présenté revêtu de notre chair mortelle, ainsi nous puissions nous mêmes Vous être présentés avec des cœurs qui participent à sa pureté. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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L'enfant Jésus s'enfuit en Egypte

 

Levez-vous, prenez l'Enfant et sa Mère et fuyez en Egypte, car Hérode cherchera l'Enfant pour le faire mourir. (Matthieu 2, 4 3).

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez a mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Psaume 2

 

Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.

 

Pourquoi les nations ont-elles frémi de courroux? Pourquoi les peuples ont-ils formé de vains complots?Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et son Christ.

Brisons, ont-ils dit, le joug du Seigneur et de son Christ, rejetons-les loin de nous.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.

 

La Parole de Dieu

Livre d'Isaïe 4 : 2-3

 

En ce jour-là,le Germe que fera pousser le Seigneur sera l'honneur et la gloire des rescapés d'Israël, le Fruit de la terre sera leur fierté et leur couronne. Alors, ceux qui seront restés dans Sion,les survivants de Jérusalem,seront appelés saints :tous seront inscrits dans Jérusalem, et ils vivront.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, qui avez mieux aimé conserver Votre vie par une fuite humiliante pour un Dieu que par les miracles de Votre puissance, faites que, marchant sur vos traces, nous ne concevions point de pensées orgueilleuses; mais que, fermement attachés à Votre esprit d'humilité, nous vivions de Votre vie, et méritions d'entrer avec Vous dans les tabernacles éternels. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Vêpres

L'enfant Jésus sort d'Egypte et Revient dans la maison de Nazareth

 

N'est-ce pas là le Fils du charpentier? Sa Mère ne se nomme-t-elle pas Marie? (Matthieu 13, 55).

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Psaume 67

 

Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.

 

Vous avez transporté votre vigne de la terre d'Egypte.

Son ombrage a couvert les montagnes, et ses branches ont passé la hauteur des cèdres.

Seigneur, lorsque vous marchiez vous-même devant votre peuple au milieu des sables du désert,

La terre s'est émue, les cieux répandirent leurs influences à la voix du Dieu du Sinaï, à l'aspect du Dieu de Jacob.

O Dieu, votre peuple a vu votre marche; il a vu la marche de mon Dieu, de mon Roi, qui habite dans le Saint des saints.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.

 

Psaume 113

 

Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.

 

Lorsque Israël sortit de l'Egypte, et Jacob du milieu d'un peuple barbare,

La Judée devint le sanctuaire de Dieu, et Israël fut le peuple de sa puissance.

La terre s'est émue devant la face du Seigneur, à l'aspect du Dieu de Jacob.

Gloire au Père, etc.

 

Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.

 

La Parole de Dieu

Livre de Jérémie 31 : 7-8

 

Poussez des cris de joie pour Jacob,acclamez la première des nations !Faites résonner vos louanges et criez tous :« Seigneur, sauve ton peuple,le reste d'Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du Nord,et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux,la femme enceinte et la jeune accouchée; c'est une grande assemblée qui revient. Ils étaient partis dans les larmes,dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent;

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.

 

Prions

 

O Dieu qui, pour faire accomplir à Votre Fils les antiques prophéties, l'avez rappelé de la terre d'exil dans la patrie de Votre peuple; faites-nous la grâce de mépriser les chaînes dans lesquelles le monde cherche à nous retenir captifs, et d'entrer ainsi dans la liberté de vos vrais enfants. Faites aussi que ce Fils adorable, après avoir pris extérieurement sur Lui toutes nos faiblesses; nous change et nous réforme intérieurement par Son Divin Esprit pour le temps et l'éternité: ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Complies

L'Enfant Jésus, à l'âge de 12 ans, se montre le Temple au milieu des Docteurs

 

Quand il était âgé de douze ans, ils le conduisirent a Jérusalem, au temps de la fête... et il se sépara d'eux... et il fut retrouvé dans le temple... mais, retournant avec eux, et il leur était soumis, (Luc. 2. 42, 51.)

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, notre Sauveur, convertissez-nous.

R. Et détournez de nous votre juste colère.

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père, etc.

 

Psaume 48

 

Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.

 

Ecoutez nations, écoutez les paroles de ma bouche.

Ma bouche vous dira les paroles de la sagesse: et la méditation de mon cœur vous enseignera la prudence.

Je prêterai l'oreille à l'inspiration, et j'expliquerai ma pensée dans mes cantiques.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.

 

La Parole de Dieu

Livre de l'Apocalypse 22 : 4-5

 

Les serviteurs de Dieu lui rendront un culte ; ils verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n'existera plus, ils n'auront plus besoin de la lumière d'une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles.

 

Cantique de Syméon

 

Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.

 

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Gloire au Père...

 

Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.

 

Prions

 

O Dieu qui avez rendu admirable la sainte Enfance de votre Fils par ses étonnantes questions et ses sages réponses au milieu des docteurs, versez, s'il vous plaît, en nous votre esprit de sagesse : et, puisque vous avez voulu que sur la terre il fût soumis à ses créatures, formez nos cœurs à l'humilité et à une filiale soumission envers Vous: par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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02 janvier 2012

Bonne et heureuse année 2012

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Bloavezh mat 2012 !

 

Ra ziwano gant pep deiz nevez un tammig barzhoniezh hag ur yoc'h a entan evit ma teuy da vat kement tra a vo boulchet ganeoc'h.

 

Bonne année 2012 !



Qu'à chaque aube nouvelle, naissent deux brins de poésie et beaucoup d'enthousiasme pour la réussite de tout ce que vous entreprendrez.


Soyez assurés, mes très chers frères et sœurs de tous mes vœux les plus meilleurs pour cette nouvelle année : que tout au long de ces prochains jours, semaines, mois, le Seigneur soit toujours avec vous, qu'Il vous bénisse et vous garde...

 

Franck Monvoisin, O.F.S

 

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30 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Trente-et-unième jour

Réflexions consolantes et pieux exercices que doit faire aujourd'hui l'âme fidèle à Jésus et à Marie et sincèrement dévote à leurs Cœurs Sacrés

 

En Vous, ô mon Jésus, se trouvent tous les trésors de la Science et de la Sagesse de Dieu, comme s'exprime l'Apôtre Saint Paul. Tout en Vous est d'un prix infini. La moindre action que Vous faisiez sur la terre était d'une valeur inestimable ; un soupir de Vous était pour nous un immense trésor ; pour racheter des millions de mondes, il suffisait d'une goutte de Votre Sang. Vous êtes donc notre Trésor, mais un trésor infini, comme le Sage vous appelle. O Père Eternel, quand Vous auriez créé des millions de mondes, peuplés de créatures aussi saintes et aussi parfaites que la Sainte Vierge, toutes ces créatures réunies n'auraient pu Vous procurer, par tous leurs hommages durant l'éternité, autant de gloire que Jésus par une seule parole, par une démarche, par un mouvement de Son Cœur Adorable. Il était Dieu ; Il était infini en grandeur, en Majesté toutes Ses paroles, toutes Ses démarches, tous Ses soupirs et Ses mouvements étaient par conséquent d'une valeur infinie, et Vous procuraient par là même un honneur infini. « Quelle consolation, s'écrie un pieux auteur, quelle consolation pour le fidèle qui aime Dieu, de songer qu'il peut Lui rendre, par Jésus, surtout au Saint Sacrifice de la Messe, des adorations, des actions de grâces et des satisfactions infinies ! »

 

« Oui, dit le P. H. Bourdon, nous avons l'Homme-Dieu ; avec Lui et par Lui nous pouvons rendre à Dieu toutes les louanges, tout l'amour et toute la gloire qu'Il mérite. Dieu est aimé, loué, remercié et glorifié par Jésus autant qu'Il peut et qu'Il doit l'être ; car tous ces hommages Lui sont adressés par une Personne infinie qui Lui est égale en toutes choses et qui ne s'est faite Son inférieur que pour les Lui rendre. Notre zèle pour la Gloire de Dieu nous doit remplir d'une indicible joie, quand nous réfléchissons que Jésus est l'objet des complaisances divines, et qu'avec Lui nous pouvons dignement satisfaire à toutes nos obligations envers Dieu ».

 

Plusieurs fois au cours de cette journée, j'offrirai à la Très Sainte Trinité, avec les sentiments même des Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie, toutes les Messes qui ont été célébrées et qui le seront jusqu'à la fin du monde, pour remercier Dieu des innombrables bienfaits qu'Il a répandus sur tous les hommes et sur moi pendant cette année, et pour compenser dignement toutes les offenses dont Il a été l'objet depuis un an. « Oh ! Comme la Très Sainte Trinité se complaira devant cet hommage ! Combien Sa Justice sera satisfaite par cette offrande devant laquelle toutes les autres ne seront rien, dit Saint Léonard de Port Maurice, puisqu'elle est d'une valeur infinie ! » Afin de pouvoir renouveler souvent cette offrande si chère à la Sainte Trinité et aux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie, je tâcherai de vivre en retraite aujourd'hui. Je visiterai également une église ou un autel dédié au Cœur Immaculé de Marie, pour la remercier, avec toute l'effusion dont je suis capable, des grâces qu'Elle a daigné m'obtenir, pendant cette année, de la Très Sainte Trinité et du Cœur Sacré de Jésus. Pour cela, je Lui offrirai souvent ce Cœur Divin avec tout l'amour qu'Il Lui porta sur la terre et qu'Il Lui portera éternellement au Ciel.

 

Oraison jaculatoire : Que le Cœur Divin de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie soient connus, loués, bénis, aimés, servis et glorifiés en tout temps et en tous lieux. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

Prière à la Sainte Trinité pour la fin et pour le commencement de l'année

 

Par un Bref du 5 décembre 1876, le Bienheureux Pape Pie IX accorde l'indulgence de 7 ans à tous les fidèles qui, le cœur au moins contrit, feront oraison pendant la dernière demi-heure qui termine l'année et la première qui commence, afin de remercier la Très Sainte Trinité des bienfaits qu'Elle a versés sur nous et qui prieront pour la concorde entre les Princes Chrétiens, pour la conversion des pécheurs, et pour l'exaltation de notre Sainte Mère l'Eglise et de son Chef visible, le Pontife de Rome.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

 

Fin du Mois de l'Immaculée Conception


Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois de l'Immaculée Conception (pdf), en cliquant ici

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Prochain Mois de dévotion : le Mois du Pécheur Repentant,

rendez-vous le 31 janvier

 

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29 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Trentième jour

Considérations et sentiments de pleine confiance en Dieu

 

Quand je considère, disait un humble serviteur de Dieu, que le Seigneur m'a constitué maître de Lui-même, je sens au fond de mon cœur une telle joie, un tel contentement, que je ne crois pas possible d'en goûter davantage en cette vallée de larmes. Si je réfléchis ensuite que ce Dieu, qui m'a constitué maître de tout, promet, sous la foi d'un serment solennel, de m'accorder tout ce que je puis demander en son Nom et qu'ainsi je Lui rendrai gloire, il le vient à l'esprit de solliciter autant de grâces qu'une créature en peut obtenir. Je me sens alors un violent désir de recevoir tous les dons, toutes les faveurs, tous les privilèges accordés aux Saints de l'Ancien Testament, aux Patriarches, aux Prophètes, etc. ; à tous les Saints du Nouveau, aux Apôtres, aux Martyrs, aux Confesseurs et aux Vierges ; tous ceux enfin que le Seigneur a départis aux neuf Choeurs des Anges. Avec tout cela, je ne me trouve pas encore assez exigeant ; car il me semble qu'un un Dieu infini, il ne faudrait demander, s'il était possible, que des grâces infinies.

 

Mon Jésus veut que j'aie la certitude d'obtenir tout ce que je réclamerai par la prière : « Quelque chose que vous demandiez, dit-il, soyez assuré que vous l'obtiendrez et que votre espérances ne sera point trompée ». O Père Eternel, je dois obéir à tous les commandements de Jésus ; or, Vous le voyez, c'est une obligation stricte pour moi de croire que Vous m'accorderez toutes les grâces, toutes les faveurs, tous les privilèges que je puis Vous demander en Son Nom. Oui, je crois fermement tout ce que Jésus a révélé dans Son Evangile et tout ce qu'Il veut imposer à ma raison ; je crois en particulier que j'obtiendrai tout ce que je solliciterai en Son Nom. Une sainte âme disait qu'elle obtenait tout par le moyen de l'oraison, parce qu'elle espérait tout. Eh bien ! Cette confiance, je la désire ardemment et je Vous la demande humblement, ô Père Eternel, par les mérites du Cœur adorable de mon Jésus. Ainsi soit-il.

 

Aujourd'hui et demain, je répéterai le plus souvent que je le pourrai les belles aspirations qui suivent, afin de plaire aux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie.

 

Aspirations affectueuses à Jésus et à Marie

 

O mon Jésus, je veux Vous aimer maintenant et pendant l'éternité de l'amour dont Vous Vous aimez Vous-même, de Celui que le Père et le Saint Esprit vous portent, enfin de Celui que la Sainte Vierge Vous témoigne ; j'y joindrai celui de tous les élus qui vivent sur la terre, et des Anges et des Saints qui règnent dans le Ciel.

 

O Marie, je Vous aime, et je veux Vous aimer éternellement de l'Amour que Vous portent le Père Eternel comme à Sa Fille, Dieu le Fils comme à Sa Mère, et le Saint Esprit comme à Son Epouse.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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28 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-neuvième jour

Réflexions et sentiments d'une âme éprise d'amour pour Jésus et Marie

 

Mon Jésus, permettez-moi de Vous adresser les paroles d'un de Vos pieux serviteurs, Vous devez Vous rappeler que Vous m'êtes infiniment redevable. Pourrait-il en être autrement ? Dites-moi, mon Jésus, n'est-ce pas pour moi que Vous êtes descendu des Cieux et que Vous Vous êtes incarné ? En ce cas, toutes les grâces, tous les dons, tous les privilèges accordés à Votre Sainte Humanité lui ont été conférés pour moi, puisque c'est pour moi que Vous l'avez revêtue. Vous m'êtes donc rigoureusement redevable de tous les biens accordés à Votre Humanité, et comme ces biens sont immense, Vous m'êtes infiniment obligé. Puis-je m'étonner alors, ô mon Jésus, que Vous me pressiez, que Vous me sollicitiez de demander, de chercher, de frapper, et que Vous m'offriez, sans nombre, sans poids et sans mesure, tout ce que je puis réclamer, jusqu'à ce que ma joie soit pleine et surabondante ? Non je ne dois pas m'étonner que Vous soyez si libéral envers moi, puisque c'est pour moi que Dieu vous a si généreusement doté.

 

Vous aussi, Marie, Vous m'êtes infiniment redevable, puisque c'est pour moi, pour mon salut, que Jésus a pris en Vous un Corps semblable au nôtre ; je puis croire en effet, avec un grand nombre de Docteurs, que mon Jésus ne se serait pas incarné dans Votre Sein Virginal, s'Il n'avait eu les hommes à sauver. C'est donc bien à moi que Vous devez la sublime et incomparable Maternité Divine, tous les dons, toutes les grâces et tous les privilèges qui Vous ont été prodigués à cause d'elle. Voyez, ô Marie, si vous n'avez pas réellement contracté envers moi des obligations infinies. Mais cela ne suffit pas. Qui pourrait exprimer, ô Marie, l'amour que Vous a porté le Divin Cœur de Jésus, et tous les hommages qu'Il Vous a rendus pendant Sa Vie mortelle ? Or, Vous le savez, depuis Sa Conception jusqu'à Sa Mort, Jésus m'a toujours eu présent à l'esprit ; jour et nuit, Il a pensé à moi et tout ce qu'Il a fait, Il l'a fait pour moi. Eh bien ! L'Amour de ce Dieu Sauveur pour Vous, c'est véritablement mon amour ; ces actes de respect, d'obéissance et de soumission dont Il Vous a comblée, sont les miens ; enfin, durant trente-trois années, je Vous ai infiniment aimée et honorée par le moyen de Jésus. Quelle récompense me donnerez-Vous, ô Marie, pour tant d'actes d'amour et de respect filial ? Songez-y bien.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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27 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-huitième jour

Il faut en ce jour demander à Jésus des grâces sans nombre par l'intercession des Saints Innocents

 

Aujourd'hui, je demanderai des grâces abondantes à Jésus par l'intermédiaire des Saints Innocents, et je tiendrai pour certain que mes vœux seront exaucés ; car ces enfants martyrs ont tout crédit près de Dieu, nous dit Saint Cyprien, et obtiennent tout ce qu'on leur demande. Par eux, je solliciterai spécialement le pardon de mes fautes, la grâce de ne plus pécher à l'avenir, un amour ardent pour Jésus et Marie et une tendre dévotion à leurs Cœurs Sacrés. Je remercierai aussi la Très Sainte Trinité de les avoir choisis de toute éternité pour être les prémices des martyrs. Pendant le cours de cette journée, je répéterai souvent cette Oraison jaculatoire : « Mon Jésus, ayez pitié de moi, misérable pécheur, par les mérites et par l'intercession de toutes ces créatures pures et innocentes. Ainsi soit-il ».

 

En ce jour aussi, m'adressant à mon bien-aimé Jésus : « O mon Sauveur et mon Dieu, lui dirai-je, le nombre des créatures contenue dans Votre Essence Divine est infini ; or, si toutes ces créatures passaient à l'existence, si toutes Vous aimaient et Vous glorifiaient comme la Très Sainte Vierge, combien Vous seriez aimé et glorifié ! Eh bien ! Mon Jésus, je voudrais, moi seul, suppléer à l'amour de toutes ces créatures réunies. Le privilège de Vous aimer et de Vous glorifier pour toutes les créatures existantes et possibles Vous est tellement cher, que Vous l'accordez facilement à qui le désire et le demande. Je l'attends donc de Votre Cœur si doux et si aimant, qui m'appartient aussi réellement que le cœur enfermé dans ma poitrine. Or, Votre Cœur étant à moi, je puis à mon gré l'offrir au Père Eternel, à Vous-même et au Saint Esprit. Et si je voulais l'offrir des millions de fois, autant que toutes les créatures réunies pourraient faire d'actes d'amour pendant l'éternité, qui pourrait l'en empêcher ? La Très Sainte Trinité ne peut qu'accepter une telle offrande ; mais comme celui qui la fait est un misérable pécheur, je veux Vous la faire parvenir par les mains de la créature la plus pure et la plus sainte qui ait existé et qui puisse exister, par les mains de l'Auguste Marie. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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26 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-septième jour

La dévotion à Saint Jean l'Evangéliste est très agréable à Jésus et à Marie

 

Oh ! Qu'elle plaît au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, la dévotion des fidèles à Saint Jean l'Evangéliste, qui fut, de la part du Sauveur et de la Sainte Vierge, l'objet d'une si vive et si tendre affection ! Sainte Mechtilde vit un jour l'Enfant Jésus éveiller les religieuses pour qu'elles vinssent au choeur célébrer l'Office Divin en l'honneur de l'Apôtre dont ce jour rappelait la mémoire ; Il leur faisait entendre par là combien Lui sont agréables les hommages adressés en ce jour à ce grand Saint. J'aurai donc une dévotion particulière à Saint Jean ; j'aurai donc recours à lui dans tous mes besoins, et je le conjurerai de m'obtenir du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie toutes les grâces nécessaires à mon salut et à ma sanctification. Sainte Elisabeth, reine de Hongrie, assurait que toutes les faveurs qu'elle avait demandées à Dieu par l'intercession de Saint Jean lui avaient été accordées.

 

Comme c'est la pureté qui l'a rendu si cher à Jésus et à Marie et qui lui a valu de si glorieux privilèges, je le prierai de m'obtenir cette vertu, et je réciterai dans ce but la prière suivante : « Glorieux Saint Jean, par cette angélique vertu qui vous a mérité les grâces les plus insignes, d'être le disciple privilégié de Jésus, de reposer sur Son Cœur, de contempler Sa Gloire, d'assister en personne aux prodiges les plus éclatants, d'être enfin désigné par le Sauveur expirant, comme fil et gardien de Sa Mère ; obtenez-moi, je vous prie, de conserver toujours intacte la belle vertu de pureté et d'éviter avec soin tout ce qui pourrai la blesser, afin que je mérite les faveurs spéciales du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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25 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-sixième jour

Tendre colloque avec l'Enfant Jésus et Sa Sainte Mère

 

Doux Jésus, je Vous adore dans les bras de Votre Sainte Mère, et je m'approche de Vous avec la plus vive confiance. Permettez-moi de baiser Vos pieds sacrés. Que ne puis-je, comme Sainte Marie-Madeleine, les arroser des larmes d'un amour repentant ! Ces larmes purifieraient mon âme et m'obtiendraient les faveurs que Vous prodiguez aux âmes pures et ferventes. Divin Enfant, Désiré des Nations, Vous avez caché Votre Grandeur, en Vous rendant semblable à nous. Jamais Vous n'aviez été plus digne de notre amour qu'en prenant notre nature. Jamais Votre Bonté n'a mieux paru qu'en anéantissant Votre Majesté. Sauveur de mon âme, je me prosterne à Vos pieds, je Vous rends mes humbles hommages comme à mon Dieu et à mon Souverain Seigneur. J'approche de Votre Crèche avec assurance ; Votre voix ne me cause pas de frayeur ; qui pourrait craindre un enfant qui pleure ? Je m'écrie avec Isaïe : « Voilà mon Dieu et mon Sauveur , j'agirai avec une entière confiance, et je ne craindrait point ». Je vois dans ces pieds, dans ces main et dans ce côté, les fontaines de vie qui me seront un jour ouverte et où je puiserai avec joie les eaux du Salut.

 

O Jésus, amour de tous les siècles, le plus beau des enfants des hommes, mon cœur s'attendrit, en Vous voyant pleurer, en Vous entendant gémir et soupirer ! Longtemps, j'ai résisté à Votre Puissance, Votre infirmité me désarme. Oh ! Venez entre mes bras, reposez sur mon cœur, baignez-moi de Vos larmes ; bénissez-moi de Vos petites mains, et pardonnez à l'excès de mon amour. Bénies soient les entrailles qui Vous ont porté ! O Vierge, Vous êtes la plus heureuse des mères, Vous avez donné au monde un Sauveur ; faites naître ce Divin Enfant dans mon cœur.

 

Acte de confiance filiale et d'aveugle abandon en l'Auguste Mère de Jésus

 

O Marie, Auguste Mère de mon Sauveur, je crois fermement que du haut du Ciel, Vous veillez jour et nuit sur ceux qui espèrent en Vous ; rien ne peut manquer à ceux qui mettent en Vous leur espoir ; aussi suis-je résolu de bannir désormais toute crainte, et de m'abandonner entièrement à Votre maternelle sollicitude. Tendre Mère, les méchants pourront m'enlever les biens et la réputation ; les maladies pourront m'ôter les forces et les moyens de Vous servir ; je pourrai moi-même, hélas, perdre Vos bonnes grâces par le péché, mais jamais je ne perdrai ma confiance en Vos maternelles bontés... non jamais je ne la perdrai ; elle sera inébranlable jusqu'à mon dernier soupir. Je mourrai, en répétant mille fois Votre Nom béni, et en faisant reposer toutes mes espérances en Votre Cœur Immaculé. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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24 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-cinquième jour

Saint Jour de la Fête de la Nativité du Seigneur

Dans la solennité de Noël, il faut compter fermement sur toutes les grâces que nous demanderons à Dieu par Jésus et Marie

 

Si les Souverains de la terre, au jour qui rappelle leur naissance, prodiguent les faveurs à leurs courtisans, combien plus Jésus, mon Souverain, sera prodigue de Ses grâces dans ce jour où Il nous fut donné ! Et Marie choisie entre toutes les femmes pour être la Mère de Jésus, Marie voudrait-Elle restreindre Ses faveurs en cet heureux anniversaire ? Je me tiendrai donc assuré que Dieu le Père m'accordera toutes les grâces que je voudrai, par les mérites du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. « Père Eternel, lui dirais-je avec un vif sentiment d'amour, il s'agit de glorifier Votre Fils, et de quelle manière ? En m'accordant toutes les grâces que je me propose de Vous demander en Son Nom, surtout dans ces jours qui rappellent Sa Naissance. Souvenez-vous, ô mon Dieu, que pour Vous glorifier, Jésus s'est humilié, qu'Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort et la mort de la Croix ; c'est pourquoi, ajoute l'Apôtre, Vous l'avez exalté, et Vous Lui avez donné un Nom qui est au-dessus de tous les noms. Lui-même m'assure dans Son Evangile que Vous m'accorderez tout ce que je pourrai Vous demander en Son Nom ; Il fait plus encore, Il me le promet sous des serments les plus solennels : « En vérité, en vérité, Je vous le dis, tout ce que Vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous l'obtiendrez ». Ailleurs encore, il renouvelle Sa promesse, et Il en donne la raison : « Afin que le Père soit glorifié dans le Fils ». Eh bien ! Mon Dieu en m'accordant toutes les grâces que je sollicite au Nom de Jésus, pourvu qu'elles puissent profiter à mon âme, Vous serez glorifié en Jésus et Jésus en Vous. Procurez donc cette gloire à Votre Nom et au Nom de Votre Divin Fils : Il a tant fait, Il a tant souffert pour Vous glorifier !

 

Ce n'est pas assez, ô Père Eternel ; il s'agit de glorifier non seulement Jésus Votre Fils, mais encore Son Auguste Mère ; car en Vous demandant ces grâces, j'emploie également près de Votre Divine Majesté la toute-puissante intercession du Saint Cœur de Marie. Je les implore par les mérites du Sang qu'Elle a fourni pour le Corps adorable de Jésus, par les neuf mois qu'Elle l'a porté dans Son Sein, par le lait dont Elle l'a nourri, enfin, par les services continuels qu'Elle Lui rendit durant toute Sa vie. Elle Vous a glorifié et Vous glorifiera infiniment par Son Divin Fils ; il est bien juste que Vous la glorifiiez aussi en exauçant toutes les demandes qui Vous sont faites en Son Nom et par Ses mérites. Ainsi soit-il.

 

En assistant à la Messe aujourd'hui, je puis gagner 100 ans d'Indulgence accordées par le Pape Sixte V.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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L'Année de l'Enfant Jésus

L'Année de l'Enfant Jésus

Méditations et considérations pour le vingt-cinquième jour de chaque mois

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Une année avec l'Enfant Jésus

 

Mes très chers frères et sœurs, comme vous le savez très certainement, l'une de mes missions d'Images Saintes est de remettre au goût du jour d'anciennes pratiques de dévotions. Entre autres, depuis les débuts du site, qui fêtera ses 7 ans d'existence en février prochain, nous avons eu une certaine attention à publier et traduire quasiment tout ce qui peut exister sur la dévotion à l'Enfant Jésus, il manquait tout de même quelque chose concernant la dévotion du 25e jour de chaque mois, qui est une des dévotions majeures demandée par le Seigneur. Je vous invite donc, cette année, à vous plonger, avec moi, dans la méditation et la contemplation de la Naissance et de l'Enfance du Seigneur. Ensembles, nous prierons les uns pour les autres, pour nos famille, pour nos pays, pour l'Eglise et pour le monde, que le Seigneur nous bénisse et nous garde tous et toutes.

Pour ce faire, vous recevrez chaque mois des méditations extraites du rarissime livre, « L'Année de l'Enfant Jésus », (de Mgr Fliche, publié en 1866, chez Casterman). Afin de se plonger plus efficacement dans la célébration du 25e jour des mois a venir, je vous invite à prier une neuvaine (qui vous sera envoyée dès le mois prochain), vous pouvez dès à présent me faire passer vos intentions de prières qui seront jointes à l'envoi de la prochaine Newsletter, afin d'être confiées à la prière des abonnés. Afin de permettre une bonne rédaction des newsletters, je vous serai gré reconnaissant de bien vouloir m'envoyer vos intentions de prières avant le 12 de chaque mois. Mon adresse e-mail est franck.monvoisin@laposte.net Les pratiques de dévotions vous seront indiquées avec chaque newsletter.

Vous remerciant de votre fidélité à Images Saintes, je vous souhaite un Saint et Joyeux Noël et de joyeuses fêtes de fin d'années. Mes très chers frères et sœurs, soyez assurés de toutes mes plus fraternelles et religieuses salutations, et de toutes mes prières, à Jésus, par Marie.

 

F.M.

 

Le 25e jour de chaque mois

 

On doit s'y préparer par la neuvaine du 16 au 25, communier et passer cette journée dans la prière. « Ce jour, dit la Vénérable sœur Marguerite du Saint Sacrement, est précieux par les grâces que le Divin Enfant daigne répandre. Ces grâces sont un reflet de celles qu'Il répandit sur les âmes qui furent dignes de l'approcher ».

 

Fêtons le 25e jour de chaque mois

Anniversaire de l'Incarnation et de la Naissance du Sauveur Jésus

 

La Servante de Dieu, Marguerite Nérucci, Capucine, avait une grande dévotion à l'Enfant-Jésus qui la favorisa de fréquentes apparitions. Il lui dit un jour : « Si tu veux Me faire plaisir, honore Ma Sainte Enfance et, autant que tu le pourras, efforce-toi de la faire honorer ». Empressée d'accomplir ce Divin Commandement, Marguerite fit tout ce qu'elle put, surtout auprès de ses sœurs, pour inspirer la piété et l'amour envers la Divine Enfance de Jésus. En mémoire de la Naissance du Sauveur, elle se préparait par une pieuse Neuvaine, à célébrer le 25e jour de chaque mois. Imitons cette fervente religieuse et dans les mérites de la Sainte Enfance de Jésus, nous puiserons pour notre chère Patrie, miséricorde et conversion, et pour nous, de vrais trésors de faveurs spirituelles et temporelles. Le Divin Enfant, ne disait-il pas à son apôtre, la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement : « Hâte-toi, Ma fille, de prier pour ce peuple coupable ; c'est dans les mérites de Ma Sainte Enfance que tu trouveras Grâce et Miséricorde pour ta patrie. Tout ce qu'on Me demandera par les mérites de Ma Sainte Enfance, sera accordé ». Ce sont les paroles de l'Enfant Jésus Lui-même, et combien elles sont consolantes pour nos âmes !

Prenons la résolution de prier, de tout notre cœur, la Neuvaine préparatoire au 25 ; elle commence le 16. Que le 25 de chaque mois soit pour nous un jour de fête. Dès la veille, préparons notre âme à la réception du Divin Enfant Jésus, dans la Sainte Eucharistie, récitons l'Office du Divin Roi, Sa Couronne, Ses Litanies, allons Le visiter à l'église : c'est là que nous obtiendrons, par les mérites de Sa Sainte Enfance, les grâces dont nous avons besoin. Nous doutons fort qu'une âme qui s'est bien préparée au 25 n'obtienne pas, dans le courant d'une ou plusieurs Neuvaines, ce qu'elle sollicite, surtout si elle les fait avec confiance, persévérance et abandon à la Volonté de Dieu. Et, à l'heure de la mort, si nous Lui avons été fidèles, l'Enfant Jésus nous accueillera avec amour dans la Maison de Son Père.

Un religieux se trouvait malade et sur le point d'entrer en agonie. Tout à coup, un éclair de joie illumine son visage. On lui demande ce qui avait rendu le sourire à ses lèvres et la suavité à ses regards : « Comment voulez-vous que ne me sente pas heureux, répondit-il, c'est demain le grand jour où le Fils de Dieu s'est montré aux hommes sous les traits d'un enfant (c'était la veille de Noël) pour les sauver de la mort éternelle. Mon Ange Gardien m'a révélé que j'irai jouir demain de la gloire du Paradis, en récompense de la dévotion que j'ai toujours eue pour la Naissance du Sauveur et Sa Sainte Enfance. En effet, le lendemain, jour de Noël, ce saint religieux rendit à Dieu son âme bienheureuse.

Honorons le Saint Enfant Jésus en fêtant régulièrement Sa Neuvaine mensuelle et en fêtant le 25e jour de chaque mois, et sur nous se réalisera la promesse royale qu'il a faite au Vénérable Père Cyrille de la Mère de Dieu, Carme de Prague : « Plus vous M'honorerez, plus Je vous exaucerai ».

 

Extrait de « L'Enfant Jésus de Prague », de l'Abbé Michel Koller, Prieuré N.D. Du Pointet, 1999

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Introduction

 

L'exercice pour le vingt-cinquième jour de chaque mois a pour but de rappeler le souvenir sacré de l'Incarnation et de la Nativité de notre divin Sauveur, arrivées l'une le 25 mars, et l'autre le 25 décembre. C'est comme un Avent d'un jour, et qui était beaucoup en usage autrefois. Dès la veille on s'unit à la tendre piété de Marie et aux ardents désirs des anciens Patriarches pour demander l'avènement du Fils de Dieu en nous et dans les âmes qui ne le connaissent point, ou qui l'aiment avec trop peu de ferveur. On s'exerce, comme dans l'Avent véritable, à l'humilité et à la mortification. On fait en sorte même, sur l'exemple 3e plusieurs saints, de passer en prières, s'il est possible, la première partie de la nuit qui va suivre; ce qui serait une œuvre fort agréable à l'Enfant Jésus.

Réciter les Matines du Petit office de la Sainte-Enfance, lire attentivement quelques points des Méditations ou Considérations sur la Nativité de Notre-Seigneur; se recommander à la sainte Vierge, à saint Gabriel, à saint Joseph, aux saints Anges, aux saints Pasteurs, aux saints Mages, aux autres Saints consacrés à la divine Enfance; vers minuit, se prosterner et adorer le Verbe naissant; s'anéantir en sa présence, s'offrir en oblation de tout soi-même à ce doux Rédempteur et à son aimable Mère; enfin, ne se retirer pour prendre du repos, qu'après avoir récité Laudes du même Petit office: voilà ce qui pourrait être, comme autrefois, pratiqué avec ferveur. Mais il n'y a rien là d'obligation assurément.

Le lendemain, on communierait autant qu'on en aurait la facilité; on ferait la méditation marquée; on achèverait les autres parties du Petit office; on visiterait la chapelle de l'Enfant-Jésus ou l'autel du Saint-Sacrement; on passerait tout le jour en communication avec Jésus, Marie, Joseph: « En l'honneur des services que la sainte Vierge a rendus au divin Enfant, dit un vieil auteur, chacun doit tâcher de le servir, ce jour-là, en ses membres, qui sont les pauvres et les affligés. En souvenir des louanges de la multitude des Esprits célestes, qui furent entendus par les Pasteurs, on ferait bien d'assister à une grand Messe ou à d'autres offices de l'Eglise, qui sont les louanges de Dieu chantées sur la terre, comme on les chante au ciel. En mémoire des saints Bergers, qui méritèrent par leur retraite solitaire, et leur exacte vigilance, d'être avertis de la naissance du Fils de Dieu, de le voir et de le connaître, on pourra s'exercer au silence une partie du jour, en veillant sur soi et sur ses passions, qui sont le troupeau que nous avons à conduire. En l'honneur du voyage des Mages divinement conduits à Bethléem, ou fera, s'il est loisible, quelque petit pèlerinage en un lieu de dévotion consacré à la sainte Vierge, afin de la vénérer comme Mère de Dieu qui a mis le saint Enfant Jésus au monde avec une parfaite pureté, qui l'a élevé et nourri avec une charité incomparable... »

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Vingt-cinq décembre

 

Prélude: « Un petit Enfant nous est né, et un Fils nous a été donné, et il s'appellera Emmanuel ou Dieu avec nous ». (Isaïe. 9, 6 ; Matthieu 4, 23).

 

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2 : 1-20)

 

En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre, ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime ». Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux: « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître ». Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

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I Le mystère de la naissance du Fils de Dieu dans l'étable

 

1° Considérons et adorons le divin Enfant, qui veut naître hors de son pays, afin de souffrir, en naissant, les incommodités qui sont dues aux pécheurs, dont il prend la place. Il se prive de la maison de sa sainte Mère, du secours de ses parents, des consolations de ses amis, et enfin de toutes les douceurs que l'on sent à être chez soi et dans un lieu connu. Les maximes qu'il suit sont toutes contraires aux nôtres. Nous ne voulons jamais que le bonheur et le repos; Jésus est privé de toute joie temporelle dès le premier moment de sa vie. Nous cherchons une demeure certaine et assurée, où nous lâchons de nous établir comme dans une espèce de paradis terrestre; Jésus se considérant comme le premier homme chassé du jardin de délices, ne veut avoir aucune demeure stable, aucune habitation qui lui appartienne en propre. Il n'aura pas même, en venant au monde, une couchette, où il puisse être bercé a la façon des autres enfants, pour apaiser ses peines, soulager ses membres captifs et se concilier les douceurs du sommeil. Apprenons ce qui nous est dû à tous, en sa seule Personne, et sachons entrer en défiance de cette grande et malheureuse inclination qui nous porte sans cesse à ne nous procurer, s'il était possible, que du repos et de la félicité sur la terre. Plus une âme apprend à s'affermir dans l'esprit de pénitence et de renoncement, plus elle se dégage des affections sensuelles et de tout attachement au monde, plus elle est pure devant Dieu. Proposons-nous de nous sevrer, du moins pendant quelques jours, du bien-être que nous trouvons dans nos maisons, en souvenir des immenses privations du Fils de Dieu pour nous; et gardons-nous d'arrêter nos cœurs aux choses et aux vanités d'ici-bas, comme si nous n'étions pas pèlerins et étrangers dans la vallée de larmes, et appelés à de plus hautes destinées, et à une plus sainte demeure surtout, qui est la maison de Dieu dans les cieux.

2° Comparons la naissance éternelle de Notre Seigneur avec sa naissance temporelle. Dans la première, il naît au sein des splendeurs de la Divinité, Dieu de Dieu, lumière de lumière; dans la seconde, il naît au sein des ombres de ce monde, pendant une des plus longues et des plus profondes nuits d'hiver, et précisément à minuit, qui est l'heure du plus grand éloignement du soleil, pour nous apprendre que l'homme pécheur, dont il tient, comme nous avons dit, la place, est un fruit d'ignorance et de ténèbres. Vous étiez autrefois ténèbres, dit saint Paul parlant des chrétiens avant leur régénération, mais vous êtes maintenant lumière en Jésus-Christ. Portons, alors avec le Sauveur naissant, la confusion de notre bassesse et de notre dégradation, des ténèbres de notre ignorance et de nos ignominies aux yeux du Seigneur; et comprenons que par nous-mêmes et sans le Fils adorable de Dieu, nous serions privés de toute lumière soit du corps, soit de l'esprit.

A la première naissance, le Verbe est ineffablement produit au centre de toutes les grandeurs et de toutes les beautés des cieux, dont il ne peut pas être séparé, car là est le trône immuable de sa gloire, de son règne éternel et de son bonheur infini. Â la seconde naissance, au contraire, il vient au monde dans une étable d'emprunt, comme le plus pauvre et le dernier des hommes; et peu après, il se dérobe à la connaissance des siens, il fuit loin de son pays et de la grotte même de Bethléem où il était caché, parce qu'il est chargé de nos iniquités déjà, parce que nous sommes condamnés au bannissement et à la douleur sur la terre, que l'inquiétude et la crainte nous environnent de toutes parts, et que, dans notre condition de coupables, nous ne pouvons nous attendre qu'à de durs châtiments ou à de cruelles persécutions. O divin Enfant, vous avez voulu partager le trouble, les dangers, l'instabilité de notre exil présent, afin de nous acquérir la paix que nous ne trouverons jamais hors de vous. Soyez notre secours, notre lieu de refuge et notre asile assuré!

Dans la première naissance, il est nécessairement infini, tout-puissant, indépendant, se suffisant à lui-même, immortel, possédant toute sagesse et toute majesté; dans la seconde, il est volontairement petit et faible, soumis a sa sainte Mère, indigent, sujet à la souffrance, même à la mort, privé devant les hommes de l'usage de sa force, de sa science, de sa dignité et de sa justice, de sa vertu divine, en un mot, qui n'a pas de bornes, puisqu'elle s'étend de l'une à l'autre éternité. Ah ! quelle horreur ne devons-nous pas concevoir du péché, quand nous le voyons, d'une part, tellement opposé à Dieu, qu'il nous sépare à jamais de son amour; et que, de l'autre part, il réduit Dieu lui-même à tous les excès de l'humiliation et de la douleur à cause de nos crimes. Apprends, ô mon âme, que tu ne vaincras ce redoutable ennemi qu'avec les armes qui ont été employées par le divin Enfant-Jésus pour le terrasser en te rachetant. Il faut donc te résoudre, quoi qu'il t'en coûte, à aimer l'abaissement, la dépendance d'autrui, la privation, la mortification, la croix.

3° Adorons toutes les grandeurs divines et humaines de ce saint et céleste Emmanuel. Il est le vrai Dieu et la vie éternelle, il est un avec son Père,'il en exprime la ressemblance incréée, dit l'Apôtre, et toutes les perfections incompréhensibles à toute créature; il en est, au degré le plus sublime, l'honneur et la louange; avec lui, il est infini, avec lui, il est le seul Dieu, il est toutes choses!... mais il est tout a la fois Médiateur, Rédempteur, Prêtre, Victime, Epoux, Père, Frère, Chef, Docteur, Législateur, Roi, Juge, Pasteur; il possède tous les titres et tontes les qualités humaines qui le rendent aimable et précieux à nos âmes. Quel trésor nous est donc accordé en sa naissance aujourd'hui, par la libéralité de Dieu le Père, par la charité de ce Fils unique, par la miraculeuse opération du Saint Esprit et la fécondité de la Vierge-Mère I Qui ne méprisera toutes choses, pour le posséder, cet inestimable Trésor? Qui ne vendra toutes choses pour l'obtenir? O chrétien, renonce à toutes les prétentions de la terre et porte tout ton cœur au ciel; que ta reconnaissance envers la Trinité adorable, que ta piété envers Jésus et Marie correspondent à une si grande largesse ! Que peux-tu moins faire que de te donner tout entier, pour reconnaître un don si grand et si ineffable?

 

Prière

 

O Dieu, qui portez dans votre sainte Nativité l'ignominie de notre péché d'origine, et qui, étant le Fila unique de Dieu, souffrez les rebuts et les peines qui sont dus aux coupables enfants d'Adam; qui, sans prononcer une parole, nous instruisez, par la virginité de votre sainte Mère, de la sanctification! que vous voulez nous mériter par le bois de la crèche, image de Celui de la croix, de la Rédemption que vous nous apportez; par votre naissance à Bethléem, qui signifie la maison du pain, des désirs qui vous consument de nous nourrir de votre Corps adorable, ce Pain vivant descendu des cieux; faites-nous comprendre les secrets de votre admirable humilité, et rendez-nous de telle sorte enfants en vous, que nous puissions être avec vous les héritiers du Père éternel, avec lequel vous vivez et régnez aux siècles des siècles. Amen.

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II Le Mystère de la Nativité du Fils de Dieu

 

Prélude : « Aujourd'hui la bonté et l'humanité de notre Dieu Sauveur est apparue ». (Tite 3, 4.)

 

1° Adorons le saint Enfant Jésus qui choisit pour sa naissance, le temps où un édit de l'empereur Auguste, venait d'être publié, lequel obligeait Joseph, comme tous les autres chefs de famille, à aller se faire inscrire au pays originaire de ses ancêtres. De celte manière, le Fils de Dieu accomplit les Ecritures, et fait servir à ses desseins l'autorité même des princes de ce monde. Adorons sa puissance dans la conduite des événements, et dans les dispositions qu'il imprime à toute créature, pour en faire ce qu'il veut. Soumettons-nous a sa douce et attentive Providence avec un profond respect; et considérons la sagesse merveilleuse qui lui fait celer sa naissance, aussi bien a ceux qui habitent Bethléem, qu'a ceux qu'il a laissés à Nazareth. Grâce, en effet, aux précautions qu'a prises son humilité, quand il vient a nous, on n'a pu connaître à Nazareth la pureté miraculeuse de la très-sainte Vierge, car les parentes et les voisines de Marie, pour parler comme l'Evangile, (Luc 1, 58.) n'étaient point auprès d'elle, pour rendre témoignage du divin enfantement, ainsi qu'il était arrivé pour Elisabeth, an moment de la naissance de Jean-Baptiste. A Nazareth encore, on ne saura rien des prodiges que Dieu opérait à l'apparition de son Verbe ici bas; rien de la joie des Anges qui remplirent l'air de leurs cantiques; rien de l'avertissement donné aux Pasteurs et de la céleste illumination qui frappa leurs yeux; rien du voyage des Mages qui venaient porter leurs trésors et abaisser leurs couronnes devant la crèche...

Mais Bethléem elle-même reste dans l'ignorance des bontés du Seigneur, parce qu'elle n'a vu que des étrangers en Joseph et Marie, et que son indifférence et son mépris ont forcé le divin Enfant à prendre naissance loin de ses murs dans une grotte abandonnée. Si donc elle a entendu quelque chose du récit des Bergers, ce n'a été qu'avec un esprit dissipé, qui ne pouvait appeler la bénédiction d'En-Haut: et du reste, la Sainte Famille a si peu séjourné dans la pauvre étable que l'impression devait s'en effacer bientôt du cœur de ce peuple endurci depuis longtemps, comme le reste de la nation. Les Juifs n'étaient plus dignes d'être instruits des secrets de Dieu... C'est à nous que le Père céleste voulait les révéler dans son amour. Sachons, en nous montrant ses vrais adorateurs, recueillir, comme il convient, les inestimables grâces qui découlent pour nous de la Nativité de son Fils...

Adorons encore le saint Enfant Jésus qui naît dans l'obéissance aux rois de la terre, honorant en eux le souverain pouvoir de son Père, dont les princes sont les images, et nous apprenant a ne jamais contredire orgueilleusement ni éluder, sans motif légitime, leurs ordonnances, de peur de retarder l'œuvre de Dieu dans nos cœurs. Méditons avec soin les maximes du céleste Enfant: sa sagesse et son humilité nous feront triompher de nos vaines convoitises.

3° Adorons ce divin Sauveur qui prend naissance dans un pays étranger, pour que nous nous considérions partout comme des étrangers en ce monde, et que nous portions nos désirs uniquement vers le ciel, qui est la vraie demeure des enfants de Dieu. Accomplissons de cœur ce qui a été dit à Abraham: « Quittez votre pays, vos parents, votre père, et vous en allez dans la terre que je vous montrerai ». (Genèse 2, 1.)

4° Adorons Jésus qui est, avant de naître, rebuté de toute la ville de Bethléem, où personne ne vent lui donner un abri. Ni les riches, ni les pauvres parmi le peuple, ni Tes parents que Joseph et Marie devaient avoir encore dans cette cité de David, ne sont touchés de compassion à la vue dé cette jeune femme près de son terme, quoiqu'elle soit la plus modeste, la plus douce, la plus aimable et la plus humble qui ait jamais été. Le Fils de Dieu chargé de nos crimes souffre en paix ces dédains insultants; il est notre représentant devant le juste courroux de son Père, et, comme nous sommes indignes d'être accueillis et supportés en ce monde, il consent à être traité comme nous le méritons. Puis, il naît dans une étable, au milieu des animaux, dans la saison la plus rigoureuse de l'hiver, à l'heure la plus obscure et la plus sombre de la nuit... Quelles leçons pour les pécheurs!... Hâtons-nous de reconnaître en la personne de l'Enfant Jésus humilié quel est le rang qui nous appartient et que nous devons nous assigner ici-bas; entrons dans ses abaissements et dans son profond amour de la pénitence et de la pauvreté.

5° Adorons l'ordre admirable établi par le Père dans le mystère d'un Dieu fait homme. Le Père ne s'incarne pas lui-même, afin que le Rédempteur puisse traiter des intérêts de notre salut avec le Principe éternel, la Source divinement autoritaire et immuable dont il découle; et afin que le Père qui renferme en soi toute beauté et toute fécondité, puisse nous créer de nouveau par son Fils et dans son Fils à son image, en conservant sa propriété divine et son inénarrable tendresse de Père. Si le Père se fût fait créature et qu'il fût né lui-même d'une fille des hommes, n'aurait-il point paru ne plus revêtir, en quelque sorte, les qualités personnelles qui nous font dire de lui, d'après la révélation, qu'il est uniquement Principe sans principe, engendrant et non engendré, donnant et non donné lui-même? De même il n'envoie pas au secours de l'humanité déchue son Saint-Esprit, mais son Verbe, pour que ce Verbe qui voulait se rendre semblable à nous jusqu'à naître au monde comme nous, pût joindre à sa manifestation dans le temps son éternelle nature de Fils naissant et engendré ineffablement dans les splendeurs de son Père; ce que la révélation n'attribue point au Saint-Esprit. Par ce moyen, toutes les divines propriétés aussi bien que les relations des trois Personnes ensemble telles qu'elles nous ont été enseignées par le Verbe lui-même, demeurent entières; et la grâce que nous en recevons est plus riche et plus abondante.

La raison en est sensible: Jésus-Christ s'est incarné pour que nous soyons tous, dit l'Ecriture, les enfants du Très-Haut. Or, dans le corps qu'il a pris de la Vierge Marie, il est seul Fils de Dieu: mais ce corps envisagé dans le sens mystique de l'Eglise et formé de tous les membres qui la composent, acquiert, par son Chef, avec les trois Personnes divines, d'incomparables privilèges que l'Incarnation d'une autre Personne que celle du Verbe n'aurait pas produits, ce semble... Et comment cela? C'est qu'en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, nous devenons non-seulement nous-mêmes les fils de Dieu, mais les frères de Dieu, mais les vivants sanctuaires du Saint-Esprit, éclairés et gouvernés par sa lumière et par sa grâce! Bénissons donc avec transport la charité infinie de Dieu qui se montre si magnifique à notre égard, dans le choix de la seconde Personne de son adorable Trinité pour opérer notre Rédemption. Louons la Sagesse auguste qui répare les ruines de notre fol orgueil; la puissance sans bornes par laquelle tout avait été fait admirablement, mais est plus admirablement rétabli encore; louons le Verbe éternel qui se fait notre salut, qui s'est appelé la Voie, la Vérité, la Vie; la voie que nous avons à suivre, la vérité que nous avons à écouter, la vie que nous avons à pratiquer, si nous voulons corriger nos erreurs et nous résoudre à être saints et parfaits comme est saint et parfait le Père qui est dans les cieux. Louons, en un mot, le Fils de Dieu qui se fait Fils de l'homme, et sachons apprécier avec une grande reconnaissance l'étendue et la beauté de la grâce chrétienne qu'il nous a méritée.

6° Adorons le mode dont le Seigneur s'est servi pour cette Incarnation: la virginité miraculeusement unie a la maternité. Il voulait nous donner en ce monde l'image de sa puissance créatrice dans son éternelle sainteté, et pénétrer toute la masse du genre humain d'un levain de pureté si admirable, que nous puissions mettre en oubli désormais les souillures de notre première origine. Réjouissons-nous de ces précieuses illuminations répandues parmi nos ténèbres, appliquons-nous cette céleste incorruption qui vient remplacer la lèpre universelle du péché dont nous étions infectés; et honorons la Très Sainte Vierge dans son étroite alliance avec les trois divines Personnes.

7° Adorons l'unité de la Personne du Très Saint Enfant avec ses deux natures, la nature divine et la nature humaine; ineffable invention qui demandait toute la sagesse, toute la bonté, toute la puissance d'un Dieu; chef-d'œuvre incompréhensible du Père, qui trouve avec délices dans son Fils incarné l'assemblage et la gloire de toutes les divines perfections... Aimons et glorifions le Père avec le Fils; et dans le Fils, adorons, particulièrement à cette heure, l'humanité qui ne vit que par le Verbe. Elle est, cette Humanité, le modèle et l'exemplaire des élus: c'est elle qui leur communique, par pure grâce, l'éminente dignité d'enfants de Dieu, et qui les fait vivre de sa vie. Admirons alors comment le don que les saints font d'eux-mêmes à Jésus, et leur union avec lui ne leur est pas moins, nécessaire dans les voies de la grâce pour l'accomplissement du salut en eux, que l'union de la nature divine à la nature humaine était nécessaire à Jésus pour accomplir sa mission de Rédempteur... Oh! renonçons de tout notre cœur aux œuvres d'Adam et à nos propres œuvres, puisque autrement nous ne pourrions appartenir à un tel Sauveur et à un tel chef.

8° Adorons l'âme et le corps de ce divin Enfant, toutes ses facultés intérieures et extérieures, tous ses sens et l'usage qu'il en fait, la communion du Verbe avec tout ce petit corps dont il a pris possession avec le sang qui coule dans ses veines, avec ses artères, ses nerfs, ses organes, tous ses membres. Adorons son entendement avec toute la science et toutes les connaissances dont il est Capable; il n'en a pas moins, au moment de sa naissance dans l'humble étable, qu'il n'en aura au dernier jour du monde, quand il descendra dans l'appareil de sa gloire, pour juger les anges et les hommes. Adorons l'étendue de son amour envers Dieu et envers nous qui sommes ses enfants. Adorons toutes les vertus et toutes les richesses inconnues de son âme; bénissons Dieu de nous l'avoir donné avec une bonté sans mesure, et donnons-nous, à notre tour et de tout notre cœur, à ce Roi si parfait et si divinement auguste.

9° Adorons le divin Enfant dans cette incommunicable Majesté qui résulte de ses titres de Fils de Dieu, d'égal à Dieu, ne faisant qu'un avec son Père. Adorons la mutuelle relation qui est et qui sera éternellement entre eux. Adorons ses qualités et ses fonctions humaines de Médiateur, de Rédempteur, de Prêtre, de Victime, d'Epoux, de Père, de Frère; de Chef, de Docteur, de Législateur, de Juge, et toutes celles qui nous sont inconnues... Entrons dans l'exercice des devoirs qu'elles demandent toutes de notre reconnaissance et de notre piété . Adorons la gloire qu'il possède comme Verbe de Dieu, et ce qu'il rend à son Père par l'effet de cette gloire, et ce qu'il en reçoit pour lui et pour nous. Adorons la privation volontaire qu'il porte de ce même état de gloire dans les souffrances de son corps et de son âme... et que cette réflexion nous apprenne encore une fois à ne faire aucun fond sur les vaines félicités de cette vie, et à embrasser tous les jours, avec notre Maître, le sacrifice et le renoncement. Adorons ses premières pensées qui n'ont pas seulement été dirigées vers la croix en méprisant l'ignominie, comme s'exprime saint Paul, et comme s'était exprimé avant lui le Prophète; mais qui ont été pleines d'adoration, de gratitude, d'amour infini, de conformité aux desseins de Dieu, de zèle pour sa gloire, d'obéissance jusqu'à la mort et à la mort subie sur le Calvaire. Méditons l'esprit de son oblation si sainte et si parfaite; et prenons-y la part qu'il lui plaît de nous donner.

10° Adorons les effusions de grâce que le divin Enfant faisait couler de son cœur sur ceux de Marie et de Joseph en naissant, et imaginons-nous le bonheur de cette tendre et gracieuse Mère et de ce père adoptif si humble, si pur, si dévoué. Demandons quelque chose de l'amoureuse vénération qu'ils témoignaient à Jésus, et qui devait surpasser même celle des anges.

 

Prière

 

Divin Jésus, je vous adore dans votre crèche; je vous adore aussi entre les bras de votre sainte Mère. O saint Enfant, ô Fils de Dieu, ô Fils de Marie! Que j'aime à me représenter les désirs que vous avez de notre salut, en même temps que vous prodiguez vos grâces et vos tendresses à votre Mère; car je me dis que c'est par elle que vous voulez répandre sur nous vos bienfaits. Oh! rendez-nous dignes de mériter vos faveurs, ôtez de nous tout ce qui vous déplaît, entrez dans notre cœur par votre amour, régnez-y toujours par votre grâce; faites-en le lieu de votre repos, divin Sauveur, demeurez-y toujours avec nous. Au nom de Marie, mais au nom de Joseph aussi, soyez-nous Jésus maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

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III La gloire de l'âme du Saint Enfant Jésus à Sa Naissance

 

Prélude : « En ces jours, Dieu nous parle par son Fils... qui est la splendeur de sa gloire et l'empreinte de sa substance ». (Hébreux 1, 2-3).

 

1° Adorons le saint Enfant Jésus possédant la béatitude dès le premier instant de sa vie. Il est rempli de toute lumière de la gloire; il contemple la face de son Père; il pénètre tous les mystères de ses deux naissances, de sa naissance temporelle et de sa naissance éternelle; il est participant de tous les secrets de Dieu; et Dieu par les visions qu'il lui communique de son Essence, est uni d'une incomparable manière avec sa sainte âme. Divin Enfant, nous adorons la plénitude de la Divinité qui habile en vous. (Colossiens 2, 9). Vous êtes rempli de Dieu par votre union personnelle avec lui, par la nature du Verbe, qui réside en vous corporellement, (Colossiens 2, 9), et par la grâce sanctifiante, qui est répandue en vous par le Saint-Esprit avec toute la surexcellence qui vous est due comme au Fils de Dieu, et au Chef des anges et des hommes. Mais vous en êtes également rempli par la vision de l'Essence divine, dans laquelle Dieu forme avec votre entendement la plus étroite union qu'il formera jamais avec aucun esprit. Ah ! je me réjouis de tout mon cœur de ce que, naissant dans nos misères, vous ne perdez rien de votre science dans ce silence d'enfant; de l'abondance de votre joie au milieu de ces larmes et de ces douleurs; des ineffables délices que vous trouvez en Dieu et par la vue et par l'amour, parmi ces afflictions intérieures que vous cause le poids de nos péchés.

2° Adorons le divin Enfant, qui est tout ensemble dans la gloire du ciel et dans l'obscurité de la terre; qui éclaire et gouverne les anges et est conduit par une Vierge; qui règne, avec son Père dans l'éternité et est assujetti à sa Mère dons l'exil passager de ce monde; qui repose au sein d'une lumière inaccessible et n'a qu'une crèche pour berceau; qui porte dans son âme la source de toute immortalité et destine son corps aux supplices. Adorons cet accord admirable de la félicité et de la souffrance, par lequel il ajoute aux richesses de sa gloire incréée d'autres richesses très précieuses, qui sont celles de ses abaissements. Il est tout ensemble, ce Rédempteur sacré, et un Roi de gloire et un Roi qui meurt pour son peuple; il est le Saint des saints, et il est fait péché pour nous; il est le béni de son Père, et il est devenu malédiction pour les hommes. O merveille ! c'est le plus sublime honneur que l'homme soit le vrai Fils de Dieu: mais cet honneur n'est-il pas plus inestimable encore, lorsque le Verbe, étant aussi Fils de l'homme, est en même temps et infiniment grand et infiniment petit?

 

Prière

 

O Jésus ! nous vous adorons, enrichissant vos célestes splendeurs de nos ignominies, révélant votre puissance par votre infirmité et trouvant moyen de vous agrandir vous-même, en quelque sorte,, par notre bassesse. Nous vous adorons, ennoblissant le genre humain de la gloire de votre âme qui subsiste en Dieu; et nous vous bénissons de ce qu'en vous faisant Enfant, et en naissant d'une mère, vous élevez l'humanité à la participation même de votre nature divine. Apprenez-nous à faire avec vous l'abnégation de toute grandeur pendant cette vie, à ne rechercher ni la distinction, ni les honneurs, ni les vains plaisirs pendant que nous sommes sur la terre; ni même les visions saintes et les connaissances extraordinaires, ni les célestes consolations, ni les communications de Dieu et des anges: car dans votre Enfance et en toute votre vie vous vous êtes conduit, ô mon aimable Maître! comme si vous n'eussiez été qu'un homme voyageur, et toujours vous avez préféré la croix aux jouissances, et le travail au repos... Et comment ne nous confierions-nous pas en la doctrine que vous nous avez enseignée, quand nous savons que non-seulement comme Dieu, mais comme Homme aussi, vous nous avez dit les choses que vous connaissiez de la plus parfaite science, et ne nous avez attesté que ce que vous aviez vu en votre Père ?...

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VI L'adoration de Jésus nouveau né à la Crèche par les bergers

 

Prélude: « Qu'avez-vous, ô bergers? dites-le-nous... Nous avons vu le saint Enfant; et nous avons entendu dans les airs les chœurs des anges qui louaient le Seigneur ». (Office de Noël, à Laudes.)

 

1° Adorons le divin Enfant Jésus qui se manifeste aux pauvres et aux simples, et non aux grands et aux sages d'Israël: « Je vous bénis et je vous remercie, mon Dieu, Roi du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, et les avez révélées aux petits » (Matthieu 11, 25.) Aimons l'humilité du Fils de Dieu et apprécions les secrets de sa Sainte Enfance dans l'ordre de notre salut. S'il découvre sa naissance d'abord à des pasteurs, comme il découvrira à des pêcheurs ses autres mystères, c'est afin que nous nous rendions petits et humbles devant lui toujours. Autrement, nous ne saurions avoir part, dit-il, à sa céleste transfiguration...

2° Adorons le divin Enfant qui, entre tous les pauvres et les simples, choisit de préférence les bergers, comme si cette condition semblait, a ses yeux, au-dessus de celles des autres hommes. Jacob, Moïse, David et bien d'autres patriarches exerçaient l'office de pasteurs quand il les élevait si haut par sa grâce, jusqu'à les rendre ou ses aïeux selon la chair, ou ses images, ou comme ses ombres figuratives dans l'ancienne loi. Que de précieux moyens, du reste, ont les bergers de se rendre agréables aux yeux du Seigneur! Ce sont bien les cœurs les plus éloignés par leurs habitudes de vie, de nos habitudes d'orgueil; et lorsqu'ils sont vertueux, ils peuvent s'entretenir aisément dans la pensée si douce de la présence de Dieu, et le recueillement si paisible d'une prière attentive et persévérante. La solitude qui se fait autour d'eux leur donne l'intelligence des grandeurs de Dieu dans les merveilles de la nature ; et le magnifique mouvement des cieux dont ils sont les témoins les plus rapprochés, en quelque sorte, ne saurait que. les élevée, par de fervents désirs, de plus en plus vers l'éternel bonheur. D'autre part, quel n'est pas le mérite de leur dure existence, en étant exposés, le jour et la nuit, aux injures de l'air, brûlés par la chaleur et par le froid, comme disait Job! (Job 24, 19). De plus, le soin que prennent les bergers dé ces dociles animaux qui leur sont confiés, leur apprend de bonne heure a être aimants et bons d'ordinaire; et les agneaux et les brebis pourraient en rendre de touchants témoignages, s'ils savaient répondre par la parole aux tendres sollicitudes de leurs diligents gardiens. Enfin, ces hommes sont humbles, simples et patients. Pour tous ces motifs, les divines complaisances que Jésus leur a montrées dans sa crèche, sont un précieux encouragement pour nous. Nous voyons quelles sont les dispositions que nous devons revêtir à ses yeux, si nous voulons acquérir la connaissance de ses mystères. Renonçons à notre esprit, invoquons celui de Dieu, et nous deviendrons tels qu'étaient les saints Bergers, quand ils furent appelés au berceau de l'Emmanuel.

3° Considérons que les Pasteurs n'ont pas été choisis de Dieu seulement pour les vertus que nous venons d'expliquer: mais aussi pour le zèle qu'ils apportaient à veiller assidûment sur leurs troupeaux, soit en les éloignant de tout désordre, soit en les préservant de tout dommage et de tout péril. Le saint Enfant aime ceux qui écartent de leurs âmes jusqu'à l'apparence du péché, qui s'occupent avec une scrupuleuse fidélité des obligations qu'ils ont à remplir, et des différentes charges que sa Providence leur a assignées. Examinons si nous apportons cette vive ardeur à nous acquitter des devoirs de notre vocation, et croyons que nous ne serons bénis du Sauveur qu'en proportion des efforts de notre piété généreuse et dévouée.

4° Adorons le saint Enfant-Jésus qui convoque à lui ces Pasteurs des champs, comme les images des pasteurs de son Eglise, à qui surtout il a été dit: « Heureux ceux que le Seigneur trouvera veillant » (Luc. 4 2. 37). Oui, heureux sont-ils ces ministres du Dieu trois fois saint, qui prêchent avec ferveur l'Evangile de paix, qui gardent les âmes rachetées du sang de Jésus-Christ, comme un trésor plus riche et plus précieux que l'or et les diamants (Ps. 118, 127.); une grande récompense leur est réservée dans le ciel : mais dès ce monde, c'est à eux d'abord que Dieu communique ses lumières et les dons les plus secrets de son cœur. Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, disait-il à ses apôtres, mais mes amis. (Joan, 15, 15.) Adorons donc l'amour que le Fils de Dieu témoigne aux prêtres, aux évêques, comme aux pieux fidèles qui travaillent au salut de leurs frères, et animons-nous du zèle et de la vigilance qui nous rendra chers nous-mêmes, sous ce rapport, au divin Enfant.

5° Adorons les saintes intentions de l'Enfant Dieu, en envoyant son ange aux pasteurs. S'il était né dans la ville ou dans un palais, les pauvres auraient à peine eu accès auprès de lui; mais il a voulu naître hors de la ville et dans une étable, afin de s'exposer aux regards et à l'amour des plus petits surtout d'entre son peuple. Méditons avec attendrissement sur cette divine conduite, pleine de sagesse, d'humilité, de charité.

6° Adorons encore les pensées du saint Enfant qui fait donner pour signe de son apparition au monde, qu'on le trouvera enveloppé de langes et couché dans une crèche. Nous ne saurions trop nous représenter combien il redoute, pour ainsi parler, l'éclat et les richesses, combien il chérit la douceur et l'humilité. Les anéantissements, la petitesse, la pénitence, la pauvreté, voilà la vraie marque de la naissance de Jésus-Christ dans les âmes.

7° Honorons les Saints anges qui chantent les louanges de Dieu sur l'étable, et annoncent la paix au monde. Unissons-nous à leur joie, aux adorations qu'ils rendent a Jésus Enfant, à la charité qu'ils témoignent pour les pécheurs, en les voyant recouverts des divines miséricordes, aux sentiments de dévotion, d'amour, de religieux esclavage, dont ils nous donnent l'exemple envers la sainte Crèche.

8° Honorons les saints Pasteurs remplis d'une ferveur divine après la céleste vision, et qui s'en vont en diligence voir le saint Enfant. Entrons dans le respect amoureux qu'ils lui Tendent, et dans la joie dont leur cœur est inondé. Offrons-nous avec eux à Jésus, en le reconnaissant pour notre Messie, notre Sauveur et notre Dieu. Comme eux aussi, rendons nos plus dévotes révérences a la très-sainte Vierge et à saint Joseph.

9° Enfin, adorons Jésus produisant les premiers effets de sa Sainte Enfance sur les âmes des Bergers, effets admirables d'anéantissement de la vieille créature, de séparation complète du monde, de parfaite conversion vers Dieu, d'esprit de prière et d'oraison, de pureté, de simplicité, d'innocence et d'amour. Demandons-lui, par le mérite des saints Pasteurs eux-mêmes, et surtout au nom de Joseph et Marie qui avaient reçu de lui bien d'autres grâces encore, de retracer en nous quelque chose, au moins de ces dispositions si désirables.

 

Prière

 

Seigneur, Dieu tout-puissant, qui avez voulu qu'une grande joie fût apportée aux Bergers, quand les anges leur annonçaient la naissance de votre Fils unique en ce monde, faites, nous vous en supplions, que nous soyons rendus dignes d'adorer avec humilité, avec amour, avec foi, comme ces saints Pasteurs, notre Rédempteur béni, d'être rangés par eux au nombre des brebis de son troupeau, et par eux encore conduits à votre bercail éternel. Mais vous avez associé, par ce divin avènement du Verbe, la terre au ciel, ô mon Dieu, faites aussi que par les mérites de vos anges qui ont été les hérauts de cette grande miséricorde, dans leurs cantiques sacrés, nous soyons remplis des dons de paix qu'ils ont promis de votre part aux cœurs droits, pour être réunis, un jour, à leurs radieuses milices dans la gloire où vous vivez et régnez, Père, Fils et Saint-Esprit, aux siècles des siècles. Ainsi soit-il!

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