26 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

240_001

Vingt-septième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Consolatrice du peuple chrétien

 

Le doux et universel rayonnement qu’exerce la présence de Marie au milieu des chrétiens ne doit pas nous étonner, puisque l'ombre de ses traits, aperçue dans le lointain des siècles à venir, faisait tressaillir d'aise et palpiter d'espérance les malheureux des anciens jours.

Rappelons-nous l'histoire de Jacob. Jacob, poursuivi par la colère d'Esaü, cherche un refuge près de Laban, dans la ville de Charres. Son âme ne s'abîme ni dans la haine, ni dans le désespoir ; elle ne fléchit ni ne rompt sous le poids de l'infortune. Qui donc le soutient ?... Un soir, dans la solitude il a vu une échelle immense, dressée entre le ciel et la terre, avec Dieu au sommet, et des anges qui en montent et descendent les degrés. Cette échelle est la figure de Marie.

Le même Patriarche était seul sur la rive du Jourdain, brisé de fatigue, tremblant de peur. Une vision mystérieuse et prophétique vint alors réveiller son courage. Il luttait contre un inconnu qui ne pouvait le terrasser, lui touche le nerf de la jambe, et aussitôt ce nerf se dessécha. Vaincu par et procédé extraordinaire, Jacob s'écria : « Laissez-moi maintenant, car voici l'aurore ». - « Comment t'appelle-t-on ? répartit le lutteur ». - « Je me nomme Jacob ». - « Désormais tu te nommeras Israël, Fort contre Dieu ». Cette aurore naissante, dont les premiers feux apportent au lutteur la force et la consolation, c'est encore l'image de Marie.

Enfin, sur le point d'aller où sont allés ses pères, Jacob s'attriste. N'a-t-il point laissé ses enfants en Égypte ? Mais il regarde la tête de sa couche et le sommet de la verge qui se trouve dans la main de Joseph, et voilà qu'aussitôt un rayon de joie vient éclairer son front ; cette verge, c'est Marie au sommet de laquelle Jésus s'épanouit comme une fleur. Si l'ombre de la figure de Marie soulageait les patriarches de l’Ancien Testament, si sa présence relevait l'abattement des premiers chrétiens, imaginez la puissance de consolation que la Reine du ciel doit avoir maintenant. « Salut ! S'écrie saint Jean Damascène, ô vous qui dissipez toutes les inquiétudes. Salut ! Ô vous qui guérissez tous les maux du coeur ».

Marie, d'après saint Epiphane, est la Vierge à plusieurs yeux. Dès qu’elle nous voit dans le besoin, elle se hâte de nous secourir. « Vos deux mamelles, lui dit l’Époux du Cantique des Cantiques… » Que signifient ces deux mamelles ? La miséricorde et la clémence de la Mère du Bon Conseil. N'est-ce pas là, en effet que ses enfants vont sucer le lait qui adoucit leurs peines ? Souffrances de l'âme, souffrances du corps trouvent leur soulagement et leur guérison devant la salutaire Image du Bon Conseil.

 

Exemples

 

Un père de famille avait perdu la raison. Les siens l'entouraient d'abord des soins les plus délicats, mais voyant que leur dévouement n'améliorait en rien le sort de ce malheureux, ils le prirent en dégoût. Sa femme cependant eut recours à la Mère du Bon Conseil ; elle lui promit un tableau magnifique si le pauvre fou recouvrait la santé. Quelques heures après, la grâce était obtenue.

« J'étais, depuis trois ans, affligé d'une terrible infirmité, écrit un associé, le mal caduc, quand un de mes amis me prêta l'histoire de la translation de l'Image de la Sainte Vierge de Scutarie à Genazzano. J'y lus avec bonheur que Marie se plaisait en quelque sorte à guérir les malheureux épileptiques. Aussitôt l'espérance réjouit mon âme. Je me mis à invoquer la Madone et à lui promettre, en reconnaissance de ma guérison, un pèlerinage à son pieux sanctuaire. Cette promesse m'établit dans la joie, dans la confiance et dans la paix. Toutes les fois que je sentais venir le danger, je priais Marie et sa main écartait le mal. Trente-sept ans se sont écoulés depuis, et les crises ne sont plus revenues. La guérison fut donc complète ! Aussi, mon coeur n'est pas ingrat, il chante Marie, il la prie, il l'aime, il pousse tout le monde à l'invoquer ».

 

Prière

 

Ô Mère très douce du Bon Conseil, nous espérons toujours en vous, et dans nos peines et nos inquiétudes nous resterons attachés à votre dévotion comme à l'ancre de notre salut. Hâtez votre miséricorde, ô Marie, faites-nous savourer les fruits de la confiance que nous avons placée en vous. Nous bénirons en cette vie et en l'autre cette admirable dévotion qui vous fait appeler notre douce espérance et le plus cher asile de tous les malheureux. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes


25 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

la-madonna-dell-buon-cosiglio-bh-bg-025

Vingt-sixième jour

 

Notre Dame du Bon Conseil, Consolatrice du peuple chrétien

 

 

 

Non seulement Marie assiste de ses conseils l'Eglise naissante, qu'elle ne doit jamais abandonner, mais aussi elle la fortifie, la console et lui assure une glorieuse immortalité. La Passion de son divin Fils ne doit pas finir au Calvaire. Là elle ne fait que commencer, pour se perpétuer dans les frères du Verbe incarné, sur tous les points du globe, jusqu’à la fin des siècles.

 

Le ferme et courageux diacre Étienne est arrêté jugé, condamné à mort. Marie ne l'abandonne pas plus qu'elle n'avait abandonné son fils montant au Calvaire. Descendue au fond de la vallée de Josaphat, non loin du torrent du Cédron, où le jeune diacre doit être lapidé, la douce Vierge, accompagnée de saint Jean, se met à genoux et les prières de la Reine des martyrs obtiennent la palme de la victoire au premier des martyrs.

 

Le feu de la persécution s'allume de plus en plus : les apôtres ont besoin de conseils, les fidèles de consolations. Marie se fait toute à tous ; l'Eglise de Jérusalem est une famille dont elle est la mère. Autour d'elle se réunissent ses enfants ; chacun lui expose ses douleurs et ses craintes. Nul ne la quitte sans être éclairé et consolé. Heureux entretiens ! Dont une heure s'achèterait au prix d'une vie de quatre-vingts ans.

 

Ce que saint Augustin dit de sa bonne mère, doit à plus forte raison se dire de Marie : « Elle était, ô mon Dieu ! La servante de vos serviteurs, elle prenait soin d'eux, comme si tous avaient été ses fils, et elle se prêtait à leurs désirs comme si de tous elle avait été la fille ». La mission de consoler l'Eglise, de l'encourager, de la protéger, ne finit pas avec la vie mortelle de la sainte Vierge. Impérissable comme la parole qui en est le titre, elle durera autant que les siècles.

 

Voilà votre enfant, lui dit le Sauveur mourant. Tant que cet enfant voyagera dans la terre d'exil, exposé aux attaques du prince de la cité du mal, il aura besoin de vous ; vous lui tiendrez lieu de Mère. Notre Dame du Bon Conseil n'a jamais failli à ce divin mandat et sa fidélité à le remplir est écrite dans toutes les pages de l'histoire. Saluons donc notre divine Mère, devant sa douce Image du Bon Conseil, saluons-la avec tout l’amour de nos coeurs comme la suprême consolatrice du peuple chrétien.

 

 

 

Exemple

 

 

 

Au commencement du siècle dernier, Don Étienne Rodota, prêtre du rite grec et albanais de nation, alla visiter Notre Dame de Genazzano. Ses dévotions terminées il se rendit à Rome enflammé d'un tel amour pour la Mère du Bon Conseil qu'il résolut de propager son culte en tous lieux et principalement en Calabre. San Benedetto Ullana, qui fut le premier théâtre de son apostolat, en constata bientôt les résultats glorieux et féconds. Le pays changea complètement. On y vit fleurir la paix, croître la charité, régner les vertus sociales et chrétiennes. Des temples magnifiques s'élevèrent en l'honneur de Notre Dame du Bon Conseil et ces temples furent le centre des manifestations de la miséricorde puissante de Marie. Mais Don Étienne rêvait une grande entreprise ; il voulait ériger à San Benedetto un collège pontifical avec un évêque du rite grec comme président. Il partit donc pour Rome et se remit en pèlerin sur le chemin de Genazzano. Il célébra la messe devant la Sainte Image dévoilée à ses yeux. C’est alors qu'il la vit changeant gracieusement de couleur, devenir vermeille et fleurie comme une rose ; c'est alors aussi qu'il entendit une voix lui dire intérieurement : « Prenez courage, comme votre demande tend à la gloire et à l'honneur de mon Fils, elle sera exaucée ». Don Étienne mourut chargé de mérites, riche de vertus. Peu après un collège pontifical s'élevait à San Benedetto, et Don Samuel, frère de Don Étienne, était nommé premier évêque président grec, avec le titre d'archevêque de Borea. De ce collège partirent, comme d'une ruche parfumée, des essaims de jeunes apôtres qui répandirent à travers les colonies albanaises la dévotion envers la Très Sainte Mère du Bon Conseil.

 

 

 

Prière

 

 

 

Ô très aimable Mère du Bon Conseil, souvenez-vous de votre peuple, de vos serviteurs fidèles qui tendent humblement vers vous leurs mains suppliantes : voyez nos dangers et nos besoins et secourez-nous ! Avec le puissant secours de votre protection, nous recouvrons nous-mêmes, nos familles, nos biens, notre patrie. Ne dédaignez pas, ô Mère très Miséricordieuse, les prières que nous vous adressons dans nos besoins, mais délivrez-nous de tous les dangers ; préservez-nous des châtiments que nous méritons et gardez-nous toujours sous votre patronage, ô Vierge glorieuse et bénie en tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

 

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

24 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

960_001

Vingt-cinquième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Refuge des Pécheurs

 

Quel que soit notre état, quelle que soit notre situation, tous, qui que nous soyons, nous avons besoin de la grâce du Bon Conseil. Aurions-nous roulé jusqu'au dernier abîme de la dégradation morale, le Bon Conseil nous en retirera et nous transportera sur les sommets de la perfection. Voulez-vous, au sortir de cette vie de périls et de luttes, entrer dans le temple de la gloire céleste, vous devez marcher à la lumière et à la suite du Bon Conseil, vous laisser aller à son souffle suave et fort, enfin vivre et persévérer dans la vertu, conformément à ses divines inspirations. C'est à lui que les chrétiens attribuent tout ce qu’ils font de bien ici-bas, à lui que les habitants du ciel rapportent leur félicité.

Contemplons ces bienheureux, qui plongés dans les célestes délices goûtent maintenant et goûteront toujours les joies du Paradis ; qui les a guidés ? Qui les a soutenus ? le Bon Conseil. Et puisque Dieu a voulu que Marie fût la Mère, et la dispensatrice du Bon Conseil, c'est donc Elle qui dépeuple l'enfer et peuple le ciel, c’est Elle qui fait les saints !

Faisons donc monter nos prières vers la Mère du Bon Conseil ; supplions-la d'illuminer notre esprit et de fortifier notre coeur. Et que ne fera-t-elle point pour nous, pauvres pécheurs, quand nous irons à Elle avec piété et lui demanderons de nous conduire, par la grâce du Bon Conseil à la gloire du Paradis ? Que peut-elle refuser à ses fidèles serviteurs dont l'amour persévérant se tourne chaque jour vers elle et réclame son appui ?

Allons nous jeter devant son aimable Image. Porte du ciel, elle s'ouvrira gracieuse et belle pour nous laisser entrer dans les splendeurs du temple éternel. Bannissons toute crainte. Marie, nous repousser !... Marie, fermer l'oreille à nos supplications… mais vous n'y pensez pas ! Invoquons-la sans cesse, sous son beau titre de Mère du Bon Conseil, et nous obtiendrons certainement le double bienfait d'une vie chrétienne et d'une sainte mort. Sa bonté ouvrira devant notre indigence et notre misère le trésor et la source inépuisables de ses maternelles inspirations.

 

Exemple

 

Nous continuons le récit dont nous avons lu hier la première partie : « Le surlendemain de cette triste mort, je suis appelé près de l'autre malade. Mêmes blasphèmes, mais moins affreux à l'endroit de la Sainte Vierge. Je combats pendant trois heures et suis à bout de forces et de raisonnements, quand je songe à une médaille de Notre Dame du Bon Conseil que je porte sur moi. Je la saisis et l'offre au malade... Il regarde, la prend, la tourne et retourne : « elle est tout de même belle votre bonne Vierge, me dit-il, mettez-la sur la cheminée ». J'insiste, pour qu'il se la laisse mettre au cou. « S'il n’y a que cela pour vous faire plaisir, je veux bien, prenez un cordon qui se trouve au fond du deuxième tiroir de la commode ». Je m'empresse d'ouvrir le tiroir, je trouve effectivement le cordon et je lui passe la médaille. « Vous n'allez pas me confesser..., j'en ai assez, dit-il ». Il était une heure de l’après-midi, je le quitte pour aller prendre un peu de nourriture. En route, je rencontre un groupe d'enfants en train de jouer : la pensée me vint de les emmener avec moi à l'église faire une neuvaine pour la conversion du malade. Ils m'accompagnent volontiers et nous prions ensemble la bonne Mère… Une heure après j'étais à la porte de la maison du malade ; je rencontre là une douzaine de personnes me regardant d'un air qui voulait dire : « Vous n'allez rien obtenir ». J'approche du malade : « Eh bien ! Lui dis-je, que devenez-vous ? » « Ce n'est pas tout cela, me répondit-il avec énergie, je veux me confesser, êtes-vous prêt ? Je ne puis résister à votre bonne Vierge ! » Je le confesse, lui donne l’Extrême-Onction, et un quart d'heure après, il meurt doucement, en embrassant sa médaille après m'avoir prié de recommander à sa belle-mère de mettre la médaille miraculeuse avec lui dans son cercueil.

 

Prière

 

Ô Mère du Bon Conseil ! Un pécheur si horrible et si affreux soit-il, ne saurait vous effrayer. Quiconque vous frappe de ses soupirs et de ses gémissements, quiconque, le coeur contrit, implore votre assistance n'est jamais abandonné. Montrez votre miséricorde, prouvez qu'on a raison de vous proclamer la Mère de tous les malheureux. Vous nous voyez à vos pieds, là, devant votre Image. Ayez pitié de notre détresse ; accordez-nous les remèdes qui doivent nous guérir et nous sauver. Constituez-vous notre gardienne durant toute notre vie, afin qu'après vous avoir aimée et servie sur la terre, nous puissions vous aimer dans l'éternelle joie du ciel. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

23 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

chiesad

Vingt-quatrième jour

Notre Dame du Bon Conseil, refuge des pécheurs

 

Que le péché de nos premiers parents ait gravement endommagé notre intelligence et notre volonté, c'est là une vérité de foi et un fait d'expérience plus qu'évident. En quoi consiste cette blessure ? Pour l’intelligence, dans l'aveuglement ; pour la volonté, dans la faiblesse et la tendance au mal. Autre conséquence de la chute originelle : outre la perte de tous les biens surnaturels, la créature ne portera en elle qu'une image défigurée du Créateur.

L'immensité de cette déplorable infortune s'augmente encore de la multitude de nos fautes personnelles, et cette infortune peut devenir telle que les pécheurs tombés dans la plus profonde infirmité spirituelle et le relâchement le plus désordonné, sombrent encore dans l'absolue confusion des idées morales et dans l'abrutissement hideux et complet de la volonté. Secouant le frein du Bon Conseil, ils abandonnent le droit chemin et ils s'égarent dans la nuit des voies ténébreuses. On est épouvanté quand on regarde à la lumière du Bon Conseil les terribles abîmes qui s'ouvrent au sein de la société et peut-être autour de nous, tout près de nous, sous nos propres pas.

Ne craignons pas de scruter notre coeur, le flambeau à la main. Il existe souvent, dans les replis de l'âme, des abîmes plus profonds que les abîmes de l'enfer. Quelle félicité serait la nôtre, si, dans l'oeuvre du salut, nous appelions à notre aide la grâce du bon Conseil ! Donner un bon conseil, c’est arracher l'âme à la funeste influence de l'erreur, la relever de ses chutes et la ramener au salut. Oh ! le doux et saint office ! Qu'il est consolant ! Qu'il est digne d’envie !

Sa grâce, nous le savons, apporte un double bienfait : elle éclaire l'intelligence, fortifie la volonté. Par elle, nous découvrons facilement si la voie que nous suivons est, oui ou non, périlleuse, par elle, nous avons le courage de rentrer dans le droit chemin, de triompher de toutes les séductions, de vaincre tous les obstacles. Écoutons le cri de la Mère du Bon Conseil, écoutons son invitation : « Avec moi se trouvent le conseil et l'équité ; la prudence est à moi, à moi aussi est la force ». Quelle sagesse dans ce cri ! Quelle bonté, dans cette invitation !

 

Exemple

 

Voici un double fait extraordinaire raconté par un prêtre, directeur de la Pieuse Union et dont nous allons voir aujourd'hui la première partie : demain nous verrons la seconde. « Deux jeunes gens, mes paroissiens, reviennent en même temps du service militaire, mais tous deux avec une maladie causée par leur conduite, qui les met bientôt aux portes du tombeau. Ces deux malheureux s'étaient promis l'un à l'autre, au soir de leur première Communion, de ne jamais plus s'approcher des sacrements. Ils tinrent trop bien parole : pas de seconde communion, ni de Confirmation. Le temps du service arrive et tous deux sont placés dans la même ville. Là, continuation de leur vie dissolue et impie avec enrôlement dans la loge maçonnique du lieu. C'est ainsi, perdus corps et âme, que je les ai trouvés. A l'invitation de son père, je vais visiter le plus malade, bien malade en effet, puisque le médecin ne lui donnait qu'un jour ou deux au plus. Il n'est pas d‘abominations et de blasphèmes qu'il ne profère contre Dieu, le Christ, la Sainte Vierge et toute notre sainte religion, de manière que, voyant ma présence plus nuisible qu’utile, je me retire après deux heures du plus terrible combat. J'invite alors plusieurs personnes à venir prier Notre Dame du Bon Conseil. Nous étions cinq : nous voyons tout à coup l'Image de la Madone devenir toute noire. Je fais dépendre le tableau attribuant cela à la fumée des bougies. Mais..., nous constatons avec stupeur que les bougies n'y sont absolument pour rien. Nous replaçons le tableau..., même chose, le visage de la Vierge et celui de l'Enfant Jésus sont noirs... Nous n'en augurons rien de bon, et en effet, le malheureux refuse les sacrements et meurt dans son impénitence.

 

Prière

 

Ô Mère du Bon Conseil, vous êtes vraiment pleine de grâce, et tout notre espoir est en vous l'organe de prédilection du Saint-Esprit. La bonne parole qui s’échappe de votre coeur est esprit et vie, tous ceux qui l'entendront, fussent-ils déjà dans le tombeau, ils vivront ! Aimable Vierge, vous le voyez, mon âme est souillée, aveugle et captive : oh ! Dites un mot, et elle sera purifiée, et ses chaînes tomberont ; dites un mot et l’éternelle lumière luira à mes yeux, et mes os humiliés tressailliront de joie, et ma bouche muette s'ouvrira pour chanter vos louanges et celles du Seigneur qui vous a faite si secourable, et je dirai avec amour : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et béni est le fruit de vos entrailles ! » Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

22 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

bf

Vingt-troisième jour

Notre Dame du Bon Conseil, notre véritable amie

 

Parce que le péché, avait détruit l'amitié qui existait entre le Créateur et la créature, le divin Conseiller résolut de rétablir cette amitié et de la cimenter sous une rosée de grâces et de bénédictions.

Au temps prescrit, le Fils de Dieu, le Verbe du Père, descendit en Judée, conversa et vécut en familiarité avec les hommes et les instruisit non moins par ses exemples que par Sa parole ; il choisit au milieu d'eux Ses disciples pour en faire Ses intimes, leur révélant et leur livrant les conseils de Son Père éternel. Ces disciples, Il ne les traitera pas comme des serviteurs, mais comme des amis. « Je ne vous appellerai plus mes serviteurs, dit-Il, parce que le serviteur ignore ce que fait le maître ; Je vous ai appelés mes amis, parce que tout ce que J'ai appris de Mon Père, Je vous l'ai confié ».

Telle nous apparaît la divine Mère de cet Ange du grand Conseil, de cet excellent ami des hommes. Elle est pour nous notre amie la meilleure, nous entourant de l'affection qu'elle porte à Jésus. Cette Mère, au coeur souverainement tendre, nous appelle à ses genoux, devant la chère Image du Bon Conseil. Écoutez son langage, expression de l'amitié la plus compatissante : « Venez donc à moi, nous dit-elle, venez à moi vous tous qui désirez goûter les fruits de mon amour, c'est-à-dire mes conseils ; rejetant les fruits du monde, les inspirations du siècle, approchez-vous de moi, profitez de ma parole et rassasiez-vous de mes fruits, suaves entre tous ; fruits du bel et saint amour, fruits de la pure et sainte crainte, fruits de la science divine qui fait les bienheureux, fruits de la sainte espérance qui pousse l'âme au désir de ces biens célestes que l’oeil ne peut voir et que le coeur ne peut comprendre. En moi vous avez l’amie la plus dévouée, parce que je suis pour vous la mère la plus tendre ; avec moi se trouvent le conseil et la droiture, avec moi la prudence et la force, avec moi la fortune et la gloire pour enrichir tous ceux qui m'aiment et remplir leurs trésors ».

Notre piété filiale voudra se hâter de répondre à un amour si profond et soutenir par des actes sa dévotion à la vénérable et tout aimable Image du Bon Conseil.

 

Exemple

 

Un missionnaire de Birmanie écrit en ces termes au Directeur des Annales de Notre Dame du Bon Conseil : « Avec quel plaisir, j'ai reçu l'Image de N.-D. du Bon Conseil que vous avez bien voulu m'envoyer !... Dès que m'apparaît la noble figure de Marie, je tombe à genoux pour l'admirer ; puis ému jusqu'aux larmes, je la prends et je l’installe sur le trône que je lui avais préparé. Mes yeux ne peuvent se lasser de la contempler : une vision céleste ne les aurait pas captivés avec plus de puissance. Cinq ou six jours après, je partis en voyage. Le souvenir de ma douce madone m’accompagna partout, et, à mon retour, mon premier sourire et mon premier salut furent pour Elle. Il serait trop long de vous raconter les grâces qu'elle m’a accordées. Un fait seulement entre mille. Nous avions à l'école un jeune homme que les parents nous avaient abandonné. Ses parents ne songeaient qu'à mal dire et à mal faire. Revenir au milieu d'eux, c'était courir au devant de tous les dangers et de toutes les tribulations. Malgré sa promesse de rester avec nous voilà que notre élève demande à rentrer dans sa famille ; le jour même de l'arrivée de l'image de Notre Dame du Bon Conseil, il vient renouveler sa demande. Je prends une médaille et la mets autour du cou du jeune homme, ajoutant : « Chaque fois que le démon te poursuivra d'une tentation semblable, baise cette médaille, invoque cette Vierge et la tentation se dissipera ». Tout se passa comme je l'avais annoncé. La mère du Bon Conseil secourut son enfant et le maintint dans la persévérance ».

 

Prière

 

Ô bienheureuse Vierge Marie, digne Mère de Dieu et fidèle dispensatrice de toutes les grâces qu’Il veut nous distribuer en cette vie, je vous supplie, pour l'amour de votre cher Fils, de m'obtenir de votre divin Époux, le Saint-Esprit, une lumière céleste et un bon conseil, pour connaître ce que je dois faire et comment je me dois conduire en telle chose, pour la plus grande gloire de Dieu et pour l'avancement de mon salut. J'espère, ô Sainte Vierge, recevoir par votre moyen cette faveur du ciel, car après Dieu, j'ai mis toute ma confiance en vous. Et de crainte que mes péchés m'empêchent l’effet de ma prière, je les déteste autant que je puis, parce qu'ils déplaisent infiniment à votre Fils, et je me repens de tout mon coeur, pour l'amour de Lui, de les avoir commis, me proposant, moyennant Sa sainte grâce, de ne plus L'offenser à l'avenir, et de m'en confesser au plus tôt. Ainsi soit-il. ‘Saint François de Sales).

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes


21 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

our-lady-good-counsel-icon_gm

Vingt-deuxième jour

Notre Dame du Bon Conseil, notre douce conseillère

 

Que de délicatesse dans la bonté de Marie ! Combien affectueuse est sa tendresse ! Elle ne refuse ses conseils à personne et sa générosité les communique avec un désintéressement tout à fait maternel. La continuité de nos demandes ne la fatigue point, l'instance de nos prières ne saurait l'importuner ; ce n'est pas elle qui nous reproche les bienfaits accordés, pour s'exempter du souci de nous en accorder d'autres. Que ses grâces profitent à notre avancement spirituel, à la sanctification de notre âme voilà ce qu'elle veut et rien de plus. Souverainement riche des divins trésors, elle désire nous faire participer à l'abondance de ses dons et nous communiquer de la plénitude de sa félicité. Se rencontrerait-il un chrétien assez ennemi de lui-même pour refuser les faveurs d'une mère si tendre ! Que personne ne s’éloigne de Marie ! Que personne ne ferme le coeur à sa parole et à ses libéralités ! Allons tous à elle, allons-y avec une piété confiante et humble, avec le dési sincère de demander à la grâce de ses conseils guide, soutien, protection, salut, et nous trouverons près de la charité de cette bonne Mère une aide favorable, nous verrons nos prières exaucées, nos périls éloignés, nos besoins secourus.

La Vierge Marie s'offre à nous, comme notre conseillère. Elle se proclame notre Mère, la Mère du Bon Conseil, et cela, afin que nous lui ouvrions notre coeur en toute confiance. « Mes fils nous dit-elle, mes fils, soyez à moi, vous faire du bien, vous rendre heureux, vous sauver, voilà mon unique désir. Mes conseils vous guideront à travers les incertitudes d'ici-bas et vous assureront l'éternel héritage du Paradis. Mes bien-aimés, appliquez votre esprit à mes paroles, et faites-vous un trésor de mes préceptes. Oh ! Ne les perdez jamais de vue ; si vous gardez la loi divine et mes conseils, votre âme possédera la vie et le salut ». Recourons donc chaque jour avec une grande piété, à la Mère du Bon Conseil, demandons-lui sa protection, prions-la de se constituer notre guide et de nous aider à conquérir le ciel. Bienheureux celui qui veille constamment à la porte de cette Mère de miséricorde et d'amour !

 

Exemples

 

Un ecclésiastique avait besoin d'une assez forte somme. Il fait avec les siens le mois de Notre Dame du Bon Conseil. Quelques jours après on lui envoie, au nom de cette Mère généreuse entre toutes, 500 frs et une magnifique chasuble.

Une soeur tourière désirait arracher à l'école laïque et impie une enfant qu'elle aimait. Tout semblait conspirer contre ce désir : en demander la réalisation, c'était demander un miracle. Peu importe ! La Sainte Vierge se plaît à exaucer les demandes extraordinaires, quand la foi les soutient et que la charité les anime : notre religieuse le savait. Plus les difficultés s'accumulent, plus aussi grandit sa confiance. Elle commence une neuvaine en l'honneur de Notre Dame du Bon Conseil ; à la fin, le miracle se fait tout naturellement.

Un vieillard était sur le point de mourir. En vain sa vertueuse épouse le suppliait de songer au salut de son âme et de revenir, par la confession, au Dieu qu'il avait depuis longtemps abandonné. Le vicaire de la paroisse se présente, mais le moribond refuse poliment son ministère. Sur ces entrefaites passe dans la localité un membre de la Pieuse Union ; il envoie au malade une image de Notre Dame du Bon Conseil. Le malade regarde l'image, la baise, la prie et demande un confesseur. Il meurt le lendemain après avoir reçu les derniers sacrements avec une piété qui émeut et console les siens.

 

Prière

 

Ô Mère très aimable du Bon Conseil, qui, sinon vous, m'arrachera au danger de la mort éternelle, et par la voie de la sainteté me conduira au ciel ? Que votre nom est admirable ! Il me revêt de force, me pénètre de confiance, me remplit de courage. Ce nom délicieux entre tous, est comme l'huile répandue. Il cicatrise et guérit les blessures, il rend la vigueur et la santé, il inonde l'âme d'une joie divine. Oui, tendre Mère du Bon Conseil, je veux à chaque instant, invoquer votre saint nom : ce nom si agréable à Dieu, je veux le graver au fond de mon coeur. Quand les afflictions et les chagrins m'accableront sous leur poids, il sera mon seul repos, mon unique trésor ; à l'heure du combat suprême, j'en ferai ma grande force. Invoquer la Mère du Bon Conseil, et puis... partir ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

20 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

MDBC

Vingt-et-unième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Non seulement nous devons modérer nos discours, mais aussi nous devons les régler à l'exemple de Marie ; c'est le complément de la prudence. Marie parla avec modestie, sagesse, douceur. Ses lèvres étaient comme une bandelette d’écarlate ; la censure de la discrétion les régla et la méditation des souffrances du Christ les maintint dans le silence. À l'exemple du Fils qui, durant les longues heures de la Passion, se tait comme l'Agneau sous le fer du tondeur, la Mère au pied de la Croix, resta debout dans un silence résigné et dans un solennel recueillement que ne troublèrent ni les cris, ni les soupirs, ni les lamentations. « Si la bouche parle de l'abondance du coeur, dit un écrivain sacré, que pouvait-il sortir de ce coeur, si ce n'est le miel et le rayon ? »

Salomon nous exhorte à l'étude de la prudence quand il nous dit : « Allez à la fourmi, paresseux ! » Pourquoi nous envoyer à la fourmi ? Parce que la fourmi travaille sans faire entendre aucun bruit ; il veut par là nous apprendre à unir le travail au silence. Les anciens avaient élevé des autels aux dieux amis du silence. Plus heureux que les anciens nous n'avons point à imiter de fausses divinités, mais la Vierge divine qui nous obtiendra, en récompense de notre imitation, l'éternelle béatitude. Quel magnifique modèle ! Combien la prudence de Marie l'emporte sur la prudence des femmes les plus célébrées dans l'Ancien Testament !

Abigaïl calme David irrité contre Nabal et Napaïse, Marie rétablit la paix entre Dieu et l'homme. Rebecca couvre Jacob de peaux de chevreaux et lui fait obtenir ainsi la bénédiction d'Isaac, Marie revêt le Fils de Dieu de la substance de notre chair, et par là, les bénédictions du Très-Haut descendent sur l'humanité régénérée. Judith tranche la tête d'Holopherne, et la ville de Béthulie est délivrée de la servitude, Marie foule aux pieds la tête de Satan, et le genre humain est arraché à la tyrannie du roi des Enfers.

Celle qui a déjoué les ruses du serpent peut donc dire avec juste raison : « la prudence m’appartient, la puissance m’appartient ». Allons souvent à Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente, et cette Vierge qui est aussi notre Mère, nous donnera la sagesse et la force pour mettre sa prudence en pratique et ne jamais nous en départir.

 

Exemple

 

Une religieuse écrit en janvier 1888 : « Laissez-moi vous raconter en quelques mots une faveur obtenue par la sainte Madone du Bon Conseil. Un jour (il y a de cela deux ans environ), Notre Mère Supérieure recevait une petite boîte au fond de laquelle se trouvait une enveloppe à mon adresse, une grande et belle médaille de Notre Dame du Bon Conseil, bénite par S. S. Léon XIII, souvenir du R. P. Pifferi. Je me trouvai par hasard présente au dépouillement de la petite boîte. Notre bonne Mère me remit immédiatement la précieuse médaille en me disant : « il faudra la donner à votre frère ». Un seul mot s'échappa de mes lèvres : « O ma Mère ! si elle lui conseillait seulement de faire ses Pâques » ? Cette chère médaille fut remise quelques jours plus tard à ma belle-soeur qui s'empressa de la coudre au scapulaire de mon frère. Elle et moi avions fait bien des instances auprès de lui, pour le ramener à de meilleurs sentiments, mais en vain. La douce Madone plus habile que nous, réussit à merveille. Une fois près de ce coeur récalcitrant, elle fit si bien que le cher frère dut se rendre à ses pressantes sollicitations. Nous avons eu la consolation de le voir rentrer au bercail pendant le carême de 1887. De lui-même, sans que nous ayons eu besoin de lui dire un seul mot, il se rendit à l'Église, fit sa confession et ses Pâques. Depuis ce temps il va à la messe tous les dimanches, ce qu'il ne faisait plus depuis quelques années ». Puisse le récit de cette faveur stimuler le zèle des membres de la Pieuse Union, et les encourager à se servir de la médaille de Notre Dame du Bon Conseil auprès des pécheurs les plus endurcis !

 

Prière

 

Nous voici devant votre image, ô douce Mère ; pourquoi donc ne pas nous exaucer ?... Si nous n'avons pas le bonheur de contempler vos traits et d'entendre votre voix, vous du moins, vous nous voyez, vous nous entendez, vous savez notre détresse. Notre attachement aux vanités de la terre, notre infidélité à la grâce, notre mépris de la loi divine, notre coupable ignorance, le désordre de nos passions mauvaises, nos rechutes fréquentes, tout cela, ô Marie, vous le connaissez. Eh bien donc ! guérissez notre coeur, ô tendre Mère du Bon Conseil, cicatrisez nos blessures... Donnez-nous la lumière, donnez-nous la force, donnez-nous le courage, donnez-nous la paix, donnez-nous la grâce, et parce que notre dénuement est absolu, ayez égard à notre misère et comblez-nous de tous les biens ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

19 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

MDBC1

Vingtième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le cinquième acte de la prudence, c’est de modérer ses discours. En cela Marie nous est aussi un parfait modèle. A qui parla la Sainte Vierge ? À l'Ange de l'Annonciation, et de choses qui intéressaient l'humanité ; à son fils, et des craintes que Son séjour au Temple pendant trois jours lui avait inspirées ; à Élisabeth, elle adressa des paroles de félicitations et chanta un hymne de reconnaissance ; aux serviteurs des noces de Cana elle dit ce qu'il fallait pour manifester la gloire du Verbe. Ô Admirable leçon ! Elle nous enseigne à nous abstenir des conversations stériles pour ne parler que de choses utiles ou capables d'édifier le prochain et de procurer la gloire de Dieu. Si nous parlions un peu plus souvent avec les Anges et avec Dieu dans l'oraison et un peu moins avec le monde ; si, dans nos conversations nous mettions plus de respect, de charité et de réserve, notre vie s'écoulerait limpide comme le cristal, dans le calme, la pureté, le bonheur et la paix.

Où parla Marie ? Marie n'alla point bavarder sur les places publiques ; elle parla, dans sa chambre, à l'Ange ; dans le Temple, à son fils ; dans la maison du grand-prêtre, à Élisabeth ; au milieu de noces honnêtes, aux serviteurs. Ainsi d'après l’Évangile, à l'Ange, elle parla deux fois, deux fois à son Fils, deux fois à sa cousine et une fois aux serviteurs ; en tout sept fois seulement. Elle parla peu dans la salutation et dans la demande, alors qu'il s'agissait d'elle plus directement, tandis qu'elle parla beaucoup, dans le cantique d'actions de grâces, parce qu'il s'agissait de la gloire de Dieu. Cette sobriété de paroles ne doit pas nous étonner. Comment pourra-t-elle se répandre en conversations inutiles avec la créature l'âme qui se plaît à contempler, à prier, à écouter son Créateur.

Quand parla Marie ? « L'interrogation, dit l'abbé Pasteur, est la clef du silence ». Marie observa mieux que personne cette règle de conduite : elle n'ouvrit jamais les lèvres sans motif, attendant pour parler d'avoir été interrogée ou prévenue. Jetons encore les yeux sur l'Image de Notre Dame du Bon Conseil : quel mystérieux entretien de la divine Mère avec Jésus son Fils ! Entretien silencieux et cependant si éloquent ! Ce spectacle n'est-il pas pour nous le conseil le plus convaincant ?… Ne nous contentons pas de dire à notre divine Conseillère que nous l'aimons, prenons d'elle un exemple dont nous trouverons l'usage et l'application bien des fois dans notre vie : la modération dans nos paroles et la pratique du silence.

 

Exemple

 

Vers le milieu du siècle dernier vivait à Rome, dans l'exercice de la charité et la pratique des bonnes oeuvres, André Bacci, chanoine de la Basilique de Saint Marc. Tourmenté dans son esprit et dans son âme, ce pieux ecclésiastique ne savait où se tourner pour trouver un remède. Le 7 décembre 1734, il alla visiter une jeune fille en proie depuis huit ans à de violentes contractions nerveuses. C'était là que la Sainte Vierge l'attendait. Il trouve sa malade parfaitement guérie !... Stupéfait, il s'informe comment s'est opéré un changement pareil et apprend qu'il est l'oeuvre de la Madone de Genazzano. En même temps naît en lui le pressentiment que ses maux spirituels disparaîtront sous les regards de la Madone vénérée. Il se met en route pour Genazzano. Chemin faisant il rencontra un pauvre enfant grelottant de froid et les pieds meurtris, il le fait monter dans sa voiture et tous les deux récitent le chapelet. La prière finie l'enfant lui adresse ces paroles : « Vous allez à Genazzano demander à Notre Dame du Bon Conseil une grâce dont vous avez grand besoin, ayez confiance, vous l'obtiendrez ». Le chanoine fut d'autant plus étonné que l'enfant ne pouvant savoir humainement le but ou le motif de son voyage. On arrive aux environs de Genazzano, le chanoine voit son compagnon disparaître. De plus en plus surpris il est obligé de continuer sa route, et il arrive à l’Eglise de Notre Dame du Bon Conseil. On lui découvre la Sainte Image, elle paraît sourire ! Bacci le voit : plus de doute, sa prière est entendue. Il revient à Rome complètement transformé ; il a retrouvé la paix, la sérénité, la joie, et s'estime le plus heureux des hommes. Il est devenu un des plus insignes apôtres de Notre Dame du Bon Conseil et a voulu être enterré près de la Sainte Image à Genazzano.

 

Prière

 

Avec la grâce de votre conseil maternel, ô Marie, vous veillez sur les Justes, vous les exhortez à la perfection, et vous soutenez leur persévérance. Vous recevez avec amour les pauvres pécheurs : vous les encouragez à suivre la voie du salut par une humble et sincère pénitence. Vos conseils maternels écartent tous les malheurs, éclairent tous les doutes, éloignent tous les dangers et surmontent toutes les difficultés. Vous êtes vraiment notre Mère, puisque vous êtes la Mère du Bon Conseil. Nous avons, il est vrai, mille fois mérité de perdre votre grâce, et, comme des fils ingrats, nous avons méprisé vos bons conseils. Ne nous repoussez pas cependant de votre présence, car vous n’avez pas cessé d'être notre Mère ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

18 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Mater Boni Consilii

Dix-neuvième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le quatrième acte de la prudence, c'est de diriger nos actes suivant la raison, de manière qu'ils soient tous droits et louables. Telle se présente à nous la Mère du Bon Conseil. Chez elle, la volonté rester toujours soumise à la raison, la raison à la volonté divine ; les appétits sensitifs furent dominés par la loi. Son âme ressemblait à une horloge habilement construite dans laquelle la roue principale entraîne dans son mouvement les roues secondaires. En nous, la partie inférieure est continuellement en révolte contre la partie supérieure, la chair lutte sans cesse contre l'esprit et l'esprit contre la chair. Marie, Immaculée dès sa conception, ne sentit pas les aiguillons du mal ; par conséquent, en elle point de guerres, point de troubles, mais la plus grande paix, la plus grande concorde ; concupiscence, appétits, coeur, sens, tout obéissait à la raison, et raison, intelligence, mémoire, volonté obéissaient à Dieu.

Le Psalmiste s'écrie dans un élan d'admiration : « Venez et voyez les oeuvres du Seigneur, qu'Il a étalées comme des prodiges, en faisant cesser les guerres jusqu'aux extrémités de la terre ». Quels sont donc ces prodiges ?... Vivre dans la chair et ne pas en ressentir les mouvements, être composé d'esprit et de matière et ne voir entre eux aucun antagonisme. « Quelle, est, se demande Richard de Saint Victor, cette terre d'où toute guerre est bannie jusqu'à ses extrémités, si ce n'est celle dont le prophète dit ailleurs : « La vérité s'est élevée du sein de la terre. Tout combat en est éloigné, la paix y règne pleinement ? »

Cette terre, Enfants de la Vierge Mère du Bon Conseil, c'est notre Mère ! Soyons-en fiers ; contemplons avec l’Église cette chaste colombe qui ne vit que dans l'atmosphère infiniment pure de la divinité, cette rose parfaite qui répand autour d’elle les plus suaves parfums, ce lis dont la fleur est toujours éclatante de la plus pure blancheur ! Demandons-lui son assistance et ses conseils, nous qui, comme dit le Sage, ne pouvons être chastes qu'à l'aide de la grâce, et pour cela comme pour toute autre chose, Marie se montrera généreuse et débonnaire envers nous.

 

Exemple

 

Il est un petit coin de la terre auquel le Ciel sourit et que les Anges s'arrêtent à contempler pour reposer leurs ailes rapides, c'est l'Orphelinat Saint-Jean à Albi. Les Associés de la Pieuse Union imiteront bien les Anges et ne dédaigneront pas de faire une petite visite à cet établissement où s'impriment les chères Annales de Notre Dame du Bon Conseil : « L'orphelinat Saint-Jean abrite deux cents enfants arrachés à l'abandon, à la misère et au vice. Entrons dans la chapelle : elle est simple, bien comprise, parfaitement placée ; l'autel a des lumières, des fleurs, de vrais trésors, sortis des mains de la charité. Mais quel repos pour le coeur de voir ces enfants prier dans ce cher sanctuaire ! Quels élans pour l'âme de les entendre chanter les cantiques de la Mère du Bon Conseil. Dans cette chapelle, cette fraîche corbeille de Marie élève ses parfums vers son Image bénie et ne cesse d'intercéder pour ceux qui entretiennent sa fraîcheur et sa vie, pour les Bienfaiteurs. On y prie pour la propagation du culte de Notre Dame du Bon Conseil, pour la diffusion des Annales et pour les membres de la Pieuse Union vivants et défunts. Et comme on y prie pieusement, tendrement, ardemment !... Mêlons nos prières aux prières de ces orphelins qui travaillent pour Notre Dame du Bon Conseil et pour les membres de la Pieuse Union.

 

Prière

 

Vers vous nous crions, ô Mère du Bon Conseil ; oui, vers vous, car c'est vous ô Souveraine, qui nous avez donné l'Homme-Dieu ; c’est vous, et vous seule, qui écrasez la perversité des hérésies ; vous seule, qui êtes Souveraine du royaume céleste, vous seule, distributrice de la récompense. A vous, notre Mère ; à vous, notre conseillère ; à vous, notre secours ; oui à vous qui daignez laver les souillures de nos péchés, qui consolez l'enfant vagissant dans les langes, qui allaitez les petits affamés, qui portez dans les bras les faibles en défaillance, qui soutenez les blessés, qui guérissez les infirmes ; à vous qui n'abandonnez pas ceux qui vous abandonnent, qui recevez les fugitifs ; à vous qui êtes Reine, impératrice et Souveraine des Anges ; à vous qui nous attirez par vos charmes, qui nous réchauffez, qui nous nourrissez de vos délices ; à vous Mère des orphelins, à vous ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

17 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

MDBC4

Dix-huitième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le troisième acte de la prudence, c'est de trouver les moyens aptes à atteindre la fin proposée. Notre fin, c'est la béatitude éternelle. Or pour atteindre cette béatitude, il n'existe qu'une voie, la voie des bonnes oeuvres.

La Mère de Dieu suivit cette voie, sans jamais s'en écarter. Elle s'occupa continuellement à de saintes oeuvres, se levant au milieu de la nuit et passant de la prière et des pieuses méditations aux travaux manuels. Toutes ses actions tendaient à la gloire de Dieu ; aussi pouvait-elle chanter : « Mes mains dégouttent de la myrrhe la plus précieuse, c’est-à-dire, ne connaissent ni les plaisirs, ni les délices ». Puisque la fin complète l'acte et que tout acte est vain s'il ne tend pas à Dieu, plaçons-nous sous la direction et le patronage de Marie. Près d'elle tout deviendra léger, facile, méritoire et suave.

Se souvenir du passé, ordonner le présent, prévoir l'avenir, voilà d'après un ancien, en quoi consiste la prudence. Marie s’acquitta de ces trois devoirs en perfection, alors surtout que l'Archange Gabriel la salua Mère de Dieu. Le passé s’offrit à sa mémoire pour lui rappeler la chute d'une multitude d'âmes, et ce souvenir lui faisant craindre que l'antique serpent n'essayât de la tromper, la tint dans l'hésitation et la porta à régler sa pensée. Elle songeait également à l'oracle d'Isaïe : « Voici qu'une Vierge concevra et enfantera un Fils dont le nom sera Emmanuel ».

Marie ordonnait le présent. Le discours de l'Ange, rempli de si grands événements, l'exaltait trop pour ne pas lui paraître suspect. Marie désirait être bénie entre toutes les Vierges, et on la proclamait bénie entre toutes les Femmes ! Elle, humble enfant de Nazareth, était saluée pleine de grâces par un céleste messager ! Satan ne se serait-il point transformé en Ange de lumière ? Marie prévoyait l’avenir. Elle se demandait comment elle pourrait préparer au Sauveur une couche convenable, comment la créature enfanterait le Créateur, I'oeuvre son ouvrier, la fille son père. Comment traiterait-elle son nouveau-né ? Le nourrirait-elle de son lait, ou l'adorerait-elle comme son Dieu ? Le serrerait-elle dans ses bras comme son Fils, ou l'invoquerait-elle, en le suppliant comme son Maître ?...

O Mère du Bon Conseil, éclairez notre esprit de votre douce et salutaire lumière, fortifiez notre âme et dirigez-la sans cesse de vos conseils maternels, afin que nous ayons en toute occasion et surtout dans notre conduite spirituelle, la prudence qui fait les saints.

 

Exemple

 

« Deux dames de ma connaissance, écrit un Associé de la Pieuse Union, avaient prêté à un ami pour l'établissement d’un jeune neveu une somme de 30 000 francs, dont les intérêts leur furent fidèlement servis. Cet ami vint à mourir. Jugez de la stupéfaction de ces dames lorsque l'exécuteur testamentaire les pria de rapporter à la succession et sur le champ toutes les sommes que leur ami leur avait soi-disant avancées. Elles eurent beau affirmer que ces sommes leur étaient dues et qu’il y avait une erreur manifeste, elle ne furent point écoutées ; elles se résignèrent donc, pour éviter un procès, à verser immédiatement la totalité des intérêts reçus. Que faire devant une pareille injustice ? de faibles et simples femmes obtiendraient-elles gain de cause ? En attendant, la gêne entrait dans la maison, il fallait se restreindre en tout, se passer même de domestique, chose dure pour deux personnes maladives. Par bonheur, l’une d'elles eut l'inspiration de confier ses intérêts à la Mère du Bon Conseil, elle acheta des images de la Madone et les répandit, fit brûler des cierges devant la Sainte Image et commença une neuvaine avec la plus grande ferveur. La neuvaine était à peine achevée que celui qui semblait vouloir nier la dette remboursait 3 500 francs, montant des intérêts ; par ce fait, il se reconnaissait le détenteur des 30 000 francs. Pour comprendre la grandeur de cette grâce, il faudrait connaître tous les détails délicats et multiples de l'affaire. Toujours est-il que les deux heureuses privilégiées ne cessent de publier leur reconnaissance à Notre-Dame du Bon Conseil ».

 

Prière

 

O Mère du Bon Conseil, merci de la grâce de vos conseils ; ils nous délivrent des ennuis ici-bas, nous fortifient dans les épreuves et nous procurent après les victoires de cette vie mortelle, les joies éternelles du paradis. Oh ! Que votre nom est suave et consolant, ô Mère du Bon Conseil ; attirez donc notre coeur à vous ; faites que nous vous aimions avec une filiale tendresse et que nous vous servions avec une constante fidélité. Accordez-nous enfin qu'en éprouvant la suave efficacité de vos conseils maternels, notre nonchalance ne les rende pas inutiles. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Marie de ND du Bon Conseil dans votre boite mail,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes