Petit Office de la Sainte Croix
Petit Office de la Sainte Croix
Avant l'Office
O Jésus, par un excès incompréhensible de bonté, Vous m'avez aimé jusqu'à répandre pour moi la dernière goutte de Votre Sang: que la force de cet Amour plus ardent que le feu, plus doux que le miel, absorbe mon âme, afin que je récite l'office de Votre Sainte Croix avec un cœur pur, et que toutes mes affections soient pour Vous seul.
A Matines
V. Seigneur, ouvrez mes lèvres,
R. Et ma bouche annoncera vos louanges.
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
Dès le grand matin, ô Jésus, Sagesse du Père, on Vous arrête comme un criminel; Judas Vous livre aux Juifs qui se saisissent de Votre Personne adorable; Vos disciples Vous abandonnent. Ne permettez pas, Seigneur, que je Vous trahisse, et que le péché me sépare jamais de Vous.
Ant. Croix Sainte, qui êtes l'unique salut des malheureux, comment vous louerai-je dignement pour nous avoir ouvert la porte de la vie éternelle?
V. Nous Vous adorons, ô Jésus, et Vous bénissons,
R. Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A Prime
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A la première heure, ô innocent Jésus, les Juifs Vous traînent devant Pilate, on déchire Votre Corps Sacré, on Vous crache au visage. O douce lumière du ciel, délivrez-moi des coups de Satan, et montrez-moi Votre auguste Face qui ravit les Bienheureux.
Ant. « Mon peuple s'est rendu doublement coupable: il m'a abandonné, moi qui suis la source d'eau vive, et il s'est creusé des citernes crevassées ».
V. Victoire de la Croix, ô signe admirable,
R. Faites-nous triompher dans le ciel.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A Tierce
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A la troisième heure, j'entends une populace furieuse qui crie: « Crucifiez-le », je vois Votre Corps sanglant couvert de pourpre, Votre Tête couronnée d'épines, et Vos épaules chargées de la Croix. Ne permettez pas. ô mon doux Jésus, que mon cœur, plus dur que la Croix même, soit insensible à tant de souffrances.
Ant. Le Seigneur s'est souvenu de son peuple: il s'est fait le sauveur de ses enfants; dans l'excès de son amour et de sa miséricorde, il les a rachetés lui-même.
V. Par le supplice d'une mort cruelle
R. Vous avez détruit le lien de nos crimes sur la Croix.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A Sexte
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A la sixième heure, Vous êtes attaché à la Croix et mis au rang des voleurs; et, tandis que Vous souffrez la soif la plus violente, on Vous présente du vinaigre à boire. O douce Victime, je ne veux plus avoir soif que des eaux vives qui jaillissent de Vos Saintes Plaies jusqu'à la vie éternelle.
Ant. Devenus esclaves par le bois, nous avons été délivrés par la Croix: le fruit de l'arbre nous avait perdus, le fils de Dieu nous a rachetés.
V. Par le signe admirable de votre Croix,
R. Délivrez-nous de nos ennemis, ô mon Dieu!
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A None
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A la neuvième heure, ô Tendre Agneau, Vous recommandez Votre âme à Votre Père Céleste; un soldat perce de sa lance cruelle Votre Côté, d'où coulent le Sang et l'Eau qui doivent laver nos crimes, et qui seront, je l'espère de Votre Bonté, toute ma force à l'heure de ma mort.
Ant. O œuvre admirable de bonté et de clémence : la mort a perdu sa victime et son aiguillon, lorsque Jésus, le Roi de nos âmes, est mort sur la Croix.
R. O Jésus, conservez les justes, justifiez les pécheurs,
V. Ayez pitié de tous les fidèles.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A Vêpres
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A l'heure du soir, on Vous descend de la Croix, ô mon aimable Jésus, Hélas, la Source de Vie est éteinte, la couronne de gloire est renversée. Aidez-moi à mourir au péché pendant la vie, afin que je ressuscite un jour à la gloire.
Ant. O Croix bénie, seule, vous fûtes digne de porter la rançon du monde; seule, vous êtes au-dessus de tous les cèdres. O Croix salutaire, sur Laquelle la vie du monde a été suspendue, sur Laquelle Jésus-Christ a triomphé, et où la mort a vaincu la mort pour jamais.
V. Les méchants se sont rassemblés contre la vie du Juste,
R. Ils ont condamné le Sang innocent.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
A Complies
V. Convertissez-nous, ô Dieu, notre salut,
R. Et détournez votre colère de nous.
V. O Dieu, venez à mon aide,
R. Seigneur, à notre secours.
V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,
R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
Hymne
A l'heure de Complies, ô Jésus, douce espérance de la vie future, on dépose dans le tombeau Votre Corps très Vénérable, embaumé d'aromate. Enivrez mon cœur de fiel, de myrrhe et d'absinthe, afin qu'il conserve le souvenir de Vos Saintes Plaies et de votre Douloureuse Passion.
Ant. Sauveur du monde, sauvez-nous, Vous qui nous avez rachetés par Votre Croix et Votre Sang; secourez-nous, nous Vous en prions, Seigneur notre Dieu.
V. Je vis dans la Foi du Fils qui m'a aimé,
R. Et qui s'est livré Lui-même pour moi.
Prions
Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
O Jésus souffrant et expirant sur la Croix pour mes péchés, si j'ai pu Vous être agréable en récitant ces heures canoniques, je Vous prie, par la vertu de Votre Sang, de me consoler au moment de la mort, et de me recevoir dans Votre Divin Cœur percé d'une lance pour mon amour. Amen.
Téléchargez le texte de cet Office (pdf) en cliquant ici
Exercice pour s'unir à Jésus souffrant pendant la Sainte Messe
Exercice pour s'unir à Jésus souffrant pendant la Sainte Messe
Au commencement de la Messe
Jésus prosterné au Jardin des Oliviers
Vos angoisses au jardin ont été si violentes, ô mon Jésus, que Votre Visage s'est entièrement couvert d'une sueur de Sang, et que Vous avez été obligé de Vous écrier: « Mon âme est triste jusqu'à la mort ». C'est moi, Seigneur Jésus, qui suis la cause de Vos douleurs et de Votre tristesse, et mon cœur ne se fend pas de regret ! je n'éprouve pas dans mon âme des torrents d'amertume ! Qui donnera de l'eau à ma tête, et a mes yeux une fontaine de larmes, afin que je pleure jour et nuit les outrages que le péché a causés a la majesté de mon Dieu ?
Au Kyrié
Jésus accueille avec bonté le traître Judas
Vous daignez, ô mon Jésus, recevoir le baiser perfide de Judas, et rendre à ce traître un baiser paternel. Ne souffrez pas, Seigneur, que j'imite Votre infidèle Apôtre en m'approchant de Vos Autels pour abuser de Vos grâces. Eloignez de moi toute affection désordonnée aux créatures, afin que je Vous aime de tout mon cœur, et que je Vous aime uniquement, car Vous êtes vraiment le Dieu de mon cœur.
Au Gloria
Jésus lié et garrotté
On vous lie, ô Jésus, comme si Vous étiez un scélérat. Quel mal avez-Vous donc fait, Vous qui êtes venu nous délivrer de l'esclavage du péché ? Ne permettez pas, ô mon Sauveur, que je secoue jamais le joug si doux de Vos commandements pour vivre à ma liberté. Tirez-moi, je Vous prie, après Vous par les douces chaînes d'un amour pur et sans bornes, et je courrai à l'odeur de Vos parfums.
Aux Oraisons
Jésus conduit chez Anne et Caïphe
On Vous traîne, ô Jésus, chez les grands prêtres, comme un malfaiteur coupable des plus grands crimes. Vous recevez des soufflets, Votre Visage est couvert de crachats; Vous êtes véritablement l'opprobre des hommes et l'abjection du peuple. Je Vous fais amende honorable pour tant d'outrages, et je Vous supplie, ô mon Jésus, de m'accorder la patience, la douceur et le silence que Vous avez gardés devant vos accusateurs.
Jésus renié trois fois par Saint Pierre
Vous jetez, ô Jésus, un regard plein de douceur sur Pierre, le chef de vos disciples; et ce regard fait couler de ses yeux une source intarissable de larmes. Ne permettez pas, ô mon divin Maître, que je me sépare jamais de Votre Amour; mais, si j'ai le malheur de Vous offenser, accordez-moi la grâce de revenir promptement à Vous, et de Vous servir ensuite avec plus de ferveur.
A l'Evangile
Jésus méprisé et revêtu d'une robe blanche
Hérode Vous méprise avec toute sa cour, ô mon Jésus, a cause de Votre modestie et de Votre humilité; et, après Vous avoir revêtu d'une robe blanche par dérision, il Vous renvoie a Pilate. Revêtez-moi, ô Jésus, de la vertu d'humilité, accordez-moi la grâce de ne pas proférer une seule parole, lorsqu'on me méprise, et d'être prêt a sacrifier ma vie pour empêcher que Votre Majesté Divine ne soit offensée
Au Credo
Jésus mis en parallèle avec Barrabas
Vous avez entendu avec humilité, ô mon Jésus, la voix unanime d'un peuple méchant et injuste qui préférait à Vous le voleur Barrabas. Quand j'ai péché mortellement, j'ai préféré à Vous le monde, mes passions, le démon; j'ai demandé Votre mort; j'ai consenti à tous les tourments de Votre Passion. Dieu de bonté, ayez pitié de moi: je ne préférerai jamais rien à Vous; je ne désire plus que Vous. Car, que désiré-je dans le ciel, et qu'ai-je souhaité sur la terre, si ce n'est Vous seul ?
Jésus flagellé
Depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, Vous n'étiez qu'une plaie affreuse, ô mon Jésus, lorsque les soldats, comme des bêtes féroces, déchirèrent impitoyablement Votre Corps virginal, et que, Vous voyant tombé par terre, ils Vous foulèrent aux pieds dans des ruisseaux de sang. Et c'est moi, ô mon Divin Sauveur, qui Vous ai fait souffrir un supplice si ignominieux et si cruel ! ce sont mes péchés qui Vous ont mis en un si horrible état ! Comment ne pas mourir de douleur, après Vous avoir ainsi traité ? Prosterné aux pieds du Trône de Votre Grâce, je Vous supplie de ne pas venger tant d'inhumanité et de barbarie sur moi qui suis l'auteur des souffrances et des ignominies que Vous avez endurées pour mon amour. Voyez l'amertume de mon âme, et ne me condamnez pas; mais convertissez-moi, pardonnez-moi.
Jésus couronné d'épines
Sortez, fille de Sion, et venez voir le Roi Salomon ceint de son diadème. O le plus beau des enfants des hommes ! O Roi de gloire ! Jésus Christ, mon Sauveur, est-ce Vous que je vois couronné d'épines ? Mais quelle douleur perce mon cœur, lorsque je pense que c'est moi, mon Doux Jésus, qui, par mes péchés, ai déchiré Votre Chair innocente; moi qui ai défiguré l'incomparable beauté de Votre Visage, et qui Vous ai couronné d'épines ! je Vous reconnais pour mon Seigneur et mon Dieu, pour mon Roi et mon Maître; daignez régner éternellement dans mon cœur. Je renonce a la vanité, a l'orgueil, a l'ambition que Vous avez expiés par un si horrible supplice, me souvenant que, si je veux recevoir un jour les récompenses de la gloire, je dois souffrir en ce monde toutes les épines de la couronne de mon Sauveur.
Au Sanctus
« Voilà l'Homme ! »
Quel est celui qui vient d'Edom sous les vêtements de Bostra ? c'est Vous, mon Jésus, couronné d'épines, tout couvert de Sang et de Plaies. Un roseau est Votre sceptre, des épines votre couronne, une pourpre usée et déchirée Votre manteau royal. Vous êtes beau en cet état, ô Jésus, cette pourpre sanglante, qui Vous décore, annonce le vainqueur du péché, de la mort et de l'enfer. Associez-moi a Vos triomphes qui ont donné la paix à la terre. Revêtez-moi de Votre Patience, de Votre Douceur, de Votre Charité, de Votre Esprit de sacrifice; et, lorsque Vous viendrez sur une nuée avec une grande puissance, alors, ô Jésus couronné d'épines, avez pitié de moi qui suis un grand pécheur.
Jésus condamné à mort
Vous avez été établi par votre Père céleste, fi mon Jésus ! le juge des vivants et des morts; et je vous vois, la corde au cou, les mains liées, la tète nue, comme un criminel, recevant, avec la plus grande résignation, l'arrêt qui vous condamne à être crucifié. Puisque vous, ô mon Sauveur! vous, le Dieu tout-puissant, le Dieu bon, vous, l'innocence même et le Saint des Saints, consentez à mourir pour moi, comme un vil scélérat, je supplie votre infinie miséricorde d'effacer la sentence de damnation éternelle que je me suis attirée par mes péchés, afin que j'entende au dernier jour avec vos élus:Venez, les bénis de mon père, possédez le royaume éternel...
A l'Elévation
Jésus chargé de Sa Croix
Votre Père Céleste, ô mon Jésus, a déposé sur Vous toutes nos iniquités. Chargé de ce pesant fardeau dans la Croix, Vous êtes monté au Calvaire. Mais, avant d'y arriver, affaibli par la vive douleur de Vos Plaies, Vous faites presque autant de chutes que de pas; toutes les fois que Vous succombez, on Vous relève en Vous frappant cruellement. Plaise à Dieu, ô mon bien-aimé Sauveur, que je m'efforce de marcher après Vous, pour porter ma croix à Votre suite, avec joie et en esprit de pénitence !
Après l'Elévation
Jésus rencontre sa Très Sainte Mère
Quelle source d'amertume pour Votre Cœur, ô Jésus, et pour celui de Votre Divine Mère, lorsqu'Elle Vous aperçut portant Votre Croix ! Quels tourments cruels percèrent Vos âmes, lorsque Vos yeux se rencontrèrent ! O Reine des Martyrs, ma tendre Mère, que n'ai-je, comme vous, l'âme percée d'un glaive de douleur, en voyant le Cœur de Jésus abreuvé d'amertumes ! Gravez en moi Sa douloureuse Passion; obtenez-moi d'en être tellement touché, que je meure au péché, au monde et à moi-même.
Au Mémento des Morts
Jésus est crucifié
Quelle douleur excessive Vous avez soufferte, ô mon Jésus, lorsque l'on Vous perçait les mains et les pieds avec de longs clous ! O Jésus, que l'Amour a cloué sur une Croix, je veux vivre et mourir crucifié avec Vous sur la terre, afin de pouvoir régner avec Vous, couronné de gloire dans le Ciel. Que cet amour, ô mon Jésus crucifié, s'étende sur les fidèles morts dans Votre Grâce, qu'ils puisent aussi bientôt dans les sources du Sauveur les eaux de la joie éternelle.
Jésus élevé en croix
Vous êtes vraiment un Homme de Douleur, ô mon tout aimable Rédempteur, et Vous savez ce que c'est que souffrir. Après mille tourments et mille outrages variés et choisis pour Vous faire souffrir ce qu'il y a de plus douloureux et de plus amer, on dresse le gibet honteux auquel Vous êtes suspendu par trois clous. Mais qui comprendra les douleurs inouïes que Vous endurez de la secousse et de l'enfoncement de la Croix, de la dislocation de Vos os, de la rupture de Vos veines ? Enfin la Croix est dressée, et le Maître de la nature est suspendu entre le Ciel et la terre; et Vous souffrez toujours: Votre Corps pesant et tout déchiré n'est soutenu que sur des clous, n'est appuyé que sur des plaies; mais Votre Tête Sacrée surtout, de quels tourments, grand Dieu ! N'est-elle pas affligée ! Comment la tenir ? Si Vous la levez, les épines dont elle est couronnée s'enfonceront davantage, et Vous verrez les pontifes et la cohorte insolente qui Vous insultent et Vous outragent. L'abaisserez-Vous, la vue de Votre Sainte Mère Vous pénétrera d'amertume; si Vous la remuez, le mouvement seul est capable d'aigrir et de rouvrir Vos plaies. Quel supplice, que ne puis-je le partager avec Vous, ou du moins alléger de si cruelles douleurs ! Attirez-moi Vous-même à Vous, ô mon doux Sauveur! selon Votre promesse; attirez, par la force de Votre Amour, toutes les affections de mon âme, afin que je m'offre à Vous sur la croix, et que j'y meure d'amour pour Vous qui allez y mourir d'Amour pour moi.
A la Communion
Dernières paroles de Jésus mourant
Votre premier soin en mourant, ô Jésus, fut de réconcilier avec Votre Père les pécheurs, et ceux même qui Vous attachèrent à la Croix. « Mon Père, disiez-vous, pardonnez-leur; car ils ne savent ce qu'ils font ». Je pardonne, ô mon Jésus, de tout mon cœur pour l'amour de Vous a tous ceux qui m'ont jamais fait quelque mal, (surtout à...) Faites, je vous prie, que j'entende, a l'heure de ma mort, ces paroles adressées au bon larron: 3Vous serez avec moi dans le paradis », et souffrez que je Vous embrasse comme mon Frère dans le Sacrement de Votre Amour, Vous, ô mon aimable Jésus, qui m'avez donné la très Douce Marie pour Mère, et qui avez permis que Vous fussiez abandonné de Votre Père, à Votre dernière Agonie, afin qu'il ne m'abandonnât pas éternellement dans mes péchés. Vous avez eu une soif très ardente de mon salut, afin qu'a son tour mon âme soupirât après Vous qui êtes la Fontaine de Vie; jusqu'à ce qu'ayant consommé le cours de cette vie mortelle, je remette mon esprit entre Vos mains. Venez, Seigneur Jésus, venez dans un cœur qui Vous aime et Vous désire.
Jésus-Christ meurt
Que ne m'a-t-il été permis, ô mon Jésus, de recevoir le dernier soupir de Votre Vie dans ma bouche et dans mon cœur, afin que je puisse dire: « Je vis, non, ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi ! » Que Vous êtes bon, ô Jésus, car ce que je désire si ardemment, Vous me l'accordez dans le Glorieux et Auguste Sacrement de l'Autel, où Vous me donnez non-seulement Votre Souffle Divin, mais aussi Votre Corps et Votre Substance Sacrée que je reçois dans ma bouche et dans mon cœur. Comment pourrais-je m'empêcher de Vous aimer ?
A la Bénédiction
Le Cœur de Jésus est percé d'un coup de lance
Vous, avez voulu, ô Jésus, que Votre Cœur fut ouvert pour me servir de retraite et de maison de refuge. C'est le lieu de mon repos, j'y habiterai, parce que je l'ai choisi.
Jésus est mis dans un Sépulcre neuf
Votre Corps Virginal, ô mon Jésus, enveloppé d'un linceul blanc fut renfermé dans un sépulcre nouveau: vous m'apprenez par la que c'est avec un cœur nouveau et sanctifié par Votre Grâce que je me rendrai digne de Vous recevoir. Lavez-moi de plus en plus, ô mon Sauveur, et purifiez-moi de mon péché. Créez en moi un cœur pur dans lequel, comme dans un linceul blanc, je recevrai Votre Corps Saint, ressuscité et glorieux, et je serai tellement uni à lui par amour que je pourrai dire avec vérité: « Ni la mort, ni la vie, ni aucune créature ne me séparera de la charité de Dieu, qui est en Jésus-Christ Notre-Seigneur ».
Texte extrait de l'Année Pieuse, de P. Ligny, Amiens, Typographie Alfred Caron, 1854
Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici
Le Chemin de Croix avec Marthe Robin
Le Chemin de Croix avec Marthe Robin
Suivre Jésus sur son chemin de croix en méditant l'évangile avec des paroles de Marthe Robin
L'agonie de Jésus
Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait: « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ».
Marthe Robin : « Après des années d'angoisse, de péchés, de doutes profonds, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ Jésus, Lui le Verbe Incarné, l'agneau Sauveur du monde pour maître, pour modèle unique et parfait ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus est arrêté
« Celui que j'embrasserai, c'est lui: arrêtez-le ». Aussitôt, Judas s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit: « Mon ami, fais ta besogne ». Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.
Marthe Robin : « Aimer, c'est sans retour se dévouer sans cesse. C'est se laisser trahir sans jamais se venger. C'est plus que se donner, c'est faire avec noblesse, l'abandon de soi-même et ne jamais changer ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus est humilié
Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient: « Honneur à toi, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.
Marthe Robin : « L'humiliation est la voie directe qui mène a l'humilité, source de toute vraie grandeur. Elle est aussi un moyen énergique pour nous détacher des créatures et nous attacher à Dieu ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus est condamné à mort
Pilate reprit: « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie? » Ils répondirent tous: « Qu'on le crucifie! » Il poursuivit: « Quel mal a-t-il donc fait? » Ils criaient encore plus fort: « Qu'on le crucifie! »
Marthe Robin : « Quel travail, quelle ascension, Dieu a opéré en moi! Mais que de soubresauts de cœurs, que d'agonie de volonté il faut pour mourir à soi! »
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus est chargé de sa croix
Jésus portait lui-même sa croix. Il sortis de la ville, marchant vers le lieu dit du crâne en hébreux Golgotha.
Marthe Robin : « Que ma lourde crois envoyé par mon Père des cieux, voulue de sa bonté divine, reçue de ses mains bien-aimées, acceptée avec la plus grande, la plus profonde soumission et l'amour le plus sincère, ne soit pas un sujet d'épouvante, mais un moyen précieux de sanctification et de salut ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus tombe sous le poids de la Croix
Il n'était ni beau, ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous. Homme de douleurs, familier de la souffrance... Et pourtant c'était nos blessures qu'il portait, nos souffrances dont il était accablé...
Marthe Robin: « Ô mon âme, relève toit, pleure, amis espère et regarde le ciel. Jésus a quitté le ciel pour souffrir sur cette terre et porter sa croix. A notre tour portons la croix et suivons Jésus en regardant le ciel ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus est crucifié
Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit: « Le Crâne », ou « Calvaire », on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.
Marthe Robin : « Quand les douleurs sont atrocement douloureuses, je pense que le bon Dieu qui est si bon me donne de souffrir en proportion de ce que je l'aime et de ce qu'il m'aime. C'est pourquoi je suis toujours souriante et que j'ai toujours tant de paix ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus pardonne
Jésus disait: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ».
Marthe Robin : « Dans quel océan d'amour nous vivons! Est-il possible que Dieu nous aime à ce point ?On dirait que notre bonheur fait partie de son bonheur à Lui. Il se réjouit de notre retour, du pardon qu'il nous accorde comme s'il avait besoin de nous. Et il veut que toute la cour céleste, tous les Anges, tous ses amis partagent sa joie. Dieu est l'offensé et c'est lui qui se réjouit le plus de pouvoir pardonner ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus nous donne sa mère
Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à Sa Mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Marthe Robin : « Je suis toute à vous, ô ma bonne et tendre mère et tout ce qui est en moi, tout ce qui est moi vous appartient parce que je suis votre enfant ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Jésus meurt sur la croix
Jésus poussa à nouveau un grand cri et dit: « Père entre tes mains je remets mon esprit! » Puis ayant incliné la tête, Il rendit l'esprit.
Marthe Robin : « Ô Jésus, Tu as dit: « Personne ne m'ôte la Vie, je la donne librement ». Je t'en supplie, donnes mous de souffrir et de mourir comme toi, non par ce que nous sommes obligés, ni comme des esclaves, mais librement, saintement, amoureusement... Oh! Non! Mourir ni par faiblesse, ni par chagrin, ni à cause de la maladie, mais comme Jésus et avec Jésus mourir d'amour... Que ma maladie soit l'amour! Que la mortelle blessure par laquelle ma vie s'écoule soit une blessure d'amour! »
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
La résurrection de Jésus
N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre: Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.
Marthe Robin : « La douleur n'a qu'un temps bien court... Mais le bonheur aura le temps de la bienheureuse éternité. La Croix est attachée à la Joie et la Résurrection suit de bien près la mort. Chante ô mon âme les extraordinaires merveilles opérées en toi. Dieu t'a crée fille de son amour. Il t'a adoptée au baptême, Il t'a pardonné toutes tes fautes, Il t'a voulue pour Lui seul, Il t'a ressuscité dans son Amour ».
Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix
Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.
Texte extrait du site internet du Foyer de Charité de Tressaint: www.tressaint.com
Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici
Prière pour les élections présidentielles 2012
Prière pour les élections présidentielles 2012
Appel à tous les Français et amis de la France
Nous vous proposons de réciter chaque jour cette prière jusqu’au 6 mai 2012, date du deuxième tour des élections présidentielles. Cette prière a été écrite par la Communauté de l’Eau Vive, centre de formation charismatique catholique de Granby au Québec. Cette prière a été lue et approuvée par le père Daniel-Ange qui encourage sa large diffusion. Souvenons-nous de cette parole de Marthe Robin : « La France tombera très bas, plus bas que les autres nations, à cause de son orgueil et des mauvais chefs qu'elle se sera choisis. Elle aura le nez dans la poussière. Il n'y aura plus rien. Mais dans sa détresse, elle se souviendra de Dieu. Alors elle criera vers lui, et c'est la Sainte Vierge qui viendra la sauver. La France retrouvera alors sa vocation de Fille aînée de l'Eglise, elle sera le lieu de la plus grande effusion de l'Esprit Saint, et elle enverra à nouveau des missionnaires dans le monde entier ». (Parole de Marthe Robin transmise de mémoire par le père Finet en 1936). Comme au temps de Jonas, une prophétie est faite pour ne pas se réaliser si le peuple entre en prière. Que Dieu Tout-Puissant exauce notre prière!
« France, réveille-toi ! Dieu n’est pas mort ! Notre Père qui êtes aux Cieux, nous consacrons notre pays bien-aimé à la Royauté et à la Seigneurie du Christ Jésus. Nous Vous demandons de renouveler notre patrie dans la puissance du Saint-Esprit afin que tous les Français fléchissent les genoux et proclament du cœur et des lèvres que Jésus-Christ est Seigneur. (cf. Ph 2, 9-11) Nous Vous prions de revêtir nos chefs politiques de l’Esprit de Sagesse et de Science qui vient de Vous, pour gouverner ce pays selon Votre souveraine Volonté, afin que la France prospère dans la justice et dans la paix, dans l’Amour et la Vérité, jusqu’au jour où Jésus sera vraiment le Seigneur. Nous nous engageons à une Alliance de prière et de témoignage, afin que dans le Nom de Jésus-Christ, toutes puissances de ténèbres soient vaincues et que l’ennemi de Dieu, Satan, soit terrassé. Que Jésus-Christ soit le Seigneur de chaque mairie, chaque paroisse, chaque diocèse, chaque école, chaque université, chaque cour de justice de France jusqu’au jour de Son glorieux Avènement. Amen.
Vous pouvez commander cette image sur le site http://boutique.labonnenouvelle.fr
Témoignage
« Bonjour, je voudrais vous remercier de diffuser cette prière car elle est le reflet de la demande du Père. En effet, le 7 février 2012, je recevais dans mes prières quotidiennes, une demande présente du Père me demandant également de prier pour la souveraineté de la France fille aînée de l'Eglise afin qu'elle retrouve ses racines chrétiennes et que Marie en-soi toujours la patronne. De mon côté je diffuse le plus largement cette prière en espérant de tout cœur que Dieu nous aide à porter haut et loin, la bannière du christianisme. Que l'Esprit Saint nous conduise et que le Seigneur dans sa grande miséricorde entende nos prières. Flore. (Nouvelle numéro 1056).
D'après un texte extrait du site : www.mariereine.com
Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici
Bon et Saint Carême 2012
Entrée en Carême
Avouons-le : il faut un peu de courage pour entrer dans le temps du Carême... Cela semble long, si long, Et puis on s'en fait souvent une idée un peu trop exclusivement austère et pénitente, alors qu'il s'agit d'abord et avant tout d'entrer dans le temps du désir, dans le temps du pas à pas avec le Christ sur son chemin d'amour, de mort et de gloire. Le mot de chemin est peut-être celui qu'il nous faut garder, au moment de nous engager dans ce temps de grâce et de renouvellement. Un chemin que l'Église, en sa sagesse toute maternelle, balise pour nos pas, en même temps que pour ceux des catéchumènes en marche vers le baptême, de dimanche en dimanche.
Le mercredi des Cendres et le dimanche de la Tentation nous invitent à nous engager pleinement dans l'aventure du Carême : l'enjeu en est vital, car il s'agit de passer des cendres de notre condition mortelle à la gloire de la condition de fils dans le Fils vainqueur du tentateur.
Nous sommes ensuite saisis par la vie qui jaillit déjà, comme par avance, de la croix. Avec les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques, nous contemplons la lumière du Transfiguré (2e dimanche) et nous aspirons de tout notre être à l'eau vive jaillissant en vie éternelle (3e dimanche).
Mais le chemin se resserre vers le Golgotha : à mesure que le don de Dieu se révèle et se laisse contempler, le dessein de mort de ceux qui «ne l'ont pas accueilli» se referme comme un étau autour du Fils de l'homme. La guérison de l'aveugle-né (4e dimanche) accroît l'hostilité envers Jésus, et la résurrection de Lazare (5e dimanche), ultime étape avant la Pâque — et comme sa préfiguration — scelle sa condamnation définitive.
Mercredi des Cendres
« Convertissez-vous et croyez à l'Evangile »
Le signe de l’imposition des cendres marque la liturgie de ce jour. La signification de ce geste rejoint celle de la métanie (ce grand signe de croix plongeant jusqu’à toucher le sol) : nous ne sommes que poussière mais, par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre les portes de son Royaume. Lui qui a remporté la victoire, nous assiste dans notre combat «contre l’esprit du mal» (oraison du jour), pour que nous puissions vivre une «vie nouvelle». Le signe de la mort (les cendres proviennent des rameaux de l’année précédente) devient celui de la vie. C’est pourquoi, en bénissant les cendres, le célébrant dit : «Seigneur notre Dieu, toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion, dans ta bonté, exauce notre prière ; bénis les cendres dont nous serons marqués, nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre. En nous appliquant à observer le Carême, puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés et vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité». La liturgie de ce jour est comme un long signal — «Et c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel» (2 Co 5,20). Par la voix du prophète Joël, Dieu presse les hommes : «Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil !» (Jl 2,12), car «c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut», dit l’apôtre (2 Co 6,2). Le temps du Carême s’ouvre dans une sorte d’urgence : «Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre» (Jl 2,16). Urgence et gravité, car c’est l’heure du Seigneur : «Nous vous en supplions, au nom du Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu !» (2 Co 5,20). C’est l’heure de se tourner vers le Créateur dans l’oubli de tout le créé : «Regarde, Seigneur, j’oublie de manger mon pain, la cendre est ma nourriture, et mes larmes ma boisson» (antienne du psaume responsorial). Les lectures de la messe s’en font largement l’écho. C’est l’heure du grand repentir qui fait se «déchirer le cœur» (Joël 2,13). L’heure de s’engager de tout son être dans la conversion «car le Royaume des cieux est proche» (Mt 4,17 : verset d’acclamation de l’évangile) — l’évangile trace pour cela trois chemins : la prière, l’aumône et le jeûne, «dans le secret». Chemins de pénitence, mais plus encore de renaissance et de salut, comme le dit le psaume : «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange» (Psaume 50,14.17). En entrant dans le Carême, c’est donc tout autant au repentir et à la pénitence que nous sommes conviés, qu’à la joie et la confiance, comme le signifie l’antienne d’ouverture de la messe : «Seigneur, tu aimes tout ce qui existe et tu n’as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, tu les invites à la pénitence et tu leur pardonnes car tu es le Seigneur notre Dieu» (Sg 11,24-27).
Textes extraits du site des Fraternités Monastiques de Jérusalem : http://jerusalem.cef.fr
Textes de la Liturgie
Lecture du livre de Joël
(Jl 2, 12-18)
Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu. Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l'autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n'expose pas ceux qui t'appartiennent à l'insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu'on dise : 'Où donc est leur Dieu ?' » Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
Parole du Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu.
Psaume
(Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)
R/ Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.
Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
(2Co 5, 20-21; 6, 1-2)
Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu. Et puisque nous travaillons avec lui, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l'Écriture : Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.
Parole du Seigneur
Nous rendons grâce à Dieu
Evangile selon Saint Matthieu
(Mt 6,1-6.16-18)
Acclamation :Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Fais-nous revenir à toi, Seigneur, jamais plus nous n'irons loin de toi ; fais-nous revenir, et nous serons sauvés. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (Ps 79,8.19-20)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Prière
Seigneur notre Dieu, Toi qui aimes pardonner à ceux qui s'humilient et veulent réparer leurs torts, prête l'oreille à nos prières ; en ta Bonté, répands sur tes serviteurs qui vont recevoir les cendres la grâce de ta bénédiction : par leur fidélité à ce temps de pénitence, qu'ils parviennent avec une âme purifiée à la célébration de la Pâque de ton Fils. Lui qui vit et règne avec avec toi, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. (Oraison extraite de la Messe du Mercredi des Cendres)
Téléchargez le fichier de ces méditations (pdf) en cliquant ici
Exercice pour demander le pardon de ses péchés pendant la Sainte Messe
Exercice pour demander le pardon de ses péchés pendant la Sainte Messe
Avant la Messe
O Dieu tout-puissant qui, dans Votre Miséricorde infinie, daignez, par le Sacrement de Pénitence, nous remettre nos péchés et nous délivrer de la damnation éternelle, voulant satisfaire de plus en plus à Votre Souveraine Justice, j'ai recours au Trésor des Mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre Fils unique, et je puise dans cette Source intarissable de quoi suppléer a ma faiblesse et a mon impuissance. Je suis pauvre et misérable, et je n'ai rien à Vous offrir; mais Vous, Ô mon Dieu, qui êtes riche en Miséricorde, effacez jusqu'à la moindre trace de mes prévarications passées; arrachez de mon cœur toute affection, toute inclination qui pourrait Vous contrister, afin que je me rende digne des mérites infinis de l'Homme-Dieu qui va renouveler sur cet Autel le mystère de Sa Passion et de Sa Mort.
Au commencement de la Messe
O Mon Seigneur et mon Dieu, je reconnais et je confesse que mes iniquités me rendent indigne de paraître devant Vous et d'assister à ce redoutable Sacrifice. Mais, avec une entière confiance en Votre Infinie Miséricorde, je Vous supplie d'avoir pitié d'une âme que Vous avez créée à Votre image, de faire grâce a un coupable qui Vous invoque avec l'humilité d'un cœur contrit, de pardonner à un fils prodigue qui cherche à recouvrer l'amitié d'un Père plein de Bonté et d'indulgence. Entrant dans l'esprit et l'intention de l'Eglise, j'implore avec elle Votre Miséricorde, et j'unis mes prières à celles du Prêtre pour obtenir le pardon de mes péchés que j'espère par les mérites de Jésus-Christ, Votre Fils qui, comme une Victime agréable à Votre Cœur, va s'immoler sur l'autel.
Au Kyrié Eleison
Je demande, ô mon Dieu, par des gémissements et des soupirs réitérés, que Vous me fassiez Miséricorde; et quand je Vous dirais a tous les moments de ma vie: « Seigneur ayez pitié de moi », ce ne serait pas encore assez pour le nombre et pour l'énormité de mes péchés.
Au Gloria In Excelsis
Vous méritez, ô mon Dieu, une Gloire infinie, et elle ne peut Vous être dignement rendue que dans le Ciel. Qui sera assez pur pour Vous glorifier et Vous bénir? Vous êtes Lumière, et je suis ténèbres; Vous êtes la Vie, et je suis la mort. Les ténèbres loueront-elles la Lumière? La mort louera-t-elle la vie? Je ne suis que vanité, que misère, que pourriture; je suis conçu et né dans le péché. La louange ne convient pas dans la bouche d'un si misérable pécheur. Que ce soit Votre Puissance qui Vous loue; que Votre Sagesse Vous exalte à jamais. Agneau de Dieu, qui seul pouvez effacer mes péchés, ayez pitié de moi, et du Trône où Vous ôtes assis à la droite de Votre Père céleste, voyez ma profonde misère: car si Vous êtes seul, ô Jésus, infiniment Saint, infiniment Puissant, soyez encore infiniment Miséricordieux pour un pauvre Pécheur qui met en Vous toute sa confiance.
Aux Oraisons
O Dieu éternel, souverain Maître de toutes choses, les âmes des infidèles sont l'ouvrage de Vos Mains; Jésus, Votre Fils unique, a souffert pour leur Salut une mort ignominieuse et cruelle; ne permettez pas qu'Il soit plus longtemps l'objet de leurs blasphèmes. Laissez-Vous fléchir par les prières de l'Eglise, oubliez leur infidélité ; et faites qu'ils reconnaissent comme leur Dieu Celui que Vous nous avez envoyé pour être notre Vie, notre Salut et notre Résurrection, et auquel appartient toute Gloire durant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
A l'Epitre
O Seigneur, ne Vous levez pas dans Votre Juste Colère: ne punissez pas les violateurs de Votre Sainte Doctrine, ils sont Vos enfants, ils sont nos frères. Recevez les tendres prières que Votre Eglise ne cesse de Vous adresser pour eux, entendez ses soupirs, voyez les larmes amères qu'elle verse dans sa douleur sur les rebelles qui refusent de Vous reconnaître, avec Jésus-Christ, notre médiateur, que Vous avez envoyé. Aidez-moi, mon Dieu, à garder religieusement le précieux dépôt de la Vérité dans une conscience pure; car il m'importe peu de croire, si mes mœurs contrarient et scandalisent ma croyance, de captiver ma raison sous l'empire des mystères, si mon cœur séditieux secoue l'inviolable autorité de Vos Préceptes.
A l'Evangile
Que sert à un homme de gagner tout l'univers, s'il perd son âme? Que donnera-t-il en échange pour elle? Entrez par la porte étroite, parce que la porte de la perdition est large et le chemin qui y mène est spacieux, et il y en a beaucoup qui y entrent. Que la porte de la vie est petite! que la voie qui y mène est étroite, et qu'il y en a peu qui la trouvent! Tout arbre qui est bon produit de bons fruits; et tout arbre qui est mauvais produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre n'en peut produire de bons. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Je vous déclare que, si vous ne faites pénitence. Vous périrez tous. Il y aura plus de joie dans le Ciel pour un seul Pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence.
Au Credo
Nous voilà parvenus, ô mon Dieu, à ces temps déplorables où la Foi ne semble plus que le partage des simples, où la sainte parole est tournée en dérision. Hélas, chacun marche dans la voie de son conseil et s'applaudit d'une orgueilleuse singularité; l'esprit de système a corrompu la droiture primitive; la jeunesse effrénée corrompt ce qu'elle sait et blasphème ce qu'elle ignore. Il est bien vrai, Seigneur, que, si Vous reveniez sur la terre, Vous y trouveriez à peine une étincelle de Foi. Souvenez-Vous de Vos anciennes Miséricordes: ne permettez pas que ce reste de Foi se retire entièrement d'un Royaume où elle a fait tant de Saints. Rompez le voile qui Vous cache a l'incrédule, faites entendre Votre voix à son cœur, rallumez-y le flambeau d'une foi éteinte, de peur qu'il ne meure dans la nuit affreuse de son crime et de son incrédulité.
A l'Offertoire
Voici, ô mon Dieu, cette créature ingrate qui s'est révoltée contre Vous. Hélas, pénétré de douleur, j'ai en abomination et je déteste de tout mon cœur mes innombrables péchés; je Vous présente en paiement la même satisfaction que Jésus Vous fait sur l'Autel. O Père infiniment Saint, si mes crimes Vous irritent contre moi et me rendent un objet d'horreur et d'exécration à Vos yeux, détournez-les de dessus moi, mais regardez ce Fils unique, ce cher objet de Vos complaisances et de Votre Amour; regardez cet Agneau innocent qui va s'immoler pour effacer les péchés du monde; et, en vue de Ses Mérites, oubliez mes ingratitudes et mes perfidies: oubliez que j'ai mérité mille fois de porter éternellement tout le poids de Vos vengeances dans les Enfers. Souvenez-Vous seulement que j'ai le bonheur d'être un des membres du Corps Sacré de ce Fils adorable, membre indigne à la vérité, mais membre qui Lui est très cher et très étroitement uni; membre pour qui Il prie, pour qui Il est mort sur une Croix, et pour qui Il va encore vous offrir le Sacrifice non sanglant de Sa Chair Immaculée.
A la Préface
O Sainte Victime, qui allez descendre sur cet Autel pour la Gloire de Dieu et le Salut des hommes, c'est à Vous que s'adresse mon humble prière. Tirez-moi de l'abîme profond où je me suis jeté. C'est Vous qui effacez les péchés du monde; c'est à Vos pieds que les Pécheurs contrits retrouvent la Grâce et la Paix. Versez dans mon âme la douleur et l'amour de Sainte Madeleine, les larmes de Saint Pierre, la contrition des Saints Pénitents. Les pures Intelligences, qui composent Votre Cour Céleste, chantent avec transport la Gloire du Dieu trois fois Saint; je ne suis pas digne de mêler ma voix à leurs cantiques; mais je bénis Celui qui vient pour triompher du péché en me rétablissant dans l'innocence, Celui qui veut bien être encore mon Espérance, mon Refuge et mon Libérateur.
Au Sanctus
Louange, honneur et gloire à Vous, ô aimable Rédempteur des hommes, qui êtes entré dans Jérusalem plein de Douceur et de Bonté, et qui, au milieu des louanges que Vous donnait la foule accourue au-devant de Vous, avez versé des larmes sur la ruine de la ville, accordez-moi une entière connaissance de moi-même, afin que je reconnaisse mon indignité, que je m'humilie et me méprise très profondément. Faites, O mon Dieu, que je ne trouve jamais aucun plaisir dans les louanges et la faveur des hommes, mais que je m'adonne aux larmes intérieures de la pénitence et de l'amour; faites que je ressente les peines des autres comme les miennes, et que je pleure leurs péchés aussi amèrement que les miens.
Au Mémento des vivants
Au nom de la Passion et de la Mort de Votre Fils Bien-aimé, au nom de Son Cœur blessé par Amour pour nous, souvenez-Vous, ô Père très Clément, dans Votre Miséricorde, de tant de malheureux qui blasphèment Votre Saint Nom. Ne permettez pas que le Démon continue de ravir a votre tendresse des âmes qui Vous sont toujours chères, et pour lesquelles Jésus-Christ est mort sur la Croix. Excitez en elles une véritable contrition de leurs péchés, et faites en sorte qu'elles Vous dédommagent par leur fidélité des outrages dont elles ont affligé si longtemps Votre Divin Cœur.
A l'Elévation
O Sang Très Précieux, prix et rançon de l'Univers, Source de vie éternelle, qui abreuvez mon âme et la purifiez de toute souillure, je Vous adore profondément, et je voudrais, par la pureté et la ferveur de mes hommages, compenser les outrages que Vous recevez continuellement de la part de tant de sacrilèges blasphémateurs. Eh! Qui pourrait donc ne pas bénir ce Sang d'une valeur infinie? Qui pourrait ne pas se sentir tout brûlant d'amour pour Jésus-Christ qui l'a répandu jusqu'à la dernière goutte par Amour pour nous? O Jésus, qui nous avez donné ce Sang Divin pour racheter nos âmes et guérir nos plaies, convertissez tous les cœurs, afin que tous les cœurs puissent Vous louer, Vous bénir et Vous remercier pendant toute l'éternité. ( 300 jours d'indulgence ).
Après l'Elévation
Que n'ai-je en ce moment, ô mon Dieu, toute l'horreur du péché et toute la contrition qu'avait Jésus Votre Fils, lorsque, accablé sous le poids énorme de mes crimes, et prêt à les expier par de cruels tourments, Il fondait en larmes; et que, tout couvert d'une sueur de Sang, le Visage collé contre terre, Il faisait amende honorable pour moi à Votre Majesté offensée, implorant Votre Miséricorde avec de profonds soupirs et de tendres gémissements! Je la désire cette parfaite contrition, et je Vous la demande de tout mon cœur. Je désavoue tous mes crimes, je les déteste, je confesse que j'ai un tort infini de Vous avoir offensé, mon Père et mon Dieu, et de n'avoir payé Vos bienfaits que par des outrages. Il n'est rien, Seigneur, que je ne veuille faire et souffrir pour expier tant de fautes, et je m'estimerais heureux de mourir ici de douleur pour satisfaire à Votre Justice.
Au second Mémento
O Père Saint, Dieu de miséricorde, par les larmes, la sueur de Sang, les gémissements et les soupirs de Jésus; par les tourments et les douleurs qu'Il a endurés par amour pour nous, ayez pitié de tous les fidèles défunts, et surtout de ceux qui à cause du nombre ou de la gravité de leurs péchés, sont condamnés a des peines plus longues et plus rigoureuses, abrégez la durée et adoucissez la violence de leurs maux.
Au Pater
Vous voyez à vos pieds, Seigneur, un enfant prodigue, couvert de confusion, qui n'ose plus vous appeler Son Père. Je confesse que mes péchés ont déshonoré ce Saint Nom, et qu'ils me rendent indigne de Vos Bontés. Convertissez-moi sincèrement à vous, ô mon Dieu, convertissez les Pécheurs; ramenez dans Votre Eglise, ceux qui s'en sont séparés. Que Votre Volonté à laquelle j'ai eu si souvent la témérité de m'opposer s'accomplisse sur la terre comme dans le Ciel. Pardonnez-moi mes offenses, comme je pardonne toutes celles qui m'ont été faites; préservez-moi de la rechute dans le péché. Eloignez de moi toutes les tentations et les occasions dangereuses, et délivrez-moi du mal que je dois craindre uniquement.
A l'Agnus Dei
O Divin agneau, qui avez bien voulu vous charger des péchés du monde, ayez pitié de moi. Je suis accablé du poids et de l'énormité des miens: portez-les, ô mon Jésus, portez-les, puisqu'en les portant, vous les effacerez, et qu'en les effaçant, vous me donnerez Votre Paix et Votre Amour.
Au "Domine non sum dignus"
Hélas, Seigneur, il n'est que trop vrai que je ne mérite pas de Vous recevoir, je m'en suis rendu tout à fait indigne par mes péchés qui m'ont éloigné de Vous. Car, si la femme de Jérusalem courbée sous le poids de ses péchés, osait à peine coller ses lèvres sur Vos pieds sacrés, les arroser de ses larmes, les essuyer de ses cheveux, comment moi plus coupable, parce que j'ai plus abusé, oserais-je Vous demander une part à la plus douce de Vos faveurs? Ah! Seigneur, confus et pénitent. je demeurerai a Vos pieds, je les mouillerai de mes pleurs, non pour les laver, mais pour me laver moi-même; je me garderai bien de lever mes yeux jusqu'à ce que Vous m'ayez dit: « Mon enfant, prends confiance, tes péchés te sont remis », trop heureux, ô mon aimable Jésus, si, dans mon infortune, je Vous reçois d'esprit et de cœur,et si je m'unis à Vous par la Foi, par l'Espérance, par l'Amour.
Aux dernières Oraisons
O Seigneur Jésus, Bon Pasteur, qui avez donné Votre, Vie pour Vos brebis, qui ne voulez pas la mort du Pécheur, mais son retour à la grâce, exaucez la prière que je Vous adresse par le Cœur Immaculé de Marie, pour la conversion des infidèles, l'extirpation des schismes et des hérésies. Recherchez tant de brebis errantes, et faites sortir de leurs cœurs, des larmes de componction et d'amour qui éteignent le feu de leurs passions déréglées et leur obtiennent de jour en jour une plus grande miséricorde.
A la Bénédiction
O Seigneur Jésus, bénissez les justes, afin qu'ils se sanctifient encore; bénissez les pauvres Pécheurs, afin qu'ils se convertissent et ressuscitent à la Grâce; bénissez-nous tous, et que, délivrés de tout mal et fortifiés dans tout bien, nous méritions d'être bénis dans l'éternité, au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Au dernier Evangile
O Jésus, vraie Lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde, daignez, je Vous en supplie, par la vertu inestimable du Divin Sacrifice auquel je viens d'assister, dissiper les ténèbres de l'hérésie et de l'erreur. Faites que tous suivent la Lumière de la Vérité et se pressent d'entrer dans le sein de l'Eglise. O Bon Pasteur, qui avez donné Votre Vie pour vos ouailles, protégez Votre Troupeau, et défendez-le contre la force et les pièges de ceux qui viennent sous les dehors de brebis, et qui au dedans ne sont que des loups ravissants. Montrez que Vous êtes avec nous, Seigneur, parce que Vous avez dit: « Voilà que Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles ». Montrez que Votre Eglise est bâtie sur la pierre ferme, et que les portes de l'Enfer ne prévalent pas contre elle, mais que tous ceux qui la composent confessent Votre Nom et Vous servent dans une pleine et entière liberté.
Prière extraite de « L'Année Pieuse », du P. Ligny, Amiens, Typographie Alfred Garon, 1851

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici
Petit Office de l'Enfant Jésus
Petit Office de l'Enfant Jésus
Invitatoire
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Prélude
L'Enfant-Jésus
Venez a moi, je sais que vous portez dans l'exil du monde de lourds fardeaux, venez tous, je vous soulagerai. Je veux être l'hôte et le confident de vos âmes, pour adoucir vos tristesses et guérir toutes vos douleurs , pour entendre vos prières, vous donner la paix, vous bénir et vous consoler.
V. Seigneur, ouvrez mes lèvres,
R. Et ma bouche publiera Votre louange.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut!
Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le!
Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, le grand roi au-dessus de tous les dieux:
il tient en main les profondeurs de la terre, et les sommets des montagnes sont à lui;
à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole?
« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.
« Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit: « Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins.
Dans ma colère, j'en ai fait le serment: Jamais ils n'entreront dans mon repos ».
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Prions
Dieu tout-puissant et éternel, faites, nous Vous en conjurons, que, en cherchant à honorer Votre très Sainte Enfance, nous devenions participants des dons éternels que Vous nous avez promis, Vous qui vivez et régnez pour les siècles et les siècles. Amen.
Office des Lectures
L'Incarnation du Fils de Dieu
Le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. (Jean 4, 4 4.)
Je vous salue, Marie, comblée de grâces...
V. O Dieu, venez a mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
V. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
R. Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Psaume 88
J'ai fait alliance avec ceux que j'ai choisis : j'ai juré à mon serviteur David de lui préparer une race éternelle.
Je fonderai pour lui un trône qui durera à jamais.
Seigneur, vos merveilles sont annoncées dans les cieux, et vos promesses dans l'assemblée des Saints.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
V. Voici que vous concevrez et enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus.
R. Il sera grand.
Il m'invoquera et me dira : Vous êtes mon Père, vous êtes mon Dieu, vous êtes mon salut.
Je l'établirai mon premier-né, au-dessus de tous les rois de la terre.
Je lui conserverai à jamais ma miséricorde, et je serai fidèle à l'alliance que j'ai faite avec lui.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
V. Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut.
R. Dieu est en nous.
Un fleuve de joie a inondé la cité de Dieu; le Seigneur a sanctifié son tabernacle.
Le Seigneur est au milieu de la Cité sainte; elle ne sera point ébranlée, la protection de Dieu se lève sur elle avant l'aurore.
Le Dieu des armées est avec nous; le Dieu de Jacob est notre appui.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
V. Dieu est en vous... Vous êtes vraiment le Dieu caché,
R. O Dieu d'Israël, notre Sauveur.
La Parole de Dieu
Livre d'Isaïe 11 : 1-10
Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur: esprit de sagesse et de discernement,esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays. Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble,un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples,les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.
O Dieu, qui avez daigné choisir le sein virginal de Marie pour y faire Votre demeure, faites, nous Vous en supplions, que, étant assistés de la protection de cette très aimable Vierge, Votre Mère et la nôtre, nous puissions avec joie célébrer la mémoire des grâces que Votre Incarnation nous a méritées. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Laudes
Jésus est né et adoré par les Anges et par les bergers
Elle enfanta son Fils premier-né, et l'ayant enveloppé de langes, elle le coucha dans une crèche.
Et le Seigneur dit : « Que tous les Anges de Dieu l'adorent ». (Hebreux 1, 6.)
Et les Bergers avertis par les Anges vinrent eux mêmes en toute hâte. (Luc. 2, 16.)
Je vous salue, Marie...
V. Dieu, venez, a mon aide.
R. Seigneur, bâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Psaume 97
Chantez au Seigneur un nouveau cantique, car il a opéré des merveilles.
C'est sa droite, c'est son bras divin qui a opéré le salut.
Le Seigneur a fait connaître le salut qu'il avait promis : i! a révélé sa justice devant les nations.
Il s'est souvenu de sa miséricorde et des inviolables promesses qu'il a faites à Israël.
Toutes les contrées de la terre ont vu le saint qui vient de notre Dieu.
Que toute la terre le célèbre avec allégresse; chantez, peuples, réjouissez-vous, soyez dans la jubilation.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Un petit Enfant nous est né, un Fils nous a été donné. Il sera appelé l'Admirable, le Prince de la paix.
Psaumes 96, 148, 99
Une nuée est autour de lui et l'obscurité l'environne.
Adorez-le, vous tous qui êtes ses Anges.
Louez-le, ô vous qui habitez les cieux, louez-le, et que vos louanges soient entendues dans les hauteurs de Dieu.
Louez-le, saintes Intelligences, ô Trônes, ô Dominations, louez-le.
Peuples de la terre, célébrez aussi le Seigneur, servez-le dans des transports de joie.
Paraissez en sa présence dans l'émotion d'une vive allégresse.
Sachez que le Seigneur est le seul Dieu ; c'est lui qui nous a créés.
Nous sommes son peuple, il nous nourrit comme ses brebis.
Entrez dans sa maison, en chantant des hymnes.
Louez son nom, car il est plein de douceur.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Cantique de Zacharie
Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.
+ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
comme il l'avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l'ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu'il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,
serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu, quand nous visite l'astre d'en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.
Prions
Faites, nous vous en conjurons, Seigneur, que la nouvelle naissance, selon la chair de votre Fils unique, nous délivre de l'ancienne servitude qui retenait nos âmes captives sous le joug du péché; par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit -il.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Prime
Jésus est circoncis
Le huitième jour, auquel l'Enfant devait être Circoncis, étant arrivé, il fut nommé Jésus. (Luc. 2, 21.)
Je vous salue, Marie...
V. O Dieu, venez à mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir. Gloire au Père...
Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.
Psaume 43
Vous êtes mon Roi et mon Dieu; c'est vous qui ordonnez le salut de Jacob.
C'est par vous seul que nous pourrons abattre nos ennemis, c'est en votre Nom que nous pourrons fouler aux pieds ceux qui s'élèvent contre nous.
Tous les jours nous nous glorifierons dans notre Dieu, et nous célébrerons son Nom dans tous les siècles.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.
La Parole de Dieu
Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (8 : 3-4)
Quand Dieu a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine de pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a détruit le péché dans l'homme charnel. Il voulait ainsi que les exigences de la Loi se réalisent en nous, qui ne vivons pas sous l'emprise de la chair mais de l'Esprit.
O Dieu, qui avez fait de votre Fils unique le Sauveur du genre humain, et qui avez voulu que, en cette qualité, il fût appelé Jésus, faites que, après avoir honoré par le dégagement des sens sa Circoncision et son saint Nom sur la terre, nous méritions de le voir face à face dans le ciel; par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Tierce
L'enfant Jésus adoré par les Mages
Où est le Roi des Juifs nouvellement né? Nous avons vu son Etoile en Orient. (Matthieu 11,8.)
Je vous salue, Marie, etc.
V. O Dieu, venez à mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père...
Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?
Psaume 74
Les rois de la mer et les lies éloignées lui présenteront des offrandes : les rois d'Arabie et de Saba lui apporteront des présents.
Tous les rois de la terre l'adoreront, toutes les nations lui seront soumises.
Il vivra, et on lui donnera de l'or de l'Arabie, et on l'adorera pour lui-même: et les jours seront employés à le bénir.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?
La Parole de Dieu
Livre de l'Apocalypse 15 : 4
Qui ne te craindrait, Seigneur ? A ton nom qui ne rendrait gloire ? Seul tu es saint ! Toutes les nations viendront se prosterner devant toi, car voici manifestés tes jugements !
Prions
O Dieu, qui illuminez toutes les nations, donnez, aux peuples qui croient en Vous la jouissance perpétuelle de la paix, et répandez dans nos cœurs cette brillante lumière que Votre Fils a versée dans l'âme des Saints Rois Mages. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Sexte
L'Enfant-Jésus est présenté au Temple
Ils le portèrent à Jérusalem, selon la loi de Moïse, pour le présenter au temple. (Luc 2, 22).
Je vous salue, Marie, etc.
V. O Dieu, venez à mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père.
Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.
Psaume 39
Vous n'avez pas voulu de sacrifices ni d'offrandes; mais vous m'avez formé un corps.
Vous n'avez pas demandé d'holocauste pour le péché, et j'ai dit alors : Voici que je viens.
Il est écrit de moi, dans tout le livre, que je ferai votre volonté; oui, mon Dieu, je l'ai voulu et j'ai placé votre loi au milieu de mon cœur.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.
La Parole de Dieu
Lettre aux Hébreux 10 : 5-7
En entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume :Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes,mais tu m'as fait un corps. Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché; alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu,je suis venu pour faire ta volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture.
Prions
Dieu puissant et éternel, nous adressons nos humbles prières à Votre Auguste Majesté; afin que de même que Votre Fils nous a été présenté revêtu de notre chair mortelle, ainsi nous puissions nous mêmes Vous être présentés avec des cœurs qui participent à sa pureté. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
None
L'enfant Jésus s'enfuit en Egypte
Levez-vous, prenez l'Enfant et sa Mère et fuyez en Egypte, car Hérode cherchera l'Enfant pour le faire mourir. (Matthieu 2, 4 3).
Je vous salue, Marie...
V. O Dieu, venez a mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père.
Psaume 2
Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.
Pourquoi les nations ont-elles frémi de courroux? Pourquoi les peuples ont-ils formé de vains complots?Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et son Christ.
Brisons, ont-ils dit, le joug du Seigneur et de son Christ, rejetons-les loin de nous.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.
La Parole de Dieu
Livre d'Isaïe 4 : 2-3
En ce jour-là,le Germe que fera pousser le Seigneur sera l'honneur et la gloire des rescapés d'Israël, le Fruit de la terre sera leur fierté et leur couronne. Alors, ceux qui seront restés dans Sion,les survivants de Jérusalem,seront appelés saints :tous seront inscrits dans Jérusalem, et ils vivront.
Prions
Seigneur Jésus, qui avez mieux aimé conserver Votre vie par une fuite humiliante pour un Dieu que par les miracles de Votre puissance, faites que, marchant sur vos traces, nous ne concevions point de pensées orgueilleuses; mais que, fermement attachés à Votre esprit d'humilité, nous vivions de Votre vie, et méritions d'entrer avec Vous dans les tabernacles éternels. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Vêpres
L'enfant Jésus sort d'Egypte et Revient dans la maison de Nazareth
N'est-ce pas là le Fils du charpentier? Sa Mère ne se nomme-t-elle pas Marie? (Matthieu 13, 55).
Je vous salue, Marie...
V. O Dieu, venez à mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père.
Psaume 67
Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.
Vous avez transporté votre vigne de la terre d'Egypte.
Son ombrage a couvert les montagnes, et ses branches ont passé la hauteur des cèdres.
Seigneur, lorsque vous marchiez vous-même devant votre peuple au milieu des sables du désert,
La terre s'est émue, les cieux répandirent leurs influences à la voix du Dieu du Sinaï, à l'aspect du Dieu de Jacob.
O Dieu, votre peuple a vu votre marche; il a vu la marche de mon Dieu, de mon Roi, qui habite dans le Saint des saints.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.
Psaume 113
Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.
Lorsque Israël sortit de l'Egypte, et Jacob du milieu d'un peuple barbare,
La Judée devint le sanctuaire de Dieu, et Israël fut le peuple de sa puissance.
La terre s'est émue devant la face du Seigneur, à l'aspect du Dieu de Jacob.
Gloire au Père, etc.
Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.
La Parole de Dieu
Livre de Jérémie 31 : 7-8
Poussez des cris de joie pour Jacob,acclamez la première des nations !Faites résonner vos louanges et criez tous :« Seigneur, sauve ton peuple,le reste d'Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du Nord,et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux,la femme enceinte et la jeune accouchée; c'est une grande assemblée qui revient. Ils étaient partis dans les larmes,dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur.
Cantique de Marie
Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.
Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent;
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.
O Dieu qui, pour faire accomplir à Votre Fils les antiques prophéties, l'avez rappelé de la terre d'exil dans la patrie de Votre peuple; faites-nous la grâce de mépriser les chaînes dans lesquelles le monde cherche à nous retenir captifs, et d'entrer ainsi dans la liberté de vos vrais enfants. Faites aussi que ce Fils adorable, après avoir pris extérieurement sur Lui toutes nos faiblesses; nous change et nous réforme intérieurement par Son Divin Esprit pour le temps et l'éternité: ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Complies
L'Enfant Jésus, à l'âge de 12 ans, se montre le Temple au milieu des Docteurs
Quand il était âgé de douze ans, ils le conduisirent a Jérusalem, au temps de la fête... et il se sépara d'eux... et il fut retrouvé dans le temple... mais, retournant avec eux, et il leur était soumis, (Luc. 2. 42, 51.)
Je vous salue, Marie, etc.
V. O Dieu, notre Sauveur, convertissez-nous.
R. Et détournez de nous votre juste colère.
V. O Dieu, venez à mon aide.
R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.
Gloire au Père, etc.
Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.
Ecoutez nations, écoutez les paroles de ma bouche.
Ma bouche vous dira les paroles de la sagesse: et la méditation de mon cœur vous enseignera la prudence.
Je prêterai l'oreille à l'inspiration, et j'expliquerai ma pensée dans mes cantiques.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.
La Parole de Dieu
Livre de l'Apocalypse 22 : 4-5
Les serviteurs de Dieu lui rendront un culte ; ils verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n'existera plus, ils n'auront plus besoin de la lumière d'une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles.
Cantique de Syméon
Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.
Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.
Gloire au Père...
Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.
Prions
O Dieu qui avez rendu admirable la sainte Enfance de votre Fils par ses étonnantes questions et ses sages réponses au milieu des docteurs, versez, s'il vous plaît, en nous votre esprit de sagesse : et, puisque vous avez voulu que sur la terre il fût soumis à ses créatures, formez nos cœurs à l'humilité et à une filiale soumission envers Vous: par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.
V. Le Verbe s'est fait chair,
R. Il a habité parmi nous.
Téléchargez le texte du Petit Office de l'Enfant Jésus (pdf) en cliquant ici
Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus
Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus
Au milieu des épreuves que traverse notre Patrie, nous venons à Vous, ô Seigneur Jésus, Vous offrir nos hommages et nos supplications. Nous Vous adorons comme notre Dieu et nous Vous reconnaissons comme notre Souverain Maître et Seigneur, parce que Vous nous avez créés par Votre Toute Puissance et rachetés par Votre Précieux Sang. Nous Vous demandons pardon pour toutes les fautes par lesquelles nous avons offensés Votre Cœur Sacré. Nous consacrons à ce cœur qui a tant aimé les hommes nos personnes, nos familles, nos armées, notre Patrie. Nous Vous consacrons nos personnes: nos esprits pour qu'ils croient toutes les Vérités que Vous nous enseignez par Votre Eglise; nos cœurs, pour qu'ils Vous aiment toujours par dessus tout; nos volontés, pour qu'elles obéissent à tous Vos Commandements; nos fatigues et nos souffrances, notre sang même, afin que Vous en disposiez à Votre gré pour le triomphe de Votre juste cause et l'extension de Votre Règne en ce monde. Nous Vous consacrons nos familles: nous voulons Vous y faire régner en remplissant tous nos devoirs de fils, d'époux, de pères, et en élevant chrétiennement nos enfants. Nous Vous consacrons nos armées: inspirez les chefs, donnez aux soldats le courage dans les combats et la générosité dans le sacrifice; couvrez-nous tous de Votre protection et conduisez-nous à la victoire. Nous Vous consacrons, autant qu'il dépend de nous, notre Patrie et les Nations alliées: faites régner par elles la « justice qui élève les peuples », et accordez leur la victoire dans la lutte qu'elles soutiennent pour la défense du droit. Cœur adorable de notre Dieu, les Nations alliées Vous implorent! Bénissez-les, protégez-les! Sauvez-les!
Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Vous !
Montmartre, avril 1917
Imprimatur
+ Louis, Evêque de Poitiers
Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici
Samedi Saint
Semaine Sainte
Triduum Pascal
Samedi Saint
Le Roi dort
(Saint Épiphane de Salamine, IVe siècle)
« Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude,un grand silence parce que le Roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers. Il va chercher Adam, notre premier Père, la brebis perdue. Il veut visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort. Il va, pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Ève captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur fils (…) Le Christ, ayant saisi Adam par la main, lui dit : «Éveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts... Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Relève-toi d’entre les morts, Je suis la Vie des morts. Lève-toi, œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi, partons d’ici, car tu es en moi et je suis en toi. À cause de toi, moi ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi ton Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme, sans protection, libre parmi les morts. Pour toi qui es sorti du jardin, j’ai été livré dans le jardin et crucifié dans le jardin (...) Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi.Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi, partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous, et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du Paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, la salle des noces est préparée, le Royaume des cieux qui existait avant tous les siècles vous attend ».
Le Grand Samedi
Le « Grand Samedi », comme dit l’Orient, l’Église contemple d’abord le mystère de l’ensevelissement de son Seigneur, le mystère de sa mort, de son silence, de son repos. Comment pourrions-nous célébrer Pâques en sautant le Samedi Saint?
Dans le « catéchisme de notre cœur », a dit un grand théologien, le Samedi Saint ne semble pas occuper une très grande place. Le Jeudi Saint célèbre l’institution du sacrement de l’amour, le Vendredi Saint vénère la croix, la Nuit Pascale chante la résurrection, mais le Samedi Saint? Chaque dimanche pourtant, notre Credo confesse le mystère dont ce jour fait tout particulièrement mémoire: « Il est mort et a été enseveli; il est descendu aux enfers ». Oui, à chaque eucharistie « nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne! » (1 Corinthiens 11, 26).
Le Grand Samedi, comme dit l’Orient, l’Église contemple d’abord le mystère de l’ensevelissement de son Seigneur, le mystère de sa mort, de son silence, de son repos. Comment pourrions-nous célébrer Pâques en sautant le Samedi Saint? Jésus est vraiment mort. Il n’a pas fait semblant. Il n’a pas joué un jeu. Un jour, il a pris le chemin qui sera aussi le nôtre: il a quitté cette vie, ce monde, notre monde si concret, si digne d’amour; il est descendu dans l’abîme le plus profond de l’homme, de ce que la Bible appelle le shéol ou l’hadès: les ombres de la mort. Et l’Église ne craint pas de s’arrêter là un instant, de contempler avec crainte, mais aussi avec une silencieuse douceur, cette descente divine dans l’immense impuissance humaine: le Christ nous a précédés jusque dans la mort; il s’est laisser tomber entre les mains du Père et par là il a sanctifié tous les samedis saints de notre vie. Le silence de Dieu dans le repos de ce septième jour, en ce grand et saint sabbat, murmure déjà la nouvelle création du huitième jour. Et l’Église fait silence pour l’entendre.
Mais avec elle entendent tous ceux que la mort retenait captive, ceux qui, depuis le début de l’humanité, attendaient que s’ouvrît la porte du ciel. Car le Christ, descendant au shéol, va à leur mystérieuse rencontre, prenant Adam, et avec lui toute l’humanité, par la main, comme le montre si bien l’icône de la descente aux enfers, la véritable icône pascale de l’Orient: « Éveille-toi, ô toi qui dors! Relève-toi d’entre les morts! Christ t’illuminera ! » (Ep 5,14). Alors un premier pressentiment de Pâques traverse le silence de l’Église; après l’horreur du Golgotha, un premier frisson de joie ravive son attente: non, Dieu ne peut abandonner son âme au shéol, il ne peut laisser son fidèle voir la corruption (cf. Psaume 16,10). Il est descendu « pour tirer de la prison ceux qui habitent les ténèbres » (Is 42,7), « et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toute chose » (Ep 4,10).
C’est pourquoi le Samedi Saint n’est pas un jour de lamentation ni de deuil, mais le jour d’un silence aimant. Certes, baptisés en Christ, nous sommes ensevelis avec lui dans la mort (Rm 6,4) et, de cette mort, nous avons déjà un avant-goût, car nous mourons tout au long de notre vie... Mais notre espérance repose aujourd’hui dans le silence comme le Christ repose au tombeau, et avec Marie, avec les saintes femmes, nous nous asseyons près du tombeau pour entrer dans la tendresse et la douceur du repos de Dieu : de lui seul vient le salut.
Le Samedi Saint ne connaît ni célébration (ni adoration) eucharistique ni communion aux présanctifiés. Si l’Église se rassemble pour la Liturgie des Heures, elle n’a pourtant jamais voulu instituer une célébration particulière pour faire mémoire du Christ au tombeau. Son maître s’est vraiment endormi dans la mort, et elle accueille dans la foi et le silence toute la profondeur de ce mystère. Écartelés entre le désir de nous taire dans l’amour devant cet abaissement de Dieu et l’espérance paisible qui veut être partagée, nous nous rassemblons au plein midi de ce grand samedi pour l’Office de la Descente aux Enfers. Toute la liturgie traduit cet étonnement craintif de voir « l’Immortelle Vie descendre vers la mort » et cette certitude lumineuse que « l’enfer fut renversé par la splendeur de sa divinité » (Premier Tropaire); de voir le cœur de Marie transpercé par un glaive et de l’entendre sans hésitation confesser: « ...mais tu changeras mon deuil en la joie de ta résurrection » (Deuxième Tropaire). Les psaumes et les cantiques s’ouvrent à leur tour à ce double mystère: chantés (et c’est le seul jour dans l’année !) non pas en polyphonie, mais recto tono, sans antienne ni doxologie à la fin, ils expriment tous ce même ébranlement intérieur, pour se tourner tout de suite vers l’espérance et la certitude du salut: « Sauve-moi, car, dans la mort, nul souvenir de toi, le Seigneur accueillera ma prière » (Ps 6); « je descendis au pays dont les verrous m’enfermaient pour toujours, mais tu retires ma vie de la fosse, Seigneur, mon Dieu » (Jonas 2), « des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel! » (Ps 129).
Les lectures, elles aussi, nous gardent éveillés dans cette même attitude, exigeante, à la fois d’un infini respect et d’un grand silence (l’évangile nous montre le Christ enseveli et mis au tombeau), mais aussi d’une attente vivante et espérante (la première lettre de Pierre proclame le Christ prêchant la Bonne Nouvelle à ceux que la mort retenait captive). En réponse, le choral de l’attente de la résurrection, comme une première lueur de Pâques, acclame déjà dans l’espérance « Jésus vainqueur, amour plus fort que notre mort! », et Marie, que notre dernier chant rejoint auprès de son Fils endormi dans la paix, nous enseigne une dernière fois en ce Samedi Saint l’abandon au Père qui ouvre déjà les portes de la vie, pour relever le Fils d’entre les morts, pour prendre aussi auprès de lui tous ceux à qui le Christ a tendu la main: « Viens! Mon Père t’attend! La salle des Noces est prête. Le royaume des Cieux s’ouvre à toi! » (Pseudo-Épiphane, Homélie du Samedi Saint).
« Le mystère du Samedi Saint »
Méditation de Benoît XVI à l'occasion de la vénération du Saint Suaire de Turin
Chers amis, C'est pour moi un moment très attendu. En diverses autres occasions, je me suis trouvé face au Saint-Suaire, mais cette fois, je vis ce pèlerinage et cette halte avec une intensité particulière: sans doute parce que les années qui passent me rendent encore plus sensible au message de cet extraordinaire Icône; sans doute, et je dirais surtout, parce que je suis ici en tant que Successeur de Pierre, et que je porte dans mon cœur toute l'Eglise, et même toute l'humanité. Je rends grâce à Dieu pour le don de ce pèlerinage et également pour l'occasion de partager avec vous une brève méditation qui m'a été suggérée par le sous-titre de cette Ostension solennelle: « Le Mystère du Samedi Saint ».
On peut dire que le Saint-Suaire est l'Icône de ce mystère, l'Icône du Samedi Saint. En effet, il s'agit d'un linceul qui a enveloppé la dépouille d'un homme crucifié correspondant en tout point à ce que les Evangiles nous rapportent de Jésus, qui, crucifié vers midi, expira vers trois heures de l'après-midi. Le soir venu, comme c'était la Parascève, c'est-à-dire la veille du sabbat solennel de Pâques, Joseph d'Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu'il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha. Ayant obtenu l'autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la croix, l'enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46). C'est ce que rapporte l'Evangile de saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. A partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu'à l'aube du jour après le sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l'image de ce qu'était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification.
Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie: « Que se passe-t-il? Aujourd'hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort... Dieu s'est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers » (Homélie pour le Samedi Saint, PG 43, 439). Dans le Credo, nous professons que Jésus Christ « a été crucifié sous Ponce Pilate, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts ».
Chers frères et sœurs, à notre époque, en particulier après avoir traversé le siècle dernier, l'humanité est devenue particulièrement sensible au Mystère du Samedi Saint. Dieu caché fait partie de la spiritualité de l'homme contemporain, de façon existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s'est élargi toujours plus. Vers la fin du xix siècle, Nietzsche écrivait: "Dieu est mort! Et c'est nous qui l'avons tué!". Cette célèbre expression est, si nous regardons bien, prise presque à la lettre par la tradition chrétienne, nous la répétons souvent dans la Via Crucis, peut-être sans nous rendre pleinement compte de ce que nous disons. Après les deux guerres mondiales, les lager et les goulag, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint: l'obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s'interrogent sur la vie, et de façon particulière nous interpelle, nous croyants. Nous aussi nous avons affaire avec cette obscurité.
Et toutefois, la mort du Fils de Dieu, de Jésus de Nazareth a un aspect opposé, totalement positif, source de réconfort et d'espérance. Et cela me fait penser au fait que le Saint-Suaire se présente comme un document « photographique », doté d'un « positif » et d'un « négatif ». Et en effet, c'est précisément le cas: le mystère le plus obscur de la foi est dans le même temps le signe le plus lumineux d'une espérance qui ne connaît pas de limite. Le Samedi Saint est une « terre qui n'appartient à personne » entre la mort et la résurrection, mais dans cette « terre qui n'appartient à personne » est entré l'Un, l'Unique qui l'a traversée avec les signes de sa Passion pour l'homme: « Passio Christi. Passio hominis ». Et le Saint-Suaire nous parle exactement de ce moment, il témoigne précisément de l'intervalle unique et qu'on ne peut répéter dans l'histoire de l'humanité et de l'univers, dans lequel Dieu, dans Jésus Christ, a partagé non seulement notre mort, mais également le fait que nous demeurions dans la mort. La solidarité la plus radicale.
Dans ce « temps-au-delà-du temps », Jésus Christ « est descendu aux enfers ». Que signifie cette expression? Elle signifie que Dieu, s'étant fait homme, est arrivé au point d'entrer dans la solitude extrême et absolue de l'homme, où n'arrive aucun rayon d'amour, où règne l'abandon total sans aucune parole de réconfort: « les enfers ». Jésus Christ, demeurant dans la mort, a franchi la porte de cette ultime solitude pour nous guider également à la franchir avec Lui. Nous avons tous parfois ressenti une terrible sensation d'abandon, et ce qui nous fait le plus peur dans la mort, est précisément cela, comme des enfants, nous avons peur de rester seuls dans l'obscurité, et seule la présence d'une personne qui nous aime peut nous rassurer. Voilà, c'est précisément ce qui est arrivé le jour du Samedi Saint: dans le royaume de la mort a retenti la voix de Dieu. L'impensable a eu lieu: c'est-à-dire que l'Amour a pénétré « dans les enfers »: dans l'obscurité extrême de la solitude humaine la plus absolue également, nous pouvons écouter une voix qui nous appelle et trouver une main qui nous prend et nous conduit au dehors. L'être humain vit pour le fait qu'il est aimé et qu'il peut aimer; et si dans l'espace de la mort également, a pénétré l'amour, alors là aussi est arrivée la vie. A l'heure de la solitude extrême, nous ne serons jamais seuls: « Passio Christi. Passio hominis ».
Tel est le mystère du Samedi Saint! Précisément de là, de l'obscurité de la mort du Fils de Dieu est apparue la lumière d'une espérance nouvelle: la lumière de la Résurrection. Et bien, il me semble qu'en regardant ce saint linceul avec les yeux de la foi, on perçoit quelque chose de cette lumière. En effet, le Saint-Suaire a été immergé dans cette obscurité profonde, mais il est dans le même temps lumineux; et je pense que si des milliers et des milliers de personnes viennent le vénérer, sans compter celles qui le contemplent à travers les images, c'est parce qu'en lui, elles ne voient pas seulement l'obscurité, mais également la lumière; pas tant l'échec de la vie et de l'amour, mais plutôt la victoire, la victoire de la vie sur la mort, de l'amour sur la haine; elles voient bien la mort de Jésus, mais elles entrevoient sa Résurrection; au sein de la mort bat à présent la vie, car l'amour y habite. Tel est le pouvoir du Saint-Suaire: du visage de cet « Homme des douleurs », qui porte sur lui la passion de l'homme de tout temps et de tout lieu, nos passions, nos souffrances, nos difficultés, nos péchés également, « Passio Christi. Passio hominis », de ce visage émane une majesté solennelle, une grandeur paradoxale. Ce visage, ces mains et ces pieds, ce côté, tout ce corps parle, il est lui-même une parole que nous pouvons écouter dans le silence. Que nous dit le Saint-Suaire? Il parle avec le sang, et le sang est la vie! Le Saint-Suaire est une Icône écrite avec le sang; le sang d'un homme flagellé, couronné d'épines, crucifié et transpercé au côté droit. L'image imprimée sur le Saint-Suaire est celle d'un mort, mais le sang parle de sa vie. Chaque trace de sang parle d'amour et de vie. En particulier cette tâche abondante à proximité du flanc, faite de sang et d'eau ayant coulé avec abondance par une large blessure procurée par un coup de lance romaine, ce sang et cette eau parlent de vie. C'est comme une source qui murmure dans le silence, et nous, nous pouvons l'entendre, nous pouvons l'écouter, dans le silence du Samedi Saint.
Chers amis, rendons toujours gloire au Seigneur pour son amour fidèle et miséricordieux. En partant de ce lieu saint, portons dans les yeux l'image du Saint-Suaire, portons dans le cœur cette parole d'amour, et louons Dieu avec une vie pleine de foi, d'espérance et de Charité. Merci.
Prière pour le Samedi Saint
Notre Père
Notre Père qui êtes aux cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne vienne, que Votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour. Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à Vous sont le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen.
Psaume 42
Rendez-moi justice, ô mon Dieu, défendez ma cause contre un peuple sans foi; de l'homme qui ruse et trahit, libérez-moi. C'est Vous, Dieu, ma forteresse: pourquoi me rejeter? Pourquoi vais-je assombri, pressé par l'ennemi? Envoyez Votre Lumière et Votre Vérité: qu'elles guident mes pas et me conduisent à Votre Sainte Montagne, jusqu'en Votre Demeure. J'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu, vers Dieu qui est toute ma joie; je Vous rendrai grâce avec ma harpe, Dieu, mon Dieu! Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi? Espère en Dieu! De nouveau je rendrai grâce: il est mon sauveur et mon Dieu!
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Psaume 43
Dieu, nous avons entendu dire, et nos pères nous ont raconté, quelle action Vous accomplissez de leur temps, aux jours d'autrefois. Vous, par Votre main, Vous avez dépossédé les nations, et ils purent s'implanter; et Vous avez malmené des peuplades, et ils purent s'étendre. Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays, ni leur bras qui les rendait vainqueurs, mais votre droite et votre bras, et la lumière de Votre Face, car Vous les aimiez. Vous, Dieu, Vous êtes mon roi, Vous décidez des victoires de Jacob: avec Vous, nous battions nos ennemis; par Votre Nom, nous écrasions nos adversaires. Ce n'est pas sur mon arme que je compte, ni sur mon épée, pour la victoire. Vous nous avez donné de vaincre l'adversaire, Vous avez couvert notre ennemi de honte. Dieu était notre louange, tout le jour: sans cesse nous rendions grâce à Votre Nom. Maintenant, Vous nous humiliez, Vous nous rejettez, Vous ne sortez plus avec nos armées. Vous nous faites plier devant l'adversaire, et nos ennemis emportent le butin. Vous nous traitez en bétail de boucherie, Vous nous dispersez parmi les nations. Vous vendez votre peuple à vil prix, sans que Vous gagnez à ce marché. Vous nous exposez aux sarcasmes des voisins, aux rires, aux moqueries de l'entourage. Vous faites de nous la fable des nations; les étrangers haussent les épaules. Tout le jour, ma déchéance est devant moi, la honte couvre mon visage, sous les sarcasmes et les cris de blasphème, sous les yeux de l'ennemi qui se venge. Tout cela est venu sur nous sans que nous Vous ayons oublié: nous n'avions pas trahi Votre Alliance. Notre coeur ne s'était pas détourné et nos pieds n'avaient pas quitté Votre chemin quand Vous nous poussiez au milieu des chacals et nous couvrais de l'ombre de la mort. Si nous avions oublié le Nom de notre Dieu, tendu les mains vers un dieu étranger, Dieu ne l'eût-il pas découvert, lui qui connaît le fond des coeurs? C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt, qu'on nous traite en bétail d'abattoir. Réveillez-Vous! Pourquoi dormez-Vous, Seigneur? Levez-Vous! Ne nous rejetez pas pour toujours. Pourquoi détourner Votre Face, oublier notre malheur, notre misère? Oui, nous mordons la poussière, notre ventre colle à la terre. Debout! Venez à notre aide! Rachetez-nous, au nom de Votre Amour.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Psaume 62
Dieu, Vous êtes mon Dieu, je Vous cherche dès l'aube: mon âme a soif de Vous; après Vous languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. Je Vous ai contemplé au sanctuaire, j'ai vu Votre force et Votre gloire. Votre Amour vaut mieux que la vie: Vous serez la louange de mes lèvres! Toute ma vie je vais Vous bénir, lever les mains en invoquant Votre Nom. Comme par un festin je serai rassasié; la joie sur les lèvres, je dirai Votre louange. Dans la nuit, je me souviens de Vous et je reste des heures à Vous parler. Oui, Vous êtes venu à mon secours: je crie de joie à l'ombre de Vos ailes. Mon âme s'attache à Vous, Votre main droite me soutient. Mais ceux qui pourchassent mon âme, qu'ils descendent aux profondeurs de la terre, qu'on les passe au fil de l'épée, qu'ils deviennent la pâture des loups! Et le roi se réjouira de son Dieu. Qui jure par Lui en sera glorifié, tandis que l'homme de mensonge aura la bouche close!
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Prière du Samedi Saint
Ô Dieu d’amour, qui avez proclamé devant nous, pendant toute cette semaine, l’immensité de Votre Miséricorde, daignez agréer l’humble expression de notre imparfaite reconnaissance. Vous avez eu pitié de nous, et Vous nous avez envoyé Votre Fils unique, qui nous as aimé jusqu’à donner sa Vie pour nous: nous Vous en bénissons, et nous Vous en bénirons jusqu’à la fin de notre vie. Mais, Seigneur, venez en aide à notre grande faiblesse. Accordez-nous, au milieu des préoccupations qui nous absorbent et des passions qui nous assaillent, de mieux discerner la voix de notre tendre et compatissant Sauveur. Donnez-nous d’entrer joyeusement par la porte bénie que sa mort nous as ouverte, et de le suivre dans cette voie d’humilité et d’amour, d’obéissance et de sacrifice, où il a marché Lui-même.
Et que la vue de Votre Sépulcre, ô Jésus, nous émeuve et nous instruise. C’est pour nous, que Vous, la Lumière du monde, Vous avez consenti à passer par les ténèbres de la tombe. Quand il nous semblera que la méchanceté du monde est sur le point d’anéantir Votre Evangile, et que l’incrédulité va remplacer pour toujours la Foi ici-bas, rappellez-nous que ce triomphe n’est jamais que momentané, et que c’est à Vous qu’appartient la victoire définitive. Et, quand nous nous sentirons à notre tour enveloppés des ténèbres du tombeau, vivifiez notre espérance et redisez-nous qu’il n’y a plus de mort pour ceux qui vivent avec Vous et pour Vous. Amen.
Psaume 2
Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples? Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et Son Messie: « Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves! » Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision; puis il leur parle avec fureur, et sa colère les épouvante: « Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne ». Je proclame le décret du Seigneur! Il m'a dit: « Tu es mon fils; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière. Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier ». Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant. Qu'il s'irrite et vous êtes perdus: soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge!
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Psaume 148
Alléluia! Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le dans les hauteurs. Vous, tous ses anges, louez-le, louez-le, tous les univers. Louez-le, soleil et lune, louez-le, tous les astres de lumière; vous, cieux des cieux, louez-le, et les eaux des hauteurs des cieux. Qu'ils louent le nom du Seigneur: sur son ordre ils furent créés; c'est lui qui les posa pour toujours sous une loi qui ne passera pas. Louez le Seigneur depuis la terre, monstres marins, tous les abîmes; feu et grêle, neige et brouillard, vent d'ouragan qui accomplis sa parole ; les arbres des vergers, tous les cèdres; Les montagnes et toutes les collines, les bêtes sauvages et tous les troupeaux, le reptile et l'oiseau qui vole; les rois de la terre et tous les peuples, les princes et tous les juges de la terre; tous les jeunes gens et jeunes filles, les vieillards comme les enfants. Qu'ils louent le nom du Seigneur, le seul au-dessus de tout nom; sur le ciel et sur la terre, sa splendeur: il accroît la vigueur de son peuple. Louange de tous ses fidèles, des fils d'Israël, le peuple de ses proches ! Alléluia!
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Psaume 150
Alléluia! Louez Dieu dans son temple saint, louez-le au ciel de sa puissance; louez-le pour ses actions éclatantes, louez-le selon sa grandeur! Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare; louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour! Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes ! Et que tout être vivant chante louange au Seigneur ! Alléluia!
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.
Vendredi Saint
Semaine Sainte
Triduum Pascal
Vendredi Saint
Hymne
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
Chantons, ma langue, la couronne du glorieux combat; célèbre le noble triomphe dont la Croix est le trophée, et la victoire que le Rédempteur du monde remporta dans sa propre immolation.
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Le Créateur, compatissant au malheur que la séduction enfanta pour le premier homme notre père, précipité dans la mort pour avoir mangé d'un fruit funeste, daigna dès ce jour désigner le bois pour réparer le désastre causé par le bois.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
Tel fut le plan divin dressé pour notre salut, afin que la sagesse y déjouât la ruse de notre cauteleux ennemi, et que le remède nous arrivât par le moyen même qui avait servi pour nous faire la blessure.
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Lors donc que le temps marqué par le décret divin fut arrivé, celui par qui le monde a été créé fut envoyé du trône de son Père, et avant pris chair au sein d'une Vierge, il parut en ce monde.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
A sa naissance, on le couche dans une crèche; c'est de là qu'il fait entendre ses vagissements; la Vierge-Mère enveloppe de langes ses membres délicats; les mains et les pieds d'un Dieu sont captifs sous les bandelettes, comme ceux des autres enfants.
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Après avoir vécu six lustres, le temps de sa vie mortelle approche de son terme; c'est librement qu'il est descendu pour être notre Rédempteur ; et le jour est venu où cet Agneau est élevé sur l'arbre de la Croix, pour y être immolé.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
C'est là qu'on l'abreuve de fiel dans son agonie; là que les épines, les clous, la lance, déchirent son corps délicat; l'eau et le sang s'épanchent de sa plaie; la terre, la mer, les astres, le monde tout entier, reçoivent ce jet qui les purifie.
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Arbre auguste, laisse fléchir tes rameaux; soulage, en pliant, les membres tendus de l'Agneau; amollis cette dureté que la nature t'avait donnée, et sois un lit plus doux pour le corps du souverain Roi.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
Seule tu as été trouvée digne de porter entre tes bras la victime du monde; pour ce monde naufragé, tu as été l'arche qui le ramène au port, toi qui fus inondée du sang divin de l'Agneau.
O Croix, notre espérance, arbre le plus noble de tous; nulle forêt n'a produit ton pareil pour le feuillage, la fleur et le fruit.
Gloire éternelle à l'heureuse Trinité; honneur égal au Père, au Fils, au Paraclet; louange de la part de tous les êtres à celui qui réunit la Trinité à l'Unité. Amen.
Tu nous es cher, ô bois, et plus cher encore le doux fardeau suspendu à tes clous sacrés.
La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus s'en alla avec ses disciples au delà du torrent de Cédron. Or il y avait là un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas qui le trahissait connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y venait souvent avec ses disciples. Judas donc ayant pris une cohorte et des gens que les princes des prêtres et les pharisiens lui donnèrent, vint en ce lieu avec des lanternes, des torches et des armes. Jésus donc, sachant ce qui devait arriver, s'avança et leur dit: « Qui cherchez-vous? » Ils lui répondirent: Jésus de Nazareth. Jésus leur dit: « C'est moi ». Or Judas, qui le trahissait, était avec eux. Lors donc qu'il leur eut dit: « C'est moi, ils reculèrent de quelques pas et tombèrent à terre ». Il leur demanda de nouveau: « Qui cherchez-vous? » Ils dirent: « Jésus de Nazareth ». Jésus leur répondit: « Je vous ai dit que c'est moi; si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci ». Afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite: « De ceux que vous m'avez donnés, je n'en ai perdu aucun ». Alors Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, et frappa un serviteur du grand-prêtre, et lui coupa l'oreille droite; or ce serviteur avait nom Malchus. Mais Jésus dit à Pierre: « Remets ton épée dans le fourreau. Le calice que mon Père m'a donné, ne le boirai-je donc pas? »
Alors la cohorte et le tribun, et les satellites des Juifs, se saisirent de Jésus et le lièrent. Et ils l'emmenèrent d’abord chez Anne, parce qu'il était le beau-père de Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là. Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est expédient qu'un seul homme meure pour le peuple. Simon Pierre suivait Jésus, et aussi un autre disciple; or ce disciple étant connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre. Et comme Pierre se tenait à la porte au dehors, l'autre disciple, qui était connu du grand-prêtre, sortit et parla à la portière, et elle fit entrer Pierre. Cette servante commise à la porte dit donc à Pierre: « Es-tu aussi des disciples de cet homme? » Il répondit: « Je n'en suis point ». Les serviteurs et les gardes, rangés autour d'un brasier, se chauffaient; car il faisait froid. Et Pierre était aussi avec eux, debout et se chauffant.
Cependant le grand-prêtre interrogea Jésus touchant ses disciples et sa doctrine. Jésus lui répondit: « J'ai parlé publiquement au monde; j'ai toujours enseigné élans la synagogue et dans le temple, ou tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. Pourquoi m'interrogez-vous? Interrogez ceux qui m'ont entendu, sur ce que je leur ai dit; ceux là savent ce que j'ai dit ». Après qu'il eut dit cela, un des gardes là présent donna un soufflet à Jésus, disant: « Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre »: Jésus lui dit: « Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » Et Anne l'envoya chez Caïphe le grand-prêtre. Cependant Simon Pierre était debout et se chauffait. Quelques-uns donc lui dirent: « N'es-tu pas aussi de ses disciples? » Il le nia, et dit: « Je n'en suis point ». Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit: « Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin? » Pierre le nia de nouveau ; et aussitôt le coq chanta.
Ils amenèrent Jésus de chez Caïphe dans le prétoire. Or c'était le matin, et eux n'entrèrent point dans le prétoire, afin de ne se point souiller, et de pouvoir mander la Pâque. Pilate vint donc à eux dehors, et dit: « Quelle accusation portez-vous contre cet homme? » Ils répondirent: « Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne vous l'aurions point amené ». Pilate leur dit: « Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi ». Les Juifs lui dirent: « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort »; afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite touchant la mort dont il devait mourir. Pilate donc rentra dans le prétoire, et appela Jésus, et lui dit: « Etes-vous le Roi des Juifs? » Jésus répondit: « Dites-vous cela de vous-même, ou d'autres vous l’ont-ils dit de moi? » Pilate répondit: « Est-ce que je suis Juif? Votre nation et vos prêtres vous ont livré à moi. Qu'avez-vous fait? » Jésus répondit: « Mon royaume n'est pas de ce monde; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs combattraient pour que je ne fusse point livré aux Juifs: mais maintenant mon royaume n'est pas de ce monde ». Pilate lui dit: « Vous êtes donc Roi ? » Jésus répondit: « Vous le dites, je suis Roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité; quiconque est de la vérité, écoute ma voix ». Pilate lui dit: « Qu'est-ce que la vérité? » Et ayant dit cela, il sortit encore, et alla vers les Juifs, et leur dit: « Je ne trouve en lui aucun crime. La coutume est que je vous délivre un criminel à la fête de Pâque; voulez-vous que je vous délivre le Roi des Juifs? » Alors de nouveau tous s'écrièrent: « Pas celui-ci, mais Barabbas ». Or Barabbas était un voleur.
Alors donc Pilate prit Jésus et le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre. Et venant à lui, ils disaient: « Salut, Roi des Juifs! » Et ils lui donnaient des soufflets. Pilate sortit de nouveau, et leur dit: « Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime ». Jésus donc sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: « Voilà l'homme ». Les prêtres et les gardes l'ayant vu, crièrent: « Crucifiez-le, crucifiez-le ». Pilate leur dit: « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi je ne trouve point de crime en lui ». Les Juifs répondirent: « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu ». Ayant entendu cette parole, Pilate fut plus effrayé. Et entrant dans le prétoire, il dit à Jésus: « D'où êtes-vous? » Jésus ne lui lit pas de réponse. Pilate lui dit donc: « Vous ne me parlez point? Ignorez-vous que j'ai le pouvoir de vous crucifier et le pouvoir de vous délivrer? » Jésus lui répondit: « Vous n'auriez sur moi aucun pouvoir, s'il ne vous était donné d'en haut; et c'est pour cela que le péché de celui qui m'a livré à vous est d'autant plus grand ». Et depuis ce moment, Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient, disant: « Si vous le délivrez, vous n'êtes point ami de César; car quiconque se fait Roi, se déclare contre César ». Ayant entendu cette parole, Pilate fit amener Jésus dehors; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelé en grec Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha.
C’était le jour de la préparation de la Pâque. vers la sixième heure; et Pilate dit aux Juifs: « Voilà votre Roi ». Mais eux criaient: « Otez-le! ôtez-le! crucifiez-le! » Pilate leur dit: « Que je crucifie votre Roi? » Les princes des prêtres répondirent: « Nous n'avons de roi que César ». Alors il le leur livra pour être crucifié. Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Emportant sa croix, il vint au lieu nommé Calvaire, et en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate écrivit une inscription, et la fit mettre au haut de la croix. Voici ce qu'elle portait: « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ». Beaucoup de Juifs lurent cette inscription parce que le lieu où Jésus était crucifié était près de la ville, et qu'elle était écrite en hébreu, en grec, et en latin. Les pontifes des Juifs dirent donc à Pilate: « N'écrivez point: « Roi des Juifs »; mais bien qu'il a dit: « Je suis le Roi des Juifs ». Pilate répondit: « Ce qui est écrit, est écrit ». Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses habits dont ils firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique; et, comme elle était sans couture, d'un seul tissu d'en haut jusqu'en bas, ils se dirent entre eux: « Ne la divisons point, mais tirons au sort à qui elle sera », afin que s'accomplit ce que dit l'Ecriture: « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont jeté ma robe au sort ». Voilà ce que firent les soldats.
Debout près de la croix de Jésus, étaient sa mère et la sœur de sa mère, .Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. Jésus ayant m sa mère, et debout près d'elle, le disciple qu'il aimait, il dit à sa mère: « Femme, voilà votre fils », là ensuite il dit au disciple: « Voilà ta mère », là depuis cette heure, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus sachant que tout était accompli, afin qu'une parole de l'Ecriture s'accomplit encore, il dit: « J'ai soif ». Il y avait là un vase plein de vinaigre. Ils entourèrent d'hysope une éponge pleine de vinaigre, et la présentèrent à sa Bouche, là Jésus avant pris le vinaigre, dit: « Tout est consommé ». Et baissant la tête, il rendit l'esprit.
Or ce jour-là étant celui de la Préparation, afin que les corps ne demeurassent pas en croix durant le sabbat (car ce sabbat était un jour très solennel), les Juifs prièrent Pilate qu'on leur rompit les jambes, et qu'on les enlevât. Il vint donc des soldats qui rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Etant venus à Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes; mais un des soldats lui ouvrit le coté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau, là celui qui Se vit en rend. témoignage, et son témoignage est vrai, là il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ceci advint pour que cette parole de l'Ecriture tut accomplie: Vous ne briserez pas un seul de ses os. Et il est dit encore ailleurs dans l'Ecriture: « Ils verront celui qu'ils ont percé ».
Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs, pria Pilate de lui laisser enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et enleva le corps de Jésus. Nicomède, celui qui, autrefois, était venu trouver Jésus de nuit, vint aussi apportant une composition de myrrhe et d'aloès, environ cent livres. Or il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre tout neuf, où personne n'avait encore été mis. Là donc, à cause de la préparation du sabbat des Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils mirent Jésus.
Les Impropères
O mon peuple, que t'ai-je fait ?En quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi. Est-ce parce que je t'ai tiré de la terre d'Egypte que tu as dressé une croix pour ton Sauveur ?
Dieu saint. Saint et fort. Saint et immortel, ayez pitié de nous.
Est-ce parce que, durant quarante ans, j'ai été ton conducteur dans le désert, que je t'y ai nourri de la manne, que je t'ai ensuite introduit dans une terre excellente ; est-ce pour ces services que tu as préparé une croix à ton Sauveur ?
Dieu saint. Saint et fort. Saint et immortel, ayez pitié de nous.
Qu'ai-je dû faire pour toi, que je n'aie pas fait? Je t'ai plantée comme la plus belle de mes vignes, et tu n'as eu pour moi qu'une amertume extrême; car dans ma soif tu m'as donné du vinaigre à boire, et tu as percé de la lance le côté de ton Sauveur.
Dieu saint. Saint et fort. Saint et immortel, ayez pitié de nous.
Pour l'amour de toi, j'ai frappé l'Egypte avec ses premiers-nés; toi, tu m'as livré à la mort, après m'avoir flagellé.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai tiré de l'Egypte, et j'ai submergé Pharaon dans la mer Rouge: toi, tu m’as livré aux princes des prêtres.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai ouvert un passage dans la mer: toi, tu m'as ouvert le liane avec une lance.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
J'ai marché devant toi dans une colonne de nuée: toi. tu m'as meneau prétoire de Pilate.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai nourri de la manne dans le désert: j'ai reçu de toi des soufflets et des coups de fouet.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai abreuvé de l'eau salutaire sortie du rocher: dans ma soif, tu m'as présente du fiel et du vinaigre.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
A cause de toi j'ai exterminé les rois de Canaan: toi, tu m'as frappe à la tète avec un roseau.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai donné le sceptre de la royauté: toi, tu as mis sur ma tête une couronne d'épines.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Je t'ai élevé en déployant une haute puissance: toi, tu m'as attache au gibet de la croix.
O mon peuple, que t'ai-je fait? en quoi t'ai-je affligé? Réponds-moi.
Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte Résurrection;
Car c'est par la Croix que vous avez rempli de joie le monde entier.
Que Dieu ait pitié de nous et qu'il nous bénisse;
Qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage, et qu'il nous envoie sa miséricorde.






























































































