02 avril 2009

Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

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Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

Méditations extraite d'Un Appel à l'Amour


Le Mercredi-Saint 25 mars 1923, Jésus fit le Chemin de Croix avec Sœur Josefa...


Que cette méditation, guidée par Jésus lui-même, nous conduise tous à la pleine révélation de son Amour infini pour nous…

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Première station

Jésus est condamné à mort par Pilate


"Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur" Mt 11,29


Ecoutez prononcer ma sentence de mort. Voyez avec quel silence et quelle patience mon Cœur la reçoit. Vous qui voulez imiter ma conduite, apprenez à garder le silence et la sérénité devant ce qui vous mortifie et vous contrarie.

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Deuxième station

Jésus est chargé de Sa Croix


"Qui veut venir après moi, qu’il se renonce et porte sa croix chaque jour". Lc 9,23

Regardez la Croix chargée sur mes épaules. Son poids est grand mais combien plus mon amour pour les hommes ! Vous qui m’aimez, comparez vos souffrances avec l’amour que vous avez pour moi et ne laissez pas l’abattement éteindre la flamme de cet amour.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


"Voici l’Agneau. Voici celui qui ôte le péché du monde". Jn 1,29


Le poids de la croix me fait tomber à terre. Mais mon amour pour vous me relève et me rend un nouveau courage afin de poursuivre le chemin. Vous que j’appelle à partager ma croix, voyez si l’amour de vos frères vous donne une nouvelle vigueur pour avancer sur le chemin du don total ou si l’amour excessif de vous-même vous abat sous le poids de la croix.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Sainte Mère


"Vous êtes maintenant dans l’affliction, mais votre affliction se changera en joie, comme celle de la femme qui enfante." Jn 16, 20-21

Ici, je rencontre ma Mère très Sainte et très aimée. Contemplez le martyre de ces deux Cœurs... Mais la douleur les unit. Elle les fortifie et l’amour triomphe. Vous qui cheminez par le même sentier et qui m’aimez, que l’union dans la douleur vous soutienne et vous fasse embrasser généreusement les épines du chemin.

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


"Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait." Mt 25,40

Voyez comment cet homme accepte pour un faible gain cette charge pénible et cruelle. Contemplez aussi mon corps qui perd ses forces. Si le courage vous manque en face de l’effort que vous devez soutenir en face de votre nature, comprenez bien que ce n’est pour pour une jouissance terrestre que vous vous êtes engagés à porter ma croix, mais pour acquérir la Vie éternelle et procurer le même bonheur à beaucoup d’autres.

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Sixième station

Véronique essuie la Face de Jésus


"Il était défiguré. Son aspect n’était plus celui d’un homme." Is 52,14

Voyez avec quel amour cette femme vient essuyer mon visage sans aucun respect humain. Ne permettez pas que la crainte de perdre l’estime des hommes vous empêche aujourd’hui d’essuyer, par des actes généreux, les blessures de mon visage. Regardez le sang qui l’inonde.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau et je vous soulagerai".Mt 11,28

La croix épuise mes forces, le chemin est long et pénible. Personne ne s’approche de moi pour me soutenir et mon angoisse est telle que je tombe pour la seconde fois. Ne vous découragez pas, vous qui cheminez à ma suite si votre vie est sans consolation, pleine de sècheresse et d’aridité, abandonné de tout appui spirituel. Ranimez votre courage en me contemplant sur le chemin du calvaire. C’est la seconde fois que je tombe... Mais je me relève et poursuis ma route jusqu’à la fin.

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Huitième station

Jésus console les femmes de Jérusalem


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-mêmes...Car si l’on traite ainsi le bois vert, que fera-t-on du bois sec ?"Lc 23, 28-31

Les femmes de Jérusalem pleurent en me voyant dans un tel état d’agonie. Le monde pleure devant la souffrance. Vous qui me suivez sur la voie étroite, sachez que ceux qui vous méprisent vous verront dans les verts pâturages. Ceux qui font le mal marcheront sur le feu qu’ils auront eux-mêmes préparé.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois

"Ayez entre vous les sentiments dont était animé le Christ Jésus... Il s’est anéanti en prenant la condition d’esclave." Ph 2, 5-7

Contemplez-moi approchant du calvaire et tombant pour la troisième fois...Ici, je fortifierai ceux qui sont sur le point de tomber dans la mort éternelle. Le sang des blessures que me causa cette troisième chute les purifiera. Il leur obtiendra de se relever une dernière fois, afin d’arriver à la vraie Vie. Vous qui désirez me ressembler, ne refusez jamais un acte coûteux, dût-il vous faire une nouvelle blessure. Qu’importe !... Votre offrande donnera la vie à d’autres.

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Dixième station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements


"Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ". Rom 13,14

Voyez avec quelle cruauté on me dépouille de mes vêtements. Contemplez dans quel silence et dans quel abandon je demeure ! Laissez-vous dépouiller de vos biens, de votre volonté propre, de tout ce que vous possédez... En échange, je vous revêtirai de pureté et je vous couvrirai des trésors de mon Cœur !

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Onzième station

Jésus est mis en Croix

"Il a été transpercé à cause de nos péchés. Par ses meurtrissures, nous sommes guéris." Is 53,5

Me voici au sommet du calvaire où je vais me livrer à la mort. On m’étend, on me cloue sur la croix. Je n’ai plus rien... Pas même la liberté de mouvoir une main... un pied...Mais ce ne sont pas les clous qui me retiennent : c’est l’Amour ! Aussi ne sort-il de mes lèvres ni une plainte, ni un soupir. Si vous êtes cloués sur la croix, ne vous plaignez pas, ne murmurez pas quand les clous vous déchirent. Venez et baisez mes plaies : là vous trouverez la force.

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Douzième station

Jésus meurt en Croix

"Et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi." Jn 12,32

La croix est ma compagne sur le chemin du calvaire et c’est sur la croix que je rends mon dernier soupir. Vous qui avez eu la croix comme compagne inséparable de votre vie, soyez sûrs qu’elle sera la porte par où vous entrerez dans la Vie. Embrassez-la avec amour et aimez-la comme le plus grand de vos trésors.

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Treizième station

Jésus est détaché de la Croix


"Ne fallait-il pas que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire ?" Lc 24-26

Considérez avec quelle charité cet homme juste descend mon Corps de la croix. Il le remet entre les bras de ma Mère. Elle l’adore, le baise, laisse tomber ses larmes sur mon visage et sur tous mes membres. Puis elle le livre à ceux qui vont l’embaumer et le déposer dans le sépulcre. Avec Marie, venez et contemplez mon Corps meurtri. Adorez ses plaies. Dites une parole de compassion à ma Mère chérie qui est la vôtre.

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Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau


"Mon coeur est dans la joie, mon corps repose en sécurité. Tu ne permettras pas que celui qui t’aime voie la corruption." Ps 16, 9-10

Voyez avec quelle délicatesse on me dépose dans le sépulcre. Il est neuf et net de la plus légère souillure. Cherchez toutes les délicatesses que vous suggèrera l’amour. Que votre cœur soit pur et prêt à m’ensevelir dans votre amour tendre, fort, constant et généreux.

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Sœur Josefa Menéndez

1890-1923


Josefa Menéndez voit le jour à Madrid le 4 février 1890, au sein d'une famille chrétienne, et vit une enfance heureuse, entourée de trois sœurs plus jeunes qu'elle. Le R.P. Rubio, grand zélateur de la dévotion au Sacré-Cœur, reçoit ses premières confidences, et, frappé de ses aptitudes surnaturelles, l'initie à la vie intérieure. En février 1901, elle est admise chez les Réparatrices, pour y préparer sa première communion, qui a lieu le 19 mars suivant. Elle y fait le vœu d'être toute à Dieu. Après avoir étudié durant deux ans à l'Institut pour le développement des Arts de Madrid, où elle apprend la couture et la confection, elle est placée avec ses sœurs à l'école des Religieuses du Sacré-Cœur. En 1907 meurt à l'âge de douze ans l'une de ses jeunes sœurs, Carmen. Quelques jours après, sa grand mère maternelle meurt à son tour, et la même année, ses parents tombent gravement malades. Josefa expérimente la souffrance et les privations. Elle subvient aux besoins de sa famille en travaillant comme couturière, rythmant ses journées par une pratique religieuse intense. Son père meurt en 1910, et sa sœur part l'année suivante pour le Noviciat de Chamartin, à Madrid. En février 1912, le R.P. Rubio guide Josefa vers les Réparatrices, où elle reste six mois. Mais sa mère la rappelant à la maison, elle obéit et se remet à la tâche. En 1917, elle demande son admission au Sacré-Cœur, où elle est acceptée, et obtient le consentement de sa mère. Mais devant le chagrin de celle-ci, Josefa recule, et abandonne son projet. Deux ans plus tard, elle renouvelle sa demande, mais cette fois elle essuie un refus. Elle supplie Jésus de la faire accepter au sein de la Société du Sacré-Cœur. Le 19 novembre, un courrier de Poitiers annonce que l'on y recherche de nouvelles vocations, pour le Noviciat qui vient d'y être fondé. Josefa s'offre à partir, avec le consentement de sa mère. Le 4 février 1920, elle quitte l'Espagne pour la France. "Ce n'est pas pour ce que tu es que je t'ai choisie, mais pour ce que tu n'es pas. J'ai trouvé ainsi où placer ma Puissance et mon Amour" lui dira le Christ. Elle arrive aux Feuillants, premier Noviciat de la Société du Sacré-Cœur fondée en 1800 par Madeleine Sophie Barat (1779-1865). Elle y expérimente douloureusement les assauts diaboliques, à plusieurs reprises, mais aussi les grâces du Cœur divin. A partir du mois de juin, elle est favorisée de visions et de locutions intérieures, qui deviennent quasi quotidiennes jusqu'en 1923. Le 16 juillet 1920, elle prend l'habit. "Et maintenant, Je vais commencer mon Œuvre" lui dit Jésus. Et comme elle lui demandera un jour "Seigneur, je ne comprends pas ce que c'est que cette Œuvre dont Vous me parlez toujours ? – Elle est d'Amour ! lui répondra Jésus. Je veux Me servir de toi pour faire connaître encore plus la Miséricorde et l'Amour de mon Cœur… Les paroles et les désirs que Je transmets par ton moyen, exciteront le zèle de beaucoup d'âmes et empêcheront la perte de beaucoup d'autres, et on connaîtra toujours davantage, que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable." Elle devient ainsi une intermédiaire entre le Cœur de Jésus et les hommes, notant par obéissance la teneur de tous ses entretiens avec le Christ, témoin de son amour infini, mais aussi de ses douleurs et de sa Passion – dont il l'entretient au Carême 1923, et dont elle aura à souffrir les tourments - , de sa soif des âmes et de l'amour qu'il porte à chacune d'elles, témoin aussi de la haine de Satan, dont elle aura encore à subir les assauts. Le Seigneur lui redira à de nombreuses reprises la nécessité de la souffrance, sa valeur réparatrice, et son rôle rédempteur pour les âmes. En 1923, par deux fois, elle quittera les Feuillants : d'avril à juin pour le monastère de Marmoutier, près de Tours, et en octobre pour Rome, où elle se rend avec sa Supérieure. De retour à Poitiers, elle y meurt après d'intenses souffrances, le 29 décembre de cette année 1923. Ses cahiers ont été rassemblés, et de larges extraits ont été publiés pour la première fois en 1938, sous le titre Un appel à l'Amour. Le cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII, dans une Lettre-Préface, en recommande chaudement la lecture. Une seconde édition, beaucoup plus complète, a vu le jour en 1944, et n'a cessé d'être rééditée depuis.


« - J'irai ainsi consumant ta petitesse et ta misère. J'agirai en toi, Je parlerai par toi, Je Me ferai connaître par toi. Que d'âmes trouveront la vie dans mes Paroles ! Combien reprendront courage en comprenant le fruit de leurs efforts ! Un petit acte de générosité, de patience, de pauvreté… peut devenir un trésor et gagner à mon Cœur un grand nombre d'âmes… Toi, Josefa, tu disparaîtras bientôt, mais mes Paroles demeureront. » (7 août 1922)

« - Mon Cœur n'est pas seulement un Abîme d'Amour : Il est encore un Abîme de Miséricorde. Et connaissant toutes les misères humaines dont les âmes les plus aimées ne sont pas exemptes, J'ai voulu que leurs actions, si petites soient-elles, puissent se revêtir, par Moi, d'une valeur infinie pour le bien de celles qui ont besoin de secours et pour le salut des pécheurs.


« Toutes ne peuvent prêcher, ni évangéliser au loin les peuples sauvages, mais toutes, oui toutes, peuvent faire connaître et aimer mon Cœur… toutes peuvent s'aider mutuellement à accroître le nombre des élus en empêchant la perte éternelle de beaucoup d'âmes… et cela, par un effet de mon Amour et de la Miséricorde.


« Je dirai à mes Ames comment mon Cœur va plus loin encore : non seulement Il se sert de leur vie ordinaire et de leurs moindres actions, mais Il veut utiliser aussi, pour le bien des âmes, leurs misères... leurs faiblesses… leurs chutes mêmes.


« Oui, l'Amour transforme et divinise tout, et la Miséricorde pardonne tout ! » (5 décembre 1922)


« - Je suis l'Amour ! Mon Coeur ne peut plus contenir la Flamme qui Le dévore.


« J'aime à tel point les âmes, que J'ai donné ma vie pour elles.


« Pour leur amour, J'ai voulu rester emprisonné dans le tabernacle. Depuis vingt siècles, Je demeure là, nuit et jour, voilé sous les espèces du pain et caché dans l'Hostie, supportant, par amour, l'oubli, la solitude, les mépris, les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges ....


« Pour l'amour des âmes, J'ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu'elles auront besoin de recouvrer la grâce. Là, Je les attends... là, Je désire qu'elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l'eau, mais dans mon propre Sang. « Au cours des siècles, J'ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd'hui le moyen dont se servent, pour toucher les coeurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne.


« Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l'amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n'est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu'elles croient en ma Miséricorde, qu'elles attendent tout de ma Bonté, qu'elles ne doutent jamais de mon Pardon.


« Je suis Dieu, mais Dieu d'Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s'incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie.


« J'aime les âmes après qu'elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon .... Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché !


« Je ne Me lasse pas des âmes et mon Coeur attend sans cesse qu'elles viennent se réfugier en Lui, et cela d'autant plus, qu'elles sont plus misérables ! Un père n'a-t-il pas plus de soin de l'enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont-elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse.


« Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J'enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu'Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Ames choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu'elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu'elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d'attendre tout de mon Coeur. » (11 juin 1923)

« - Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu'aux extrémités du monde, mais d'une manière spéciale, sur cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, Je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l'Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix, Je régnerai ! Pour effacer son ingratitude, Je répandrai un torrent de Miséricorde. Pour réparer ses offenses, Je prendrai des victimes qui obtiendront le pardon.... Oui, il y a dans le monde beaucoup d'âmes qui désirent Me plaire.... Il y a encore des âmes généreuses qui Me donneront tout ce qu'elles ont, afin que Je Me serve d'elles selon mes Désirs et ma Volonté. Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d'Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d'Amour ! » (12 juin 1923)


« - Aide-Moi, Josefa, aide-Moi à découvrir mon Cœur aux hommes ! Voici que Je viens leur dire qu'en vain cherchent-ils le bonheur en dehors de Moi, ils ne le trouveront pas… Souffre et aime, car nous avons à conquérir des âmes ! » (13 juin 1923)


Texte extrait de « Rayonnement du Cœur Miséricordieux de Jésus » N° 6 –d'Avril 2003


Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa


O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde. O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

Imprimatur: Monpellier, 1er November 1938, + Gabriel, Evêque de Monpellier.

Pour approfondir

Site officiel des Oeuvres du Sacré Coeur

www.oeuvre-du-sacre-coeur.be

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici


30 mars 2009

Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

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Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

Prologue


Combien elle fut difficile à Jésus, sa vie sur la terre ! Ce ne fut pas le seul Jardin des Oliviers, le Calvaire et la souffrance de quelques heures: Toute sa vie fut un Jardin des Oliviers et un Calvaire. Il grandissait en âge et en sagesse, et avec Lui et en Lui la Croix aussi grandissait; Il ne s’en sépara un seul instant: En elle Il grandissait et en elle Il souffrait, Mais toujours souriant et plein de bonté.

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Première station

Jésus est condamné


"Alors il le leur livra pour être crucifié." (Jn 19, 16)


Je vois et j’entends la grande foule qui d’une seule voix, sans pitié pour moi, crie demandant ma crucifixion. Mes oreilles entendent ce cri : « Qu’il meurt ! Qu’il soit condamné ! » Quels cris, ceux de la foule ! Entendant la sentence de mort.

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Deuxième station

Il reçoit la croix


"Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha." (Jn 19, 17)


Le poids de la croix est tel que je me sens écrasée ; Je ne porte pas uniquement la croix, mais le monde entier. Il reste peu d’amis… Presque tous sont des ennemis.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


J'ai regardé, et personne pour m'aider ; j'étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m'a sauvé, et ma fureur m'a soutenu. (Is. 63, 5)


Je tombe sous le poids de la croix. Il me semble perdre la vie. La perdre pour donner la vie à tous me redonne force. Je reprends mon chemin.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


"Jésus ayant vu sa mère…" (Jn, 19, 26)


La Petite-Maman vient à ma rencontre. Nous nous regardons intensément. Je continue de marcher. Elle aussi chemine, Guidée par mon regard, Qui l’a blessée et ravit son cœur et son âme. Je ne porte pas uniquement ma croix, mais aussi sa douleur.

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Cinquième station

Simon de Syrène aide Jésus


"Comme ils l'emmenaient, ils saisirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix." (Lc 23, 26)


À chaque pas je crois défaillir. J’ai besoin que quelqu’un porte ma croix. Quelqu’un la porte, non pas par amour, mais par obligation. Malgré cela je lui dispense beaucoup d’amour On me prend la croix, mais j’ai l’impression de porter toujours le même poids.

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Sixième station

Il rencontre Véronique


"En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 40)


Une femme qui compatit à ma douleur, vient à ma rencontre. Avec quelle délicatesse et avec quel amour elle essuie de mon visage la sueur, le sang, la poussière ! Mon visage et l’amour de mon cœur restent imprimés sur son tissu.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Parce qu'il a livré son âme à la mort et qu'il a été compté parmi les malfaiteurs." (Is 53, 12)


À moitié chemin, la chute est cruelle. J’embrasse la terre dans laquelle je me blesse : Mes lèvres sont ouvertes, le sang coule. Les regards de mon âme couvrent toute l’humanité.

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Huitième station

Il rencontre les saintes femmes


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants." (Lc 23, 28)


Quelques femmes me suivent ; elles pleurent amèrement. Je les regarde avec compassion et je leur murmure : « Ne pleurez pas pour moi, mais pour vous ; pleurez vos fautes : elles sont la cause de mes souffrances ».

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


"Tu m’as réduit en poussière, je suis entouré par une motte de chiens." (Si 22, 16-17)


Le monde et le ciel sont contre moi ! Je tombe. Une fois encore, avec fureur, mes bourreaux me traînent avec force. Malgré cela, de mon cœur ne coule que de l’amour et de la compassion.

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Dixième station

On lui enlève ses vêtements


"Ils se partagèrent ses vêtements, en les tirant au sort, à qui aurait quelque chose." (Mc 15, 24)


Ils me déshabillent avec une violence capable de m’arracher la chair en lambeaux : quelles douleurs atroces ! Être déshabillé en public ! Les rires moqueurs sont nombreux. Je sens que la Petite-Maman veut me couvrir avec son manteau.

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Onzième station

Jésus est crucifié


"Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l'y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche." (Lc 23,33)


Ils m’allongent sur la croix. J’offre moi-même mes mains et mes pieds pour être crucifié : C’est une étreinte éternelle à la croix, à l’œuvre de la rédemption.

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Douzième station

Jésus meurt sur la Croix


"Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est consommé », et baissant la tête il rendit l'esprit." (Jn 19, 30)


Tout s’assombrit sur le Calvaire. Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! Père, mon Père, toi aussi tu m’abandonnes ? Mes enfants, j’ai soif de vous ! Ma Mère, accepte le monde : il est à toi ! C’est l’enfant de mon sang, c’est le fils de ta douleur. Tout est accompli. Père, je te remets mon esprit : il est pour toi mon dernier soupir.

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Treizième station

Jésus est déposé de la Croix


"Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc." (Mt 27,59)


La Mère portant son fils mort sur les genoux ! Ce fut l’amour qui amena Jésus à donner la vie. La Petite-Maman continue la même mission d’amour : Nous aimer comme Jésus.

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Quatorzième station

Jésus est déposé au tombeau


"[Joseph] le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis." (Lc 23,53)


L’amour, uni à la grâce et à la vie divine, triompha de la douleur et sur la mort. Ce fut un être humain qui a souffert ; une vie divine qui a vaincu.


Épilogue

Ô Calvaire glorieux ! Ô Croix du Salut ! Le sang arrose la terre : pluie féconde, pluie d’amour, qui réconcilie le Ciel et la Terre ! Le Ciel et la Terre se sont réconciliés !


Chemin de Croix, établi d’après le livre « La Passion de Jésus en Alexandrina Maria da Costa », traduit d’ un petit dépliant publié à Milan, Italie, par « Spirito e Verità ».

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La Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

1904-1955

Fête le 13 octobre


Alexandrina (Alexandrine) Maria da Costa naît le Mercredi Saint de l’année 1904 au lieu-dit Gresufes du village de Balasar dans le district de Porto et l’archidiocèse de Braga. Elle est baptisée le Samedi Saint suivant. Quelques années plus tard, la famille se déplace au lieu-dit Calvário (nom prédestiné! ) du même village de Balasar. Dès l’âge de 9 ans, Alexandrina travaille aux champs puis, comme journalière. A 12 ans, elle fait une première chute d’un chêne et on doit lui donner l’extrême-onction. Elle se rétablit. Alexandrina est nommée catéchiste et membre de la chorale. Elle a une belle voix et aime beaucoup la musique. A 14 ans, en 1918, survient le drame qui bouleverse sa vie : le Samedi Saint, trois hommes entrent dans la chambre où elle fait de la couture avec sa sœur Olinda et une amie et ils tentent de la violenter. Elle n’a d’autre ressource que de sauter par la fenêtre ; elle tombe dans le jardin, quatre mètres plus bas. Il s’ensuit une compression de la moelle épinière et un handicap permanent. Ni cure ni médecins ne réussissent à améliorer son état. Parfois, elle peut marcher en se traînant jusqu’à l’église mais on se moque de sa démarche ; elle réussit au prix de grands efforts à assister au congrès eucharistique de Braga en 1924. Peu après, elle s’alite définitivement, pour les trente dernières années de sa vie. Dès lors, sa sœur plus âgée, Olinda, devient son infirmière, son assistante en tout et, plus tard, sa secrétaire. Au début, Alexandrina demande à Dieu la guérison et lui promet de devenir missionnaire si elle l’obtient. Finalement, elle comprend qu’il faut se résigner. Elle accepte et s’offre. Jésus se révèle à elle et lui parle familièrement jour et nuit. Souvent, elle lui demande ce qu’il faut faire et invariablement, il lui répond : “souffrir, aimer, racheter”. Il lui propose de s’assimiler complètement à sa passion. Chaque Vendredi, et cela jusqu’en 1942, elle revit la Passion d’une façon si concrète que son directeur spirituel, le Père Pinto, peut en voir le déroulement, et, à cette occasion-là, Alexandrina retrouve la liberté de ses mouvements. A ces souffrances s’en ajoute une autre : Sa mère s’est portée garante pour une parente, mais celle-ci n’ayant pu rembourser, les poursuites se retournent contre la famille d’Alexandrina qui, pendant six ans, connaît le cauchemar de la pauvreté et même le risque d’être chassée de leur maison.


En 1938, le Seigneur demande à Alexandrina de faire connaître sa volonté que le monde soit consacré au Cœur Immaculé de Marie par le pape (et chaque diocèse par son évêque). Sinon, on connaîtra le terrible châtiment de la guerre à cause des péchés, notamment celui de l’impureté et des communions sacrilèges. Pendant un an, son directeur, chargé de faire parvenir ce message à Rome, fait la sourde oreille. Au début de 1939, il écrit enfin au cardinal Pacelli, lequel, devenu Pape sous le nom de Pie XII, réalisera cette consécration en 1942. A partir de cette année-là, Alexandrina obtient la grâce que sa passion et ses stigmates ne soient plus visibles à l’extérieur. C’est alors aussi qu’elle cesse totalement de se nourrir, et cela jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 13 ans. Ces événements mystiques étant de plus en plus connus (à son grand regret, mais Jésus lui explique qu’elle revit sa vie publique), des foules, de plus en plus nombreuses, commencent à affluer chez elle : 15000 personnes le 29 juin 1953. (L’archevêché avait interdit toute visite en 1944 et 1952, mais finalement était revenu sur sa décision). Alexandrina voit la mort approcher avec lucidité ; alors, par deux fois, elle dicte un testament spirituel adressé aux pécheurs. Elle meurt le Jeudi 13 octobre 1955 (jour anniversaire de la dernière apparition  à Fatima).

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Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Alexandrina de Balasar


Très Sainte Trinité, source de toute sainteté, je Vous adore et Vous rends grâce pour les vertus que Vous avez fait jaillir dans le cœur de votre servante la Bienheureuse Alexandrina Maria. Faites que je sache imiter son zèle ardent pour Votre Gloire. Suscitez en mon cœur l’horreur du péché, un amour plus grand pour l’Eucharistie, un vif esprit de prière. Glorifiez aussi sur la terre Votre Servante et accordez-moi, par son intercession, la grâce qu’ardemment je vous demande... Glorifiez-la par le Cœur Immaculé de Marie, par elle aimé avec une filiale prédilection.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloria.

Alexandrina Maria, prie le Seigneur pour nous.

Pour approfondir

http://alexandrina.balasar.free.fr

Alex_Colle

Téléchargez le texte de ce chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

25 mars 2009

l'Annonciation de la Sainte Vierge

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Trait

Ecoutez, ô ma fille ! voyez et  prêtez l'oreille :  car le Roi est épris d'amour pour votre beauté.

V/. Tous les puissants de la terre imploreront vos regards ; les filles des rois formeront votre cour d'honneur.

V/. A votre suite viendront des chœurs de vierges ; vos plus proches compagnes seront présentées au Roi.

V/. Elles seront amenées dans la joie et l'allégresse; elles seront introduites dans le temple du Roi.

Annunciation

 

Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger

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08 mars 2009

Jean Paul II, Pape de la Miséricorde

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Jean Paul II, Pape de la Miséricorde

" Il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Église, prendra le nom de Dimanche de la Miséricorde Divine". C'est en ces termes que le pape Jean-Paul II transmettait le message de la Miséricorde, le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sœur Faustine, première canonisée de l'année jubilaire, première canonisée du troisième millénaire.


Jean Paul II, apôtre de la Miséricorde


Le dimanche de Pâques 2005, à l’Angélus, Jean Paul II est apparu à sa fenêtre sur la place Saint-Pierre. Une brève allocution était préparée. Il ne put la prononcer et demeura silencieux, la douleur figeant son visage. Les images de cet instant firent le tour du monde. Elles furent les dernières de ce pape qu’on appela vite "Jean Paul II le Grand". Jean Paul II n’avait pourtant pas fini d’adresser à l’Église et au monde une ultime parole. C’est le samedi 2 avril 2005 au soir, qu’il la prononça, "non loquendo sed moriendo" - non en parlant mais en mourant, comme le rappelle la liturgie des saints innocents. Les chrétiens ont peut-être remarqué que le pape mourait à la vigile du jour qu’il avait institué pour célébrer la Miséricorde divine. Cependant, si, grâce aux médias, le 2 avril 2005 fut remarqué dans le monde entier, peu comprirent qu’une parole fut prononcée ce jour-là sur la miséricorde. Pourtant, cette ultime parole ne demeure-t-elle pas celle du successeur de Pierre, chargé de "confirmer" ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) ? Le pape qui donna une encyclique sur Dieu riche en miséricorde meurt le jour qu’il a consacré à la Divine Miséricorde. Quel est le sens de cette "parole" sur la miséricorde ?


Qui vaincra le mal ?


Jean Paul II eut une vive conscience du service universel de sa charge de successeur de Pierre. Il a confié que ses deux premières encycliques (Le Rédempteur de l’homme et Dieu riche en miséricorde) venaient de son expérience pastorale en Pologne. Quelle est cette expérience polonaise ? D’abord la Seconde Guerre mondiale. Il en a souvent parlé comme d’une expérience personnelle. Ouvrant l’année 2000, il s’adresse aux ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège : "Celui qui vous parle a été le compagnon de route de plusieurs générations du siècle qui vient de s’achever. Il a partagé les dures épreuves de son peuple d’origine comme les heures les plus sombres vécues par l’Europe." Faut-il rappeler les dates ? Le 1er septembre 1939, le jour où les troupes du troisième Reich envahissent la Pologne, Karol Wojtyla a dix-neuf ans. Comment sa mémoire ne serait-elle pas habitée par ce drame inouï qui s’est abattu sur l’homme du vingtième siècle ? Devenu successeur de Pierre, il ne peut oublier qu’il vient de cette Pologne. Mieux, son expérience de fils de la Pologne devient par là même un bien de l’Église universelle.


Ce message a été pour moi d’un grand soutien


Jean Paul II a mûri sa réflexion en Pologne où le mal a déferlé avec une violence inouïe : comment arrêter le mal ? Qui s’opposera au mal ? La réponse est claire : la Miséricorde ! Elle lui est donnée par une humble religieuse de Pologne. L’ancien séminariste, prêtre et évêque de Cracovie appréciait particulièrement sœur Faustine. Au soir de sa vie, il fit part de sa proximité spirituelle avec elle : « Jésus, j’ai confiance en toi ! Telle est la prière simple que nous a enseignée sœur Faustine et, qu’à chaque instant de la vie, nous pouvons avoir sur les lèvres. Combien de fois, moi aussi, en tant qu’ouvrier et étudiant, puis en tant que prêtre et évêque, à des périodes difficiles de l’histoire de la Pologne, ai-je répété cette simple invocation, en constatant son efficacité et sa force." Hélène Kowalska, devenue sœur Marie-Faustine du Très Saint Sacrement, meurt à l’âge de trente-trois ans, le 5 octobre 1938. Karol Wojtyla a alors dix-huit ans. Dans son journal, elle attribue un souhait à Jésus : "a fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques." Le 18 avril 1993 et le 30 avril 2000, c’est-à-dire le premier dimanche après Pâques, Jean Paul II la béatifie puis la canonise. En 1997, il est en Pologne devant le tombeau de la bienheureuse Faustine : "C’est d’ici qu’est parti le message de la Divine Miséricorde que le Christ lui-même a voulu transmettre à notre génération par la bienheureuse Faustine. [...] Le message de la Miséricorde m’a toujours été cher et familier. C’est comme si l’histoire l’avait inscrit dans l’expérience tragique de la Seconde Guerre mondiale. En ces années difficiles, il a été mon soutien particulier et une source inépuisable d’espérance, non seulement pour les habitants de Cracovie mais pour toute la nation. Telle a été aussi mon expérience personnelle, que j’ai apportée avec moi sur le Siège de Pierre et qui, en un sens, dessine l’image de ce pontificat." Au cours de son homélie pour la canonisation de sœur Faustine, Jean Paul II dévoile son intention : "Jésus s’incline sur toutes formes de pauvretés humaines, matérielles et spirituelles. Son message de Miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l’homme qui souffre. [...] Je le transmets à tous les hommes pour qu’ils apprennent à connaître toujours mieux le vrai visage de Dieu et le vrai visage de leurs frères." Plus loin, le pape souligne qu’ "il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques qui, désormais, dans toute l’Église, prendra le nom de “dimanche de la Miséricorde Divine”." Que dit la Parole de Dieu ? La lecture de la Bible apporte une telle lumière sur la Miséricorde !


Chaque homme est l’enfant bien-aimé du Père


Le livre de l’Exode dans l’Ancien Testament rapporte cette découverte de Moïse : Dieu est "miséricordieux" (ch. 34). Le peuple d’Israël a ainsi prié son Dieu (psaumes 51, 86, 102, 103, 111, 145). Jésus explique mieux que personne cette Miséricorde dans la parabole de l’enfant prodigue. Mais c’est surtout par ses actes qu’il en témoigne. Sa croix révèle "totalement" la miséricorde. Jean Paul II nous a demandé de relire la Bible pour y découvrir le vrai sens de la miséricorde : elle "valorise" et "promeut" chaque personne. Elle fait passer de la mort à la vie. Le pardon de Dieu n’humilie pas mais relève avec amour. Il n’oublie jamais que chaque homme est son enfant bien-aimé ! Le pape nous invite alors à devenir miséricordieux les uns envers les autres. Loin d’humilier ou d’offenser le faible, l’attitude de miséricorde est réciproque. Elle crée des relations authentiques où chacun est valorisé et... heureux. "

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Acte d’abandon du Pape Jean Paul II à la Miséricorde Divine


« Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans que Tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour. Mon âme te chante sa reconnaissance. Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force de Te prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T’atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : "Si c’était moi ?" Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté et, dès maintenant, je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide. Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement. Amen »

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02 mars 2009

Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer

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Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer

par le Père Mateo Crawley, des Sacrés Coeurs de Picpus

Considérations et prières

Un matin, à la méditation, sainte Marguerite-Marie entend un appel pressant, angoissé, déchirant... C'est Jésus qui pleure et frappe à coups redoublés, lui demandant d'ouvrir la porte de son cœur, de Lui donner sans retard un abri, parce qu'on vient de L'outrager, de Le profaner... Couvert de sang. Il la presse. Il demande un réconfort... Il veut se reposer dans un cœur fidèle, s'épancher dans celui de sa servante... et quand la Sainte, tout émue et pleine d'exquise tendresse, Lui offre à la Table Sainte son amour en réparation, elle sent que Jésus se précipite en son Cœur compatissant. Oh ! céleste bonheur ! Elle L'entend exhaler un soupir de soulagement et S'abandonner, reconnaissant, comme le blessé à qui on a retiré le glaive et qui s'endort d'un doux sommeil réparateur. Âme adoratrice, tu es ce soir à la place de l'heureuse confidente de Paray-le-Monial... la gloire du Roi a grandi depuis lors, oh, oui ! mais, voici la revanche furieuse de Satan qui ne Lui pardonne pas la victoire de Son règne Social !... L'ennemi a déchainé le monde contre Jésus... il a même réussi à pénétrer bien avant dans les lignes chrétiennes et il soufflette avec fureur, et il flagelle cruellement, depuis quelques années surtout, le Maître adorable... De la tête aux pieds, le Sauveur n'est qu'une plaie saignante. Le voici à la porte de ton âme, heureuse Adoratrice... Il a froid, Il a faim, Il a les yeux pleins de larmes, la tunique en lambeaux, et la blessure du Cœur rouverte, par des amis ingrats !... II frappe, demandant pitié, réparation pour les coupables, II mendie pour Lui un immense amour qu'il n'a pas trouvé ailleurs. Il devrait, en toute justice, châtier, ensevelir sous les flammes vengeresses l'immense caravane de ses fils dénaturés qui profanent leur baptême, brisent sa Loi et piétinent son sang. Mais Il est Jésus ! Il est surtout Sauveur... Son Cœur veut régner et triompher en pardonnant... Mais ce pardon suppose une justice divine satisfaite par la Réparation... Et c'est cette Réparation qu'Il vient réclamer, cette nuit, pour pouvoir ensuite épargner à des milliers de coupables un terrible châtiment, et leur offrir son infinie miséricorde... Quel bonheur pour toi, âme adoratrice, car tu peux, en achevant la réparation du Calvaire et de l'Autel, tu peux et tu dois sauver des âmes qui, si elles mouraient avant ton hommage réparateur, seraient peut-être éternellement maudites !... Quelle merveilleuse couronne pour Jésus ! Tu lui donnes ces âmes en échange du diadème d'épines... et tu les Lui donnes pour l'éternité ! Et cette couronne immortelle sera aussi la tienne, âme fidèle, soeur, par vocation, de sainte Marguerite-Marie...

(Et maintenant, dans un instant de recueillement demandez à l'Esprit-Saint en récitant le Veni Sancte, la grâce d'écouter et de saisir la Voix du Maître agonisant.)

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Jésus suppliant. — «Âme bien-aimée, merci de cette heure prise à ton repos et offerte à mon amour délaissé ! Je te bénis ! merci, merci ! Mon Cœur est plein d'amertume, jusqu'aux bords ; mais ta présence me soulage et sentant la loyauté de ton Cœur, Je veux te payer en épanchant le mien dans une confidence intime... Rappelle-toi que c'est un Dieu qui te parle : adore-Moi !Mais Je suis le Dieu Sauveur, le Fils de Marie, Je m'appelle Jésus... Écoute, âme fidèle... tu viens surtout, je le sais, pour réparer un péché, le plus cruel... le péché de mes amis ingrats qui sont les plus coupables, parce que les plus conscients..., et parce qu'ils sont les comblés de mon amour ! Mais dis-Moi avant tout un mot en faveur de ceux qui, en apparence au moins, sont les grands criminels... les impies qui Me blasphèment..., les renégats qui Me vendent... Pense un instant à ces grands malheureux, les seuls malheureux, sans foi, sans espérance, sans amour... Il me tarde de te parler d'une autre douleur bien plus cuisante, d'une autre agonie bien plus poignante..., mais J'attends d'abord une courte prière réparatrice pour ceux qui, déjà au fond d'un abîme, n'ont presque personne qui leur tende la main... Fais cet acte de charité envers eux et envers Moi... Mon Cœur t'écoute... »

L' Âme Adoratrice. — « Coeur de Jésus, moi, Te consoler et Te faire sourire à travers Tes larmes ?... Moi, adoucir, seule, Ton immense amertume, mettre du baume dans Tes blessures... et... arrachant Tes épines, les remplacer par des âmes ?... Oh ! quelle délicieuse vocation, que je n'ai jamais méritée !... Merci, Roi d'Amour et de Miséricorde ! Merci ! Et voici, enrichie de Ton sang et des larmes de Marie, en faveur des bourreaux de Ton calvaire et de Ton Église, la prière que Tu daignes solliciter... Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort en recevant le baiser de Judas le perfide, pitié et miséricorde pour tant d'autres misérables qui, de nouveau, T'ont renié, trahi, vendu pour une créature, pour une situation, pour une vile monnaie !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour ramène les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort et couvert d'opprobres devant la Cour d'Hérode, et trainé avec ignominie devant des tribunaux iniques, pitié pour tant de savants orgueilleux de la terre qui s'attribuent encore, de nos jours, le droit de Te juger et de Te condamner pour défendre leurs licences et justifier leur superbe !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus triste jusqu'à la mort, cloué sur un gibet infâme entre deux criminels, mourant abandonné des bons et maudit de ceux-là mêmes que Tu rachetais, pitié pour tant de grands scélérats qui, comblés des honneurs de ce monde, ne sont que des scandaleux trafiquant avec le péché... eux, dont la puissance et la gloire sont souvent le prix de Ton Sang !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Jésus, bon Jésus, je prie, en union avec Ton Auguste Vicaire, pour tous ceux qui ne T'ont jamais connu... ou qui T'ont si peu et si mal connu, et qui, malgré cette ignorance volontaire, sont devenus Tes ennemis acharnés ! Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de peuples pervertis, prévenus contre Ta Personne Adorable, en révolte contre Ta Sainte Église qu'ils voudraient détruire pour T'ensevelir sous ses ruines !... Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de sectaires conscients, interessés, ambitieux, qui vivent de haine, maudissent Ta Croix, maudissent aussi Ta Loi qui les condamne, et complotent cyniquement pour Te détrôner des consciences et de l'autel... Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tous ceux que Tes yeux, voilés de larmes, ont vus du Calvaire ; pour tous ceux auxquels Tu as offert une infinie miséricorde et le pardon, quand Tu as dit en mourant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Jésus, bon Jésus, j'ajoute ici, devinant un desir de Ton coeur compatissant, une prière spéciale, ardente, pleine de confiance, pour ma famille si chère... pour tous ceux que Tu m'as donnés et que je dois aimer en Toi et pour Toi... Oui, pour Toi, Roi et ami de Béthanie ! Tu les connais tous. Tu lis au fond des coeurs et Tu sais qu'il y a dans mon foyer de grandes misères et de grandes douleurs... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Cette adoration doit être, oh ! oui, une réparation pour eux et pour moi... Je confie à Ton Coeur tout ce qui est triste, tout ce qui est pauvre, tout ce qui est souillé, tout ce qui est amer dans ma famille. Les miens ne sont pas encore, oh ! non, tout à fait Tiens, comme Tu le désires, comme Tu as le droit de l'exiger... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Convertis, guéris... ressuscite même, Coeur de Jesus, tous ceux qui languissent autour de moi, et que je Te consacre de toute mon âme !... Illumine, fortifie, guide, Toi, la Lumière, Toi, la Force, Toi, l'Amour ! Sauve et sanctifie la famille où Tu as choisi cette lampe adoratrice, bien pauvre, certes, mais qui désire tant Te voir connu, adoré et aimé dans ce Foyer ! Pitié pour nous tous, Ami divin de Béthanie !... Que Ton Règne arrtive dans cette maison !... »

( En toute confiance, exposez un instant les besoins du foyer : conversions à obtenir, grâces de ferveur, de lumière, de consolation chrétienne dans les souffrances, en un mot le veritable Règne du Coeur de Jésus dans la famille. Et puis, récitez, les bras en croix, 5 Pater, Ave et Gloria en réparation de tous les péchés de votre famille, et demandez pour elle toutes les grâces promises par le Sacré Coeur aux Foyers qui L'honorent et qui L'aiment d'un amour vécu.)

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Jésus suppliant. — « Tu as bien fait de devancer mon Coeur en me parlant de ceux que j'aime tant, parce que toi, ma consolatrice, tu les aimes ; ta famille est aussi la mienne, malgré ses misères et ses lacunes... Je la bénis, Je veillerai sur elle, Je la comblerai parce que cette veillée d'amour pénitent provoquera mes miracles de miséricorde... Tu sauras un jour ce que tu as préparé, pour l'éternité, aux êtres chéris du foyer en veillant avec Moi, la nuit, aux heures de solitude, de ténèbres et de péché... Confie-Moi tes soucis de famille, et reste en paix, en grande paix !... Mais n'oublie pas aussi d'offrir cette veillée réparatrice pour les crimes de tant de foyers d'où Je suis banni par le péché... Quel crime que celui du foyer !... Quel crime que la profanation du premier de mes tabernacles, dont l'autel est le Cœur de ma Mère Immaculée, et que J'ai sanctifié à Nazareth !... Oh ! les ravages, la désolation, la ruine morale de tant de familles qui ne méritent pas ce nom sacré... Au nom du progrès et de la civilisation, on a sapé les fondements du sanctuaire familial..., on a profané et même brisé sacrilègement les liens du mariage chrétien... on a rabaissé ses charmes et ses grandeurs, on a « humanisé » affreusement ce que, Moi, J'avais rendu divin : l'amour et la fécondite !... Et comme si tant de ruines ne suffisaient pas, voici que la renaissance païenne de cette époque..., la dissolution des moeurs..., la licence des jeunes..., la frivolité inouïe des chrétiennes..., le manque absolu de pudeur, menacent d'engloutir, sous une avalanche d'ignominie, les vestiges de noblesse chrétienne qui persistaient encore. Répare, afin que ma Justice miséricordieuse continue d'épargner les familles, en considération des âmes qui aiment, qui prient et qui s'immolent comme toi. Âme bien-aimée, à cette heure noire de péché, appelle au secours la Reine de Nazareth qui partage mes immenses douleurs qu'Elle t'aide, en arrêtant le flot d'immoralité croissante, à désarmer mon bras et la foudre de ma juste colère... Appelle, en faveur du foyer, la grande Réparatrice, la divine Nazaréenne... »

L' Âme Adoratrice. - « Marie, Étoile de la mer, venez à notre secours, sauvez l'oeuvre et l'héritage de votre Jésus, car Nazareth, la famille, est en grand danger !... Mère divine, sauvez-nous ! Il s'agit, Mère et Reine, du trône même du Sauveur... Hélas ! les mères à l'âme chrétienne trempée font grand défaut: le foyer est menacé de mort... Mère divine, sauvez-nous ! Le foyer, bientôt, ne sera plus une source de vie humaine, ni divine, car nombreuses sont les épouses qui dédaignent l'honneur de la fécondité... Mère divine, sauvez-nous ! Hélas ! et les jeunes qui devraient être un avenir en fleurs... ne sont presque plus des fleurs : la sève de vertu, de pureté, semble s'épuiser... Mère divine, sauvez-nous ! Et ces petits qui s'épanouissent à la chaleur de tant de passions, ce ne sont plus — oh ! douleur ! — des enfants !... Mère divine, sauvez-nous! Reine des Martyrs et Mère des Douleurs, vous connaissez encore des profondeurs cachées de ce mal que, seuls, Jésus et Vous pouvez mesurer... Par vos larmes, par les Sept glaives qui transpercèrent votre âme au Calvaire, par les baisers et les soupirs de Jésus..., par Son agonie et la vôtre, venez vite, Médiatrice de Miséricorde, sauvez la famille, pierre angulaire du Règne du divin Roi !... Redevenez la Reine des foyers ; pénétrez-les du parfum de vos vertus ; embaumez-les, Vous, Lis du Paradis, du parfum de chasteté ; refaites Nazareth et Béthanie ; soyez encore une fois, ô Marie Réparatrice, « vita, dulcedo, spes nostra », notre vie, notre douceur, notre éspérance. Marie, sauvez la famille pour Jésus !... Jésus, sauvez le foyer par Marie !...

(Un Salve Regina demandant le Règne du Coeur de Jésus dans les Familles.)

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Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, écoute-Moi avec toute la foi de ton âme, car J'ai quelque chose de grand à te confier, et que les chrétiens superficiels ne saisissent pas... Invoque, avant tout, ma Mère ; dis avec ferveur un Ave pour que mes paroles pénètrent ton ésprit. (Ave Maria.) Dis-moi, âme adoratrice, est-ce que tu aimes et vénères d'une très grande dévotion mon Auguste Vicaire de Rome, le Pape?... As-tu pensé que, après Marie, le Pape, c'est le don de ma Tendresse et de mon coeur?... Par ma Mère Immaculée, Je me suis donné au monde ; par le Pape, Je dicte au monde mes volontés... Il est un argument miraculeux de mon amour ! Il est ma voix, mon oracle... Il est mon bras, ma puissance sur terre « jusqu'à la consommation des siecles ». Il garde en depôt dans son Coeur, Mon Coeur... Il est Père et Pontife. L'Esprit de Dieu plane sur Lui et, comme au Cénacle, ma divine Mère a une mission toute spéciale à remplir près de mon Premier Ministre. Et si je me tais au Tabernacle, Je parle au Vatican: c'est toujours Moi, Seigneur et Roi ! Oh ! douleur ! nombreux sont les enfants de mon Église qui, hélas ! M'offensent en l'offensant... C'est Moi qu'on touche, par la critique insensée et audacieuse... Davantage encore : c'est Moi qu'on outrage, quand on se permet de désobéir à ses directives ; car s'il est la langue, Je suis la Voix !... Hélas ! il y a plus : il y a l'outrage sacrilège, l'attaque à sa personne qui est la Mienne. Mon coeur saigne, quand Je vois l'enfant devenir un valet souffletant ma Face qui est le Pontife !...Oh ! que d'âmes à la dérive ! d'hommes et femmes, tourbillon nombreux qu'emporte l'ouragan d'enfer et qui se damnent... oui, pour l'éternité... parce qu'elles désobéissent à Celui que J'ai mis pour lier et délier ; pour guider et gouverner ; pour prescrire et défendre. Tout pouvoir lui a été donné ; et personne ne franchit le seuil de l'éternite bienheureuse s'il ne porte au front l'empreinte de ses bénédictions... Âme adoratrice, que d'âmes sont sur le chemin de l'abîme parce qu'elles désobéissent à Pierre! Les voilà, ces femmes, dont la mise fut maintes fois condamnée par mon Vicaire, et qui, s'appelant catholiques, pèchent par leur impudicité scandaleuse en même temps que par leur révolte... Faudra-t-il les maudire? Les voilà, ces hommes pleins d'eux-mêmes, érigés en maîtres, grisés d'un orgueil insensé, et qui s'attribuent un pouvoir que Je n'ai jamais donné, jamais, qu'au Pontife suprême... Faudra-t-il les maudire? Et tant de croyants qui, sans aller si loin, ne prennent, des paroles du Pape, que ce qui leur plait... qui interprètent à leur guise une direction d'ailleurs forte et nette... qui échappent tant qu'ils le peuvent à l'esprit d'obéissance... Comme toute cette attitude peu filiale et point catholique Me navre et Me blesse !... Ah ! si tu savais, Âme adoratrice, que de coups et que d'amertumes Me viennent de ce côté !... Âme bien-aimée, arrête les âmes en péril sur cette pente, la plus dangereuse de toutes ; donne-Moi, par ta réparation pleine d'amour, la joie et la gloire de voir mon Auguste Vicaire aimé, profondément aimé et respecté, filialement obéi et vénéré. Qui l'honore et qui l'aime, M'honore, Moi, et ravit Mon coeur ! »

L'Âme Adoratrice. — « Merci, Seigneur, de la grave et belle leçon que Tu viens de me donner... Merci de la confidence précieuse que Tu me fais au Sujet de Celui qui te représente sur terre!... Laisse-moi d'abord Te dire, ô Roi d'Amour, que, si je T'ai blessé en quoi que ce soit, en n'aimant pas assez, en ne vénérant pas assez Ton Auguste Vicaire, en ne lui obéissant pas aussi parfaitement que je l'aurais dû, je T'en demande, à genoux, mille fois pardon !...Et, afin de mettre un baume exquis sur cette blessure... afin d'essuyer Tes larmes et la fange jetée contre Ta Sainte Face qu'est le Pontife, je veux, Jésus, du fond du coeur, être une parcelle d'hostie, offerte toute à Ta gloire, pour la personne auguste de Ton Vicaire! Reine Immaculée de l'Eglise et du Cenacle, à travers votre coeur maternel, J'offre au coeur de Jésus toutes mes souffrances de l'esprit, du coeur et du corps, en réparation de la désobéissauce formelle du péché de revolte contre Notre Saint-Père le Pape, Pardon pour cette faute..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l'Église et du Cénacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Messes, le Sacrifice de l'Autel, en reparation de tout le manque d'attachement filial au Vicaire de Jésus-Christ... Pardon pour cette faute... et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l' Église et du Cenacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Communions, que je désire très ferventes, en réparation des critiques et des méfiances à l'égard du souverain Pontife... Pardon pour ces fautes..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Merci, coeur de Jesus, du don qu'est pour nous Notre Saint-Père le Pape, dans lequel mieux encore que dans les reliques du Saint-Suaire, Vous nous avez laissé l'empreinte vivante de votre Personne adorable... Au nom des âmes qui Vous sont fidèles, au nom aussi de taut d'autres qui ignorent ou méconnaissent cet incomparable bienfait, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je Vous loue avec tous les Martyrs de la foi catholique..., avec tous les Confesseurs et Apôtres qui luttèrent et vainquirent à l'ombre de la Croix, sous l'obéissance du Pontife Romain. Et tres spécialement vous, Sainte petite Thérèse qui, avez tant aimé l'église et le Pape, vous qui vous êtes offerte comme victime d'amour pour l'exaltation de Notre Mère l'Église, et dont la Mission apostolique a été confirmée par le Vicaire de Jésus-Christ, ramenez-Lui tant d'égarés ; il est leur Père et leur Pasteur ; il est le « doux Christ visible sur terre «... Sainte petite Thérèse, hâtez le triomphe de la Sainte Église, et deversez sur le Souverain Pontife votre pluie de roses... »

(Un Salve Regina pour le Saint-Père. Promettez de prier toujours pour lui, de l'aimer et de lui obéir filialement, car le coeur du Pape est bien le Coeur du Christ.) Lisez très lentement, en savourant les paroles, comme si vous les entendiez sortir, entre des sanglots, de la bouche même de Jésus.

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Jesus suppliant. — « Âme bien-aimée, ce n'est pas seulement Pilate et le Sanhedrin qui M'ont crucifié. C'est encore le monde aussi coupable qu'eux et souvent davantage... Voilà pourquoi J'ai dit : « Je ne prie pas pour le monde. » Oh ! oui, Je l'ai maudit !... Ah ! si tu savais comme Je souffre de voir une foule innombrable de mes enfants, gâtés et comblés, hélas ! aujourd'hui « mondanisés ». Je te le dis : plus cruel que l'insulte de l'impie, Je sens au Coeur l'outrage sanglant de ceux que J'ai tant aimés, qui me ravissent leur coeur en voulant le partager, et pactisant avec un monde coupable... Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Âme réparatrice, entends mes gémissements, laisse-moi te confier Mon épouvantable agonie... J'ai besoin de soulager mon coeur, en l'épanchant dans le tien...Vois-tu, à distance, le tourbillon des frivoles?... Entends-tu leurs rires et leurs chants de fausse allégresse ?... C'est encore le banquet de Balthasar, l'ivresse folie d'une heure de vertige qui précède, souvent de près une éternité de malheurs...Oh, toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, coeur de Jésus! miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive ! »

Jésus. — « Regarde, l'armée des mondains qui se disent chrétiens, cherchant, fiévreux, eux mes prétendus amis, les divertissements coupables... lls ont profané leurs sens après que leurs corps furent consacrés par le Baptême et l'Eucharistie... Vois avec quelle cruauté ils rouvrent toutes mes plaies... Toi du moins, âme réparatrice, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Regarde, mais de loin, à travers le voile de tes larmes, pour ne pas te souiller, ces théâtres et ces salles modernes... Rome païenne M'avait déjà, abreuvé de fiel, mais ceux et celles que tu vois, qui paient ces spéctacles, et qui disent que c'est une nécessité de l'époque, ont communié peut-être souvent, ce sont des Miens !... Quelles scènes maudites où le péché impur est étalé avec un luxe et un raffinement qui fouette ma Face et déchire mon Coeur... Toi, du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Ma douleur est à son comble ! Regarde ces femmes baptisées que ma Mère Immaculée avait tirées de l'abime d'esclavage et de fange, qu'Elle avait adoptées pour les rendre plus belles étant chastes, riches de pureté et de vertu chrétienne... Elles ont oublié et piétiné toutes les lois de la pudeur, toute delicatesse féminine ; elles ont défiguré et souillé la beauté de leur sexe...Ferme les yeux, âme adoratrice, pour ne pas les voir, elles, ces semeuses de péchés, dans les rues et même dans les églises..., semeuses de scandales, par une mode impudique, infâme, qui Me flagelle jusqu'au sang... C'est Vénus qui triomphe et Moi qui suis bafoué, outragé parce que des « chrétiennes » ont préféré un chiffon et une vanité à ma Personne et à ma Loi... Pitié, pitié pour Moi, car, au théâtre comme sur les plages et dans les rues, mon Sang ruisselle sous les coups redoublés de ces « chrétiennes » aux mains délicates, qui sourient, pendant que, par leur impudicité, ma chair vole en lambeaux... Toi, âme consolatrice, éloigne de Moi ce calice plus amer que la mort ; toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Je suis triste, d'une tristesse qui est une agonie, plus cruelle que les tourments de ma Passion. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde!... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! Pauvre Jésus, flagellé et conspué sans pitié par le libertinage parfumé, élégant, d'un paganisme qui triomphe, grâce aux chrétiens et chrétiennes à la moderne !... La jeunesse grandit, languissante, sur un tombeau. Et la femme baptisée et « dévote » mais pas chrétienne du tout, se fâne et s'étiole au son d'une valse qui, pour son âme, est un glas funebre... Hélas! la famille, le foyer de chaleur, de fécondité et de paix qu'elle devait former menace de disparaître... Pauvre Jésus ! et Il a bâti Nazareth ; et Il a réhabilité et ennobli la femme en Marie ; et Il a versé Son Sang pour nous civiliser en nous christianisant... Pauvre Jésus, ses combles, mille fois ingrats, mondanisés, ruinent toute son Oeuvre, et L'abreuvent de fiel et de vinaigre... et cependant, malgré tous ces forfaits, Son Coeur patiente et nous attend encore !

L'Ame Adoratrice. — « Mon Dieu et mon Tout Jésus, vie de ma vie, Mon Dieu, mon Sauveur et mon Roi, je baise avec tendresse et tristesse les fouets des bourreaux pour réparer la flagellation que Te font subir les impures et les vaniteuses de nos jours. Je T'aime à la Folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse les clous qui transpercèrent Tes pieds et Tes mains, déchirant Ta chair divine, pour réparer tant de scandales payés, fomentés et applaudis par des catholiques sans amour, séduits par un monde révolté et emporté dans un paroxysme sensuel. Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse la Croix, Ton trône sanglant, d'où tu as vu, en pleine agonie, ce qui se passe de nos jours sous le couvert de la civilisation et du progrès, et qui n'est que dégradation et avilissement de la femme vaniteuse et frivole, et revolte de l'homme orgueilleux... De cette Croix, Tu jugeras et Tu maudiras un jour les « mondains », et Tu leur feras justice rigoureuse parce qu'ils n'acceptent pas Ta loi de salut et de miséricorde. Pitié, Législateur et Roi ! pardon, Seigneur divin ! Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus !... »

( Cinq fois de grand coeur : Je T'aime, etc.)

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Réflexion. — Faites un bref examen de conscience... N'avez-vous pas cédé parfois aux exigences outrées, illegitimes, dangereuses du monde?... En fait de divertissements et de lectures, en fait de spectacles et de danses..., de modes et de plages mondaines..., n'avez-vous rien à vous reprocher?... Pensez-y devant le tribunal du Juge qui vous offre pitié et pardon, mais à la condition de redresser ces torts graves, tout de suite... Autrement, un jour, trop tard, vous subirez sa justice implacable. S'il a maudit le monde et ses maximes, et si le monde L'a crucifié, les chrétiens de coeur et d'esprit ne peuvent pas, ne doivent pas aimer ce monde d'orgueil, de vanité et de luxure, négation de l'Évangile et de la Loi chrétienne. Faites un acte de contrition, comme à l'heure de l'agonie. Et en esprit, posez maintenant votre tête comme saint Jean, sur le Coeur de Jésus, pour écouter et recueillir avec attendrissement Ses suprêmes confidences de douleur..., et aussi Ses demandes d'amour.

Jesus suppliant. — « Âme réparatrice, ta vocation c'est l'Amour !...Aime-Moi de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit, aime-Moi de toutes tes forces, car Je t'ai créée pour M'aimer pour vivre d'amour dans le temps et dans l'éternité. Sitio !... J'ai une soif brûlante de l'Amour des Miens, et les Miens m'ont refusé leurs coeurs... Ils aiment tout ce qui est noble : famille..., amis..., bienfaiteurs..., patrie..., mais dans cette distribution d'amour ils M'ont oublié, Moi, le Dieu d'Amour...Que dois-Je faire encore pour les gagner et les attirer à Mon coeur qui s'est épuise en se donnant Lui-même? Un Dieu qui se donne, peut-on donner davantage, même au ciel?... Et en retour, que recoit-Il? froideur, indifférence, oubli, et souvent ingratitude et perfidie. Sitio !... Sitio !... J'ai soif d'être des Miens !...Si, après tout ce que Je t'ai confié, âme consolatrice, sur les crimes des chrétiens mondains qui renouvellent ma Passion..., si, après les fouets des scandales..., les outrages des spectacles, des modes et des plages..., si, après tout cet étalage de vanité, d'impureté et d'orgueil qui renouvelle tous les jours pour Moi la Voie Douloureuse, Je trouvais du moins compensation et réparation dans une multitude de coeurs, comme le tien ! Hélas, il n'en est rien, trop souvent... Des Coeurs devoués, se donnant tout à Moi, et protestant de leur fidelité... J'en trouve si peu ! Sans une véritable méchanceté, combien gardent au fond de leur âme une glace, un manque d'amour qui Me blesse... Ils ne sont pas sincèrement à Moi... Ils ne M'aiment pas! Adoucis ma peine en mettant tes levres et ton coeur dans la plaie de Mon Côté et dis-moi que, toi du moins, tu M'aimes... »

Baisez la blessure du Côté de votre Crucifix, d'un baiser qui donne a Notre-Seigneur toute votre âme, et dites-Lui cinq fois : J'aime l'Amour qui n'est pas aimé! Embrase, consume mon coeur, ô Jésus!

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Jesus. — « Merci, tu soulages Mon coeur. Merci, tu apaises Ma soif... Que ta vie, comme ce baiser, sois toute d'amour. Parlant avec tristesse à sainte Marguerite-Marie, Je lui ai demandé l'amour eucharistique comme hommage d'amour réparateur... Et depuis lors, une phalange d'âmes choisies a bien saisi le don de Mon coeur dans le Saint-Sacrement... Mais cette phalange est encore trop restreinte... Qu'elles sont peu nombreuses, les âmes, même consacrées, qui, après avoir entrevu mes merveilles de charité et de miséricorde dans le don prodigieux de la Messe..., dans la folie de la Communion..., comprennent qu'elles gâtent en partie ces richesses par leur manque d'amour vrai. Car, entendre la Messe sans un grand amour, c'est méconnaitre de fait l'amour qui vous donne le miracle quotidien qu'est la Messe... Et communier sans un veritable amour, c'est gaspiller le banquet eucharistique, faute de cette faim divine et brillante qui le rend efficace pour vous, et fecond pour les âmes. De même que Mon amour préluda au mystère de l'autel et le réalisa, ainsi l'amour du chrétien rend ce mystère transformant et rayonnant, pour son bien et pour Ma gloire...Tu comprends, à cette heure d'intimité, ces choses divines que tant d'autres ne saisissent pas, parce qu'ils n'aiment pas... Ce manque d'amour explique l'abandon, la solitude de mes Tabernacles... On trouve la foule partout, même là où l'on vend et où l'on paie le péché... et Moi, Je reste solitaire, délaissé dans le Sacrement de mon amour... par manque d'amour...Que d'amis dont l'attitude est toute de formalité et d'étiquette, amis cérémonieux dont le coeur est loin de Moi !... Amis que J'ai cherchés..., mais qui ne Me cherchent point... Amis auxquels Je me suis livré, mais... qui ne se livrent point... Amis souvent tres dévoués pour leurs amis, mais non pour leur Sauveur et Roi... Amis qui ont l'imprudence de se fier et de se donner avec une confiance aveugle à des créatures..., et qui n'ont pour Moi que crainte et méfiance... Amis qui savent se prodiguer et même s'oublier pour une créature, dans un geste de noblesse tout humaine..., mais qui ne trouvent jamais le courage ni l'occasion de se devouer à mon service... Ils craignent toujours d'exagerer quand il s'agit de Moi... Amis sans zele pour ma gloire... Amis quand ils ont besoin de mes miracles, jamais quand j'ai besoin de leur temps et de leurs sacrifices. Et que dire de l'aberration inouie de ces amis et de ces pieuses et la moderne qui s'approchent matériellement de l'autel, oui, mais dont la tenue immodeste, revoltante même, la vanité manifeste, le coeur frivole et plein du monde, creusent un immense abîme entre elles et Moi !... Oh ! douleur, la dévotion facile, un mélange de crainte et de routine ne manque pas ; mais cette dévotion mondaine, cette piété d'épiderme et de rituel, ces pratiques et formules accommodatrices, en alliance avec tant de péchés intimes que Je connais, ne sont pas — mille fois non ! — l'adoration et l'amour que Je reclame... Je les rejette !.. J'ai faim de coeurs aimants, et non pas de protestations vaines, ni de cantiques ou de fleurs... J'ai soif d'amour confiant, d'amour zélé. J'ai soif de sacrifice... J'ai soif de vrais amis, et non de ce mélange hybride de ciel et de fange, de neuvaines et de mondanité qui m'outrage...Âme consolatrice, donne-Moi à boire. J'ai soif..., désaltere ton Sauveur descendu des cieux, qui veut boire à grands traits l'amour de sa créature... Hélas ! celle-ci est devenue souvent une citerne desséchée ! Toi, au moins, dis-Moi que tu M'aimes vraiment et aime-Moi de tout ton être... Sitio !... J'ai soif... »

(Lentement... et parlez avec tout votre coeur.)

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L' Âme Adoratrice. — « Si, au Calvaire, ce cri déchirant du Sitio eut, comme réponse, du fiel et du vinaigre pour Tes lèvres divines..., cher Roi agonisant, Tu auras le miel et le nectar que mon pauvre coeur peut T'offrir... Écoute-moi, Jésus ! » Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent pratiquement le prodige d'amour qu'est Ton Incarnation merveilleuse... Jésus Enfant, Jésus Adolescent, Jésus Ouvrier, je T'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio ! Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux qui méconnaissent, dans leur vie, l'exces d'amour qu'est Ta Rédemption par la Croix... Jésus Crucifié, Jésus mourant, Jésus enseveli au tombeau, je T'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio !Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux T'aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent dans leur vie l'amour de divine folie qu'est le don incompréhensible du Saint-Sacrement de l'autel !... Jésus-Prêtre, Jésus-Hostie, Jésus-Eucharistie, je t'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie personnelle, intime, par la fidélité à la grâce !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie de famille, par l'accomplissement des devoirs quotidiens, par l'acceptation des croix providentielles !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans les âmes qui m'entourent, dans celles des égarés et des pécheurs, par l'apostolat pour Ta gloire... Et pour être fécond, que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans le don ineffable qu'est le coeur de Marie! Qu'à son école je sois simple, bien humble et très chaste !... que, guidée par Elle je me sanctifie par amour! Oh ! que je voudrais, coeur, de Jésus, que ma vie fût une perpétuelle louange à Ton Amour méconnu..., une amende honorable ininterrompue à Ton Amour offensé..., un holocauste constant à Ton Amour profané !... Mais Toi, qui lis au fond des coeurs, Toi qui me connais dans mes immenses désirs, Toi qui sondes les consciences et qui sais tout, Tu sais que, nonobstant ma très grande misère, je veux vivre et mourir en Te disant et Te prouvant que je T'aime au-dessus de tous les trésors du ciel et de la terre ! »

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Acte de réparation au Sacré Coeur de Jésus

De Pie XI

(Texte des A. A. Sedis de juin 1928)

Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y repond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du desir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Coeur très aimant. Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes, dans le passé, rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou secouant le joug si doux de votre Loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême. Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église. Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses ! Au moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre coeur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entrainer à votre suite le plus d'âmes possible. Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d'expiation ; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prenez, âme adoratrice, votre Crucifix, et, avant de terminer votre Adoration, baisez les saintes Plaies en disant a chacune, de tonte l'ardeur de votre âme : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez le Côté Sacré de Jésus aux intentions du Pape, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main droite du Divin Crucifié aux intentions des Évêques, pour les Prêtres et les Séminaires, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main gauche du Divin Crucifié, priant pour vos intentions personnelles et pour celles de votre famille, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied droit du Divin Crucifié dans une pensée d'apostolat pour hâter le Règne du Coeur de Jésus, pour procurer Sa gloire, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied gauche du Divin Crucifié, priant pour la conversion des égarés et des pécheurs, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

L' Âme Adoratrice. — « Et, comme adieu, Roi d'Amour, coeur de mon Dieu et Dieu de mon coeur, je pénètre avec confiance par la blessure que mes péchés ont ouverte, j'entre dans l'Arche bénie des tendresses divines qu'est Ton Coeur..., et j'y demeure, en Te disant, dans le temps, que je T'aime et que je veux Te faire aimer ; en demandant Ton Règne d'Amour, et en me préparant ainsi à chanter éternellement Tes infinies miséricordes. »

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Acte de Consécration du genre humain au Sacré Coeur de Jésus

(Texte des A. A. S. du 5 novembre 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Coeur. Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Coeur. Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné ; faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim. Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de Vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume. Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd'hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu'autrefois ils appelaient sur leurs têtes. Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix ; faites que, d'un pôle du monde à l'autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Coeur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.

Dites cinq fois, en union de pensée avec Notre Saint-Père le Pape : « Coeur sacré de Jésus, que Votre Règne arrive! »

Milan 1929.

Indications pratiques pour l'Organisation de l'Adoration Nocturne au Foyer

I. Nous nous trouvons en face de deux catégories d'adorateurs :

1° Les familles suffisamment nombreuses (parents, enfants, serviteurs) pour assurer une nuit mensuelle d'adoration, se relevant les uns après les autres d'heure en heure, de 10 heures du soir à 5 heures du matin. Par conséquent une famille d'au moins 7 personnes. (Pour les personnes malades ou fatiguées, et pour les enfants, on admet aussi l'heure de 9 à 10 le soir,
et de 5 à 6 le matin ; mais pas au-delà de ces limites.)

2° Les personnes isolées, soit parce que vivant seules, ou vivant isolées par leur croyance au milieu d'une famille moins fervente, et qui veulent faire leur heure d'Adoration mensuelle, justement pour réparer le manque de foi ou l'indifférence d'êtres chers. Cette catégorie est bien nombreuse. Combien de coeurs fervents sont ainsi dans des foyers indifférents ou hostiles !

II. Pour assurer avec ordre la perpétuité de l'Adoration Nocturne au Foyer, il est très à conseiller que la date et l'heure d'adoration soient fixées par le R. P. Directeur de l'CEuvre. Et quand, pour des raisons spéciales qui seront volontiers respectées, la personne qui s'inscrit désire choisir son heure et la date, que sa lettre le dise de façon précise.

III. Cette promesse n'engage pas sous peine de péché. Elle est un contrat d'amour généreux et n'entraine aucune obligation de conscience. Nous ne doutons pas cependant qu'un amour fort comme la mort donnera la force de la fidélité aux milliers de ces heureux adorateurs.

IV. Les adhésions peuvent être adressées au Secrétariat international de l'Intronisation, 35, rue de Picpus, Paris (XIIe) ; une Image signée du R. P. Mateo sera adressée à chaque personne pour lui rappeler la date et l'heure de sa veillée de nuit près du Roi Jésus méconnu et outragé.

Indulgence

La Confraternité de la Réparation Nocturne qui existait en Italie, dirigée par les RR. PP. Franciscains, avait obtenu des avantages spirituels. L'OEuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer y a été affiliée, ce qui donne à ses Membres la faculté de gagner les indulgences suivantes :

1° Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires (confessions, communion, visite d'une église ou d'un oratoire public, prières aux intentions du Pape),
a) Le jour de l'inscription dans l'Oeuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer ;
b) Chaque fois que ses membres font l'heure de garde nocturne qui leur a été assignée.

2° Une indulgence plénière à l'article de la mort, si, après s'être confessés et avoir communié, ses membres invoquent le T. S. Nom de Jésus, de bouche, ou du moins d'un coeur contrit, et acceptent patiemment la mort de la main du Seigneur comme la Solde du péché.
3° Une indulgence partielle de 7 ans et 7 quarantaines, pour chaque heure d'adoration
supplémentaire que les membres feront d'un Coeur contrit et compatissant.
4° Les membres jouissent en outre de la participation aux mérites de l'Ordre franciscain.

V. C. J. S.

Secrétariat international de l'Intronisation du Sacré Coeur de Jésus dans les foyers

35, Rue de Picpus

75012 Paris

Nihil obstat: Flavien Prat, ss.cc. Supr. G. -

Imprimatur: Parisiis, 28 Aprilis 1929 + Emmanuel, Ep. Isiondensis vic. gén.

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Prière pour honorer les 33 années que Jésus vécut sur la terre

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Prière pour honorer les 33 années que Jésus vécut sur la terre

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter ces trente-trois Oraisons Dominicales en mémoire des trente-trois ans que Jésus-Christ a vécu sur la terre et pour honorer tout ce qu'il a dit, fait et souffert pendant le temps de sa vie mortelle ; nous nous rappellerons sa doctrine pour la méditer et la pratiquer, ses actions et ses exemples pour les imiter, ses souffrances et ses mérites pour y participer.

Seigneur, faites-nous la grâce de prier avec attention, avec respect et avec dévotion, éloignez de notre esprit toutes les pensées vaines et inutiles qui pourraient nous distraire, et ôtez toute affection déréglée de notre cœur.

Cette Prière sera divisée en trois parties:

La première sera pour honorer le Mystère de l'Incarnation et la sainte Enfance de Jésus.

La seconde pour honorer sa vie cachée et publique.

La troisième pour honorer sa Passion et sa Mort.

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Première partie

Pour honorer le Mystère de l'Incarnation et la sainte Enfance de Jésus-Christ.


1° Considérez que Dieu se connaît et s'aime de toute éternité, et en se connaissant et s'aimant il jouit d'une félicité et d'un bonheur parfait, et il possède une gloire intérieure qui consiste dans la plénitude de ses perfections, et cette gloire intérieure ne peut ni augmenter ni diminuer, parce que les perfections divines étant infinies, elles ne peuvent prendre ni accroissement ni diminution. Le Père éternel en se connaissant et en contemplant sa nature et ses divines perfections engendre son Fils, son Verbe, sa Parole, son Image vivante ; et le Père et le Fils en s'aimant produisent le Saint-Esprit qui est l'amour du Père et du Fils. Voilà ce qui s'est fait dans Dieu de toute éternité, voilà ce qui s'y fait et s'y fera pendant tous les siècles, sans aucun changement ni ombre de vicissitude, puisque Dieu est immuable, toujours le même, invariable en lui-même et changeant tout hors de lui-même. Mais outre cette grâce intérieure qui est essentielle à Dieu et qui lui vient de la jouissance de ses perfections, il convenait qu'il eut encore une autre gloire, une gloire extérieure qui consiste dans la manifestation de ses perfections. Ce fut pour se procurer cette gloire extérieure en manifestant ses perfections qu'il créa le monde pour faire éclater partout sa puissance, sa bonté et sa providence. Il créa les Anges et les hommes pour reconnaître, bénir et aimer les attributs divins et augmenter par là sa gloire extérieure. Mais une partie des Anges et le premier des hommes, au lieu de glorifier leur Créateur, se révoltèrent contre lui. Que fit Dieu pour manifester d'autres perfections qui n'avaient pas paru dans la création, sa justice, sa miséricorde, et une sagesse plus admirable que celle qu'il avait fait paraître dans la création du monde ? Il forma le décret de l'Incarnation de son Fils et de la Rédemption du genre humain ; il veut bien envoyer son Fils pour sauver l'homme pécheur.


Admirons, bénissons, et aimons une bonté et une charité si grande ; remercions le Père éternel de nous avoir donné son Fils pour être notre Sauveur ; remercions le Fils d'avoir bien voulu s'incarner pour nous ; remercions le Saint-Esprit par l'opération duquel le Verbe s'est fait chair. Et disons à cette intention : Notre Père...


2° Considérez que le Fils de Dieu voulant se faire homme choisit la plus pure, la plus humble et la plus sainte de toutes les Vierges pour être sa Mère ; les trois Personnes de la Trinité créent dans un même instant la plus parfaite et la plus éminente de toutes les âmes et un corps parfaitement organisé ; cette âme fut tirée du néant, et ce corps fut produit de la substance de Marie. Dès l'instant de leur existence, la seconde Personne de la sainte Trinité l'unit à elle-même et se l'appropria, de sorte que Jésus-Christ a deux natures réunies dans sa Personne divine : la nature divine qu'il tient du Père, et la nature humaine qu'il a reçue de sa Mère. Et ces deux natures subsistent en lui sans mélange et sans confusion, conservant chacune leurs propriétés et leurs opérations différentes.


Croyons, admirons, bénissons et aimons Jésus-Christ notre Sauveur, vrai Dieu et vrai homme. Disons pour l'honorer : Notre Père...


3° Considérez que Jésus-Christ a deux naissances comme il a deux natures, une naissance éternelle dans le sein du Père, une naissance temporelle dans le sein de sa Mère ; dans l'étable de Bethléem Marie adore Jésus comme son Dieu, et Jésus honore Marie comme sa Mère.


Prions ce divin Sauveur de naître et régner dans nos cœurs par sa grâce : Notre Père...


4° Considérez qu'aussitôt que Jésus fut né à Bethléem Dieu le Père ordonna à tous ses Anges de venir adorer ce saint Enfant nouvellement né, comme étant le vrai Dieu, le Créateur et le Souverain Maître du Ciel et de la terre.


Unissons-nous à la sainte Vierge et aux Anges pour adorer l'Enfant Jésus dans la crèche; reconnaissons sa grandeur dans la petitesse et sa divinité cachée sous les voiles de son humanité ; imitons son humilité, sa douceur, sa patience, sa simplicité, son silence et son obéissance, et toutes les vertus de sa sainte enfance : Notre Père...


5° Considérez que les Anges annoncent la naissance du Sauveur aux bergers, bénissant le Seigneur et disant : " Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ". Ainsi ce sont les pauvres et les humbles que Jésus appelle d'abord à lui ; ce sont eux à qui il donne la préférence.


Imitons la simplicité et la promptitude des bergers, courons à la crèche, allons voir et adorer le Verbe fait chair, allons nous dévouer et nous offrir à lui sans partage : Notre Père...


6° Jésus après avoir paru aux bergers se manifeste aux Mages ; après avoir appelé les juifs il invita les gentils parce qu'il vient sauver les uns et les autres : il est descendu du Ciel pour le salut de tous les hommes, les Mages conduits par une étoile viennent adorer le nouveau Roi, le Messie, le désiré des Nations ; ils se prosternent à ses pieds, lui offrent trois sortes de présents, de l'or comme au Roi des Rois, de l'encens comme au vrai Dieu, de la myrrhe comme à un homme mortel dont le corps doit être enseveli après sa mort.


Prions le Sauveur du monde de se manifester aux gentils en appelant les païens à la foi ; unissons-nous aux Mages, offrons à l'Enfant Jésus notre corps avec tous ses organes, notre entendement, notre mémoire et notre volonté ; demandons et pratiquons les trois vertus représentées par les présents des Mages, la Religion figurée par l'encens, la charité représentée par l'or, et la mortification désignée par la myrrhe : Notre Père...


7° Considérez que Jésus-Christ, huit jours après sa naissance, fut circoncis et qu'on lui donna le saint Nom de Jésus, nom adorable qui est au-dessus de tout nom.


Offrons à Dieu le sang que le saint Enfant Jésus répandit dans sa circoncision, pour obtenir la grâce du baptême aux enfants qui naîtront jusqu'à la fin du monde ; adorons, louons, bénissons et invoquons sans cesse le saint nom de Jésus ; et faisons toutes nos actions au nom de Jésus pour la gloire de Dieu. Apprenons de la circoncision de Jésus à circoncire et à purifier nos cœurs par la mortification de nos passions et de nos inclinations déréglées, et notre corps par la mortification de nos sens : Notre Père...


8° Considérez que Jésus-Christ, quarante ans après sa naissance, fut présenté au Temple par les mains de sa très sainte Mère, pour nous apprendre à nous consacrer à Dieu dès notre enfance, et à lui offrir tout ce que nous ferons pendant notre vie : Pères et Mères, mettez vos enfants entre les bras de Marie, pour qu'elle les présente à Dieu avec son saint Enfant Jésus ; apprenez-leur de bonne heure à la connaître, à l'aimer, et à se consacrer à lui.


Offrons aussi nous-mêmes à Dieu par les mains de la très sainte Vierge, avec tous nos parents, nos amis, et tout ce qui nous appartient ; dévouons-nous pour nos amis à son culte et à son service : Notre Père...


9° Considérez que Jésus, Marie, Joseph, pour éviter la persécution d'Hérode, qui voulait faire mourir le Sauveur, se retirèrent en Égypte, où ils demeurèrent comme en exil pendant plusieurs années au milieu des idolâtres, sans asile, éloignées de leur patrie, privés de la société de leurs parents et de leurs amis.


Imitons la Sainte Famille, apprenons par son exemple à nous détacher au moins de cœur et d'esprit, de nos proches et de nos amis, disposés à tout quitter et à aller partout où la Providence nous enverra pour nous conformer à la volonté de Dieu, pour les intérêts de sa gloire, le salut des âmes et notre propre perfection, à laquelle nous ne pouvons parvenir que par un détachement total de toutes choses et de nous-mêmes, et un abandon entier à la Providence : Notre Père...


10° Considérez que l'Enfant Jésus, ayant atteint l'âge de douze ans, alla à Jérusalem avec la sainte Vierge et saint Joseph pour y célébrer la fête de Pâques ; ayant quitté sa divine Mère pour les intérêts de son Père, il fut trouvé au Temple au milieu des Docteurs, les écoutant et les interrogeant.

Apprenons de cet exemple à préférer la gloire de Dieu à l'affection des parents et aux inclinations de la nature ; si nous sommes tombés dans un péché mortel, nous avons perdu Jésus-Christ.


Cherchons-le par la pénitence, allons le trouver dans nos églises, dans le Saint-Sacrement, célébrons les fêtes avec piété. Jésus croissait en sagesse et en grâces devant Dieu et devant les hommes : augmentons tous les jours en vertus et piété à mesure que nous avançons en âge : Notre Père...


Offrande de la première dizaine


Recevez, Seigneur, ce premier dizain que nous venons de réciter à l'honneur de la Sainte Enfance de Jésus que nous vous offrons spécialement pour tous les enfants qui existent et qui existeront dans le monde, pour obtenir la grâce du baptême à ceux qui ne l'ont pas encore reçue, et pour ceux qui l'ont reçue la grâce de la conserver, et pour ceux qui l'ont perdue la grâce de la recouvrer, et pour tous une sainte éducation. Nous vous offrons la Sainte Enfance de Jésus avec tous ses mérites et toutes ses vertus pour réparer les défauts de notre enfance et les péchés de notre jeunesse ; nous vous offrons l'humilité de Jésus pour expier notre orgueil, sa simplicité pour expier nos duplicités, sa douceur et sa patience pour expier nos colères et nos impatiences, nos vivacités et nos emportements, son silence pour expier nos paroles inutiles, nos plaintes et nos murmures, sa pauvreté pour expier notre cupidité, sa mortification pour expier notre sensualité, son obéissance pour expier nos désobéissances, sa pureté pour expier nos impuretés ; en un mot nous offrons toutes ses vertus pour expier tous nos vices, et tous ses mérites pour suppléer à nos défauts et à nos démérites.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, qu'il est maintenant, et qu'il sera dans les siècles des siècles.

Seconde partie

Pour honorer la vie cachée et la vie publique de Jésus-Christ


Nous allons réciter cette seconde partie pour honorer la vie cachée que Jésus-Christ a menée avec Marie et Joseph jusqu'à l'âge de trente ans, et la vie publique qu'il a menée pendant les trois ans qu'il employa à prêcher son évangile.


1° Considérez la vie admirable que Jésus, Marie et Joseph ont menée à Nazareth après leur retour d'Égypte jusqu'à la trentième année de Notre-Seigneur. Cette vie était inconnue et paraissait méprisable aux hommes ; mais elle était connue de Dieu et faisait l'objet de l'admiration des Anges. Jésus, Marie, Joseph vivaient dans la plus parfaite union, ils ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme, ils priaient et travaillaient ensemble ; ils étaient sur la terre une image de la Trinité qui est dans le Ciel ; Jésus, tout Dieu qu'il était, était soumis à la sainte Vierge et à saint Joseph.


Honorons, bénissons cette vie sainte que Jésus, Marie, Joseph ont menée sur la terre ; offrons-la à Dieu pour expier la vie criminelle que nous avons menée jusqu'ici ; offrons-la pour les maris, les épouses et les enfants chrétiens, afin qu'ils se forment sur ces beaux modèles de Jésus, Marie, Joseph. Demandons à Dieu que la paix, la concorde, la piété règnent dans les familles chrétiennes, comme elles ont régné dans la Sainte Famille. Offrons les travaux de Jésus et de Joseph pour tous les artisans, les ouvriers et les personnes qui vivent dans les travaux, afin qu'ils les unissent à ceux de Jésus et de Joseph et qu'ils apprennent à les sanctifier par la patience, la prière et la droiture d'intention. Unissons-nous de cœur et d'esprit, d'intention et d'affection à Jésus, Marie, Joseph : prions, travaillons, souffrons, agissons, vivons et mourons avec Jésus, Marie et Joseph : Notre Père...


2° Considérez que Jésus à l'âge de trente ans est baptisé par saint Jean dans le fleuve Jourdain ; il sanctifie les eaux pour en faire la matière du baptême. Le Père éternel fait entendre sa voix du Ciel, et dit : Voilà mon Fils bien-aimé ; le Saint-Esprit descend sur Jésus en forme de Colombe. Voilà le mystère de la sainte Trinité distinctement révélé, et c'est une image de ce qui se fait dans le baptême. On y nomme les trois Personnes divines, dont l'expression constitue la forme de ce sacrement : " Je te baptise au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit " ; on verse de l'eau : voilà la matière. Et le Père adopte le baptisé pour son Fils, le Fils le reconnaît pour son Frère et son Cohéritier, le Saint-Esprit habite en lui comme dans son Temple.


Remercions Dieu de la grâce du baptême, conservons-la ou recouvrons-la par la pénitence si nous l'avons perdue par le péché, renouvelons les vœux de notre baptême, soyons fidèles à les observer, et demandons pour les néophytes les dispositions convenables pour bien recevoir ce sacrement : Notre Père...


3° Considérez que Jésus, après son baptême, se retire dans le désert, où il jeûne quarante jours et quarante nuits pour se préparer à la tentation et à la prédication de l'évangile. Il nous apprend par son exemple à fuir le monde, à aimer la retraite et à nous préparer par le recueillement à l'exécution des bonnes œuvres que Dieu demande de nous.


Honorons la mortification de Jésus-Christ et l'austérité de la vie qu'il a menée dans le désert pour expier notre sensualité, nos intempérances, notre délicatesse et nos dissipations ; fuyons le monde ; aimons la solitude et le silence pour nous entretenir avec Dieu ; jeûnons exactement le Carême à l'imitation de Notre-Seigneur ; et observons de même tous les jeûnes et les abstinences prescrites par l'Église, et ceux que l'esprit de mortification et de pénitence nous inspirera : Notre Père...


4° Considérez que Jésus, après avoir jeûné quarante jours, veut bien, par un effet de sa bonté, être tenté par le démon pour nous mériter la grâce de le vaincre, et nous apprendre par son exemple la manière de le combattre.


Demandons à Dieu la force de surmonter les attaques du démon, les aiguillons de la chair et la corruption du monde ; préparons-nous à la tentation par la prière, le jeûne, ma mortification et la participation des sacrements ; évitons les occasions du péché ; dans la tentation humilions-nous, recourons à Dieu, faisons des efforts pour la surmonter en renonçant à l'attrait du plaisir et en pratiquant des actes et des vertus contraires ; après la tentation, remercions Dieu de nous en avoir délivrés ; si nous avons eu le malheur d'y succomber, relevons-nous promptement de notre chute ; soyons plus vigilants, plus fermes contre les tentations à venir ; prions pour les personnes tentées : Notre Père...


5° Considérez que Jésus commence la prédication de son évangile en exhortant les hommes à se convertir, à faire pénitence, à mépriser le monde, à chercher le Ciel, à préférer le salut à tout le reste.


Méditons bien ces grandes vérités ; convainquons-nous de l'importance et de la nécessité du salut ; mettons cette première affaire avant toutes les autres ; travaillons-y sans délai et sans relâche ; tendons à notre fin ; nous sommes créés pour Dieu ; rapportons tout à sa gloire et à notre sanctification. Que sert à l'homme de gagner tout l'univers, s'il vient à perdre son âme, Ainsi prenons une ferme résolution de la sauver à quel prix que ce soit, et demandons-en la grâce au Seigneur : Notre Père...


6° Considérez que Jésus-Christ, voulant établir son Église, choisit saint Pierre pour en être le chef, et les autres apôtres pour en être les colonnes ; il choisit pour ses disciples de pauvres pécheurs pour nous faire voir qu'il préfère la pauvreté aux richesses, pour condamner la préférence que nous faisons en mille occasions des riches aux pauvres, et pour faire éclater la force de sa grâce dans le changement admirable qu'il va opérer dans ces hommes faibles, ignorants et grossiers en leur donnant une science sublime, une sagesse et une force surnaturelle qui confondra les savants, les sages et les puissances du monde, et qui convertira l'univers entier.


Bénissons Jésus-Christ dans le choix qu'il a fait des Apôtres, prions-le de donner à son Église des Pasteurs selon son cœur ; prions pour le Chef et les Pasteurs de l'Église, pour tous les Ordres et les États qui la composent; supplions Notre-Seigneur de nous mettre au rang de ses Disciples et au nombre de ses Élus : Notre Père...


7° Considérez que Jésus-Christ prouvait la Divinité de sa Mission et la vérité de sa Doctrine par le témoignage des Prophéties qui s'accomplissaient en lui et par les miracles éclatants qu'il opérait en chassant les démons, en guérissant les malades, en rendant la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, et la vie aux morts.


Croyons fermement les Mystères de notre Religion, que Jésus nous a enseignés et qu'il nous enseigne par son Église, à qui il a promis l'infaillibilité ; remercions-le de nous avoir révélé des Mystères si sublimes et une doctrine si sainte ; conformons-y notre conduite ; prions Notre-Seigneur, qui est notre véritable Médecin, d'opérer sur nos âmes d'une manière invisible des miracles et des prodiges comme il en opérait sur les corps dans le temps de sa vie mortelle ; demandons qu'il chasse le démon de notre cœur s'il y habite par le péché ; demandons qu'il ressuscite nos âmes à la grâce, qu'il guérisse toutes nos maladies spirituelles, qu'il change nos vices en vertus, notre orgueil en humilité, notre amour-propre en haine de nous-mêmes, notre avarice en libéralité, notre gourmandise en sobriété, notre colère en patience et en douceur, notre paresse en diligence et en ferveur : Notre Père...


8° Considérez que Jésus-Christ dans sa conduite nous a donné l'exemple de toutes les vertus et un parfait modèle d'une vie chrétienne. Il prêchait le jour, il passait les nuits en prières, il employait ainsi utilement tout le temps de sa vie à faire la volonté de Dieu son Père, à procurer sa gloire et le salut des hommes.


Offrons à Dieu la sainteté de la vie de Jésus pour expier notre vie criminelle ; offrons les vertus, les prières et les bonnes œuvres de Jésus-Christ pour réparer ns vices, nos omissions et nos distractions ; offrons la droiture des intentions et la pureté des affections de Jésus pour réparer la perversité de nos intentions et la corruption de nos affections ; offrons le saint usage que Jésus-Christ a fait du temps pour réparer le mauvais usage et la perte que nous en avons faits, car tout le temps que nous n'avons pas employé pour Dieu et pour notre salut est un temps perdu ; demandons à Dieu la grâce d'imiter Jésus-Christ notre divin modèle, d'employer saintement le reste de notre vie en remplissant tous les devoirs de notre état, priant sans cesse, faisant en tout la volonté de Dieu, pratiquant toutes sortes de bonnes œuvres, n'ayant en tout ce que nous faisons d'autres vues ni d'autres intentions que la plus grande gloire de Dieu, notre sanctification, l'édification du prochain et le salut de nos âmes : Notre Père...


9° Considérez que Jésus-Christ, malgré une vie si sainte et une conduite si irréprochable fut néanmoins toujours en but à l'envie et à la contradiction des méchants, ainsi que le bienheureux vieillard Siméon l'avait prédit à la sainte Vierge quand elle le présentait au Temple. Jésus-Christ ne reçut de la part des hommes que de l'ingratitude pour ses bienfaits, la haine des méchants pour l'amour qu'il leur portait, des censures et des reproches pour sa doctrine, des blasphèmes pour ses miracles, des injures et des malédictions pour les faveurs et les bénédictions qu'il répandait partout où il passait, et enfin la mort pour la vie éternelle qu'il venait nous mériter et nous procurer. Cependant, malgré tant de contradictions et de persécutions, il continua à prêcher son évangile, à soulager et guérir les pauvres et les malades, à convertir les pécheurs et à combler ses ennemis mêmes et ses persécuteurs de toutes sortes de bienfaits.


Imitons le Sauveur, ne nous lassons pas de faire le bien malgré les discours du monde, malgré les contradictions des méchants, malgré les difficultés que nous rencontrons dans nos petites entreprises ; n'attendons pas notre récompense en cette vie mais dans l'autre. Demandons à Dieu cette confiance et cette persévérance dans le bien jusqu'au dernier soupir de notre vie : Notre Père...


10° Considérez que Jésus-Christ ayant fait la Cène lava les pieds à ses Apôtres et institua l'eucharistie comme sacrifice et comme sacrement : comme Sacrifice pour s'offrir tous les jours et à chaque heure du jour [Quand il est midi ici, il est minuit ailleurs ; ainsi on dit la Messe à chaque heure du jour. Note de l'auteur] à Dieu son Père jusqu'à la fin du monde, et lui procurer une gloire infinie dans la célébration de la Messe, et comme Sacrement pour se donner à nous et nourrir nos âmes de sa chair adorable et les abreuver de son sang précieux dans la sainte Communion.


Remercions Jésus-Christ de son immense charité ; demandons-lui la grâce d'avoir un profond respect, une tendre dévotion pour le Saint-Sacrement ; allons souvent le visiter ; entendons tous les jours la Messe ; offrons à Dieu toutes les Messes qui se sont dites, et qui se diront jusqu'à la fin du monde ; demandons de recevoir avec le Sacrement les fruits et les effets merveilleux qu'il contient. Rendons grâces à Dieu de toutes les bonnes communions, et faisons-lui amende honorable de toutes communions indignes qui se sont faites depuis celle de Judas, et de toutes les irrévérences qui se sont commises dans les Églises ; récitons à cette intention la plus excellente de toutes les prières : Notre Père...


Offrande de la seconde dizaine


Recevez, Seigneur, ce second dizain que nous venons de réciter à l'honneur de la vie cachée et publique du Sauveur. Nous vous offrons particulièrement la vie cachée et laborieuse que Jésus a menée en travaillant avec saint Joseph du métier de charpentier, pour tous les laboureurs, les artisans ; les personnes du travail. Et nous vous offrons la vie publique de Jésus-Christ pour tous ceux qui sont engagés par état dans les offices publics, surtout pour les Pasteurs, les Prédicateurs, les Confesseurs et les Ministres de l'Église, et ensuite pour le Roi, les Magistrats et les Juges, afin que, suivant les exemples du Sauveur, tous concourent à procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes en remplissant fidèlement les devoirs de leur état, en faisant le bien, en empêchant le mal, en servant Dieu, en édifiant le prochain, en se sanctifiant eux-mêmes.


Offrons la vie toute sainte, toute divine, toute surnaturelle que Jésus a menée sur la terre pour expier la vie inutile, toute humaine, charnelle, sensuelle, animale, que nous avons menée jusqu'ici. Offrons la vie intérieure de Jésus pour expier notre vie dissipée, et demandons la grâce d'en mener désormais une intérieure pour honorer l'intérieur de Jésus. Offrons la vie extérieure de Jésus pour réparer notre vie criminelle et scandaleuse ; demandons la grâce de mener une vie réglée et édifiante pour imiter la vie extérieure de Jésus. En un mot offrons à Dieu tout ce que Jésus-Christ a fait, dit et pensé pendant les trente-trois ans qu'il a été sur la terre pour expier tout le mal que nous avons fait, et suppléer à tout le bien que nous avons commis depuis que nous sommes au monde : Notre Père...

Troisième partie

Pour honorer la mort et la passion de Jésus-Christ et demander que Dieu nous applique le mérite de ses souffrances, qu'il nous fasse la grâce de compatir à ses douleurs, de détester nos péchés, qui en sont la cause, de porter la Croix, de nous y attacher avec lui, de souffrir et mourir pour lui.


1° Considérez que Jésus après la Cène va au Jardin des Olives où il prie pendant trous heures ; il est saisi de crainte, accablé de tristesse et d'ennui à la vue de nos péchés qui se présentent à ses yeux, et qui, comme un torrent impétueux, inondent son âme. Son cœur en est si pénétré de douleur qu'il tombe en défaillance et dans une agonie mortelle dans laquelle il sue le sang.


Offrons à Dieu ces trois peines intérieures que Jésus-Christ a voulu souffrir pour expier les péchés intérieurs que nous faisons par les trois facultés de notre âme, l'entendement, la mémoire, et la volonté, et pour sanctifier nos peines intérieures, purifier notre intérieur, et nous mériter une contrition intérieure, une vie intérieure, des vertus intérieures. Acceptons donc l'ennui, la tristesse, la crainte, les chagrins, les désolations, et toutes les peines extérieures à l'honneur de celles de Jésus-Christ. Unissons-les à celles de Jésus-Christ, détestons nos péchés jusqu'à en avoir le cœur brisé de douleur, acceptons et buvons avec Jésus-Christ le Calice de sa Passion ; disons comme lui : " Mon Dieu, si ce Calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite et non la mienne " (Mt 26, 39) : Notre Père...


2° Considérez que, le moment des souffrances extérieures de Jésus étant arrivé, il se lève, il va au-devant de ses ennemis, il se livre à eux pour nous apprendre qu'il est permis de sentir sa faiblesse dans le temps où l'on prend ses résolutions, mais qu'il fait s'armer de force dans le temps où il s'agit de les mettre en exécution et que, quand le moment fixé dans les décrets de Dieu est arrivé pour faire ou souffrir quelque chose pour sa gloire et le salut des âmes, il faut vaincre et surmonter nos craintes et nos répugnances, aller courageusement au combat, ne pas fuir le Croix, mais aller au-devant et l'accepter de la main de Dieu qui nous la présente. Demandons-en la grâce au Seigneur.

Une troupe de gens armés conduite par Judas s'approche de Jésus ; il les terrasse d'une seule parole en leur demandant, " Qui cherchez-vous ? ". " C'est ", répondent-ils, " Jésus de Nazareth ". " C'est moi ", leur dit le Sauveur, " me voilà,... mais laissez mes Disciples " (Jn 18, 4-5, 8).


Admirons la puissance et la sagesse de Dieu, qui met des bornes à la malice des hommes et qui dirige tous les événements à l'accomplissement de ses desseins. Jésus se livre à ses ennemis parce que c'était son heure. Sa mission était finie ; mais il ne permet pas qu'ils prennent ses disciples, parcequ'ils avaient encore du monde à convertir ; ils abandonnent donc le Sauveur et le laissent seul entre les mains de ses ennemis. Demandons la grâce de demeurer fidèles à Dieu dans les épreuves et de ne le quitter jamais par le péché : Notre Père...


3° Considérez que Judas, possédé par le démon de l'avarice, vend son Maître et son Dieu pour trente deniers ; il le trahit par un baiser. Voilà où aboutit une passion ménagée. Elle conduit aux plus affreux désordres. Ainsi, étouffons nos passions naissantes, détestons l'avarice, ayons horreur d'une Confession et d'une Communion sacrilèges, dont la trahison de Judas est l'image, car celui qui communie indignement trahit Jésus-Christ par un perfide baiser, et il le livre, non plus aux juifs comme Judas mais au démon qui habite dans son cœur. Jésus reçoit avec bonté le baiser de Judas ; il l'appelle son ami pour nous apprendre à regarder et à traiter nos ennemis comme nos meilleurs amis. Les juifs mettent leurs mains profanes sur Jésus-Christ ; ils le lient, et par ses liens il nous délivre de l'esclavage et de la captivité du démon et du péché. On conduit le Sauveur comme un criminel devant quatre tribunaux ; il reçoit partout des insultes, des outrages et des mauvais traitements.


Suivons Jésus dans sa Passion, baisons ses pas, adorons le Sang qu'il répand partout, prenons part à ses ignominies et à ses souffrances. Disons à cette intention : Notre Père...


4° Considérez que Jésus, livré à la fureur de ses ennemis, passa la plus triste nuit ; il fut accusé par de faux témoins, jugé et condamné à mort ; puis une troupe effrénée de soldats et de domestiques l'environne de toutes parts comme un essaim d'abeilles - c'est l'expression de l'écriture : sicut apes (Ps 117, 12) - ; chacun l'outrage et l'insulte ; on lui crache au visage, on lui met un bandeau sur les yeux, il est rassasié d'opprobres, mais on ajoute la cruauté et la barbarie à l'insulte : on lui donne des soufflets et des coups de poing ; on le jette par terre ;  on le foule aux pieds ; et au milieu de tous ces indignes traitements le Sauveur est comme un agneau ; il n'ouvre pas la bouche pour se plaindre, il souffre tout avec une douceur, une patience inaliénable, et il est prêt à en souffrir mille fois davantage pour nous et pour ses ennemis eux-mêmes.


Offrons à Dieu tout ce que Jésus-Christ a souffert pendant cette cruelle nuit pour expier tous les crimes, les débauches, les impuretés qu'on commet dans les ténèbres de la nuit ; apprenons de l'exemple du Sauveur à souffrir les opprobres et les tourments avec patience et résignation, et à garder le silence dans les croix. Disons pour obtenir cette grâce : Notre Père...


5° Considérez que Jésus-Christ, après avoir ainsi passé la nuit dans les tourments, est conduit, toujours enchaîné comme un criminel, au prétoire de Pilate. On l'accuse, on le calomnie de nouveau. Pilate le renvoie à Hérode ; il reçoit de la populace de nouveaux outrages en passant dans les rues de Jérusalem. Il parait devant Hérode ; il y est traité comme un insensé, et il nous mérite par cette folie apparente la vraie sagesse. Il retourne à Pilate. On lui ôte ses vêtements ; on l'attache à un poteau ; on lui fait souffrir la plus cruelle et la plus sanglante flagellation pour expier les plaisirs charnels que les impudiques prennent dans une chair impure : la chair virginale du Sauveur est déchirée de coups et mise en lambeaux ; après un supplice si barbare on en ajoute un plus ignominieux et aussi cruel : les soldats s'assemblent autour du Sauveur, et pour tourner sa Royauté en dérision, ils en font un Roi de théâtre, ils lui mettent une couronne d'épines à la place du diadème, un roseau à la main pour sceptre, et un manteau d'écarlate pour son manteau royal ; puis ils se prosternent devant lui, le saluent, lui donnent des soufflets ; et, frappant sa tête du roseau qu'il tenait en main, ils lui enfoncent la couronne d'épines dans le crâne.


Offrons à Dieu la flagellation du Sauveur pour satisfaire à sa justice et pour détourner de dessus nos têtes les fléaux de sa colère. Adorons toutes les plaies dont le corps de Jésus a été couvert ; demandons qu'il guérisse par ces plaies sacrées toutes les plaies que le péché a faites à notre âme ; adorons aussi le chef de Jésus couronné d'épines et portons avec lui la couronne d'épines sur la terre pour mériter la couronne de gloire dans le Ciel. Récitons dans ces intentions la prière du Seigneur : Notre Père...


6° Ce fut donc par une providence divine que Notre-Seigneur dans sa Passion même fut reconnu Roi, couronné Roi, salué Roi et proclamé Roi, car Pilate, montrant notre divin Sauveur dans l'état pitoyable où la flagellation l'avait réduit et portant la couronne d'épines qui était si profondément enfoncée qu'on ne put plus l'ôter de dessus sa tête, Pilate dit aux juifs : " Voilà votre Roi. Lequel des deux voulez-vous que je délivre, Barabbas ou Jésus ? " (Jn 18, 39). Ô cœurs, soyez dans l'étonnement ! Le Dieu du Ciel, le Saint des Saints est mis en parallèle avec un infâme voleur ; et on préfère même ce voleur, cet homicide, au Souverain Maître de l'univers. Oui, le Sauveur a voulu souffrir cette humiliation pour nous faire sentir l'injure infinie que nous faisons à Dieu lorsque nous lui préférons la créature. Oui, toutes les fois que nous commettons un péché mortel nous préférons la créature au Créateur, le néant à l'Être suprême, un vil intérêt, un plaisir d'un moment, une infâme passion, à un Dieu infini en toutes les perfections ; et c'est pour réparer cette injure que Jésus-Christ a voulu recevoir l'humiliation infinie de se voir postposé à Barabbas.


Humilions-nous à cette vue jusqu'à la profondeur de notre néant, pour honorer Jésus si profondément abaissé ; mettons-nous au-dessous de toutes les créatures ; réjouissons-nous de voir que Jésus-Christ ; qui a été ainsi profondément humilié dans sa Passion, est maintenant élevé au-dessus des Anges et des Archanges, assis sur le trône de Dieu même, recevant les honneurs divins : Dignus est Agnus... accipere divinitatem (Ap 5,12). Demandons la grâce d'avoir pour lui un amour de préférence dans notre estime et notre attachement, qui nous fasse plutôt renoncer à tout, sacrifier tout que de l'offenser et que de perdre sa grâce et son amour. Récitons pour cela l'oraison qu'il nous a lui-même enseignée : Notre Père...


7° Considérez que Pilate, reconnaissant l'innocence de Jésus et l'envie des juifs, cède à leurs instances par faiblesse et par crainte de l'Empereur et de perdre sa charge ; il se lave les mains devant tout le peuple et proteste qu'il est innocent du sang de ce juste. Pilate en tout cela a sacrifié la justice au respect humain, à la crainte, et c'est en cela qu'il a péché ; et quoique son crime soit moins grand que celui des juifs, il est cependant mortel : ainsi les péchés de faiblesse, en matière considérable, suffisent pour nous damner. Pilate trahit la justice pour conserver ses intérêts temporels ; mais par un juste châtiment de Dieu il a perdu tout à la fois, et le temporel et le spirituel. C'est ainsi que bien des chrétiens se damnent par faiblesse, par respect humain ; pour ménager la faveur des hommes et leurs intérêts temporels ils sacrifient les intérêts de Dieu et de ceux de leur conscience ; cependant ils veulent se justifier aux yeux des hommes comme Pilate ; mais ils seront condamnés au Tribunal de Dieu.


Prémunissons-nous contre ces dangers, ne faisons jamais rien contre notre conscience et notre devoir. Pilate livre donc Jésus aux juifs pour être crucifié ; on le conduit à la Croix ; il l'envisage avec joie comme l'instrument de son triomphe et de notre salut ; il l'embrasse et la charge sur ses épaules, et par là il sanctifie toutes nos croix ; il se charge en même temps d'un fardeau encore plus pesant, qui est celui de nos péchés ; il succombe sous ce double fardeau. On engage Simon à porter la Croix avec lui et après lui, et ainsi qu'il l'avait dit dans son évangile : " Si quelqu'un veut être mon Disciple, qu'il porte sa croix tous les jours de sa vie et qu'il me suive ". La sainte Vierge et une troupe de peuple qui se lamentaient sur le sort du Sauveur l'accompagnent dans ce triste voyage. Joignons-nous à eux, suivons Jésus-Christ, portons sa Croix, portons la nôtre avec lui. C'est la Croix qui nous conduira au Ciel ; acceptons donc de la main de Dieu toutes les croix et les tribulations que sa providence nous envoiera ; unissons-les à la Croix de Jésus ; demandons de faire un saint usage des croix : Notre Père...


8° Considérez que Jésus, étant arrivé à la montagne du Calvaire, est dépouillé de ses vêtements qu'on divise en quatre parts, et on jette un sort sur sa robe, figure de l'Église qui est toujours une, indivisible, quoiqu'elle soit répandue dans les quatre parties du monde. On attache Jésus à la croix au milieu de deux voleurs ; on lui perce les pieds et les mains avec des clous meurtriers ; il prie pour ses bourreaux. Prions pour nos ennemis ; attachons-nous à la Croix, et mourons sur la Croix avec Jésus ; rendons-lui amour pour amour, et vie pour vie, et sang pour sang. Jésus est élevé en croix et il attire tout à lui par la force et la vertu de sa croix ; on renouvelle ses plaies et ses tourments par les secousses qu'on lui donne en plantant et en fixant la croix. Prions-le de renouveler tout en nous, et renouvelons souvent nos intentions et nos résolutions. Jésus élevé en croix se voit abandonné de Dieu et des hommes ; son Père le livre pour l'amour de nous à ses ennemis, à la mort et aux tourments ; et les hommes, loin de l'assister dans ses peines, insultent à son malheur. Apprenons à souffrir un abandon total et une désolation universelle ; attendons-nous à être abandonnés des hommes, de nos amis et même de nos parents ; mais qu'importe que tout le monde nous abandonne, pourvu que Jésus soit toujours avec nous. Prions Marie, qui n'a pas abandonné Jésus, de nous assister dans nos tribulations et nos tentations. Jésus ainsi élevé en croix entre le Ciel et la Terre faite l'office de médiateur entre Dieu et les hommes ; il réconcilie le Ciel avec la Terre ; il souffre pendant trois heures mes tourments les plus horribles ; il verse tout son sang pour effacer nos péchés ; il s'offre à Dieu son Père comme une victime d'expiation pour le salut du genre humain ; il prie sans cesse pour nous ; il souffre d'une soif horrible, et on ne lui donne que du fiel et du vinaigre, qu'il prend pour expier notre sensualité ; mais il est brûlé d'une autre soif encore plus ardente. C'est le désir de notre salut qui le consume.


Offrons à Dieu tous les tourments que Jésus a soufferts pendant les trois heures qu'il est demeuré attaché à la Croix pour obtenir les grâces du salut pour nous et pour tout l'univers, car il a souffert et il est mort pour tous les hommes. Comprenons quelle est l'excellence d'une âme rachetée au prix du sang d'un Dieu. Faisons donc tous nos efforts pour sauver notre âme à quelque prix que ce soit ; quoi qu'il nous en coûte il faut la sauver ; et puisque Jésus-Christ nous a rachetés à un si haut prix, nous ne sommes plus à nous ; nous lui appartenons ; il s'est acquis un nouveau droit sur nous. Nous ne devons donc plus vivre pour nous, mais uniquement pour lui ; soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes à Jésus-Christ et nous devons vivre et mourir pour lui. Prions le Seigneur de nous accorder toutes ces grâces qu'il nous a méritées par tant de souffrances ; adorons Jésus éleva en croix versant son sang et souffrant les plus cruels tourments : Notre Père...


9° Considérez que Jésus-Christ, au milieu de si horribles tourments, pensait à chacun de nous ; il offrait ses souffrances pour nous, nous aimant en quelque sorte plus que lui-même, puisqu'il se sacrifie pour nous ; il souffre pour nous délivrer des supplices éternels, pour nous rendre heureux ; il subit la mort pour nous donner la vie. Les spectateurs de son supplice l'insultent et le chargent de malédiction : " Il a sauvé les autres ", disent-ils en branlant la tête, " et il ne peut se sauver lui-même ". Mais Jésus, en se chargeant de la malédiction de nos péchés, nous a mérité les bénédictions célestes, et il a changé la malédiction des juifs en bénédictions pour les chrétiens. Le Sauveur voit sa sainte Mère et son Disciple bien-aimé aux pieds de la croix ; il lui adresse la parole en lui montrant son Disciple, et lui dit, " Femme, voilà votre Fils ". Puis, adressant la parole à Jean, il lui dit, " Voilà votre Mère " (Jn 19, 26-27). Jésus-Christ nous engendre sur la croix ; il nous donne son Père pour être notre Père, et sa Mère pour être notre Mère. Nous voilà donc enfants de Dieu et de Marie, frères de Jésus-Christ et ses cohéritiers : quelle faveur ! Lorsque Jésus fut crucifié le soleil s'obscurcit, la terre trembla, les pierres se fendirent, les tombeaux s'ouvrirent, les morts ressuscitèrent ; mais ce ne fut qu'après la Résurrection du Sauveur. Ainsi toute la nature dans sa consternation était sensible à la mort de son Créateur. Si nous n'en sommes pas touchés, notre cœur est plus dur que les rochers qui s'entrouvrirent. Tous ces prodiges attestaient la divinité de Jésus-Christ, la sainteté de sa vie et le triomphe de sa mort. Car c'est en mourant qu'il a vaincu les démons, le monde et la chair. Mais voici un miracle plus grand que tous ceux-là, c'est que les pécheurs et les plus grands pécheurs se convertissent à la mort de Jésus-Christ. Un voleur attaché à la croix est changé à l'instant ; il se repent de ses crimes ; il les expie par son supplice ; il attend le Royaume à venir ; dans cette espérance il s'adresse au Sauveur du monde : " Seigneur ", lui dit-il avec confiance, " souvenez-vous de moi quand vous serez dans votre Royaume " (Lc 23, 42). Le Centurion et plusieurs autres témoins de toutes ces merveilles se frappent la poitrine, se convertissent, et deviennent des saints. Ainsi Jésus en mourant ébranle les Cieux et fait trembler la terre. Et, ce qui est plus admirable encore, il convertit les plus grands pécheurs et ses ennemis mêmes. N'est-ce pas là mourir en Dieu ? Jésus avant d'expirer jette un grand cri en disant : " Tout est consommé. Mon Père, je remets mon âme entre vos mains " (Lc 23, 46).


Adorons Jésus mourant, mettons toute notre confiance en ses mérites, unissons-nous à la sainte Vierge et aux Saints qui ont assisté à sa mort pour compatir à ses souffrances, acceptons l'agonie et la mort pour honorer celles de Jésus-Christ, et demandons la plus importante de toutes les grâces, qui est celle d'une bonne mort. Récitons à cette intention la plus parfaite de toutes les prières : Notre Père...


10° Considérez que la mort de Jésus-Christ s'est consommée dans la nature humaine, l'âme séparée de son corps ; et ce fut Jésus-Christ lui-même qui sépara son âme d'avec son corps ; et c'est dans la séparation des trois parties de la nature humaine que consiste la mort du Sauveur ; et c'est dans la réunion de ces trois parties que consiste sa Résurrection. Mais dans le temps de la mort de Jésus-Christ la Personne et la nature divines demeurèrent toujours unies à l'âme qui était descendue dans les Limbes, et au corps qui était dans le Tombeau, et au sang répandu aux pieds de la croix. Pour que la mort du Sauveur fut incontestable et sa Résurrection indubitable, Dieu permit qu'un soldat lui perça le côté d'une lance, et il en sortit du sang et de l'eau, Mystère figuré par Adam et Ève. Adam dans son sommeil est l'image de Jésus mort sur la croix ; le côté d'Adam ouvert et Ève formée d'une de ses côtes figurent le côté de Jésus percé et l'Église son épouse formée par la vertu du sang et de l'eau qui en sont sortis. Mettons nos péchés au pied de la croix et demandons qu'une goutte de son sang les efface, nous lave et nous purifie de toutes nos iniquités. Le cœur de Jésus ouvert nous invite à y entrer pour puiser comme dans un trésor inépuisable toutes les grâces du salut. L'âme de Jésus qui descend dans ces cachots où étaient détenues les âmes de l'ancien testament qui soupiraient après la venue du Rédempteur, nous apprend à descendre en esprit en Purgatoire pour soulager et délivrer par nos suffrages et nos bonnes oeuvres les âmes fidèles qui y sont détenues. Le Corps de Jésus dans le Tombeau nous montre comme nous devons mourir au péché, au monde et à nous-mêmes par un entier détachement de tout, de sorte que nous soyons comme un mort, indifférents pour tout ce qui n'est pas Dieu ou ne conduit pas à Dieu, insensibles à toutes les choses du monde. Le sang de Jésus répandu nous exhorte à verser le nôtre pour l'amour de celui qui a versé le sien pour nous, et crie bien plus efficacement que celui d'Abel, et ses cris s'élèvent jusqu'au Ciel pour demander vengeance contre les juifs qui l'ont versé, et contre les chrétiens qui le profanent tous les jours et le foulent aux pieds par leurs crimes et leurs sacrilèges, et il demande grâce et miséricorde pour les pécheurs pénitents.


Offrons sans cesse le sang de Jésus-Christ, surtout à la Messe, à l'élévation du Calice pour effacer nos péchés, pour satisfaire à la justice divine et obtenir ses miséricordes. Ô mon Sauveur, je vous adore et vous aime dans le Tombeau ; je m'y renferme avec vous ; je ne veux plus que le monde me voit ; je ne veux plus me voir moi-même ; je descends dans les ténèbres et la poussière du Tombeau ; je ne suis plus du monde des vivants ; je veux mourir et m'ensevelir avec Jésus-Christ. Ô hommes, oubliez-moi ; foulez-moi aux pieds. Je suis mort au monde, et ma vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu : Notre Père...


Offrande de la troisième Dizaine


Recevez, Seigneur, par les mains de la sainte Vierge qui est demeurée debout aux pieds de votre croix avec une force intrépide, recevez ce troisième dizain que nous venons de réciter à l'honneur de votre Mort et Passion. Accordez-nous la grâce d'avoir toute notre vie une dévotion sincère, tendre et affectueuse envers votre sainte Mort et Passion et envers vos cinq plaies et votre précieux sang, et de l'inspirer aux autres. Faites-nous la grâce de méditer souvent votre douloureuse Passion, de la graver profondément dans notre esprit et dans notre cœur, d'y mettre toute notre confiance et de souffrir patiemment toutes sortes de peines pour l'honorer ? Pour suppléer à la dureté de notre cœur nous vous offrons les sept douleurs de votre sainte Mère, et nous y joignons toutes les pieuses affections que saint Jean, sainte Madeleine ont ressenties aux pieds de la croix lorsqu'ils furent témoins de vos douleurs. Nous y ajoutons encore toues les sentiments de dévotion, de reconnaissance et de compassion que tous les Saints et toutes les Saintes qui ont été le plus touchés de vos souffrances ont éprouvés en les méditant ; Père éternel, nous vous offrons votre cher Fils agonisant dans le jardin des Olives, accusé par des faux témoins, condamné par des juges iniques, livré à la fureur d'une troupe de soldats, couvert d'ignominie et d'opprobres, dépouillé de ses vêtements, attaché à un poteau, cruellement flagellé, couronné d'épines, postposé à Barabbas, montant sur le Calvaire chargé de sa croix, étendu, attaché, élevé et suspendu sur la croix, rassasié de fiel et de vinaigre, versant son sang pour le salut du genre humain, enfin mourant et expirant dans les plus affreux tourments ! Jetez les yeux sur votre cher Fils et ne permettez pas que tant de souffrances qu'il a endurées pour notre salut deviennent inutiles par notre faute. Accordez-nous toutes les grâces qu'il nous a méritées pour cette vie et la félicité éternelle pour l'autre.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit...

Nous allons réciter les trois dernières Oraisons Dominicales à l'honneur de la Résurrection, de l'Ascension de Jésus-Christ, et de la Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.


1° Considérez que Notre-Seigneur avait prédit non seulement sa mort, mais sa Résurrection le troisième jour. Cela était si public que les juifs et Pilate le savaient. Ce fut pour éviter toute surprise qu'on mit une garde sur son tombeau, qu'on scella le sépulcre, qu'on y roula une grosse pierre pour en empêcher l'entrée. La Providence permit tout cela pour qu'on ne pût soupçonner aucune entreprise pour enlever le Corps de Jésus. Et quelle apparence que les Disciples, consternés par la mort de leur Maître, fussent venus affronter des soldats armés, eux qui l'avaient abandonné de son vivant, s'étaient éloignés à la vue d'une troupe de domestiques, et qui l'avaient renié par la crainte d'une servante ? Ce fut donc par un effet de la divine Providence que les juifs prirent tant de précautions ; et ces précautions devinrent autant de preuves contre leur perfidie. Et comme la Résurrection du Sauveur est la base de notre Religion, Dieu voulut qu'elle fût mise dans une évidence qui la rendit incontestable. Trois jours après sa mort, le Sauveur ressuscite comme il l'avait prédit ; il sort glorieux du tombeau ; il paraît pendant quarante jours à ses Disciples. Il mange avec eux pour ne leur laisser aucun doute ; il leur montre ses plaies adorables imprimées dans son corps. Saint Thomas s'écrie en le voyant, " Mon Seigneur et mon Dieu " ; Dominus meus et Deus meus (Jn 20, 28). Un fait assuré par deux ou trois témoins dignes de foi dit être cru sur leur témoignage, et Jésus-Christ apparut dans une seule fois à cinq cents témoins dont la plupart ont versé leur sang pour confirmer la vérité de leur témoignage : quoi de plus raisonnable que de s'en rapporter à des témoins si dignes de foi ! Jésus pendant ces quarante jours confirme la foi de ses Disciples ; il leur donne l'intelligence des écritures ; il leur communique le Saint-Esprit avec le pouvoir de remettre les péchés ; il établit saint Pierre chef de l'Église pour tenir sa place et gouverner le troupeau.


Honorons ces quarante jours que Jésus est demeuré sur la terre après sa Résurrection en menant une vie ressuscitée, une vie sainte, surnaturelle, détachée, stable et persévérante dans le bien. Demandons de mourir au péché, de ressusciter à la grâce. Demandons que Jésus-Christ par la vertu de sa Résurrection renouvelle tout en noue, qu'il crée en nous un cœur nouveau, un esprit nouveau, des sentiments nouveaux, une vie nouvelle. Récitons à cette intention la prière qui lui est le plus agréable : Notre Père...


2° Considérez que Jésus-Christ ayant passé quarante jours avec ses Disciples sur la terre et les avoir convaincus de la vérité de sa Résurrection par des preuves indubitables, in multis argumentis (Ac 1, 3), il les conduit sur le mont des Olives ; il leur donne la mission pour aller prêcher l'évangile à toutes les nations ; il leur promet le Saint-Esprit, les bénit, et monte au Ciel en leur présence. Transportons-nous en esprit sur la montagne des Oliviers, adorons Jésus montant au Ciel, demandons-lui sa bénédiction, contemplons-le des yeux de l'esprit, et suivons-le des affections du cœur. Gravons dans notre souvenir ces consolantes paroles qu'il adressa à ses Apôtres en les quittant, " Voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles " (Mt 28, 20). Jésus est avec nous dans le Saint-Sacrement ; il est avec nous par sa grâce ; il est avec son Église par une assistance continuelle. Ainsi, loin de nous affliger de l'absence corporelle de Jésus-Christ, réjouissons-nous de sa présence invisible ; applaudissons à son triomphe. Il va nous ouvrir les portes du Ciel ; il va prendre possession de son Royaume ; il va s'asseoir à la droite de son Père et nous y préparer une place.


Joignons nos faibles voix à celles des Esprits bienheureux pour chanter son entrée triomphante dans la Jérusalem céleste ; soupirons après le Ciel ; ne regardons plus la terre que comme un exil ; habitons déjà dans le Ciel d'esprit et de cœur ; n'ayons plus de goût pour les choses de la terre ; tournons nos pensées, nos désirs, nos regards, nos affections vers le Ciel. Ô bienheureuse et éternelle Sion où Jésus-Christ règne avec ses Saints, je soupire après vous ! Qui me donnera des ailes comme à la Colombe pour voler te me reposer dans le sein de mon Dieu ? A lui seul soit l'empire, la majesté, la force, la toute-puissance dans les siècles des siècles ! Jésus en quittant ses Apôtres leur dit encore ces paroles d'une tendresse paternelle : " Je ne vous laisserai pas comme des orphelins, je viendrai vous visiter, je vous enverrai l'Esprit consolateur " (Jn 14, 18). Souvenez-vous donc de cette consolante promesse. Venez, ô mon adorable Sauveur, ne nous oubliez pas, ne nous abandonnez pas comme des orphelins, sans consolation dans cet exil et cette vallée de misères ; nous avons par nos crimes mérité une place en enfer, mais par votre pure miséricorde nous espérons au Ciel la place que vous allez nous préparer. Faites-nous la grâce de la mériter : Notre Père...


3° Considérez que Jésus-Christ, voyant la faiblesse des Apôtres, ne voulut pas encore les exposer au combat avant de les avoir fortifiés par les dons du Saint-Esprit. Ils se préparèrent à le recevoir par la retraite et la prière, unis de cœur et d'esprit avec la sainte Vierge que Notre-Seigneur avait laissée pour les consoler de son absence. Le Saint-Esprit, qui est la troisième Personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils de toute éternité, et qui en procède toujours sans interruption et en procédera pendant tous les siècles, puisqu'il n'y a point de changement en Dieu, cet Esprit divin qui est l'Esprit du Père et du Fils, qui est l'amour du Père et du Fils, Dieu comme le Père et le Fils, et que nous adorons avec le Père et le Fils, et qui est produit par la volonté, au lieu que le Fils l'est par la voie de l'entendement, cet Esprit de vérité descendit du Ciel le jour de la Pentecôte sous le symbole d'un vent impétueux, pour nous faire comprendre que comme l'air et la respiration sont essentiels pour la vie du corps, le Saint-Esprit ne l'est pas moins pour la vie spirituelle et surnaturelle de l'âme. C'est le Saint-Esprit qui nous vivifie dans l'ordre surnaturel de la grâce : vivificantem (1 Co 15, 45). Le vent souffle où il veut ; on le sent sans le voir ; ainsi l'Esprit de Dieu agit invisiblement en nous. Il faut être bien attentif pour discerner ses mouvements, ses inspirations et ses opérations dans les âmes d'avec ceux de la nature et de la passion. Le Saint-Esprit parut encore sous un autre emblème, sous la figure de langues de feu, parce qu'ainsi que le feu éclaire, échauffe et purifie, le Saint-Esprit éclaire les ténèbres de notre esprit de ses lumières, il embrase notre cœur de ses ardeurs, et il purifie notre âme de sa corruption.


Offrons pour obtenir ce divin Esprit, offrons à Dieu les prières de la sainte Vierge et des Disciples renfermés dans le Cénacle. Soupirons après sa venue ; offrons surtout à cette intention les mérites de Jésus-Christ, car c'est Jésus-Christ qui nous l'a mérité par sa Passion ; las Apôtres en ont reçu les prémices; demandons-en les précieux restes. Envoyez donc, ô mon Dieu, ce Consolateur promis qui, nous remplissant des dons de sagesse, d'intelligence, de force, de science, de conseil, de piété, et d'une crainte salutaire, produise en nous ses divins fruits, une charité ardente, une joie toute pure, toute sainte, toute spirituelle et surnaturelle, une paix, une patience et une douceur inaltérable, une bonté véritable et sincère, une courageuse persévérance, une foi ferme et inébranlable envers Dieu, et une probité, une fidélité à toute épreuve à l'égard du prochain, une modestie édifiante, une continence et une sobriété constante, enfin une chasteté et une pureté angélique. Que ce divin dispensateur des grâces joigne par surcroît à toutes celles-ci, toutes les autres qu'il sait nous être nécessaire pour procurer sa gloire et notre salut et celui du prochain : Notre Père...


Offrande des trois dernières oraisons


Recevez, Seigneur, ces dernières et chétives prières que nous venons de réciter à l'honneur de la Résurrection, de l'Ascension de Jésus-Christ, et de la descente du Saint-Esprit. Nous vous les offrons par les mains de la très sainte Vierge, qui a été comblée de joie à votre Résurrection, ravie d'admiration lorsqu'elle fut témoin de votre Ascension, et remplie des dons les plus sublimes du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte. Et nous vous prions de nous accorder par son intercession toutes les grâces que nous y avons demandées.


Gloire au Père...


Ceux qui trouveront ceci trop long pourront le diviser selon les temps et les circonstances, par exemple, le premier dizain au temps de l'Avent et de Noël, le second pendant l'année, le troisième vers le temps de la Passion.


Approuvé par Monseigneur Pottier, Évêque d'Agathopolis et Vicaire Apostolique du Sichuan, Province de Chine. Et traduit du Chinois en Français par l'Auteur.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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Prière pour honorer les cinq Plaies du Sauveur

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Prière pour honorer les cinq Plaies du Sauveur

Texte du Bienheureux Jean Martin Moyë


Pénétrés d’amour et de reconnaissance, touchés de douleur et de componction nous adorons, nous baisons avec respect, et nous invoquons avec confiance vos plaies sacrées, ô divin Sauveur. Nous vous conjurons par ces plaies adorables de guérir toutes les blessures de notre âme. Gravez, Seigneur, gravez profondément dans nos cœurs ces divines plaies avec le souvenir continuel de votre douloureuse passion.

Nous adorons la plaie de votre main droite, désirant et demandant que votre main droite nous bénisse, nous et nos intentions, nos paroles et nos actions, qu’elle nous aide à faire le bien et à empêcher le mal. Je remets, Seigneur, avec confiance mon corps et mon âme, ma vie et ma mort, mon sort éternel et temporel, mes desseins et mes entreprises entre vos mains. Je mets dans votre main droite mes parents, mes amis, mes bienfaiteurs, et tous vos élus, afin que ni le démon ni le monde ni la chair ne puissent les ravir de votre main.

Seigneur, ayez pitié de nous, nous vous en conjurons par la plaie de votre main droite.

Notre Père...

Nous adorons la plaie de votre main gauche, et nous vous prions de bénir notre silence, notre repos, et nos affections. Nous recommandons à la même plaie de votre main gauche les pécheurs et nos ennemis, que nous aimons parce que Jésus-Christ a aimé les siens. Nous vous recommandons les méchants, les impies, les libertins de nos jours. Nous vous conjurons d’étendre votre main toute-puissante contre tous les ennemis de l’Église, pour réprimer leur méchanceté et tous leurs mauvais desseins. Tournez, Seigneur, par votre sagesse et votre grâce triomphante leur haine en charité, leur malice en bonté, leurs malédictions en bénédictions, leur guerre en paix, leur terreur en sécurité, leurs obstacles en moyens. Arrachez-les d’entre les mains du démon, faites qu’ils retournent à vous par une sincère conversion.

Seigneur, ayez pitié de nous, etc.

Nous adorons la plaie de votre pied droit. Nous vous prions par la vertu de cette plaie de diriger nos pas et nos démarches dans la voie du salut, et nous vous conjurons par la douleur que vous avez soufferte dans cette plaie d’avoir pitié des âmes souffrantes, des pauvres et des malades, des agonisants, des captifs et des prisonniers, des voyageurs et des âmes du Purgatoire. Seigneur, ayez pitié de nous, nous vous en conjurons.

Nous adorons la plaie de votre sacré côté, et nous vous prions de répandre sur nous par l’ouverture de cette plaie les entrailles de votre miséricorde. Nous vous supplions de guérir nos cœurs par la plaie de votre Sacré-Cœur, et de laver les souillures de nos âmes dans le sang et l’eau qui sont sortis de votre sacré côté, et comme c’est par la vertu de cette eau et de ce sang que l’Église a été formée ainsi qu’Ève de la côte d’Adam, nous vous conjurons par les amertumes que vous avez ressenties dans votre Sacré-Cœur et par votre côté percé d’une lance d’avoir pitié de votre Église, que vous vous êtes acquise au prix de votre Sang. Purifiez-la, santifiez-la, unissez-la, gouvernez-la, conservez-la pure et sainte et sans tache, exaltez-la et faites-la triompher de toutes les erreurs et des ennemis qui l’attaquent, et faites régner dans votre Église l’union, la charité, la concorde, l’humilité, la chasteté, et toutes les vertus chrétiennes.

Seigneur ayez pitié de nous, nous vous en conjurons par la plaie de votre sacré côté.

Enfin, mon Dieu, nous recourons à vos cinq plaies comme à un refuge et un asile assuré dans tous nos maux et nos tentations et comme à une source intarissable de bénédictions. Montrez-nous vos plaies comme vous les avez fait voir à vos disciples après votre Résurrection. Faites qu’elles soient toujours ouvertes pour nous, qu’il en découle continuellement sur nous et sur tous les peuples de l’univers un fleuve de paix et de justice, un torrent de lumière, de grâce, et de vertu. Nous adorons enfin toutes les autres plaies dont votre Cœur adorable et vos membres sacrés ont été meurtris dans votre sanglante flagellation et dans tout le cours de votre Passion ; et nous vous supplions de nous en appliquer tous les mérites. Ainsi soit-il.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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Chapelet pour honorer les cinq Plaies de Notre Seigneur

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Chapelet pour honorer les cinq Plaies de Notre Seigneur

à la vue du crucifix et pour prier pour toute l'Église

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter ce chapelet pour honorer les cinq plaies de Notre-Seigneur et pour demander des grâces pour les différents états qui composent l'Eglise.


Commencement du chapelet


Nous honorerons en premier lieu le chef de Jésus-Christ couronné d'épines, et nous prierons pour le chef et les pasteurs de l'Église, qui sont le pape, les évêques, et les prêtres, afin que Dieu leur donne toutes les grâces nécessaires pour remplir dignement toutes les fonctions de leur ministère.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue, Marie... (3 fois)

Première Dizaine


Nous allons réciter ce premier dizain pour honorer la plaie du côté de Notre-Seigneur et prier pour toute l'Église, qui est son épouse, qui a été formée par la vertu du sang et de l'eau qui sont sortis de son côté ouvert par une lance. Nous aurons intention de demander des grâces pour tous les âges et les états qui composent le corps de l'Église ; et d'abord pour les enfants qui viennent au monde, afin qu'ils reçoivent le baptême et qu'ils conservent l'innocence baptismale ; pour ceux qui commencent à avoir l'usage de la raison, afin qu'ils se consacrent à Dieu ; pour ceux qui se disposent à la première communion, afin qu'ils entrent dans les sentiments de dévotion qu'un si grand sacrement exige ; pour ceux qui l'ont déjà faite, afin qu'ils en conservent le fruit en passant leur jeunesse dans la piété, et que Dieu les préserve des dangers de cet âge ; pour ceux qui veulent embrasser un état, afin qu'ils connaissent leur vocation et qu'ils la suivent ; enfin, pour tous les états qui composent l'Église, afin que tous en remplissent fidèlement les devoirs par un esprit de religion.


Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 gloire au Père.

Deuxième Dizaine


Nous allons réciter ce second dizain à l'honneur de la plaie de la main droite de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et prier pour nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs, pour tous les justes et tous les élus, que nul ne pourra ravir de sa main, afin qu'ils persévèrent et qu'ils augmentent dans sa grâce et son amour.


Notre Père, 10 je Vous salue Maeie, 1 Gloire au Père.

Crocifissione

Troisième Dizaine


Nous allons réciter ce troisième dizain à l'honneur de la plaie de la main gauche du Sauveur, et nous prierons pour nos ennemis et pour tous les pécheurs, afin que Dieu les arrache d'entre les mains du démon et leur accorde la grâce de se convertir et de retourner sincèrement à lui.


Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

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Quatrième Dizaine


Nous allons réciter ce quatrième dizain à l'honneur de la plaie du pied droit de Notre-Seigneur, et nous prierons pour les âmes du purgatoire, afin qu'il les délivre des flammes qui les tourmentent et qu'il les fasse entrer dans le lieu de repos, de lumière et de rafraîchissement qui est le ciel ; pour les agonisants, les malades, les infirmes, et toutes les personnes qui sont dans l'affliction, les travaux, et la tentation, afin que Dieu leur donne les secours nécessaires pour supporter leurs peines avec patience, surmonter les tentations avec force, et remporter la couronne qu'il prépare dans le ciel à ceux qui auront combattu et vaincu sur la terre.


Notre Père; 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

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Cinquième Dizaine


Nous allons réciter ce cinquième dizain à l'honneur de la plaie du pied gauche de Notre-Seigneur et dans l'intention de prier pour la conversion des hérétiques, des schismatiques, des juifs, et des infidèles, afin que Dieu leur fasse la grâce de reconnaître et de quitter leur erreur pour entrer dans le sein de l'Eglise catholique, hors laquelle il n'y a point de salut.

Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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2525

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Chapelet en l'honneur du Saint Sacrement

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Chapelet en l'honneur du Saint Sacrement

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter le chapelet pour honorer le Très-Saint-Sacrement, qui est l'abrégé de tous les mystères de la religion qui y sont renfermés, et de ceux de la vie, de la mort, et de la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui y sont représentés et renouvelés, pour honorer les trois Personnes de la très sainte Trinité, qui, étant inséparables, y sont par concomitance, pour honorer l'incarnation du Sauveur qui descend du ciel sur l'autel, s'incarnant pour ainsi dire de nouveau entre les mains du prêtre, prenant une nouvelle naissance plus admirable en quelque sorte que la première puisqu'il est produit sans père ni mère par les paroles de la consécration, et renouvelant les exemples de pauvreté, d'humilité, d'obéissance, de charité, de patience qu'il nous a donnés en sa naissance, sa vie, et sa passion. Exemple de pauvreté : il est sous l'apparence d'un peu de pain, et souvent dans des églises et des tabernacles aussi pauvres que l'étable de Bethléem. Exemple d'humilité : il s'est anéanti en descendant du sein de son Père dans le sein d'une Vierge, mais ici il s'abaisse encore bien plus profondément en daignant venir loger dans des cœurs aussi corrompus que les nôtres ; il a caché l'éclat de sa divinité sous les voiles de son humanité, et dans ce sacrement il couvre l'une et l'autre sous les faibles espèces de pain et de vin. Exemple d'obéissance : il obéit, non plus à Dieu, mais à un homme ; il se rend à la voix du prêtre. Exemple de charité : il s'est donné au monde en général en venant sur la terre, et il se donne à chacun en particulier dans l'eucharistie. Exemple de patience : il souffre en silence les irrévérences, les blasphèmes, les sacrilèges ; il est trahi de nouveau par les pécheurs qui communient indignement ; il fait aussi dans le saint-sacrement ce qu'il a fait sur la terre : il habite avec les hommes par sa présence ; il converse avec eux dans les visites qu'on lui rend ; il guérit et console les malades et les infirmes ; il nourrit les âmes ; il nous donne la vie ; et il meurt sacramentalement quand les espèces sont consommées, ressuscite quand on en consacre de nouveau. Nous aurons donc intention d'honorer tous ces mystères, tous ces miracles, et ces prodiges de puissance et de bonté que Dieu opère en notre faveur dans le très Saint Sacrement.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue...


1. qui est le pain vivant qui est descendu du ciel.

2. qui fait ses délices d'être avec les enfants des hommes.

3. dont la chair est vraiment une nourriture et le sang un breuvage.


Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, qui sont réellement présents par concomitance dans le Très-Saint-Sacrement.

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Première Dizaine


Pour honorer l'institution de l'eucharistie, pour remercier Notre-Seigneur Jésus-Christ de la bonté infinie et de la charité immense qui l'a porté à établir ce divin sacrement malgré l'abus et les profanations qu'il prévoyait qu'on en ferait, pour reconnaître sa présence réelle dans le Saint-Sacrement, pour l'y adorer avec les anges et les hommes, et pour offrir à Dieu toute la gloire et l'honneur, tous les hommages et les adorations qu'il lui rend par la profondeur de ses abaissements et ses humiliations, et tous les sentiments d'amour dont le Sacré-Cœur de Jésus, qui est réellement présent sur nos autels, est embrasé pour son Père.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui avait promis de nous donner sa chair à manger et son sang à boire en disant : " Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde ".

2. qui avait un désir extrême de faire la Cène avec ses disciples pour instituer le Saint-Sacrement.

3. qui lava les pieds à ses apôtres pour marquer la pureté avec laquelle il faut s'approcher du Très-Saint-Sacrement.

4. qui après avoir mangé l'agneau pascal, qui était la figure de l'eucharistie, a établi la réalité, prenant du pain et, levant les yeux au ciel, le bénit, le rompit, le distribua à ces disciples en disant : " Prenez et mangez ; ceci est mon corps qui sera livré pour vous ".

5. qui prit le calice en disant : " Ceci est mon sang qui sera répandu pour vous ".

6. qui a établi ses apôtres prêtres et leur a donné le pouvoir de consacrer, d'offrir, et de distribuer son corps et son sang, en leur disant : " Faites ceci en mémoire de moi ".

7. qui a institué l'eucharistie pour nous faire souvenir de sa mort et de sa passion et nous en appliquer les mérites, en disant : " Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne ".

8. qui par la force de sa divine parole change le pain en son Corps et le vin en son Sang sans en changer les espèces.

9. qui est véritablement présent en personne avec ses deux natures partout où est le Très-Saint-Sacrement.

10. qui descend du ciel sur nos autels, où il adore sans cesse la Majesté divine par les anéantissements de son humanité unie à la divinité.


Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, qui sont réellement présents par concomitance dans le Très-Saint-Sacrement.

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Deuxième Dizaine


Pour honorer l'eucharistie comme sacrifice où Jésus-Christ s'offre à Dieu d'un bout du monde à l'autre dans tous les lieux comme hostie pure et sans tache, vraiment sainte, capable d'honorer la Majesté suprême, de satisfaire à sa justice pour nos péchés, de nous obtenir avec le pardon toutes les grâces du salut, afin qu'assistant désormais à la sainte Messe avec foi, respect, dévotion, et contrition et dans un esprit de sacrifice pour nous offrir tous avec Jésus-Christ en mémoire de sa mort, nous participions à tous les fruits de notre rédemption.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui est prêtre selon l'ordre de Melchisédech, offrant dans la sainte Messe son humanité à Dieu sous les espèces du pain et du vin.

2. qui est prêtre et victime, sacrifice et sacrificateur, offrant et offrande, hostie pure et sans tache d'un prix infini, seule capable de rendre à la Majesté divine une gloire proportionnelle à sa grandeur.

3. qui dans une seule Messe rend à Dieu plus d'amour que tous les péchés ne lui ont fait d'outrage.

4. qui par une seule Messe rend à Dieu plus de gloire que les hommes et les anges et que tout l'univers réuni ne peuvent lui en procurer.

5. qui est vrai holocauste qui s'offre sans partage et sans réserve pour la gloire de son Père.

6. qui est la victime de propitiation qui s'offre pour apaiser la colère de Dieu et nous le rendre propice.

7. qui est le sacrifice eucharistique que nous offrons en actions de grâces des bienfaits que Dieu nous a accordés, et pour en obtenir de nouveaux pour nous et pour toute l'Église.

8. que l'Église offre à Dieu comme unique victime digne de sa grandeur, et qui s'offre elle-même avec lui comme étant le corps et l'âme réunis à son Chef.

9. qui a amassé le trésor des grâces par le sacrifice de la Croix et qui les distribue dans le sacrifice de la Messe.

10. qui présente sans cesse à Dieu les souffrances de sa mort et de sa passion, et qui nous en applique le mérite.


Gloire au Père...

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Troisième Dizaine


Pour honorer l'eucharistie comme sacrement et pour demander la grâce de nous disposer à la recevoir saintement, afin qu'il produise en nous tous les effets admirables qu'il opère dans ceux qui s'en approchent dignement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui nous invite à aller le recevoir dans son auguste sacrement en nous adressant ces paroles pleines de tendresse : " Venez à moi, vous tous qui êtes chargés, et je vous soulagerai ".

2. qui nous fait un commandement exprès de nous approcher de la sainte table par ces paroles : " Si vous ne mangez la chair du Fils de l'Homme et si vous ne buvez son sang vous n'aurez pas la vie en vous ".

3. qui nous ordonne de nous préparer avec soin à recevoir ce divin sacrement par ces paroles de l'apôtre saint Paul : " Que l'homme s'éprouve lui-même et qu'il mange ensuite de ce pain, car si quelqu'un mange de ce pain ou boit le calice du Seigneur indignement, il boit et mange sa condamnation, ne discernant pas le Corps du Seigneur ".

4. qui est le Bon Pasteur qui nourrit ses brebis de sa propre Chair et les abreuve de son Sang.

5. qui s'unit à nous afin que nous demeurions en lui et lui en nous.

6. qui se donne à nous afin que nous vivions pour lui, ainsi qu'il l'a dit lui-même : " Celui qui me mangera vivra en moi ".

7. qui est la vraie nourriture de nos âmes, qui conserve, augmente, affermit la vie spirituelle de la grâce habituelle, et donne toutes sortes de grâces actuelles.

8. qui nous communique avec abondance les dons de son Esprit et les affections de son sacré cœur et les qualités divines et surnaturelles de son âme, les lumières, les grâces et les vertus de sa divinité même, afin que nous soyons transformés en lui, étant tout remplis de Dieu et ne vivant que pour Dieu.

9. qui est le remède des faibles, le pain des forts, et les délices des parfaits.

10. qui communique à nos corps un germe d'immortalité pour la résurrection glorieuse.


Gloire au Père...

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Quatrième Dizaine


Pour honorer les mystères de la naissance et de la vie cachée et publique de Notre-Seigneur, qui sont renouvelés dans l'eucharistie, et pour demander que Dieu nous en applique les mérites dans la participation de ce divin sacrement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui descend du trône de sa gloire sur l'autel à la voix du prêtre, comme il est descendu dans le sein de la Vierge selon la parole de l'ange.

2. qui prend sur nos autels une nouvelle naissance sans père ni mère.

3. que la multitude des anges adorent prosternés devant nos tabernacles.

4. qui est exposé à l'adoration de tous les hommes, des grands et des petits, des pauvres et des riches, comme il a été adoré par les bergers et les mages.

5. que l'Église présente à Dieu à la Messe comme vous l'avez présenté au Temple.

6. que les prêtres donnent aux fidèles comme vous l'avez donné au saint vieillard Siméon et à Anne la prophétesse.

7. qui rassasie la multitude du peuple chrétien du pain céleste qui se multiplie tous les jours par la consécration comme il a rassasié la multitude des Juifs dans le désert.

8. qui éclaire les aveugles, visite et guérit les malades, chasse les démons, et opère sur nos âmes d'une manière invisible dans l'eucharistie des prodiges plus merveilleux qu'il n'en a opéré dans sa vie mortelle sur les corps.

9. qui converse avec les hommes en les écoutant et en leur parlant par un langage secret dans les visites qu'ils vont lui faire au Saint-Sacrement.

10. qui conserve le monde entier par sa divine présence au Saint-Sacrement, où il renouvelle sa vie pauvre et cachée lorsqu'il est renfermé dans nos tabernacles, et sa vie publique lorsqu'on l'expose à l'adoration ou qu'on le porte en triomphe aux processions ou en viatique aux malades.


Gloire au Père...

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Cinquième Dizaine


Pour réparer tous les outrages faits à Jésus-Christ de la part des Juifs et des païens au temps de sa passion, et qui sont maintenant renouvelés dans l'eucharistie par les hérétiques et les mauvais chrétiens ; pour lui faire amende honorable de toutes les communions indignes qui se sont faites depuis celle de Judas jusqu'aujourd'hui, et de toutes celles que l'on fera jusqu'à la fin du monde, et toutes les irrévérences et impiétés qui se sont commises et qui se commettront dans nos églises et ailleurs contre cet auguste sacrement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui est maintenant oublié, abandonné, délaissé seul dans le Saint-Sacrement dans la plupart des églises, comme il a été abandonné de ses disciples au temps de sa passion.

2. qui est tant de fois trahi par le baiser perfide des impies qui s'approchent de la sainte table en état de péché mortel, comme il l'a été par Judas.

3. qui est livré, non plus aux Juifs comme autrefois, mais au démon qui habite dans le cœur du pécheur qui le reçoit indignement dans la communion.

4. qui est devenu un sujet de mépris, d'opprobres, et de risées pour les libertins de nos jours, qui l'insultent jusqu'au pied des autels, comme les Juifs l'ont insulté sur la Croix.

5. qui entend toutes les impiétés et les blasphèmes des libertins et des hérétiques, comme il entendit ceux des Juifs.

6. devant qui les mondains fléchissent les genoux d'une manière presque aussi outrageante que les soldats qui le couronnèrent d'épines dans le prétoire de Pilate.

7. qui voit du fond de nos autels nos irrévérences, nos distractions, et nos froideurs, et avec une patience aussi admirable que celle avec laquelle il souffrit tous les mauvais traitements des Juifs.

8. qui prie son Père pour nous dans le temps que nous l'offensons, comme il pria pour les bourreaux qui le crucifiaient.

9. que nous crucifions de nouveau par nos péchés, non plus sur le bois de la Croix, mais dans un cœur corrompu et une conscience chargée de crimes.

10. qui s'immole de nouveau sur nos autels mystiquement, représentant sa mort par l'état de mort où il paraît et par la séparation des deux espèces.


Gloire au Père...

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Offrande du chapelet


Nous vous offrons, ô mon Dieu, par les mains de la très sainte Vierge, ce chapelet que nous venons de réciter à l'honneur du Très-Saint-Sacrement, et nous vous prions de nous accorder par son intercession toutes les grâces que nous vous avons demandées.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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01 mars 2009

Chapelet en l'honneur des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie

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Chapelet en l'honneur des Sacrés Coeurs de Jésus et de MarieTexte du Bienheureux Jean Martin Moye


Par le Sacré-Cœur de Jésus on n'entend pas seulement son cœur de chair qui est vraiment adorable puisqu'il est uni hypostatiquement à la divinité et qu'il est le cœur de Dieu qu'on adore, mais on entend aussi l'âme de Jésus et toutes ses puissances, son intérieur, toutes ses affections et ses sentiments.


Sacré-Cœur de Jésus, inspirez, animez, et réglez mon cœur.


Nous allons réciter le commencement du chapelet à l'honneur des Trois Personnes de la Sainte Trinité qui habitent dans le Sacré-Cœur de Jésus avec toute la plénitude de la Divinité.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue, Marie... et Jésus,


1° dont le Sacré-Cœur est l'objet des complaisances du Père.

2° dont le Sacré-Cœur est hypostatiquement uni à la Personne du Fils.

3° dont le Sacré-Cœur est le Temple vivant du Saint-Esprit.


Gloire au Père...

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Première Dizaine


Nous allons réciter ce dizain pour honorer toutes les saintes affections dont le Sacré-Cœur de Jésus était rempli à l'égard de Dieu son Père, présentant à la Majesté divine tous les sentiments d'amour, d'adoration, de dévotion, de reconnaissance, qui étaient dans ce divin Cœur, demandant qu'il les communique aux nôtres.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur est une fournaise brûlante du feu divin qu'il est venu répandre sur la terre et qu'il veut allumer dans nos cœurs.

2° du Sacré-Cœur duquel tous les soupirs et tous les mouvements sont autant d'actes de la plus parfaite charité.

3° dont le Sacré-Cœur brûlait d'un zèle divin pour la gloire de Dieu son Père et le salut des hommes.

4° dont le Sacré-Cœur contemple et adore sans cesse l'essence et les perfections de Dieu.

5° dont le Sacré-Cœur honore par sa parfaite obéissance les grandeurs de la Divinité.

6° qui multiplie la présence de son Sacré-Cœur au Saint-Sacrement, pour multiplier son sacrifice, ses adorations, et les traits enflammés de l'amour sacré qu'il lance du fond de nos autels vers le trône de la Majesté divine.

7° dont le Sacré-Cœur répare par ses hommages nos offenses et nos outrages.

8° dont le Sacré-Cœur apaise par les charmes de sa douceur la colère de Dieu, dont nos crimes allument la fureur.

9° qui obtient par la force et la vertu de son Sacré-Cœur la miséricorde de Dieu pour les pécheurs.

10° dont le Sacré-Cœur fait descendre sur la terre toutes les bénédictions du Ciel.


Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit, comme elle sera dans le Sacré-Cœur de Jésus, maintenant et toujours et dans la suite des siècles. Ainsi soit-il.

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Deuxième Dizaine


Pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus comme la source de tous les dons célestes, le priant de purifier et de sanctifier nos cœurs en ôtant tout ce qui lui déplaît pour y mettre sa grâce et ses vertus.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur est plein de grâce et de vérité, de la plénitude duquel nous avons tous reçu.

2° dans le Sacré-Cœur duquel sont renfermés tous les trésors de sagesse et de science qu'il nous donne pour éclairer notre folie et notre ignorance.

3° dont le Sacré-Cœur est de tous les biens le trésor inépuisable puisqu'il les puise dans la Divinité même comme dans une source intarissable.

4° dont le Sacré-Cœur est la demeure du Saint-Esprit qui y habite avec ses sept dons et ses douze fruits.

5° dont le Sacré-Cœur est le roi des cœurs, l'âme de nos âmes, le principe de la vie spirituelle, comme le cœur humain est le principe de la vie naturelle.

6° dont le Sacré-Cœur est le centre de l'union et de la charité, ne faisant qu'un cœur et qu'une âme de toute la chrétienté.

7° dont le Sacré-Cœur inspire et anime les membres de son corps mystique, qui sont les fidèles, en leur communiquant de son esprit les influences continuelles.

8° dans le Sacré-Cœur duquel tous les saints ont puisé leurs lumières, leurs vertus et leur sainteté.

9° dont le Sacré-Cœur est le trésor caché où doivent continuellement se porter nos cœurs, nos esprits et nos pensées.

10° dont le Sacré-Cœur est la mort des vices et la vie des vertus.


Gloire au Père...

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Troisième Dizaine


Pour honorer tous les sentiments de bonté et de charité du Sacré-Cœur de Jésus envers les hommes et de lui en témoigner notre reconnaissance.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur brûle de zèle et d'ardeur pour le salut des hommes faibles, misérables et pécheurs.

2° dont le Sacré-Cœur est plein d'entrailles de bonté, de miséricorde sur nos besoins, nos misères, et nos désordres.

3° dont le Sacré-Cœur est pour les justes pénétré de tendresse et d'affections, et pour les pécheurs touchés de douleur et de compassion.

4° dont le Sacré-Cœur connaît tous nos besoins et nos désirs, toujours prêt à nous tendre la main pour nous secourir.

5° dont le Sacré-Cœur ne veut pas notre mort et notre condamnation, mais notre salut et notre sanctification.

6° dont le Sacré-Cœur amollit par sa tendresse la dureté de nos âmes pécheresses.

7° dont le Sacré-Cœur nous aime jusqu'à l'excès, s'offrant pour nous sur l'autel après s'être immolé sur la Croix.

8° qui nous donne son Sacré-Cœur dans la communion pour nous communiquer ses sentiments, ses vertus, et ses dons.

9° dont nous ne payons les bienfaits et la tendresse que par l'ingratitude et la sécheresse.

10° dont nous outrageons les soins et les sollicitudes paternelles par des défiances et des inquiétudes continuelles.


Gloire au Père...

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Quatrième Dizaine


Pour honorer dans ce dizain toutes les amertumes du Sacré-Cœur de Jésus, compatissant à sa douleur, tâchant de réparer par la tendresse de notre compassion l'outrage et la peine que nous lui avons causés par la malice et la dureté de nos cœurs, et par le nombre et l'énormité de nos péchés.

Notre Père... Je vous salue...

1° dont le Sacré-Cœur séchait de douleur et tombait en défaillance à la vue des péchés qui se sont commis, qui se commettent et se commettront jusqu'à la fin du monde.

2° dont le Sacré-Cœur a bu tous les jours et tous les moments de sa vie le Calice d'amertume et d'affliction jusqu'à la lie.

3° à qui la tendresse de son Sacré-Cœur a fait verser des larmes et pousser des gémissements sur nos malheurs, nos peines, et nos égarements.

4° dont le Sacré-Cœur, victime de son amour, s'est offert pour nous : souffrons et mourons donc pour lui à notre tour.

5° dont le Sacré-Cœur fut livré à l'ennui, à la crainte, et à une tristesse mortelle pour expier nos pensées vaines et criminelles.

6° dont le Sacré-Cœur se vit inondé par le torrent de nos crimes et de nos iniquités.

7° qui dans la douleur extrême dont son Sacré-Cœur était saisi sua le sang dans sa triste agonie.

8° dont le Sacré-Cœur a été rassasié d'amertumes et d'ignominies pour vaincre la concupiscence et l'orgueil de la vie.

9° dont le Sacré-Cœur a été ouvert par une lance pour répandre sur nous ses grâces avec abondance.

10° dont les humiliations, les peines et les croix sont maintenant changés en gloire, en délices et en joie.


Gloire au Père...

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Cinquième Dizaine


Pour honorer le Sacré-Cœur de Marie, l'union intime qu'il avait avec celui de Jésus, l'amour réciproque et les communications du Cœur de Jésus et de Marie, offrant l'amour du Sacré-Cœur de Jésus au Sacré-Cœur de Marie, et présentant au Sacré-Cœur de Jésus la tendresse du cœur de Marie avec toutes les saintes affections qui ont été, qui sont, et qui seront, dans les neuf chœurs des anges et dans les cœurs de tous les saints, et qui pourraient et devraient être dans tous les cœurs créés et possibles.

Notre Père... Je vous salue...

1. dont le Sacré-Cœur, par la divine puissance, a pris dans vous et de vous son être et sa substance.

2. dont vous avez porté le cœur divin neuf mois dans votre chaste sein.

3. dont le Sacré-Cœur a pris de votre sang le plus pur son accroissement et sa nourriture.

4. dans le Sacré-Cœur duquel vous habitez comme dans votre centre, et lui en vous comme dans son Temple.

5. qui verse dans votre cœur ses bénédictions et ses grâces, et qui vous donne dans son cœur, après Dieu, la première place.

6. dont le Sacré-Cœur communique à votre cœur l'amour divin, et le zèle qu'il a pour le salut des humains.

7. dont le Sacré-Cœur vous inspire la tendresse et la compassion qu'il a pour nous et pour toutes les nations.

8. au Sacré-Cœur duquel vous avez été intimement unie, vivant, aimant, souffrant et faisant tout en lui et avec lui.

9. dont vous avez vu percer le Sacré-Cœur par une lance qui vous pénétra de la plus vive douleur.

10. dont vous contemplez les charmes et les beautés dans la gloire après en avoir médité les mystères, les repassant dans votre cœur lorsque vous viviez encore sur la terre.


Gloire au Père...

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Offrande du chapelet


Recevez, ô Père éternel, ce chapelet que nous venons de réciter à l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus votre Fils et de Marie sa sainte Mère, auxquels nous serons à jamais nos cœurs, nos corps et nos âmes avec intention de bénir, de louer, d'aimer, de rechercher, de vous présenter et de vous offrir le Sacré-Cœur de Jésus, celui de sa Mère et de tous les saints, avec les sentiments d'amour, de respect, de reconnaissance, de dévotion dont ils étaient pénétrés, à chaque instant de notre vie, de notre respiration, et à chaque mouvement de notre cœur, désirant avec ardeur d'entrer, de vivre, d'agir, de souffrir, de mourir dans le Sacré-Cœur de Jésus et de Marie, afin qu'après leur avoir été unis dans le temps nous leur soyons réunis à jamais dans l'éternité. Ainsi soit-il.

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Le Bienheureux Jean-Martin Moyë

1730-1793

Fête le 4 mai


Jean-Martin Moyë naît à Cutting (Diocèse de Metz) le 27 janvier 1730. Ordonné prêtre, il est frappé par la misère matérielle et spirituelle des villages. Il fonde une congrégation de religieuses pour l’éducation des enfants des campagnes ; c’est la naissance des Sœurs de la Providence : pauvreté, charité, simplicité, confiance totale en la Divine Providence. Le 30 décembre 1771, il quitte la France pour la Chine et y reste 12 années. Il revient malade en France ; la Révolution l’oblige à s’exiler à Trèves. Totalement épuisé, il y meurt le 4 mai 1793. Pie XII le béatifie le 21 novembre 1954. Aujourd’hui encore se poursuit son œuvre dans le monde.

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