19 février 2009

Chemin de Croix pour les âmes sacerdotales et consacrées

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Chemin de Croix pour les âmes sacerdotales et consacrées

Méditations de Jésus offertes à Catherine au cours du Chemin de Croix vécu à Notre-Dame de Grâces (Gignac - Hérault) le Vendredi 10 Février 2006.

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Première station

Jésus est condamné à mort

Mes enfants, souvent, lorsque vous condamnez les autres, vous projetez sur eux tout ce qui encombre vos propres vies. Voilà ce dont on M’accusait, des plaies de l’humanité, Moi qui suis le Saint des Saints. Veillez à ne pas faire porter aux autres, ce qui pèse sur vos propres épaules. Soyez justes, pour éviter les erreurs qui blessent les cœurs et Me blessent en même temps. Amen.

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Deuxième Station

Jésus est chargé de Sa Croix

Mes enfants, le poids de la Croix semblait varier sans cesse, parfois elle était si lourde que Je devais laisser Mon Corps tomber à terre. Parfois il Me semblait que Je pouvais la porter plus facilement. Car, dans le monde le poids des péchés varie sans cesse. Il varie en tous et en chacun de vous. Quel que soit le poids de vos péchés, Je suis venu pour les porter et vous en alléger. Il n’y a pas de constance dans l’erreur ni dans la tentation, mais, de votre part, il doit y avoir une prudence constante. Amen.

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Troisième Station

Jésus tombe pour la première fois

Mes enfants, quel que soit votre engagement pour Moi sachez que la chute est toujours possible, mais elle ne doit pas arrêter votre route. Ma main touche le sol, elle vient toucher aussi la profondeur de vos souffrances pour vous aider à continuer avec Moi. Amen.

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Quatrième Station

Jésus rencontre sa Mère

Mes enfants, lorsque vous cheminez avec Moi, Je vous offre des rencontres qui commencent et ne finissent pas. La grâce de pouvoir entrer dans la communion des âmes, et cela, par l’amour partagé entre le Cœur de Ma Sainte Mère et Mon Cœur Divin. Quiconque prie le Cœur Immaculé de Ma Sainte Mère est présenté à Mon Cœur Divin, et quiconque vient se présenter à Mon Cœur Divin se trouve accueilli par le Cœur de Marie. Lorsqu’elle s’est présentée devant Moi, par un seul regard échangé nous avons offert Nos souffrances pour l’humanité entière et pour chacun d’entre vous.

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Cinquième Station

Simon de Sirène aide Jésus à porter sa Croix


Mes enfants, pensez à Simon et souvenez-vous que Moi, Jésus, J’ai eu besoin de lui. J’ai encore besoin de vous, Je vous appelle au secours à travers tous ceux qui souffrent, tous ceux qui portent des croix, qui peuvent être allégées par la prière, par l’amour offert. Soyez Simon, soyez aussi Jésus qui accepte l’aide de Simon. En acceptant d’être aidés, c’est le poids que Je porte que vous offrez, ce poids que Je porte en vous et qui peut être allégé. Ce que vous ne voulez faire pour vous, faites le pour Moi. Amen.

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Sixième Station

Véronique essuie le visage de Jésus

Mes enfants, ne suis-Je pas pour vous, Celui qui souffre ? Alors, n’ayez jamais peur de montrer que vous M’aimez. Gardez sur vous Ma Sainte Croix et offrez-là à tous les regards, afin de témoigner que Je suis encore vivant, en vous, au milieu de vous. Souvent le témoignage de l’amour fait reculer l’esprit du mal. Il se trouve saisi, affaibli, anéanti, par la fidélité dans l’amour qui M’est offert. Amen.

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Septième Station

Jésus tombe pour la deuxième fois

Mes enfants, par cette deuxième chute, Je suis venu racheter les récidives dans le péché. Plus vous acceptez de Me suivre, et plus l’ennemi s’acharne pour vous faire tomber. Ce qui compte n’est pas le nombre de fois où vous tombez, mais le repentir sincère avec lequel vous voulez vous libérer du péché. Ma Miséricorde est illimitée, Je vous l’offre pourvu que vous Me le demandiez et M’en sers pour vous fortifier et vous aider à aller toujours plus loin sur le chemin de la vie. Amen.

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Huitième Station

Jésus exhorte les femmes de Jérusalem


Mes enfants, regardez mon Corps, lors de Ma Passion, il représente l’état de vos âmes, et les plus jeunes ne font pas exception. Ils ont pourtant tout reçu pour cheminer vers la sainteté, mais tout ce qui les entoure représente un acharnement continuel pour polluer leurs âmes, pour durcir leurs cœurs, pour détruire leurs corps. Regardez Mon Corps flagellé, et veillez sur vos enfants dont les âmes sont fragiles. Que deviendrais-Je en eux si l’ennemi s’empare de leurs âmes ? Amen.

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Neuvième Station

Jésus tombe pour la troisième fois

Mes enfants, Mes genoux saignent, Je les ai laissé souffrir pour tous ceux qui ne mettent jamais les genoux à terre, qui ne prient pas, qui n’ont pas conscience de leur petitesse devant Dieu. Mes genoux sont meurtris, parce que vous ne pliez pas assez les vôtres, parce que l’orgueil vient ronger vos cœurs, parce que vous ne montrez pas assez l’exemple à ceux qui demeurent raides dans leurs corps et dans leurs cœurs. Mes genoux se brisent de douleur, mais ne se rompent pas, car Je suis venu vous montrer qu’en étant tout petit devant Mon Père, vous prendrez le même chemin que Moi, pour vous retrouver à Ses côtés. Amen.

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Dixième Station

Le Dénuement de Jésus

Mes enfants, si J’ai dû vivre le dénuement, c’est pour racheter les péchés de tous ceux qui ne respectent pas le corps, qui s’en servent pour en faire un commerce, que ce soit le leur ou celui des autres. Pour tous ceux qui n’ont pas conscience que chaque corps vivant sur la Terre représente mon Eglise, puisque Je suis en chacun comme dans le Tabernacle. Caché et pourtant présent. Silencieux et pourtant là. Offrant le rayonnement de Mon Amour à tous ceux qui acceptent de Me reconnaître. Parce que cette souffrance a été vécue durant Ma Passion, venez Me donner tout ce qui a pu souiller vos corps, mais aussi tout ce qui vous empêche de vivre dans la joie avec ce temple que Je vous ai confié, ainsi Moi Jésus, Je vous aiderai à mieux vous aimer. Amen.

11
Onzième Station

Le Crucifiement de Jésus

Mes enfants, certaines souffrances clouent, ne laissant en apparence aucune issue. Dans les Plaies de Mes Mains, dans les Plaies de Mes Pieds, sont inscrits ces mots : « Au plus profond de ta souffrance, crois encore, viens Me rejoindre sur la Croix, et les portes de la vie s’ouvriront pour toi. » Rien ne peut s’arrêter si c’est par Moi que vous vivez. Amen.

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Douzième Station

Jésus meurt sur la Croix

Mes enfants, chaque parole prononcée du haut de Ma Croix est parole de vie pour vous. Méditez-les souvent, ce sont les mots offerts par l’Amour qui se meurt avant de mieux renaître. Ils peuvent faire renaître l’amour dans chaque cœur, l’Amour se donne sans compter et devient puissance devant la mort car rien ni personne ne peut tuer l’Amour, car l’Amour s’appelle « Jésus ». C’est par Moi que tout amour doit naître, vivre et survivre. Amen.

13

Treizième Station

Jésus est détaché de Sa Croix

Mes enfants, refusez le tombeau, refusez tout ce qui vous emprisonne, vous encloisonne, tout ce qui vous prive de liberté, refusez l’obscurité, appelez le Ciel entier à venir vous aider et la pierre sera roulée, et le tombeau sera vide, car vous ne serez plus à l’intérieur, vous aurez retrouvé la vie avec Moi. Amen.

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Quatorzième Station

Jésus est mis au tombeau

Mes enfants, laissez-vous porter par ceux qui auront la force que vous n’avez plus, et qui peu à peu vous redonneront le goût à la vie, à l’espérance. Après avoir été déposé dans les bras de Ma Sainte Mère, chaque cellule de Mon être s’est souvenu de cet amour encore offert juste avant le tombeau. Vous aussi vous garderez en vous l’empreinte de tous les gestes d’amour, de toutes les aides offertes, lorsque à nouveau vous vous trouverez dans l’impasse de la souffrance. Alors, vous saurez qu‘encore une fois, vous pouvez retrouver la voie du réconfort et de la vie offerte. Amen.

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Quinzième Station

La Résurrection de Jésus

Mes enfants, Je suis le Christ Ressuscité, Celui que vous ne devez jamais oublier, celui que vous devez toujours voir devant vous, lorsque vous vivez ou partagez avec un être une partie de Ma Passion. Durant Ma Passion, tout a représenté, ce que vous pouvez traverser dans vos vies ou ce que d’autres traversent. À chaque station, offrez-Moi ce qui correspond aux souffrances de chacun. Lorsque Je suis cloué sur le bois, offrez-Moi tout ce qui semble figé dans vos vies. Lorsque Je suis flagellé, offrez-Moi tout ce qui vous fait mal, tout ce qui vous blesse, que ce soit sur le corps ou dans le cœur. Lorsque Je suis au tombeau offrez-Moi tous ceux qui se trouvent dans la nuit, dans la solitude, loin de ceux avec qui ils aimeraient se trouver. Il en est ainsi pour toutes les fautes; Si vous avez péché par les mains, alors confiez-les Moi, lorsque Mes mains souffrent. Si vos cœurs sont déchirés, venez Me les offrir au moment où le glaive entre dans Mon Cœur. Si l’on ne vous console pas, alors, offrez-Moi cette souffrance lorsque Je rencontre Ma Sainte Mère. Si l’on refuse votre aide, offrez-Moi cette indélicatesse lorsque Simon vient M’aider. Si l’on vous impose la souffrance de l’orgueil, c’est au nom de Ma couronne d’épines que vous devez demander de l’aide. Pour tout regard accusateur, alors recherchez le Mien. Mon regard n’est que pardon, source de vie, reconstruction de l’être. Mon regard est celui de Mon Père qui vous a créé, et il peut vous recréer à tout moment. Je suis le Christ Ressuscité et Je vous offre la vie. Amen.

Offrez ce Chemin de Croix pour le salut des âmes sacerdotales, pour aider un prêtre en difficulté, ou une âme consacrée qui n’arrive pas à trouver la paix. Amen. Merci Jésus.

Texte extrait du site www.coeurs-unis.org

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Chemin de croix et de guérison

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Chemin de croix et de guérison

Chemin de Croix traduit et adapté par Thierry et Myriam Fourchaud

“Par ses blessures, nous sommes guéris” (Is 53, 5)

Pendant la méditation, à chaque station, dire : “Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde, par ta Sainte Croix.” Un “Notre Père”, un “Je vous salue Marie” et un “Gloire au Père”.

Jésus me demande de lui donner tout le mal qui m’est arrivé et que j’ai fait, et Il me donne les grâces divines du passé, du présent et du futur.

1
Première station

Jésus est condamné a mort

Mon enfant, donne-Moi chaque occasion où tu as condamné autrui, et celle où tu as été condamné injustement, et tiens-toi ici en Ma présence, tranquillement, sans te plaindre. Je te donnerai force et aide pour supporter dorénavant injustice et condamnation dans le silence et l'offrande. Donne-moi ton orgueil, et je te donnerai Mon humilité. Ensemble, nous nous tiendrons côte à côte pour racheter cette situation et pour le salut des âmes. Si tu devais tomber, dans ta faiblesse, Je serai là pour porter ce que tu ne peux pas porter, et Ma main te relèvera par la confession, et nous recommencerons...

2
Deuxième station

Notre Seigneur reçoit sa Croix

Mon enfant, donne-Moi ton innocence perdue, toutes les blessures et les plaies du passé et du présent. Donne-Moi ta solitude et ta douleur. Donne-Moi ta pureté perdue, tes espoirs rompus et tes rêves brisés. Donne-Moi tes croix et je prendrai avec joie tes fardeaux Moi-Même. Merci pour toutes ces fois où tu as porté la croix avec courage. Oui, malgré ta faiblesse, tu l'as fait pour les âmes que J'aime. Je guérirai les blessures de ton passé et de ton présent. Je te rendrai ton innocence et ta pureté. Je mettrai en ton cœur une nouvelle espérance, et tu renaîtras dans l'amour, la lumière, la beauté. Ton innocence ressuscite dans Ma Résurrection. Voici ton héritage : tu es Mon enfant, un enfant de Dieu. Sans ta bonne volonté, Je suis impuissant car J'ai besoin de ton amour pour m'aider à porter cette Croix de l'Innocence Crucifiée en ceux qui t'entourent, et aussi en toi-même. Ensemble, nous gagnerons la victoire. Je suis toujours avec toi.

3
Troisième Station

Notre Seigneur tombe pour la première fois

Mon enfant, donne-Moi toutes tes chutes et tes échecs, tes découragements et tes abandons... quand tu t'es détourné de Moi et que tu M'as écrasé de tes péchés, que tu as broyé Ma Vie Divine en toi et en d'autres. Donne-Moi tes retours sur toi-même, ta complaisance dans la tristesse et la mélancolie. Laisse-Moi te donner en retour ma gratitude, pour chaque fois que tu as réussi à te relever et à continuer ton chemin. Permets-Moi de te remercier de t'être tourné vers Moi humblement avec un profond regret du cœur. Je me réjouis avec toi à chaque nouveau commencement, sur ton chemin vers le Ciel.

4
Quatrième station

Notre Seigneur rencontre Sa Mère affligée

Mères et Pères, donnez-Moi votre peine et votre douleur lorsque vous ne pouvez pas secourir vos enfants souffrants, lorsque le péché et le mal vous les ravissent. Donnez-Moi votre impuissance lorsque vous les voyez s'éloigner de Moi. Enfants, donnez-Moi votre angoisse quand vous devez suivre des chemins que vos parents ne comprennent pas pleinement, et que vous ne pouvez pas expliquer. Placez-vous dans le regard d'amour constant entre Ma Mère Très Pure et Moi-même, et tout s'arrangera. Je vous donne Ma Mère pour être votre Mère ! Je vous montre Mon Père, pour être votre Père. “Je Suis le Chemin, la Vérité, la Vie” (Jn 14, 6) Venez, suivez-Moi sur ce chemin d'amour.

5
Cinquième station

Simon de Cyrène aide Notre Seigneur

Mon enfant, donne-Moi tous ces refus d'aider un autre lorsqu'il était en ton pouvoir de le faire. Donne-Moi toutes les occasions où tu as rendu le fardeau de quelqu'un d'autre plus lourd au lieu de l'alléger ; quand tu as résisté ou pris la Croix à contre cœur. Donne-Moi le fardeau de tes lâchetés. Je me souviendrai en échange de toutes les fois où tu as aidé quelqu'un d'autre, où tu as endossé joyeusement le poids de la douleur d'autrui, où tu as partagé le poids de Ma croix. Je te guiderai et Je t'aiderai à l'avenir à mieux faire et à être plus généreux, car ce que tu fais à autrui, tu Me le fais à moi-même.

6
Sixième station

Véronique essuie le visage de Notre Seigneur

Mon enfant, donne-Moi tout ce respect humain qui t'a empêché de “sortir du rang”, et de témoigner de mon amour devant tous, pensant d'abord à ce que d'autres pourraient penser de toi. Donne-Moi ta crainte d'être jugé, tes indifférences, ton manque de compassion, tes duretés de cœur. Je te donnerai de vivre sous Mon regard et non sous le regard des hommes. Je te donnerai la force dans la tendresse, les gestes d'amour dans la douceur et la discrétion. J'ai tant de personnes à consoler ! Donne-Moi ton regard hautain et les images qui éveillent en toi le trouble. Je te donnerai Mes yeux de miséricorde et d'amour et Je purifierai ta mémoire et ton imagination. Toi et Moi, ensemble, nous consolerons Mes chers enfants.

7
Septième station

Notre Seigneur tombe pour la deuxième fois

Mon enfant, donne-Moi le poids de tes péchés. Ils t'écrasent tant ! Tu as l'impression que tu n'as pas la force de te lever, et même quand tu y parviens, tu es trop faible pour ne pas retomber immédiatement. Alors, tu demeures dans la peine, et la souffrance. Je suis venu te relever, pour prendre ce terrible fardeau qui t'écrase au point de désespérer. Donne-Moi simplement tes péchés, peu importe leur horreur. Je ne viens pas te condamner mais te consoler et t'aimer. Viens à Moi dans la confession ! Ne t'inquiète pas si tu ne sais pas par où commencer. Viens au prêtre et explique tes difficultés, et demande lui de t’aider. Ainsi, viens à Moi souvent, Je t'attends.

8
Huitième station

Notre Seigneur console les femmes de Jérusalem

Mon enfant, donne-Moi toutes les fois où tu as négligé les prières à ton intention et à l'intention de ta famille. Quand tu as cessé de prier, te disant : “Personne n'écoute, ni n'entend mes prières, Dieu ne répond pas à mes prières, Dieu ne se soucie ni de moi ni de ma famille”. Donne-Moi toutes les prières auxquelles Je n'ai pas répondu à ta manière, et toutes les prières exaucées auxquelles J'ai répondu à Ma manière, mais que tu as rejetées. Toutes ces prières te mènent à la sainteté. Parfois ce don se présentera sous l'aspect de la souffrance, d'une perte ou d'une peine pour que ton âme grandisse en courage, en amour, en abnégation. Parfois, il sera enveloppé de joie, de paix et de bonheur. Il n'y a aucune prière de Mes enfants que Je n'exauce, parce que Je vous aime. Toute la création te dit, tous les jours : "Je t'aime !" Souviens-toi de Moi, car Je ne t'oublie jamais, même un seul instant.

9
Neuvième station

Notre Seigneur tombe une troisième fois

Mon enfant, donne-Moi toutes les fois où tu ne peux plus avancer, car je comprends bien ce que tu ressens ! Je gisais ici par amour pour toi. Donne-Moi ta détresse et crois au pouvoir de Mon Nom. Fais appel à Mon Nom : “Jésus”. Je t'aime tant et Je te connais par ton nom. Donne-Moi toutes tes paroles inutiles, celles qui ont blessées les autres et qui t'ont blessées toi même. Je mettrai sur ta bouche le silence de l'amour et les paroles de bénédictions et de louanges. Regarde Ma Mère, dont le cœur si tendre me donna le courage de me relever et de continuer.

10

Dixième station

Notre Seigneur est dépouillé de ses vêtements

Mon enfant, donne-Moi tous les biens que Je t'ai donnés au départ, mais dont tu as tellement de mal à te détacher. Donne-Moi tes biens les plus précieux et Je te donnerai la vraie liberté de cœur et d'esprit. Donne-Moi toutes tes richesses matérielles, intellectuelles et spirituelles. Offre-Moi tout ce que Je t'ai donné, et en retour Je t'inonderai avec encore plus de grâces. Pourquoi as-tu peur ; Mon enfant ! Je Suis Dieu et bien capable de prendre soin de toi ! Donne-Moi ton manque de générosité et Je te donnerai toute Ma générosité.

11
Onzième station

Notre Seigneur est cloué à la Croix

Donne-Moi tous tes mauvais gestes, tes mauvaises habitudes et tes déviations. Donne-Moi tout ce que tu as touché qui a sali ton corps, ton esprit, et ton âme. Je purifierai ton sens du toucher et j'ajusterai tes gestes et tes attitudes. Je t'établirai dans le réel des choses bonnes et belles que J'ai créées pour toi. Donne-Moi toutes les fois où tu t'es plaint tandis que Je te proposais de demeurer avec Moi sur la croix par amour des autres. Donne-Moi ta crainte pour toi et ta crainte pour les autres. Moi, Je te donnerai le courage de devenir une victime volontaire de réparation et d'amour. Ne crains rien, Je suis avec toi, et regarde, ta Mère céleste nous accompagne !

12
Douzième station

Jésus meurt sur la croix

Mon enfant, donne-Moi ta crainte de la souffrance et Je t'accompagnerai dans ta souffrance te donnant la joie d'unir ensemble nos cœurs transpercés, avec Ma Mère, pour le salut du monde. Donne-Moi ta révolte et ta crainte de la mort pour toi et pour ceux que tu aimes, car sur la croix, J'ai vaincu la haine et la mort ! Donne-Moi ton cri d'angoisse, et Je te donnerai le cri de la victoire : “Que Ta volonté soit faite”. Tu n'as qu'à te souvenir de Moi, et la vie en Ma présence t'appartiendra !

13
Treizième station

Jésus repose dans les bras de sa Mère

Mon enfant, donne-Moi ton innocence crucifiée. Donne-Moi tous tes manques de tendresse et de chaleur humaine, du passé et du présent. Repose-toi et abandonne-toi, dans les bras de l'Amour Maternel que J'ai pour toi. Fais appel à ta Mère céleste. Ses bras reçoivent ton esprit, ton corps et ton âme blessée. Tu es autant son enfant que Moi-même. Ses larmes intercèdent pour toi. Aime-la ! combien Elle t'aime !

14
Quatorzième station

Notre Seigneur est mis au tombeau

Repose ici dans le silence. Mon enfants, donne-Moi tout ce qui en toi, a goût de solitude et de mort. Je te donnerai la confiance, la foi, l'amour de Ma volonté, le goût de la Vie, le désir de Mon Amour et de l'amour fraternel. Tu n'es jamais seul, pas même un seul instant. Donne-Moi ton vide et ton néant. Je te donne Ma plénitude. Donne-Moi tes larmes et ton chagrin, je te donne Ma paix, Mon espérance et Ma Résurrection Glorieuse.

15
Prière de Guérison

Ô Innocence Divine ! Triomphe de mon innocence crucifiée. Rends à mon corps, mon esprit et mon âme, santé et guérison, réconfort et consolation. Dépose en moi l’esprit de louange, d’adoration et d’action de grâce. Accorde-moi et renouvelle en moi les dons du Saint Esprit. Guide-moi vers une vie de sainteté et un service rempli de joie. Je t'en prie, au nom de Jésus, Sauveur de toute l’humanité et par l’intercession de la Sainte Vierge, des Anges et des Saints. Je te le demande en l’honneur des Cœurs Eucharistiques de Jésus et de Marie, à la louange et en action de grâce, rendues à la Très Sainte Trinité. Amen.


Pour ce procurer le livret de de Chemin de Croix avec les photos du film "La Passion du Christ" de Mel Gibson, contacter:

Cité de l'Immaculée

BP 24

53170 Saint Denis du Maine (France)

Tel : 02.43.64.23.25

www.mariereine.com

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14 février 2009

Le Chapelet des Morts

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Le Chapelet des Morts

Origine


Le Chapelet des Morts a été composé par Monseigneur Plantier, Evêque de Nîmes, en faveur des Ames du Purgatoire. Il a été approuvé et béni par le Bienheureux Pie IX en 1873. Le Chapelet des Morts de l'Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage se compose de quatre dizaines, c'est à dire de quarante grains, en souvenir des quarante heures qui ont précédé la Résurrection et en rappel des quatre fins dernières des Evangiles.


Comment méditer le Chapelet des Morts


Le Chapelet a une croix ou une médaille de l'Archiconfrérie. Entre la croix et le cœur, un gros grain. Puis, pour séparer les dizaines, trois autres gros grains. Le Chapelet comporte quatre dizaines, on peut le dire sur un chapelet traditionnel, cependant, il est possible de se le procurer à l'Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage. Une courte méditation est proposée avant chaque dizaine.


Manière de réciter le Chapelet


Commencer par faire le Signe de la Croix.


On commence par le Psaume De Profundis, sur le premier gros grain, celui qui est entre la croix et le Cœur.


De Profundis


Des profondeurs de l’abîme, je crie vers Vous, Seigneur: écoutez ma prière. Que Vos oreilles soient attentives à la voix de ma supplication. Si vous tenez compte de nos iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra subsister devant Vous ? Mais Vous êtes plein de miséricorde, et j’espère en Vous Seigneur, à cause de Votre Loi. Mon âme s’est appuyée sur Votre Parole, mon âme a mis toute sa confiance dans le Seigneur. Depuis le matin jusqu’au soir, Israël espère dans le Seigneur; Car dans le Seigneur est la Miséricorde et une abondante rédemption. C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités.

Donnez-leur Seigneur le repos éternel, et que la lumière éternelle les éclaire.


Seigneur, écoutez ma prière, et que mon cri parvienne jusqu'à Vous!


Sur les petits grains


Doux Cœur de Marie, consolation de ceux qui souffrent, priez pour nous et pour les âmes abandonnées du Purgatoire.


Sur les gros grains


Donnez- leur Seigneur le repos éternel, et que la lumière éternelle les éclaire.


On termine le Chapelet par le De Profundis, suivi de l'invocation suivante: Donnez- leur Seigneur le repos éternel, et que la lumière éternelle les éclaire.


Pour chaque dizaine, on propose une courte méditation. Ces méditations, textes tirés du Nouveau Testament, sont présentées en deux groupes: « La Mort et la Résurrection de Jésus » et « Notre Passage en Dieu'.

Premier groupe:  La Mort et la Résurrection de Jésus


Première Dizaine

la Mort de Jésus


« Père, entre Tes mains, Je remets Mon Esprit. » (Évangile selon Saint Luc 23: 46)


Deuxième Dizaine

La descente de Jésus au séjour des Morts


« La mort a été engloutie dans la Victoire de Jésus. O mort, où donc est ta victoire? » (Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains 15: 55).


Troisième Dizaine

L'attente de Marie dans l'espérance


« Il sera le Fils du Très-Haut et Son Règne n'aura pas de fin ». (Évangile selon Saint Luc 1: 32-33).


Quatrième Dizaine

La Résurrection de Jésus


Le soir du premier jour de la semaine, Jésus vint, se présenta au milieu de ses disciples, et leur dit: La paix soit avec vous! Il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. (Évangile selon Saint Jean 20: 19-20).


Deuxième groupe: Notre Passage en Dieu


Première Dizaine

La mort


« Bienheureux dès à présent ceux qui meurent dans le Seigneur! Qu'ils se reposent de leurs travaux, dit l'Esprit, car leurs oeuvres les suivent. » (Apocalypse de Saint Jean 13: 14).

Deuxième Dizaine

Le jugement


Tous il nous faudra comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun soit rétribué pour ce qu'il a fait de bien ou de mal pendant sa vie. » (Deuxième Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5: 10).


Troisième Dizaine

La purification


« Rien de souillé n'entrera dans la Cité Sainte » (Apocalypse de Saint Jean 21: 27)


« L'oeuvre de chacun apparaîtra; le Jour du Seigneur la fera connaître, car Il se manifestera dans le feu, et ce feu prouvera ce que vaut l'oeuvre de chacun. » (Première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 3: 13).


Quatrième Dizaine

Le Ciel


« Et, lorsque Je m'en serai allé, et que Je vous aurai préparé une place, Je reviendrai, et Je vous prendrai avec Moi, afin que là où Je suis vous y soyez aussi. » (Évangile selon Saint Jean 14: 3).


Pour se procurer le Chapelet des Morts


Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage

Evêché de Nîmes

BP 81455

F 30017 Nîmes Cedex 1


Net: http://catholique-nimes.cef.fr/partenaire/mouvement/v_mv_pr.php?ID=62



E Mail: nd.suffrage@free.fr

Téléchargez le texte du Chapelet des Morts (pdf) en cliquant ici

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07 février 2009

Chapelet du Dieu de l'impossible

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Chapelet du Dieu de l'impossible

Se récite sur un chapelet spécial (7X7 grains)

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Sur la médaille

Réciter le Credo

Sur le grain suivant

réciter le Je Vous salue Marie, suivi d'un Gloire au Père

Sur les gros grains

« Je bénirai le Seigneur toujours et partout ».

Sur les groupes de sept grains

« Merci Seigneur de rendre possible ce qui paraît impossible à mes yeux ».

A la fin

« Je Vous loue Seigneur pour Votre Présence dans ma vie ».

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Si l'on ne possède pas le chapelet « spécial », sur un chapelet « classique », on récitera le Chapelet du Dieu de l'impossible ainsi:

Sur la Croix: le Credo; sur le premier gros grains: le Notre Père; sur chacun des trois petits gros grains: le je Vous salue Marie. Après avoir récité les trois Je Vous salue Marie, réciter le Gloire au Père. Sur le premier gros grain: « Je bénirai le Seigneur toujours et partout ». Sur les 10 petits grains: « Merci Seigneur de rendre possible ce qui paraît impossible à mes yeux ». A la fin du Chapelet, trois fois: « Je Vous loue Seigneur pour Votre Présence dans ma vie ».

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Téléchargez le texte du Chapelet du Dieu de l'Impossible (pdf) en cliquant ici

02 février 2009

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Méditations essentiellement extraites de « Science de la Croix » et de « L'Expiation Mystique »

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Avant propos

« La Croix et le corps sont représentés en un puissant raccourci et comme vus de profils; le corps en grand mouvement, détaché loin de la Croix est suspendu par les mains, celles-ci transpercées par de puissants et surprenants clous en saillie, sont particulièrement expressives. La tête inclinée en avant ne permet pas de distinguer les traits du Visage. Par contre on voit le cou et la partie supérieure du dos couvert de blessures... Nous ne savons pas si le Sauveur a parlé à Son ami quand il s'est penché si profondément en avant de la Croix. Qu'il y ait eut échange de Cœur à cœur, c'est certain !... »

« Nous disons: « Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », lorsque nous faisons le Signe de la Croix. Cela signifie que ce que nous faisons, obéit au commandement et a lieu par la Force de la Très Sainte Trinité. D'où prenons-nous le droit inouï d'utiliser cette langue audacieuse? De la force de la Sainte Croix. Nous pouvons ainsi parler parce que nous sommes rachetés par la Sainte Croix. La Sainte Trinité l'a choisie de tout éternité comme instrument de Rédemption. En faisant le Signe de la Croix au Nom de la Trinité, nous rendons hommage à la Justice Divine et avec Elle, nous prononçons la condamnation à mort de notre nature pécheresse. »


« Quand le Seigneur disait: « Celui qui ne prend pas sa crois et ne Me suit pas n'est pas digne de Moi » ou « Si quelqu'un veut venir à Ma suite qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et Me suive », la Croix était alors le symbole de tout ce qui est lourd, difficile et contraire à la nature. S'en charger, c'était marcher à la mort. C'est pourtant de ce fardeau que tous les jours devait se charger le disciple de Jésus. L'annonce de la mort mettait sous les yeux des disciples l'Image du Crucifié. Elle la met encore aujourd'hui sous les yeux de quiconque lit ou entend l'Evangile. Il y a là une sollicitation silencieuse qui attend une réponse. Les appels intérieurs à L'imiter sur ce chemin de croix qu'est la vie, nous aident à donner la réponse conforme et nous ouvrent en même temps une vue sur le sens de la mort et sur la Croix. »


A chaque station


Après l'énoncé de la station: « Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


A la fin de la méditation, un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Gloire au Père, suivi de l'invocation: « O Marie, daignez graver profondément en nos coeurs les Plaies de Jésus Crucifié ».

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Première station

Jésus est condamné à mort


« Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. » (Évangile selon Saint Marc 15: 12-15).


« La Passion et la Mort du Christ constituent la conséquence la plus atroce du péché et nous le montre dans toute son horreur. Ce fut le péché sous toutes ses formes qui crucifia Jésus. Toute l'histoire du monde est comme l'immense toile de fond du drame du Golgotha. Les Messie qui, par obéissance envers Son Père, vient pour reconquérir « son épouse », se charge de son joug afin de l'en délivrer et ne recule même pas devant la Mort, afin de lui mériter la Vie. C'est pour cela qu'Il provoque contre Lui la rage de l'Enfer, la haine provenant de la méchanceté et de la faiblesse humaine, jusqu'à ce que les hommes et démons se déchaînent contre Lui et Lui préparent la Mort sur la Croix. »

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Deuxième station

Le portement de Croix


« Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, il portait Lui-même sa croix. » (Évangile selon Saint Jean, 19: 16-17)


« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. » (Isaïe 53: 3-4)


« Le poids de la Croix dont le Christ s'est chargé n'est rien d'autre que la déchéance de la nature humaine, avec le cortège des péchés et des souffrances dont est frappée l'humanité. Le sens du Chemin de Croix est de libérer le monde de ce fardeau. Le retour en Dieu de l'humanité délivrée est un pur don de la Grâce et de la Miséricorde mais non aux dépens de la Sainteté et de la Justice Divine. La somme totale des fautes humaines, du péché originel au Jugement dernier, doit être compensé par une mesure correspondante d'actes expiatoires. La « Via Crucis » de Notre Sauveur est cette expiation. »

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Il m'a fermé toute issue, et je ne puis passer; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers. Il m'a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête. Il m'a brisé de toutes parts, et je m'en vais; Il a arraché mon espérance comme un arbre.  ». (Job 19: 8-10)


« Garde-moi, mon Dieu comme la prunelle de l'oeil. » (Psaume 31 (30) 12-14)


« Dans les plus extrêmes douleurs du corps et de l'esprit, surtout dans la nuit de l'abandon Divin, Notre Seigneur nous dit quelle est la rançon pour la masse des péchés accumulés dans tous les temps contre la Sainteté de Dieu... Ainsi, Il ouvre les écluses de la Miséricorde Paternelle pour tous ceux qui ont le courage d'embrasser la Croix et le Crucifié. Le retour de l'humanité délivrée se jetant dans le Cœur du Père est un don gratuit de l'Amour qui est tout Miséricorde. »

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


« Les larmes coulent de mes yeux nuit et jour, Et elles ne s'arrêtent pas; Car la vierge, fille de mon peuple, a été frappée d'un grand coup, D'une plaie très douloureuse. » (Jérémie 14: 17).


« Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? » (Isaïe 49: 15).


« Sur ce Chemin de la Croix, le Sauveur n'est pas seul... et il n'est pas entouré que d'ennemis qui Le harcèlent... Il y a aussi la présence des êtres qui Le soutiennent... La présence d'abord de la Mère de Dieu, Modèle de ceux qui en tous temps suivent l'exemple de la Croix. L'Amour du Christ les pousse à descendre dans la nuit la plus noire... et aucune joie maternelle sur terre n'est comparable à la félicité de l'âme qui peut faire jaillir de la nuit du péché la Lumière de la Grâce; la Croix est le Chemin qui y conduit: la Vierge des vierges y est devenue la Mère de la Grâce. »

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


« Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. » (Évangile selon Saint Luc 23: 26).


« Celui qui marche dans la voie des parfaits sera mon serviteur. » (Psaume 101)


« Quand je dis: mon pied chancelle Ton Amour, Eternel, me soutient; sans l'exces des soucis qui m'envahissent, Tes consolations délectent mon âme. » (Psaume 94)


« Sur ce chemin, Simon figure ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui dans cette acceptation sont bénis. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur, ou qui librement fait oeuvre de pénitence, a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, le Christ Tête accomplit l'expiation dans les membres de Son Corps Mystique qui se mettent corps et âme à Sa disposition en vue de Son oeuvre de Rédemption. »

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


« Jésus leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 10-12).


« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage. » (Isaïe 53: 2-3).


« De Toi mon Cœur à dit: « Cherche Sa Face ». C'est Ta Face, Eternel, que je cherche, ne me cache pas Ta Face. » (Psaume 27: 7-8).


« Véronique est l'image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur....


Et maintenant en ces derniers temps, alors que la Foi, l'Espérance et l'amour ont disparu, Tu as découvert Ta Sainte Face, la Face de Celui qui souffrit sur la Croix et ferma les yeux dans le sommeil de la Mort. Comme derrière un voile, nous voyons la souffrances sans ces traits Saints, sublimes....


O Mère Très Haute, Tu leur (les Tiens) apprends à élever le regard vers la Face de l'Eternel et les désaltères avec cette boisson de l'Esprit qui est à la fois rafraîchissante et ardente et qui rend sobre – enivre.

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


« C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. » (Lettre aux Hébreux 5: 7-10).


« Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. » (Isaïe 53: 7).


Le Chemin de Croix est une expiation. L'écroulement, par trois fois, sous le poids de la Croix correspond à la triple chute de l'humanité: la chute originelle, le rejet du Rédempteur par son peuple d'élection, l'apostasie de ceux qui portent le nom de Chrétiens. Mais l'appui des porteurs de croix Lui est un secours à chacune de Ses chutes. Ce sont les Justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à Lui pendant Sa Vie terrestre, sont ceux qui L'aident entre la deuxième et la troisième. Les amants de la Croix, qu'Il a éveillés et qu'Il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelés...

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


« Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » (Évangile selon Saint Luc 23: 27-28).


« Par la Croix je compris le destin du peuple de Dieu... Je pensais que ceux qui comprennent qu'il s'agit de la Croix du Christ, devraient au nom de tous s'en charger... Je vous en prie, permettez-moi de m'offrir en expiation au Cœur de Jésus pour la vraie Paix... Je prie le Seigneur qu'Il accepte, pour Sa Gloire et glorification et ma vie et ma mort... et ainsi qu'Il soit accueillit chez les Siens et que Son Royaume advienne en toute gloire.


La souffrance expiatoire est ce qui en vérité unit le plus profondément au Seigneur. Elle prend sa source dans une union déjà établie avec le Christ... Seul peut désirer la souffrance expiatrice celui dont les yeux spirituels se sont ouverts sur les interactions surnaturelles des évènements de l'histoire du monde... Cette oeuvre d'expiation unit plus étroitement au Christ de même que toute communauté s'approfondit par l'accomplissement d'un oeuvre commune.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


« Il tomba la Face contre terre et priait de façon plus instante. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 39).


« Tu m'as mis au tréfonds de la fosse dans les ténèbres, dans les abîmes. Sur moi pèse Ta Colère. Tu déverses toutes Tes vagues, Eternel, Dieu de mon Salut. Lorsque je crie vers Toi la nuit, que jusqu'à Toi s'élève le cri de ma prière. Prête l'oreille à mes lamentations. » (Psaume 87).


Jamais Cœur d'homme n'a pénétré dans une nuit aussi obscure que celle de l'Homme Dieu à Gethsémani et sur le Golgotha. Aucune puissance humaine n'aurait pu le séparer d'avec son Dieu, mais Dieu Lui-même pouvait se retirer de lui. Il n'est pas donné à l'esprit investigateur des hommes de pouvoir sonder le mystère impénétrable du Divin abandon de l'Homme Dieu. Mais à certaines âmes de Son choix, Jésus peut donner à goûter quelque chose de cette extrême amertume. Etre pur et ressenti néanmoins la souffrance n'est-ce pas là ne plus faire qu'un avec l'Agneau sans tâches qui s'est chargé de tous les péchés du monde? N'est-ce pas à la fois Gethsémani et le Golgotha?

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Dixième station

Le dépouillement de Jésus


Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. (Évangile selon Saint Jean 19: 23).


Durant toute Sa vie, le Christ fut sans cesse en possession de la vision Béatifique jusqu'à Son Agonie. Alors par un acte de Sa libre Volonté, Il s'enleva cette jouissance. Quelle souffrance humaine pourrait être comparée avec le tourment que dût ressentir l'Homme Dieu? Tout comme l'esprit et le cœur humains sont impuissants à concevoir et à goûter ce qu'est l'éternelle béatitude, aussi sont-ils incapables de pénétrer l'insondable mystère d'une pareille privation. Mais, Lui, Jésus, se dépouille Lui-même: « Lui, de Condition Divine, ne retint pas le rang qui l'égalait à Dieu, mais Il s'anéantit , prenant la condition d'esclave. Il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une Croix. » (Philippiens 2: 6-8).

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Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix


« Ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne. Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs. Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. » (Évangile selon Saint Marc 15: 22-27).


« Voici que la douce Lumière semblait éteinte, Dieu Le laissant tout seul. C'était la douleur la plus profonde et pourtant elle était aussi la preuve que Dieu L'aimait d'un Amour de choix. Cet abandon de Dieu dans toute sa rigueur était son partage exclusif et ne pouvait être subit que par Lui, parce qu'Il était à la fois Dieu et Homme: Comme Dieu – en effet – Il ne pouvait souffrir, comme Homme pur, Il ne pouvait comprendre le Bien dont Il se dépouillait. L'Incarnation est donc la condition de Sa souffrance: la nature humaine, en tant que capable de souffrir et ayant réellement souffert est l'instrument de la Rédemption. La nature humaine a perdu, dans le premier homme sa dignité, sa perfection originelle et l'élévation qu'elle devait à la Grâce. Cette élévation est rendue à chaque âme qui renaît à la vie d'enfant de Dieu; elle est couronnée dans les âmes qui arrivent à l'union nuptiale avec le Sauveur. Cette union s'accomplit « sous l'arbre de la Croix » parce qu'elle est le fruit de la Mort du Christ et se réalise par la participation à Ses souffrances.

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Douzième station

La Mort de Jésus


« Recueillons-nous dans le silence de l'adoration , de l'amour, du repentir, de la gratitude... Le Testament de Jésus, les sept Paroles du Verbum Crucis, du Verbe de la Croix. Cette Parole de la Croix deviendra en nous puissance vivifiante, « Science de la Croix ».


En Croix, Jésus disait: «Père, pardonne-leur , car ils ne savent ce qu’ils font» (Luc 23:34).


Au Larron crucifié avec Lui et rependant: «En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23:43).


Il voit Sa Mère et, près d'Elle le disciple qu'Il aimait: «Femme, voilà ton fils» et «Voilà ta mère» (Jean 19:26 et 27).


Après quoi, ayant tout accompli, il dit: «J’ai soif» (Jean 19:28).


Et cria d'une voix forte: « Eloï, Eloï, lama sabactani » «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 et Marc 15:34).


Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu et jetant un grand cri, Jésus dit: «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» (Luc 23:46).


«C’est accompli» , ayant dit cela, Il expira. (Jean 19:30)


Au soir les soldats vinrent... et l'un de sa lance Lui perça le côté, il en sortit du Sang et de l'Eau.


« Vérité et Miséricorde se sont rencontrées dans l'oeuvre de la Rédemption. Elle sont « un » en Dieu. L'horreur du péché et de la puissance des ténèbres sont devenues manifestes dans la Souffrance et la Mort de Jésus. Que nous ne périssions pas mais que par Ses blessures nous soyons guéris, par Son abandon conduits au Père, par Sa Mort que nous gagnons la Vie, telle est la Miséricorde. Ainsi la Vérité est Miséricordieuse et la Miséricorde vraie.


Dans ton Cœur également, Bienheureuse Vierge, Tu n'as pas fermé les yeux devant la vue terrible de la Souffrance, mais Tu as eu pitié de nous et Tu as dit avec le Seigneur: « Père, pardonne-leur ».

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Treizième station

Jésus est descendu de la Croix


« Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc. » (Évangile selon Saint Matthieu 27: 55, 57-59).


« Le soir du Vendredi Saint, au pied de la Croix, la Douleur de la Mère de Dieu est grande comme la mer, Elle y est plongée... Mais c'est une douleur contenue, dominée, Elle retient fermement Son Cœur de la main afin qu'il ne puisse pas se briser. La mort véritable apparaît de façon presque effrayante à la bouche entrouverte du Sauveur... Mais Sa tête est tournée vers Sa Mère comme pour la consoler... et la Croix est toute Lumière, le bois de la Croix est devenu Lumière du Christ: « Lignum Crucis... Lumen Christi! »

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Quatorzième station

Le Corps de Jésus est mis au Tombeau

« Il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus. » (Évangile selon Saint Jean 19: 41-42).


« Dans la Paix, je me couche et je dors, car Tu me donnes d'habiter, seul, dans la confiance. Tu ne peux laisser Ton ami voir la corruption. » (Psaume 4 et 15).


La Croix du Christ et la nuit sont le chemin qui conduit à la Lumière du Ciel. Tel est le Message de la Croix, de la Mort, de l'ensevelissement de Jésus. La Croix est l'arme puissante du Christ; la houlette de berger avec laquelle le divin David sortit à la rencontre du Goliath infernal, celle dont Il frappe avec force à la porte du Ciel, tellement Il nous l'ouvre. Alors les flots de la Lumière Divine jaillissent au-dehors et enveloppent tous ceux qui montent à la suite du Crucifié. En effet ceux qui ont été baptisés dans le Christ, c'est en Sa Mort qu'ils ont été baptisés. Ils se plongent dans Sa Vie pour devenir des membres de Son Corps, afin, comme tels, de souffrir et de mourir avec Lui, mais aussi de ressusciter avec Lui à la Vie éternelle, à la Vie Divine. Cette Vie n'atteindra sa plénitude qu'au jour du Seigneur. Cependant nous y participons dès maintenant pour autant que nous ayons la Foi.

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Sainte Édith Stein

Sainte Patronne de l'Europe

1891-1942

Fête le 9 août


Edith naît à Breslau le 12 octobre 1891, dans une famille juive très pratiquante. Mais ce qui de ce milieu a laissé de fortes racines en Edith ce n'est pas la foi dans le Dieu d'Israël, mais une grande rigueur morale dérivant de la Loi. Elle-même, sur le point de quitter Breslau pour aller à l'université de Göttingen (1911), se reconnaît non-croyante, remplie d'un fort idéalisme éthique. À la rigueur morale correspond en Edith, dans son intelligence vive et profonde, la recherche et la soif de la vérité. Elle ne pouvait se sentir satisfaite du courant psychologiste de type positiviste, prédominant à l'université de Breslau, et pour cela elle s'orienta, dès qu'elle la connût, vers la phénoménologie d'Edmund Husserl, professeur titulaire à Göttingen, dont elle devint par la suite l'assistante. C'est un fait historique remarquable : dans le groupe des élèves et des collaborateurs de Husserl, plusieurs conversions ont eu lieu. Même Husserl et sa femme étaient passés du judaïsme au protestantisme. Le professeur Hedwig Conrad-Martius et son mari, qui s'étaient convertis à la foi évangélique, seront de chers amis d'Edith. C'est chez eux qu'Édith aura le grand foudroiement après la lecture, d'une seule haleine, de l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila : Voilà la Vérité! . Dans ces années de Göttingen, la soif de la vérité, qu'Edith disait être sa seule prière, se transformait inconsciemment en soif de Dieu.


Edith reçoit le baptême le 1er janvier 1922. Son amie Hedwig, protestante, sera la marraine au baptême catholique d'Édith. Recevoir le baptême, affirme Jean-Paul II dans son homélie pour sa béatification, ne signifia nullement, pour Édith Stein, rompre avec le monde hébraïque. Elle soutient plutôt : Quand j'étais une jeune fille de quatorze ans je cessai de pratiquer la religion hébraïque et, après mon retour à Dieu, moi, je me suis, avant tout, sentie juive. Au début des années trente, l'Allemagne était en pleine crise économique et dans une grave instabilité politique, pendant que, lentement mais inexorablement, le parti national-socialiste de Hitler montait au pouvoir. Edith n'a pas de mal à comprendre immédiatement l'avenir : le nazisme, incarnation du Malin, ennemi de la Croix, combat Dieu lui-même et son plan salvateur; pour cela, il voudra détruire le judaïsme, comme fondement de la religion chrétienne, et éliminer la peste hébraïque-chrétienne , afin d'instaurer le règne de la race aryenne.


Le 14 octobre 1933, Edith entre au Carmel de Cologne; le 15 avril 1934, elle prend l'habit du Carmel et le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, comme elle l'avait demandé; le dimanche de Pâques elle est appelée à la profession simple; le 30 mai 1938, elle fait la profession solennelle qui l'unit définitivement au Christ. Dès l'époque de son baptême elle s'était sentie fortement attirée par la vie carmélite, dont le trait fondamental - comme elle-même le décrit- consiste à souffrir avec le Christ… le Christ continue de souffrir en elles… [les Carmélites] à intercéder pour les pécheurs à travers une souffrance librement acceptée et joyeuse pour participer ainsi à la rédemption de l'humanité. Elle y continue par ailleurs ses travaux de philosophie et termine Être fini et Être éternel. Le 30 janvier 1939, Hitler décrète l'anéantissement de la race juive . Le 31 décembre 1938, Edith s'était réfugiée au Carmel d'Echt en Hollande, où au mois d'août 1940 la rejoindra sa sœur Rose, qui s'était convertie. Elle y demande à sa prieure de Cologne (qui est restée sa supérieure) l'autorisation à m'offrir au Cœur de Jésus comme victime expiatoire pour la paix véritable, espérant que le règne de l'Antéchrist s'écroule, si possible, sans une nouvelle guerre mondiale et que l'ordre soit renouvelé.


Elle écrit plus tard un testament spirituel : Dès à présent j'accepte la mort que Dieu m'a destinée, par une soumission totale à sa volonté très sainte. Je prie le Seigneur de bien vouloir accepter ma vie et ma mort pour sa gloire, pour les intentions du saint Cœur de Jésus, du saint Cœur de Marie et pour les intentions de l'Église. Spécialement… en expiation du refus de la foi de la part du peuple juif, afin que le Seigneur soit accueilli des siens et que son règne vienne dans la gloire; pour le salut de l'Allemagne et pour la paix dans le monde. L'année 1942 marque le début de la déportation en masse des Juifs vers l'Est : camps de travail, mines de sel, chambres à gaz. Devant ces événements d'une férocité incroyable, les évêques de l'Église de Hollande envoient au commissaire du Reich un long télégramme de protestation (11 juillet 1942). À la suite de cette démarche, le chef nazi se dit disposé à épargner les chrétiens d'origine juive qui peuvent démontrer leur appartenance à une communauté chrétienne avant janvier 1941. Les évêques jugent complètement insuffisante cette réponse et font lire dans toutes les églises du pays (26 juillet) une lettre pastorale, dans laquelle on rapportait la protestation du télégramme.


Le matin du 2 août 1942, le commissaire du Reich, ayant décidé de poursuivre les catholiques juifs comme leurs pires ennemis , ordonne que tous les religieux et toutes les religieuses non aryens présents dans les couvents hollandais soient emmenés. Et l'après-midi de ce même jour, la Gestapo vient arrêter les deux sœurs Stein. Les dernières paroles de sœur Bénédicte, en quittant le Carmel, sont adressées à sa sœur : Viens, allons pour notre peuple. À Auschwitz-Birkenau, à l'arrivée du convoi, le 9 août 1942, les sœurs Stein sont introduites, avec les autres déportées, dans la chambre à gaz. Dans la dernière lettre qu'elle a pu faire parvenir au Carmel d'Echt, elle avait écrit : On ne peut acquérir une Science de la Croix [c'était le titre de son dernier livre, resté inachevé] que si l'on commence à souffrir vraiment du poids de la Croix. Du plus profond de mon cœur j'ai dit : Je te salue, ô Croix, mon unique espérance!

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20 janvier 2009

Chapelet de Protection

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Chapelet de Protection

Le Chapelet de protection se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on récite le Credo.

Sur le gros grain suivant, réciter le Notre Père.

Sur les trois petits grains suivants, réciter le je Vous salue Marie: le 1er est récité en l'honneur de Dieu. Le 2ème est récité pour notre demande, Le 3ème en remerciement de la grâce.

Puis réciter le Gloire au Père

Ensuite, sur les gros grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, sauvez nous qui résidons sur cette terre.

Sur les petits grains, on dit : Jésus Sauveur, Miséricordieux Sauveur, épargne ton peuple.

A la fin du chapelet, on dit 3 fois : Fils de Dieu, Fils Eternel, merci pour toutes les choses que vous avez accomplies.

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Chapelet d'adoration et de réparation

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Chapelet d'adoration et de réparation

Le Chapelet d'adoration et de réparation est basé sur les prières que l'ange apporta aux bergers de Fatima. Il a été crée par une religieuse Dominicaine du Rosaire Perpétuel dont le couvent se trouve à Fatima. Il se récite sur un chapelet classique.

On commence sur la croix par le Credo.

Sur les 5 grains suivants : 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, pour l'augmentation de la foi, l'espérance et la charité et les intentions de notre Saint-Père.

Sur les gros grains : Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Coeur et du Coeur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Sur les petits grains : Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.

Après chaque dizaine, 1 Gloire au Père puis : O très sainte Trinité, je Vous adore ! Mon Dieu, je t'aime dans le Très Saint Sacrement. ou/et : Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

On termine le chapelet par le Salve Regina.

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Chapelet de la miséricorde et du pardon

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Chapelet de la miséricorde et du pardon

Le Chapelet de la miséricorde et du pardon fut composé par Monseigneur Joseph Saïdi de Worcester, évêque maronite. Il se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on dit : Seigneur Jésus, nous croyons en Vous, vous êtes le Fils de Marie et le Fils du Dieu Vivant, créateur et rédempteur. Vous êtes venu du ciel sur la terre pour sauver tous les hommes. Vous êtes le Sauveur du Monde.

Sur tous les gros grains, on dit : Christ Miséricordieux, Notre rédempteur, vous nous avez dit : demandez et vous recevrez. Humblement, nous vous demandons d’écouter nos prières, pardonnez nous nos péchés et accordez nous Votre paix et Votre salut. Nous vous prions, maintenant et toujours. Amen.

Sur les petits grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, ayez pitié de nous.

A la fin des dizaines, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

A la fin du chapelet, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, intercédez pour nous, pour le pardon de nos péchés, la paix et le salut éternel de votre Fils adoré, notre Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, nous vous prions et nous bénissons son Nom maintenant et toujours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Chapelet de sainte Gertrude

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Sainte Gertrude la Grande

Abbesse du monastère de Helfta

1256-1301

Fête le 17 novembre


L'abbaye de Helfta, fondée par les comtes de Mansfeld en 1229, près de Eisleben (Saxe), sous la règle de saint Benoît, était un milieu où l'on cultivait les lettres et les arts. Gertrude, née le 6 janvier 1256, sans que l'on puisse dire avec assurance dans quelle famille, fut y donnée au Seigneur par ses parents à l'âge de cinq ans et y vécut jusqu'à sa mort (16 novembre 1301 ou 1302). La jeune Gertrude, intelligente, vive, affable et diserte, sous la direction de Mechtilde de Hackeborn, se délecta dans l'étude de la langue et de la littérature latines, dans le chant et la peinture.

Elle venait d'avoir vingt-cinq ans lorsque, le 27 janvier 1281, après complies, elle découvrit la vie mystique dans une vision initiatrice : le Seigneur « la prit, la souleva et la plaça près de lui. » Ce fut une véritable conversion. « Que mon âme vous bénisse, Seigneur mon Dieu, mon Créateur ; que mon âme vous bénisse, et que mon être le plus intime confesse les miséricordes dont votre bonté sans nulle mesure m'a entourée avec une telle gratuité, ô mon très doux ami. Je rends grâces, autant que je le puis, à votre immense miséricorde ; avec elle je loue et glorifie votre patience longanime qui vous a fait dissimuler pendant toutes les années du bébé et de l’enfant, de l'adolescente et de la jeune fille, presque jusqu'à la fin de mes vingt-cinq ans : j'ai vécu dans une folie si aveugle que j'aurais fait sans remords, en pensée, parole et action, toutes mes volontés, partout où c'était possible, si vous ne m'aviez prévenu par un dégoût connaturel du mal, et un plaisir du bien, ainsi que par les corrections extérieures de mon entourage. Comme si j'avais été une païenne parmi des païens, sans jamais comprendre que vous, mon Dieu, vous récompensez le bien et châtiez le mal. Et pourtant vous m'aviez choisie dès l'enfance, dès ma cinquième année, pour vous être présentée parmi vos amis les plus dévoués au manoir de la sainte religion. Par la multitude et la grandeur de vos bienfaits, vous m’avez exaltée comme si, différente de tous les mortels, j’avais mené sur terre une vie angélique. c’est pendant cet Avent que vous commençâtes, avant que je finisse mes vingt-cinq ans pour l’Epiphanie, par un certain trouble dont mon cœur fut si ébranlé que toute légèreté juvénile commença à me paraître insipide. C’est ainsi que mon cœur fut quelque peu préparé à vous.

Que l'abîme de la Sagesse incréée appelle l'abîme de l'admirable toute-puissance, pour faire ressortir une si prodigieuse bienveillance, qui par le débordement de votre miséricorde coula par les profondeurs jusqu'au vallon de ma misère ! En la vingt-sixième année de mon âge, en cette seconde férie (lundi), si salutaire pour moi, avant la fête de la Purification de Marie, votre très chaste Mère - laquelle férie tomba alors le 6 avant les calendes de févier (27 janvier) - en cette heure désirable de l'après complies : vous, la Vérité, mon Dieu, plus serein que toute lumière, mais plus intérieur que tout secret, vous aviez résolu de diluer la densité de mes ténèbres, commençant bellement et doucement par calmer ce trouble qu'un mois auparavant vous aviez suscité en mon cœur. Par ce trouble, je pense, vous aviez essayé de détruire la tour de ma vanité et de ma curiosité, qu'avait bâtie ma superbe. Hélas! je portais alors en vain le nom et l'habit de la religion, mais cela vous servait pour trouver le moyen de me montrer mon salut. A cette heure donc, comme je me tenais au milieu du dortoir, et que je redressais ma tête inclinée pour saluer au passage une ancienne, selon le cérémonial de l'ordre, je vis un jeune homme aimable et délicat, âgé d'environ seize ans, réalisant l'idéal de beauté qui put charmer alors les yeux extérieurs de ma jeunesse. Il me dit d'un air doux et bénin : Bientôt viendra ton salut. Pourquoi te consumer de chagrin ? Tu n'as donc pas de directeur, pour que la douleur t'ait ainsi changée ? Comme il parlait, j’avais beau me savoir matériellement dans le dortoir, il me semblait que j’étais au chœur, en ce coin où j’avais accoutumé de faire une oraison si tiède, et c’est là que j’entendis la suite des paroles : Je te sauverai et te libèrerai : n’aie pas peur. J’entendis ; puis je vis une main tendre et délicate me serrer la main, comme pour appuyer ces paroles par un gage. Et il ajouta : Avec mes ennemis, tu as baisé la terre et tu as léché le miel dans les épines ; enfin, reviens à moi, et je t’enivrerai du torrent de ma volupté divine. Comme il parlait, je regardai, et vis entre moi et lui, à sa droite et à ma gauche, une haie d’une longueur si infinie que, ni devant moi, ni derrière moi, n’apparaissait la fin de cette longueur. Le haut de cette haie me semblait muni d’une telle masse d’épines que nul passage ne s’ouvrait à moi pour revenir au jeune homme. Je restai donc hésitant et haletant de désir, sur le point de défaillir, quand soudain, sans nulle difficulté, il me prit, me souleva et me plaça près de lui. Je reconnus alors, dans cette main reçue en gage, les joyaux éclatants de ces blessures qui ont annulé les actes rédigés par tous nos adversaires. Je loue, adore, bénis, remercie autant que je peux votre sage miséricorde et miséricordieuse sagesse de ce que vous, mon Créateur et Rédempteur, vous avez fait effort pour ployer ma nuque indomptable sous votre joug bénin, en me préparant un cordial si bien dosé pour ma faiblesse. Dès lors, en effet, dans une joie d’esprit nouvelle, je commençai à avancer, pacifiée par l’arôme de vos parfums, en sorte que j’ai pu estimer votre joug bénin et léger, lui que naguère je jugeais insupportable.

Alors commença pour la moniale, occupée à la copie des manuscrits du scriptorium, une vie d'humilité, d'attention aux autres et de patience dans la maladie qui, à la fin de sa vie la tenait éloignée des offices du chœur où elle était la seconde chantre aux côtés de sainte Mechtilde de Hackeborn (morte en 1298), elle aussi favorisée de grâces mystiques et de révélations dont elles se faisaient mutuellement la confidence. Gertrude ne renonça pas au travail intellectuel, mais elle passa de la grammaire à la théologie. Elle méditait l'Ecriture et les textes de la liturgie, lisait les Pères, spécialement saint Augustin et saint Bernard. Gertrude a laissé dans ses Révélations et ses Exercices spirituels un témoignage sur sa propre vie d'intimité avec Dieu, tout unifiée dans la contemplation de l'Amour incarné, dont le côté ouvert du Christ en Croix lui offre le signe merveilleux. Dans l'une de ses prières, Gertrude dit au Seigneur : « Je désire t'aimer non seulement avec douceur, mais avec sagesse. » La piété mariale de sainte Gertrude se comprend dans la dépendance du mystère du Christ : « Jésus est mon premier-né parce qu'après lui, que dis-je, par lui, vous choisissant pour que vous soyez ses frères et mes fils, dans le sein de mon amour maternel, je vous ai, tous, engendrés. »

Les demandes de sainte Gertrude furent agréées du Sauveur : « Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux. »

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Chapelet de sainte Gertrude


Le chapelet de sainte Gertrude à été crée par sainte Gertrude la Grande suite à une révélation de Notre Seigneur. Il se récite sur un Chapelet classique.


Sur la croix, réciter le Credo.

Sur les grains suivant, dire 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie et 1 Gloire au Père.


Sur les gros grains, on dit un Notre Père.


Sur les petits grains, on dit: Père éternel, je Vous offre le très précieux sang de votre divin fils, Jésus, en union avec les saintes messes célébrées aujourd’hui à travers le monde, pour toutes les âmes du purgatoire, pour les pécheurs dans l’église universelle, les pécheurs en tout lieu, ceux de mon entourage et de ma propre famille. Amen


A la fin des dizaines, on dit : Cœur Sacré de Jésus, ouvre les cœurs et les esprits des pêcheurs à la vérité et à la lumière de Dieu, le Père. Cœur Immaculé de Marie, priez pour la conversion des pêcheurs et du monde. Et 1 Gloire au Père.

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Prière lue par Sainte Gertrude

et adoptée pour le jour de la Purification de Notre Dame


O mon Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, donnez-moi d'aspirer vers vous, de tout mon cœur, avec les brûlants désirs d'une âme altérée ; donnez-moi de respirer en vous, ô très suave et très doux ami ; que mon esprit, que tout mon être haletant soupire après vous, ô seule vraie Béatitude. O Sauveur dont la clémence est infinie, daignez, par votre Sang précieux, imprimer dans mon cœur vos plaies sacrées afin qu'en elles je lise à chaque instant, et vos douleurs, et votre Charité pour moi. Faites que le souvenir de vos divines blessures, demeure enseveli toujours au plus intime de mon être afin d'y exciter une juste compassion à toutes vos souffrances, et d'y allumer le feu consumant de votre amour. Accordez-moi aussi de connaître le néant de la créature, diminuez sa valeur devant mes yeux, et soyez, Vous seul, ô Jésus, la douceur et la joie de mon âme. Gertrude aimait cette prière et la récitait tous les jours. Ses demandes agréées du Sauveur : Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux.

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Téléchargez le texte du Chapelet de Sainte Gertrude (pdf) en cliquant ici

06 janvier 2009

Prière pour la conversion du monde

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Prière pour la conversion du monde

"Saints Cœurs de Jésus-Marie-Joseph, répandez le feu de votre amour sur le monde entier et dans tous les cœurs".

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