06 mars 2009

Je vous salue Sainte Anne

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Je vous salue Sainte Anne

Je vous salue, ô glorieuse Sainte Anne, Mère auguste de la Mère de Dieu, objet des plus chères complaisances de la très-Sainte Trinité et la plus honorée de toutes les femmes. Vous avez été bénie par le Seigneur, et la très-Sainte vierge Marie, le fruit de vos entrailles, est aussi bénie, ainsi que Jésus-Christ, le fruit sacré de son sein virginal. O grande Sainte Anne, Mère de la Mère de miséricorde, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

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Souvenez-vous à Sainte Anne

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Souvenez-vous à Sainte Anne

Souvenez-vous, ô Bonne Sainte Anne, vous dont le nom signifie grâce et miséricorde, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô bonne et tendre Mère, j’ai recours à vous ; je me réfugie à vos pieds, tout pécheur que je suis, et j’ose paraître devant vous, gémissant sous le poids de mes péchés. Ne méprisez pas mes prières, ô Bonne sainte Anne, Mère de l’Immaculée Vierge Marie, particulièrement celles que je fais pour obtenir….. , mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

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02 mars 2009

La Servante de Dieu Caroline Chisholm

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La Servante de Dieu Caroline Chisholm

"L'amie des immigrés"

1808-1877

Caroline Chisholm (1808 - 25 mars 1877) était une anglaise du 19ème siècle, connue pour avoir aidé et a entre autres veillé au bien-être des femmes immigrées en Australie. Elle est commémorée dans le calendrier des saints de l'Église Anglicane d'Angleterre. L'Église Catholique a ouvert sa cause de Béatification.

Prière pour demander la glorification de Caroline Chisholm


Dieu d'Amour et de Miséricorde, nous Vous remercions et Vous rendons grâce pour la vie admirable de Caroline Chisholm, qui a entendu votre appel dès ses plus jeunes années et y a répondu avec une foi patiente et énergique. Avec le soutien de son mari Archibald et de ses enfants, elle a aidé les gens dans le besoin, quel que soit leur pays ou leur conviction, par des réformes sociales et caritatives, en particulier par la ré-unification des familles, en protégeant les filles les plus vulnérables, en luttant contre la mise au chômage dans le travail rémunéré et dans l'action en faveurs pauvres émigrants.Accordez nous les faveurs que nous Vous demandons par son intercession, pour que soit reconnue son héroïque vertu et que son exemple soit suivi dans le monde entier, et, si cela est Votre Volonté, qu'elle soit un jour inscrite au catalogue des Saints de Votre Église. Amen.

Biographie de Caroline Chisholm,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1185274.html

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Relations de grâces et renseignements

webmaster@mrschisholm.com

Pour approfondir

www.mrschisholm.com

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18 février 2009

Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

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Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

Fondateur du Scoutisme Catholique et des Soeurs de Sainte Croix de Jérusalem

1882-1951

Plus qu'un éducateur, qu'un animateur et entraineur de jeunes et que le promoteur en France de la méthode scoute, le Père Sevin a donné a la méthode scoute toute sa dimension puisqu'il l'a catholicisée. Le Père Sevin n'est donc pas que le fondateur du scoutisme français : il est le fondateur du scoutisme catholique, de la spiritualité scoute. C'est en cela qu'il est un exemple pour les jeunes du XXIème siècle, scout et non scout : parce qu'il a su apprendre à la jeunesse tout à la fois la joie, l'ascèse et l'amour de la création divine, et leur proposer une méthode simple menant à la sainteté.

Né à Lille le 7 décembre 1882, Jacques Sevin est d'abord l'élève des Jésuites au collège de la Providence à Amiens. Dès cette époque, il s'enthousiasme pour la marine et la Chevalerie. En mars 1900, il réussit son baccalauréat et entre à l'Institut catholique de Lille pour y préparer une licence d'anglais. Au mois de mai, il décide d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Après son Noviciat, il enseigne l'Anglais au collège de Florennes, ce qui lui permet de passer un séjour en Angleterre. La même année, en 1907, Baden-Powell dirige son premier camp scout. Le Père ne s'en doute alors même pas ! En 1913, à la suite de deux articles défavorables au Scoutisme dans la revue jésuite "Les Etudes", le Père obtient la permission d'aller en Angleterre pendant les grandes vacances pour voir ce qu'il en est. Le 20 septembre, il prend sa première tasse de thé avec Baden-Powell et, enthousiasmé, forme la résolution de fonder en France "la Fédération Catholique du Scoutisme". Dès son retour d'Angleterre, il approfondit la méthode scoute et la fait connaître autour de lui. Le 2 août 1914, il est ordonné prêtre. Après plusieurs séjours en Angleterre où il étudie sur place le scoutisme, le Père Sevin commence la rédaction de son fameux livre "le Scoutisme", qui sera édité en 1922. Il fonde plusieurs Troupes et, en 1919, avec Xavier Sarrazin, fonde "l'Association des Scouts de France" qui regroupera plusieurs Troupes. Cette même année, il rencontre l'abbé Cornette et lui fait part d'un grand projet : la fondation d'une Fédération Nationale des Scouts Catholiques. Il reste plusieurs semaines à Paris pour faire avancer les choses. Enfin, le 1er mars 1920, un comité organisateur est créé. Le Père Sevin propose le nom de la Fédération : "Les Scouts de France". Il est chargé de mettre au point le règlement. Par ailleurs, le Père Sevin est autorisé par ses supérieurs à se mettre à la disposition de la nouvelle Fédération.

Le 25 Juillet 1920, date officielle de la création des Scouts de France, paraît le premier règlement. La jeune Fédération a quatre co-fondateurs : le Père Sevin, secrétaire général, le Chanoine Cornette (le " Vieux Loup "), aumônier général, Edouard de Macédo et le Général de Maud'huy. Très vite, le Père Sevin échange le titre de Secrétaire Général contre celui de Commissaire Général. Par un travail acharné, il bâtit la "Maison Scouts de France" : organisation et extension de la Fédération, recrutement et formation des chefs, création et rédaction de la revue Le Chef. Bientôt, le Père Sevin reçoit l'autorisation de Baden-Powell d'organiser des camps-école d'égale valeur internationnale que celui de Mac-Laren en Angleterre : c'est dire la confiance que le fondateur met en cette toute jeune association promise a un brillant avenir ! Comprenant que l'" on ne peut donner que ce que l'on a reçu ", l'année 1922, voit donc l'ouverture du camp de "Chamarande", destiné à la formation des chefs. C'est également au Père Sevin que l'on doit la croix potencée, le cérémonial, la rédaction catholique de la Loi scoute et de la Promesse, la rédaction des trois Principes, la prière des chefs, les paroles de nombreux chants scouts (chant de la Promesse, cantique des Patrouilles, chant des adieux, monte flamme...), ainsi que l'extension du Scoutisme aux handicapés physiques et mentaux. Le travail du Père est considérable. En 1924, il doit abandonner son titre de Commissaire général pour se consacrer uniquement à ses fonctions de Commissaire à la formation des chefs. Pendant 10 ans, à partir du mois d'août 1923, le Père dirigera le camp de formation des chefs de Chamarande. Il en sera l'animateur et donnera le meilleur de lui-même pour former des chefs dignes du Scoutisme catholique. Mais au sein du quartier général, des difficultés surgissent. Des oppositions doctrinales provoquent une crise. Le 15 mars 1933, le Père Sevin est prié de se retirer. De cette crise il a donné l'explication suivante : "Après avoir vécu la mystique du Scoutisme, nous sommes entrés dans la politique du Scoutisme !" Le Père Sevin se retire sous sa tente, à l'écart des camps, des conseils et des assemblées, ce qui lui permet de réaliser un projet que depuis longtemps il portait dans son cœur : la fondation d'un Ordre religieux issu du Scoutisme. Le premier prieuré en est créé en 1944, sous le nom de l'Institut de la Sainte Croix de Jérusalem . En 1948, il crée une école scoute, la " Maison française ". C'est dans la nuit du 19 au 20 juillet 1951 que le Père Sevin rentre doucement à la Maison du Père. Son corps repose encore aujourd'hui dans le cimetière de Boran-sur-Oise, où, en unité ou anonymement, des scouts viennent encore chaque année déposer quelques fleurs et réciter des prières sur la modeste tombe du fondateur de cette chevalerie des temps modernes. Le Père Sevin est actuellement en procès de béatification à Rome...

Toute sa vie, il fut un animateur spirituel, un entraîneur d'âmes, un formateur de caractères, puisant sa force auprès de Celui qui a dit : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire !". Cette parole du Christ, le Père Sevin s'en était profondément pénétré. Ce fut sans doute là le grand secret de son admirable rayonnement. Plaçant à la base de l'éducation scoute l'Amour (aimer le jeune tel qu'il est, et pour ce qu'il est appelé à être), la Joie (celle de l'oubli de soi, celle qui est contagieuse), et la Confiance (même dans les pires canailles, il y a toujours 5% de bon, disait BP. Croire sur parole, et croire capable du mieux), le Père a découvert une véritable spiritualité : rechercher l'ascèse, cultiver les Vertus (Franchise, Dévouement, Pureté), et donner par le contact avec la nature une mentalité de campeur (c'est à dire " d'homme vraiment libre, indépendant des lieux et des biens, homme qui ne tient à rien, pas même à sa tente, et qui par conséquent, est toujours prêt. "). Incontestablement, c'est le Père Sevin qui est le fondateur du Scoutisme Catholique. La meilleure façon de lui témoigner notre reconnaissance consiste tout simplement à respecter intégralement l'héritage qu'il nous a légué, le magnifique trésor du scoutisme catholique.

Pensées du Père Sevin

" Ayons horreur des mots, passons aux actes ".

" Ce dont un scoutisme missionnaire ne peut se passer, ce qui seul rend son action féconde, c'est la splendeur de sa sainteté. "

" Des scouts qui soient des saints. Il ne faudrait avoir peur ni du mot ni de la chose, la sainteté n'est d'aucun temps, ni d'aucun uniforme particulier. "

" Ouvrez toutes grandes les portes de votre âme comme naguère Abraham ouvrit les portes de sa tente et la Trinité toute entière y entra. "

"Pas d'Evangile au rabais"

"On ne fait rien sur Terre qu'en se consumant"

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Prière pour obtenir la béatification du Père Jacques Sevin, s.j.

O Dieu, Tu as mis au cœur de Ton serviteur Jacques Sevin le désir ardent de « s’user jusqu’au bout » pour Ton Amour et celui de la jeunesse ; ainsi Tu as voulu faire grandir au sein de l’Eglise catholique, les jeunes liés à travers le monde par la promesse et la loi scoutes ; Tu lui as inspiré la fondation de l’Institut de la sainte Croix de Jérusalem, pour l’extension de ton Royaume et le Salut de la jeunesse du monde entier : donne-nous le même amour généreux dans la prière, l’accueil et le service des jeunes, afin de les conduire jusqu’à Toi. Et, si cela T’est agréable, Daigne glorifier ici-bas Ton serviteur Jacques En nous accordant par son intercession les grâces que nous implorons. Amen.

Les personnes qui reçoivent des grâces par l’intercession de Père Jacques Sevin sont priées de les faire connaître au : Prieuré de Boran sur Oise (60820) France.

Téléchargez la prière pour le Père Sevin (pdf) en cliquant ici

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Pour approfondir

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-524303.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169283.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169284.html

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09 février 2009

La Servante de Dieu Catherine de Hueck-Doherty

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La Servante de Dieu Catherine de Hueck-Doherty

Fondatrice de Madonna House

1896-1985

Catherine de Hueck-Doherty naît en Russie en 1896 dans une riche famille profondément chrétienne. A 12 ans elle est déjà attirée par la pauvreté. Mariée très jeune à Boris de Hueck elle devient infirmière pendant la 1ère guerre mondiale. La révolution russe l’oblige à émigrer au Canada en 1921. Elle vit dans la pauvreté et travaille dur pour faire vivre son mari malade et son fils. Devenue conférencière elle regrimpe dans l’échelle sociale. C’est là qu’elle reçoit cet appel : « Lève-toi, va vends tout ce que tu possèdes… donne-le aux pauvres… viens et suis-moi ». Elle fonde alors dans les années 30 Friendship House (la maison de l’amitié) pour vivre au milieu des pauvres. Des hommes et des femmes la rejoignent, d’abord à Toronto pendant la crise, puis à Harlem où elle est une pionnière du combat pour la justice raciale. En 1947 un appel de l’évêque la conduit à Combermere en Ontario pour y fonder avec son deuxième mari Eddie Doherty, un apostolat rural. Elle y établit Madonna House, un centre de formation pour laïcs catholiques et pour les prêtres Là aussi se crée une communauté de laïcs et de prêtres associés qui fait l’expérience de la vie simple et pauvre au service des pauvres, basée sur l’amour mutuel autour de la Trinité. En 1952 sur la suggestion du pape, la jeune communauté fait vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Catherine de Hueck-Doherty meurt en 1985 après avoir publié des ouvrages traduits dans de nombreuses langues tel que « Poustinia » (le désert en russe) qui tisse un lien entre les spiritualités catholiques et orthodoxes...

Prière pour obtenir des faveurs par l'intercession de Catherine Doherty

à usage privé.


Ô Père tout-aimant, par votre Fils bien-aimé, Jésus, nous avons appris à demander ce dont nous avons besoin. Et à travers l'Église, son Épouse, nous avons appris à demander l'intercession de vos serviteurs qui se sont endormis dans la paix du Christ. Ainsi, par l'intercession de Catherine Doherty, je demande[spécifiez.]Je le demande pour votre honneur et votre gloire au nom de Jésus Votre Fils, notre Seigneur. Amen.


Imprimatur

+ J. R. Windle, Évêque de Pembroke,

1er mai, 1993.

Si vous pensez avoir obtenu des faveurs par l'intercession de Catherine, veuillez en faire part au


Postulateur de la cause

l'Apostolat de Madonna House

2888 Dafoe Rd

Combermere (Ontario) K0J 1L0 Canada

Téléchargez la Prière pour la glorification de Catherine Doherty (pdf) en cliquant ici

Pour approfondir


Site de la Postulation de Catherine Doherty

www.catherinedoherty.org

Site de la Communauté Madonna House

www.madonnahouse.org

Biographie de Catherine Doherty,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-470067.html

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07 février 2009

Chapelet de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha

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Bienheureuse Kateri Tekakwitha

Le Lys du Mohawk

1656-1680

Fête le 17 avril


Kateri Tekakwitha est née en 1656 à Auriesville (New York) d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier. De nos jours, mentionner les noms d'Innocent XI, pape à cette époque, et du marquis de Tracy, lieutenant général du roi de France en Amérique de 1665 à 1667, ferait sourire vos amis, mais le souvenir de Kateri demeure. En 1660, une épidémie de petite vérole lui enleva ses père, mère et petit frère. La petite échappa à la mort, mais la maladie lui laissa la vue affaiblie et le visage grêlé. Avec les autres survivants, elle s'installa un peu à l'ouest de son village natal et plus tard sur la rive nord de la Mohawk. Dès l'âge où les jeunes Indiennes pensaient aux fiançailles, son oncle, un des chefs du village ainsi que ses tantes lui cherchèrent un mari convenable. Consternation des siens: elle ne voulut épouser aucun des prétendants. Bientôt gronda la colère, ses parents usèrent de ruse et de force pour la fléchir, rien n'y fit. Son seul désir: recevoir le baptême.

Le baptême de Tekakwitha

En 1675, Jacques de Lamberville, jésuite, prit la direction de la Mission Saint-Pierre, de Gandaouagué. La jeune fille lui confia le secret de son cœur : devenir chrétienne ! Cependant. le P. de Lamberville, tout en admirant sa simplicité et sa foi, l'obligea de suivre la voie ordinaire des catéchumènes. Six mois plus tard, le dimanche de Pâques1676, le missionnaire la baptisa. Elle avait vingt ans. Ce fut un grand jour au village. La petite chapelle regorgea de monde. Douce et charitable, Kateri s'était gagné l'affection de tous.

Son nouveau nom

Jusqu'alors, on l'appelait Tekakwitha. Au baptême elle reçut le nom de Catherine, en iroquois Kateri. Née à Ossernenon (Auriesville), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi, elle reçut le baptême à Gandaouagué (Fonda).

Sa fuite au Canada

Au cours de l'automne 1677, pour éviter la persécution, elle s'évada de son canton agnier pour aller vivre à la Mission Saint-François-Xavier, sur le Saint-Laurent. Le P. de Lamberville lui confia une lettre pour le P. Jacques Frémin, supérieur: "C'est un trésor que nous vous donnons, écrivit-il, comme vous le connaîtrez bientôt. Gardez-le donc bien..." Le P. Frémin se rendit vite compte qu'elle était bel et bien un trésor. Sa douceur inaltérable, son humilité sans fanfreluches, sa bonté foncière, sa bonne humeur et même un certain humour gagnèrent rapidement le cœur de toute la population. Chaque matin à quatre heures et ensuite à sept heures, elle assistait à la sainte messe. En tout elle était aussi fidèle que les étoiles du firmament. Par ignorance, cependant, elle se laissait aller à des mortifications excessives jusqu'à ce que son confesseur lui ait enjoint de les modérer. Il avait bien compris, pourtant, que ces pénitences étaient le fruit de son amour très vif pour le Seigneur Jésus, pour sa sainte Mère et pour son prochain, quel qu'il fût. Elle faisait ses délices de la prière, surtout devant le Saint Sacrement: à cette époque, les églises étaient ouvertes à tout venant. Détail intéressant, jamais elle ne se livrait à la contemplation quand, dans sa cabane ou aux champs de maïs, le travail lui incombait. Quelques mois après son arrivée, le jour de Noël 1677, on permit à Kateri de faire sa première Communion. Dès lors, elle progressa comme le cerf qui se hâte vers les sources d'eau vive. Cette jeune Amérindienne illettrée parvint même ici-bas à ce que les théologiens nomment "l'union divine". Avec quelques amies, elle songea alors à fonder une communauté de religieuses indigènes, mais son directeur spirituel, persuadé qu'elle était trop jeune dans la foi pour une fondation de cette sorte, l'en dissuada. Il ne faut pas se surprendre qu'environ quarante ans plus tard, sa biographie traduite en espagnol facilita l'établissement des premières clarisses indiennes au Mexique, parmi lesquelles une descendante de l'empereur Montezuma. Le 25 mars 1679, le P. Frémin permit à Kateri Tekakwitha de prononcer privément le vœu de virginité et de se consacrer à Notre-Dame qu'elle aimait éperdument.

Sa sainte mort

Au début de 1680, sa santé qui n'avait jamais été florissante s'altéra davantage à la suite d'une course avec des compagnes à Laprairie, quelques milles en aval du Saint-Laurent, par un jour froid à pierre fendre. Le mardi de la Semaine Sainte, elle reçut le saint Viatique. On a retenu son regret que la seule robe qu'elle possédait ne fût pas convenable, à son avis, pour accueillir son Bien-Aimé. Le lendemain, elle ne s'opposa pas au départ de ses compagnes pour la cueillette du bois de chauffage et les assura qu'elle ne mourrait pas avant leur retour. Il en fut ainsi. Un peu après trois heures, en murmurant: "Jésus, Marie", elle alla à la rencontre du Seigneur. Elle avait environ vingt-quatre ans. En moins d'un quart d'heure son visage devint d'une beauté à ravir les missionnaires et tous les siens. Grâce à son intercession, partout à travers la Nouvelle-France, les Indiens et les colons commencèrent presque aussitôt à obtenir du Ciel des faveurs, voire des miracles. Faudrait-il s'étonner alors que des biographies de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha aient paru en quatorze langues différentes. Ainsi se perpétua son souvenir à travers le monde. Le 3 janvier 1943, S.S. Pie XII la déclara "Vénérable", proclamant qu'elle avait héroïquement pratiqué les vertus chrétiennes. De tous côtés on continua d'implorer son aide. En 1980, tricentenaire de son entrée en Paradis, le pape Jean-Paul II décida que le temps était enfin venu de l'élever au rang des Bienheureux de la sainte Église.

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Chapelet de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha

Se récite sur un chapelet spécial

Signe de Croix

Sur les trois premiers grains

Dire un Notre Père, un je Vous salue Marie et un gloire au Père, en demandant à Dieu la grâce de la Canonisation de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha

Sur les autres suites de trois grains

Dire un Notre Père, un je Vous salue Marie et un gloire au Père.

Les grains dorés

Il représentent la couleur de la terre. Dieu nous a donné la terre qu'Il a créée dans un ordre parfait. Sur ces grains, nous Demanderons l'aide de Kateri pour garder cette terre, nos intelligences et nos corps en parfaite harmonie.

Les grains rouges

Ils représentent la couleur de l'amour et du sang qui coule dans nos veines. Ils représentent que nous devons avoir les uns pour les autres et aussi l'amour de Kateri pour notre Très Sainte Mère, la Bienheureuse Vierge Marie. Sur ces grains, nous demanderons les prières de Kateri, afin qu'elle nous obtienne cette grâce d'aimer tous nos frères et nos soeurs afin de nous conduite au Christ.

Les grains de cristal

Ils représentent les ruisseaux, les fleuves et les rivières de toute la terre. Sur ces grains, nous demanderons à la la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, par l'intercession de Kateri, en restaurer la beauté et la limpidité, ainsi que celle de nos ciels, forêts, déserts et l'air que nous respirons.

Pour acquérir le Chapelet de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha,

cliquer sur le lien suivant:

http://www.katerishrine.com/giftshop.htm

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Prière pour la Canonisation de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha

Dieu, qui, parmi les multiples merveilles de ta grâce dans le nouveau monde, as fait fleurir sur les rives de la Mohawk et du Saint-Laurent le pur et tendre Lys, Kateri Tekakwitha, daigne nous accorder la grâce que nous te demandons par son intercession; afin que cette petite amante de Jésus et de sa croix soit élevée au rang des Saints par notre Mère la sainte Église et nous attire plus vivement à l'imitation de son innocence et de sa foi. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

Réciter un Notre Père, un je te salue Marie, et trois Gloire au Père.

lmprimatur
+ Bernard Hubert, Évêque de Saint-Jean-de-Québec

Relations de grâces

Cause de Kateri, C.P. 70,  Kahnawaké, QC J0L 1B0, Canada


Le Vice-Postulateur Centre Kateri, C.P. 70 Kahnawaké (Québec) J0L lB0

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Pour approfondir

Parmi les nombreux site existants, je vous invite à visiter ceux-ci

www.kateritekakwitha.org

www.kateritekakwitha.me.uk

www.thelifeofkateritekakwitha.net

sanctuaires de la Bienheureuse Kateri

http://users.mmic.net/maranatha/Sanctuaire.html

www.katerishrine.com

05 février 2009

Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

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Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

Fondateur de l'Ecole Biblique de Jérusalem

1855-1838


Albert Lagrange, né le 7 mars 1855, après avoir passé un doctorat à la faculté de droit de Paris et fréquenté le séminaire d’Issy, entra au noviciat des frères dominicains à Saint-Maximin (Var) et prit le nom de frère Marie-Joseph. Il sera ordonné prêtre à Zamora le 22 décembre 1883. Professeur d’histoire ecclésiastique et d’Écriture Sainte, il fut envoyé à l’Université de Vienne (Autriche) pour y perfectionner ses études de langues orientales. C’est là qu’il reçoit, le 5 février 1889, I’ordre de partir à Jérusalem. Il esquisse aussitôt un programme et, le 15 novembre 1890, dans un ancien abattoir turc où pendaient encore les anneaux destinés aux animaux, il ouvre ce qu’il tient à appeler l’École Pratique d’Études Bibliques. Le Père Lagrange avait adhéré à l’encyclique Providentissimus Deus du Pape Léon XIII invitant à chercher la solution des difficultés soulevées par l’analyse rationaliste de la Bible par une exégèse à la fois traditionnelle et progressive. Mais sa méthode scientifique répugnait à certains et, alors qu’il travaillait d’arrachepied pour réfuter ceux qui mettaient en question les données essentielles de la foi chrétienne, il fut censuré et dut s’éloigner de Jérusalem pendant une année, en 1912. Jamais formellement condamné, mais jamais non plus réhabilité, le dominicain demeura malgré tout héroïquement fidèle à l’Église. Par le travail et la prière, à la lumière de la foi et avec une grande rigueur scientifique, il mit son intelligence au service de la Parole de Dieu et de la vérité. Âgé de 83 ans, Marie-Joseph Lagrange mourait, le 10 mars 1938, à Saint-Maximin où une santé déficiente l’avait obligé à revenir en 1935. Sa dépouille y fut ensevelie dans le cimetière conventuel, puis transportée à Jérusalem et inhumée (novembre 1967) dans la Basilique de Saint-Étienne, où elle repose aujourd’hui. Le procés en vue de la béatification du fondateur de l’École Biblique a été ouvert en 1988, cinquante ans après sa mort.


Prière pour demander la glorification du Père Marie Joseph Lagrange


Père Saint, Tu as accordé à ton Serviteur le frère Marie-Joseph Lagrange le désir de la vérité. Il a voué son existence à l’étude scientifique de la Bible et son cœur est devenu brûlant en contemplant le mystère de Jésus-Christ à la lumière de la Loi de Moïse, des Prophètes et des Psaumes. Avec la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire, il a médité l’Évangile. Il a témoigné de sa foi en la Résurrection du Seigneur par l’exemple de son obéissance et par la ferveur de sa prédication. Nous te prions, Père, de hâter le jour où l’Église reconnaîtra publiquement la sainteté de sa vie, afin que son exemple bienfaisant entraîne nos frères à croire en la Parole de Dieu. Que l’intercession du frère Marie-Joseph nous obtienne toutes les grâces dont nous avons besoin, et en particulier… (préciser laquelle). Nous te le demandons, Père, au nom de ton Fils Jésus-Christ, dans la communion du Saint Esprit, un seul Dieu Vivant pour les siècles des siècles.

Prière 


Dieu de lumière, tu as inspiré à ton serviteur Marie-Joseph Lagrange une passion. inlassable pour L’Écriture, un respect profond de toute culture, un amour sans regrets de ton Église; donne nous, nous t’en supplions, d’avoir la même soif de vérité, la même constance dans le travail et d’anticiper, par nos forces, notre intelligence, notre santé et tous nos moyens, la venue de ton Règne. Par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen.

Pour approfondir

Site de l'Ecole Biblique de Jérusalem

http://ebaf.edu/index.php

Archives de la Revue du Rosaire (très nombreux articles)

http://www.rosaire.org/Liste.php?critere=revros

Biographies du Père Lagrange

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-492501.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1151723.html

27 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko

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Le Serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko

Martyr de la Liberté

+ en 1984

Fête le 19 octobre


Le 8 février 1997, s’est ouvert à Varsovie, le procès en béatification du Père Jerzy Popieluszko, actif défenseur du Syndicat Solidarité, mort martyrisé le 19 octobre 1984, à l’âge de 37 ans, sous les coups de la police politique polonaise. Jeune prêtre de Varsovie nommé aumônier des aciéries de Huta Warszawa par le Cardinal Wyszynski, le Père Popieluszko a été assassiné à l’âge de 37 ans sur ordre du KGB, présent dans les locaux du ministère de l’intérieur de Pologne. Il était alors un des jeunes prêtres polonais les plus populaires. Après le coup d’Etat du 13 décembre 1981, il avait pris la défense du syndicat Solidarité, mis brutalement hors-la-loi. Tous les mois, depuis cette date fatidique, le Père Popieluszko célébrait une « messe pour la patrie » dans sa paroisse St Stanislas-Kotska, dans la banlieue de Varsovie. Il y prononçait de vibrantes de vibrantes homélies pour la justice sociale et le respect de la liberté de l’homme. Le texte de ses allocutions courageuses était enregistré par de nombreux militants sociaux chrétiens de Solidarité, et diffusé par cassettes à travers toute la Pologne. Autant dire que le jeune prêtre était considéré comme un dangeureux agitateur par les séides du régime communiste polonais, eux-mêmes couvés d’un regard pesant par le KGB soviétique sur ses gardes… Les hommes de la police polonaise ont cherché à enlever secrètement le Père Poieluszko, afin de le faire disparaître mystérieusement. Ils espéraient pouvoir continuer leur macabre besogne sur d’autres prêtres défenseurs de Solidarité, afin de le créer un climat de terreur en Pologne, dans la tradition des meilleures heures du stalinisme. Leur but était de faire plier à la fois l’Eglise et le peuple polonais, dans un contexte mêlé d’incertitude et d’angoisse. Mais en échappant à leurs mains, un homme à réussi à casser la machine infernale des agents du terrorisme d’Etat. Cet homme là était Waldemar Chrotowski, le chauffeur et l’ami du Père Popieluszko. Enlevé en même temps que le Prêtre, il est parvenu à sauter en marche de la voiture des policiers et à donner l’alerte à la population.


Fils de petits agriculteurs du nord-ouest de la Pologne, Jerzy Pppieluszko a décidé d’entrer au séminaire à l’âge de 18 ans. Ordonné Prêtre à 25 ans, après une période d’études complémentaires à Rome, il est devenu vicaire à Varsovie, dans une paroisse de la banlieue ouvrière de Zoliborz. C’est en août 1980 que le Cardinal Wyszynski, l’ « Evêque de fer », lui a demandé d’être l’aumônier des aciéries de la capitale. C’est ainsi que le jeune abbé Popieluszko est devenu un ardent défenseur de l’idéal du syndicat de Solidaité, né à la même époque, lors des « accords de Gdansk » et de la victoire de Lech Walesa. A l’automne 1983, une liste de 69 « prêtres extémistes » a été établie par le gouvernement du Général Jaruzelski et remise au Cardinal Glemp, successeur de l’intrépide Mgr Wyszynski. Prière était faite au nouveau Primat de Pologne de faire taire ces gêneurs en soutane. Le Père Popielszko figurait en bonne place sur cette liste, en compagnie, il est vrai, de deux évêques, Mgr Tokarczuk et Mgr Kraszewsski, auxiliaire de Varsovie, et du confesseur de Lech Walesa, l’ineffable Père Jankowski. Dès les 12 et 13 décembre 1983, l’Abbé Popielszko a été placé en garde à vue pendant deux jours. La police prétendait avoir découvert chez lui des armes et des explosifs, ainsi que des tracts de Solidarité. Au cours de la nuit suivante, il échappa de justesse à un attentat, une grenade ayant explosé dans son vestibule après qu’un inconnu eut sonné à sa porte. Accusé d’ « abus de sacerdoce », le jeune prêtre fut convoqué treize fois par la milice, dans les quatre premiers mois de l’année 1984. Le porte-parole du gouvernement communiste, Jerzy Urban, aujourd’hui recoverti dans la presse pornographique et anticléricale, qualifiait Jerzy Popieluszjo de « fanatique politique et Savonarole de l’anticommunisme ». Le vendredi 19 octobre à 22 heures, trois officiers de police arrêtèrent la voiture du Père Popieluszko en rase campagne, sous prétexte d’un contrôle l’acootest. Alors que son chauffeur parvint à s’enfuir, le prêtre martyr resta entre leurs mains. Son cadavre mutilé fur retrouvé le 31 octobre, dans une retenue d’eau de la Vistule. Le Martyre du Père Popieluszko a entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations sacerdotales. Et il a soudé davantage encore l’Eglise de Pologne et les militants de Solidarités. Aux yeux de l’Eglise Universelle, il revêt la valeur d’un témoignage suprême contre l’oppression du totalitarisme athée.

Prière pour demander la glorification du serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko


Dieu Tout-Puissant, qui dans Ta Miséricorde, glorifie ceux qui, sur la terre, suivent Ton Exemple, nous Te supplions, pour la gloire de Ton Noms, de glorifier la mémoire de Jerzy Popieluszko en nous accordant la grâce demandée par l'intercession de celui qui vécut et mourut pour Te glorifier. (Nommer la grâce désirée). Par Jésus, le Christ, Ton Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

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Téléchargez le texte de la Prière pour Jerzy Popieluzsko (pdf) en cliquant ici

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23 janvier 2009

Saint André

andrew Saint André

Apôtre du Seigneur

Fête le 30 novembre

Encore que cité par Hérodote, André est un prénom grec assez rare qui, selon le Breviarum Apostolorum, signifie viril, beau ou courageux. Frère de Simon-Pierre, saint André né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste : Jean se tenait là avec deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. " ; et les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Mais, se retournant et voyant qu'ils le suivaient, Jésus leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Maître, où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez et vous verrez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon-Pierre était l'un des deux qui avaient entendu Jean et suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie. " Il l'amena à Jésus. L'évangile selon saint Matthieu raconte que, plus tard, Simon et André étaient en train de pêcher dans la mer de Galilée lorsque Jésus leur dit : Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes.La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres. Dans la hiérarchie des apôtres, il est classé le quatrième par les Actes des Apôtres (I 13) comme par l'évangile selon saint Marc (III 18), tandis que l’évangile selon saint Matthieu (X 2) et que l’évangile selon saint Luc (VI 14), le mettent à la deuxième place. Lors de la multiplication des pains et des poissons, c'est André qui repère le jeune garçon avec ses cinq pains et ses deux poissons. C'est aussi André qui, avec l'apôtre Philippe, introduit auprès de Jésus les païens de langue grecque. André est encore avec Pierre, Jacques et Jean, lorsqu'ils interrogent Jésus sur la destruction du Temple. Les traditions nous disent que, lors du partage du monde, André reçut la Scythie, immense contrée entre le bas du Danube et le bassin inférieur du Don. Ces mêmes traditions, dans la composition du Symbole des apôtres, lui attribuent la rédaction de l'article Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur.DB_f201r_d1l

Ayant rejoint les territoires qui lui furent échus, affirment les traditions, saint André, apôtre de la pénitence, fit de nombreuses conversions et fonda de nouvelles églises qu'il pourvut d'évêques : l'Achaïe, l'Epire, la Thrace et la Grèce considèrent André comme leur évangélisateur, au même titre que Byzance qui en fait l'installateur de son premier patriarche ;  d'autres ajoutent à son crédit la Cappadoce, la Galatie, la Bithynie, les pays des Sogdiens et des Secces. De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté. Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s'approchait de la croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n'en viendra pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l'adore et sa présence me comble de joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te converstis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données. Vous êtes mon cher maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement contempler. C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections. C'était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla. Après saint Pierre et saint Paul, saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or. A l’étranger, saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset). Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

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Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Saint André

pierre_et_andr_J'ai vu la vie de l'apôtre saint André et reconnu une relique provenant de lui. J'ai vu aussi une fête de l'Église en son honneur, à laquelle assistaient tous les apôtres, ainsi que la Mère de Dieu et Madeleine : Marthe n'y était pas. Je le vis après la mort de Jésus parcourir la Grèce et l'Asie et aller continuellement d'un lieu à l'autre en opérant partout des miracles. Il était plus âgé et moins grand que Pierre : sa taille était ramassée : ses manières simples, franches et ouvertes : ses qualités dominantes étaient la sincérité et la libéralité. Il avait la tête chauve, sauf quelques mèches de cheveux blancs comme la neige sur les côtés : son menton aussi était garni de deux mèches blanches assez courtes. Il avait une femme et quatre enfants, deux garçons et deux filles. mais à dater du moment où Jésus l'appela à sa suite il vécut dans la continence la plus absolue. Il fut le premier des apôtres qui renonça à tout ce qu'il possédait et aucun d'eux n'a si promptement et si scrupuleusement donné et distribué tout son bien au profit de la communauté : cela eut lieu lorsque Jésus congédia ses apôtres pour quelque temps, lors du voyage qu'il fit avant sa mort en Arabie et en Egypte.andreas7s

Lorsqu'André partit pour ses voyages apostoliques, sa femme habita d'abord à Béthanie : ensuite elle alla dans les environs d'Ephèse. mais cependant à une certaine distance de l'habitation de la sainte Vierge. Plus tard j'ai vu presque toujours les enfants des apôtres parmi les disciples et en général assistant les apôtres. André n'était pas proprement un pécheur comme son frère, il était plutôt l'administrateur d'une pêcherie qu'il tenait à ferme et sa maison était au centre de Bethsaïde, tandis que celle de Pierre était à l'extrémité de la ville tout au bord de l'eau.

Je vis André et un autre encore (Saturnin), avec Jean-Baptiste : je vis Jean parler de Jésus qui passait à une certaine distance, sur quoi André et l'autre disciple s'étant entretenus quelques moments avec Jean, le quittèrent pour aller à Jésus qui venait vers eux de l'autre côté du chemin. Il leur demanda qui ils cherchaient et leur permit de le suivre.

Quant aux divers événements de la vie de saint André et des miracles opérés par lui, Anne-Catherine ne raconta que le peu qui suit : Je vis André en Achaie, en même temps que Matthieu était prisonnier dans une ville éloignée avec des disciples et une soixantaine d'autres personnes. On avait mis du poison dans les yeux de Matthieu, ce qui le faisait beaucoup souffrir : ses yeux étaient très rouges et très enflés et il n'y voyait plus : cependant on ne les avait pas crevés. Cette ville était au sud-est de Jérusalem, de l'autre côté de la mer Rouge, en Éthiopie : elle était située au bord d'une rivière qui était fort grande pour un pays de montagnes. Les habitants de cette contrée sont tout noirs : mais il y a pourtant une partie du pays ou ils sont blancs : cette partie est comme une enclave. André reçut dans une vision l'ordre de se rendre auprès de Matthieu. Il monta sans être connu sur un navire où se trouvaient beaucoup de passagers et dont la marche fut très rapide : ensuite il voyagea par terre et je les vis suivre alternativement les deux bords de la rivière près de laquelle la ville était située. Quand il y fut arrivé, il guérit Matthieu, fit tomber ses chaînes et celles de ses compagnons de captivité et prêcha l'Evangile. Au commencement tout alla bien, mais ensuite les habitants excités par une méchante femme se saisirent d'André et le traînèrent à travers la ville, après lui avoir lié les pieds André pria pour ses bourreaux : ils furent touchés, lui demandèrent pardon et se convertirent : il revînt ensuite en Achaïe. Je le vis guérir un possédé aveugle et ressusciter un enfant égyptien. Un jeune homme que sa mère dénaturée excitait à commettre un inceste avec elle et qu'elle avait accusé devant le proconsul à cause de son refus de consentir a ce crime, se réfugia auprès de lui André et le jeune homme prièrent : l'apôtre fit faire à celui-ci le voeu le jeûner un certain temps et ils allèrent ensemble au tribunal. La mère fut frappée de la foudre et le jeune homme, mis en liberté, jeûna pendant plusieurs jours.

pb244André alla aussi à Nicée où il chassa des sépultures de la ville sept esprits impurs qui aboyaient comme des chiens. Il établit là un évêque qui était des environs de Cédar. Il ressuscita un enfant mort à Nicomédie : il apaisa une tempête sur l'Hellespont : les sauvages habitants de la Thrace voulurent le faire périr, mais effrayes par une éclatante lumière céleste qui l'environna, ils se prosternèrent la face contre terre. Je vis encore l'histoire d'une pécheresse convertie appelée Trophima, contre laquelle aucune force humaine ne pouvait rien lorsqu'elle portait sur sa poitrine le livre des Evangiles. Je vis aussi une fois André exposé aux bêtes, puis rendu à la liberté.

Quant au martyre qui termina sa vie, je me souviens seulement que son juge s'appelait Egéas. La croix à laquelle il fut attaché avait cette forme >I< . cependant ses pieds n'étaient pas écartés l'un de l'autre, mais attachés au poteau du milieu : l'usage de cette espèce de croix s'était répandu parce qu'elle était plus commode et plus prompte à dresser à l'aide de trois pièces de bois. André resta ainsi suspendu pendant deux jours et deux nuits et il prêcha du haut de sa croix : " la fin, le peuple qui l'avait pris en grande affection se souleva et demanda sa délivrance. Un envoyé d'Egéas étant venu, la foule se pressa si nombreuse autour de la colline que plusieurs personnes furent étouffées. Mais André pria pour obtenir la grâce de mourir : ils ne purent pas le détacher de la croix parce que leurs mains furent frappées de paralysie. Ce fut ainsi qu'il mourut.

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Prière

Seigneur, Maître du monde, nous Te supplions humblement: permets que l'Apôtre Saint André, après avoir intercédé et guidé Ton Église, ne cesse d'intercéder pour nous. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Saint Philippe

Philippe

Saint Philippe

Apôtre du Seigneur

Fête le 3 mai

Pendant des siècles, Saint Philippe et Saint Jacques le Mineur ont été fêtés au 1er mai, jour où leurs reliques furent transférées dans la basilique romaine des douze apôtres. Récemment, ils ont laissé leur place à l'humble Saint Joseph pour réconforter les travailleurs. Pas seulement ceux de notre Europe, mais tous les travailleurs obscurs, exploités et écrasés dans les ateliers d'Asie ou d'Amérique latine. Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: "Voici l'agneau de Dieu." Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi." Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : "Nous avons trouvé le Messie... viens et vois." (Jean 1. 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains: "Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger?" (Jean 6. 5) Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui: "Nous voulons voir Jésus." (Jean 12. 20) Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: "Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père." (Jean 14. 8) Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir... Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. Il aurait dirigé l'Eglise de Jérusalem et serait mort martyr vers 62.

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Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine

Philippe signifie bouche de lampe, ou bouche des mains ou bien il vient de philos, amour, et uper, au-dessus, qui aime les choses supérieures. Par bouche de lampe, on entend sa prédication brillante; par bouche des mains, ses bonnes oeuvres continuelles ; par amour des choses supérieures; sa contemplation céleste.

Saint Philippe, apôtre, après avoir prêché vingt ans en Scythie, fut pris par les païens qui voulurent le forcer à sacrifier devant une statue de Mars. Mais aussitôt, il s'élança de dessous le piédestal un dragon. qui tua le fils du pontife employé à porter le feu pour le sacrifice, deux tribuns dont les soldats tenaient Philippe dans les chaînes : et son souffle empoisonna les autres à tel point qu'ils tombèrent tous malades. Et Philippe dit : « Croyez-moi, brisez cette statue, et à sa place adorez la croix du Seigneur, afin que vos malades soient guéris et que les morts ressuscitent. » Mais ceux qui étaient souffrants criaient : « Faites-nous seulement guérir, et de suite nous briserons ce Mars. » (34) Philippe commanda alors au dragon de descendre au désert, pour qu'il ne nuisit à qui que ce fût. Le monstre se retira aussitôt, et disparut. Ensuite Philippe les guérit tous et il obtint la vie pour les trois morts. Ce fut ainsi que tout le monde crut. Pendant une année entière il les prêcha, et après leur avoir ordonné des prêtres et des diacres, il vint en Asie dans la ville de Hiérapolis, où il éteignit l’hérésie des Ebionites qui enseignaient que J.-C. avait pris une chair fantastique. Il avait là avec lui deux de ses filles, vierges très saintes, par le moyen desquelles le Seigneur convertit beaucoup de monde à la foi. Pour Philippe, sept jours avant sa mort, il convoqua les évêques et les prêtres, et leur dit : « Le Seigneur  m’a accordé ces sept jours pour vous donner des avis. » Il avait alors 87 ans. Après quoi les infidèles se saisirent de lui, et l’attachèrent à la croix, comme le maître qu'il prêchait. Il trépassa de cette manière heureusement au Seigneur. A ses côtés furent ensevelies ses deux filles, l’une à sa droite, et l’autre à sa gauche. Voici ce que dit Isidore de ce Philippe dans le Livre de la Vie, de la naissance et de la mort des saints : « Philippe prêche J.-C. aux Gaulois; les nations barbares voisines, qui habitaient dans les ténèbres, sur les bords de l’océan furieux, il les conduit à la lumière de la science et au port de la foi; enfin, crucifié à Hiérapolis, ville de la province de Phrygie, et lapidé, il y mourut, et y repose avec ses filles. » Quant à Philippe qui fut un des sept diacres, saint Jérôme dit, dans son martyrologe, que le 8e des ides de juillet, il mourut à Césarée, illustre par ses miracles et ses prodiges ; à côté de lui furent enterrées trois de ses filles, car la quatrième repose à Ephèse. Le premier Philippe est différent de celui-ci, en ce que le premier fut apôtre, le second diacre; l’apôtre repose à Hiérapolis, le diacre à Césarée. Le premier eut deux filles prophétesses, le second en eut quatre, bien que dans l’Histoire ecclésiastique on paraisse dire que ce fut saint Philippe, apôtre, qui eut quatre filles prophétesses : mais il vaut mieux s'en rapporter à saint Jérôme.

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Prière

Tu nous réjouis chaque année, Seigneur, par la fête des apôtres Philippe et Jacques; accorde-nous, à leur prière, d'être associé à la Passion et à la résurrection de Ton Fils afin de parvenir à la contemplation de Ta Gloire. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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