26 mars 2010

Bienheureuse Catherine de Saint Augustin

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Bienheureuse Catherine de Saint Augustin

Augustine Hospitalière de la Miséricorde de Jésus

1632-1668

Fête le 8 mai


Issue de deux familles nobles du Cotentin, Catherine de Saint-Augustin naquit et fut baptisée le 3 mai 1632, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, dans l'actuel département de la Manche, en France. Son père, Jacques Simon de Longpré, était avocat, et sa mère, Françoise Jourdan de Launay, fille d'un lieutenant civil et criminel. L'éducation de la fillette fut confiée à ses grands-parents maternels. Les Jourdan tenaient chez eux une sorte d'hôpital où ils recevaient et soignaient les pauvres et les malades; Catherine fut très tôt initiée aux exercices de la charité et à la pratique de la vertu. Catherine, attirée par la vie religieuse, encouragée par saint Jean Eudes entra comme postulante à l'Hôtel-Dieu de Bayeux le 7 octobre 1644. Elle avait douze ans et demi. Deux ans plus tard, elle fut admise au noviciat. C'est alors qu'elle conçut le désir d'aller en Canada, où des Augustines  Hospitalières de la Miséricorde de Jésus avaient, en 1539, fondé l'Hôtel-Dieu de Québec. Quand celles-ci demandèrent de nouvelles recrues, Catherine se porta aussitôt volontaire. Elle n'avait pas encore seize ans. On tenta de la dissuader, et son père s'opposa à son dessein; elle fit le voeu "de vivre et de mourir en Canada, si Dieu lui en ouvrait la porte". Tout le monde dut céder à ses raisons, et Catherine fit profession religieuse le 4 mai 1648, en prévision de son embarquement, le 27 mai. Le 19 août 1648, elle arrivait à Québec. Mère Catherine de Saint-Augustin allait être d'un grand secours à sa communauté: elle y remplit les charges d'administratrice du monastère, de directrice de l'hôpital, de conseillère et maîtresse des novices. Pendant son premier triennat comme dépositaire, elle dirigea la construction du nouvel Hôtel-Dieu. Pourtant, cette jeune moniale si active fut presque toujours malade. Elle eut plus de huit ans la fièvre sans garder le lit, sans se plaindre, sans désister de faire son obéissance, sans perdre ses exercices, soit de choeur, soit de ses offices, soit de communauté. Non seulement elle ne se plaignait pas, mais elle était toujours d'un abord si agréable et d'une si grande douceur que tout le monde en était charmé. La discrétion de Catherine trompa même ses consoeurs sur ses dispositions intérieures. On considéra, de son vivant, qu'elle se comportait tout simplement comme une bonne religieuse, car, à l'exception de son directeur et de son évêque, personne ne savait ce qui se passait en elle. Les richesses de sa vie intérieure et les merveilles mystiques que l'Esprit-Saint opérait en son âme ne furent révélées qu'après sa mort. On raconte, à son sujet, des "choses extraordinaires": visions, révélations, combats constants contre les démons. Le bienheureux François de Laval, son évêque, et la bienheureuse Marie de l'Incarnation firent plus grand cas, cependant, de ses solides vertus que "des miracles et des prodiges". Marie de l'Incarnation, pour sa part, estimait que "les grâces que Dieu lui a faites étaient fondées sur trois vertus, qui sont l'humilité, la charité et la patience". Ces trois vertus, Catherine les pratiqua à un degré vraiment héroïque à partir de 1663, année où le Seigneur lui assigna sa mission personnelle au Canada: être "la victime pour les péchés d'autrui". Jamais, en effet, elle ne souffrit autant, en particulier de la part des démons, qui ne lui laissaient aucun repos, la torturant moralement et la rouant même de coups. Pourtant, jamais rassasiée de peines, l'humble hospitalière désirait s'immoler toujours davantage pour le salut des âmes et pour le bien spirituel de son pays d'adoption. Enfin, consumée par la phtisie, elle mourut le 8 mai 1668, à l'âge de trente-six ans. Le bienheureux François de Laval, pour qui Catherine de Saint-Augustin était "l'âme la plus sainte qu'il eût connue", avait "une très particulière confiance" en son pouvoir, "car, si elle nous a secourus si puissamment pendant le temps qu'elle a été parmi nous, écrit-il, que ne fera-t-elle pas maintenant qu'elle connaît avec plus de lumière les besoins, soit du pasteur, soit des ouailles?"


Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Catherine de Saint Augustin


O Jésus, si c'est pour Votre Gloire et pour le bien des âmes, daignez élever au rang des Saints votre Humble épouse, la fidèle servante des pauvres et des malades, la Bienheureuse Catherine de Saint Augustin, que vous avez associée à Vos souffrances pour le Salut de la Patrie Canadienne. Donnez-lui de nous secourir, en nous obtenant les grâces que nous demandons par son intercession. Ainsi soit-il.


Avec l'Autorisation de l'Ordinaire de Montréal, n° 440, le 16 août 1963

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20 mars 2010

Le Vénérable Frère Meinrad Eugster

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Le Vénérable Frère Meinrad Eugster

1848-1925

Fête le 14 juin

Le vénéré Frère convers Meinrad Eugster, appelé dans le monde Joseph Gebhard, naquit à Altstâtten (canton de St-Gall) en Suisse, le 23 août 1848, de parents profondément chrétiens qui surent inculquer à leurs 12 enfants, avec l'amour de Dieu, celui du prochain, de la prière et du travail. Ses études élémentaires terminées, Joseph Gebhard apprit le métier de tailleur tout en entretenant, dans son âme vierge, le feu sacré de la vocation religieuse. Aussi, le voyons-nous entrer, comme Frère convers bénédictin, au couvent de Notre Dame des Ermites; il y fit profession le 5 septembre 1875, sous le nom du fondateur d'Einsiedeln, Saint Meinrad. Alliant à une constitution un peu délicate l'énergie indomptable du moine assoiffé de perfection, il passa les 50 années de sa vie religieuse dans la pratique de l'humilité la plus profonde et du renoncement le plus complet. Aussi, n'est-il pas étonnant que ses confrères, ainsi qu'en témoigne un de ses Supérieurs, aient aimé à le regarder comme la représentation vivante du Christ sur la terre. Il eut, sa vie durant, une dévotion particulière au Saint Sacrement de l'Autel et à Notre Dame des Ermites, sa bonne Mère du Ciel. Averti de sa fin imminente, il laissa échapper de ses lèvres mourantes ces paroles de prédestiné: « Oh! que le Ciel est beau ! » Il s'éteignit, entouré de ses confrères, le 14 juin 1925. Nombreuses sont les personnes qui affirment avoir obtenu, par son intercession, des grâces spéciales. L'héroïcité de ses vertus a été proclamée solennellement le 28 mai 1960 par un décret du Bienheureux Jean XXIII. Serviteur de tous pendant sa vie, il paraît vouloir continuer à l'être au Ciel, en sont témoins les milliers de grâces et de guérisons obtenues jusqu'ici par son intercession.

Neuvaine ou Triduum de prière en l'honneur de la Sainte Trinité pour obtenir des grâces par l'intercession du Vénérable Serviteur de Dieu

Nous Vous adorons, Père Eternel, nous Vous remercions et Vous demandons, par l'intercession de Votre Serviteur Meinrad de bien vouloir augmenter en nous la vertu de la Foi et de nous accorder spécialement la grâce (….)

Nous Vous adorons, Fils de Dieu, nous Vous remercions et Vous demandons, par l'intercession de Votre Serviteur Meinrad, de bien vouloir augmenter en nous la vertu de l'Espérance et de nous accorder spécialement la grâce...

Nous Vous adorons, Esprit Saint, nous Vous remercions et Vous demandons, par l'intercession de Votre Serviteur Meinrad, de bien vouloir augmenter en nous la vertu de la Charité et de nous accorder spécialement la grâce...

Prière pour obtenir la glorification du Vénérable Serviteur de Dieu, Frère Meinrad Euster

Dieu, notre Père, Votre Providence a choisi les Saints pour être nos modèles et nos protecteurs; daignez, en ces temps troublés, nous accorder l'aide de Votre fidèle Serviteur, le Frère Meinrad, dans tous les besoins de l'âme et du corps. Notre confiance en lui repose sur les nombreuses faveurs surnaturelles qu'il vous a plu de faire briller sur son tombeau. Faites-nous la joie de le voir bientôt couronné de l'auréole de Bienheureux et élevé ainsi par la Sainte Eglise à l'honneur des Autels. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Sainte Marie, Mère de Dieu, c'est dans Votre Sanctuaire des Ermites que le Frère Meinrad vous a servie si fidèlement pendant un demi-siècle: intercédez auprès de Votre Fils, pour qu'Il lui accorde l'honneur de coopérer à ses bienfaits. Amen.

Les personnes qui ont obtenues des grâces par l'intercession du Frère Meinrad sont priées de les faire connaître auprès de Mr le Vice-Postulateur de l'Abbaye d'Einsiedeln (Ch-8840)

Avec permission Ecclésiastique

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16 mars 2010

Le Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais

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Le Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais

Fondateur des Frères de l'Instruction Chrétienne et des Filles de la Providence

1780-1819

Jean-Marie Robert de La Mennais naquit à Saint Malo neuf ans avant l'effroyable Révolution Française. La Providence qui le destinait à en réparer les ruines dans les âmes, lui inspira l'idée de devenir Prêtre. Grâce à sa vive intelligence et aux leçons de quelques Prêtres échappés aux poursuites révolutionnaires, Jean-Marie se prépare rapidement au Sacerdoce. A vingt-trois ans et demi, il recevait l'Onction Sacerdotale. Déjà son âme brûlait d'un désir très vif d'étendre le Royaume de Dieu en Bretagne et dans la France entière. Son zèle le porta d'abord vers l'enfance et la jeunesse. Il devient professeur, il se fait éducateur, car il veut à tout prix donner à l'Eglise et à sa Bretagne des Chrétiens profondément convaincus et surtout des Prêtres dont le besoin se fait sentir partout. Elevé, par des évènements providentiels, jusqu'aux fonctions d'Administrateur d'un vaste Diocèse, l'Abbé de La Mennais déploie une ardeur encore plus grande pour le Salut des âmes, en même temps qu'une indomptable énergie pour la défense des droits de l'Eglise. A une besogne particulièrement écrasante, le Saint Prêtre ajoute celle d'un prédicateur de Retraites à toutes les classes de la société. Il a surtout pitié de l'enfance qu'il voit abandonnée à tous les dangers de l'ignorance et de l'oisiveté. Il gardera pour les jeunes âmes, toute sa vie durant, une particulière tendresse. Pour elles, il crée des écoles, et pour diriger ces écoles, il fonde deux sociétés enseignantes: les Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel et les Filles de la Providence de Saint Brieuc. Dans ses écoles de Frères, il cueille, comme autant de fleurs de choix, les meilleurs élèves qu'il dirige, d'après leurs aptitudes et l'inclination de la Grâce, soit vers le Noviciat de Ploërmel, soit vers l'un ou l'autre des nombreux collèges ecclésiastiques qu'il a établis en Bretagne. Bientôt son oeuvre d'éducation absorbe les journées entières de cet ardent apôtre des jeunes. Lui, l'héritier d'une noble famille, appelé par sa naissance à occuper les premières charges de l'Eglise de France, vint s'enfermer pour le reste de ses jours, dans une humble maison de Ploërmel, afin d'y pratiquer la vie commune avec des disciples choisis, comme ceux de Jésus, dans les plus humbles conditions. L'on a dit à son sujet: « Les fidèles de la Bretagne entière ne prononcent jamais le nom de Jean-Marie de La Mennais sans y joindre le titre de saint ». L'Eglise l'a déclaré Vénérable en 1911 et les démarches se poursuivent à Rome pour qu'il soit Béatifié. Que tous les amis des Frères de l'Instruction Chrétienne et des Filles de la Providence unissent leurs prières pour obtenir que le Vénérable Jean-Marie de La Mennais reçoive, s'il plaît à Dieu, les honneurs de la Béatification.

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Prière pour demander la Glorification du Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais

O Jésus, qui avez tant aimé les petits enfants et qui avez inspiré au Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais la pensée de fonder, pour leur Salut, deux Congrégations vouées à l'éducation Chrétienne de la jeunesse, daignez écouter l'humble prière que nous Vous adressons pour la glorification de Votre Serviteur. Faites, nous Vous en supplions, ô bon Jésus, que bientôt l'auréole des Bienheureux, rayonne au front du Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais, et qu'il soit ainsi reconnu comme modèle de dévouement à la Sainte Eglise et patron de nos écoles Catholiques. Amen.

Seigneur, glorifiez Votre Serviteur, le Vénérable Jean-Marie Robert de La Mennais (X3)

Imprimatur

Gerard Coderre

Ev. Coadj. À S. Jean de Qué.

Relations de grâces

Frères de l'Instrution Chrétienne de Ploërmel

Via della Divina Provvidenza, 44,

I-00166 Roma

Frères de l'Instrution Chrétienne de Ploërmel

B.P. 35

F-56801 Ploërmel Cedex

E-mail: mmplo.fic@wanadoo.fr

Site de la Congrégation

www.lamennais.org

www.mennaisien.org

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11 mars 2010

Le Vénérable Pie XII

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Le Vénérable Pie XII

1876-1958

Sa jeunesse

Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli est né à Rome le 02 mars 1876 d'une mère dont la famille est bien connue du Saint Siège pour des services rendus et d'un père avocat à la Rote Romaine. Durant ses études, il obtient trois licences: théologie, droit civil et droit canonique. Il est ordonné prêtre en avril 1899. Puis, sur recommandation, il entre au Vatican dans une Congrégation chargée des relations internationales et devient cardinal 3 ans plus tard.


La première guerre mondiale


Il tente de dissuader l'Italie d'entrer en guerre et l'empereur François-Joseph de se montrer patient. En avril 1917, il devient nonce apostolique à Munich, unique représentation de l'état pontifical en Allemagne. Ses résultats sont décevants Tout en faisant connaissance avec l'Église catholique allemande, il s'instruit des discussions entre l'URSS et le Vatican. Son travail diplomatique le pousse à signer des concordats (traité signé entre un état et le Saint Siège afin de défendre les activités catholiques) avec différents états et Hitler, alors chancelier.


La seconde guerre mondiale


En 1938, il s'élève sans succès contre l'Ansschluss et en mars 1939, Eugénio Pacelli devient Pie XII. Son pontificat débute avec la deuxième guerre mondiale. Il tente en vain de tenir l'Italie en dehors du conflit. L'Allemagne nazie n'a pas l'intention de respecter le concordat signé en 1933. Il y aura d'ailleurs plus d'un millier d'arrestations de prêtres et de religieux dont 304 iront à Dachau. Les évêchés de Munich, Rottenburg et Freiburg seront saccagés, les religions étant, pour les nazis, des idéologies rivales à éliminer. Les évêques polonais demandent au pape d'intervenir au vu des atrocités nazies dans leur pays mais le Vatican a peur que ses déclarations n'accroissent les persécutions comme les déportations en Hollande qui, non seulement n'avait pas diminué, mais avaient augmenté après un appel des évêques. Pie XII donnera alors cette "consigne" à ceux qui font appel à lui: "Nous laissons aux pasteurs en fonction sur place le soin d'apprécier si, et dans quelle mesure, le danger de représailles et de pression, comme d'autres circonstances dues à la longueur et à la psychologie de la guerre, conseillent la réserve -malgré les raisons d'intervention- afin d'éviter des maux plus grands. C'est l'un des motifs pour lesquels nous nous sommes imposés des limites dans nos déclarations". En juillet 1942, les évêques de Hollande s'insurgent contre les déportations. Non seulement elles ne cessent pas, mais des prêtres le sont également, en représailles. 79 % des juifs hollandais seront ainsi déportés, soit un chiffre supérieur à celui des autres pays. Aussi, les prélats demandent au pape de rester prudent pour éviter que la situation n'empire pour les juifs et que les catholiques subissent le même sort. Il faut également protéger ceux qui arrivent à se cacher en ne mettant pas en danger les catholiques qui, eux, les cachent. C'est alors que le "silence" devient "prudence" et non "complicité". Son radio-message de Noël 1942 sera ainsi le dernier appel public à un retour à la paix, les deux suivants concernant la civilisation chrétienne et la démocratie. Il optera pour l'ouverture des instituions du Vatican aux victimes du nazisme dans la Rome occupée. En 1943, environ cinq mille juifs seront recueillis dans les couvents et monastères d'Italie, trois mille hébergés à Castel Gandolfo et 400 enrôlés dans la Garde Pontificale.


L'après-guerre


Les difficultés viennent alors du communisme et toutes les nonciatures des pays proches de l'URSS ferment leurs portes à l'exception de la Pologne qui accorde quelques libertés à l'Église catholique.


Son action pastorale


Il proclame le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie en novembre 1950 et accomplit un immense travail sur la restauration de la liturgie romaine, écartant nouvelles coutumes ou rites périmés. Il condamne ainsi l'archaïsme considéré comme une rupture avec la tradition. Il réforme également le rite romain relatif à la semaine sainte. Il aurait été témoin de certaines apparitions à Fatima.


Sa mort. Les hommages rendus.


Il meurt le 9 octobre 1958 à Castel Gondolfo des suites d'une grave maladie dont il souffrait depuis quatre ans. A sa mort, Golda Meïr, ministre israélien des affaires étrangères, déclara, à l'ONU :"Nous pleurons un grand serviteur de la paix et de la charité. Pendant les dix années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyr effroyable, la voix du pape s'est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes." Le rabbin Herzog et le Dr Elio Toaf, grand rabbin d'Italie, ont salué sa mémoire comme celle d'un juste. Albert Einstein a déclaré: "L'église catholique a été la seule à protester contre les assauts hitlériens portés à la liberté. Jusqu'à lors, je n'avais pris aucun intérêt pour elle, mais aujourd'hui j'éprouve une grande admiration pour l'Église, qui seule a eu le courage de se battre pour la liberté spirituelle et la liberté morale." Le Grand Rabin de Rome, Israël Zolli, touché par le dévouement et la charité du pape Pie XII, se convertit au catholicisme avec son épouse en 1945 et prit le nom de baptême de Eugène Pio. L'écrivain et diplomate juif Pinchas Lapide, alors qu'il n'apprécie guère la religion catholique, puisque écrivant dans son livre "Rome et les Juifs" que "Jésus se mit à croire à son omnipotence", a cependant rapporté que, d'après ses recherches, Pie XII, malgré les risques encourus, avaient pu sauver près de 850 000 juifs. Les exemples ne manquent pas et de nombreux survivants sont allés le remercier au Vatican, quelque temps après la fin de la guerre dont des délégués de "United Jewish Appeal" ou encore un ensemble de 94 musiciens juifs issus de 14 pays qui sont venus jouer au Vatican la neuvième symphonie de Beethoven en reconnaissance.


Origine de la Polémique autour de Pie XII


Tout a commencé en 1963 avec la sortie d'une pièce de théâtre "Le Vicaire" d'un auteur est-allemand Roch Hochhuth. Pour la première fois, il y est fait état du "silence" du pape. S'ensuivent neuf livres sur le sujet. Deux d'entre eux, dont le fameux Hitler's Pope de Cornwell attaquent le Pape sur la question. En 2001, Costa Gavras adapte la pièce au cinéma. Depuis, la polémique n'a fait qu'enflé, donnant au final du crédit à Roch Hochhuth, auteur à la personnalité fort controversée puisqu'en 1965, il approuve les propos de David Irving, négationniste notoire. Ce dernier, accusé d'avoir des sympathies nazies, a perdu, en 2000, un procès en diffamation et, en 2007, il est condamné, par la justice autrichienne, à deux ans de prison ferme pour négation de la shoah.


Pourquoi cette pièce de théâtre?


Avant même la guerre, le pape alors nonce apostolique se souciait des discussions avec la Russie et s'inquiétait de la montée du communisme. D'ailleurs en 1949, il excommunie les communistes. Les attaques venues de l'Est se multiplient à laquelle s'ajoutent les reproches le patriarche orthodoxe russe accusant le pape d'être un agent de l'impérialisme américain. A la mort de Pie XII, les soviétiques voulaient détruire l'autorité morale du Vatican. C'est alors qu'apparut cette pièce de théâtre dont l'auteur n'était pas spécifiquement communiste mais qui avait des connaissances sympathisantes avec le régime soviétique, tel Erwin Piscator, son producteur. Le Vatican crut bon de répondre aux attaques induites par cette pièce, des livres et des publications donnèrent chacun leur avis sur le "silence". Tout le monde se jeta dans la bataille: chrétiens, juifs, non croyants... et cela fit boule de neige. Tant est si bien qu'aujourd'hui tout le monde se souvient du "silence" mais pas de la pièce de théâtre. Paradoxalement, de nombreuses personnes, sans le savoir, pensant défendre les victimes juives, accordent du crédit à un individu qui nie l'existence même de la shoah!!!


La béatification


L'idée est venue de Paul VI. Jean Paul II l'a reprise puis mise en attente car la commission d'historiens juifs et chrétiens qu'il a réunie n'a pu s'entendre, faute de pouvoir consulter la totalité des archives. Benoît XVI, à son tour, la ressort. Cette décision, pour l'Église catholique, rend témoignage de la vie chrétienne de Pie XII en qui elle voit un grand théologien, précurseur de Vatican II. Sa cause est donc, pour l'instant, à l'étude.


Texte extrait du site Benedictus.fr


Reconnaissance des vertus héroïques de 10 baptisés, dont Eugenio Pacelli et Karol Wojtyla

Source: zenit.org


Dimanche 20 décembre 2009. Benoît XVI reconnaît les « vertus héroïques » de 10 baptisés, dont les papes Pie XII (Eugenio Pacelli) et Jean-Paul II (Karol Wojtyla), et deux fondateurs, un Français, le P. Louis Brisson, et une Anglaise, Mary Ward. Ces décrets de la Congrégation pour les causes des saints, qui ont été présentés après consultation et expertise des historiens et des théologiens, ont été approuvés le 19 décembre, à l'occasion de l'audience accordée par le pape au préfet de cette Congrégation, Mgr Angelo Amato. Ces décrets n'ouvrent pas la porte à la béatification. Il faudra ensuite non seulement qu'un miracle dû à l'intercession de ces baptisés soit reconnu, mais aussi que le pape donne son feu vert pour la béatification, qui reste toujours une décision du souverain pontife. En effet, la réunion des conditions nécessaires à une béatification ne suffit pas: le pape évalue le bienfait pastoral qu'une béatification peut apporter et le temps adapté à une telle proclamation. Certaines causes sont parfois enlisées pendant des années pour différents motifs. Ces décrets concernent donc d'abord les vertus héroïques des serviteurs de Dieu suivants (7 Italiens dont un laïc, un Polonais, un Français et une Anglaise: Giacomo Illirico da Bitetto, frère franciscain (1400-1496): il est déjà appelé « bienheureux » du fait que son culte a été « confirmé » le 29 décembre 1700, mais cela ne le dispense pas de repasser par cette étape moderne, rigoureuse, de discernement des « bienheureux »; Pio XII (Eugenio Pacelli), pape (1876-1958), salué à sa mort par les communautés juives et notamment Mme Golda Meir, pour son action pour sauver des juifs pendant la Shoah, comme l'ont rappelé les récents travaux des historiens qui ont restauré l'image calomniée par l'œuvre de Rolf Hochhuth « le Vicaire » dans les années soixante (cf. Philippe Chenaux, « Pie XII, Diplomate et pasteur », le Cerf 2003 ; ou Pierre Blet, « Pie XII et la Seconde Guerre mondiale, Perrin, et « Pie XII et la Seconde Guerre mondiale d'après les archives du Vatican, Perrin); Jean-Paul II (Karol Wojtyła), pape (1920-2005); Louis Brisson, prêtre français et fondateur des Oblats et Oblates de Saint-François de Sales (1817-1908); Giuseppe Quadrio, prêtre italien, salésien de Don Bosco (1921-1963); Mary Ward, fondatrice anglaise de l'Institut des Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie, aujourd'hui, Congrégation de Jésus (1585-1645); Antonia Maria Verna, fondatrice italienne de l'Institut des Sœurs de la Charité de l'Immaculée Conception (1773-1838); Maria Chiara Serafina di Gesù Farolfi, fondatrice des Sœurs clarisses franciscaines missionnaires du Saint-Sacrement (1853-1917) ; Enrica Alfieri, religieuse italienne des Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide Thouret (1891-1951); Giunio Tinarelli, laïc italien, de la Pieuse union des Ouvriers silencieux de la Croix (1912-1956).

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Prière pour la Béatification de Pie XII


O Jésus, Pontife Éternel, qui avez daigné élever Votre Serviteur fidèle Pie XII à la suprême dignité de Votre Vicaire ici-bas, et lui avez concédé la grâce d'être un défenseur intrépide de la Foi, un courageux champion de la Justice et de la Paix, un glorificateur zélé de Votre Très Sainte Mère et un exemple lumineux de Charité et de toutes les vertus, daignez maintenant, en vue de ses mérites, nous accorder les grâces que nous Vous demandons, afin que, assurés de son efficace intercession auprès de Vous, nous puissions le voir un jour élevé à la gloire des autels. Amen.

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04 février 2010

Le Serviteur de Dieu Pierre Goursat

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Le Serviteur de Dieu Pierre Goursat

Fondateur de la Communauté de l'Emmanuel

1914-1991


Février 1972. Pierre Goursat, 57 ans, fait l'expérience de l'effusion de l'Esprit. Cet homme de prière, témoin engagé, entre dans une toute nouvelle étape de sa vie…


Pierre Goursat fut un adorateur et un évangélisateur. Et un humble fondateur. Né à Paris le 15 août 1914, il mourut le 25 mars 1991. Son père, Victor, était un caricaturiste talentueux, mais trop original; les parents se séparèrent. Pierre avait un frère, Bernard qui mourut à l’âge de 10 ans. « J’ai eu l’impression qu’on me coupait en deux, que la moitié de moi-même était partie », dira Pierre. Il est croyant et pratiquant comme sa mère mais il s’éloigne peu à peu. Artiste et épris de culture, Pierre voit son élan interrompu à 19 ans par la tuberculose. Il part en sanatorium au Plateau d’Assy. Le Seigneur l’attendait là, avec son frère Bernard: « J’étais quand même pris par l’orgueil, et je trouvais que tout ce qui m’arrivait était très bien… À Assy j’ai pensé que j’aurais du temps pour travailler, mais j’ai eu un début d’anémie cérébrale. Je ne comprenais plus ce qui m’arrivait, je ne pouvais plus travailler. Mon orgueil se révoltait. J’étais encore partagé. » C’était en 1933. Un jour, Pierre se prit à penser à Bernard, il comprit que celui-ci lui disait: « Tu ne penses plus à moi, tu es pris par l’orgueil, et ton coeur est devenu dur. » Pierre se mit à genoux aux pieds de son lit pour prier. « Quand je me suis relevé, j’étais complètement transformé. C’est comme si j’avais reçu une effusion de l’Esprit. » Il se découvre une vocation d’adorateur et d’évangélisateur laïc.


Sauvé par Marie


Alors, bien que malade, il évangélise. Il diffuse livres et revues, comme la Revue des questions scientifiques, dans laquelle le chanoine Lemaître, savant belge, publia sa théorie de l’atome primitif, le Big bang. Il participe à La Ligue de l’évangile de l’abbé Thivollier, réunit des personnes pour lire l’évangile, accompagne quelques jeunes. Il a même un petit groupe de prière dans l’hôtel, avec une femme de chambre et des amis. Jusque-là, Pierre était un adorateur et surtout un ami de Jésus. Il aimait le Sacré-Coeur. Quant à Marie, elle entra d’abord lentement et discrètement dans sa vie. Puis elle se manifesta. En juin 1944, poursuivi par un Allemand révolver au poing, Pierre se réfugie dans son appartement. Il se voit perdu, quand il entend ces mots: “Ne t’inquiète pas, tu es sauvé.” « Je n’ai pas pu douter que c’était Marie qui me parlait, et qu’elle m’avait sauvé. » Le concierge avait détourné un moment l’attention de l’Allemand qui, ne voyant plus Pierre, abandonna la poursuite. Plus tard, Pierre attribuera également sa guérison de la tuberculose à Marie, et il se rendait chaque année à Lourdes. De 1940 à 1949, Pierre est conseiller laïc du cardinal Suhard, qui veut réévangéliser Paris. Puis, toujours pour apporter la lumière du Christ, Pierre s’intéresse au cinéma, avec la Revue internationale du cinéma et le Cercle du cinéma français. Il est, pendant 9 ans, le secrétaire de l’Office catholique du cinéma français, avec lequel il a une grande influence. Manquant de soutien du côté de l’Église, Pierre se retire. Il prend sa retraite, prie et essaye d’évangéliser des jeunes. En 1971, il amène certains d’entre eux à une école d’oraison animée par Martine Laffitte, jeune médecin. Le 12 février 1972, Pierre et Martine, invités à un week-end sur le Renouveau charismatique, reçoivent l’effusion de l’Esprit. La suite ne se fait pas attendre. Le groupe de prière, qu’ils lancent à la Pentecôte 1972 avec cinq personnes, grossit rapidement et se divise en deux puis en quatre groupes, unis dans une même communauté: l’Emmanuel est né. À la Pentecôte 1973, ils sont 500. Pour Pierre, c’est une nouvelle aventure; elle durera pour lui jusqu’à sa mort, en 1991. Avec l’effusion de l’Esprit, et les concours multiples qu’apportent les membres de l’Emmanuel, Pierre déploie une créativité incroyable pour l’évangélisation: dans la rue, dans les universités, chez les scientifiques, les médecins, les ouvriers, dans les couples et les familles. Il crée en 1975 le magazine Il est vivant!, puis Les amis de Jésus, une radio, produit des cassettes audio et audiovisuelles.


La période de fondation


Il entraîne l’Emmanuel dans l’aventure de Paray-le-Monial où, en quelques années, les sessions réunissent l’été 15 000 personnes, et où se renouvellent les grâces du Cœur de Jésus liées à celles du Renouveau charismatique. Il envoie des évangélisateurs dans tous les pays d’Europe et d’Afrique, et bientôt sur tous les continents. Depuis sa conversion, Pierre n’a eu de cesse de rechercher l’humilité. Quant il meurt, au moment où la communauté de l’Emmanuel, avec près de 4000 personnes, dont 30 prêtres et 60 séminaristes, va être reconnue par Rome, Pierre Goursat est pratiquement inconnu. Ce qui le caractérise, c’est un charisme de foi, soutenu par un feu intérieur et une espérance qui pousse à entreprendre malgré les difficultés. Pour Pierre, ce feu doit s’alimenter dans l’adoration, afin d’accueillir l’amour même de Jésus, c’est-à-dire l’amour de Dieu. Quant cet amour est en nous, nous sommes unis à Jésus. C’est ça, la vie mystique: Pierre l’a mise à la portée des petits. Emmanuel, c’est Dieu-avec-nous, l’union avec Dieu dans la vie quotidienne. Avec Jésus, nous sommes « émus de compassion » pour les brebis sans berger, ceux qui ne connaissent pas l’espérance de Dieu. Pierre, jusqu’à la fin de sa vie adore, souvent la nuit, plusieurs heures. C’est dans cette union à Dieu, et cette compassion, que lui ont été données des grâces de conseil, de discernement et de gouvernement. De Pierre Goursat, nous pouvons retenir: adoration, compassion, évangélisation. Ces grâces sources de la communauté de l’Emmanuel, sont ouvertes à tous, sans condition. Avec l’accord du Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, la cause de canonisation de Pierre Goursat, fondateur de la Communauté de l’Emmanuel et de la Fraternité de Jésus, a été officiellement introduite le jeudi 7 janvier 2010.


Prière pour la Béatification du Serviteur de Dieu Pierre Goursat


Seigneur Jésus, nous te prions pour la béatification de Pierre Goursat. Animé d’un vif désir du salut des âmeset d’un grand amour pour ton Eglise, il a œuvré avec foi et espérance pour son renouveau spirituel et apostolique. Par son intercession, obtiens-nous Seigneur,la grâce de te faire pleinement confiance, de te servir généreusement et de faire ta volonté. Donne-nous un cœur ouvert à  l’adoration, débordant de compassion pour tous les hommes, et embrase-nous du feu de ta charité pour l’évangélisation du monde. Par l’intercession du Serviteur de Dieu Pierre Goursat, nous te demandons instamment Seigneur, d’accorder de nombreuses faveurs à tous nos frères et sœurs en humanité, spécialement de soutenir les pauvres et les « blessés de la vie », de consoler les affligés, de fortifier les faibles, de guérir les malades. Nous te confions en particulier (…) Seigneur Jésus, nous te prions de révéler à tous ceux qui sont éloignés de toi ou qui ne te connaissent pas encore l’amour infini de ton Cœur, doux et humble.


Si vous avez reçu des grâces et des faveurs attribuables à la prière de Pierre Goursat, nous vous serions reconnaissants de nous en informer :


Maison de Chézelles

6, place de la Mairie
37 220 Chézelles
France
Tél : + 33 2 47 58 57 51
causepgoursat@emmanuel.info
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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici


01 février 2010

Saint Jean de Saint-Denis

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Saint Jean de Saint-Denis

1905-1970

Fête le 30 janvier


Né à Saint-Pétersbourg en 1905, Eugraph Kovalevsky émigre en France avec sa famille en 1920. À partir de 1925 il anime, avec notamment Vladimir Lossky, la Confrérie Saint-Photius, laquelle avait pour programme " la renaissance de l’Orthodoxie en Occident ", par l’étude et la remise en oeuvre des liturgies locales du temps de l’Église indivise. Il est étroitement associé à l’établissement, en 1936, par décret du métropolite (et futur patriarche) Serge de Moscou, de l’" Église orthodoxe occidentale " - qui prit par la suite la dénomination " Église catholique orthodoxe de France ". À l’usage de cette dernière, Eugraph restaure l’ancien rite des Gaules, pratiqué en Occident avant les réformes de Charlemagne, connu comme le rite selon saint Germain. Ordonné prêtre en 1937, Père Eugraph est le principal responsable de cette Église jusqu’à sa mort. Il fonde l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Denys et il fonde ou inspire la fondation de plusieurs revues, notamment Contacts, Cahiers Saint-Irénée et Présence Orthodoxe. Il est sacré évêque en 1964, sous le titre de Jean de Saint-Denis, par l’archevêque Jean de San Francisco (canonisé en 1994). L'Evêque Jean de Saint Denis a été Canonisé par Monseigneur Grégoire, Evêque d'Arles de  l'Eglise Orthodoxe des Gaules, le 12 octobre 2008, en l'église Notre Dame et Saint Thiébault de Gorze.


« Je vais vous révéler un secret de sainteté et de bonheur: si tous les jours, pendant cinq minutes, vous savez faire taire votre imagination, fermer vos yeux aux choses sensibles et vos oreilles aux bruits de la terre pour rentrer en vous-même, là, dans le sanctuaire de votre âme qui est le temple du Saint Esprit, parlez à ce divin Esprit en lui disant: O Saint Esprit, âme de mon âme, je T'adore, éclaire-moi, guide-moi, fortifie-moi, console-moi, dis-moi ce que je dois faire, donne-moi Tes ordres. Je te promets de me soumettre à tout ce que Tu permets qu'il m'arrive. Dais-moi seulement connaître Ta volonté. Si vous faites cela, votre vie s'écoulera heureuse, sereine et consolée, même au milieu des peines, car la grâce sera proportionnée à l'épreuve, vous donnant la force de la porter et vous arriverez à la porte du Paradis. Cette soumission au Saint Esprit est le secret de la Sainteté. » (Saint Jean de Saint Denis)


Tropaire de Saint Jean de Saint Denis


De tes lèvres par ton baiser de paix, la grâce a jailli et dans les terres occidentales tu as réveillé l'Orthodoxie, ô Jean, notre père. Tu as ouvert dans noter cœur la source intarissable de la prière, ô intime de la Sainte Trinité. Ce que tu as semé dans les larmes le Christ l'a fait croître, prie-le sans cesse d'envoyer des ouvriers à sa moisson et de nous accorder sa grande Miséricorde!

Téléchargez le texte de la Prière à St Jean de St Denis (pdf) en cliquant ici

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Biographie de Saint Jean de Saint Denis

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1621041.html


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29 janvier 2010

Bienheureux Bartolo Longo

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Bienheureux Bartolo Longo

1841-1926

Fête le 5 octobre


Etonnant itinéraire que celui de ce laïc, passé par l'anticléricalisme et le spiritisme avant de devenir l'ardent apôtre du Rosaire. Bartolo Longo naît près de Brindisi, en 1841, d'une famille riche et respectée. Sa mère lui inculque un grand amour de la Vierge et des pauvres. Enfant vif et turbulent, Bartolo est très doué. A 16 ans, il entreprend des études d'avocat. En même temps, il prend part à des réunions politiques, se passionne pour la musique, la danse, et l'escrime. En 1863, il va à l'université de Naples. Là, règne un anticléricalisme virulent. Subissant cette influence, Bartolo fait bientôt lui-même des conférences anticléricales, organise des manifestations contre l'Eglise et le pape. Mais son esprit est tourmenté. Un ami l'amène alors au spiritisme, présenté comme la réponse à ses questions. Conquis, Bartolo devient "médium de premier ordre", est ordonné "prêtre spirite". Plus tard, il témoignera avoir subi des assauts répétés du démon. Un ami professeur lui ouvre enfin les yeux et l'adresse à un saint prêtre dominicain. La conversion de Bartolo est radicale. Il fait vœu de chasteté et s'adonne entièrement à l'apostolat. Il reste cependant simple laïc, tertiaire dominicain. Il prie longuement, étudie la philosophie et la théologie, se fait infirmier volontaire à l'hôpital. En 1872, il se charge de l'administration des biens d'une jeune veuve, la comtesse De Fusco. Or, celle-ci possède un vaste domaine à Pompéi, qui n'est alors qu'un gros bourg. C'est là que Bartolo va réaliser l'œuvre de sa vie. Très vite, en effet, il constate l'ignorance religieuse des gens de la région. Découragé devant l'ampleur de la tâche, il se tourne vers la Vierge, et reçoit l'inspiration de propager le rosaire. Dès lors, il met sur pied des cours de catéchisme, apprend à chacun à réciter le rosaire, fait placer une image de la Vierge dans chaque maison, restaure l'église. Fin 1873, la mission qu'il organise est un triomphe. Il fonde alors une confrérie de la Madone du Rosaire, dont le succès est immédiat. Puis, à la demande de l'évêque du lieu, il entreprend la construction d'une église sur un terrain que donne la comtesse De Fusco. Une image miraculeuse de Notre-Dame du Rosaire y est intronisée. Les grâces et guérisons abondent. Les dons affluent de partout. Bientôt, dans ce lieu autrefois désolé, débute une nouvelle ville. L'amitié entre la comtesse De Fusco et Bartolo font naître des calomnies. Pour les faire taire, Bartolo l'épouse. Mais tous deux respectent le vœu de chasteté qu'ils ont fait. Plus tard, d'autres graves calomnies seront portées sur la gestion du nouveau Sanctuaire. Mais l'innocence de Bartolo sera prouvée, et plusieurs papes lui accorderont leur confiance. En lien avec le sanctuaire, qui est érigé en basilique pontificale en 1901, Bartolo publie une revue et des opuscules sur le rosaire qui ont un très grand succès. Il fonde la Congrégation des Filles du Rosaire, lance une croisade de prière pour obtenir la proclamation du dogme de l'Assomption. Il crée aussi un orphelinat et un institut pour les fils de détenus laissés à l'abandon. Lorsqu'il meurt, en 1926, la basilique de la Vierge du Rosaire, à Pompéi, est mondialement connue, et attire les foules. Et Bartolo, que Jean-Paul Il béatifiera en 1980, est alors déjà considéré comme un saint et un modèle pour les laïcs.


Prière pour la Canonisation du Bienheureux Bartolo Longo


Dieu, Père de Miséricorde, nous Te louons pour avoir donné à l'histoire des hommes le Bienheureux Bartolo Longo, apôtre ardent du Rosaire et exemple lumineux de laïc engagé dans le témoignage évangélique de la Foi et de la Charité. Nous Te remercions pour son extraordinaire chemin spirituel, ses intuitions prophétiques, son infatigable empressement envers le derniers et les marginaux, le dévouement avec le lequel il servit filialement Ton Eglise et construisit la nouvelle ville de l'amour à Pompéi. Nous T'en prions, concède que le Bienheureux Bartolo Longo soit bientôt compté parmi les Saints de l'Eglise Universelle, afin que tout le monde puisse le suivre comme modèle et jouir de son intercession. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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09 décembre 2009

Le Serviteur de Dieu Edmond Michelet

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Le Serviteur de Dieu Edmond Michelet

1899-1970


« Il nous demandera si nous avons employé nos forces à rendre service au prochain. » Cette phrase du Saint Curé d'Ars est inscrite au dessus de la tombe d'Edmond Michelet, dans la chapelle Notre Dame de la Paix, à Marcillac, illustre bien ce que fut sa vie: une vie tout entière tournée vers ses frères. Né à Paris en 1899, de parents commerçants, Edmond Michelet a passé son enfance et sa jeunesse à Pau ou ses parents s'installèrent alors qu'il avait 12 ans. Son enfance parmi ses trois frères fut heureuse, bien qu'austère, son père, très autoritaire, était « silloniste »; sa mère était monarchiste. Edmond fut très marqué par cette « double appartenance » qui le préserva toujours de tout sectarisme. Envoyé en 1919 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze, France) pour y faire son service militaire, il y rencontra Marie Vialle qu'il épousa en 1923. Après quelques années à Pau, il s'installèrent définitivement à Brive; c'est là qu'ils élevèrent leurs sept enfants. Edmond Michelet, qui était courtier en alimentation, fut dès sa jeunesse, très tôt engagé dans la vie associative Chrétienne, d'abord à Pau, ou il fut responsable de l'ACJF du Béarn, puis en Corrèze, à Brive ou dans le sillage de Robert Garric, il fonda en 1932 une Équipe Sociale, pour favoriser les échanges entre les catégories sociales. Il fit fondées fit sienne la des Équipes Sociales devise: « Agir en Chrétien, non en tant que Chrétien ». Il créa en 1937 le « Cercle Duguet » afin de diffuser la Doctrine Sociale de l'Église. C'est donc en Chrétien qu'il s'engagea dans la résistance contre le Nazisme: dès 1938, il s'était inquiété de la montée des fascismes en Europe. Au sein des deux Associations il recruta ses premiers compagnons Résistants. Le 17 juin 1940, il diffusa un tract tiré de Péguy, pour appeler les Brivistes à combattre le Nazisme. Il Fit partie du mouvement « Liberté », puis devint responsable de la Région 5 pour le mouvement « Combat ». Il fut arrêté par la Gestapo le 25 février 1943, incarcéré à Fresnes puis déporté au camp de concentration de Dachau où il resta jusqu'au mois de mai 1945. Sa vie politique fut marquée par la fidélité au Général de Gaulle qui le nomma Ministre des Armées. Il fut successivement député de la Corrèze en 1945; Sénateur de Paris en 1952; Ministre des Anciens Combattants en 1958; Garde des Sceaux en 1959; membre du Conseil Constitutionnel en 1962; Ministre chargé de la Fonction Publique en 1967; Député de Quimper en 1967 puis en 1968; Ministre d'État sans portefeuille en 1968, puis Ministre d'État chargé des affaires culturelles en 1969. Il resta engagé dans la vie politique, lui qui avait « Péguy pour Prophète », c'est sur la route de Chartres qu'il fut victime d'une attaque cérébrale. Il mourut à Marcillac, entouré de sa famille, le 9 octobre 1970, et fut enterré dans sa tenue de « bagnard ». Jamais, Edmond Michelet n'oublia qu'en langage évangélique, ministre veut dire serviteur: « Un homme d'État ne peut dissocier sa vie privée et sa vie politique: il faut vivre comme on pense », écrivait-il dans un article de 1965. Le 22 mai 1988, le décret d'ouverture pour la Cause de Canonisation d'Edmond Michelet a été publié ouvrant sa cause de Béatification.

Notice réalisée a partir d'un texte extrait de l'excellent "Edmond Michelet, nous avons cru à l'Amour" aux Editions du Livre Ouvert


Prière

Destinée à la dévotion privée


Seigneur notre Dieu, Tu as accordé de nombreuses grâces à Ton Serviteur Edmond; Tu l'as choisi comme Témoin de Ta Charité en des heures difficiles; Tu as voulu en faire un signe de Ta Présence dans l'accomplissement du devoir d'État. Fais que je sache, moi aussi, transformer tous les instants et toutes les occasions de ma vie, en des occasions de T'aimer et de servir Ton Église. Daigne glorifier Ton Serviteur Edmond et accorder par son intercession la grâce que je Te demande (….) Amen.


Le 25 août 1978, texte approuvé, J.B. Brunon, Évêque de Tulle


Relations de grâces et renseignements


Fraternité Edmond Michelet

38, Boulevard de Raspail 75007 Paris


Association Notre Dame de la Paix

Marcillac, 19100 Brive la Gaillarde

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Téléchargez le texte de la Prière pour la Glorification d'Edmond Michelet (pdf) en cliquant ici

28 octobre 2009

La Servante de Dieu Rosa Giovannetti

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La Servante de Dieu Rosa Giovannetti

La Violoncelliste du Bon Dieu

1896-1929

Née à Rome, 27 Via S. Paolo alla Regola, le 16 octobre 1896, Rosa Giovannetti fut diplômée au Conservatoire de S. Cecilia et entra comme violoncelliste dans l'orchestre du Théâtre Costanzi, aujourd'hui Théâtre de l'Opera, et participa aux tournées différents en Italie et à l'étranger. Animée d'une profonde religiosité et d'un grand et très fort dynamisme apostolique, elle se dévoua non seulement à la catéchèse en sa paroisse, mais aussi au volontariat et à une intense activité caritative, elle mit tout en oeuvre dans son métier dans le domaine de la musique, pour y répandre le royaume de Dieu dans ce milieu difficile. Frappée par une terrible maladie, elle s'offrit en victime pour l'Église et pour les âmes. Elle mourut saintement le 30 janvier 1929. En 1963, sa cause de béatification a étée ouverte. Son corps repose dans l'Église de S. Carlo ai Catinari, près de la Chapelle Notre Dame de la Providence, où elle avait l'habitude de prier.

Prière

Dieu notre Père, nous Vous rendons grâce pour les dons dont Vous avez enrichis Votre servante Rosa Giovannetti et pour tout le bien qu'elle a accomplis en Votre Nom. Nous Vous demandons de la glorifier sur cette terre, en nous accordant la grâce que nous Vous demandons par son intercession. Nous Vous le demandons, Père, par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

Les personnes ayant reçues des grâces par l'intercession de la Servante de Dieu Rosa Giovannetti sont priées de les communiquer à

Paroisse S. Carlo ai Catinari

117 Piazza Benedetto Cairoli

00186 Roma - Italia

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22 octobre 2009

Le Serviteur de Dieu Dom Pie de Hemptinne

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Le Serviteur de Dieu Dom Pie de Hemptinne

1880-1907

Né à Tamise (Gand), le 21 avril 1880, reçut au Baptême, les nom de de Benoît-Joseph, qu'aucune tradition de famille n'imposait, mais que les évènements justifièrent assez. Ame privilégiée, il se sentit, dès son enfance, attiré par la Grâce vers les sommets de l'Amour. A 17 ans, « cherchant un lieu bien fait pour aimer », il entrait, le 8 décembre 1897, à l'Abbaye Bénédictine de Maredsous, et le 21 mars 1899, en la Fête de du Patriarche des Moines, il émettait ses voeux de religion. Une retraite faite en septembre 1900, sous la direction de celui qui allait devenir le Bienheureux Columba Marmion, qui dès lors, pris la direction de son âme, orienta Dom Pie vers une vie d'amour et de sacrifice. Fidèle à l'impulsion de cette Grâce, l'âme de Dom Pie alla d'ascension en ascension. Placé, après son ordination sacerdotale, au collège de Maredsous, il n'y occupa aucune place importante, il fut un simple religieux et ne se distingua que par la perfection de l'ordinaire: il sur parfaitement obéir, aimer sans défaillance, vivre d'une profonde vie de prière: ce fut la toute sa grandeur; ce fut le parfum de ce secret vraiment divin, qui embaume son souvenir et chaque page de ses écrits. En juin 1906, lui échut « la grande grâce de la rencontre de la souffrance », Dom Pie l'accepta des mains de Jésus, dans un acte d'abandon absolu, qui ne se démentit pas jusqu'à sa sainte mort, arrivée le 27 janvier 1907.

Extrait de ses pensées

« Une nature sans amour est un printemps sans soleil. »

« La raison d'être de l'homme, c'est d'aimer; son unique besoin, c'est d'aimer; sa seule force, toute sa joie, c'est d'aimer. Mais pour Vous aimer, ô mon Dieu, que l'homme existe; le besoin qui le presse, c'est Votre Amour; il devient fort en Vous aimant: le repos qu'il prend en Vous lui donne seul sa vraie joie. Aussi ne cesse-t-il de chercher, tant qu'il ne se trouve à jamais perdu en Vous, ô Amour incréé. »

« Je suis bien décidé à me convertir à l'Amour du Christ. Tout le reste m'est égal: je veux aimer follement; on me broiera la volonté; l'entendement, tout ce que vous voudrez, mais je n'entends pas lâcher le seul Bien, notre Divin Jésus, ou plutôt, je sens que c'est Lui qui ne me lâchera pas. »

« Mon Jésus, je veux m'immoler si complètement, par reconnaissance, à la louange de la Très Sainte Trinité et de Votre Sainte Humanité, que j'apparaisse devant Votre Père éternel et Vous, comme une très pure victime de louange, toute formée selon Votre Esprit vivificateur. »

« Mère chérie, si Douce et si Bonne Vierge Marie, ma pauvre et petite âme à trop besoin d'aimer, pour vivre sans un ami qui ne soit qu'un avec elle. Donnez-moi un ami, mais point d'autre que Jésus... Lui et vous, chère et bonne Mère, vous possédez mon cœur. Percez-le de flèches d'amour afin qu'il en meure quand vous voudrez: faites-moi mourir d'amour! »

« O Jésus, Vous m'avez appris à désirer: comblez maintenant le seul désir de mon âme. Vous excitez en moi la faim et la soif de Votre Divin Amour; mais quand Seigneur rassasierez-Vous mon cœur? »

« O Mon Dieu, n'est-il point temps de toucher mon âme et d'y allumer la flamme de l'amour, car je ne sais plus que Vous donner, et je sens que je ne Vous aime pas encore! »

« Mon Dieu, Vous m'avez donné un cœur de feu qui me torture sans cesse, ou par l'excès de ses aspirations vers Vous, ou par la privation de Votre présence, alors il Vous cherche. »

« Quand l'amour pénètre dans une âme généreuse, il lui demande tout, une chose après l'autre, jusqu'à l'épuiser entièrement. L'âme éprouve alors son impuissance absolue, mais elle commence à se sentir forte en Dieu. »

« La souffrance se répand dans l'âme sainte comme une liqueur brûlante sur une plaie. Lentement, elle pénètre la chair vive et y cause des douleurs aiguës, mais l'amertume du remède est souvent le gage de guérison. »

« Ame forte, laisse donc la souffrance pénétrer l'intime partie de toi-même; bois cette liqueur vivifiante et n'en perds aucune goutte! Et si parfois la souffrance t'a inondée, si tu as pu t'en abreuver avec cette généreuse patience qui conserve au cœur cette paix profonde, tu auras appris les douceurs de la souffrance; car son amertume ne se change en mystérieuse délices qu'au moment ou l'âme en a savouré tout le fiel. »

« Vivre au Ciel sur la terre, c'est demeurer en son âme: qui sait y habiter y devient l'intime de Jésus et le contemplateur assidu de la Trinité Bienheureuse. »

« L'âme varie ses prières selon les besoins qu'elle éprouve; mais elle n'a qu'un chant, le chant de l'amour. »

« Vivre de Dieu c'est posséder une âme assez élevée au dessus des choses de la terre pour se trouver étrangère à ce qui ne lui parle pas, en quelque façon, de l'amour divin. »

« Quand elle commence à aimer Dieu, l'âme se porte et s'élève vers Dieu; et quand on aime d'avantage, on se reporte vers le prochain, en qui l'on découvre Dieu: on imite Jésus dans son amour pour les âmes. »

« Mais travailler pour les âmes par amour, c'est souffrir: oui, le travail de l'amour, c'est la souffrance... Souffrir pour les âmes, c'est s'approcher pour elles de la Fontaine de Vie et faire affluer sur elles les richesses du Christ. »

« Ici-bas les grands mystères d'amour son de profonds abîmes de souffrances. L'amour dans l'être ne devient un mystère qu'au jour ou il en pénètre les derniers replis, et, sans de douloureuses brulures, le Feu sacré n'atteint pas ces profondeurs. »

Il a plut à Dieu d'agréer la confiance et d'exaucer les prières des âmes qui ont eu recours à Lui, par l'intercession de Dom Pie. Nous prions ceux qui doivent quelques grâces à cette intervention de bien vouloir le faire connaître auprès du

P. Prieur de l'Abbaye de Maredsous

rue de Maredsous 11

B-5537 Denée (Belgique)

www.maredsous.be

Imprimatur

Max Debois, Vic Gen.

Namurci, 10 maii 1926