22 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 6/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Sixième Mardi

Apostolat de Saint Antoine

 

Un jour vint où Antoine dut s'arracher à cette solitude de Saint Paul qu'il aimait. Le Provincial lui ayant demandé de l'accompagner à Forli, où devaient avoir lieu les Ordinations, il s'y rendit avec quelques-uns de ses Frères. L'Ordination était toujours précédée d'examens, d'exercices spirituels et de conférences. Or, après une conférence, le Prédicateur ordinaire ayant fait défaut, le provincial, quelques historiens disent l'évêque, désigna Antoine pour prendre la parole. Il obéit et développa cette parole de l'Apôtre : « Le Christ s'est rendu pour nous obéissant jusqu'à la mort ». Sa parole fut d'abord simple et timide ; mais ensuite, se livrant tout entier aux inspirations de l'Esprit-Saint, elle revêtit un merveilleux caractère de grandeur et de force. L'auditoire était composé de Frères Mineurs, de Frères Prêcheurs et de Prêtres séculiers, et tous furent profondément touchés et émus jusqu'aux larmes.

C'est pourquoi le Frère Gratien crut de son devoir d'écrire à ce sujet à Saint François, pour lui rendre compte de ce qui s'était passé. A cette nouvelle, l'âme du Séraphique Fondateur tressaillit de bonheur et d'espérance ; il comprit qu'une nouvelle voie allait s'ouvrir devant son Ordre, qui porterait désormais sur la terre et au Ciel la triple couronne de la Sainteté, du Martyre et de la Science. C'est pourquoi il ordonna à Antoine de se livrer à l'étude de la théologie et d'évangéliser les peuples vers lesquels il serait envoyé. Nous allons bientôt suivre Saint Antoine dans ses courses apostoliques; mais examinons en ce moment, pour les admirer, les qualités que Dieu avait données à son serviteur pour la prédication.

« Qui doute, dit Louis de Grenade, que l'esprit de Charité, l'ardent désir de la Gloire de Dieu et du Salut des hommes ne soit le premier et le plus excellent maître de l'art de prêcher ? » Dans ces quelques paroles, nous trouvons le portrait, disons mieux, l'âme de Saint Antoine. Pénétrez, en effet, dans cette âme et vous y trouverez une immense Charité et un désir insatiable du Salut des hommes. Entendez-le lui-même, et vous saisirez dans ses paroles un reflet de cette âme apostolique : « Un bon prédicateur, dit-il, doit avoir toujours dans l'esprit un mémorial de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ. C'est Lui qu'il doit désirer et chercher, et alors le Verbe de Dieu, le Verbe de la Paix et de la Vie, le Verbe de la Grâce et de la Vérité descendra en lui ».

A ces qualités intérieures Antoine ajoutait des manières pleines d'aisance, quoique simples et modestes, qui prévenaient en sa faveur. Sa voix était forte et agréable, et par des tons variés, il savait s'insinuer dans l'âme des auditeurs, les émouvoir et les ravir. Versé dans la connaissance des saintes Écritures, Antoine avait l'heureux secret de les appliquer avec justesse aux différents sujets qu'il traitait. Il parlait avec une onction admirable ; la Charité de son cœur passait dans sa parole et allait, comme un trait brûlant, enflammer tous les cœurs. En même temps, sa parole était simple et à la portée de toutes les intelligences, et pour se faire mieux comprendre, il empruntait le plus souvent ses comparaisons à la nature aimée et connue des peuples auxquels il s'adressait : « L'âme de l'homme est une vigne, disait-il ; l'âme, pour produire des fruits de vertu, a besoin d'une culture attentive et continuelle, comme la vigne pour produire des fruits délicieux. Le bois de la vigne ne peut servir à aucun usage, de sorte que, s'il est inutile et desséché, il n'est propre qu'à être brûlé ; l'homme vide de bonnes pensées et de bonnes actions sera la proie du feu éternel ».

Lorsque Saint Antoine s'élevait à l'enseignement dogmatique, sa parole devenait comme un écho de la parole divine, et l'on entendait les prophètes et les évangélistes eux-mêmes. Après ce rapide aperçu et cette étude trop succincte de la prédication d'Antoine en elle-même, nous allons le voir porter la parole devant les auditoires les plus divers, dans les pays les plus étrangers les uns aux autres, au milieu des impies, des indifférents et des hérétiques, et toujours avec le même succès. On a pu dire avec raison dans une circonstance célèbre : « Pierre a parlé par la bouche du pape Agathon » ; ne pourrions-nous pas dire aussi avec quelque raison : « L'Esprit-Saint parlait par la bouche d'Antoine » ?


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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Antienne composée par Saint Bonaventure en constatant que la la langue de Saint Antoine était restée intacte dans le tombeau (1263)


O langue bénie, qui as toujours loué Dieu et qui as enseigné à le bénir, nous voyons maintenant de quel mérite tu as été devant le Seigneur.


Priez pour nous, saint Antoine,

afin que nous devions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu tout-puissant, qui seul faites des prodiges et des miracles, qui avez préserve de la corruption du tombeau la langue de saint Antoine, votre confesseur, accordez-nous, nous vous en prions, par ses mérites et à son exemple, de vous bénir et de vous louer toujours. Ainsi soit-il.

 

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15 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 5/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Cinquième Mardi

Saint Antoine, Martyr de désir

 

Dans la pauvre demeure de saint Antoine d'Olivarez, dans cette pieuse solitude, rien ne pouvait distraire l'âme d'Antoine de ses saintes aspirations et de ses préoccupations élevées. Il était déjà préparé d'ailleurs par ses années de vie religieuse à ne diriger ses regards et son cœur que vers Dieu, à n'avoir d'autres entretiens que ceux qui sont comme un écho du ciel. Ses historiens nous le représentent agenouillé au pied des autels, avec la ferveur d'un séraphin, se pénétrant de l'esprit de Saint François, s'attachant de plus en plus à la pauvreté et au détachement le plus complet des choses de la terre et entretenant dans son cœur, comme un feu sacré, le désir de mourir pour la Foi.

Dans ces conditions, la formation religieuse du Saint novice fut bien vite achevée. Il prononça ses vœux, et vit enfin venir l'heure tant souhaitée de se sacrifier entièrement pour Jésus-Christ. Sur sa demande, ses supérieurs le désignèrent comme missionnaire au pays des infidèles, et il se hâta de partir pour l'Afrique. A cette époque, le midi de l'Espagne était occupé par les Musulmans, et cependant ce ne fut pas vers cette Andalousie, que les Maures devaient occuper encore longtemps, qu'Antoine dirigea ses pas. Il regarda l'Afrique, il vit cette terre empourprée du sang de cinq de ses frères, et se rappelant que le sang des Martyrs est une semence de chrétiens, il n'hésita pas; de plus, son âme vaillante et avide de souffrance entrevit pour lui-même la mort du confesseur de la Foi, la couronne du martyre, et il y courut, il y vola.

Mais Dieu avait ses desseins. Il destinait Antoine à un autre martyre, au martyre de la pénitence. Aussi à peine notre Saint eut-il débarqué au Maroc, qu'une fièvre violente s'empara de lui, anéantit ses forces et l'obligea à rester dans l'inaction. Pas une plainte ne s'échappa de ses lèvres, pas un gémissement ne sortit de sa poitrine brûlée par la fièvre. Il unissait ses souffrances physiques et morales aux souffrances de Notre-Seigneur sur la croix, et il disait, avec une entière soumission : « Que Votre Volonté soit faite ». Bientôt ses supérieurs, avertis par le Frère qui avait accompagné notre Saint, de l'état dans lequel il se trouvait, enjoignirent à Antoine de revenir en Portugal. Il obéit à la voix de ses Supérieurs, et, bien que dévoré encore par une fièvre brûlante, il monta sur le bateau qui devait l'éloigner pour toujours de cette terre d'Afrique, où il avait voulu faire entendre et faire connaître, au prix même de son sang, le Nom Sacré de Jésus. Le lendemain de son départ, une violente tempête s'éleva ; le bateau, après avoir été le jouet d'une rafale épouvantable, fut jeté bien loin de sa destination. Il aborda en Sicile.

Frère Antoine se rendit chez les Frères Mineurs de Messine, où il trouva un accueil cordial et empressé, et aussi le repos et les soins qui lui étaient nécessaires pour refaire ses forces brisées. En 1221, nous retrouvons Antoine au chapitre général, tenu encore par Saint François, à Sainte Marie des Anges. C'est à l'issue de ce chapitre général qu'Antoine demanda au frère Gratien, provincial de Bologne, de lui assigner un Couvent où il pût s'occuper uniquement à étudier la discipline régulière et Jésus crucifié. Gratien y consentit, l'emmena avec lui et lui désigna l'ermitage du mont Saint Paul, près de Bologne.

Là, dans une petite cellule taillée dans le roc et isolée, Antoine se livra tout entier à la méditation des Saintes Écritures, à la mortification des sens et à la contemplation du Sauveur Jésus. Vivant dans la simplicité au milieu des simples, il cachait sous des dehors faibles et humbles les grandes lumières qu'il recevait du Ciel. Dieu prépare toujours dans le secret les apôtres qui doivent répandre à grands flots sur le monde la vérité et l'amour. Dans cette solitude, plus près du Cœur Sacré de son Divin Maître, l'intelligence d'Antoine s'illuminait de toutes les clartés du Ciel, et son cœur ravi s'embrasait de plus en plus des flammes de la Charité Divine.


Réflexions

Notre Mère la Sainte Église


Après sa glorieuse résurrection, Notre Seigneur donna à Ses Apôtres et à Ses Disciples ses suprêmes encouragements et ses dernières instructions. C'est dans ces touchantes et solennelles entrevues, avant de monter au Ciel, qu'Il dit à Ses Apôtres : « comme cela était écrit, il fallait que le Christ souffrît, qu'Il ressuscitât le troisième jour, et qu'on prêchât en Son nom la pénitence et la rémission des péchés parmi toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Allez donc par tout le monde ; prêchez l'Évangile à tous les hommes. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné ». Jésus leur promit ensuite le Saint Esprit, en disant : « Jean a baptisé dans l'eau, mais vous, vous serez baptisés dans le Saint Esprit ».

Après avoir vu le Sauveur monter au Ciel, les apôtres attendirent la réalisation de Ses promesses dans la solitude et dans la prière, et quand se leva l'aurore du jour de la Pentecôte, ils étaient tous réunis au Cénacle, et ils furent remplis de Saint Esprit. Au lendemain de ce jour, les apôtres, obéissant à leur Maître, se dispersèrent et s'en allèrent à la conquête des âmes. En quittant Jérusalem, s'ils avaient rencontré un centurion romain aux portes de la ville, et si cet officier leur avait demandé où ils allaient, ils auraient répondu : « Nous allons prêcher l'Évangile, prêcher la Divinité de Jésus-Christ et établir dans le monde la Religion du Divin Crucifié ; nous allons renverser les faux dieux et fonder l'Eglise contre laquelle ne prévaudront jamais les puissances de l'enfer ».

Assurément le Centurion aurait souri, en regardant ces hommes dont les épaules étaient à peine couvertes d'un méchant manteau, dont les pieds étaient nus et qui n'avaient à la main que le bâton du voyageur, et il se serait dit, en rentrant dans la ville, que la religion de l'Empire n'avait pas grand'chose à craindre de ces pauvres insensés. Le centurion se serait trompé, car ce sont ces insensés qui ont vaincu l'idolâtrie et fait luire la lumière de la vérité. La lutte entre la foi nouvelle et le vieux monde a été violente, et le sang a été répandu.

Pierre est mort crucifié, Paul a eu la tète tranchée, Étienne a été lapidé, André a souffert une mort cruelle, et des millions d'autres Martyrs sont tombés sous les coups des persécuteurs. Et tous sont morts pour Jésus-Christ, tous sont morts pour attester la vérité de la Religion et la Divinité de son Fondateur. Pendant trois siècles, l'Église notre Mère, aux prises avec l'idolâtrie, a été obligée de vivre cachée dans les catacombes ; et la main sur l'Autel du Sacrifice nouveau, la Croix de son Maître sur le cœur, elle répétait les paroles d'immortalité qui lui avaient été dites par le Christ, et elle ne cessait, malgré les tortures et les supplices, d'arracher les âmes aux ténèbres, de les régénérer dans les eaux baptismales, de revendiquer les droits de l'honneur et de la vertu et de prêcher la vraie liberté.

En parcourant les pages de l'histoire de l'Église et en voyant l'acharnement de ces longues et sanglantes persécutions, nous sommes tentés de crier aux Néron, aux Domitien, aux Décius et aux Dioclétien ce qu'un docteur de la Loi, nommé Gamaliel, disait aux Juifs : « Laissez faire ces hommes. Si leur œuvre ne vient pas de Dieu, elle tombera d'elle-même ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pouvez l'arrêter et vous serez en danger de combattre le Seigneur lui-même13.

La persécution cessa avec l'édit de Milan, donné par Constantin en 313, mais la lutte ne fut pas terminée. De nouveaux ennemis, le schisme et l'hérésie, se dressèrent devant l'Eglise. Les conciles, les écrits des Pères de l'Église maintinrent dans son intégrité le dogme catholique. A travers tous les siècles, au milieu de toutes les agitations, des bouleversements et des révolutions des peuples, à travers le feu des idées, malgré des théories nouvelles ou dangereuses, subtiles ou pernicieuses, l'Eglise a gardé le précieux dépôt que Jésus lui avait confié. Aussi peut-elle répéter avec vérité les paroles que saint Paul adressait aux Hébreux : « Le Christ était hier, Il est aujourd'hui, et Il sera dans l'éternité ». L'Église, c'est Jésus-Christ continué. Elle était hier, elle est aujourd'hui, elle sera dans l'éternité.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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08 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Quatrième Mardi

Saint Antoine Franciscain

 

Nous sommes arrivés à, l'année 1219, année importante pour le jeune Chanoine Régulier. C'est en cette année que cinq missionnaires franciscains, envoyés par Saint François lui-même, après le chapitre qu'il avait tenu à Assise, passèrent à Coïmbra, se rendant en Afrique pour évangéliser les infidèles. Ferdinand vit et entendit ces Frères Mineurs. C'est de leur bouche qu'il recueillit le récit des derniers entretiens qu'ils avaient eus avec Saint François ; c'est dans leurs paroles qu'il sentit passer, avec un souffle tout enflammé de l'amour de Jésus-Christ, les désirs insatiables de dévouement, de renoncement et d'immolation.

Toutes ces ardeurs étaient déjà dans l'âme de Ferdinand, et il suffisait d'une étincelle pour en faire jaillir un brasier ardent. Les cinq missionnaires furent cette étincelle. Peu de temps après, ces fils de Saint François ayant été mis à mort sur les côtes inhospitalières et barbares du Maroc, leurs restes, par les soins de l'Infant Don Pedro, furent rapportés à Coïmbra, au Monastère de Sainte Croix. Alors, devant les Saintes reliques de ces hommes apostoliques, Ferdinand se sentit remué jusqu'au fond de ses entrailles ; devant ces Martyrs, avec qui il avait conversé avant leur départ pour la mort, son amour pour Jésus-Christ sortait de son cœur en paroles brûlantes : « Ils sont morts pour Vous, ô mon Sauveur, disait-il, et moi, je me contente des douceurs et des consolations que Vous me prodiguez. Ils sont morts pour Vous, ces heureux Martyrs, et moi, qui Vous aime de tout mon cœur, ô mon Dieu, je reste dans les ravissements que me donne la contemplation de Votre Beauté et de Votre Bonté. Vous faire connaître et aimer, souffrir et mourir pour Vous, ô Seigneur Jésus, c'est mon désir le plus ardent, ma volonté ferme et arrêtée ».

C'est pendant que Ferdinand exhalait ainsi son amour devant Notre Seigneur, que, suivant les Bollandistes, Saint François lui apparut. Cette vision combla le jeune Chanoine de bonheur et lui indiqua la voie qu'il devait suivre. Non loin de Coïmbra, au milieu d'une plantation d'oliviers, les disciples du Séraphique François avaient élevé un modeste couvent, et ils l'avaient mis sous la protection du grand solitaire Saint Antoine. Souvent ces amants de la pauvreté allaient mendier leur pain à la porte des monastères ̃et des simples fidèles. Un jour, ils se présentèrent au Couvent de Sainte Croix, et ce fut Ferdinand qui les reçut.

Aussitôt, dans un élan de Charité, son cœur déborda, et il demanda aux Frères Mineurs, si, en entrant dans leur ordre, il aurait le bonheur d'être envoyé au milieu des infidèles pour leur prêcher la Foi et la vérité et pour verser son sang pour Jésus Christ. Les Frères répondirent que leur Saint Fondateur avait toujours exprimé le désir d'envoyer ses Frères prêcher l'Evangile chez les infidèles. Ferdinand leur demanda alors de lui apporter l'habit de leur Ordre, car il désirait s'en revêtir le plus tôt possible. Les humbles Frères n'y manquèrent point, et le lendemain ils se présentèrent de nouveau au Monastère de Sainte Croix. Après bien des récriminations de la part des Chanoines, Ferdinand se revêtit, dans un coin, de l'Habit des enfants de Saint François. Immédiatement après, il partit pour le Couvent de Saint Antoine d'Olivarez. En quittant Sainte Croix, en laissant son costume de chanoine, il quitta aussi son nom et désormais il s'appellera le Frère Antoine.

Remarquons cependant que l'Ordre de Saint Augustin, auquel appartenait le Monastère de Sainte Croix, peut se glorifier à jamais d'avoir donné la première nourriture, la première sève à un arbre que Dieu transplanta dans un autre sol pour le bien de l'Église entière. Et maintenant, nous allons contempler Antoine, l'homme de la prière et l'homme de l'action, comme parle l'un de ses historiens. Nous allons le voir passer sur la terre en semant la vérité et les miracles. « Il dompta la nature, dit le même historien, il consola l'humanité et il s'arrêta, en pleine jeunesse, pour mourir en chantant une hymne à la Vierge Marie ».


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.


Antienne attribuée au Cardinal Guy de Montfort


Astre de l'Espagne, perle de la pauvreté, Antoine, père de la science, exemplaire de pureté, vous êtes la lumière de l'Italie, le Docteur de la Vérité ; à Padoue, vous êtes comme un soleil brillant par les miracles que vous faites. Ainsi soit-il.

 

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01 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 3/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

S

Troisième Mardi

Saint Antoine Chanoine Régulier

 

Ferdinand a quinze ans. A cet âge, le jeune homme songe, s'il ne l'a même déjà fait plus tôt, à prendre une carrière. De temps en temps, son front devient soucieux, et il se demande ce que sera pour lui l'avenir. A cet âge, soutenu par les avis et les tendresses de sa mère, éclairé par les conseils de son père, fortifié et guidé par les grâces de Dieu, qui descendent dans son âme attirées par la prière et par la réception fréquente des sacrements, le jeune homme commence à envisager les voies qui s'ouvrent devant lui et à les étudier. Et quand cet adolescent est le descendant d'une noble race, quand dans ses veines coule un sang chaud et bouillant, suivant l'expression de Bossuet, quand dans son cœur, jeune mais vaillant, il n'y a, en dehors des affections de la famille, que deux amours : l'amour de Dieu et l'amour de la Patrie, alors deux voies s'ouvrent devant lui, la carrière des armes et la vie religieuse. Ces deux états, en effet, bien loin de se combattre et de se nuire, se ressemblent, au contraire, par bien des points. Soldat du Christ et soldat de la patrie.

Ferdinand, dont l'âme virginale s'était approchée de bonne heure du Dieu qui réjouit la jeunesse, Ferdinand qui avait goûté les plus grandes délices, durant plusieurs années, dans l'atmosphère de piété et de sainteté de l'École Episcopale, et qui avait trouvé dans la prière, dans la méditation, dans le recueillement, le meilleur aliment pour son cœur et la meilleure occupation pour son esprit, Ferdinand, disons-nous, n'hésita pas un instant, et entre les deux carrières qui s'ouvraient devant lui, il choisit la vie religieuse. Il dit adieu sans peine et sans chagrin, car il était assuré qu'il accomplissait la volonté de Dieu, à la fortune, à la renommée mondaine et aux plaisirs ; il dit adieu au palais de son père et de sa mère, à la haute situation qui lui était réservée dans le monde, et il se retira, au grand mécontentement de plusieurs de ses amis, au mois d'août 1210, dans le monastère des chanoines réguliers, élevé aux portes de Lisbonne sous le vocable de Saint Vincent. « Là, il quitta, dit son historien, les habits de sa noble extraction pour se revêtir avec amour de la robe blanche, du cordon et de l'aumusse, qui lui parlaient de renoncement et de consécration. Quand il se releva des pieds de l'abbé qui venait de les lui donner, il était transfiguré. La solitude venait de fleurir comme un lys ».

Cependant, au bout d'un certain temps qu'il ne nous est pas possible de déterminer, le jeune novice, dont l'âme contemplative se plaisait dans le recueillement qui favorise l'étude et les suaves conversations avec Dieu, trouva que le Monastère de Saint Vincent était trop rapproché de ses amis et du monde qu'il avait quittés pour toujours. Il obtint de son supérieur, dans un élan de ferveur et à force d'instances, de passer au Monastère de Sainte Croix de Coïmbra. « Ce devait être, dit l'historien déjà cité, le Nazareth de cet homme extraordinaire, qui, en peu d'années, devait laisser de son passage sur la terre un impérissable vestige ». A Coïmbra, le jeune chanoine employa son temps à la prière : « Tout entier en vous, ô Dieu, dit l'hymne franciscaine, dès l'aurore il allait à vous et s'absorbait en vous par la contemplation ». Ferdinand se consacra aussi à l'étude de l'Ecriture sainte et des sciences sacrées : « Autant que les circonstances le lui permettaient, il était sans cesse occupé de la science divine. Il travaillait docilement sous l'action de la grâce et il se disposait pour l'avenir auquel Dieu l'avait prédestiné ». Cet avenir, c'est l'apostolat, et nous avons vu que Ferdinand s'y préparait, à Coïmbra, sous le regard de Dieu. Bientôt il aura gravi tous les échelons de la science et de la perfection chrétiennes, et alors le monde le contemplera avec admiration et l'entendra avec reconnaissance, car il sera Antoine, c'est-à-dire « Altè tonans », celui qui se fait entendre au loin.


Réflexions

Le Baptême


Au jour de notre baptême, nous avons été marqués d'un caractère indélébile ; nous sommes devenus chrétiens. A partir de ce jour où pour la première fois, le prêtre, ministre de Jésus-Christ, nous a introduits dans le temple, du Seigneur, où il nous a oints de l'huile sainte et où il a tracé sur notre front et sur notre poitrine le signe sacré du salut, avec injonction à Satan de ne jamais souiller ou flétrir ce signe de la Croix, nous appartenons à Jésus-Christ. Le prêtre, ce jour-là, nous a donné le sel de la sagesse, il a ouvert nos oreilles aux enseignements de la Foi ; il a répandu l'eau sainte sur notre front, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, pour nous laver et nous purifier de la souillure originelle. Ne l'oublions pas. Que notre souvenir revienne souvent sur cette douce aurore de notre vie chrétienne.

O Saint Antoine ! Vous nous aiderez à rester fidèles aux engagements de notre Baptême, et si notre Foi chancelle, si l'indifférence entre dans notre cœur, si le tumulte des passions nous rend sourds aux enseignements du Christ, vous répéterez à l'oreille de notre âme, en nous montrant la Croix : Hoc signum nunquam audeas violare. Vous êtes chrétiens, respectez toujours en vous-mêmes cette dignité et ce signe de la Croix imprimé sur votre âme.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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25 mars 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 2/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Deuxième Mardi

Enfance et adolescence

 

Au sortir du baptême, le petit Ferdinand fut remis à sa mère, qui, avec bonheur, déposa sur le front de ce nouveau Chrétien un baiser plein de toutes les tendresses de son cœur. Cette mère était de la race de celles qui pensent que la Religion est la seule chose nécessaire, parce que, seule, elle conduit au Salut ; elle était du nombre de ces ferventes Chrétiennes qui vivent dans une atmosphère de piété, et dont le cœur débordant d'amour pour Jésus-Christ, pour Sa Sainte Mère et pour l'Eglise, fait sentir à ceux qui les approchent l'influence bienfaisante de cet amour divin. Et ce fut cette mère qui se chargea de l'éducation du jeune Ferdinand.

A cette douce et pieuse école il puisa cette piété angélique qui, tout d'abord, le fit remarquer entre tous les enfants de son âge, ces élans affectueux pour la Sainte Vierge, élans qui se manifestaient par ces paroles, qu'il avait sans cesse sur les lèvres : « O glorieuse Souveraine, Vous êtes la Porte du Roi des rois, et c'est par Vous que les hommes vont à la vraie Lumière ». C'est cette prière qu'il répéta toute sa vie et même au moment de rendre le dernier soupir ; c'est cette prière que sans doute il adressait à Marie, au pied de Son autel de la Cathédrale de Lisbonne, le jour où Satan, comme pour l'éloigner de ce Saint lieu, lui apparut sous une forme menaçante. A l'instant, l'enfant appuya sa petite main sur le marbre des degrés sur lesquels il était agenouillé, et y traça le Signe de la Croix pour mettre en fuite l'esprit malin. Sa confiance dans le Signe sacré de notre Rédemption fut récompensée, et non seulement Satan disparut, mais, sous son doigt, le marbre s'amollit et, sur ce marbre, la Croix resta gravée. « Aujourd'hui encore, dit un historien de Saint Antoine, les fidèles continuent à baiser avec amour ce premier témoignage de l'empire reconquis par le fils des Bouillon sur la création, révoltée depuis la chute originelle ».

La formation du cœur ne fit pas oublier aux parents du jeune Ferdinand la culture de son esprit, et, de bonne heure, ils le mirent entre les mains des chanoines de Lisbonne, qui dirigeaient et instruisaient avec autant de soin que de sagesse les enfants confiés à leur sollicitude. A l'ombre des Autels, auprès du Tabernacle, fortifié dans l'amour du bien et de la vertu par les paroles et les exemples de ses vénérables maîtres, Ferdinand, comme le Divin Sauveur à Nazareth sous les regards de Marie et de Joseph, avança en âge et en sagesse. Un annaliste, cité par Mgr Ricard, nous semble résumer admirablement bien l'état d'âme de l'adolescent dans les dernières années de son séjour dans cette pieuse école. « Ferdinand faisait marcher de front, dit-il, dans son esprit et dans son cœur, l'obéissance aux lois de sa patrie et aux commandements de ses parents, les sentiments de révérence envers les évêques et les prêtres, le respect pour les vieillards, l'amour de la pureté, de la retraite, de l'humilité, de la souffrance, de la douceur, de la charité, de la tempérance, des jeûnes et l'horreur du mensonge, même joyeux ». Ferdinand n'a que quinze ans. Arrivés à cette époque de sa vie, en contemplant la beauté de son âme, nous sentons que nous allons entrer dans une phase de merveilles. Nous en serons sans doute éblouis, mais nous n'en serons pas surpris. « Le doigt de Dieu est là ».


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rières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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Hymne favorite de Saint Antoine à la Très Sainte Vierge


O Glorieuse Souveraine, Vous êtes élevée au-dessus des astres.

Celui qui Vous a créée, devenu petit Enfant, a été nourri de Votre substance.

Ce qu'Eve coupable nous a enlevé, Vous nous le rendez par Votre Fruit béni ;

pour que les hommes entrent dans les Cieux,

Vous êtes devenue la Porte du Ciel.

C'est par Vous que le grand Roi est venu à nous,

par Vous que nous jouissons de la Lumière :

La vie nous est donnée par la Vierge :

Réjouissez-vous, nations rachetées de l'enfer.

Jésus, gloire à Vous qui êtes né de la Vierge,

gloire au Père et au Saint-Esprit dans les siècles éternels. Amen.

 

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18 mars 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 1/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

St Antoine de Padoue

Premier Mardi

Naissance et Baptême de Saint Antoine de Padoue

 

Dans la seconde moitié du douzième siècle et dans la première partie du siècle suivant, il y eut dans l'Église de Dieu une magnifique éclosion de Saints. Au milieu de ce parfum de Sainteté, dans cette chaude atmosphère d'amour pour Jésus-Christ, apparaissent sur le siège de Saint Pierre les grands papes Innocent III, Honorius III et Grégoire IX. Le prédicateur de la seconde croisade, Saint Bernard, vient de s'éteindre, et déjà Saint Etienne, abbé de Citeaux, fait fleurir en lui et autour de lui toutes les vertus monastiques. A Avignon, c'est saint Bénézech, petit pâtre de la montagne, mais vaillant serviteur de Jésus-Christ ; à Tarentaise, c'est Saint Pierre, évêque de cette ville, dont la sainteté impose le respect à Louis VII, roi de France, et à Henri II, roi d'Angleterre; à York, c'est Saint Guillaume, dont la Charité inépuisable opère des prodiges ; en Italie, c'est le séraphin d'Assise, l'amant de la pauvreté, le patriarche béni de la grande famille franciscaine, le Saint stigmatisé du mont Alverne ; en France, c'est Saint Dominique, le défenseur de la Foi, le plus ferme et le plus intrépide ; enfin, car il n'est pas possible de les tous nommer, en Portugal, en Italie, en France, c'est Ferdinand de Bouillon, devenu Frère Antoine, et connu, aimé et célébré sous le nom d'Antoine de Padoue.

Il y avait cent ans que le pape Urbain II avait prêché, à Clermont, la Première Croisade, quand, à Lisbonne, le 15 août 1195, naquit un enfant que Dieu destinait à donner au monde et à l'Église l'exemple des plus grandes vertus. Il était le fils premier-né de Martin de Bouillon et de Thérèse Thavéra. La famille de cet enfant était illustre. L'un de ses ancêtres avait vaillamment dirigé la première croisade, et, après avoir reconquis la ville sainte et le tombeau de Jésus-Christ, il s'était déclaré très honoré de porter le titre de baron du Saint Sépulcre : « A Dieu ne plaise, disait-il, que je porte une couronne d'or dans les lieux où mon Sauveur n'a porté qu'une couronne d'épines ».

Né le jour de la Fête de l'Assomption, le petit enfant fut baptisé dans la cathédrale de Lisbonne, église consacrée à Notre Dame, et il reçut le nom de Ferdinand. Il nous semble qu'à l'entrée de cet enfant dans l'église, les Anges du Sanctuaire, ravis de bonheur en voyant l'eau baptismale couler sur son front, durent accourir autour de lui, l'envelopper, comme un frère, de leurs plus doux regards et de leurs plus suaves caresses; il nous semble que la Souveraine de cette église, la Reine du Ciel, dut se pencher sur cette âme d'enfant et lui sourire avec amour, et il nous semble entendre, au fond du sanctuaire, une voix harmonieuse et céleste adresser la parole au nouveau chrétien et lui dire : « Et toi, enfant, tu seras le prophète du Très Haut ».

Oui, au jour du baptême de Ferdinand, la joie fut grande sur la terre et au ciel, mais de différente manière et pour des motifs différents. Au Ciel, les Anges et les Saints se réjouissaient, non de ce qu'un descendant des Bouillon était né, mais de ce qu'il y avait en lui l'âme d'un Saint, d'un thaumaturge, l'âme d'Antoine de Padoue. Le baptistère, où Ferdinand de Bouillon fut régénéré dans les eaux saintes et salutaires, est toujours conservé avec respect à Lisbonne. Le palais, où il naquit, est devenu une belle église qui est dédiée à Saint Antoine. C'est là, sous ces voûtes séculaires, que vont s'agenouiller les générations de ceux qui souffrent ; c'est là, au pied de l'Autel, que se font entendre les prières les plus confiantes et les supplications les plus touchantes. Ah ! Si les pierres pouvaient parler ! Que de merveilles, que de grâces obtenues, que de miracles elles auraient à nous raconter !

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Réflexions

Jésus-Christ


Jésus-Christ... A ce Nom adorable, tout genou fléchit au Ciel, sur la terre et dans les enfers, car Jésus-Christ est le seul Seigneur. C'est de Lui que nous viennent toutes les bénédictions, toutes les grâces, toute vertu, tout bien; c'est par Lui que nous avons été régénérés, par Lui que nous avons été rachetés et sauvés. Jésus-Christ, c'est l'Homme-Dieu. En Lui, il n'y a qu'une seule personne, mais il y a deux natures : la nature humaine et la nature Divine. Par conséquent, dans toute Sa vie, doivent apparaître les manifestations propres à ces deux natures.

Au jour de Sa naissance, à Bethléem, nous Le voyons couché, dans l'étable, sur un peu de paille, comme le plus pauvre des enfants des hommes; mais, au-dessus de la Grotte, les anges chantent, et leurs célestes harmonies remplissent le Ciel et la terre : « Gloire à Dieu ! Et paix aux hommes de bonne volonté ». Il grandit à Nazareth, auprès de Sa Mère, la Sainte Vierge, et sous le regard attendri de Son père nourricier, Saint Joseph. Or, une année, la Sainte Famille se rendit à Jérusalem pour y célébrer, suivant les prescriptions mosaïques, la fête de Pâque. Jésus avait alors douze ans. Quand les jours de fête furent passés, et que déjà on s'acheminait vers la Galilée, Marie et Joseph s'aperçurent que l'Enfant n'était pas dans la caravane. Inquiets, ils revinrent à Jérusalem et ils le découvrirent au milieu des docteurs de la Loi. A cette vue, Marie lui dit : « Mon fils, nous Vous cherchions tout affligés ». « Ne saviez-vous pas, répondit Jésus, que Je dois être tout entier aux affaires de Mon Père ? » Voilà l'accent de la Divinité.

Jésus commence Sa vie apostolique. Il descend dans les eaux du Jourdain, pour y être baptisé des mains de Jean, le Saint Précurseur. Il prend la forme du pécheur, mais quand Il sort du fleuve, le Ciel s'entr'ouvre, le Saint Esprit apparaît sous la forme d'une colombe, et une voix se fait entendre, disant : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, c'est en Lui que j'ai mis toutes mes affections ». Il parcourt la Galilée, il parle à la multitude qui l'accompagne, il reçoit l'hospitalité chez des amis, et partout il répand des bienfaits et des miracles. Près de la petite ville de Naïm, il rencontre le convoi du fils unique d'une veuve, et il est touché de compassion. Voilà l'homme. Mais il parle au mort et il lui ordonne de se lever. Voilà. Dieu. Devant le tombeau de son ami Lazare, qui était mort depuis quatre jours, il verse des larmes, dit le Saint Evangile. Voilà l'homme. Mais avec l'autorité souveraine qui commande à la mort, il dit : « Lazare, viens dehors ». Voilà Dieu.

Dans sa Passion, sous les coups de la cruelle flagellation, il gémit, il souffre, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tète il n'est qu'une plaie ; sur la croix, quand les clous s'enfoncent dans ses pieds et dans ses mains adorables, ses nerfs se crispent, ses os se brisent et une souffrance intense agite violemment tout son corps. Voilà l'homme, l'homme des douleurs. Mais quand il est élevé entre ciel et terre, il jette un regard sur le passé et sur le présent; il voit que toutes les prophéties sont réalisées, que la justice et la paix se sont embrassées sur son gibet, que l'humanité est réconciliée avec Dieu, et d'un mot, d'un cri, il exprime toutes ces choses : « Mon œuvre est accomplie. Tout est consommé! » Voilà Dieu. Détaché de la croix, le corps du Seigneur est mis au tombeau, le sceau de l'État est posé sur la pierre qui en ferme l'entrée et des gardes sont placés auprès du sépulcre. Voilà les précautions qui prouvent bien l'humanité du Sauveur. Mais, au troisième jour, l'ange du Seigneur renverse la pierre, et Jésus-Christ sort vivant et glorieux du sépulcre. Alléluia ! Il s'est ressuscité par sa Toute-Puissance. Voilà Dieu.

O divin Sauveur! nous vous adressons nos plus ferventes prières, et, pour qu'elles vous soient plus agréables, nous demandons à votre grand serviteur saint Antoine de Padoue de vous les présenter. Écoutez, ô Seigneur Jésus! écoutez saint Antoine qui vous prie pour nous, qui intercède pour nous.

Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».


Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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12 mars 2013

Si Quaeris

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« Si Quaeris »

ou répons miraculeux composé par le Docteur Séraphique Saint Bonaventure

en l'honneur de Saint Antoine de Padoue


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Si vous voulez des miracles:

la mort, l'hérésie, les calamités,

le démon, la lèpre sont mis en fuite,

les malades se lèvent guéris.

 

La mer s'apaise:

les chaînes tombent des mains des captifs;

les jeunes gens et les vieillards demandent et obtiennent l'usage de leurs membre

et le recouvrement des choses perdues.

 

Les dangers cessent;

les nécessités n'existent plus;

que ceux qui ont éprouvé ses bienfaits, les racontent:

que les habitants de Padoue les redisent.

 

- La mer s'apaise...

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

- La mer s'apaise...

Saint Antoine, priez pour nous.

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Faites, Seigneur, que, par l'intercession du bienheureux Antoine, votre Confesseur, les enfants de votre sainte Église soient dans la joie, que votre secours ne leur manque jamais dans leurs besoins spirituels, et qu'ils méritent de jouir de la félicité éternelle. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

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06 mars 2013

Litanies de Saint Maximilien-Marie Kolbe

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Litanies de Saint Maximilien-Marie Kolbe

 

Seigneur, ayez pitié de nous

O Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Reine Conçue sans péché, priez pour nous.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, élu de Dieu, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, ami de Dieu, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, don de Dieu, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Témoin de l’Évangile particulièrement semblable au Christ,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Prêtre et adorateur de Jésus-Christ dans l’Eucharistie,

Saint Maximilien, Héraut du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Demeure de l’Esprit Saint,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Messager de l’Esprit d’amour,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Louange vivante des Trois Personnes divines,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Chevalier et prophète de l’Immaculée,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Serviteur tout entier consacré à la Mère de Dieu,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Chantre de la Médiatrice de toutes les grâces,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Disciple exemplaire de saint François,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Fils moderne du Poverello,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Héritier et continuateur de la tradition,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Fondateur de la Mission de l'Immaculée,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Apôtre des moyens de communication,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Père des Cités mariales,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Homme de prière et de contemplation,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Exemple lumineux d’humilité et de douceur,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Merveilleux modèle de pauvreté et d’obéissance,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Miroir insigne de pureté et de force,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Image resplendissante de paix et de joie,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Signe éminent de victoire et d’espérance,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Amant passionné de l’Immaculée et de la Sainte Trinité,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Maître d’amour du prochain,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Martyr de la charité,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Saint Maximilien, patron de nos temps difficiles,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Saint Maximilien, lumière et gloire de l’Église,

Saint Maximilien-Marie Kolbe, Saint Maximilien, céleste protecteur aux deux couronnes,

 

Agneau de Dieu, qui effacez le péché du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, ô Saint Maximilien-Marie Kolbe,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, Vous qui avez mis dans le cœur de Saint Maximilien-Marie Kolbe un ardent amour pour la Vierge Immaculée et un dévouement qui l’a conduit à donner sa vie pour son prochain, nous Vous en supplions, accordez-nous, par son intercession, de nous dépenser pour Votre gloire au service des hommes, en imitant Votre Fils jusqu’à la mort. Lui qui règne avec Vous et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

 

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

03 mars 2013

Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

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Saint Maximilien-Marie Kolbe

Frère Mineur Conventuel Martyr

1894-1941

Fête le 14 août

 

Raymond Kolbe naquit en Pologne, à Zdunska-Wola, près de Lodz, en 1894, il entra au Noviciat des Frères Mineurs Conventuels de Lwow en 1910 sous le nom de Maximilien, auquel il ajoutera celui de Marie à sa profession solennelle en 1914. Il poursuivit ses études à Rome à l'Université Grégorienne et au Seraphicum ; en 1917 il y fonda avec quelques confrères la « Milice de l'Immaculée », mouvement marial au service de l'Eglise et du monde. Ordonné Prêtre en 1918, il rentre en Pologne et enseigne la philosophie et l'histoire ecclésiastique au Couvent de Cracovie. Malgré sa santé fragile (il vécut avec un seul poumon à partir de 1921) et l'incompréhension de son entourage, il continue à à propager la Milice de l'Immaculée. Théologien, mystique et apôtre, Maximilien a trouvé l'unité de sa vie dans un culte chevaleresque pour l'Immaculée, qui se concrétise dans le don de soi. En 1922, il lance un bulletin mensuel, « Le Chevalier de l'Immaculée » ; en 1927 il crée à Teresin un centre de vie religieuse apostolique appelé « La Cité de l'Immaculée », qui dix ans plus tard, comptera sept cent soixante religieux. Entre temps il se rend au Japon et fonde à Nagasaki une seconde Cité et prépare d'autres fondations en Asie. Mais il est déporté en Allemagne en 1939, libéré puis de nouveau arrêté en février 1941 ; le 19 mai il arrive au camp d'Auschwitz. C'est là qu'il s'offrit à la place d'un père de famille condamné avec neuf autres prisonniers, à être enfermé dans un bunker pour y mourir de faim ; il est mort le dernier, le 14 août, après avoir réconforté ses compagnons. Il fut béatifié en 1971. Le Bienheureux Jean Paul II l'a canonisé en 1982.

 

(D'après le Sanctoral Franciscain, aux Editions Franciscaines, Paris)

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Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

« Seul l’amour est créateur »

 

Prières quotidiennes

 

Consécration à Marie

 

O Vierge Immaculée, Mère de Dieu et de l’humanité, je Vous accueille comme le don de Jésus sur la Croix et je me confie entièrement à Vous. Je Vous offre toute ma vie : ce que je suis, ce que j’aime et ce que j’ai, afin que resplendisse en moi la beauté du Christ. Aidez-moi à être docile à l’Esprit et à vivre avec joie ma vocation dans l’Eglise, afin de collaborer à Votre mission maternelle et d’orienter vers Dieu le cœur de tout homme. Vous qui avez guidé Saint Maximilien Kolbe pour aimer sans mesure, enseignez-moi à être témoin de l’Evangile et à faire de ma vie un don. Je Vous confie les personnes que je rencontre et je Vous offre le travail, les joies et les souffrances de ma journée.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, Vous qui avez mis dans le cœur de saint Maximilien un amour ardent pour la Vierge Immaculée et un dévouement qui l’a conduit à donner sa vie pour son prochain, nous Vous en supplions, accordez-nous, par son intercession, de nous dépenser sans compter pour Votre gloire au service des hommes en imitant Jésus, Votre Divin Fils jusqu’à la mort. Lui qui règne avec Vous et le Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Prière de la Médaille Miraculeuse

 

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, en particulier pour les ennemis de la Sainte Eglise et pour ceux qui Vous sont recommandés.

 

Premier jour

 

Évangile selon Saint Luc 2, 41-52

 

« Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand Il eût douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'Il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : Il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-Tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en Te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous M'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez Mon Père que Je dois être ». Mais ils ne comprirent pas ce qu'Il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et Il leur était soumis. Sa Mère gardait dans Son Coeur tous ces événements. Quant à Jésus, Il grandissait en Sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes ».

 

Saint Maximilien, homme de prière et de contemplation, priez pour nous.

 

« La prière fait renaître le monde. Dans tous les soucis et les malheurs (…), peut être le remède le plus efficace est-il la prière »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Deuxième jour

 

Évangile selon Saint Matthieu 11, 28-30

 

« Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerai le repos. Prenez sur vous Mon joug, devenez Mes disciples, car Je suis Doux et Humble de Cœur, et vous trouverez le repos. Oui, Mon joug est facile à porter, et Mon fardeau, léger ».

 

Saint Maximilien, exemple lumineux d’humilité et de douceur, priez pour nous.

 

« Profitons de tout pour exercer notre âme à la patience, à l’humilité, à l’obéissance et aux autres vertus et les croix ne seront pas trop pesantes »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Troisième jour

 

Évangile selon Saint Luc 22, 39-46

 

« Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé là, Il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation ». Puis Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, Il priait : « Père, si tu veux, éloigne de Moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas Ma volonté qui se fasse, mais la tienne ». Alors, du Ciel, Lui apparut un Ange qui le réconfortait. Dans l'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance ; et Sa sueur devint comme des gouttes de Sang qui tombaient jusqu'à terre. Après cette prière, Jésus se leva et rejoignit ses disciples qu'Il trouva endormis à force de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation ».

 

Saint Maximilien, merveilleux modèle de pauvreté et d’obéissance, priez pour nous.

 

« Que ta volonté soit faite : voilà en quoi consiste la perfection... Il faut faire le sacrifice de tout. Il faut s’offrir soi-même sous tous les aspects : matériel - par la pauvreté ; spirituel – par le sacrifice de notre raison et de notre amour propre... »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Quatrième jour

 

Évangile selon Saint Jean 1, 1-18

 

« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par Lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans Lui. En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, Lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en Son Nom, Il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s'est fait chair, Il a habité parmi nous, et nous avons vu Sa gloire, la gloire qu'Il tient de Son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, Il a pris place devant moi, car avant moi Il était ». Tous nous avons eu part à Sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est Lui qui a conduit à le connaître ».

 

Saint Maximilien, passionné de l’Immaculée et de la Sainte Trinité, priez pour nous.

 

« Je Vous adore, ô Très Sainte Trinité, ô Dieu Un dans la Sainte Trinité, car Vous avez ennobli l'Immaculée d’une façon tellement divine ».

« La vie à l’intérieur de la Très Sainte Trinité est constituée par le flux et le reflux de l'amour ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Cinquième jour

 

Évangile selon Saint Jean 15, 12-17

 

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes Mes amis si vous faites ce que Je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, Je vous appelle Mes amis, car tout ce que J'ai appris de Mon Père, Je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui M'avez choisi, c'est Moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous l'accordera. Ce que Je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres ».

 

Saint Maximilien, Martyr de la charité, priez pour nous.

 

« Il y a encore tant d’âmes égarées, trompées, séduites, esclaves malheureuses du Mauvais et qui cherchent... Belle mission pour laquelle il est utile de vivre, de souffrir, de travailler et même de mourir ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Sixième jour

 

Évangile selon Saint Marc 14, 22-25

 

« Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps ». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu ».

 

Saint Maximilien, Prêtre et adorateur de Jésus Christ dans l’Eucharistie, priez pour nous.

 

« Notre âme devient un tabernacle vivant, et même quelque chose de plus. Car l’âme de Jésus s’unit à notre âme et devient l’âme de notre âme. Nous ne pouvons pas comprendre tout cela, nous ne pouvons qu’en ressentir les effets ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Septième jour

 

Évangile selon Saint Marc 13, 5-13

 

« Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde que personne ne vous égare. Beaucoup viendront sous Mon Nom, en disant : « C'est moi », et ils égareront bien des gens. Quand vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre, ne vous laissez pas effrayer ; il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin. Car on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, il y aura des tremblements de terre çà et là, il y aura des famines ; c'est le début des douleurs de l'enfantement. Soyez sur vos gardes ; on vous livrera aux tribunaux et aux synagogues ; on vous frappera, on vous traduira devant des gouverneurs et des rois à cause de Moi ; il y aura là un témoignage pour eux. Mais il faut d'abord que la Bonne Nouvelle soit proclamée à toutes les nations. Et lorsqu'on vous emmènera pour vous livrer, ne vous tourmentez pas d'avance pour savoir ce que vous direz, mais ce qui vous sera donné à cette heure-là, dites-le. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est le Saint Esprit. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de Mon Nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'au bout, celui-là sera sauvé ».

 

Saint Maximilien, patron de nos temps difficiles, priez pour nous.

 

« Il s’agit uniquement d’arracher le plus grand nombre possible d’âmes immortelles aux liens du péché, de les prémunir contre le mal en les affermissant dans le bien. Désirer le bonheur de l’humanité en Dieu par l’Immaculée : voilà ce qui doit occuper le fond de notre pensée ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Huitième jour

 

Évangile selon St Jean 19, 25-27

 

« Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de Sa Mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'Elle le disciple qu'Il aimait, dit à Sa Mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ».

 

Saint Maximilien, Serviteur tout entier consacré à l’Immaculée, priez pour nous.

 

« Marie, Marie, Marie : elle est ta vie, avant les activités, au milieu des difficultés, au terme de chaque action ».

« Essaie de recourir à Elle comme un enfant à sa Mère bien-aimée et très bonne, même si tu ne fais qu’invoquer son saint nom ”Marie” au milieu des difficultés de la vie, dans les moments de faiblesse spirituelle (…), et tu sauras par conviction personnelle combien Marie est puissante et qui est son Fils Jésus Christ ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Neuvième jour

 

Actes des apôtres 1, 12-14

 

Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.) Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères.

 

Saint Maximilien, lumière et gloire de l’Eglise, prie pour nous.

 

« En récitant bien les prières, tu rends gloire à Dieu et tu obtiens de très nombreuses grâces pour la Sainte Eglise, pour les autres… L’office divin et la Sainte Messe, bien célébrés, renouvellent tout un diocèse ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

D'après une neuvaine proposée par le site : www.kolbemission.org

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03 février 2013

Le Serviteur de Dieu Giulio Salvadori

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Le Serviteur de Dieu Giulio Salvadori

Professeur de l'Université Catholique du Sacré cœur de Milan

Tertiaire Franciscain

11 septembre 1862 - 7 octobre 1928

 

Giulio Salvadori est né à Monte San Savino (Arezzo, Italie) le 14 Septembre 1862. Dès ses premières années, il manifesta une profonde piété, un esprit vif, et une forte aptitude pour la poésie. Diplômé en lettres à Rome en 1885, il a immédiatement commencé son enseignement et a tenu avec beaucoup de compétence un poste d'enseignant à Ascoli Picenno, à Albano, à l'Université de Rome et à l'Université du Sacré Cœur de Milan, jusqu'à sa mort. Esprit ardent esprit, amoureux de la connaissance et de l'art, il a recherché la vraie élévation de l'homme d'abord dans l'art par renouvelé par la science et a collaboré aux plus grandes revues littéraires de son temps. Après une brève période de confusion spirituelle, il réalisa, éclairé par la grâce, que la seule source de vérité et de bien se trouvait dans l'Evangile. A l'âge de vingt-cinq ans, il rejoignit le Tiers-Ordre franciscain, et sa vie fut l'objet de l'admiration des hommes de science et de la vénération de ses élèves. Il était un poète apprécié et un écrivain efficace. Cela est démontré par ses œuvres nombreuses et variées, dans lesquelles il y a prodigué les trésors de son art et de son talent mis au service de la Foi. S'oubliant lui-même, il était toujours prêt à intervenir quand il le fallait, pour consoler un cœur, donner quelques conseils, sauver une âme. Jésus dans les Sacrements était le centre de sa vie spirituelle. La communion était le pain quotidien de sa journée intense et laborieuse. Dans la matinée du 7 Octobre 1928, il expira saintement à Rome. Son corps repose en l'église de Santa Maria di Aracoeli. De Giulio Salvadori, encore vivant, Saint Pie X affirma qu'il n'étais pas seulement un bon chrétien, mais qu'il était un saint. D'accords avec cette parole du Pape, unanimes sont les demandes et les prières pour qu'un jour, ses vertus extraordinaires soient reconnues et confirmées par la Mère des Saints, l'Église.

 

Prière

 

Cœur Miséricordieux de Jésus, source inépuisable de sainteté, je Vous remercie pour les dons merveilleux que Vous avez accordé à Votre Serviteur Giulio Salvadori. Après une jeunesse perdue, Vous l'avez libéré de la nuit qui voilait la Foi lumineuse de son enfance, et Vous avez fait briller dans son cœur, la lumière de Vos Vertus, Votre esprit de prière, Votre humilité, Votre douceur. Vous l'avez préservé de l'orgueil et de l'arrogance, et configuré à la Croix, Vous l'avez envoyé, en apôtre, répondre aux besoins de son prochain, l'associant à votre vocation de Maître de conscience. Faites que tous, particulièrement les plus jeunes, à son école, soient transformés dans ses paroles et par son exemple. Nous Vous en supplions, dans votre Miséricorde, glorifiez-le sur la terre avec l'auréole des saints, et par son intercession accordez-moi la grâce... que j'implore en toute confiance.

 

D'après une prière composée par le Cardinal Giovanni Colombo.

 

Signaler toutes faveurs obtenues par son intercession au

Père Supérieur du Couvent de Sainte Marie de l'Aracoeli

12, Scala dell'Arce Capitolina

00186 - Roma (Italia)

 

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