31 janvier 2012

Le Mois du Pécheur repentant (1/4)

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Le Mois du Pécheur repentant
« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière ». (Luc 13)


Premier jour
Le Pécheur placé sous les auspices de Marie

Réflexions pratiques



Considérez, ô mon âme, que rien ne sera plus agréable à Marie que de vous voir pendant ce mois exercer la charité envers les Pécheurs, et arrêter les ravages que le démon fait dans des âmes créées à l'image de Dieu et rachetées par le sang de Jésus-Christ. Quelle gloire pour Dieu! Quelle joie pour les anges du ciel et surtout pour leur reine! Quel sujet d'espérance pour vous-même, si elle vous aidait à arracher une âme, une seule âme au péché et à l'enfer! Priez-la de porter au trône de la divine majesté toutes les prières qu'elle vous inspirera de faire dans ces jours de salut pour la conversion des Pécheurs, et de les appuyer de son crédit auprès de son adorable fils.


Prière


Très Sainte mère de Dieu, douce espérance des misérables, quel triste spectacle pour Votre Ame sensible et compatissante de voir dans le monde tant d'aveugles, tant de pauvres malades accablés sous le poids de leurs infirmités! Il est vrai que plusieurs ont crié vers Vous, et que Vous leur avez répondu; Vous avez, par Votre puissante intercession, arrêté les coups de la Justice Divine prête à les frapper, Vous les avez retirés de l'abîme du désordre et arrachés aux portes de l'enfer. Mais combien d'autres Pécheurs que Vous appelez, et qui Vous fuient! combien, à qui Vous tendez les bras, et qui s'éloignent! Ces enfants ingrats déchirent Votre sein, sans être touchés, ni des douleurs que Vous souffrez, ni des larmes que vous répandez pour eux; cependant leurs plaies sont profondes et invétérées. Pourrez-Vous, ma bonne Mère, refuser de Vous intéresser, pendant ce saint temps, en faveur de tant d'âmes qui ont coûté à Votre Fils tout Son Sang, et qui sont sans cesse exposées au danger de se perdre éternellement? Votre Charité n'a jamais manqué à personne; Votre douce Humilité n'a jamais méprisé celui qui l'a invoquée. J'espère donc, ô charitable Médiatrice, que Vous porterez au Trône de Votre Divin Fils les prières que je Lui adresserai pendant ce mois pour la conversion des Pécheurs, et que Vous daignerez intercéder Vous-même pour eux, afin qu'attirés à Lui par la suavité de Vos parfums, ils reconnaissent en Vous et l'Avocate des malheureux et la Mère de Miséricorde. Ainsi soit-il.


Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Deuxième jour
Pour le Pécheur Jésus s'offre à son Père

Réflexions pratiques


Considérez, ô mon âme, que Jésus-Christ voit s'ouvrir devant Lui une carrière de trente années consacrées à tout ce qu'Il y a de plus amer dans les souffrances; à Son entrée dans le monde, Il en offre les prémices à Son Père en Lui disant: « les holocaustes ne Vous plaisent plus; Je viens pour faire Votre Volonté; Vous M'avez donné un Corps, Je le consacre à Votre Gloire, à Votre Justice, au Salut des pécheurs ». Quelle humilité! Quelle obéissance! quelle générosité! Oh! Qu'un tel sacrifice dut être agréable au Père Céleste et efficace pour désarmer Sa colère et nous arracher au joug du démon! Offrez à Dieu le sacrifice d'un cœur contrit et humilié.


Prière


Portant partout mes regards attristés, je ne vois personne qui vienne me délivrer de mes maux et briser mes chaînes; mais en élevant mes yeux vers le temple, j'y aperçois un Sauveur prêt à s'immoler pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde; et c'est Vous, mon Jésus, qui êtes là pour délivrer Israël de tous ses péchés. Vous vous êtes souvenu de moi, et ne voulant pas me laisser mourir dans mon péché, Vous vous êtes offert à votre Père céleste comme la Victime seule capable d'apaiser Sa colère, et de me réconcilier avec Lui; seul, Vous pouviez payer pour votre créature, et sans Vous j'étais perdu sans ressource. Mais après Vous, mon Sauveur, que puis-je offrir à Dieu qui soit digne de Lui? l'apaiserai-je en Lui sacrifiant mille béliers? Il n'aime pas les holocaustes, et Il n'a pas besoin de mes biens. Le sacrifice qu'Il demande est un esprit brisé de douleur, un cœur abattu par l'affliction et par un sincère repentir de l'avoir offensé. Daignez Lui offrir ce cœur contrit et humilié, anéanti en sa présence, ce cœur disposé à satisfaire à Sa Justice et à prévenir Sa colère par la pénitence. Offrez en même temps et recommandez tous les Pécheurs au Père des Miséricordes: que cette offrande, qui comprend tous les hommes, nous unisse tous à Vous, ô Jésus, dans les mêmes sentiments de Charité et de compassion pour tant d'infortunés qui ferment volontairement les yeux à la lumière du monde.


Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Troisième jour
Marie offre Jésus au  Père éternel pour le pécheur

Réflexions pratiques


Marie offre généreusement à Dieu Son Fils unique pour Lui être un jour immolé sur la Croix comme une Victime d'expiation. La Mère de Jésus, qui est aussi celle de tous les hommes, les présente en même temps devant le trône de la Miséricorde Divine. Le Père éternel qui voit en Sa Fille chérie tant de zèle pour Sa Gloire et pour le Salut des Pécheurs, accueille avec bonté une offrande si généreuse. Présentés par Elle, Il nous reçoit comme Ses enfants, parce qu'Il voit en nous l'image de Son Fils bien-aimé, et qu'Il ne peut rien refuser à la tendresse de la Mère de Miséricorde.


Prière


O Marie, Mère de Jésus et notre tendre Mère, Vous aimez la Gloire de Dieu plus que tous les Anges et tous les hommes ensemble; Vous savez que la Gloire de Dieu consiste à sauver ceux qui sont perdus, et que rien ne Lui attire plus de bénédictions et de louanges que le Salut des Pécheurs. Aussi, comme Jésus-Christ peut seul satisfaire à la Justice de Son Père et racheter le monde par Ses Souffrances et Sa Mort; vous Lui offrez ce Fils adorable pour être un jour la Victime de nos péchés. Syméon Vous l'a dit, ô ma Sainte Mère, cet enfant sera en butte aux contradictions, et Votre âme sera transpercée d'un glaive de douleur, lorsque les Juifs inhumains l'arracheront à Votre tendresse, non pour le bénir, comme ce Saint vieillard, mais pour l'immoler sur la Croix à leur brutale fureur. A cette parole déchirante, Votre Cœur se brise, mais Il se résigne, parce que Vous aimez Dieu d'un Amour pur et ardent, parce que Vous aimez les Pécheurs, et que Vous les regardez comme Vos enfants. Avec quelle tendre sollicitude Vous les présentez au pied du Trône du Tout-Puissant! Avec quelle incompréhensible charité Vous les recommandez à Sa Divine Miséricorde et sollicitez leur réconciliation! Faites, ô ma Sainte Mère, par Vos soins, Vos supplications et Vos recherches, qu'ils retournent à Lui sans aucun délai, et qu'ils ouvrent enfin les yeux à cette Divine Lumière dont le Rédempteur répand aujourd'hui les rayons bienfaisants dans l'univers.

Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Quatrième jour
Le Pécheur blesse le Cœur de Jésus

Réflexions pratiques


Considérez, ô mon âme, que pendant ces jours de débauche, les Pécheurs se livrent aux plaisirs criminels, aux folies monstrueuses, aux excès scandaleux que la sainte religion condamne. Quel trait douloureux pour le divin Cœur de Jésus, qui ne respire que charité! Mais plus on le déchire, plus vous devez sentir le besoin de lui témoigner votre amour et de partager ses douleurs. Priez le d'agréer l'hommage et le dévouement de votre cœur, comme un bien faible dédommagement des outrages, des noirceurs et des ingratitudes dont il est sans cesse abreuvé par les Pécheurs et les impies.


Prière


O mon bien-aimé Rédempteur, que de péchés ont été commis dans le cours des siècles depuis le premier fratricide! Que d'outrages Vous avez reçus pendant votre passion, et depuis, que de communions indignes et sacrilèges! Que de profanations et d'irrévérences, et encore, dans ces jours mauvais, que de débauches et de voluptés criminelles percent Votre divin Cœur de mille traits douloureux! Vous avez prévu ce déluge de crimes; vous avez prévu ma tiédeur, ma lâcheté, mon peu d'empressement à Vous aimer et à Vous servir. Mais rien n'a pu affaiblir cette immense et incroyable charité, dont Vous nous avez donné des preuves si touchantes sur la Croix et dans l'Eucharistie, où Vous êtes exposé à toutes les insultes des Pécheurs. Que Vous êtes bon, mon aimable Jésus, puisque, malgré de telles indignités, Vous ne consultez que Votre Cœur plein d'Amour pour rester parmi nous et nous communiquer mille faveurs, célestes! Que ne puis-je, pour Vous remercier d'une si excessive tendresse, contribuer à la conversion des Pécheurs et arracher au démon quelques unes de tant d'âmes infortunées qu'il ravit tous les jours à votre divin Cœur! Mais, si je ne mérite pas que Vous Vous serviez de moi pour procurer votre gloire, écoutez les âmes saintes qui Vous supplient de recevoir les Pécheurs dans ce Cœur adorable, dans cette Arche unique et seule destinée à sauver tous les hommes du déluge de leurs maux.

Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Cinquième jour
Le Pécheur outrage Dieu

Réflexions pratiques


Considérez, ô mon âme, qu'en commettant un péché mortel, vous outragez Dieu dans toutes Ses perfections, vous le déshonorez, vous Lui manquez de respect, vous le méprisez jusqu'à Lui préférer une vengeance frivole, un plaisir honteux, un vil intérêt. « Ils ont violé Ma Loi, dit le Seigneur, pour une poignée d'orge, pour un morceau de pain ». Comment avez-vous pu insulter un Dieu d'une Majesté Souveraine, d'une Grandeur incompréhensible, d'une Sagesse, d'une Sainteté infinie, jusqu'à l'abandonner pour des objets aussi méprisables que ceux qui vous sont offerts par le péché? quel profond aveuglement !


Prière


Vous êtes, ô mon Dieu, d'une Grandeur infinie et d'une si haute Majesté que les plus puissants monarques de la terre ne sont pas dignes de former la poussière de Votre char, que les nations, auprès de Vous, ne sont qu'une goutte d'eau, l'univers un petit grain de sable, et tout le genre humain un néant. Nulle beauté n'est comparable à la Vôtre; rien ne résiste à Votre force, rien ne borne Votre Puissance; les richesses et la gloire sont avec Vous; la Magnificence et la Justice ne Vous quittent point. Eh! qui suis-je, ô Dieu trois fois Saint, pour avoir osé me mesurer avec Vous? une feuille, une herbe desséchée, une vapeur, un atome; c'est moi, vile et imperceptible poussière, qui n'ai pas craint de Vous outrager, de Vous mépriser, de braver votre tonnerre en préférant à Vous, qui êtes ma suprême Félicité, une fumée de gloire, un plaisir frivole, une satisfaction criminelle. Cieux, frémissez d'horreur sur ce désordre, puissances du ciel, soyez dans la plus étrange désolation. Et, après tant d'iniquités, les créatures ne se sont point armées contre moi, elles ont continué de me servir, lorsque je ne cessais d'insulter leur Dieu et le mien! Ah ! Seigneur, si je ne savais combien Vous Vous plaisez à signaler Votre Miséricorde, je n'oserais espérer le pardon d'une telle insolence. Je veux Vous préférer à tout, Vous aimer plus qu'aucune créature, et Vous prouver, par la sincérité de ma pénitence, l'amertume de mon repentir.

Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Sixième jour
Le Pécheur se révolte contre Dieu

Réflexions pratiques


Savez-vous, ô mon âme, contre qui vous avez osé lever l'étendard de la rébellion, quand vous avez péché mortellement ? contre Celui qui a tout créé d'un mot, et qui conserve tout par Sa Volonté, contre Celui qui, d'une seule de Ses paroles, enchaîne l'océan, et, d'un seul de Ses regards, fait trembler la terre, contre Dieu Lui-même. Tout dans le ciel, sur la terre et dans les enfers, fléchit le genou en Sa présence, vous seule plus téméraire que le démon, Lui avez dit avec une impudente audace: « Je ne vous servirais pas ». Cessez de résister au Tout-Puissant à qui obéissent en tremblant les puissances du ciel.


Prière


Mon Dieu, Vous êtes infiniment grand: Votre Palais c'est la Lumière, Vos Vêtements la Beauté et la Gloire, Votre char, les nuages et l'aile des vents. Vous êtes infiniment Puissant: Vous touchez les montagnes, et elles fument, Vous les regardez, et elles fondent comme de la cire devant Votre Face. Vous êtes infiniment Saint: à Vos yeux les justes sont souillés, les Cieux eux-mêmes ne sont pas purs en Votre présence, et Vous avez trouvé des tâches jusque dans les Anges. Votre Justice est comme les montagnes les plus élevées, Votre Sagesse n'a point de bornes: voilà celui contre lequel je me révoltais. Tout dans la nature vous est soumis: les Anges, ces sublimes intelligences que Votre main à élevées si haut dans le ciel, volent à Vos ordres, plus prompt que l'éclair. Moi, moi seul, ai osé vous dire: « je n'obéirai pas »; et je Vous l'ai dit en face de Vous-Même, sur le bord de ma tombe, sur le bord de l'enfer où Vous me teniez suspendu par le fil léger de la vie. Cieux! soyez saisis d'effroi: moi, la faiblesse même, je me révoltais contre la force; moi, la bassesse même, je me révoltais contre la Grandeur Souveraine; moi, la malice même, je me révoltais contre la Sagesse et la Sainteté par essence; moi, le néant, je me révoltais contre l'Etre des êtres. Pardon, mon Dieu, de tant d'audace, d'emportement et de scandale.

Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.


Septième jour
Le Pécheur rend inutile la mort de Jésus-Christ

Réflexions pratiques


Considérez, ô mon âme, le Sauveur chargé du poids insupportable de tous les crimes du monde, sous lequel Il succombe: c'est l'état où il s'est réduit par un excès de charité pour les hommes. Mais quelle douleur amère n'éprouva-t-Il pas au pied de la Croix où il allait mourir pour nous, lorsqu'il se représenta les pécheurs qui ne profiteraient pas de sa mort ! Quelle tristesse mortelle pour son Divin Cœur de voir tant de malheureux livrés à un éternel désespoir, et privés pour toujours de la vue de Dieu, parce qu'ils ont persévéré dans le péché et abusé de Ses grâces !


Prière


Vous aimiez la Croix, ô mon Sauveur, parce que Vous aimiez les hommes . Vous la désiriez bien plus ardemment que votre apôtre saint André: il Vous tardait de recevoir ce baptême de sang et de nous donner une dernière preuve de Votre Amour. Mais, ô Agneau sans tache! lorsque Vous vous immoliez volontairement pour notre Salut, comme une Victime agréable aux yeux de Votre Père céleste, Votre Cœur était percé d'un glaive plus cruel que celui de la mort: Vous aperceviez distinctement une foule de Pécheurs qui ne profiteraient pas de Vos Souffrances et de Vos ignominies, et qui les rendraient inutiles en persistant avec opiniâtreté dans le péché. En effet, combien qui, par leurs crimes, se rendent indignes de participer à vos mérites infinis, et qui se perdent malgré la surabondance de la rédemption qu'ils trouveraient en Vous! Cependant tous sont compris dans votre éternelle miséricorde, parce que tous ils sont le prix de Votre Sang. Ne perdez pas, Seigneur, dans l'éternel abîme des Pécheurs dont Vous désirez si vivement la conversion; ne souffrez pas qu'ils abusent plus longtemps de Vos bienfaits, en renouvelant Votre Passion et en Vous crucifiant de nouveau dans leurs cœurs. Et puisque Vous avez triomphé de la mort et de l'enfer, triomphez aussi de ces cœurs endurcis, en détruisant en eux le règne du péché et en les assujettissant à Votre Amour Souverain.

Pratique : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.



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30 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Trente-et-unième jour

Réflexions consolantes et pieux exercices que doit faire aujourd'hui l'âme fidèle à Jésus et à Marie et sincèrement dévote à leurs Cœurs Sacrés

 

En Vous, ô mon Jésus, se trouvent tous les trésors de la Science et de la Sagesse de Dieu, comme s'exprime l'Apôtre Saint Paul. Tout en Vous est d'un prix infini. La moindre action que Vous faisiez sur la terre était d'une valeur inestimable ; un soupir de Vous était pour nous un immense trésor ; pour racheter des millions de mondes, il suffisait d'une goutte de Votre Sang. Vous êtes donc notre Trésor, mais un trésor infini, comme le Sage vous appelle. O Père Eternel, quand Vous auriez créé des millions de mondes, peuplés de créatures aussi saintes et aussi parfaites que la Sainte Vierge, toutes ces créatures réunies n'auraient pu Vous procurer, par tous leurs hommages durant l'éternité, autant de gloire que Jésus par une seule parole, par une démarche, par un mouvement de Son Cœur Adorable. Il était Dieu ; Il était infini en grandeur, en Majesté toutes Ses paroles, toutes Ses démarches, tous Ses soupirs et Ses mouvements étaient par conséquent d'une valeur infinie, et Vous procuraient par là même un honneur infini. « Quelle consolation, s'écrie un pieux auteur, quelle consolation pour le fidèle qui aime Dieu, de songer qu'il peut Lui rendre, par Jésus, surtout au Saint Sacrifice de la Messe, des adorations, des actions de grâces et des satisfactions infinies ! »

 

« Oui, dit le P. H. Bourdon, nous avons l'Homme-Dieu ; avec Lui et par Lui nous pouvons rendre à Dieu toutes les louanges, tout l'amour et toute la gloire qu'Il mérite. Dieu est aimé, loué, remercié et glorifié par Jésus autant qu'Il peut et qu'Il doit l'être ; car tous ces hommages Lui sont adressés par une Personne infinie qui Lui est égale en toutes choses et qui ne s'est faite Son inférieur que pour les Lui rendre. Notre zèle pour la Gloire de Dieu nous doit remplir d'une indicible joie, quand nous réfléchissons que Jésus est l'objet des complaisances divines, et qu'avec Lui nous pouvons dignement satisfaire à toutes nos obligations envers Dieu ».

 

Plusieurs fois au cours de cette journée, j'offrirai à la Très Sainte Trinité, avec les sentiments même des Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie, toutes les Messes qui ont été célébrées et qui le seront jusqu'à la fin du monde, pour remercier Dieu des innombrables bienfaits qu'Il a répandus sur tous les hommes et sur moi pendant cette année, et pour compenser dignement toutes les offenses dont Il a été l'objet depuis un an. « Oh ! Comme la Très Sainte Trinité se complaira devant cet hommage ! Combien Sa Justice sera satisfaite par cette offrande devant laquelle toutes les autres ne seront rien, dit Saint Léonard de Port Maurice, puisqu'elle est d'une valeur infinie ! » Afin de pouvoir renouveler souvent cette offrande si chère à la Sainte Trinité et aux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie, je tâcherai de vivre en retraite aujourd'hui. Je visiterai également une église ou un autel dédié au Cœur Immaculé de Marie, pour la remercier, avec toute l'effusion dont je suis capable, des grâces qu'Elle a daigné m'obtenir, pendant cette année, de la Très Sainte Trinité et du Cœur Sacré de Jésus. Pour cela, je Lui offrirai souvent ce Cœur Divin avec tout l'amour qu'Il Lui porta sur la terre et qu'Il Lui portera éternellement au Ciel.

 

Oraison jaculatoire : Que le Cœur Divin de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie soient connus, loués, bénis, aimés, servis et glorifiés en tout temps et en tous lieux. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

Prière à la Sainte Trinité pour la fin et pour le commencement de l'année

 

Par un Bref du 5 décembre 1876, le Bienheureux Pape Pie IX accorde l'indulgence de 7 ans à tous les fidèles qui, le cœur au moins contrit, feront oraison pendant la dernière demi-heure qui termine l'année et la première qui commence, afin de remercier la Très Sainte Trinité des bienfaits qu'Elle a versés sur nous et qui prieront pour la concorde entre les Princes Chrétiens, pour la conversion des pécheurs, et pour l'exaltation de notre Sainte Mère l'Eglise et de son Chef visible, le Pontife de Rome.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

 

Fin du Mois de l'Immaculée Conception


Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois de l'Immaculée Conception (pdf), en cliquant ici

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Prochain Mois de dévotion : le Mois du Pécheur Repentant,

rendez-vous le 31 janvier

 

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29 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Trentième jour

Considérations et sentiments de pleine confiance en Dieu

 

Quand je considère, disait un humble serviteur de Dieu, que le Seigneur m'a constitué maître de Lui-même, je sens au fond de mon cœur une telle joie, un tel contentement, que je ne crois pas possible d'en goûter davantage en cette vallée de larmes. Si je réfléchis ensuite que ce Dieu, qui m'a constitué maître de tout, promet, sous la foi d'un serment solennel, de m'accorder tout ce que je puis demander en son Nom et qu'ainsi je Lui rendrai gloire, il le vient à l'esprit de solliciter autant de grâces qu'une créature en peut obtenir. Je me sens alors un violent désir de recevoir tous les dons, toutes les faveurs, tous les privilèges accordés aux Saints de l'Ancien Testament, aux Patriarches, aux Prophètes, etc. ; à tous les Saints du Nouveau, aux Apôtres, aux Martyrs, aux Confesseurs et aux Vierges ; tous ceux enfin que le Seigneur a départis aux neuf Choeurs des Anges. Avec tout cela, je ne me trouve pas encore assez exigeant ; car il me semble qu'un un Dieu infini, il ne faudrait demander, s'il était possible, que des grâces infinies.

 

Mon Jésus veut que j'aie la certitude d'obtenir tout ce que je réclamerai par la prière : « Quelque chose que vous demandiez, dit-il, soyez assuré que vous l'obtiendrez et que votre espérances ne sera point trompée ». O Père Eternel, je dois obéir à tous les commandements de Jésus ; or, Vous le voyez, c'est une obligation stricte pour moi de croire que Vous m'accorderez toutes les grâces, toutes les faveurs, tous les privilèges que je puis Vous demander en Son Nom. Oui, je crois fermement tout ce que Jésus a révélé dans Son Evangile et tout ce qu'Il veut imposer à ma raison ; je crois en particulier que j'obtiendrai tout ce que je solliciterai en Son Nom. Une sainte âme disait qu'elle obtenait tout par le moyen de l'oraison, parce qu'elle espérait tout. Eh bien ! Cette confiance, je la désire ardemment et je Vous la demande humblement, ô Père Eternel, par les mérites du Cœur adorable de mon Jésus. Ainsi soit-il.

 

Aujourd'hui et demain, je répéterai le plus souvent que je le pourrai les belles aspirations qui suivent, afin de plaire aux Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie.

 

Aspirations affectueuses à Jésus et à Marie

 

O mon Jésus, je veux Vous aimer maintenant et pendant l'éternité de l'amour dont Vous Vous aimez Vous-même, de Celui que le Père et le Saint Esprit vous portent, enfin de Celui que la Sainte Vierge Vous témoigne ; j'y joindrai celui de tous les élus qui vivent sur la terre, et des Anges et des Saints qui règnent dans le Ciel.

 

O Marie, je Vous aime, et je veux Vous aimer éternellement de l'Amour que Vous portent le Père Eternel comme à Sa Fille, Dieu le Fils comme à Sa Mère, et le Saint Esprit comme à Son Epouse.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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28 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-neuvième jour

Réflexions et sentiments d'une âme éprise d'amour pour Jésus et Marie

 

Mon Jésus, permettez-moi de Vous adresser les paroles d'un de Vos pieux serviteurs, Vous devez Vous rappeler que Vous m'êtes infiniment redevable. Pourrait-il en être autrement ? Dites-moi, mon Jésus, n'est-ce pas pour moi que Vous êtes descendu des Cieux et que Vous Vous êtes incarné ? En ce cas, toutes les grâces, tous les dons, tous les privilèges accordés à Votre Sainte Humanité lui ont été conférés pour moi, puisque c'est pour moi que Vous l'avez revêtue. Vous m'êtes donc rigoureusement redevable de tous les biens accordés à Votre Humanité, et comme ces biens sont immense, Vous m'êtes infiniment obligé. Puis-je m'étonner alors, ô mon Jésus, que Vous me pressiez, que Vous me sollicitiez de demander, de chercher, de frapper, et que Vous m'offriez, sans nombre, sans poids et sans mesure, tout ce que je puis réclamer, jusqu'à ce que ma joie soit pleine et surabondante ? Non je ne dois pas m'étonner que Vous soyez si libéral envers moi, puisque c'est pour moi que Dieu vous a si généreusement doté.

 

Vous aussi, Marie, Vous m'êtes infiniment redevable, puisque c'est pour moi, pour mon salut, que Jésus a pris en Vous un Corps semblable au nôtre ; je puis croire en effet, avec un grand nombre de Docteurs, que mon Jésus ne se serait pas incarné dans Votre Sein Virginal, s'Il n'avait eu les hommes à sauver. C'est donc bien à moi que Vous devez la sublime et incomparable Maternité Divine, tous les dons, toutes les grâces et tous les privilèges qui Vous ont été prodigués à cause d'elle. Voyez, ô Marie, si vous n'avez pas réellement contracté envers moi des obligations infinies. Mais cela ne suffit pas. Qui pourrait exprimer, ô Marie, l'amour que Vous a porté le Divin Cœur de Jésus, et tous les hommages qu'Il Vous a rendus pendant Sa Vie mortelle ? Or, Vous le savez, depuis Sa Conception jusqu'à Sa Mort, Jésus m'a toujours eu présent à l'esprit ; jour et nuit, Il a pensé à moi et tout ce qu'Il a fait, Il l'a fait pour moi. Eh bien ! L'Amour de ce Dieu Sauveur pour Vous, c'est véritablement mon amour ; ces actes de respect, d'obéissance et de soumission dont Il Vous a comblée, sont les miens ; enfin, durant trente-trois années, je Vous ai infiniment aimée et honorée par le moyen de Jésus. Quelle récompense me donnerez-Vous, ô Marie, pour tant d'actes d'amour et de respect filial ? Songez-y bien.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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27 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-huitième jour

Il faut en ce jour demander à Jésus des grâces sans nombre par l'intercession des Saints Innocents

 

Aujourd'hui, je demanderai des grâces abondantes à Jésus par l'intermédiaire des Saints Innocents, et je tiendrai pour certain que mes vœux seront exaucés ; car ces enfants martyrs ont tout crédit près de Dieu, nous dit Saint Cyprien, et obtiennent tout ce qu'on leur demande. Par eux, je solliciterai spécialement le pardon de mes fautes, la grâce de ne plus pécher à l'avenir, un amour ardent pour Jésus et Marie et une tendre dévotion à leurs Cœurs Sacrés. Je remercierai aussi la Très Sainte Trinité de les avoir choisis de toute éternité pour être les prémices des martyrs. Pendant le cours de cette journée, je répéterai souvent cette Oraison jaculatoire : « Mon Jésus, ayez pitié de moi, misérable pécheur, par les mérites et par l'intercession de toutes ces créatures pures et innocentes. Ainsi soit-il ».

 

En ce jour aussi, m'adressant à mon bien-aimé Jésus : « O mon Sauveur et mon Dieu, lui dirai-je, le nombre des créatures contenue dans Votre Essence Divine est infini ; or, si toutes ces créatures passaient à l'existence, si toutes Vous aimaient et Vous glorifiaient comme la Très Sainte Vierge, combien Vous seriez aimé et glorifié ! Eh bien ! Mon Jésus, je voudrais, moi seul, suppléer à l'amour de toutes ces créatures réunies. Le privilège de Vous aimer et de Vous glorifier pour toutes les créatures existantes et possibles Vous est tellement cher, que Vous l'accordez facilement à qui le désire et le demande. Je l'attends donc de Votre Cœur si doux et si aimant, qui m'appartient aussi réellement que le cœur enfermé dans ma poitrine. Or, Votre Cœur étant à moi, je puis à mon gré l'offrir au Père Eternel, à Vous-même et au Saint Esprit. Et si je voulais l'offrir des millions de fois, autant que toutes les créatures réunies pourraient faire d'actes d'amour pendant l'éternité, qui pourrait l'en empêcher ? La Très Sainte Trinité ne peut qu'accepter une telle offrande ; mais comme celui qui la fait est un misérable pécheur, je veux Vous la faire parvenir par les mains de la créature la plus pure et la plus sainte qui ait existé et qui puisse exister, par les mains de l'Auguste Marie. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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26 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-septième jour

La dévotion à Saint Jean l'Evangéliste est très agréable à Jésus et à Marie

 

Oh ! Qu'elle plaît au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, la dévotion des fidèles à Saint Jean l'Evangéliste, qui fut, de la part du Sauveur et de la Sainte Vierge, l'objet d'une si vive et si tendre affection ! Sainte Mechtilde vit un jour l'Enfant Jésus éveiller les religieuses pour qu'elles vinssent au choeur célébrer l'Office Divin en l'honneur de l'Apôtre dont ce jour rappelait la mémoire ; Il leur faisait entendre par là combien Lui sont agréables les hommages adressés en ce jour à ce grand Saint. J'aurai donc une dévotion particulière à Saint Jean ; j'aurai donc recours à lui dans tous mes besoins, et je le conjurerai de m'obtenir du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie toutes les grâces nécessaires à mon salut et à ma sanctification. Sainte Elisabeth, reine de Hongrie, assurait que toutes les faveurs qu'elle avait demandées à Dieu par l'intercession de Saint Jean lui avaient été accordées.

 

Comme c'est la pureté qui l'a rendu si cher à Jésus et à Marie et qui lui a valu de si glorieux privilèges, je le prierai de m'obtenir cette vertu, et je réciterai dans ce but la prière suivante : « Glorieux Saint Jean, par cette angélique vertu qui vous a mérité les grâces les plus insignes, d'être le disciple privilégié de Jésus, de reposer sur Son Cœur, de contempler Sa Gloire, d'assister en personne aux prodiges les plus éclatants, d'être enfin désigné par le Sauveur expirant, comme fil et gardien de Sa Mère ; obtenez-moi, je vous prie, de conserver toujours intacte la belle vertu de pureté et d'éviter avec soin tout ce qui pourrai la blesser, afin que je mérite les faveurs spéciales du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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25 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-sixième jour

Tendre colloque avec l'Enfant Jésus et Sa Sainte Mère

 

Doux Jésus, je Vous adore dans les bras de Votre Sainte Mère, et je m'approche de Vous avec la plus vive confiance. Permettez-moi de baiser Vos pieds sacrés. Que ne puis-je, comme Sainte Marie-Madeleine, les arroser des larmes d'un amour repentant ! Ces larmes purifieraient mon âme et m'obtiendraient les faveurs que Vous prodiguez aux âmes pures et ferventes. Divin Enfant, Désiré des Nations, Vous avez caché Votre Grandeur, en Vous rendant semblable à nous. Jamais Vous n'aviez été plus digne de notre amour qu'en prenant notre nature. Jamais Votre Bonté n'a mieux paru qu'en anéantissant Votre Majesté. Sauveur de mon âme, je me prosterne à Vos pieds, je Vous rends mes humbles hommages comme à mon Dieu et à mon Souverain Seigneur. J'approche de Votre Crèche avec assurance ; Votre voix ne me cause pas de frayeur ; qui pourrait craindre un enfant qui pleure ? Je m'écrie avec Isaïe : « Voilà mon Dieu et mon Sauveur , j'agirai avec une entière confiance, et je ne craindrait point ». Je vois dans ces pieds, dans ces main et dans ce côté, les fontaines de vie qui me seront un jour ouverte et où je puiserai avec joie les eaux du Salut.

 

O Jésus, amour de tous les siècles, le plus beau des enfants des hommes, mon cœur s'attendrit, en Vous voyant pleurer, en Vous entendant gémir et soupirer ! Longtemps, j'ai résisté à Votre Puissance, Votre infirmité me désarme. Oh ! Venez entre mes bras, reposez sur mon cœur, baignez-moi de Vos larmes ; bénissez-moi de Vos petites mains, et pardonnez à l'excès de mon amour. Bénies soient les entrailles qui Vous ont porté ! O Vierge, Vous êtes la plus heureuse des mères, Vous avez donné au monde un Sauveur ; faites naître ce Divin Enfant dans mon cœur.

 

Acte de confiance filiale et d'aveugle abandon en l'Auguste Mère de Jésus

 

O Marie, Auguste Mère de mon Sauveur, je crois fermement que du haut du Ciel, Vous veillez jour et nuit sur ceux qui espèrent en Vous ; rien ne peut manquer à ceux qui mettent en Vous leur espoir ; aussi suis-je résolu de bannir désormais toute crainte, et de m'abandonner entièrement à Votre maternelle sollicitude. Tendre Mère, les méchants pourront m'enlever les biens et la réputation ; les maladies pourront m'ôter les forces et les moyens de Vous servir ; je pourrai moi-même, hélas, perdre Vos bonnes grâces par le péché, mais jamais je ne perdrai ma confiance en Vos maternelles bontés... non jamais je ne la perdrai ; elle sera inébranlable jusqu'à mon dernier soupir. Je mourrai, en répétant mille fois Votre Nom béni, et en faisant reposer toutes mes espérances en Votre Cœur Immaculé. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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24 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-cinquième jour

Saint Jour de la Fête de la Nativité du Seigneur

Dans la solennité de Noël, il faut compter fermement sur toutes les grâces que nous demanderons à Dieu par Jésus et Marie

 

Si les Souverains de la terre, au jour qui rappelle leur naissance, prodiguent les faveurs à leurs courtisans, combien plus Jésus, mon Souverain, sera prodigue de Ses grâces dans ce jour où Il nous fut donné ! Et Marie choisie entre toutes les femmes pour être la Mère de Jésus, Marie voudrait-Elle restreindre Ses faveurs en cet heureux anniversaire ? Je me tiendrai donc assuré que Dieu le Père m'accordera toutes les grâces que je voudrai, par les mérites du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. « Père Eternel, lui dirais-je avec un vif sentiment d'amour, il s'agit de glorifier Votre Fils, et de quelle manière ? En m'accordant toutes les grâces que je me propose de Vous demander en Son Nom, surtout dans ces jours qui rappellent Sa Naissance. Souvenez-vous, ô mon Dieu, que pour Vous glorifier, Jésus s'est humilié, qu'Il s'est fait obéissant jusqu'à la mort et la mort de la Croix ; c'est pourquoi, ajoute l'Apôtre, Vous l'avez exalté, et Vous Lui avez donné un Nom qui est au-dessus de tous les noms. Lui-même m'assure dans Son Evangile que Vous m'accorderez tout ce que je pourrai Vous demander en Son Nom ; Il fait plus encore, Il me le promet sous des serments les plus solennels : « En vérité, en vérité, Je vous le dis, tout ce que Vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous l'obtiendrez ». Ailleurs encore, il renouvelle Sa promesse, et Il en donne la raison : « Afin que le Père soit glorifié dans le Fils ». Eh bien ! Mon Dieu en m'accordant toutes les grâces que je sollicite au Nom de Jésus, pourvu qu'elles puissent profiter à mon âme, Vous serez glorifié en Jésus et Jésus en Vous. Procurez donc cette gloire à Votre Nom et au Nom de Votre Divin Fils : Il a tant fait, Il a tant souffert pour Vous glorifier !

 

Ce n'est pas assez, ô Père Eternel ; il s'agit de glorifier non seulement Jésus Votre Fils, mais encore Son Auguste Mère ; car en Vous demandant ces grâces, j'emploie également près de Votre Divine Majesté la toute-puissante intercession du Saint Cœur de Marie. Je les implore par les mérites du Sang qu'Elle a fourni pour le Corps adorable de Jésus, par les neuf mois qu'Elle l'a porté dans Son Sein, par le lait dont Elle l'a nourri, enfin, par les services continuels qu'Elle Lui rendit durant toute Sa vie. Elle Vous a glorifié et Vous glorifiera infiniment par Son Divin Fils ; il est bien juste que Vous la glorifiiez aussi en exauçant toutes les demandes qui Vous sont faites en Son Nom et par Ses mérites. Ainsi soit-il.

 

En assistant à la Messe aujourd'hui, je puis gagner 100 ans d'Indulgence accordées par le Pape Sixte V.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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23 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-quatrième jour

Ce qu'une âme dévouée à Jésus et à Marie demandait à Dieu le jour de Noël

 

« Un Dieu d'une sagesse, d'une puissance et d'une grandeur infinies, disait cette âme pieuse, doit payer à Marie l'hospitalité qu'Elle lui a donnée dans Son Chaste Sein pendant neuf mois et il la doit payer comme il convient à la Souveraine Majesté d'un Dieu. Eh bien ! Voici comme je prétends que Jésus acquitte Sa dette de reconnaissance à Marie : Je veux qu'à chaque heure de ces saints jours de Noël, Il me fasse acquérir autant de mérites qu'Il est possible à l'âme qui se trouve encore de passage sur la terre. Ce n'est pas assez : je veux, à chaque heure du jour et de la nuit, la conversion de mille pécheurs et la délivrance de mille âmes du Purgatoire. Ces faveurs que je Lui demande, Jésus me les dois accorder par amour pour Sa Mère, et afin de Lui témoigner Sa reconnaissance de ce qu'Elle l'a porté neuf mois dans Son Sein. Serait-ce trop exiger d'un Dieu dont la Sagesse, la Puissance et la bonté sont infinies ? Non, je crains au contraire de trop peu demander ; aussi, je solliciterai d'autres grâces, et de plus extraordinaires ; Jésus doit me les accorder toutes, et une infinité d'autres que je ne sais, ou que je ne puis demander. Il me semble qu'en agissant ainsi, je traite mon Sauveur comme je dois le traiter, en Dieu. Mais comment .osé-je réclamer de telles faveurs, moi, le plus grand pécheur qu'il y ait au monde ? N'importe ; c'est précisément parce que je suis le plus indigne pécheur que j'ose demander les grâces les plus extraordinaires, pour faire mieux ressortir en ma faiblesse la Grandeur et la Gloire du Seigneur ».

 

Nous lisons un exemple analogue dans les Gloires de Marie de Saint Alphonse de Liguori. Un jour, une âme pieuse demanda, par l'intercession de la Sainte Vierge, la conversion de mille pécheurs. Comme elle craignait d'avoir fait une prière indiscrète, la Sainte Vierge lui apparut et lui reprocha sa vaine frayer : « Pourquoi craindre ? Lui dit-Elle ; ne suis-Je pas assez puissante pour obtenir de Mon Fils le Salut de mille pécheurs ? Les voici : J'ai obtenu leur grâce ». Aussitôt Elle la conduisit en esprit au Paradis, et lui fit voir un nombre incalculable de pécheurs qui avaient mérité l'enfer, mais qui grâce à Son intercession, s'étaient convertis et sauvés.

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Œuvre de miséricorde fort agréable à Jésus, à Marie et à Joseph

 

Le trait suivant est rapporté par Saint Vincent Ferrier et par d'autres écrivains. Un marchand de Valence, désirant honorer Jésus, Marie et Joseph, avait prit l'habitude d'inviter à sa table, le jour de Noël, un pauvre vieillard et un femme indigente ayant encore un enfant à la mamelle. En nourrissant ces trois pauvres, il s'imaginait avoir la Sainte Famille à sa table et satisfait ainsi sa dévotion. Après sa mort, ce marchand charitable apparut à quelques pieuses personnes, qui priaient pour lui : « Au moment de mon trépas, leur dit-il, Jésus, Marie et Joseph sont venus me visiter et m'ont adressé cette consolante parole : Pendant ta vie, tu nous a donné l'hospitalité dans la personne des trois pauvres ; aussi venons-nous tous les trois pour t'introduire dans notre palais ». A ce mots, ils prirent son âme et la firent entrer au banquet éternel du Paradis. Oh ! L'heureux marchand, et qu'il a bien entendu le négoce ! « Eh bien ! Dit un pieux auteur, celui qui voudra trafiquer de la sorte, obtiendra la même récompense lorsque le moment sera venu ».

 

Sachant combien est agréable à Jésus, à Marie et à Joseph, cette œuvre de miséricorde, de nourrir trois pauvres en leur honneur, les Souverains Pontifes ont accordé des Indulgences à tous ceux qui la pratiqueront : 1) Indulgence de 7 ans et 7 quarantaines, chaque fois qu'on la fait avec un cœur contrit ; 2) Indulgence plénière, si l'on se confesse, si l'on communie le même jour et que l'on prie selon les intentions du Souverain Pontife ; 3) Indulgence de 100 jours pour tous les membres de la famille et pour tous les serviteurs de celui qui fait cette Charité pourvu qu'ils y aient contribué par leurs bons soins, ou seulement par leur présence.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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22 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-troisième jour

Le Père Eternel devient le débiteur de l'âme que lui offre Jésus

 

Père Eternel, Vous m'avez donné Jésus-Christ pour que je puisse Vous l'offrir en paiement de mes dettes. Vous vous complaisez infiniment dans cette offrande, et je goûte un plaisir indicible à Vous la faire. Si Vous ne m'aviez pas donné Jésus, je ne pourrais rien Vous présenter. Que dis-je ? Je pourrais Vous offrir quelque chose de ce qui est à moi : misères sur misères, péchés sur péchés, ingratitudes sur ingratitudes, voilà ce que je puis trouver en moi-même. Un abîme de misères peut-il présenter autre chose que des misères ? Le néant et le péché, voilà tout mon apanage ; aussi, je serais perdu mille fois, si je n'avais Jésus-Christ.

 

Père Eternel, le don que je Vous offre en la Personne de Jésus-Christ surpasse infiniment tous ceux que Vous m'avez faits et que Vous pourriez me faire, fussent-ils aussi innombrables que les étoiles du Ciel et les sables de la mer, et aussi précieux que ceux dont la Sainte Vierge fut l'objet ; parce qu'après tout, ces dons et tous ceux qu'on peut imaginer sont finis et limités ; tandis que la donation que je Vous fais de Jésus est d'une valeur et d'un prix réellement infinis. S'il en est ainsi, ô Père Eternel, Vous êtes mon débiteur, et ce qui me fait tressaillir de joie, c'est que Vous n'avez pas de trésors suffisants pour Vous acquitter envers moi ; car tous les dons, les faveurs, les grâces et les privilèges que Vous pouvez m'accorder, ne seront jamais un digne équivalent du Présent infini que je Vous fais en Vous présentant Jésus.

 

Vous-même, ô Père Eternel, avez dit un jour à Sainte Marie-Madeleine de Pazzi que, chaque fois qu'une âme Vous offre le Sang de Jésus avec Lequel elle a été rachetée, elle Vous fais un présent dont Vous ne pouvez lui payer le prix. Vous lui avez montré que l'âme Vous constitue ainsi son débiteur. Tout cela excite en moi des transports de contentement et de joie ; car tout cela confirme ce que je disais tout à l'heure, qu'en Vous offrant Jésus, je Vous fais mon obligé.

 

Chose admirable que d'avoir pour débiteur un Dieu d'une puissance, d'une Sagesse et d'une bonté infinie ! Mais Vous savez, mon Dieu, que les créanciers de ce monde ne laissent pas en repos leur débiteurs, et qu'ils veulent à tout prix être payés. Ne soyez donc pas mécontent, si je suis parfois indiscret avec Vous et si j'exige à temps et à contretemps ce que Vous me devez. « Dieu le Père, dit le Père Daniel Bartoli, de la Compagnie de Jésus, en nous accordant ses faveurs, si grandes qu'elles soient, fait moins une donation qu'une restitution ; car nous sommes devenus ses créanciers par la valeur infinie des mérites de Son Fils, Lequel nous les a légués comme notre capital, notre héritage et notre patrimoine ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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