05 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

 

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

Sixième jour

Excès des souffrances de Marie en voyant naître si douloureusement l'Enfant Jésus

Le Sauveur du monde naquit enfin dans un vil réduit, pendant le silence de la nuit; cette heureuse naissance semblait présager à Marie une joie ineffable: son cœur ne pouvait suffire au bonheur. de voir son Fils tant désire, de toucher ses divins membres, et de l'avoir mis au monde sans douleurs. De plus, à la douceur céleste qu'il lui avait procurée pendant qu'il fut renfermé dans son sein, succédèrent les tendres regards de son divin Fils, dont la beauté ravissait les cœurs des hommes; le gracieux sourire de ses lèvres empourprées, qui répandait la douceur du paradis; la perfection de son corps adorable. Combien Marie fut heureuse de le nourrir de son lait virginal, de lui prodiguer les plus tendres caresses, et de le voir honoré si sincèrement et avec tant d'ardeur par les bergers. Mais, d'un autre côté, quelle douleur pour elle de voir ce Dieu que le ciel et la terre ne peuvent contenir, couché dans une crèche, sur la paille, et la tête sur une pierre mal couverte de haillons? Quel spectacle pour son cœur maternel, de considérer ce divin enfant renfermé-dans de pauvres langes, au milieu de deux brutes, dans une grotte froide, à demi-ouverte, exposée aux injures de l'air, et dans la nuit de l'hiver le plus rigoureux! A cette vue et aux pleurs du divin nouveau-né, cette mère désolée ne devait-elle pas s'écrier comme elle le révéla à Sainte Brigitte: « Hélas! ô mon Fils! vous souffrez plutôt de mes peines que des vôtres! » Une autre source d'affliction pour la très Sainte Vierge, ce fut tout ce qu'une lumière prophétique lui fit prévoir dans l'avenir, touchant son divin Fils. Ces vues affligeantes répandirent l'amertume sur les délices qu'elle goûtait en pressant le divin enfant sur son cœur. Souvent, au rapport de Sainte Brigitte, la très Sainte Vierge faisait entendre cette douce plainte: « Ah! mon cher Fils, maintenant vous reposez dans les bras de ma tendresse et de mon amour, mais le temps viendra où vous serez cloué sur les bras durs d'une ignominieuse croix. Maintenant je vous donne des baisers sincères, et un jour à venir vous recevrez le baiser sacrilège du traître Judas. A présent je vous nourris de mon lait, et à votre mort on vous désaltérera avec un breuvage amer. Maintenant je vous couvre de langes pauvres mais blancs, et je vous entoure de douces bandelettes, un jour, hélas! on vous revêtira d'un haillon de pourpre, et on vous liera cruellement avec des cordes et des chaînes! O mon Dieu! si je vous vois dormir doucement dans mes bras, je pense aussitôt à ce cruel moment où du haut de la croix je recevrai de nouveau votre corps mort tout déchiré et couvert de plaies! » Et en parlant ainsi, Marie donne un libre cours à ses soupirs et à ses larmes; et l'Enfant Jésus, dans les bras de sa tendre Mère, loin de la placer dans un paradis terrestre de joie, devient au contraire pour elle un faisceau de myrrhe et d'amertume.

Colloque

O Vierge sainte! comment n'avez-vous pas cessé de souffrir à cet heureux moment auquel vous mîtes au monde le Fils de Dieu? En cet instant vous fûtes au faîte des grandeurs humaines et célestes; vous reçûtes, à juste titre, les félicitations des bergers accourus à la crèche; les Anges descendus dans l'étable vous portèrent envie, et tout le Paradis vous admira et vous reconnut pour sa Souveraine et sa Reine bien-aimée. Mais hélas! dans une si grande élévation, ô Mère affligée! vous êtes réduite à soupirer et à beaucoup pleurer. Comment, en effet, auriez-vous pu retenir vos larmes, en voyant un enfant si beau en proie à tant de besoins; vêtu si pauvrement et sans avoir moyen de le soulager; en entendant ses cris et en considérant ses pleurs sans pouvoir les sécher? De quel glaive de douleur votre cœur maternel ne fut-il pas percé? O que je vous plains! Ah! si du moins je pouvais vous offrir mon cœur pour servir de berceau à votre divin Fils! Que je le ferais volontiers! Mais vous savez combien ce cœur est plein de vices, vous savez qu'il est encore plus souillé que l'étable de Bethléem. Obtenez-moi, ô très-sainte Mère! la grâce de le purifier auparavant par une vraie pénitence; ensuite prenez-le, servez-vous-en comme il vous plaira, et ne me le rendez-plus, puisqu'il est de mon plus grand intérêt de ne l'avoir pas, pourvu qu'il soit entre vos mains sacrées.

Soupir à Marie

L'Enfant Jésus étant sur le foin, je pleure de joie et de douleur tout ensemble; mon cœur est partagé entre l'allégresse et la peine.

Exemple

Le Bienheureux Jacques-Philippe de Faenza, de l'Ordre des Servites, reçut, dès son enfance, beaucoup de faveurs de Notre Dame des Douleurs. A l'âge de deux ans, il fut atteint du mal caduc, mais à peine son père l'eût-il consacré par, vœu à Notre Dame des Douleurs, qu'il recouvra la santé. Lorsqu'il eut atteint l'âge de neuf ans, il prit le saint habit; dans l'Ordre des Servites, et vécut dans la pratique des plus éclatantes vertus. Il eut une dévotion particulière à Notre Dame des Douleurs, et en son honneur, il passa sa vie toute entière dans les, soupirs et les larmes. Mais la très Sainte Vierge, qui rend toujours au centuple ce qu'on fait pour elle, lui obtint, en récompense, la grâce de jouir, quelques jours avant sa mort, des saintes joies du Paradis: il les passa dans une douce extase d'amour divin, au bout de laquelle il rendit paisiblement l'esprit entre les mains de sa grande Protectrice. (Arcang. Giani in Annal. Serv.)

Pratique: Réciter les Litanies des douleurs de Marie.

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02 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

Quatrième jour

Trouble de la très Sainte Vierge à l'occasion des peines que sa miraculeuse grossesse donnait à Saint Joseph

La très Sainte Vierge, devenue Mère du Verbe incarné par l'opération du Saint Esprit, retourna à Nazareth auprès du Patriarche Saint Joseph. Son terme approchait visiblement. Son vertueux époux en fut d'autant plus étonné, qu'il ignorait les secrets des conseils divins; il ne savait pas que le fruit renfermé dans le sein virginal de son épouse était l'œuvre du Saint Esprit; il était, par conséquent, dans des angoisses extraordinaires, et son cœur était accablé d'inquiétude et de douleur. En proie à la plus cruelle perplexité, il n'ose soupçonner ua crime dans la très Sainte Vierge; il connaissait trop sa délicatesse et sa vertu pour en avoir la pensée. La pureté des sentiments de Marie, la sévérité de sa conduite, rassurent Saint Joseph, et il trouve dans la sublime vertu de cette belle âme, la plus solide garantie qu'elle n'a point violé la fidélité qu'elle lui a promise. Mais, suivant Saint Basile, Saint Bernard et d'autres Pères de l'Eglise, le juste Joseph, au milieu de ses peines, attribuait ce qu'il voyait dans sa chaste épouse à une cause surnaturelle et miraculeuse, et sous ce point de vue, il s'estimait indigne d'être dans la compagnie d'une personne si privilégiée et si sainte, et il pensait à s'en éloigner secrètement et sans bruit. Marie s'aperçut très-bien des inquiétudes et en même temps du respect de Joseph, qui, bien que rarement, lui manifestait ses sentiments par quelques paroles d'humilité. O mon Dieu! qui pourrait exprimer le tourment de cette Vierge sainte de ne pouvoir consoler Joseph comme elle l'aurait voulu, en lui dévoilant le mystère de l'Incarnation du Verbe. Pendant ces tristes jours, que de soupirs douloureux s'échappaient de son cœur oppressé! Au commencement, Joseph garda le silence avec elle par respect, et ne lui fit aucune question sur ce mystère. De son côté, la très Sainte Vierge ne lui en disait rien, parce que l'humilité lui fermait la bouche et lui faisait cacher sa dignité ineffable; elle savait d'ailleurs que les grands dons de Dieu ne doivent se publier que quand Dieu lui-même le veut: ainsi son humilité d'une part, et de l'autre, le respect de Joseph, furent deux glaives qui déchirèrent son tendre cœur. Oh! qui pourrait exprimer les doux colloques de Marie avec Jésus renfermé dans son sein, au sujet de cette profonde affliction; avec quelle ardeur devait-elle le supplier d'abréger le temps de cette épreuve pour son cher Joseph? et nous, hélas! combien devons-nous et l'admirer et compatir à sa peine? combien surtout devons-nous rougir à la vue de l'exemple d'humilité, de silence et de charité qu'elle nous donne?

Colloque

Vierge affligée, à peine êtes-vous devenue Mère de Dieu, que les peines viennent accabler votre beau cœur. O que je vous plains! Mais en même temps, combien je me réjouis devoir que le Ciel, touché de votre affliction, envoie un Ange à Joseph pour dissiper ses craintes, en lui annonçant le mystère de l'Incarnation, et vous rend à tous les deux votre tranquillité. Ah! ma très sainte Mère, jetez sur moi un regard de compassion, et par le mérite de la douleur que je viens de méditer, préservez-moi de tout fâcheux accident, ou bien, faites que je le supporte avec une sainte résignation, afin que je partage ensuite vos consolations éternelles dans le Ciel.

Soupir à Marie

O Marie! quelle fut votre douleur en voyant le trouble de Joseph pendant que le secret du Ciel lui demeura caché!

Exemple

On lit dans les lettres édifiantes des missions de la Compagnie de Jésus, qu'un jeune Indien gardait dans sa chambre une statue de Notre Dame des Douleurs, qui avait un glaive fixé sur le cœur. Un jour, poussé par une violente passion, il résolut de la satisfaire à tout prix; mais en sortant de sa chambre dans cette intention, il entendit tout à coup une voix miraculeuse qui lui dit: « Arrête, où vas-tu? » il se retourna et vit la statue de Notre Dame des Douleurs étendre le bras, ôter le glaive de dessus son cœur, et pendant qu'il avait les yeux fixés sur ce prodige, il entendit ces paroles: « Allons, prends ce glaive et frappe-moi plutôt que de blesser mon Fils par ton péché ». A ces mots, le jeune homme, stupéfait et contrit, se prosterne à terre, et demande avec un torrent de larmes pardon de sa faute à Dieu et à la très-Sainte Vierge, formant la sincère résolution de n'y plus retomber.

Pratique: Réciter le Stabat Mater.

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

Troisième jour

Peines du voyage de la Très Sainte Vierge pour aller visiter Sainte Elisabeth

Le jour de l'Annonciation, à peine la très-Sainte Vierge eut-elle appris de l'Archange Gabriel qu'Elizabeth, sa parente, était devenue féconde par miracle, et malgré sa stérilité, qu'elle se mit en chemin pour la visiter .Elle gravit donc les montagnes de la Judée, où se trouvait la ville d'Hébron, qui était du domaine des prêtres, et où demeurait Zacharie. Il y avait au moins trente lieues de distance. Que n'eut pas à souffrir la très-Sainte Vierge pour les parcourir? Qu'on se rappelle son âge tendre, sa vie retirée, soit au temple pour prier, soit dans son humble demeure; toujours dans la ferveur, dans le silence et dans la contemplation; que n'eut-elle pas à endurer en quittant d'aussi saintes habitudes pour parcourir, pendant plusieurs jours, des chemins déserts, rudes et montueux? Ajoutons qu'elle fit ce voyage à la hâte: sa pudeur virginale, dit Saint Ambroise, ne lui permettant pas de demeurer long-temps en public; ou bien, suivant Origène, parce que l'enfant Jésus qu'elle portait dans son sein virginal, la pressait d'arriver pour sanctifier au plutôt Jean-Baptiste. Que de peines pour cette Vierge! que de sueurs! combien de fois, succombant à la fatigue du voyage, s'assit-elle sur une pierre ou sur l'herbe, pour prendre un peu de repos et respirer? Oh! Vierge sainte, si jeune encore, vous commencez à souffrir pour les hommes; vous supportez tant de fatigues, dans l'impatience de répandre sur le Précurseur et sur sa mère les trésors de votre ardente charité! Arrivée à Hébron, la très-Sainte Vierge, suivant l'opinion commune des Docteurs, demeura dans la maison d'Elizabeth jusqu'à la naissance de Saint Jean Baptiste, à peu près trois mois. Dès que cet heureux enfant fut né, au sentiment de Saint Pierre Damien, la très-Sainte Vierge le tenait dans ses bras et le pressait tendrement sur son sein virginal, pour le sanctifier toujours davantage et le rendre le digne précurseur de son divin Fils. Enfin, sa mission finie, Marie reprit le chemin de Nazareth vers la fin de juin. Mais la saison avancée dut rendre ce second voyage plus pénible que le premier. Elle eut à supporter les ardeurs du soleil brûlant de la Palestine, une soif ardente, et des fatigues qu'augmentait encore sa grossesse avancée.

Colloque

Je ne sais, Vierge sainte, ce que je dois le plus admirer en vous dans cette visite, ou l'héroïsme de votre charité, ou la profondeur de votre humilité, ou le prodige de votre patience. Votre charité, lorsque, pour obéir au Verbe divin, vous précipitiez votre marche afin de purifier plus tôt Jean-Baptiste de la tache originelle; votre humilité, lorsque déjà proclamée Mère de Dieu et Reine de l'Univers, vous ne dédaignâtes pas de servir votre parente Elizabeth; enfin, votre patience, lorsque surmontant les répugnances de votre pudeur virginale et de votre complexion délicate, vous fîtes à pied et enceinte du Verbe incarné, un voyage si pénible et si long! Ah! charitable Mère, visitez, je vous en conjure, ma pauvre âme; ôtez-en tout ce qui déplaît à vos yeux si purs, et à ceux de votre divin Fils; disposez-la, par votre puissant secours, à suivre vos traces admirables dans la charité, l'humilité et la patience.

Soupir à Marie

Sainte et tendre Vierge, vous allez toute seule, par des chemins longs et rudes, procurer la vie de la grâce à Jean-Baptiste avant sa naissance.

Exemple

 

Une des pratiques de l'Ordre des Pères Servites, en l'honneur de Notre Dame des Douleurs, est de porter solennellement sa statue en procession, dans les jours plus particulièrement destinés à son culte. Maintes fois, dans ces processions, la très-Sainte Vierge s'est plu à opérer de grands miracles; à Grenade, elle guérit plusieurs paralytiques; à Bologne, elle fit cesser la peste; à Capo-d'Istria, elle éteignit un incendie; à Vienne et à Florence, elle obtint du Seigneur un temps favorable; à Asti, ville du Piémont, pendant plusieurs années on remarqua, un peu avant le départ de la procession du dimanche des Rameaux, une étoile qui brillait en plein jour sur l'Eglise Sainte Catherine des Pères Servites; cette étoile suivait la direction de la procession, comme pour faire cortège à la statue de Notre-Dame-des-Douleurs, et la procession finie, elle disparaissait. (Act. Auth. cur. Episc. Asti.)

Pratique: Visiter une église on une image de Notre Dame des Douleurs.

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31 août 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

 

Premier jour

Angoisses de la très-Sainte Vierge à sa Naissance

 

A l'approche de la plénitude des temps, apparut, sur le ténébreux horizon de la terre, l'Aurore éclatante et tant désirée, avant-courrière du Soleil de justice. L'adorable Trinité se plut à donner dans la naissance privilégiée de cette fille du Ciel, une figure de sa sublime gloire; Les Esprits célestes furent dans la joie à la vue de celle qui devait réparer la perte des Anges prévaricateurs. Sainte Anne, sa mère, fut consolée de sa longue stérilité par cet enfantement prodigieux. La Judée en fut dans l'allégresse, et jouit du bonheur d'être la première à voir cette fille ravissante. Enfin tout le genre humain se félicita à la venue d'une Reine compatissante, d'une tendre Protectrice, d'une Avocate toute-puissante. Mais hélas! il arriva à cette sainte Vierge en naissant, ce qu'éprouve un flambeau allumé, qui luit et réjouit les autres de ses vifs rayons, en se détruisant et en se consumant lui-même. Oui, tandis que cette bienheureuse enfant remplit de joie le ciel et la terre par sa naissance, elle est contrainte à pleurer amèrement dès son entrée dans le monde, à vivre resserrée dans ses langes, et à ressentir tout le poids de son âge tendre. Il est vrai, comme l'assure d'ailleurs Saint Pierre Chrysologue, que les Anges devaient descendre du Ciel en foule pour essuyer les premières larmes de cette enfant incomparable, pour apaiser ses premiers cris, et agiter son berceau de leur main céleste. Cependant Marie ressentait bien plus vivement que tous les mortels, les angoisses de son enfance, parce que, bien différente des misérables enfants d'Adam, elle jouissait, dès sa conception, du plein usage de sa raison éclairée. Or, si, suivant Sénèque, la condition des hommes est malheureuse au point qu'aucun esprit ne l'embrasserait s'il était libre de la choisir avec la connaissance parfaite de ses maux; et si, entre les divers âges de la vie, l'âge de l'enfance est celui où l'homme est sujet à un plus grand nombre de misères, misères si grandes qu'il a fallu que la Providence, pour rendre ces peines supportables, réglât que cet âge serait dénué de prévoyance et s'écoulerait dans une ignorance complète, en sorte qu'au développement de la raison dans les enfants, les misères du premier âge seraient passées; quelles furent les angoisses de cette céleste enfant, qui, par un décret divin, fut privée dans ses langes de l'adoucissement accordé à tous les hommes? Oh! que sa pleine connaissance dut ajouter à ses maux! Combien plus encore sa prescience de l'avenir dut augmenter ses douleurs, puisqu'elle avait à gémir à la fois, et de ses peines présentes, et encore de toutes celles de sa vie mortelle!

 

Colloque

 

Je ne puis retenir mes larmes, ô très Sainte Vierge, en pensant que vous pleuriez sur les bras de votre tendre mère et dans votre berceau. Les langes qui vous resserrent vous arrachent des cris plaintifs qui me déchirent le cœur. O enfant remplie de grâces, combien je compatis à vos peines! Que ne puis-je vous rendre les mêmes services que les saints Anges vous prodiguèrent; vous consoler comme eux par une douce mélodie, et essuyer vos précieuses larmes! Mais puisque je n'ai pas ce bonheur, je veux au moins vous rendre l'hommage de la plus tendre dévotion; je voudrais pouvoir baiser mille fois votre berceau; et je vous supplie humblement d'offrir au Seigneur une de vos larmes en expiation de mes péchés. O Vierge aimable! vous pleurez dans vos langes; mais vos larmes sont la rosée céleste qui prélude à la naissance du Soleil de justice.

 

Exemple

 

Un ecclésiastique réduit à l'extrémité par une grave maladie, et assailli de tentations du démon, en était accablé et saisi de frayeur; mais comme il avait honoré Notre Dame des Douleurs, elle ne tarda pas à lui adresser ces douces et consolantes paroles: « Pourquoi, mon fils, vous livrez-vous à tant de tristesse, vous qui m'avez si souvent consolé dans mes douleurs? Prenez courage, réjouissez-vous, vous guérirez. C'est ce qui arriva à l'instant même. (Pré fleuri, part. 2, liv: 3, chapitre 75. )

 

Pratique de Piété: Réciter le Chapelet des sept douleurs

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30 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

 

Trente-et-unième jour

Le Cœur de Marie Reine et Mère de miséricorde

 

En ce dernier jour, ô ame dévote, considérez avec une confiance et un amour filial, le Cœur envers nous si compatissant de la Reine et Mère de miséricorde. Le Père éternel a assigné à Jésus-Christ le Règne de la justice, et à Marie le Règne de la miséricorde, dit saint Bonaventure. Saint Bernard se demande pourquoi l'Eglise appelle Marie, Reine de miséricorde, et répond: « Afin que nous croyions que Marie ouvre l'abîme de la miséricorde a qui elle veut, quand elle veut, et comme elle veut; de sorte qu'il n'est point de si grand pécheur qui ne se sauve, si la Sainte Reine de tous les Saints le prend sous sa puissante protection ». A l'occasion d'un pécheur supplicié, et sauvé ensuite par Marie, que ce pécheur avait honorée de son vivant, Notre Seigneur révéla à sainte Catherine de Sienne, que par un des privilèges de cette divine Mère, quiconque lui avait été dévot pendant la vie , ne périssait pas. « Ah! s'écrie saint Antonin, quel soin la Vierge Marie ne prend-elle pas de nous? »  Sainte Madeleine de Pazzi, dans un de ses ravissements, nous adresse cette exhortation: « Vous qui ne trouvez pas de miséricorde, recourez à Marie qui est toute bonne et toute-puissante; vous qui êtes sans cesse agité, recourez à Marie qui est une mer pacifique; vous à qui les plaisirs du monde sont devenus insipides, recourez à Marie qui est une mer amère; vous qui êtes sous l'empire du démon, recourez à Marie, qui est la Mère de l'humilité, car rien ne chasse plus le démon que l'humilité. Recourez donc tous à Marie ».

 

Recourons donc à Marie. Mais, dit saint Bernard, pour cela nous devons diriger vers elle toutes les puissances de notre âme. « Elle reconnaît, elle aime ceux qui l'aiment; elle assiste ceux qui l'invoquent avec sincérité, ceux surtout qui s'efforcent de se rendre semblables à elle en chasteté et en humilité, pourvu toutefois qu'ils aient en même temps la charité, qu'ils mettent en elle, après son Fils, toute leur espérance, et qu'ils la cherchent de tout leur cœur ». Mais nous, sommes-nous de ces vrais dévots, de ces enfants chéris de la Reine de miséricorde? O glorieuse Reine, recevez-moi au nombre de vos fidèles serviteurs. « Puisque vous êtes la Reine de miséricorde, vous dirai-je avec saint Bernard, vos véritables sujets sont les misérables. Vous êtes la Reine de miséricorde; et moi je suis des pécheurs le plus misérable, le plus abject de vos sujets; exercez donc sur moi votre empire, gouvernez-moi, dirigez-moi, ô Reine de miséricorde. Ne me rebutez donc pas, ô Marie, car je veux être tout vôtre: je veux avoir pour vous un cœur de fils, comme vous avez pour moi un cœur de mère. Que mon cœur puisse ainsi parvenir à s'unir au vôtre, pour aimer, dans cette sainte union et pendant la bienheureuse éternité, votre Fils, à qui soit honneur et gloire dans tous les siècles des siècles. Amen.

 

Fleur: Réciter avec dévotion, les bras ouverts, le Salve Regina.

Fruit: En toute occasion, montrer un cœur de fils à Marie, et conseiller de faire pendant un mois de l'année de saints exercices de dévotion au sacré Cœur de Marie.

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« A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera »

(La très Sainte Vierge Marie aux petits bergers de Fatima, en 1917)

 

Fin du Mois du Cœur Immaculé de Marie

 

Prochain Mois de Dévotion

Le Mois de la Vierge des Douleurs

Qui débutera le 1er septembre

Je vous donne rendez-vous le 31 août pour la 1ere Méditation du Mois de la Vierge des Douleurs

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Pour télécharger l'intégralité du Mois du Cœur de Marie (pdf) cliquer ici


29 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Trentième jour

Le Cœur de Marie devenu Océan de grâce à la descente du Saint-Esprit

 

Considérez avec quelle profusion le Saint-Esprit se communiqua à la Vierge son Epouse, préférablement à tous ceux qui se trouvaient avec elle dans le Cénacle. L'Ange l'avait déjà saluée pleine de grâce: Ave gratia plena. Elle avait été remplie de grâce avec une nouvelle abondance, dès le moment qu'elle conçut le divin Verbe par l'opération du Saint Esprit: Spiritus Sanctus superveniet in te. Elle était donc alors remplie avec une extrême abondance, et c'est sur cette abondance extrême que le Saint-Esprit survint de nouveau avec un surcroît d'abondance; car l'Ange n'avait pas dit: Le Saint-Esprit viendra; mais, Il surviendra; Superveniet. Chercherait-on à comprendre jusqu'à quel degré cet Amour incréé communiqua ses dons à sa sublime Epouse déjà remplie et surabondamment remplie de lui? On n'y parviendrait pas; c'est impossible. Imaginez un immense océan de grâce, sur lequel tombe du ciel un déluge plus grand encore que cet océan; comme lors du déluge universel qui fit dépasser à la mer ses limites, couvrir ses rivages et inonder toute la terre. C'est ce qui arriva à Marie, disent les saints Pères qui lui attribuent même la descente du Saint-Esprit sur les âmes de tous les fidèles, sans en excepter les Apôtres. Saint Epiphane dit: « Elle fit tomber en torrents la pluie du Saint-Esprit sur toute la terre, pour y produire le fruit de la Foi ».

 

Notre âme a été arrosée de cette pluie, dans le Sacrement du Baptême, dans celui de la Confirmation, et dans les autres Sacrements. Mais quels sont les fruits qu'a produits notre Foi? Pouvons-nous dire avec l'Apôtre: La grâce de Dieu n'a pas été stérile en moi ? » « O Femme pleine de grâce, comblée de grâce avec une telle surabondance, qu'elle suffirait pour faire revivre toutes les créatures, si elles en étaient arrosées »; ah! faites qu'aujourd'hui la grâce qui me fut autrefois donnée dans le saint Baptême, soit en moi revivifiée, et que j'en sois ressuscité.

 

Fleur: Réciter souvent l'oraison jaculatoire: « Mère de la grâce divine, priez pour moi ».

Fruit: Pratiquer les bonnes œuvres, et faire valoir le talent de la grâce reçu de Dieu.

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Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!

28 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-neuvième jour

Le Cœur de Marie encouragé, fortifié, et ravi jusqu'au Ciel, dans l'ascension de son Fils

Sainte Madeleine de Pazzi ayant entendu, dans une de ses merveilleuses extases, le dernier entretien secret de Jésus avec sa Mère, nous le rapporte en ces termes: « Notre Dieu est grand. Les secrets que le divin Epoux de nos âmes communique à Marie sont grands. O Marie, l'entretien que votre Fils eût avec vous, avant sa Passion, fut un entretien de conformité à la volonté de Dieu son Père; celui qu'il eut après sa Résurrection fut un entretien de joie; celui-ci, étant le dernier, fut un entretien de gloire. Mais quel sujet pouvait alors vous intéresser, ô Marie? Serait-ce, le Verbe, époux des Vierges, entouré des Vierges? Oui, sans doute ; puisque vous étiez Vierge, et éprise de la virginité, vos délices devaient être de vous entretenir des Vierges ». Considérez maintenant quel encouragement et quelle force dut puiser le Cœur de la Reine des Vierges dans un entretien si honorable aux Epouses de Jésus-Christ, et imaginez-vous d'être à la suite du divin Rédempteur, lorsque , après cet entretien, il s'acheminait avec sa Mère et ses Disciples vers la montagne des oliviers. Y étant arrivé, prenant congé de sa Mère, et les bénissant tous: « Il se sépara d'eux, et il était porté au Ciel » à leur vue; jusqu'à ce qu'élevé à une grande hauteur une nue le déroba à leurs regards. Ah! peut-on concevoir parfaitement toute la joie, tout le ravissement de Marie voyant ainsi ce beau triomphe de son divin Fils, et admirant ce corps formé dans son sein, s'élevant au-dessus du bienheureux empyrée, et plus brillant que le soleil? Elle ne se rassasiait pas de le regarder, et ne cessait de tenir les yeux fixés vers cette partie du ciel où planait cet Aigle victorieux. Mais le Cœur de Marie l'a suivi, plus loin que sa vue , jusqu'au ciel, où son cher Jésus est assis à la droite de Dieu le Père.

L'Eglise nous exhorte tous les jours, à la sainte Messe, d'élever nos cœurs. Sursùm corda, dit-elle; et nous répondons : Habemus ad Dominufn: Nos cœurs sont élevés au Seigneur. Mais répondons-nous vrai? « Si nous sommes ressuscites avec Jésus-christ , nous dit l'Apôtre, nous devons, non pas rechercher les choses de la terre mais nous occuper de, celles du ciel, où le Christ est assis a la droite de Dieu le Père »; et l'Eglise ajoute: « Que nos cœurs soient fixés où sont les vrais contentements ». O mon Jésus, enlevez mon cœur; ravissez-le, attirez-le vous-même à vous, et tenez-le toujours uni au vôtre et à celui de votre tendre Mère. Qu'il ne soit plus détenu dans le bourbier de ce misérable monde. Faites-moi cette grâce, ô mon Jésus, par l'amour avec lequel vous enlevâtes avec vous au Ciel le Cœur de notre divine Mère.

Fleur: Répéter l'oraison jaculatoire: « Attirez-moi après vous ».

Fruit: Tenir son cœur détaché de la terre, et élevé au Ciel.

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Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!


27 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-huitième jour

Allégresse du Cœur de Marie en voyant son Fils ressuscité

Considérez l'allégresse et la joie du Cœur de Marie, à la vue de Jésus, se présentant à elle au moment qu'il Tient de ressusciter. Pour la comprendre, cette joie ineffable, qui pénétra à l'instant dans ce Cœur si profondément affligé, il faudrait s'être fait une juste idée de ses précédentes peines: car la joie de voir son Fils glorieux et ressuscité dut être proportionnée à l'excès des douleurs qu'elle avait éprouvées en le voyant souffrir les plus étranges tourments et la mort la plus cruelle. Quel ne fut donc pas le torrent d'allégresse qui inonda tout-à-coup le Cœur de la Vierge? Saint Ambroise dit, qu'il excita au plus haut degré l'admiration des Anges, et qu'aucune langue humaine ne saurait l'exprimer. Cette joie fut assurément la plus grande que ce, grand Cœur eut jusqu'alors ressentie. Sainte Madeleine de Pazzi, à la seconde fête de Pâque, après la Communion, étant en extase, et contemplant l'apparition de Jésus à sa Mère, s'adresse à lui, et lui dit: « Comme, dans le douloureux entretien que vous eûtes avec votre très sainte Mère avant votre Passion, vous lui donnâtes la connaissance complète de tout ce que votre Humanité sainte avait opéré et devait opérer pour notre salut, et lui révélâtes d'avance toutes vos souffrances et tous vos tourments; de même, dans cet entretien si doux, où elle se trouvait avec vous au comble de la joie, du contentement et de l'allégresse, vous lui donnâtes la connaissance de ce que votre Divinité avait déjà opéré et de ce qu'elle devait opérer à l'avenir en nous et pour nous ». Qui pourrait donc comprendre la joie et le contentement de Marie?

Réjouissons-nous aussi avec elle et avec son divin Fils, en le suppliant d'effectuer ce qu'il annonçait à sa bienheureuse Mère qu'il opérerait en nous. O la plus heureuse des Mères , ô glorieux Jésus, je me réjouis avec vous de tout mon cœur; et de tout mon cœur je vous remercie de tout ce que vous avez souffert pour moi. Daignez, de grâce, m'en appliquer le mérite, et opérer en moi ce qui convient le mieux à votre plus grande gloire et au salut de mon âme.

Fleur: Réciter l'oraison jaculatoire: « Réjouissez-vous, ô Vierge Marie, soyez dans la joie, et louez le Seigneur; parce que le Seigneur est véritablement ressuscité; louez le Seigneur ».

Fruit: Coopérer à la grâce de Jésus-Christ, qui opère en nous.

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Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!


25 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-sixième jour

Sentiments du Cœur de Marie, quand elle vit Jésus incliner la tête et expirer sur la Croix

Considérez quels furent les sentiments du Cœur de Marie, déjà au comble de la douleur, en voyant le visage de son cher Fils se couvrir d'une pâleur mortelle, ses paupières se fermer, et enfin sa tête s'incliner humblement, en signe de respect et de soumission envers son Père, pour rendre le dernier soupir. Comment l'âme de cette bienheureuse Vierge ne se sépara-t-elle pas de son corps, lorsque l'âme de son cher Fils quitta le sien? « Ce fut par un très grand miracle, que cela n'arriva pas »,  rapporte sainte Brigitte. Puisque « les pierres se fendirent », en signe de douleur, comment son tendre et sensible Cœur ne se fendit-il pas aussi? Ce fut l'amour même qui le conserva dans son intégrité. Comme Marie fut en tout semblable à Jésus pendant la vie, elle lui fut aussi semblable à la mort. Elle incline aussi la tête; elle comprime dans son Cœur l'immensité de ses peines et de ses douleurs, et toute résignée, elle adore les décrets maintenant accomplis du Père éternel. Voici pourquoi cette âme très sainte ne se sépara pas alors de son Corps. Cette âme était avec celle de son cher Fils comme contenue et resserrée par la véhémence de l'amour qui les pressait et les unissait étroitement toutes deux ensemble.

Peine, affliction, douleur et tourments inouïs! Marie seule les a tous éprouvés. Et quels exemples ne nous a-t-elle pas en même temps donnés de soumission, d'uniformité, de constance et de résignation? Est-il école plus instructive? Et cependant, ô confusion extrême! à peine voit-on en nous l'ombre de ces vertus! O mon Dieu, je confesse qu'il ne faut qu'un léger souffle de vent qui ne flatte pas mon humeur ou mon amour-propre, pour me précipiter dans les abîmes de l'erreur et du vice; qu'il suffit d'un ordre un peu sévère, pour me faire secouer le joug de l'obéissance; qu'une petite affliction peut m'entraîner hors de la voie de vos divins Commandements. Mon Dieu, mon Sauveur, ayez pitié de moi! Et vous, Marie, notre Mère chérie, obtenez-moi ces vertus qui vous fortifièrent et vous rendirent invincible au pied de la Croix ».

Fleur: Réciter sept Ave Maria à l'honneur des sept douleurs du Cœur de Marie.

Fruit: L'amour de la Croix, et, dans toutes les adversités, résignation à la volonté de Dieu.

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Coeur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à Vous!

 

24 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Vingt-cinquième jour

Le Cœur de Marie est pour nous un Cœur de Mère

Jusqu'à présent Marie nous avait aimés comme des sœurs ou des frères: maintenant considérons son amour devenu maternel. Depuis que Jésus nous a remis en ses mains, elle nous a aimes comme des enfants chéris. Elle ne s est pas méprise sur le sens des paroles de son Fils. « Ce disciple choisi, dit Denis le Chartreux, représente chaque fidèle. Ainsi lorsque Jésus-christ dit à Jean : Voilà votre Mère; il donna sa Mère pour mère à chaque chrétien ». Saint Bernardin de Sienne dit aussi: « Nous voyons dans la personne de Jean tous les chrétiens, dont la sainte Vierge est devenue la Mère par amour »; ce que saint Bernard confirme, en disant: « Dans la Passion de Jésus-Christ, tous les enfants de la grâce sont devenus enfants de Marie ». Elle a donc bien compris le sens des paroles de Jésus, en nous acceptant pour ses enfants. « Aussi, dit saint Bernardin de Sienne, dès ce moment elle nous porta tous dans son sein, comme une véritable mère y porte ses enfants ». « Elle est, par l'esprit, la Mère des Membres du Sauveur, puisqu'elle a coopéré par sa charité à la naissance des fidèles dans l'Eglise, comme l'enseigne saint Ambroise ». Qui pourrait donc exprimer avec quel amour elle nous a porté dans ses entrailles et nous a enfantés à la vie de la grâce? Semblable au Père éternel, « elle a aimé le monde au point de donner pour lui son Fils unique », dit saint Bonaventure.

Examinons maintenant quel a été notre amour pour une telle Mère. Une mère qui nous aime d'un amour maternel, nous devons l'aimer d'un amour filial. Mais avons-nous véritablement un tel amour pour une telle Mère? Si nous l'avions, continuerions-nous toujours d'offenser son divin Fils? et ne saurions-nous pas faire, pour son amour, le plus petit sacrifice, après qu'elle en a fait un si grand pour notre amour? Je confesse, ô notre Mère, que , jusqu'à présent, mon amour pour vous n'a consisté qu'en paroles, et non en œuvres. Qu'il n'en soit plus ainsi à l'avenir. Je veux me corriger, je veux me convertir; et pour cela je mets en vous ma confiance. « O salutaire confiance! La Mère de Dieu est notre Mère ». Vous l'avez dit vous-même à sainte Brigitte, « que vous étiez la Mère de tous les pécheurs qui voulaient se convertir ». C'est donc à vous que j'ai recours et que je me recommande.

Fleur: Répéter souvent l'oraison jaculatoire: « Montrez que vous êtes notre Mère ».

Fruit: Prouver par des oeuvres notre amour filial pour Marie.

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