27 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Quatrième jour

Jésus rend gloire à son Père


« Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». (Luc 2) Le monde célèbre la gloire du monde. Les enfants de la terre chantent les joies de la terre, ce qu'ils appellent leurs plaisirs, ce qu'ils croient la félicité. Quels chants doivent donc faire entendre les anges de Dieu, sinon les joies du ciel et la gloire de Dieu,qu'ils contemplent sans cesse et dont la vue ravissante éveille sans cesse en eux de nouveaux transports d'admiration et de reconnaissance? Dès que l'homme fut créé, les cieux la lui racontèrent, cette gloire de son Dieu; mais bientôt il n'entendit plus leur voix; le magnifique spectacle de la nature ne lui dit plus rien; il en contempla les merveilles avec un cœur glacé: il est devenu d'une insensibilité monstrueuse pour celui qui l'a créé par amour, qui à tout moment le comble de ses biens. Du moins sois reconnaissante, bénis le Seigneur, ô mon âme! et que tout ce qui est en moi rende hommage à son saint nom! Pour comprendre comment tu dois le glorifier considère quelle est la gloire que lui rendent i° les anges dans le ciel, 2° l'enfant Jésus dans la crèche, 3° les fidèles dans l'église.


Les anges dans le ciel


Louer Dieu, le bénir sans cesse c'est l'occupation bienheureuse des célestes intelligences. La majesté divine, qui se dévoile à leurs regards, les pénètre de sa lumière, les ravit par ses charmes, les enivre de ses chastes délices. Cette plénitude de contentement, ce rassasiement de bonheur a besoin de s'épancher au dehors; et la louange est intarissable en eux comme la félicité. Le grand mystère de piété qui leur est manifesté la rend plus vive encore et plus animée au milieu de leurs chœurs. Le Verbe divinement jaloux de la gloire du Père outragée par le péché, qui pour la venger et la rétablir se précipite dans le néant de la nature humaine, leur révèle la grandeur infinie de celui à qui il fallait une si prodigieuse réparation; ils s'embrasent d'une nouvelle ardeur et s'excitent mutuellement à des adorations plus profondes. Tantôt dans l'extase de l'admiration, c'est parle silence qu'ils le louent, tantôt c'est sans se reposer qu'ils répètent saint, saint, saint est le Seigneur Dieu tout-puissant, qui était, qui est et qui sera. Vous êtes digne, Seigneur, de toute gloire, honneur et puissance. Elève-toi, ô mon âme! par la foi et la charité au milieu des anges de Dieu , aux lieux les plus hauts, à la plus grande hauteur du trône éternel! mêle ta faible voix à leur ravissante harmonie pour célébrer le Seigneur, parce qu'il est bon de le chanter! Ce ne sera, il est vrai, que dans ce bienheureux séjour que tu pourras dignement chanter sa gloire, parce que là seulement tu en découvriras les splendeurs. Ici bas tes louanges sont trop souvent interrompues par tes gémissements; tes misères, tes ténèbres, tes vaines attaches, les importunes images de la vanité, ce poids de la corruption qui t'entraîne viennent bientôt troubler tes célestes entretiens. Néanmoins élève tes regards vers cette gloire à laquelle tu dois avoir part un jour, et qui te sera clairement manifestée; élève ta voix pour glorifier Dieu en lui-même, et n'aime ce qu'il fait en toi que par rapport à lui.


L'enfant Jésus dans sa crèche


Quelque sublimes que soient les cantiques des anges, peuvent-ils jamais louer clignement celui qui est au-dessus de toute louange! Quelque profondes que soient leurs adorations, comment pourraient-elles jamais glorifier parfaitement celui à qui appartient toute gloire! O terre ! ô cieux! reconnaissez votre impuissance, faites silence: le dominateur que vous cherchez, lange de l'alliance qu'appellent vos vœux, l'unique, le véritable adorateur, a paru: « Voici que je viens, dit-il lui-même dès son entrée dans le monde, pour accomplir votre volonté, ô mon Dieu! » Le reconnaissez-vous dans l'enfant Jésus? retrouvez-vous en lui le chantre divin dont les louanges égalent la grandeur du Tout-Puissant, l'holocauste vivant qui honore souverainement son incompréhensible majesté? Et quel est donc ce cantique nouveau que Dieu a mis dans sa bouche, cet hymne de louange à sa gloire? Ah! n'entendez-vous pas ses soupirs et ses gémissements? Quels hommages pourraient égaler ceux du unique du Père réduit à cet abaissement? Cette inaction, ce silence, cette dépendance universelle, cette impuissance totale dans lesquels il se tient ne sont-ils pas une réparation solennelle de la désobéissance de l'homme, et en voilant sous les dehors insignifiants du premier âge jusqu'à l'apparence de son intelligence divine, ne venge-t-il pas pleinement son Père de cette raison superbe qui avait osé s'élever contre lui? Mais quoi de plus glorieux pour ce céleste père que le sacrifice que lui fait de sa propre gloire ce fils qui lui est égal en sainteté, en sagesse et en puissance? Quelle surabondante réparation dans les hommages de ce Verbe adorable qui, s'étant approprié la nature humaine, présente dans sa personne les satisfactions de tous les hommes, et, par l'union de son corps mystique avec lui, dans chacun de ses membres, les satisfaction d'un Dieu! Tu appartiens, ô mon âme! À ce divin Chef: tu peux par lui offrir au Père les plus sublimes louanges et des hommages dignes de sa grandeur, puisqu'il t'a adoptée, et par cette adoption t'a rendue participante de toutes les grâces qu'il communique aux membres de son corps mystique. Mais souvient toi qu'elle te serait un jour un sujet de condamnation si tu ne t'appliquais pas dès aujourd'hui à appartenir et à participer à son esprit, et à en suivre avec docilité l'impression et le mouvement. C'est par l'abnégation, l'humilité, le crucifiement des désirs de la chair que ta l'attireras en toi. O Dieu humilié, souffrant, abandonné, donnez-moi vos saintes dispositions, remplissez-moi de votre esprit !


Les fidèles dans l'Eglise


Si la naissance de l'Enfant-Dieu excite au milieu des anges de si vifs transports d'admiration et de reconnaissance, si ce Verbe divin , par l'anéantissement de sa grandeur et de sa puissance, s'efforce de rendre à son Père la gloire que lui avaient t, ravie l'orgueil et la désobéissance de l'homme, que ne doit pas faire l'homme lui-même pour coopérer à une réparation si nécessaire, et pour s'unir aux expiations toutes puissantes de l'innocente victime de ses péchés. Il est vrai qu'il était par lui-même dans l'impuissance absolue de satisfaire à Dieu: toute la postérité d'Adam se fût offerte en holocauste, la réparation n'avait nulle proportion avec l'attentat; mais l'Incarnation du Verbe non seulement le répare pleinement, elle donne de plus aux hommes qu'elle fait enfants de Dieu par adoption le moyen de lui rendre plus de gloire que ne lui en a ravi le péché. C'est la notre ressource, notre consolation, notre espérance. Par Jésus Christ nous pouvons tout, nous demandons à Dieu une oblation égale non seulement à ses bienfaits, mais encore a ses grandeurs en lui présentant un autre lui-même. Pat nous-mêmes nous ne pouvons ni le bénir, ni le glorifier, ni rien lui offrir qui lui soit agréable, mais nous le bénissons en Jésus Christ en qui il nous a premièrement comblé de toutes sortes de bénédictions spirituelles. Quel bonheur pour toi, ô mon âme! De pouvoir glorifier ton Dieu tout grand, tout puissant qu'il est, quoique tu ne sois qu'infirmité et misère, de préluder au milieu des douleurs de la terre aux saintes joies du ciel, et dans la captivité de la chair à la bienheureuse occupation des anges! oh! si je pouvais ne m'occuper que de vos louanges, ô mon Dieu! si toute ma vie n'était qu'un cantique de glorification continuelle! mais comment vous louer et vous glorifier, si vous détournez de moi votre visage; éclairez mes yeux pour que je découvre ce qui vous déplaît dans mon cœur, afin de vous l'immoler, ce qui peut vous plaire, afin que je m'y attache.


Vertu à obtenir: Ne se proposer en tout que la gloire de Dieu.


Résolutions et aspiration


Honorez aujourd'hui l'enfant Jésus, par qui seul le Père céleste pouvait être dignement loué, adoré et glorifié; unissez-vous aux dispositions de son cœur adorable, au désir ardent qu'il a de procurer la gloire de Dieu aux dépens de la sienne avant tout. Oh! qu'il aura bien droit de dire un jour: Pour moi je ne cherche point ma propre gloire, après l'avoir ainsi enfouie dans l'abjection de sa naissance. Vous plairez-vous encore à recevoir la gloire les uns des autres? Ah!s'il faut vous glorifier, que ce soit de vos misères, qui font éclater l'infinie miséricorde de Dieu à votre égard; ou plutôt encore dites avec le même sentiment que l'apôtre: A Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu'en la croix de Jésus-Christ.


Prière


Divin enfant, qui êtes la joie des anges, quoique dans votre crèche vous ne fassiez entendre que des soupirs et des gémissements, par qui vos fidèles rendent gloire à votre père, quoique vous vous y teniez dans un humble et profond silence, je m'unis à tous les devoirs que dès votre entrée dans le monde votre âme n'a cessé de rendre à Dieu votre père, à vos adorations, à votre obéissance, à votre sacrifice, à vos actions de grâces, à votre amour, à votre contrition pour mes péchés, à votre esprit et à votre cœur: c'est en vous que je mets tout mon espoir et toute ma joie, et avec tous les saints mon espérance et ma félicité éternelle. Ainsi soit-il.

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26 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Troisième jour

Jésus attire les neuf chœurs des Anges


« En même temps une troupe nombreuse de l'armée céleste se joignit à l'Ange, et ils se mirent à louer Dieu ». (Luc 2) Jésus-Christ est le chef de toute principauté et de toute puissance, Dieu a mis toute chose sous ses pieds. Quel fut donc l'étonnement des esprits célestes lorsqu'ils virent ce fils unique du Père abaissé jusqu'à la nature humaine, devenu un enfant d'un jour! mais en même temps avec quels transports de joie ils saluèrent le lever de ce soleil de justice, qui venait dissiper les ténèbres du monde et redonner aux hommes la vie de la grâce et de la gloire! Etonnés et ravis de voir un Dieu réduit à l'état d'enfant et couché dans la crèche, et cependant cet Enfant-Dieu plus glorieux, incomparablement plus ardent en amour que les Séraphins, plus éclairé que les Chérubins, plus puissant que les Dominations, plus pur, plus parfait et plus heureux que les plus sublimes intelligences, ils louent, ils bénissent Dieu. O mon âme! unis-toi aux transports de joie et d'admiration qu'excite en eux la vue de ce mystère qui s'est opéré; recueille les leçons que te donnent 1° leur joie, 2° leur charité, 3° leur zèle.


Leur joie


Comme les mauvais anges sont animés d'une horrible haine contre Dieu et d'une envie infernale de sa gloire, les bons anges sont heureux de tout ce qui peut la procurer ou l'accroître. Pendant quatre mille ans, ils avaient vu le vrai Dieu comme banni du milieu de ses créatures, et les vapeurs d'un encens profane s'élever des autels consacrés aux démons: efforts, inspirations, menaces, prières ils avaient tout mis en usage pour maintenir la sainteté de son culte au milieu d'Israël ou pour amener à sa connaissance les Gentils. Mais les temps de la grâce n'étaient point encore arrivés; et ils n'avaient pu dissiper la nuit de l'idolâtrie répandue sur la terre. Quelle joie pour eux de voir la lumière s'élever de la crèche de l'enfant Jésus, de reconnaître en lui le Médiateur promis aux hommes, qui doit abolir le règne du péché, former à son Père un peuple nouveau d'adorateurs en esprit et en vérité, et marquer les justes attirés vers lui de toutes les parties de l'univers d'un caractère de sainteté dont il sera le parfait modèle et d'une charité dont il est la source intarissable; à la vue de cet incomparable adorateur ils glorifient par lui le Père miséricordieux, qui l'a donné au monde, et célèbrent sa gloire, dont la majesté remplit la terre et les cieux. Chante avec eux, ô mon âme! Chante le cantique du Seigneur. Cette terre n'est plus tout à fait une terre étrangère, puisque Jésus l'a visitée. Il peut en éclairer les ténèbres et en adoucir toutes les amertumes. Jamais les concerts du ciel n'y avaient été entendus; mais vous apparaissez, ô enfant divin! et la louange que donnent à votre divin Père vos gémissements et vos pleurs, vos saints anges la répètent au plus haut des cieux, ils en descendent avec une allégresse inexprimable pour vous adorer, pour reconnaître votre infinie grandeur, votre puissance, votre sagesse cachée sous le voile d'une si prodigieuse humilité. Souffrez que, malgré mes ténèbres et ma misère, je m'unisse à leur céleste harmonie pour vous souhaiter tout honneur, toute gloire, toute louange et toute bénédiction dans le temps et dans l'éternité.


Leur charité


Ce n'est pas seulement au Père et à son Verbe incarné que s'adressent les félicitations et les joyeux cantiques des anges, c'est aussi à nous, enfants d'Eve, à nous dont le Saint des saints a adopté et réellement pris la nature. Ainsi quoiqu'il l'ait préférée à la leur, cette préférence ni n'excite leur envie , ni ne refroidit leur charité pour les hommes; et ils se réjouissent de la dignité sublime à laquelle le fils de Dieu nous a élevés en la prenant: ils regardent avec autant de respect que de consolation la gloire de l'union hypostatique communiquée à la nature humaine, et ils en bénissent l'auteur de tout don parfait avec autant de reconnaissance que s'il les avait élevés eux-mêmes à ce comble à honneur. Sont-ce là tes dispositions, ô mon âme! Les succès ou les avantages du prochain sont-ils pour toi un sujet de joie et d'actions de grâce, ou bien le poison mortel de l'envie ne t'a-t-il pas trop souvent pénétrée comme à ton insu? Sonde en présence des humiliations prodigieuses de ton Sauveur la plaie honteuse que jusqu'ici tu t'es dissimulée à toi-même; examine si cette froideur, cette antipathie, ce malaise que tu éprouves à l'approche de telle personne n'ont pas leur principe dans une supériorité d'esprit, de talent, de vertus, peut-être même, hélas! de quelque frivole avantage que tu n'oses pas l'avouer? O anges saints! obtenez-moi une charité vraie fondée sur l'humilité. O mon Dieu! je prends part au bonheur de tous ceux qui vous craignent, Je vous offre tous les talents que vous m'avez donnés et toutes les grâces que vous m'avez faites; je consens à en être dépouillé pour en revêtir un autre qui en use mieux que moi, si vous le jugez ainsi. Que si vous avez la bonté de me les conserver, je vous prie de gratifier, mes frères encore plus que moi, afin que plus de personnes vous glorifient, que votre nom soit mieux connu, et que ceux que vous honorerez de vos faveurs suppléent au mauvais usage que j'ai fait de celles dont vous m'avez prévenu.


Leur zèle


Comme la joie des anges est pure et sincère, leur charité est active et efficace, ils sont empressés de procurer à Dieu toute la gloire et aux hommes tout le bonheur qui peut dépendre de leur ministère; à peine ils ont entendu la bonne nouvelle que l'un d'eux avait été chargé de porter aux bergers, que tout à coup cette milice céleste fait éclater ses transports. C'est comme une seule voix qui s'élève du sein de cette innombrable multitude! parce que c'est le même feu qui l'échauffe, c'est un seul et même désir qui l'anime. Annoncer aux hommes la naissance de Jésus Christ, les attirer à sa grâce, porter la lumière dans les esprits, éveiller la piété dans les cœurs, réparer parles hommages de la plus vive reconnaissance l'ingratitude des hommes envers ce Dieu fait homme, leurs rebuts et leurs outrages par la promptitude de leur obéissance et la profondeur de leurs adorations, voilà les ministères que se partagent ces esprits bienheureux. Ils environnent, en les félicitant de leur bonheur, la divine Mère qu'il s'est choisie, le glorieux père qu'il a adopté; ils vont au fond de l'Orient appeler les prémices de la gentilité; ils descendent dans les limbes pour annoncer aux Justes de l'ancienne alliance que leur rédemption est proche, que le Désiré des nations, qu'ils ont salué de loin, dont leurs soupirs ont appelé l'avènement béni, a paru enfin, qu'ils l'ont vu et l'ont adoré plein de grâce et de vérité. Est-ce là le besoin de votre cœur, l'occupation habituelle de votre esprit,l'emploi de votre temps dans les moments dont vous pouvez disposer? Vous consumez tant et de si longues heures en conversations, en visites, en rapports plus ou moins inutiles que vous appelez des devoirs et des bienséances; quelle place y tiennent la gloire de Dieu, l'intérêt des âmes, les vues de la foi? Songez bien que les dispositions et les habitudes de ceux avec qui vous conversez ne sauraient vous servir d'excuse, parce que, comme les anges, vous devez brûler de zèle et profiter de toutes les occasions pour faire glorifier Dieu. Mais vous-même entretenez-vous un commerce habituel avec eux? implorez-vous leurs lumières, leurs conseils, leur puissant appui ? avez-vous soin d'invoquer ceux de vos amis, de vos proches, des pauvres pécheurs? êtes-vous docile à leurs inspirations? n'avez-vous pas quelquefois le malheur d'étouffer leur voix, leurs invitations aimables ou leurs reproches?


Vertu à obtenir: L'esprit de zèle.

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Résolutions et aspirations


Honorez aujourd'hui l'enfant Jésus adoré par les anges; remerciez-les de l'honneur qu'ils ont rendu à cet aimable Sauveur; priez-les de vous aider à bénir le Père céleste de vous avoir donné son fils, et de vous obtenir la grâce de recueillir le fruit de sa naissance; efforcez-vous d'imiter le zèle dont ils sont animés pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Ne vous contentez pas de connaître et aimer Jésus, désirez qu'il soit connu et aimé de tous les hommes: inspirez en toute occasion sa crainte et son amour, et que tout votre bonheur soit de le voir servi et honoré.


Prière


Je vous adore, ô très doux enfant de la bienheureuse vierge Marie! je vous adore, parce que la plénitude de la divinité habite en vous, parce que le trésor incompréhensible de la sagesse divine est caché en vous, parce que toute la douceur de l'amour du Saint-Esprit s'est écoulée en vous. O très doux Jésus! opérez et achevez dans mon âme ce que vous vous êtes propose de toute éternité. Que votre toute-puissance me régisse; que votre sagesse me remplisse de ses lumières; que votre douceur m'attire, et que votre bonté infinie m'attache à vous éternellement. Ainsi soit-il.

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25 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Deuxième jour

Joie de la sainte Vierge à la naissance de Jésus


« Heureuses les entrailles qui ont porté le fils de Dieu! heureuses les mamelles qui l'ont allaité! » (Luc 2: 27) Le moment heureux annoncé pendant quatre mille ans par tant d'oracles, appelé par tant de vœux et de soupirs étant arrivé, Jésus sort du sein virginal de Marie comme le rayon du soleil sort d'une nuée éclatante; brûlante d'amour, saintement impatiente de contempler le désiré des nations, sa mère l'a enfanté sans douleur comme sans souillure: qui pourrait dire avec quels sentiments de respect et de tendresse elle l'adore comme son Dieu, l'embrasse comme son fils, l'enveloppe de langes, le pose dans la crèche, ne pouvant rassasier ni ses yeux ni son cœur de la vue de ce cher et adorable objet. O mon âme! demande à cette bienheureuse mère d'avoir part à la consolation, au respect et à la ferveur dont la remplit la naissance de son fils bien-aimé. 1° Elle le contemple, 2° elle l'adore, 3° elle le sert.


Marie contemple l'enfant Jésus


C'était sans doute un bonheur ineffable de posséder pour ainsi dire à elle seule le trésor du ciel et de la terre, le Verbe divin incarné dans ses chastes entrailles, de sentir à tout moment son cœur tout embrasé de ses ardeurs, de son incomparable charité, son esprit éclairé des lumières même de la sagesse incréée; le Dieu caché remplissant de l'abondance de sa grâce toute la capacité de son âme, et en échange de l'être naturel qu'elle lui avait donné, lui rendant avec usure la participation de son être surnaturel et divin. Mais enfin la gloire du Père, le salut des hommes, les bienheureux effets qui devaient résulter de l'incarnation du Verbe l'avaient fait soupirer plus vivement que les Patriarches après l'heure fortunée qui le montrerait à la terre. Elle le voit enfin, pensez avec quelle joie: rassasiée de bonheur parce quelle a vu sa gloire, elle le contemple, elle le présente aux adorations des anges et des hommes avec des transports qui ne pouvaient naître que dans le cœur de la mère d'un Dieu. O mon âme! sont-ce là tes désirs et tes sujets de joie? Tu ne devrais aspirer ici bas qu'à deux choses, à posséder habituellement Jésus-Christ par la grâce et fréquemment par l'eucharistie, et à le voir un jour dans sa gloire. La première est l'unique consolation et le vrai bonheur de la terre; la seconde toute la joie, toute la félicité du ciel. Que te revient-il de tous ces désirs qui t'agitent et font ton tourment? Qu'as-tu trouvé jusqu'à présent dans les créatures qui t'ait pleinement contentée; rentre enfin en toi-même, laisse aux hommes vains les choses vaines ; ferme sur toi la porte et appelle à toi Jésus, ton bien-aimé. O Dieu naissant! je ne veux plus demander, je ne désirerai plus qu'une seule chose, c'est d'habiter en vous, de vivre avec vous tous les jours de ma vie; montrez-moi votre visage, et que je ne cesse plus de le contempler.


Elle l'adore


Heureuse de contempler l'enfant Jésus et de l'embrasser avec un« tendresse toute maternelle, avec quels sentiments de respect, dans quel anéantissement profond de tout son être ne l'adore-t-elle pas! Elle voit le fils du Très-Haut abaissé jusqu'à devenir son fils, celui qui donne la vie à tout ce qui respire lui demandant du lait, le Roi de gloire relégué dans cette masure abandonnée, faisant entendre des gémissement plaintifs, celui dont le tonnerre n'est pas une digne vois, et dès le premier moment de son apparition sur la terre accomplissant par ses douleurs et ses humiliations prodigieuses son office de Sauveur et de Rédempteur; et comparant sa génération éternelle avec sa naissance temporelle, elle le voit dans la première nécessairement infini, tout puissant, indépendant, possédant toute sagesse et toute grandeur, et dans la seconde volontairement faible, indigent, soumis à ses créatures, sujet à toutes sortes de souffrances et même à la mort. Elle l'adore avec toutes ses dignités divines et humaines, comme le vrai Dieu et la vie éternelle et en même temps comme le Rédempteur, le prêtre et la victime du genre Humain, et elle s'offre, se consacre et s'immole avec lui, pour lui et en lui. Loin, loin de toi ô mon âme! les pensées des enfants du siècle. Plus ton Dieu s'est abaissé, plus il doit t'être cher; il ne pouvait appartenir qu'au Tout-Puissant de descendre par miséricorde à cet excès, et par cet excessif abaissement de te relever et de guérir l'orgueil de l'esprit et du cœur humain. Vous êtes vraiment le Dieu caché, Dieu Sauveur d'Israël. Mais votre charité vous révèle à ma foi; cette étable est à mes yeux un palais, c'est un temple, c'est la digne demeure d'un Dieu, qui n'a pas eu horreur du sein d'une Vierge. Je veux m'y cacher avec vous, y vivre et y mourir; cachez-moi, ô mon Sauveur! dans le secret de votre face, afin que je ne me laisse plus séduire par la vanité.


Elle le sert


Ce n'est pas une parole sans effet que Marie a proférée quand elle a dit à l'Ange: « Voici la servante du Seigneur », c'est un sentiment vrai et profond qu'elle exprimait; elle veut être réellement l'humble fidèle servante de son Dieu, non seulement quand il lui demande l'obéissance du haut du trône de sa gloire, mais plus encore, s'il est possible, lorsqu'ayant pris lui-même la forme d'esclave il lui demande ses services. Elle est heureuse de servir Jésus comme son fils et comme son Dieu: comme son fils elle lui prodigue tous les soins d'une bonne et tendre mère, comme son Dieu tous les respects, toutes les soumissions de la plus humble servante; elle lui consacre tous les moments de sa vie, tous les mouvements de son cœur sans partage et sans réserve; elle s'offre à lui avec une sainte ferveur pour lui rendre tous les devoirs de mère, de nourrice, d'esclave, pour accomplir toutes ses volontés, s'assujettir à tout son pouvoir. Avec quel inexprimable ravissement elle le garde, elle l'allaite, épiant ses mouvement les plus imperceptibles,  prévenant ses moindres désirs, écartant tout ce qui pourrait lui nuire ou lui déplaire! ah! le sommeil même n'interrompt pas cette bienheureuse occupation; c'est bien elle qui peut dire: « Je dors, mais mon cœur veille ». Est-ce ainsi que je vous sers, ô mon Dieu? Non non, quelques jours de soins, d'exactitude et de fidélité suffisent pour épuiser mes forces et pousser à bout ma constance. Comme si vous n'étiez pas le plus grand, le plus indulgent et le plus généreux des maîtres, je languis à votre service, je compte avec vous, qui m'avez donné sans mesurer, et qui me réservez une récompense infinie, qu'on est trop heureux de servir, puisque vous servir, Seigneur, c'est régner. Je veux commencer enfin par l'accomplissement de votre volonté à pouvoir dire avec vérité: « Je suis votre serviteur et le fils de votre servante ». O Marie! offrez ce désir à votre divin fils pour qu'il le rende efficace, et qu'à l'avenir je le serve fidèlement.


Vertu à obtenir: La joie spirituelle au service de Dieu.

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Résolutions et aspirations


Honorez aujourd'hui la bienheureuse Vierge. Réjouissez-vous avec moi, vous dit-elle, parce que toute petite que je suis j'ai été agréable au Très Haut, et que l'Homme-Dieu est sorti de mes entrailles; répondez-lui: Oui, vous êtes bienheureuse, ô vierge Marie! parce que vous avez porté dans votre sein le Seigneur et le créateur du monde; vous avez engendré celui qui vous a créée, et vous demeurez éternellement vierge. O Marie! vierge sacrée, vous êtes bienheureuse et digne de toute louange, parce que le soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est sorti de vous.


Prière


O très sainte et très heureuse Mère de Dieu! souffrez que je prenne part à votre joie, puisque vous êtes ma souveraine et que je vous appartiens à tant de titres; permettez que j'adore votre divin fils avec vous, que je lui rende mes hommages, que je me donne à lui pour accomplir toutes ses volontés, que je m'humilie devant lui et que je m'engage irrévocablement à son service; offrez-lui vous-même tous mes vœux, offrez-lui tout ce que je suis, tout ce que je puis; priez-le qu'il soit mon Sauveur, et que je trouve accès auprès de lui pour jouir des fruits de sa naissance, le servir sur la terre, le contempler, l'adorer et l'aimer à jamais dans le ciel. Ainsi soit-il.

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24 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Premier jour

Jour de Noël

Naissance de Jésus Christ


« Aujourd'hui il vous est né dans la ville de David un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ». (Luc 2) A la pensée du Fils unique du Très Haut, de son Verbe éternel, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, conversant avec les hommes, revêtu de leur nature, se montrant sous la forme d'un enfant, ô mon âme! abîme-toi, livre-toi aux transports de l'admiration, de l'attendrissement et de la reconnaissance; adore, loue, bénis, chante avec les esprits célestes, et répète comme eux: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! » c 'est aujourd'hui qu'est né le Sauveur du monde, qui est le Christ, le Seigneur, et après l'avoir quelques moments contemplé en silence, élève-toi aux considérations que ce prodige d'amour te présente. 1° Quel est celui qui vient au monde? 2° Comment y vient-il? 3° Pourquoi y vient-il ?


Quel est ce petit enfant qui vient au monde?


Celui que vous voyez couché dans une crèche, qui pleure, qui tremble de froid, qui demande du lait, qui ne paraît en rien différent des autres enfants, est néanmoins le fils du Dieu vivant, l'héritier de toutes choses, l'admirable, le fort, le tout-puissant, le réparateur du monde et le sauveur de tous les hommes. Qui a donc pu opérer un tel prodige, et réduire la souveraine grandeur à cet incompréhensible abaissement? Ah! c'est l'amour que vous avez pour moi, ô mon Jésus! oui, c'est pour moi que vous êtes descendu du ciel, pour moi que vous vous êtes fait homme, pour moi que vous vous êtes fait enfant et que vous avez voulu naître dans une étable. Et moi, qu'ai-je fait, qu'ai-je souffert pour vous? quel mépris, quelle incommodité, quelle peine ai-je endurés pour vous et pour mon salut? Hélas! le luxe, la vanité, l'amour de mes aises, peut-être les délices et la sensualité, voilà l'objet constant de mes désirs, de mes recherches et de mes soins. Est-il donc vrai que je vous reconnaisse pour mon maître, ô enfant de douleur ! oserai-je me dire votre disciple?


Comment Jésus vient-il au monde?


Il y vient pauvre, il y vient petit, il y vient humble, il y vient comme un étranger qui n'est ni connu ni appuyé de personne; c'est volontairement qu'il choisit ce que le monde dédaigne, ce qui révolte la sensualité, ce que l'orgueil abhorre; il manque de tout, il souffre de tout, il est dans un dénuement et un abandon absolus, et pourtant il ne se plaint pas; il pleure, il est vrai, mais ce sont nos infidélités qui font couler ses larmes; c'est l'offense de Dieu qui cause sa douleur: le dénuement, l'oubli, l'abjection, il s'y est dévoué pour réparer le crime de l'orgueil et l'injustice des affections du cœur humain. Par cette raison, il s'y plaît, il les aime, il s'en réjouit, il en fait ses délices. Après cela pourrai-je encore rechercher la gloire, l'estime des hommes, leurs fausses louanges; serai je encore aussi délicat sur les préférences, l'oubli, l'abandon? Ah! si je n'ai pas le courage d'embrasser l'excessive pauvreté de votre naissance, ô divin enfant! donnez-moi du moins de supporter les privations, de me soumettre aux épreuves que m'a ménagées votre miséricordieuse providence; que je commence à sentir enfin la nécessité de la mortification et de la pénitence!


Pourquoi Jésus-Christ vient-il au monde?


Cette étable où il s'est réfugié pour naître, cette crèche dans laquelle il est étendu ne vous le disent-elles pas? comment en le voyant couché sur cette paille, couvert de ces pauvres langes, versant des pleurs, comment ne. pas reconnaître le nouvel Adam portant les caractères et subissant la peine du péché? c'est la victime qui vient et qui prélude à son grand sacrifice; elle s'étend sur cette crèche comme sur un autel, s'offre déjà en esprit d'immolation. Et que n'immole-t-il pas en effet dans cet état d'enfance? Grandeur, sagesse, prudence, tout est éclipsé, tout disparaît sous les dehors insignifiants du premier âge; car il fallait qu'il fut en tout semblable à ses frères. Il est engendré dans les splendeurs des saints avant l'aurore, et il naît dans un réduit obscur,- la lumière est comme son vêtement, et il est couvert de pauvres langes; il est le Verbe de Dieu, qui soutient tout, et il faut que sa mère le porte entre ses bras. O grandeur ainsi abaissée! que vous êtes aimable, ô éternel! devenu un enfant d'un jour, que vous êtes adorable! ô toute-puissante faiblesse, soyez ma force! ravissante obscurité, soyez ma lumière! pauvreté de Jésus, soyez mon trésor et toute ma richesse! Humblement prosterné au pied de votre crèche, je vous adore, ô divin enfant! j'adore ce cœur si tendre, qui s'efforce de me donner des marques de son amour infini; j'adore cet esprit en qui sont renfermés tous les trésors de la science et de la sagesse, et qui se couvre si miséricordieusement des voiles de l'enfance; j'adore ces larmes précieuses qui coulent de vos yeux pour purifier mon âme et apaiser la colère de votre Père céleste allumée par mes péchés; j'adore ces mains puissantes, captives aujourd'hui dans les langes, comme elles le seront un jour si douloureusement, lorsque les Juifs les auront chargées de chaînes et clouées à la croix. « Doux amour, ô mon adorable Jésus! vous dirai-je avec Saint Bernard, faites sentir à mon cœur combien vous m'avez aimé, combien vous m'aimez encore. Ah  je voudrais bien vous aimer, mais je ne le puis sans vous. Jésus, mon amour et ma vie,  faites-moi la grâce de mourir pour votre amour ».


Vertu à obtenir: L'amour de Jésus.

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Aspirations et résolutions


Honorez, bénissez le Père éternel, qui a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son fils unique.  Nous vous louons, nous vous bénissons, nous vous adorons, nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire. Glorifiez le Fils, qui ne veut naître dans le temps que pour vous donner la naissance spirituelle. Gloire à vous, ô Jésus! qui êtes né d'une vierge, que tous les anges de Dieu vous adorent. Je me prosterne, je m'abîme devant vous avec Marie et Joseph, et vous adore comme Dieu au-dessus de tous les siècles des siècles. Proposez-vous de souffrir aujourd'hui quelque chose pour commencer à l'imiter; pratiquez quelque acte d'humilité dont Jésus seul, s'il est possible, soit le confident et le témoin, et dites-lui avec Saint Augustin: « Eloignez de moi l'esprit d'orgueil, ô mon Sauveur, et donnez-moi le trésor de votre humilité! »


Prière


O Dieu! qui dans votre naissance portez l'ignominie de notre origine criminelle, et qui, l'unique Fils de Dieu, cher et précieux à votre Père, souffrez les rebuts et les peines qui sont dus aux enfants de colère; qui, sans dire un seul mot, nous instruisez par la virginité de votre très sainte mère, de la régénération pure que vous nous méritez en naissant, de notre rédemption, par le bois de la crèche, image de celui de la croix, de la céleste nourriture que vous nous destinez par la crèche même où vous reposez, faites-nous comprendre les secrets de votre admirable silence, et rendez-nous de telle sorte enfants en vous que nous puissions avec vous être les héritiers du Père éternel avec lequel vous vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit il.

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23 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Le Mois de l'Enfant Jésus

Elévations à Dieu sur les Mystères de la Sainte Enfance de Notre Seigneur Jésus Christ


Approbation de Mgr l'Evêque de Soissons et de Laon


La dévotion aux mystères de la sainte enfance de notre Sauveur ne peut être qu'une source abondante de grâces, et produire que des fruits salutaires. Ces méditations, destinées à en faire connaître l'objet et la fin, sont remplies des considérations les plus touchantes. La clarté et l'agrément du style s'y unissent à la solidité des pensées t et les maximes de la morale la plus sublime et la plus pure y sont justifiées et rendues aimables par les exemples d'un Dieu enfant, en qui tout est grâce et tout est bonté. Nous approuvons donc ces méditations, et nous souhaitons qu'elles rencontrent un grand nombre d'âmes capables de les goûter, et de s'en rendre propres les pratiques.


Donné à Soissons, le 10 octobre 1830

+ Jul.-Fr. Ev. de Soiss. et Laon.


Préface


« La dévotion à la divine Enfance de notre Seigneur Jésus-Christ, n'est pas une dévotion nouvelle, mais la plus ancienne de toutes celles de notre sainte religion. Elle est fondée dans les saints Evangiles; les Saints Pères l'ont insinuée dans leurs écrits et dans leurs sermons; l'Eglise en a publiquement autorisé la pratique, et les fidèles, qui l'ont embrassée solidement, en ont tiré de merveilleux fruits. » Ainsi parle le P. Avrillon, religieux Minime, dans un petit recueil de sentiments et de pratiques, divisé en douze réflexions, selon les douze mystères de la Sainte Enfance, et dont le but est de la faire honorer le vingt-cinquième jour de chaque mois. Plus d'un siècle avant lui, le pieux cardinal de Bérulle, premier général de l'Oratoire en France, non content d'avoir voué sa congrégation à la sainte Enfance de Jésus-Christ, avait composé sur cette dévotion un traité plein d'onction, et le R. P. Amelotte son digne successeur, des pratiques, des réflexions et des prières bien propres à attirer les fidèles à l'imitation et à l'amour de l'enfant Jésus. Cette dévotion, si féconde en consolations et en lumières, n'a jamais cessé d'être chère à la piété. Les plus grands docteurs de l'Eglise en ont été les zélés défenseurs, et se sont efforcés de l'inspirer aux chrétiens: S. Jean Chrvsostome voulut qu'on célébrât dans l'Eglise de Constantinople la fête de la Nativité du Verbe Enfant. Il rencontra des contradictions: on taxait de nouveauté l'établissement de cette solennité. « Je sais bien, dit-il dans l'un de ses sermons, que les sages du siècle s'élèvent contre cette dévotion; mais n'a-t-elle donc pas été enfantée par les Patriarches, annoncée par les Prophètes, désirée par les Justes, observée depuis longtemps par l'Eglise romaine? N'est-ce pas par elle que la connaissance nous en a été transmise? Les infidèles, ajoute-t-il, font des railleries sur un Dieu Enfant, et troublent les simples par leur impiété; mais les choses dont ils se moquent n'en sont pas moins dignes d'une  religieuse frayeur et d'une sainte admiration ». Saint Léon, pape appelle la sainte Enfance « une déclaration authentique de la divinité du Sauveur ». Saint Augustin dans le transport de sa joie et de sa reconnaissance s'écrie: « O bienheureuse enfance par laquelle a été réparée la vie de tous les hommes! » C'était afin que ce mystère se renouvelât sans cesse pour elle et fût comme vivant à ses yeux que sainte Paule s'était retirée auprès des lieux sacrés où il s'est opéré, et que Saint Jérôme invitait en son nom Marcelle à venir la rejoindre. Quels discours, lui écrivait-il quelles paroles pourraient vous représenter dignement la grotte du Sauveur du monde? De siècle en siècle cette touchante dévotion a fait la consolation et le ravissement des saints. Quelles larmes d'attendrissement, quels brûlants soupirs n'a-t-elle pas arrachés à Saint François, à Saint Bernard, à Saint Thomas! Saint Antoine de Padoue et sainte Thérèse y trouvaient une source abondante de grâces et de dons spirituels: enfin le zèle de M. le cardinal de Bérulle lui donna plus d'éclat et la répandit dans toutes les parties de la France, et jusqu'à l'époque des malheurs de la religion elle était suivie avec une grande édification non seulement dans les communautés, mais encore par les personnes du monde. Il en est encore, nous n'en doutons pas, un grand nombre qui se feraient un bonheur dé s'y attacher si on leur en faisait connaître l'importance et les avantages, et surtout si on leur en facilitait la pratique. C'est le désir d'atteindre un but si louable qui a donné l'idée d'un Mois de la sainte Enfance du Sauveur sur le modèle du Mois de Marie, c'est à dire d'une suite de réflexions, de sentiments et de prières pour chaque jour du mois dans lequel on vénère spécialement les premiers mystères de la vie du Verbe fait chair. On possède déjà il est vrai un petit ouvrage bien digne de l'accueil que lui ont fait les amis de la religion , et qui a pour titre le Mois de Jésus. Mais quoique l'on s'y propose de consacrer au Sauveur les prémices de l'année en l'honorant particulièrement pendant le mois de janvier, ce ne sont pas uniquement les mystères de sa divine Enfance qu'on y révère, mais tous les mystères de sa vie depuis son Incarnation jusqu'à son Ascension triomphante. Le Mois de la sainte Enfance que nous présentons aux Fidèles n'est destiné qu'à leur retracer les premières années de la vie de Jésus-Christ et à ranimer, en leur rappelant le prodigieux abaissement auquel le Dieu de majesté a daigné se réduire pour eux, leur reconnaissance et leur foi. La dévotion à la sainte Enfance doit être celle de tous les chrétiens, puisque c'est pour eux qu'en ont été accomplis tous les mystères, et qu'ils semblent avoir été représentés par les personnages de tout âge, de tout sexe et de toute condition qui s'y sont rencontrés. Mais ne doit-elle pas être par excellence la dévotion des pères et des mères? quel intérêt n'ont-ils pas à placer leurs enfants sous la protection de la divine Enfance du Sauveur, et pour ainsi dire à l'ombre de sa crèche, pour les garantir des dangers d'une persécution bien plus funeste que celle d'Hérode? Et les enfants, quel charme ne doit-elle pas avoir pour eux ! Ne semble-t-il pas que ce soit pour les sanctifier et les instruire que le Fils unique de Dieu ait voulu passer par toutes les douleurs et les assujettissements du premier âge? Naturellement les enfants aiment les enfants: comment donc n'aimeraient-ils pas l'enfant Jésus? Naturellement ils sont portés à imiter: comment ne seraient-ils pas attirés à l'imitation de ses exemples par son aimable douceur et sa ravissante miséricorde? Quelle dévotion plus attrayante que celle qui présente à la piété le plus digne objet de ses hommages, et pour la pratique, ses modèles les plus accomplis. Marie et Joseph , Saint Jean, sainte Elisabeth et Saint Zacharie, Saint Syméon et sainte Anne la prophétesse, les Bergers et les Mages ont été les premiers adorateurs de la sainte Enfance. C'est sur ces glorieuses traces qu'on invite les âmes fidèles à s'avancer vers Jésus enfant pour adorer l'incompréhensible abaissement de la majesté divine, comme s'exprime Saint Augustin. Est-il de plus saintes pratiques que celles qui nous portent à aimer et à imiter les vertus dont un Dieu Enfant nous offre le modèle, qui nous conduisent à retracer en nous cette bienheureuse Enfance qu'il a toujours aimée, et qu'il nous fait envisager comme la marque la plus assurée de la prédestination quand il dit: « Si vous ne devenez comme de petits en

ans, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ».


Avertissement


Pratiques pour le Mois de la sainte Enfance


Comme c'est la première fois qu'on présente aux fidèles la dévotion à la sainte Enfance sous la forme qu'elle a dans ce petit ouvrage, il est peut-être nécessaire d'indiquer la manière d'employer utilement ce Mois, et les pratiques les plus propres à en assurer les fruits. On doit donc, 1° Dès la veille de Noël s'offrir à l'Enfant Jésus pour honorer profondément l'état d'enfance par lequel il a daigné passer, et tous les mystères qu'il y a accomplis pour notre amour; unir ses hommages à ceux qu'il a reçus dans cet état de sa bienheureuse mère, de Saint Joseph, des Anges, des Pasteurs, des Rois Mages et de tous les Justes qui ont eu les premiers le bonheur de l'adorer. 2° Se proposer d'obtenir quelque grâce particulière pour soi-même ou pour le prochain dans l'ordre du temps ou de l'éternité; mais surtout une abondante participation à l'esprit, aux dons et aux vertus que la sainte Enfance a apportés aux hommes. 3° Lire attentivement l'Elévation marquée pour chaque jour, et terminer chaque exercice par quelque bonne résolution relative à la vertu proposée à pratiquer. 4° Réciter soit les Litanies de la sainte Enfance, soit celles des saints consacrés à l'enfance du Fils de Dieu, ou qui ont souffert le martyre dans l'enfance; s'il se peut, le petit chapelet ou la couronne de l'Enfant Jésus, ou enfin quelques unes des prières qui se trouvent à la fin du volume. 5° Comme il est d'usage dans les communautés d'exposer pendant le mois de janvier quelque image de la crèche, c'est devant elle qu'il convient de se réunir pour les exercices du Mois de la sainte Enfance. Les personnes du monde pourront placer ou dans leur chambre ou dans leur livre même quelque petit emblème propre à réveiller leur piété. 6° En l'honneur des services que la sainte Vierge a rendus à l'enfant Jésus, chacun devra s'appliquer à le servir en ses membres, qui sont les pauvres, et à cette intention faire quelque aumône, visiter les hôpitaux ou les prisons, les malades ou les affligés pour les consoler et les secourir, et pour honorer le Fils de Dieu en leur personne. 7° On assistera tous les jours, si on en a la liberté, au saint sacrifice de la messe, ou l'on viendra dans la journée adorer le très saint Sacrement, considérant l'Eglise comme la véritable Bethléem, l'autel et le tabernacle comme la crèche où le Dieu caché repose pour notre amour. 8° Enfin quand même on aurait eu le bonheur de communier à Noël, il faudrait se mettre en état d'obtenir la même faveur encore une fois pendant le cours du mois en l'honneur de la sainte Enfance, puisque c'est surtout par notre union avec Jésus Christ dans son sacrement que nous pouvons entrer dans l'esprit de sa divine Enfance, et, comme des enfants nouvellement nés, conserver la simplicité, la pureté et l'innocence.

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Veille du Premier jour


Élévation pour la veille de Noël

Arrivée de la Sainte Famille à Bethléem


« Il est venu chez lui, et les siens ne l'ont point reçu ». ( Jean 1) « Il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie ». (Luc 2) Mettez-vous aujourd'hui et pour tout le mois à la suite de la sainte famille; entrez avec elle dans Bethléem, vous efforçant de vous bien pénétrer des sentiments dont elle est animée; et à la vue des rebuts et des humiliations qu'elle essuie, de la douceur et de la patience qu'elle y oppose, faites un retour sur vous-même. Puisque vous voulez pendant ce mois attirer en vous le saint enfant Jésus, examinez soigneusement s'il n'y a pas au fond de votre cœur quelque disposition propre à affaiblir ou à rendre inutile ce désir si légitime et si avantageux pour vous. Trois choses le repoussent de l'hôtellerie où il demandait un asile: 1° la dissipation, 2° l'avarice, 3° le plaisir. Voyez donc si ces trois obstacles ne se rencontrent pas en votre âme.


La dissipation


Quel tumulte dans ces hôtelleries! Les repas, les amusements, les affaires, ce mouvement continuel, cette agitation des esprits et des cœurs laissent-ils à ceux qui les fréquentent la liberté de rentrer en eux-mêmes, de s'entretenir avec Dieu, de s'occuper de la grande affaire du salut? Oh! qu'il est vrai qu'il n'y a pas de place pour Jésus dans ces bruyantes demeures! et que le Verbe fait chair ne saurait y prendre naissance! O mon âme! n'est-ce pas là ton image? N'es-tu pas habituellement comme ouverte à toutes les illusions du monde, à tous les vains fantômes de la terre? Qu'est-ce qui t'occupe pour l'ordinaire? les craintes, les désirs, les regrets, les espérances, toujours de nouveaux projets, de nouvelles chimères. Ne sont-ce pas là les hôtes que tu accueilles et que tu nourris? Mais les vues de la foi, le regret de tes péchés, le désir des biens immortels, le soin de ta perfection, ah! il n'y a pas de place pour eux. La dissipation leur ferme la porte et les met en fuite. O Sauveur près de naître, ce n'est ni dans le trouble qu'on peut vous trouver, ni dans une âme agitée que vous voulez établir votre demeure. Qu'à votre approche les images de la vanité s'effacent, que le silence se fasse dans mon âme; donnez-moi la paix dont vous êtes l'auteur, le médiateur et le gage, pour que je puisse profiter du bienfait de votre naissance, recueillir vos inspirations, et commencer enfin à me reposer en vous.


L'avarice


La foule et les riches avaient rempli les hôtelleries. C'est surtout en ces lieux que la richesse fait le mérite, et que la cupidité assigne les égards et les préférences. Un brillant équipage, un grand train assurent un accueil favorable; et il n'y a de rebuts et d'exclusion que pour la pauvreté. Jésus n'y sera donc pas reçu: il s'annonce trop obscurément; tout ce qui l'environne a trop peu d'éclat. Qu'est-ce que ces cœurs durs et intéressés pourraient estimer dans Marie et Joseph? Que gagneraient-ils avec de pareils hôtes? O célestes époux! que ne leur dites-vous que vous êtes les descendants des rois, que Marie porte dans son sein l'espérance et le salut du monde? Non, non; l'humilité Tous fait une loi du silence; vous vous unissez en souffrant de ses humiliations aux dispositions du Verbe incarné. Il faut qu'à la lettre, dès le premier moment de son entrée dans le monde, le Fils de l'homme n'ait pas oh reposer sa tête, et que la sainte famille nous offre la plus sublime leçon de patience, de douceur et d'humilité au milieu des privations les plus pénibles. A quel point elle m'était nécessaire! combien l'estime des richesses est profondément enracinée dans mon cœur! Désirer ce que je n'ai pas, posséder avec attache, perdre avec des regrets démesurés, n'est-ce pas là la source de toutes mes inquiétudes, le principe de mon peu de progrès dans la vertu, de ma froideur pour Dieu, de mon indifférence pour les biens invisibles! O adorable Rédempteur! Comment pourrais-je espérer d'avoir part aux dons célestes que vous apportez aux hommes, si mon cœur est toujours aussi attaché aux biens de la terre? Et cependant je ne puis le méconnaître, elles vivent en moi ces attaches funestes; et quoi que je puisse dire loin de l'occasion, quand elle se présente, mes murmures ou mes alarmes ne révèlent que trop clairement la profonde misère de mon âme. Mais qui pourra donc la guérir, ô mon Dieu! faire mourir en elle la racine de toutes les cupidités?Ce seront vos divins exemples, ô Sauveur naissant, et les grâces que nous ont méritées les rebuts que vous avez voulu essuyer à Bethléem.


Rappelez-vous ce qui se passe ordinairement dans les hôtelleries: A quoi les jours y sont-ils employés? La bonne chère, le jeu, les conversations oiseuses et quelquefois des passe-temps encore plus coupables n'y sont-ils pas l'occupation habituelle de ceux qui les fréquentent? Comment donc ceux-ci pourraient-ils s'accommoder du Dieu caché qui vient condamner par ses exemples les ris insensés et les amusements criminels des enfants du siècle, et marquer ses disciples du sceau de la mortification et de la pénitence? Ah ! il n'y a vraiment pas de place pour lui. Hélas! en trouvera-t-il une aujourd'hui dans mon âme? Est-elle insensible aux attraits du plaisir? Mes yeux ne se laissent-ils pas bien facilement éblouir par le trompeur éclat du monde, par les pompes et les illusions de la vanité? Si je rejette ce qui blesse ouvertement la conscience, ce qui serait évidemment péché, suis-je attentif à me défendre de tout ce qui peut y conduire et m'y a trop souvent entraîné ? La sensualité, le luxe, la recherche de tout ce qui me flatte, l'éloignement de tout ce qui me gêne ou me déplaît, une vie toute naturelle, toute mondaine, toute terrestre peut-être et toute sensuelle ne forment-ils pas en moi une habitude de conduite entièrement étrangère et même opposée au crucifiement de la chair et de l'esprit prescrit par l'Evangile. Cependant, ô Enfant-Dieu! ne vous éloignez pas de moi! ne dédaignez pas de naître dans mon cœur. Il me tarde de vous en établir le maître et l'unique maître; mais pour qu'il soit moins indigne de votre sainteté purifiez-le, bannissez-en les affections coupables et les désirs déréglés: mettez-y vos vertus; qu'il n'aime que ce que vous avez aimé; qu'il ne recherche que ce qui peut le rapprocher de vos adorables exemples! Que mon bonheur pendant tout ce mois soit de vous contempler, de vous bénir et de vous invoquer, afin que par votre infinie miséricorde, daignant vous reposer dans mon âme, la purifier et,la nourrir, elle. puisse s'établir solidement et croître dans votre amour; c'est la grâce que je vous demande par l'entremise de Marie et de Joseph. Ainsi soit-il.


Litanies de la Sainte Enfance de Notre Seigneur Jésus Christ


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Jésus, qui avez été enfant, ayez pitié de nous.

Enfant, qui êtes fils du Dieu vivant,

Enfant qui êtes fils de la vierge Marie,

Enfant né avant l'aurore,

Enfant qui êtes le Verbe fait chair,

Enfant qui êtes la sagesse de votre Père,

Enfant qui avez consacré la virginité de votre Mère,

Enfant fils unique de votre Père,

Enfant premier né de votre Mère,

Enfant qui êtes l'image 3 de votre Père,

Enfant qui êtes le principe de votre Mère,

Enfant qui êtes la splendeur du père,

Enfant qui êtes l'honneur de votre Mère,

Enfant égal à votre Père,

Enfant soumis à votre Mère,

Enfant qui êtes les délices de votre Père,

Enfant qui êtes les richesses de votre mère,

Enfant qui êtes le don du Père,

Enfant qui êtes le présent de votre Mère,

Enfant le fruit d'une Vierge,

Enfant créateur de l'homme,

Enfant qui êtes la vertu de Dieu ,

Enfant qui êtes notre Dieu,

Enfant qui êtes notre frère,

Enfant qui êtes voyageur dans la gloire,

Enfant qui êtes glorieux dans la voie,

Enfant qui avez la maturité d'un homme parfait dés le ventre de votre Mère,

Enfant qui avez la sagesse d'un vieillard dès votre enfance,

Enfant qui êtes le père des siècles,

Enfant né depuis peu de jours,

Enfant qui étant la vie êtes nourri de lait,

Enfant qui étant le Verbe demeurez dans le silence,

Enfant qui jetez des cris enfantins dans le berceau,

Enfant qui tonnez du haut du ciel,

Enfant la terreur de l'enfer,

Enfant la joie du Paradis,

Enfant qui êtes terrible aux tyrans,

Enfant qui êtes le désir des Mages,

Enfant qui êtes exilé du milieu de votre peuple,

Enfant qui êtes roi dans votre exil,

Enfant destructeur des idoles,

Enfant jaloux de la gloire de votre Père,

Enfant qui êtes fort dans la faiblesse,

Enfant qui êtes puissant dans la petitesse,

Enfant qui êtes le trésor de la grâce,

Enfant qui êtes la source du bon amour,

Enfant qui rétablissez tout dans le ciel,

Enfant qui réparez tout sur la terre,

Enfant qui êtes le chef des anges,

Enfant qui êtes la tige des patriarches,

Enfant la parole des prophètes,

Enfant le désir des nations,

Enfant la joie des pasteurs,

Enfant la lumière des mages,

Enfant le salut des enfants,

Enfant l'attente des justes,

Enfant le maître des sages,

Enfant qui êtes les prémices de tous les saints,


Soyez-nous favorable, pardonnez-nous, Jésus enfant,

Soyez-nous favorable, exaucez-nous, Jésus enfant.

Du joug de la servitude des enfants d'Adam délivrez-nous, Jésus enfant.

De la captivité du démon,

De la malignité du siècle,

De la concupiscence de la chair,

De l'orgueil de la vie,

Du désir déréglé de savoir,

De l'aveuglement de l'esprit,

De la mauvaise volonté,

De nos péchés,

Par votre Conception très pure,

Par votre naissance très humble,

Par vos larmes,

Par votre Circoncision très douloureuse,

Par votre manifestation très glorieuse,

Par votre Présentation où vous vous êtes consacré à Dieu,

Par votre conversation très sainte,

Par votre vie toute divine,

Par votre pauvreté,

Par vos souffrances,

Par vos voyages

Par vos travaux,


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, délivrez-nous, Jésus enfant.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus enfant.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, délivrez-nous, Jésus enfant.


Esprits célestes, adorez-Le,

Sion l'a entendu et a tressailli de joie.


Prions


Jésus notre Seigneur, qui avez daigné anéantir pour l'amour de nous la grandeur de votre divinité incarnée et votre humanité toute divine jusqu'à l'état et à la condition très basse de la naissance et de l'enfance, faites, s'il vous plaît, qu'en reconnaissant votre sagesse divine dans l'enfance, votre puissance dans la faiblesse, votre majesté dans la petitesse, nous vous adorions très petit sur la terre, et que nous vous contemplions tout grand que vous êtes dans le ciel, vous qui étant Dieu, Vivez et régnez avec Dieu le père, en l'unité du Saint-Esprit , durant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Prières à Jésus Naissant


Acte d'adoration


Mon Sauveur Jésus, vrai Dieu et vrai homme, je vous reconnais comme le créateur du monde qui vous êtes voulu faire créature; comme le maître souverain du ciel, qui avez pris la forme de serviteur en la terre; comme engendré de Dieu le Père dans l'éternité, qui avez voulu naître d'une mère vierge dans le temps. Quoique vous paraissiez petit à mes yeux, la foi me découvre votre infinité, et sous les voiles de votre faiblesse je contemple votre toute-puissance; j'adore en vous tout ensemble la grandeur et la petitesse, les richesses et la pauvreté, le silence et la parole infinie, l'éternité et l'enfance; et parce qu'en vos deux natures vous n'êtes que la seule personne du fils de Dieu, j'adore également votre bassesse et votre majesté, vos souffrances et votre impassibilité, votre béatitude et vos larmes. Soit que vous commandiez aux anges, soit que vous dépendiez d'une vierge, je vous reconnais toujours pour le souverain Seigneur, comme gouvernant l'univers dans le ciel, vous êtes mon Dieu, mon créateur, mon principe et ma fin; et comme tremblant dans la crèche, vous «tes mon rédempteur, mon avocat, ma victime et mon libérateur. Je vous rends en mon cœur le plus grand de tous les respects, autant dans la captivité de vos langes que dans l'empire de votre gloire; et soit petit ou grand je vous honore de toute l'étendue de mon âme, pardessus tout honneur, je vous loue pardessus toute louange, je vous aime pardessus tout amour, et c'est à votre enfance même, parce qu'elle est l'enfance de mon Dieu, que je veux rendre toute ma vie un culte, un hommage et un service parfait et accompli.


Acte d'oblation


Mon Dieu et mon Sauveur, vrai fils de Dieu et vrai fils de l'homme, c'est à vous, comme à mon Créateur, que je dois tout mon être et tous les fruits qui en peuvent provenir; et comme à mon Rédempteur, je vous dois le nouvel être et toutes les richesses de la grâce que j'ai déjà reçues et de la gloire dont vous me donnez l'espérance ; quoique vous soyez petit enfant, c'est vous néanmoins qui m'avez formé l'âme et le corps, et qui me devez créer une seconde fois par l'effusion de votre sang et par l'infusion de votre esprit. Je ne puis jamais ni rien être, ni rien avoir, ni rien faire qui ne vous soit parfaitement acquis, en quelque état que vous soyez; et que je ne sois obligé de vous rendre comme à mon Dieu et à mon Sauveur. J'offre mon être à votre être infini, qui en est le principe; j'offre ma vie à votre vie éternelle, d'où elle est procédée, et à votre vie temporelle, qui commence pour me la mériter, qui cessera pour me la redonner et qui se rétablira elle même pour me l'assurer à jamais. J'offre tout ce que j'ai et aurai de pouvoir aux saintes et divines affections de votre esprit, par lesquelles vous demandez pour moi à Dieu votre père ce même pouvoir, qu'il ne m'accorde que pour l'amour de vous, et par lesquelles vous apaisez sa colère contre moi et contre l'univers. Vous offrez à la souveraine Majesté un sacrifice de parfaite louange, et lui rendez pour moi et pour tous les hommes les devoirs de reconnaissance, d'amour et de soumission que nous sommes obligés de lui rendre. Je m'offre tout entier à cette incomparable humilité , par laquelle vous vous anéantissez jusqu'à l'indigence de toutes choses, à l'extrême faiblesse, au silence, aux langes, à la crèche ; et ce qui surpasse tout abaissement, vous vous chargez de toutes mes offenses. Qu'il n'y ait aucun jour ni aucun moment de ma vie, aucune intention, œuvre, parole, ni aucun état qui ne soient consacrés en l'honneur de cette infinie humilité. Qu'en tout temps je dépende de la vertu qui découle de cette divine enfance» que j'en porte l'impression partout, et que pour y être attaché par un lien de perpétuelle servitude je n'agisse jamais que dans l'esprit de votre soumission, simplicité et innocence.


Acte d'union et d'amour


Divin enfant, qui n'ouvrant votre bouche adorable que pour y former des soupirs et des gémissements pour mes péchés, avez l'esprit toujours occupé dans l'entretien avec Dieu votre père; qui sous l'humble et profond silence mettez en usage tous les trésors de la science et de la sagesse de Dieu, qui sont cachés en vous, et qui plus vous êtes dans les liens et dans l'infirmité de l'enfance, plus vous donnez de liberté et d'étendue à vos vertus, j'unis mon cœur et mon esprit à tout ce que vous êtes et dans l'une et l'autre de vos natures et dans l'infinité de votre personne qui, les soutenant toutes deux également, fait qu'elles s'entre communiquent leurs propriétés sans aucune confusion. J'ose vous dire que par votre sainte humanité je me joins à tout ce que vous êtes dans votre incompréhensible divinité, comme par la faveur de votre divine nature j'espère avoir part à tout ce qui appartient à l'humanité. Je me donne à votre sainteté, à votre pureté, à votre vérité; je me conforme à toutes vos saintes volontés, à votre sage providence, à tous vos ordres sur ma vie, sur ma mort et sur mon éternité. J'adhère à votre amour, à votre miséricorde, à votre justice, et en un mot à toutes vos divines perfections; et je les adore et les aime de toute l'étendue de mon cœur. Je me donne aussi à votre sainte humanité subsistante en votre divine personne, et formée par le Saint Esprit de votre très chaste et très pure Mère. Je m'unis à la pureté et à la sainteté de tous vos sens, à la justice qui les conduit et à la soumission qu'ils rendent à la divinité, qui habite en eux corporellement. Je me joins d'esprit aux devoirs que dès votre entrée dans le monde votre âme n'a cessé de rendre à Dieu votre père, à vos adorations, à votre obéissance, à votre sacrifice, à vos actions de grâces, à votre amour, à votre contrition pour nos péchés, à tous vos désirs, à toutes vos prières, à votre joie, à vos souffrances et à toutes les richesses de votre esprit, qui surpassent ma connaissance. Je me donne à tout par la foi, j'aime et adore tous ces trésors divins et humains, et c'est en vous qu'avec Dieu votre père je mets tout mon plaisir et toute ma joie, et avec tous les Saints mon espérance et ma félicité éternelle. Que toutes les affections de la terre soient bannies de mon cœur, je n'en veux avoir que pour vous, et s'il m'était possible de rappeler toutes mes pensées inutiles, toutes mes passions déréglées, et tous mes attachements aux créatures, je les voudrais toutes convertir en votre seul amour. Que toute ma curiosité soit de vous connaître, que tous mes désirs soient de vous plaire, que toute mon ambition soit de vous posséder, que toute ma joie soit de vous aimer et de vous obéir, et que toute ma vie ne tende qu'à imiter les exemples de votre sainteté, simplicité et innocence.

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30 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trente-et-unième jour

Le Couronnement


Puissance de Marie


Plus grande est la Gloire de Marie, plus grande doit être notre confiance. La Bonté de la Reine du Ciel est égale à Sa Puissance et Sa Puissance est sans limites. Que peut, en effet, refuser Jésus à Sa Mère, après Lui avoir soumis sur la terre où Il ne laissait aucune de Ses prières sans l'exaucer? Si l'invocation des Saints est si efficace, parce qu'ils sont les amis de Dieu, combien plus efficace encore sera l'invocation de la Reine des Anges et des Saints, la plus pure des créatures, la Mère de Dieu? Aussi l'histoire de l'Église n'est-elle que l'histoire des bienfaits de Marie. Elle s'est toujours montrée son Refuge et son plus puissant Secours, sous le glaive des persécutions, contre les assauts de l'hérésie, contre les invasions des infidèles. Terrible comme une armée rangée en bataille, la Mère de Dieu assiste encore l'Église contre les attaques de l'incrédulité et des sectes sataniques? Invoquons-là avec confiance et amour sous ce beau titre de Reine du Très Saint Rosaire, qui nous rappelle Sa Puissance, en nous faisant pieusement méditer Ses Joies, Ses Douleurs et Ses Gloires. A la voix du Souverain Pontife, allons tous à Marie par le Saint Rosaire.


Exemple


La journée de Lépante sera un monument éternel du pouvoir de la Mère de Dieu. Le Saint Pape Pie V, Philippe II, Rois d'Espagne et les Vénitiens s'étaient coalisés pour repousser l'invasion Turque. Pour remporter la victoire, les Chrétiens s'appuyaient plus sur la protection de la Sainte Vierge que sur leur nombre. Toute l'Europe était en prières. Les fidèles se rendaient en foules à Notre Dame de Lorette. Dom Juan d'Autriche fit vœu d'aller visiter ce Sanctuaire. Les Chrétiens obtinrent ce qu'ils demandaient; car les deux flottes en étant venues aux mains, les ennemis perdirent dans ce combat, qui dura depuis 6 heures du matin jusqu'au soir, 40 000 hommes, 116 pièces de gros canons, 180 galères, dont 70 furent coulées au fond. Fidèle à sa promesse, Dom Juan se rendit au Sanctuaire, bien qu'on fût  alors au plus fort de l'hiver.


Prière


O Reine des Anges et des Saints, je me réjouis de Votre Gloire et j'ai confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. Obtenez-moi une Foi vive en Jésus, voilé sous les Saintes Espèces, afin qu'un jour je puisse aller contempler Sa Beauté ineffable dans l'éternelle Communion du Ciel!

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


Fin du Mois du Rosaire


Prochain Mois de Dévotion: le Mois de l'Enfant Jésus, Rendez-vous le 31 décembre

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Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Rosaire (pdf) en cliquant ici


Je voudrais vous remercier de Votre fidélité à Images Saintes, car vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à la newsletter (400!!!!) En un mois, 100 personnes se sont abonnées et la fréquentation du blog à doublée... Merci... et continuez à faire connaître le blog Images Saintes autour de vous... 


Franck Monvoisin, rédacteur du blog.

29 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trentième jour

Le Couronnement


La Reine du Ciel


« Il est, dit Jésus, des demeures variées dans la Maison de Mon Père ». Quelle sera donc au Ciel, la place réservée à Marie? Au témoignage des Saints Docteurs, la créature privilégiée que Dieu à choisie pour Sa Mère, ne connaît que Dieu au-dessus d'Elle et le Trône de Son Divin Fils. Avec quel amour la Sainte Trinité tout entière n'accueille-t-Elle pas Marie pour la couronner de gloire? Le Père, le Fils et l'Esprit-Saint ne doivent-ils pas combler de bonheur et de félicité Celle qu'Ils ont comblée de grâce et en qui Ils ont mis toutes leurs complaisances? Voulez-vous mesurer la gloire de la Vierge Immaculée? Mesurez la plénitude de la grâce qu'Elle a reçue, mesurez la profondeur de Son humilité, mesurez l'étendue de Son Amour et de Ses Douleurs! Saluons avec respect la Reine des Anges et des Saints; félicitons-la avec toute la Cour Céleste; soyons heureux du bonheur de notre Mère du Ciel et, avec Son Secours, augmentons nos mérites afin d'augmenter un jour notre gloire. Consolons-nous si parfois, ici-bas, nous sommes méconnus, méprisés; traités injustement: nous avons au Ciel un Père et un Juge, qui compte nos larmes et nos sueurs, et qui nous réserve, en échange, des joies éternelles.


Exemple


Il est rapporté, dans les annales de l'Ordre de Saint Dominique, qu'un jeune religieux était fort désolé de ne pouvoir offrir chaque jour à Marie un bouquet de fleurs comme il l'avait fait dans le monde. Le Prieur qui lui en avait fait la défense, lui dit: « Consolez-vous mon fils; en récitant le Saint Rosaire, vous offrez à la Sainte Vierge des fleurs plus belles que toutes celles que vous pourriez cueillir dans les jardins ». Profitant de ces paroles le novice s'appliqua dès lors à réciter le Rosaire avec une grande piété.


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur du Couronnement de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, la persévérance dans la grâce et la couronne dans la gloire.

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


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28 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-neuvième jour

L'Assomption


Le triomphe


Une tradition immémoriale, confirmée par la Fête que l'Église à instituée en l'honneur de ce Mystère, nous apprend que Marie a été transportée en Corps et Âme dans le Ciel. Le Corps virginal de la Mère de Dieu ne devait point connaître la corruption du tombeau. Si la participation au Corps et au Sang de Jésus-Christ est comme un germe et un gage de la résurrection future en chacun des fidèles, que sera-ce de l'étroite union qui a existé entre Notre Seigneur et Sa Très Sainte Mère? Le Corps de Jésus ayant été formé du Corps de Marie; le Corps de Marie ayant été le Temple de Jésus, Son Sanctuaire, Son Tabernacle, Il ne pouvait être condamné aux ignominies qui suivent la mort, et le Fils de Dieu se devait à Lui-même d'en empêcher la profanation en le ressuscitant aussitôt. Contemplons donc, des yeux de la Foi, la glorieuse Assomption de la Vierge Marie, que les Saints Anges transportent dans le Ciel en chantant les hymnes d'allégresse: « Quelle est Celle qui monte du désert appuyée sur le bras de Son Bien-aimé et comblée de délices? » Réjouissons-nous du Triomphe de notre Mère: il est la juste récompense de Sa dignité et de Ses éminentes Vertus.


Exemple


Saint Louis Marie Grignion de Montfort disait: « Je ne sais comment cela se fait, ni pourquoi; mais cela est pourtant vrai: je n'ai pas un meilleur secret pour connaître si une personne est de Dieu, que d'examiner si elle aime à dire l'Avé Maria et le Chapelet. Je dis: si elle aime à dire, car il peut arriver qu'une personne soit dans l'impuissance de le dire, mais elle l'aime toujours.... Je vous prie donc instamment par l'amour que je vous porte en Jésus et en Marie.... de réciter... le Chapelet et même, si vous en avez le temps, le Rosaire tous les jours; et vous bénirez, au moment de votre mort, le jour et l'heure ou vous m'aurez cru ».


Prière


O Marie, après avoir vécu d'Amour, Vous mourrez aussi ce ce même Amour; mais Votre chair virginale, cette nouvelle Arche d'Alliance, ce Tabernacle immaculé du Verbe Incarné, devait être transporté au Ciel par les Anges. Je veux, par Votre secours, que mon corps respecté pour la Sainte Communion, y trouve le gage de sa résurrection glorieuse.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».


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27 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-huitième jour

L'Assomption

La mort de la Très Sainte Vierge

En quittant cette terre, Jésus avait laissé ici-bas Sa Très Sainte Mère, comme un gage de Son Amour. Elle devait veiller sur le berceau de l'Église comme Elle avait veillé autrefois sur la Crèche où reposait Son Divin Enfant.  Ainsi Marie demeure pour la consolation des Apôtres, l'instruction des Évangélistes, l'édification des premiers fidèles. Confiée à la tendresse du Disciple bien-aimé, Elle lui parle de Son Jésus, Elle Le reçoit pieusement de ses mains dans l'extase de Ses Communions. Tandis que Son corps est sur la terre, Son Âme habite déjà dans le Ciel où Elle contemple la Gloire de Son Bien-aimé. Toutes Ses pensées, tous Ses désirs, toutes les aspirations de Son Âme, tous les battements de Son Cœur montent sans cesse vers Lui. Enfin la Vierge Sainte succombe à la vivacité de Ses désirs, les liens, qui retiennent Son Âme captive, se brisent par l'ardeur de Son Amour, et Elle prend son essor vers le Ciel où l'attend Celui qu'Elle aime. Marie ne redoutait pas la mort qui devait être si douce pour Elle; rien ne l'attachait à la terre; depuis que Son Trésor était au Ciel, là aussi était Son Cœur. Aimons et invoquons Marie et Elle nous assistera à l'heure de notre mort.

Exemple

Le fait suivant est bien propre à montrer combien la Salutation Angélique est agréable à Dieu et à Marie et à faire ressortir en même temps la vertu de cette prière. Nous lisons dans la vie de Sainte Mechtilde, qu'un jour elle demanda à la Sainte Vierge comment elle pourrait obtenir la grâce d'une bonne mort. La Sainte Vierge lui répondit: « Vous recevrez cette grande grâce, si, tous les soirs, avant de vous mettre au lit, vous récitez dévotement les trois Ave Maria, pour remercier la Sainte Trinité de toutes les grâces qu'Elle vous a faites, et Lui demander par Mon intercession celle de mourir saintement ».

Prière

Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur de Votre Résurrection et de l'Assomption de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et, nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, une tendre dévotion pour une Mère si bonne, et la grâce d'une bonne mort.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie

1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père

A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».

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26 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-septième jour

La Pentecôte


La Descente du Saint Esprit


Lorsque furent accomplis les jours de la Pentecôte, étant tous ensembles dans le même lieu, soudain il se fit un bruit du Ciel, comme la venue d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et ils virent apparaître comme des langues de feu, qui, se partageant, s'arrêtèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler diverses langues, selon que l'Esprit Saint leur donnait de parler. Les prodiges qui s'accomplissaient au grand jour de la Pentecôte sont l'image de l'action du Saint Esprit dans l'Église et dans nos âmes. Ces langues de feu sont le symbole de la Science merveilleuse qui éclaire les Apôtres, et de la Charité qui anime leur cœur d'un courage intrépide pour aller prêcher partout, et sans crainte de la mort, la religion de Jésus ressuscité. C'est l'Esprit Saint qui dirige et soutien l'Église et ses Pasteurs, la protège et la défend contre les attaques de l'erreur et la rage de ses ennemis; il fait éclore au sein d'un monde aveugle et corrompu des phalanges de docteurs, de vierges et de martyrs. Ouvrons nos âmes à l'action suave et forte de ce Divin Esprit et prions la Vierge Marie de nous obtenir Ses Dons précieux.


Exemple


Le fait suivant arriva dans la ville de Lombay, au Royaume de Valence, un samedi, 5 mai 1607. Les religieux du Couvent de Sainte Croix, chargés de l'administration spirituelle de Lombay, étaient sortis pour porter le Saint Viatique à un infirme appelé François Ballester. Pendant ce temps, le feu prit à une cellule du Noviciat. Il consuma la bibliothèque, les livres, les images des Saints et autres objets, mais il respecta une image de la Reine du Rosaire qui demeura intacte ainsi que le Rosaire dont elle était entourée. On célébrait la Fête du Rosaire et Marie voulut en ce jour vérifier en son honneur ces paroles de l'Esprit Saint: « Au milieu des flammes, je n'ai pas été brûlée ». Ce prodige fut certifié par le Prieur, le Frère Lambert Novella.


Prière


O Marie, Épouse et Mère du Bel, Amour, rendez-moi moins indigne de cette union divine, qui abaisse Dieu jusqu'à l'homme et élève l'homme jusqu'à Dieu. O Vous, que l'Esprit Saint a comblée de Ses Dons, faites-moi participer à la lumière et à la force que par Vous Il a communiquée aux Apôtres.

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Méditation du Mystère de la Pentecôte


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de la Pentecôte, descendez dans mon âme ».


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