19 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Vingtième jour

Douleur cruelle du Cœur de Marie lors du dernier entretien quelle eut avec son Fils avant sa Passion

Considérez la cruelle douleur qui dut percer le Cœur de Marie , quand il fallut qu'elle se séparât de son Fils, alors qu'il fut prendre congé d'elle pour la dernière fois, suivant le récit qu'en fait saint Bonaventure. « Après la Cène, dit ce saint Docteur, le Seigneur Jésus vient trouver sa Mère, s'assied auprès d'elle en particulier, et la comble du bonheur de sa divine présence, dont il était sur le point de la priver.... Mère chérie, lui dit il, c'est la volonté de mon Père que j'aille à la mort, parce que le temps de la Rédemption est arrivé. Tout ce qui a été prédit de moi va s'accomplir: ils feront de moi leur jouet; ils exerceront sur moi toutes leurs cruautés. Que lui répond sa Mère? O mon Fils, qu'ai-je entendu? Mon esprit se trouble, mon cœur se brise, et je me sens défaillir. Père éternel! divine Providence! Hélas! Que puis-je dire? » Les sanglots lui coupent la voix, elle verse un torrent de larmes, et Jésus, à la vue de la triste situation où sa Mère est réduite, éprouve une douleur mortelle. Sainte Brigitte l'a su, par révélation, de la Mère même de Jésus, qui lui dit: « Lorsque mon fils vit cou1er mes larmes, il en fut attristé jusqu'à la mort ». Il pouvait seul se faire une juste idée de ce que souffrait sa Mère; il pouvait seul en ressentir une affliction proportionnée.

Qui donc a séparé ce qui était si étroitement uni: un tel Fils, d'une telle Mère? Qui a percé si cruellement ces deux Cœurs? Ah! c'est nous; oui, nous-mêmes; nous et nos péchés. Et nous restons plongés dans cette coupable et funeste indolence? O Marie, la plus désolée de toutes les mères! O mon Jésus, le plus affligé de tous les fils! je le confesse, j'ai été la cause de votre douleur. Pourquoi donc mon cœur ne se brise-t-il pas de douleur? Ah! divin Rédempteur, percez-le vous-même, ce cœur, des traits d'une amère contrition. Je vous en conjure par les douces et innocentes larmes de votre Mère bien-aimée: faites que mes yeux versent des larmes salutaires pour laver mes abominables péchés.

Fleur: Faire quelque abstinence à l'honneur de Marie.

Fruit: Pleurer nos péchés.

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18 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Dix-neuvième jour

Le Cœur de Marie est un trésor d'instruction pour les fidèles

Considérez comment le trésor du Cœur de Marie fut ouvert pour la salutaire instruction des fidèles. Ce que Marie avait appris pendant trente-trois ans à l'école de son Fils, même dans le particulier, elle le manifesta aux Apôtres, aux Evangélistes, aux premiers Disciples, (ainsi que le rapportent les Pères, et comme il résulte de l'Evangile de saint Luc); afin que les secrets du Fils lussent transmis jusqu'à nous, et à toute l'Eglise, et lussent ainsi communiqués à tous les Chrétiens jusqu'à la consommation des siècles. Personne ne pouvait, comme elle, être à même de savoir tout ce qui s'opéra secrètement dans son sein lors de l'incarnation du Verbe par l'opération du Saint Esprit, et dans l'intérieur de sa pauvre petite maison, et à Bethléem, et pendant toute la vie de Jésus-Christ  sur la terre; personne ne fut plus assidûment auprès de lui et ne vécut avec lui dans une plus grande intimité. Plus qu'aucune autre personne, dit saint Bernard, elle fut enrichie, par son divin Fils, de qualités transcendantes pour pénétrer les Mystères des Cieux et les secrets de la Doctrine du divin Rédempteur. C'est donc à elle que nous devons ce qu'il y a de plus beau et de plus sublime dans les enseignements que les Evangélistes et les Apôtres nous ont laissés par écrit, ou ont transmis à l'Eglise de vive voix. De sorte que non-seulement nous pouvons dire à Marie: « Beaucoup de filles ont amassé des richesses, mais vous les avez toutes surpassées »; mais elle-même nous dira, avec les paroles de la Sagesse que l'Eglise lui attribue: « Les richesses sont en moi; j'en enrichirai ceux qui m'aiment, et j'en remplirai leurs trésors ».

Malheureux, misérable, hélas! qui n'aime pas Marie, cette Mère qui a tant aimé et qui aime tant Dieu son Fils! Heureux, bienheureux qui aime Marie! il sera riche véritablement. Son intelligence puisera dans des communications célestes les connaissances les plus sublimes, et son cœur recevra les grâces nécessaires pour en faire un bon usage. Interrogeons-nous maintenant: Sommes-nous heureux, ou malheureux? riches, ou pauvres? sommes-nous enfin de véritables enfants de Marie? Ah! tendre Mère, dès ce moment je me prosterne à vos pieds, et je vous présente mon cœur, vous  suppliant de l'accepter. Je vous le dédie, je vous le consacre, pour qu'il vous aime désormais autant qu'il vous a peu aimé jusqu'ici. Répandez sur lui vos bénédictions, et enrichissez-le de vos grâces.

Fleur: Répéter souvent aujourd'hui: « Siège de la Sagesse, priez pour moi ».

Fruit: Amour filial envers Marie.

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17 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Dix-huitième jour

Le Cœur de Marie devient le Trésor des paroles et des actions de son divin Fils

Considérez le précieux trésor que Marie amasse dans son Cœur, pour son profit et pour le nôtre, en observant les saintes actions de son Fils, en écoutant ses divines paroles, surtout pendant le cours de ses prédications évangéliques. Le saint Evangile, à plusieurs reprises, fait d'elle cet éloge particulier : qu'elle conservait dans son Cœur et méditait toutes les actions et les paroles de son Fils. Lorsque, assistant à une des prédications de Jésus, une femme s'écria du milieu de la foule:  « Heureux les flancs qui vous ont porté; heureuses les mamelles que vous avez sucées »; Jésus lui-même, à haute voix et publiquement, déclara que sa Mère était plus heureuse de garder dans son Cœur les paroles qu'il proférait; et dans cette occasion il la proposa à tout le monde comme un exemple à imiter, en disant: « Dites plutôt: Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ». Bienheureux encore ceux qui à son exemple écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent. C'est l'explication que les Pères et les Interprètes donnent de ces paroles de Jésus-Christ.

Et nous, quel profit avons-nous tiré de cette exhortation du Sauveur? Avons-nous été assidus à entendre la divine parole, attentifs à l'écouter? Comment l'avons-nous gardée? Heureux, bienheureux celui qui, comme Marie, l'écoute avec avidité, la garde avec vigilance, et la médite continuellement dans son cœur. Cette parole le purifie, l'éclaire, et le sanctifie. O mon Jésus, mon divin Maître, jusqu'à présent j'ai fermé l'oreille à vos inspirations. Au lieu de méditer, comme Marie, vos divines paroles, j'ai été sourd à votre voix. Ah! parlez-moi de nouveau; que j'entende encore ces divines paroles, et je les recueillerai, et je les conserverai dans mon cœur: « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur vous écoute ».

Fleur: Aller entendre quelque sermon, ou faire une Lecture spirituelle d'une demi-heure.

Fruit: Ecouter la parole de Dieu, la conserver dans son cœur, la mettre en pratique.

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16 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Dix-septième jour

Les soins vigilants du Cœur de Marie dans sa maison à Nazareth

Jésus étant retourné à Nazareth, avec sa Mère et saint Joseph, « leur était soumis ». C'est tout ce que l'Evangile nous en dit. Si l'on vient à égarer une chose précieuse, et qu'ensuite on la retrouve, on s'y attache bien plus vivement, et on la garde avec bien plus de soins qu'auparavant. D'après cela, considérez combien Jésus dut être encore plus cher à Marie, après qu'elle l'eut retrouvé! Et puisqu'il devait lui être confié jusqu'à l'âge de trente ans, peut-on se faire une idée des soins qu'elle en prit pendant tout ce temps? Mais, quand elle le voyait ainsi constamment soumis et obéissant à ses moindres signes, combien sa profonde humilité ne devait-elle pas en souffrir? et quelle violence son Cœur ne devait-il pas se faire, en se trouvant obligée de commander à celui dont elle se regardait comme tout-à-fait indigne de recevoir les ordres ? Ce sont des Mystères incompréhensibles ici bas, et ce n'est qu'en Paradis qu'on en aura l'intelligence.

Que Jésus nous est cher, quand, apaisé par notre repentir, il est revenu prendre possession de notre cœur dont nos péchés l'avaient chassé! Avec quel soin n'avons-nous pas alors gardé sa grâce, cette perle inestimable? et combien ne nous humilions-nous pas devant sa divine Majesté, en voyant Jésus qui s'abaisse au point de venir en nous pour être notre nourriture? O mon doux Jésus, ne suis-je pas un vrai monstre d'ingratitude? ne devrais-je pas être maintenant en enfer pour mes péchés? Vous avez usé envers moi d'une telle miséricorde, que vous m'avez de nouveau accordé votre grâce, et que vous avez même daigné venir habiter en moi dans la sainte Communion! Et cependant je vis dans l'oubli de tant de bienfaits, de tant de faveurs! Ah, non; qu'il n'en soit plus ainsi à l'avenir, ô douce Lumière de mon âme, ô ma consolation, ô mon Père!

Fleur: Réciter le Te Deum, en action de grâce des bienfaits que l'on a reçus, et trois Ave Maria à la très sainte Vierge qui nous les a obtenus.

Fruit: Etre pénétré de l'excellence de la grâce divine; se bien préparer à la sainte Communion; témoigner à Dieu notre gratitude de ses bienfaits.

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15 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Seizième jour

Douleur du Cœur de Marie quand elle perdit l'Enfant Jésus dans Jérusalem

 

Considérez combien fut terrible le coup dont fut frappé le Cœur de Marie, dès qu'elle s'aperçut de la disparition de ce cher Fils, qu'elle avait eu sans cesse à ses côtés, et qu'elle n'avait pas perdu de vue un seul instant depuis sa naissance. Considérez combien fut violent le déchirement que ce Cœur en ressentit pendant trois jours de suite qu'elle le chercha vainement partout nuit et jour toute désolée.» « Sa douleur, dit Origène, fut extrême, parce que son amour était extrême. En se voyant séparée de son Fils, elle souffrit bien plus qu'aucun Martyr ne peut souffrir de la séparation de son âme d'avec son Corps ». Cette douleur fut telle, enfin, que Marie ne put la tenir renfermée dans son sein, ni s'empêcher, quand elle eut retrouvé son Fils, de la manifester par cette amoureuse plainte: « Mon Fils, pourquoi en avez-vous usé de la sorte avec nous? Voila que nous vous cherchions tout affligés, votre père et moi ».

 

Ce n'était aucunement par sa faute que Marie avait perdu son divin Fils, et sa douleur néanmoins fut si véhémente! Et nous, n'avons-nous jamais perdu Jésus par notre faute? En commettant un péché mortel, on perd sa grâce, son amitié, on se sépare de lui. Quelle affreuse séparation! O mon Jésus, mes péchés ne m'ont que trop séparé de vous! Ah! que votre miséricorde m'en rapproche en ce jour, et que je vous sois réuni pour n'en plus être séparé de toute l'éternité.

 

Fleur: Faire souvent des Actes de contrition.

Fruit: Conserver très soigneusement la divine grâce, et, si on a eu le malheur de la perdre, faire tous ses efforts pour la recouvrer.

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14 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Quinzième jour

Les peines du Cœur de Marie en Egypte

 

Considérez, ô cœur fidèle, les peines que dut éprouver le Cœur maternel de Marie, dans la barbare Egypte. Joseph et Marie y manquaient du nécessaire: obligés d'acheter chèrement le logement et la nourriture, et travaillant sans relâche du matin au soir, ils ne recevaient pourtant qu'un modique salaire de la part des impies et des avares habitants de ce pays inhumain. Quelle peine n'éprouvait pas leur Cœur alors, en voyant que Jésus devait partager une aussi grande pauvreté, habiter avec eux une pauvre cabane, être comme eux revêtu de misérables lambeaux, et se contenter d'une si petite quantité d'aliments pendant tout le temps de leur séjour en Egypte, qui y fut prolongé jusqu'à la mort d'Hérode? Qui pourrait imaginer ou exprimer les tourments que leur Cœur éprouvait de ne pouvoir mieux traiter leur cher Enfant?

 

Et nous, comment le traitons-nous dans la personne des pauvres? Ce que nous leur faisons, nous le lui faisons à lui-même; il l'a dit, et la foi nous ordonne de le croire. Ah! peut-être avons-nous pour eux les cruelles entrailles des Egyptiens, et non pas des entrailles de frères de Jésus et de fils de Marie, puisque leurs besoins ne nous portent pas à les soulager même de notre superflu? Ah! Doux Jésus, donnez-moi des entrailles de pitié et de miséricorde, et faites que, dans la personne de vos pauvres, qui sont mes frères, je ne vous laisse jamais souffrir la faim ni la soif, ni endurer le froid faute de vêtements.

 

Fleur: Aujourd'hui faire quelque aumône pour l'amour de Jésus, de Joseph et de Marie.

Fruit: Etre charitable envers les personnes qui sont dans le besoin.

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13 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Quatorzième jour

Sollicitude maternelle du Cœur de Marie dans la fuite en Egypte

Considérez l'inquiétude, l'agitation, l'anxiété du Cœur de la divine Mère qui reçoit du Ciel l'ordre imprévu de se lever de nuit, de prendre dans ses bras l'Enfant Jésus, et de fuir en toute hâte en Egypte, pour le sauver de la fureur de ceux qui le cherchent afin de le mettre à mort. Agar, voyant son fils sur le point de mourir par l'excès de la soif, ne songea qu'à se retirer à l'écart, pour ne pas avoir du moins la douleur de le voir expirer à ses yeux. C'est ainsi que se comporte une mère charnelle: quelque grand que soit son amour, en se repliant sur elle-même, elle cherche toujours quelque adoucissement à sa douleur. Il en est autrement de Marie: elle s'oublie elle-même, pour ne s'occuper uniquement que de son cher Fils. Elle le serre entre ses bras et sur son sein, elle le couvre de son mieux, et court, tout agitée et le cœur palpitant, par les chemins les moins fréquentés, sans regarder ni à la fatigue, ni aux souffrances, mais seulement aux risques dont sa vigilance continuelle cherche à garantir son cher Enfant. Vous, Joseph, son compagnon, son gardien fidèle, et son aide, qui avez été témoin des soins et des angoisses de Marie, et qui les avez partagées, vous seul pouvez vous en faire une juste idée.

Combien, au contraire, qui comme Hérode, ne cherchent Jésus que pour le mettre à mort? C'est ce que font tous ceux qui cherchent l'occasion du péché. Ils ne donnent en effet que trop la mort à Jésus. O mon Jésus, combien de fois, au lieu de fuir soigneusement les occasions du péché afin de ne pas vous donner la mort, ai-je au contraire été empressé à les chercher? Pardonnez-le-moi, je vous en conjure par les soins amoureux que prit alors de vous votre divine Mère; je mettrai à l'avenir toute mon attention à fuir les occasions prochaines de vous offenser.

Fleur: Visiter quelque Eglise dédiée à Marie.

Fruit: Avoir le plus grand soin de fuir le danger et les occasions prochaines de pécher.

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12 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Treizième jour

Douleur du Cœur de Marie la première fois que le Sang de son Fils Jésus fut versé dans la Circoncision

 

Considérez la cruelle douleur dont le Cœur de Marie fut pour la première fois si profondément blessé, lorsqu'elle vit le sang couler de la plaie faite à son cher enfant Jésus. Nulle mère au monde n'éprouva une semblable douleur, même à la mort de son fils unique; parce que nul fils ne fut aussi digne d'amour, et nulle mère n'eut un cœur capable d'aimer autant que celui de Marie. Son Cœur fut donc blessé d'autant plus profondément qu'il aimait plus tendrement. Ce fut par miracle que Marie  n'en mourut pas. Car, pour le soutenir, ce Cœur détaillant, les forces naturelles de son corps délicat n'étaient pas suffisantes. Cette douleur fut permanente; elle s'unit aux autres douleurs dont le Cœur de Marie était continuellement déchiré pour tous les tourments qu'elle prévoyait que son Fils souffrirait; et toutes ces douleurs ne cessèrent que lorsque le Corps de Jésus fut enseveli.

 

Ce sont nos péchés qui ont porté l'atteinte sanglante dont l'innocente chair de Jésus a été frappée par le couteau du Grand-prêtre. Que de péchés, grand Dieu! Ce sont les miens, ce sont mes maudits péchés qui ont ainsi exercé leur rage contre le bel enfant Jésus, et qui ont abreuvé d'une si amère douleur le Cœur de la très pure Vierge sa Mère. Comment réparer d'aussi cruels outrages? si ce n'est par votre propre Sang, ô mon doux Jésus, par ce précieux Sang que j'ai fait répandre. Ah! lavez-en mes taches, purifiez-en mes souillures; je les déteste, je les abhorre.

 

Fleur: La garde des sens.

Fruit: L'horreur de toute sorte de péché surtout de celui de l'impureté.

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11 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Douzième jour

Le Cœur de Marie pendant ses couches virginales

Considérez les sentiments du Cœur de Marie au moment qu'elle eut mis au monde, dans une étable, au milieu des ténèbres de la nuit, son petit enfant Jésus; qu'elle entendit ses cris et ses gémissements, et qu'elle vit ses yeux célestes baignés de larmes. L'amour, l'admiration, la douleur, la compassion, les plus nobles sentiments de son âme vinrent tous assaillir son Cœur de leurs diverses impressions, et l'occupèrent entièrement. Sa vive foi lui faisait reconnaître dans son fils, le Fils de Dieu fait homme pour l'amour de l'homme. En voyant cet ardent amour éclater dans toute sa divine personne, son propre Cœur fut atteint du même feu; et alors quel embrasement, quel incendie, dans ce tendre Cœur maternel! Les sages-femmes, craignant que l'excès de la tendresse et de la joie ne soit nuisible aux accouchées, ne leur font pas connaître d'abord le sexe de l'enfant, si c'est un fils. D'après cette faible comparaison, imaginez la tendresse, la joie, l'amour du Cœur de Marie lorsqu'elle se vit entre les bras son Fils nouveau-né, son Fils et son Dieu tout ensemble. Quelle ne dut pas être alors son admiration? Quelle ne dut pas être aussi sa peine, en le voyant naître au sein de tant de misères, dans une étable, exposé nu aux rigueurs de la saison, tremblotant, les cris et les gémissements sur les lèvres, et les larmes aux yeux, à la vue de nos péchés? Son Cœur maternel est déchiré et percé à la fois par la douleur et la compassion. Que ne fait-elle pas pour le couvrir, pour le réchauffer, pour le garantir et le défendre du froid rigoureux de l'hiver dans cette nuit obscure? Du mieux qu'elle peut elle l'emmaillote dans quelques pauvres langes qu'elle avait apportés; elle le place dans la crèche, où le froid se fait moins sentir à cause de l'haleine des animaux qui y sont attachés; et elle et son époux se tiennent à genoux l'adorant, le contemplant, lui rendant leurs actions de grâce.

A cette vue, qu'éprouve notre cœur? Ne méritons-nous pas le reproche amer que le Seigneur adresse par son prophète aux Juifs endurcis? « Le bœuf a connu son Maître, et l'âne la crèche de son Seigneur; mais Israël ne m'a point connu ». O mon Jésus, mon Dieu, mon Seigneur et mon Maître, qui par amour pour moi avez voulu vous faire enfant et naître dans une vile étable, au sein de la misère, au milieu de la nuit, en plein hiver; ah! pardonnez-moi de vous avoir méconnu si longtemps. Je viens, pour vous réchauffer , unir mon cœur au Cœur de Marie votre Mère, et au Cœur de Joseph que vous honorez comme votre Père. Mais le pourrai-je, si vous n'allumez pas dans mon cœur ce feu que vous nous avez apporté du Ciel? Ah, Je vous en conjure, embrasez-moi de ce feu divin.

Fleur: Réciter fréquemment cette oraison jaculatoire: Cœur de Jésus, brûlant d'amour pour nous, Faites que tous les cœurs brûlent d'amour pour vous.

Fruit: Disons avec saint François d'Assise: « Aimons l'Enfant de Bethléem ».

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07 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Huitième jour

Consécration du Cœur de Marie quand elle fut présentée au Temple

Sa bienheureuse mère, sainte Anne, se souvenant du vœu qu'elle avait fait au Seigneur, « ne tarda pas, dit saint Grégoire de Nazianze, de la conduire au Temple et de l'offrir à Dieu ». « La Vierge bénie avait alors trois ans », ainsi que le rapportent saint Germain et saint Epiphane. Maintenant considérons avec attendrissement cette Vierge immaculée qui va faire à son Dieu la magnifique offrande, le sacrifice de tout elle-même. Son Bien-aimé lui avait fait entendre ces paroles: « Lève-toi, hâte-toi, ma bien-aimée, et viens a moi ». Il voulait que dès lors elle mit en oubli pour lui ses parents et sa patrie, tout enfin: « Ecoutez, ô ma Fille, voyez, et prêtez une oreille attentive, et oubliez votre peuple et la maison de votre père »; et la voilà prompte à obéir à la voix divine qui l'appelle. Elle monte rapidement les marches du Temple, et se prosternant à terre elle verse des larmes de tendresse. Elle renouvelle alors, et confirme entre les mains du Grand-Prêtre le don d'elle-même qu'elle avait fait irrévocablement à son Souverain Seigneur dès le premier instant de son immaculée Conception. Mais qui pourrait pénétrer les sentiments intimes dont ce Cœur admirable était animé en se consacrant tout à son Dieu? Quelle profonde humilité! Quelle vive foi! quel ardent amour! Elle disait peut-être: « O grand Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob! vous êtes infini, vous êtes immense ; à vous sont dus des honneurs et dons infinis. Je ne suis, moi, qu'une misérable petite créature, et telle que je suis je ne m'appartiens même pas, mais c'est à vous que j'appartiens, qui m'avez tirée du néant. Qu'ai-je donc à vous offrir, ô mon Créateur, ô mon Tout ? Néanmoins, mon Dieu, daignez accepter ce qui est vôtre. Je me donne et me consacre tout à vous. Je vous consacre ma volonté; disposez-en à votre gré: je vous consacre mon corps; faites qu'il soit toujours comme un beau lys qui exhale une odeur suave en présence de votre divine Majesté ». Il ne s'était jamais fait de semblables offrandes dans ce Temple. Quel n'aura pas été l'étonnement des saints Anges, la surprise et l'admiration des Prêtres et de tous les assistants? Mais en quels termes Dieu aurait-il témoigné combien ce don lui était agréable? Les voici: « Que ta démarche est belle, ô Fille du Roi! »

Nous aussi, nous avons été conduits au Temple, la première fois encore en bas âge, pour y assister au grand Sacrifice que le Fils de Marie fait de son Corps et de son Sang pour nous. Mais nous sommes-nous offerts nous-mêmes véritablement à Dieu? O que d'irrévérences, que de profanations n'y avons-nous pas commises?  Je les pleure aujourd'hui, mon Dieu; et aujourd'hui je m'offre tout à vous. Faites ô mon Jésus, que votre Sang offert sur nos autels expie mes péchés et soit mon salut.

Fleur: Se rendre à son Eglise paroissiale et y renouveler près des Fonts baptismaux, les promesses du Baptême.

Fruit: A l'Eglise s'y tenir comme une victime liée et destinée au sacrifice.

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