14 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

 

Quinzième jour

Les peines du Cœur de Marie en Egypte

 

Considérez, ô cœur fidèle, les peines que dut éprouver le Cœur maternel de Marie, dans la barbare Egypte. Joseph et Marie y manquaient du nécessaire: obligés d'acheter chèrement le logement et la nourriture, et travaillant sans relâche du matin au soir, ils ne recevaient pourtant qu'un modique salaire de la part des impies et des avares habitants de ce pays inhumain. Quelle peine n'éprouvait pas leur Cœur alors, en voyant que Jésus devait partager une aussi grande pauvreté, habiter avec eux une pauvre cabane, être comme eux revêtu de misérables lambeaux, et se contenter d'une si petite quantité d'aliments pendant tout le temps de leur séjour en Egypte, qui y fut prolongé jusqu'à la mort d'Hérode? Qui pourrait imaginer ou exprimer les tourments que leur Cœur éprouvait de ne pouvoir mieux traiter leur cher Enfant?

 

Et nous, comment le traitons-nous dans la personne des pauvres? Ce que nous leur faisons, nous le lui faisons à lui-même; il l'a dit, et la foi nous ordonne de le croire. Ah! peut-être avons-nous pour eux les cruelles entrailles des Egyptiens, et non pas des entrailles de frères de Jésus et de fils de Marie, puisque leurs besoins ne nous portent pas à les soulager même de notre superflu? Ah! Doux Jésus, donnez-moi des entrailles de pitié et de miséricorde, et faites que, dans la personne de vos pauvres, qui sont mes frères, je ne vous laisse jamais souffrir la faim ni la soif, ni endurer le froid faute de vêtements.

 

Fleur: Aujourd'hui faire quelque aumône pour l'amour de Jésus, de Joseph et de Marie.

Fruit: Etre charitable envers les personnes qui sont dans le besoin.

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13 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Quatorzième jour

Sollicitude maternelle du Cœur de Marie dans la fuite en Egypte

Considérez l'inquiétude, l'agitation, l'anxiété du Cœur de la divine Mère qui reçoit du Ciel l'ordre imprévu de se lever de nuit, de prendre dans ses bras l'Enfant Jésus, et de fuir en toute hâte en Egypte, pour le sauver de la fureur de ceux qui le cherchent afin de le mettre à mort. Agar, voyant son fils sur le point de mourir par l'excès de la soif, ne songea qu'à se retirer à l'écart, pour ne pas avoir du moins la douleur de le voir expirer à ses yeux. C'est ainsi que se comporte une mère charnelle: quelque grand que soit son amour, en se repliant sur elle-même, elle cherche toujours quelque adoucissement à sa douleur. Il en est autrement de Marie: elle s'oublie elle-même, pour ne s'occuper uniquement que de son cher Fils. Elle le serre entre ses bras et sur son sein, elle le couvre de son mieux, et court, tout agitée et le cœur palpitant, par les chemins les moins fréquentés, sans regarder ni à la fatigue, ni aux souffrances, mais seulement aux risques dont sa vigilance continuelle cherche à garantir son cher Enfant. Vous, Joseph, son compagnon, son gardien fidèle, et son aide, qui avez été témoin des soins et des angoisses de Marie, et qui les avez partagées, vous seul pouvez vous en faire une juste idée.

Combien, au contraire, qui comme Hérode, ne cherchent Jésus que pour le mettre à mort? C'est ce que font tous ceux qui cherchent l'occasion du péché. Ils ne donnent en effet que trop la mort à Jésus. O mon Jésus, combien de fois, au lieu de fuir soigneusement les occasions du péché afin de ne pas vous donner la mort, ai-je au contraire été empressé à les chercher? Pardonnez-le-moi, je vous en conjure par les soins amoureux que prit alors de vous votre divine Mère; je mettrai à l'avenir toute mon attention à fuir les occasions prochaines de vous offenser.

Fleur: Visiter quelque Eglise dédiée à Marie.

Fruit: Avoir le plus grand soin de fuir le danger et les occasions prochaines de pécher.

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12 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Treizième jour

Douleur du Cœur de Marie la première fois que le Sang de son Fils Jésus fut versé dans la Circoncision

 

Considérez la cruelle douleur dont le Cœur de Marie fut pour la première fois si profondément blessé, lorsqu'elle vit le sang couler de la plaie faite à son cher enfant Jésus. Nulle mère au monde n'éprouva une semblable douleur, même à la mort de son fils unique; parce que nul fils ne fut aussi digne d'amour, et nulle mère n'eut un cœur capable d'aimer autant que celui de Marie. Son Cœur fut donc blessé d'autant plus profondément qu'il aimait plus tendrement. Ce fut par miracle que Marie  n'en mourut pas. Car, pour le soutenir, ce Cœur détaillant, les forces naturelles de son corps délicat n'étaient pas suffisantes. Cette douleur fut permanente; elle s'unit aux autres douleurs dont le Cœur de Marie était continuellement déchiré pour tous les tourments qu'elle prévoyait que son Fils souffrirait; et toutes ces douleurs ne cessèrent que lorsque le Corps de Jésus fut enseveli.

 

Ce sont nos péchés qui ont porté l'atteinte sanglante dont l'innocente chair de Jésus a été frappée par le couteau du Grand-prêtre. Que de péchés, grand Dieu! Ce sont les miens, ce sont mes maudits péchés qui ont ainsi exercé leur rage contre le bel enfant Jésus, et qui ont abreuvé d'une si amère douleur le Cœur de la très pure Vierge sa Mère. Comment réparer d'aussi cruels outrages? si ce n'est par votre propre Sang, ô mon doux Jésus, par ce précieux Sang que j'ai fait répandre. Ah! lavez-en mes taches, purifiez-en mes souillures; je les déteste, je les abhorre.

 

Fleur: La garde des sens.

Fruit: L'horreur de toute sorte de péché surtout de celui de l'impureté.

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11 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Douzième jour

Le Cœur de Marie pendant ses couches virginales

Considérez les sentiments du Cœur de Marie au moment qu'elle eut mis au monde, dans une étable, au milieu des ténèbres de la nuit, son petit enfant Jésus; qu'elle entendit ses cris et ses gémissements, et qu'elle vit ses yeux célestes baignés de larmes. L'amour, l'admiration, la douleur, la compassion, les plus nobles sentiments de son âme vinrent tous assaillir son Cœur de leurs diverses impressions, et l'occupèrent entièrement. Sa vive foi lui faisait reconnaître dans son fils, le Fils de Dieu fait homme pour l'amour de l'homme. En voyant cet ardent amour éclater dans toute sa divine personne, son propre Cœur fut atteint du même feu; et alors quel embrasement, quel incendie, dans ce tendre Cœur maternel! Les sages-femmes, craignant que l'excès de la tendresse et de la joie ne soit nuisible aux accouchées, ne leur font pas connaître d'abord le sexe de l'enfant, si c'est un fils. D'après cette faible comparaison, imaginez la tendresse, la joie, l'amour du Cœur de Marie lorsqu'elle se vit entre les bras son Fils nouveau-né, son Fils et son Dieu tout ensemble. Quelle ne dut pas être alors son admiration? Quelle ne dut pas être aussi sa peine, en le voyant naître au sein de tant de misères, dans une étable, exposé nu aux rigueurs de la saison, tremblotant, les cris et les gémissements sur les lèvres, et les larmes aux yeux, à la vue de nos péchés? Son Cœur maternel est déchiré et percé à la fois par la douleur et la compassion. Que ne fait-elle pas pour le couvrir, pour le réchauffer, pour le garantir et le défendre du froid rigoureux de l'hiver dans cette nuit obscure? Du mieux qu'elle peut elle l'emmaillote dans quelques pauvres langes qu'elle avait apportés; elle le place dans la crèche, où le froid se fait moins sentir à cause de l'haleine des animaux qui y sont attachés; et elle et son époux se tiennent à genoux l'adorant, le contemplant, lui rendant leurs actions de grâce.

A cette vue, qu'éprouve notre cœur? Ne méritons-nous pas le reproche amer que le Seigneur adresse par son prophète aux Juifs endurcis? « Le bœuf a connu son Maître, et l'âne la crèche de son Seigneur; mais Israël ne m'a point connu ». O mon Jésus, mon Dieu, mon Seigneur et mon Maître, qui par amour pour moi avez voulu vous faire enfant et naître dans une vile étable, au sein de la misère, au milieu de la nuit, en plein hiver; ah! pardonnez-moi de vous avoir méconnu si longtemps. Je viens, pour vous réchauffer , unir mon cœur au Cœur de Marie votre Mère, et au Cœur de Joseph que vous honorez comme votre Père. Mais le pourrai-je, si vous n'allumez pas dans mon cœur ce feu que vous nous avez apporté du Ciel? Ah, Je vous en conjure, embrasez-moi de ce feu divin.

Fleur: Réciter fréquemment cette oraison jaculatoire: Cœur de Jésus, brûlant d'amour pour nous, Faites que tous les cœurs brûlent d'amour pour vous.

Fruit: Disons avec saint François d'Assise: « Aimons l'Enfant de Bethléem ».

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07 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Huitième jour

Consécration du Cœur de Marie quand elle fut présentée au Temple

Sa bienheureuse mère, sainte Anne, se souvenant du vœu qu'elle avait fait au Seigneur, « ne tarda pas, dit saint Grégoire de Nazianze, de la conduire au Temple et de l'offrir à Dieu ». « La Vierge bénie avait alors trois ans », ainsi que le rapportent saint Germain et saint Epiphane. Maintenant considérons avec attendrissement cette Vierge immaculée qui va faire à son Dieu la magnifique offrande, le sacrifice de tout elle-même. Son Bien-aimé lui avait fait entendre ces paroles: « Lève-toi, hâte-toi, ma bien-aimée, et viens a moi ». Il voulait que dès lors elle mit en oubli pour lui ses parents et sa patrie, tout enfin: « Ecoutez, ô ma Fille, voyez, et prêtez une oreille attentive, et oubliez votre peuple et la maison de votre père »; et la voilà prompte à obéir à la voix divine qui l'appelle. Elle monte rapidement les marches du Temple, et se prosternant à terre elle verse des larmes de tendresse. Elle renouvelle alors, et confirme entre les mains du Grand-Prêtre le don d'elle-même qu'elle avait fait irrévocablement à son Souverain Seigneur dès le premier instant de son immaculée Conception. Mais qui pourrait pénétrer les sentiments intimes dont ce Cœur admirable était animé en se consacrant tout à son Dieu? Quelle profonde humilité! Quelle vive foi! quel ardent amour! Elle disait peut-être: « O grand Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob! vous êtes infini, vous êtes immense ; à vous sont dus des honneurs et dons infinis. Je ne suis, moi, qu'une misérable petite créature, et telle que je suis je ne m'appartiens même pas, mais c'est à vous que j'appartiens, qui m'avez tirée du néant. Qu'ai-je donc à vous offrir, ô mon Créateur, ô mon Tout ? Néanmoins, mon Dieu, daignez accepter ce qui est vôtre. Je me donne et me consacre tout à vous. Je vous consacre ma volonté; disposez-en à votre gré: je vous consacre mon corps; faites qu'il soit toujours comme un beau lys qui exhale une odeur suave en présence de votre divine Majesté ». Il ne s'était jamais fait de semblables offrandes dans ce Temple. Quel n'aura pas été l'étonnement des saints Anges, la surprise et l'admiration des Prêtres et de tous les assistants? Mais en quels termes Dieu aurait-il témoigné combien ce don lui était agréable? Les voici: « Que ta démarche est belle, ô Fille du Roi! »

Nous aussi, nous avons été conduits au Temple, la première fois encore en bas âge, pour y assister au grand Sacrifice que le Fils de Marie fait de son Corps et de son Sang pour nous. Mais nous sommes-nous offerts nous-mêmes véritablement à Dieu? O que d'irrévérences, que de profanations n'y avons-nous pas commises?  Je les pleure aujourd'hui, mon Dieu; et aujourd'hui je m'offre tout à vous. Faites ô mon Jésus, que votre Sang offert sur nos autels expie mes péchés et soit mon salut.

Fleur: Se rendre à son Eglise paroissiale et y renouveler près des Fonts baptismaux, les promesses du Baptême.

Fruit: A l'Eglise s'y tenir comme une victime liée et destinée au sacrifice.

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06 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Septième jour

Docilité du Cœur de Marie dans la maison paternelle

Considérez jusqu'à quel point devait être docile le Cœur de cette Enfant, qui, depuis le premier moment de son existence ne s'appartenait plus, mais était tout à Dieu, et qui ne suivait d'autre règle que celle de faire en tout la volonté de Dieu. Il ne s'est jamais vu de créature qui fût envers Dieu plus soumise et plus obéissante. Eclairée de l'Esprit-Saint, qui la possédait dès le commencement, elle pénétrait les pensées de ses heureux parents et prévenait leurs intentions. Pendant les trois premières années de sa vie, qu'elle passa dans la maison paternelle, tous ses mouvements et toutes ses actions étaient réglés sur l'obéissance la plus parfaite. Celle qui devait voir un jour le Fils de Dieu lui obéir et lui être soumis, s'exerçait ainsi à la pratique de cette vertu dont le Fils de Dieu devait être le premier modèle, comme elle le second. Que n'auront pas dit saint Joachim et sainte Anne , à la vue d'aussi grands, d'aussi extraordinaires prodiges d'obéissance dans une aussi petite enfant? Dans leur étonnement et leur admiration, quels présages n'ont-ils pas dû en tirer ?

Mais, au contraire, de quelles amertumes n'ont pas été abreuvés nos propres parents, et quels fâcheux pressentiments n'ont-ils pas eus, en nous voyant, dès notre enfance, si indociles, si revêches, si opiniâtres, si désobéissants! Plût au Ciel que notre conduite eût été différente de celle qu'ils prévoyaient et redoutaient avec tant de raison! Hélas, non, ils né s'étaient pas trompés. De bonne heure n'ai-je pas secoué le joug de la sainte obéissance, et n'ai-je pas ainsi couru vers l'abîme? Ah! par pitié, sainte Vierge Marie, tendez-moi votre main secourable pour m'en retirer.

Fleur: Offrir son cœur à Marie, au pied d'une de ses images, pour qu'elle daigne se charger de le diriger.

Fruit: Obéissance à tous les Supérieurs, et spécialement à son Confesseur.

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05 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Sixième jour

Le sacrifice du Cœur de Marie quand elle fut offerte à Dieu par ses parents dans le Temple

Considérez quels furent les sentiments et les affections du tendre Cœur de Marie, quand elle fut offerte à Dieu, dans le temple, par sa bienheureuse Mère sainte Anne, accompagnée de saint Joachim. Les Cœurs de ses parents brûlaient sans doute d'amour, ils étaient pénétrés d'une vive reconnaissance pour le Seigneur, qui leur avait accordé cette fille tant désirée: mais qu'elle ne dût pas être la piété, la dévotion de cette sainte Enfant dont la sainteté surpassait déjà de beaucoup celle de tous les Saints? Nous pouvons bien croire qu'elle dit à Dieu, de routes les puissances de son âme: « Mon Dieu, vous m'avez tirée du néant, et m'avez donné l'être, quoique je n'eusse aucunement mérité une si grande grâce; Vous m'avez comblé de vos bénédictions: je ne m'appartiens pas, je suis tout à vous; me voici; disposez de moi selon votre bon plaisir. Lorsque je me donne, irrévocablement tout à vous, mon Dieu, agréez cette chétive offrande; une pauvre petite créature telle que je suis, n a rien autre à vous Offrir ». A ces paroles, le Cœur du Très-Haut est ravi, les Anges les plus sublimes sont étonnés, les hommes les plus orgueilleux sont confondus.

Quels ont été jusqu'à présent les sentiments de notre cœur? Quelle a été notre gratitude pour les bienfaits de la Création, de la Rédemption, du Baptême, et pour tant d'autres grâces que nous avons reçues? Ah! qu'un cœur ingrat est un horrible monstre aux yeux de Dieu! Dans les saintes Ecritures, un tel cœur est l'objet de ses plaintes les plus touchantes et de ses reproches les plus amers. O mon Dieu, mon Bien, mon Tout, arrachez de mon cœur un vice si abominable, pour l'amour de celle qui, de toutes les créatures, fut envers vous la plus reconnaissante.

Fleur: Se priver de quelque chose que l'on aime, et la donner aux pauvres.

Fruit: S'offrir tout entier à Dieu, chaque matin, et unir son cœur à celui de Jésus et de Marie.

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04 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Cinquième jour

Le Cœur de Marie quand elle vint au monde

Considérez quels furent les premiers mouvements et les premiers sentiments du Cœur de Marie  quand elle vint au monde. A peine eut-elle vu le jour, qu'en elle tout exprima son amour pour son Créateur: ses yeux, brillants du feu de la divine charité qui les embrasait, et mouillés des douces larmes de la plus vive et de la plus tendre reconnaissance, se tournèrent aussitôt vers le Ciel. Ses petites mains se levaient en action de grâces, le maintien de son corps délicat était modeste, saint, édifiant. Elle consacrait à son Dieu tous ses regards, tous ses mouvements; elle ne respirait que pour lui; elle lui renouvelait sans cesse l'offrande de tout son être. Jamais la naissance d'aucun Saint n'avait offert un aussi beau spectacle. Ses pieux parents Joachim et Anne, en sont dans le ravissement; les Anges dans la jubilation; l'air retentit à l'entour de joyeux applaudissements; et les Envoyés célestes chantent l'hymne qui annonce la paix aux hommes de bonne volonté, ainsi que l'apprit sainte Brigitte par révélation.

Hélas! que notre naissance a été différente! Nous sommes nés tous « Enfants de colère ». Qu'il est heureux pour nous, d'avoir été régénérés par le Sang du Fils de Marie, et d'être nés de nouveau à la grâce dans le Saint Baptême! Mais cette grâce ne l'avons-nous pas perdue? Ah! Dieu, combien de fois ne l'avons-nous pas chassée de notre cœur, en tournant nos affections vers le monde, la chair, et d'indignes objets? O mon Jésus, ayez pitié de moi. Mon cœur est changé, il est maintenant tout à vous; vous serez à l'avenir l'unique objet de mon amour.

Fleur: Réciter à genoux le chapelet de la sainte Vierge, vous imaginant d'être au pied du berceau de cette sainte Enfant.

Fruit: Faire fréquemment des actes de contrition, et d'amour de Dieu.

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03 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Quatrième jour

Le Cœur de Marie prisonnier d'amour pendant les neuf mois qu'elle fut renfermée dans le sein de sainte Anne

Considérez que par le péché d'Eve, notre première mère, nous sommes tous condamnés à passer, avant de naître, neuf mois dans le sein de notre propre mère, privés du jour, et dans les ténèbres d'une complète ignorance, infectés du péché, et incapables de mériter. Il n'en fut pas ainsi de Celle qui vint exempte de la tache originelle. Loin de subir la peine de l'ignorance, elle passa les neuf mois dans une continuelle contemplation de la divine Sagesse, dont elle était le siège, et pour laquelle son Cœur brûlait d'un feu plus ardent que celui des Séraphins dans le Ciel. C'est par ce long emprisonnement de neuf mois que fut faite a première épreuve de cet amour que Dieu purifie dans les peines, comme on purifie l'or dans la fournaise. Cet amour si grand, si parfait, lui faisait supporter avec, joie les gênes et les incommodités d'une prison si obscure, si étroite et sachant que c'était la volonté de celui qu'elle aimait tant. Ame dévote, réfléchissez ici sur une aussi sublime résignation.

Mais réfléchissez en même temps sur votre impatience à supporter le joug que le péché d'Adam vous a imposé. Marie innocente chérit le joug auquel elle a été assujettie, non par le péché, mais seulement par la nature et l'amour; elle le chérit avant même de naître: et vous, avant de mourir au moins, n'aimerez-vous pas le joug des enfants d'Adam, que vous avez d'ailleurs si fort mérité par vos propres péchés? Oui, mon Dieu, je l'embrasse avec joie ce joug que votre grâce rend si léger et si doux; et je veux le porter par amour et avec amour jusqu'à la fin de ma vie.

Fleur: Faire quelque acte de mortification.

Fruit: La patience dans les adversités et les tribulations.

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02 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Troisième jour

Le Cœur de Marie sans tache originelle

 

Considérez la pureté du Cœur de Marie, dans le premier instant de sa formation. Le serpent infernal n'eut pas le temps de le mordre et de l'infecter de son mortel venin, il ne put même y avoir accès. Dans un seul et même instant ce Cœur fut formé et possédé de Dieu; et Marie eût le droit de dire que « le Seigneur l'avait possédée au commencement de ses voies ». Le fatal ennemi n'eut donc pas le temps de l'attaquer. Il ne put pas même l'aborder, puisque ce Cœur, à peine formé, fut aussitôt uni à son Créateur. Dès ce moment Marie put dire mieux que personne :  « Mon bien-aimé est a moi, et je suis à lui; nous ne faisons qu'un ensemble ». Privilège tout particulier! Pureté incomparable! source de toutes les félicités dont la Vierge fut ornée comme étant ce nouveau Paradis où devait descendre pour y prendre son repos le Seigneur qui paît parmi les lys!

Notre origine fut bien différente! Nous sommes tous nés infectés du péché originel. Combien n'en devons-nous pas être humiliés! Mais combien plus ne devons- nous pas l'être de tous les péchés que nous avons commis pendant notre vie? Hélas! combien de fois ne nous sommes-nous pas approchés de la gueule de l'antique dragon, n'avons-nous pas reçu ses morsures, et ne nous sommes-nous pas faits ses esclaves? Et maintenant, dans quel état se trouve notre cœur? est-il sain, ou couvert de plaies? Mon Dieu, que vois-je? Quel état misérable! O vous qui êtes venu guérir les cœurs contrits et pénétrés d'une sincère douleur, ah! guérissez le mien.

Fleur: Répéter fréquemment aujourd'hui l'oraison jaculatoire: « Bénie soit la sainte et immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie ».

Fruit: Résister aux tentations du démon ; et dans le combat invoquer sans cesse Marie.

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