19 octobre 2012

Passage des reliques du Bienheureux Jean Paul II à Bordeaux

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Passage des reliques du Bienheureux Jean Paul II à Bordeaux

 

Dimanche 21 octobre, les Bordelais auront la joie d’accueillir des reliques du bienheureux Jean-Paul II.

A cette occasion, l’Eglise du Sacré-Cœur a ouvert une chapelle dédiée au Bienheureux. Voici le programme de cette journée dédiée à l’Adoration et à la Compassion.

Les reliques seront accueillies au cours de la Messe, célébrée à 10 h 30.

Ensuite vous êtes conviés à partager un apéritif et un pique-nique tiré du sac au Centre Jean-Paul II. A 14 h 30 le Père Martin Pradère (Supérieur du séminaire Saint Joseph de Bordeaux) donnera une conférence sur « L’amitié avec Jésus » dans l’Eglise du Sacré-Cœur.

Cette conférence sera suivie, à partir de 15 h 30, d’un temps d’adoration et de confession.

 

La vénération des reliques et les Vêpres viendront terminer cette journée.

(Extrait du site http://sacrecoeur.info)

N'oublions pas que lundi prochain, 22 octobre, c'est la Fête Liturgique du Bienheureux Jean Paul II, a cette occasion, n'hésitons pas à le prier, à lui confier toutes nos intentions et à confier la paix mondiale et l'avenir de nos pays.

 

Fraternellement,

Franck Monvoisin, laïc Franciscain.

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16 novembre 2010

Neuvaine aux Saintes Maries Jacobé et Salomé

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Saintes Marie Jacobé et Marie Salomé

Les Saintes Maries de la Mer

Vie des Saintes Maries Jacobé et Salomé


Vocation et commencement du ministère des saintes Maries


Nous ne connaissons que très imparfaitement ce qui se rattache aux premières années des saintes Maries. A quel moment se mirent-elles à la suite de Notre-Seigneur? De quelle manière s'opéra leur ministère? C'est ce que nous ignorons. Marie Jacobé, selon l'opinion communément reçue, était femme de Cléophas, frère de Saint Joseph, l'époux de la Vierge Marie. Elle fut la mère de deux apôtres, du premier évêque de Jérusalem, Saint Jacques, et de saint Jude, qui se déclare lui-même le frère de Saint Jacques dans sa première épitre. Marie Salomé, ainsi appelée à cause de Salomé, son père, était cousine germaine de Notre Seigneur. Elle fut la mère de Saint Jean, le disciple bien-aimé, et de Saint Jacques, dont les reliques vénérées ont été de tout temps et sont encore l'objet d'un pèlerinage fréquenté à Compostelle en Espagne. Pendant la vie publique du Sauveur, ces âmes pieuses, attirées par la grâce intérieure qu'il répandait dans les cœurs, le suivirent de très bonne heure, l'assistant de leurs biens et le servant lorsqu'il annonçait le royaume de Dieu. Leur fidélité ne se démentit jamais, et, au moment des plus grandes épreuves, leur amour pour la personne du divin Maître ne fit que s'accroître. L'Évangile nous les montre avec Marie Madeleine et la Très Sainte Vierge, sur le Calvaire, au pied de la croix où elles avaient accompagné Notre Seigneur, malgré les menaces des Juifs, les mauvais traitements des soldats et les insultes du peuple. C'est là qu'avec saint Jean et les autres saintes femmes, elles compatirent aux souffrances de leur Maître et devinrent les témoins du testament qui a racheté le monde.


Le jour de la Résurrection, elles se rendirent au sépulcre, dès le matin, portant dans leurs mains de précieux parfums. Personne n'ignore la scène qui se passa près du tombeau, les paroles que l'ange leur adressa et les apparitions dont elles furent favorisées. Si nous suivons les détails évangéliques, nous les voyons parmi les cinq cents disciples qui assistèrent à l'Ascension. Nous les retrouvons aussi au Cénacle; le jour de la Pentecôte, elles reçoivent le Saint Esprit sous forme de langues de feu; et, désormais, pleines de force et de courage, elles suivent les apôtres, comme elles avaient suivi Notre Seigneur Jésus-Christ; elles prient dans le silence de leur cœur pour le succès de leur ministère. Après avoir pleuré au pied de la croix, après avoir assisté à la suprême expiation au Calvaire, elles contemplent avec bonheur la transformation qui s'opère dans le monde. Les peuples accourent en foule pour embrasser la religion de Jésus crucifié. Déjà Jérusalem, la Palestine et les pays les plus éloignés sont devenus chrétiens. Tout annonce la ruine prochaine du judaïsme et la fin du règne des idoles. Mais Satan, quoique terrassé au Calvaire, va essayer de se relever et de réparer sa défaite. C'est lui qui inspire de toutes parts ces cris barbares qui coûtèrent tant de sang: « Mort aux Chrétiens! mort aux Chrétiens! » L'ère de la persécution a commencé pour les amis de Jésus. C'est l'heure marquée par Dieu, où dans un coin perdu de notre patrie, à l'extrémité d'un ilot sauvage, sous le ciel de la Provence quelques persécutés bannis par des ingrats qui cherchent à les faire mourir, viennent apporter les lumières de la foi et travailler à la conversion des Gaules.

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Exil des saintes Maries pour Jésus Christ


Transportons-nous, pour le moment, sur le rivage de cette terre qui a vu mourir le Sauveur. Le ciel est beau, la mer est calme, tout dans la nature est tranquille. Une multitude de Juifs, ayant à leur tète les princes des prêtres et les principaux chefs de la nation, s'agite et s'avance furieuse. Ses cris de rage font contraste avec le calme des éléments. Et, au milieu de cette populace effrénée, marche, les yeux au ciel, un petit groupe d'élus du Seigneur, priant pour les barbares qui vont les vouer à la mort ou à l'exil. C'est Lazare avec ses deux sœurs, Marthe et Madeleine. C'est Maximin, ami de Lazare. Ce sont Marie Jacobé et Marie Salomé, avec leurs deux servantes, Marcelle et Sara. Ce sont Sidoine, l'aveugle de Jéricho, et quelques autres disciples. Les Juifs, ayant reconnu en eux des fervents apôtres de Jésus, veulent s'en défaire. Vont-ils les soumettre à de cruels supplices? Non! Ils craignent que la constance qu'ils montreraient à les supporter, ne leur attire de nouveaux adeptes; ils choisissent un moyen plus lâche: ils les jettent dans une barque sans rames, sans gouvernail, sans provisions. Déjà ces méchants se réjouissent dans leur cœur à la pensée de les voir périr par le naufrage ou par la faim; mais ils ont comptés sans Celui qui commande aux flots et à qui les vents et la mer obéissent. Soudain, sous le coup d'une brise fraîche et légère qui vient de se lever, le bateau, sans voiles ni avirons, guidé par une main mystérieuse, vogue vers la pleine mer. Une pieuse tradition raconte qu'un ange s'en fit le pilote et le conducteur; elle nous montre même Sainte Sara marchant sur les flots, portée sur le manteau de Salomé. Ainsi disparut l'humble nacelle, s'éloignant à jamais des côtes inhospitalières de la Palestine, au grand étonnement delà foule, emportant les nobles fugitifs qui vinrent heureusement aborder près de l'embouchure du Rhône, sur l'île de la Camargue, où ils s'illustrèrent bientôt par leur vie chrétienne et attirèrent les peuples par leurs miracles.


Les Saintes Maries dans le désert de la Camargue


A peine les pauvres exilés eurent-ils mis pied à terre que leur première préoccupation fut de remercier le ciel de la protection miraculeuse dont ils avaient été l'objet pendant leur traversée. Un autel en terre pétrie fut élevé par leurs soins sur la plage, et saint Maximin, avec les autres disciples, y célébra les saints mystères. Au même instant, pour montrer combien leur religion lui était agréable, Dieu fit jaillir, pour leur usage, une source d'eau douce qu'on voit encore de nos jours, dans cet endroit même, où l'on ne trouvait auparavant que de l'eau salée. Pour perpétuer le souvenir de ce prodige, ces saints personnages bâtirent en ce lieu un modeste oratoire qu'ils dédièrent à Dieu, en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie. Ce devoir de reconnaissance accompli, les proscrits se disent que sur cette terre qui leur a donné un refuge, il doit y avoir des âmes à conquérir. N'écoutant que leur zèle, ils consentent aux douleurs de la séparation. Saint Lazare se dirige vers Marseille dont il devient le premier évêque; Saint Maximin se rend à Aix et fonde bientôt dans cette ville une petite chrétienté. Sainte Madeleine se retire à la Sainte-Baume où elle vit trente ans dans la pénitence et dans les larmes. Sainte Marthe va combattre Terreur sur les bords du Rhône, à Tarascon. Saint Sidoine devient plus tard le second évoque d'Aix. Les Saintes Maries demeurent avec leur servante, Sainte Sara, sur le rivage même de l'Ile, où elles construisent une cellule jointe à l'oratoire.


Cette ile était alors traversée par quelques rares pêcheurs que des auteurs regardent comme des colons marseillais. La source d'eau douce les étonne, le récit de la traversée miraculeuse que font les Saintes attire leur confiance. Elles en profitent pour leur faire connaître la religion de ce Jésus qu'elles ont tant aimé. Leurs paroles et leurs exemples, unis à l'influence intérieure de la grâce gagnent les cœurs; la plupart se soumettent bientôt aux enseignements de la foi et demandent le baptême. Saint Trophime, nous dit la légende, qui avait été laissé à Arles par l'apôtre Saint Paul, a l'occasion de visiter quelquefois ces nouveaux chrétiens et de procurer aux Saintes Maries la bonheur de recevoir la Sainte Eucharistie. C'est au milieu de ces pieuses occupations, dans la pratique de la contemplation et de la prière que les Saintes vécurent encore quelques années. Mais le moment était venu où elles allaient enfin goûter le repos, se réunir à jamais à Dieu, dans le séjour de la gloire et recevoir leur récompense.


Marie Jacobé fut avertie la première de sa fin prochaine par une inspiration divine. Elle eut la consolation de recevoir, pour la dernière fois, des mains de saint Trophime, la Divine Eucharistie, au milieu des sanglots des chrétiens qu'elle avait gagnés à Jésus Christ. Elle les exhorta à persévérer dans leur foi; elle donna à sa sœur l'assurance que leur séparation ne serait pas de longue durée; et rendit son âme à Dieu. Son corps fut recueilli par les insulaires et enseveli avec respect auprès de la fontaine miraculeuse et de l'oratoire où les fidèles avaient coutume de venir prier. Salomé, sa sœur, ne lui survécut pas longtemps. Restée seule, avec Sara, leur servante, toutes ses pensées, toutes ses affections ne furent que pour le ciel, tous ses désirs étaient d'être bientôt réunie à sa sœur. Dieu exauça ses prières. Quelques mois s'étaient à peine écoulés qu'elle s'endormit, elle aussi, dans le Seigneur, au milieu des mêmes honneurs et des mêmes regrets. Son corps fut placé à côté de celui de Jacobé. Sara les suivit bientôt dans la tombe et fut inhumée auprès d'elles. Et depuis plus de dix-huit siècles, sur un rivage autrefois abandonné, reposent les dépouilles des Saintes Maries. Les peuples désireux d'obtenir quelque faveur insigne ne cessent de visiter leur tombeau. Beaucoup viennent dans l'espérance d'être témoins de quelques unes de ces merveilles dont ils entendent sans cesse parler. Il n'est pas rare que ce bonheur leur soit accordé, mais presque toujours ils obtiennent une grâce mille fois plus précieuse pour eux, celle d'une entière et éclatante conversion.

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Neuvaine aux Saintes Maries Jacobé et Salomé


Premier jour

Premières grâces accordées aux Saintes Maries


Veni Creator Spiritus


Venez, Esprit Créateur nous visiter,

Venez éclairer l'âme de vos fils;

Emplissez nos cœurs de grâce et de lumière,

Vous qui avez créé toutes choses avec amour,

Vous le Don, l'envoyé du Dieu Très Haut,

Vous Vous êtes fait pour nous le Défenseur;

Vous êtes l'Amour le Feu la source vive,

Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donnez-nous les sept dons de Votre Amour,

Vous le doigt qui œuvrez au Nom du Père;

Vous dont Il nous promit le règne et la venue,

Vous qui inspirez nos langues pour chanter,

Mettez en nous Votre clarté, embrasez-nous,

En nos cœurs, répandez l'Amour du Père;

Venez fortifier nos corps dans leur faiblesse,

Et donnez-nous Votre vigueur éternelle.

Chassez au loin l'ennemi qui nous menace,

Hâtez-Vous de nous donner la paix;

Afin que nous marchions sous Votre conduite,

Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Faites-nous voir le Visage du Très-Haut,

Et révélez-nous celui du Fils;

Et Vous l'Esprit commun qui les rassemble,

Venez en nos cœurs, qu'à jamais nous croyions en Vous.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,

Gloire au Fils qui monte des Enfers;

Gloire à l'Esprit de Force et de Sagesse,

Dans tous les siècles des siècles.

Envoyez votre Esprit et tout sera créé

et Vous renouvellerez la face de la terre

Prions

O Dieu qui avez instruit les cœurs de vos fidèles par la Lumière du Saint Esprit, donnez-nous, par ce même Esprit, de goûter ce qui est bien et de jouir sans cesse de Ses Divines Consolations. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire soit au Père.

Considérons dans les Saintes Maries deux des premières grâces dont elles furent favorisées. Dieu, dans Ses desseins impénétrables, avait choisi Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé pour être les parentes de la Vierge incomparable et Immaculée qui donna au monde le Sauveur des nations. C'était les désigner pour être aussi les parentes de Jésus. Est-il sur la terre un plus beau titre de noblesse que celui d'appartenir à la famille du Roi des rois, du Prince des princes, du Maître de la terre et des cieux? Les Saintes Maries eurent encore une grâce non moins précieuse: elles furent appelées à suivre le Divin Sauveur pendant Sa vie publique. Si les hommes regardent comme un grand honneur d'être admis quelquefois auprès des grands de la terre, combien fut grand l'honneur accordé aux saintes Maries! Louons-les de ces deux privilèges. Pour nous qui avons le bonheur d'appartenir à la véritable Église, nous participons aux grâces que les saintes Maries reçurent en partage. Nous sommes de la parenté de Jésus. Comment oublier, en effet, ce trait de l'Évangile, où la Mère et les frères du Divin Sauveur vinrent auprès de Lui et le firent appeler, tandis qu'Il parlait à la foule. Ceux qui l'entouraient lui dirent: « Votre Mère et vos frères sont là qui Vous attendent! » Il leur répondit: » « Qui est Ma mère, et qui sont Mes frères? »Et, regardant ceux qui étaient assis autour de Lui: «Voilà, dit-il, Ma mère et Mes frères; car celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est Mon frère, Ma sœur et Ma mère ». Comment ne pas nous rappeler aussi cette réponse de Notre Seigneur à ce cri d'une femme du peuple: « Heureuse la Mère qui vous a donné le jour! » « Heureux plutôt, dit le Seigneur, ceux qui gardent la parole de Dieu, et la mettent en pratique ». Jésus a porté encore plus loin Sa Bonté à notre endroit. Comme les saintes Maries, Il nous a appelés à Sa suite; bien plus Il a voulu vivre avec nous. Et, au commencement de cette neuvaine, Il se tient à la porte de notre cœur pour nous dire: « Mon fils, ouvrez-Moi votre cœur... Mes délices sont d'être avec vous ». Ne résistons pas à une invitation si consolante et si douce. Nous le savons, ce qui ferma à Jésus la porte de notre cœur, c'est le péché. Pleurons jusqu'aux moindres de nos fautes, et nous pourrons répondre, avec le Roi-prophète: « Comme le cerf soupire après tes eaux, de même mon âme soupire vers Vous, ô mon Dieu ». Jésus se rendra avec empressement à nos désirs, Il s'établira un trône dans nos cœurs. Là nous pourrons Lui parler, comme un ami parle à son ami, Lui faire partager nos peines et Lui demander toutes ses faveurs. Rien ne nous privera de ces entretiens avec notre Dieu. L'exemple de sainte Catherine de Sienne doit nous en convaincre. Privée par ses parents d'aller prier dans l'église, elle s'était fait un tabernacle dans son Cœur, où, malgré ses occupation de la journée, elle pouvait toujours contempler Dieu, Lui parler, l'adorer.

O grandes Saintes Maries, faites-nous comprendre la dignité de notre titre de Chrétiens. Ramenez dans le sein ds l'Église les hérétiques qui ont le malheur d'en être séparés. Donnez-nous de voir la laideur du péché, de prier Dieu dans le secret de notre cœur et de nous offrir tout entiers à Lui. Unissez vos prières aux nôtres, nous obtiendrons, dès aujourd'hui, le pardon de nos offenses et nous mériterons ainsi plus de grâces. Ainsi soit-il.


Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

Il s'est penché sur son humble servante;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles;

Saint est Son Nom!

Son Amour s'étend d'âge en âge

sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de Son bras,

il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,

il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,

renvoie les riches les main vides.

Il relève Israël, son serviteur,

Il se souvient de Son Amour.

De la promesse faîte à nos pères,

en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.


Litanies des Saintes Marie Jacobé et Salomé

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Vierge Marie, Immaculée Mère de Jésus, priez pour nous.

Sainte Marie Jacobé, sœur de la Vierge Marie, priez pour nous.

Sainte Marie Salomé, Mère de Jacques et de Jean, disciples de Jésus,

Saintes Maries, qui avez assisté, sur la terre, le Sauveur Jésus,

Saintes Maries, qui avez suivi sur le Calvaire le Sauveur Jésus,
Saintes Maries, qui avez été au Sépulcre pour embaumer le corps de Jésus,

Saintes Maries, qui avez consolé dans la tristesse la Mère de Jésus,

Saintes Maries, qui avez souffert la persécution pour l'amour de Jésus,

Saintes Maries, qui avez été exposées aux périls de la mer pour la Foi de Jésus,

Saintes Maries, qui par vos prières et vos miracles avez converti les peuples à Jésus,

Saintes Maries, qui êtes mortes dans la Foi et l'amour de Jésus,

Saintes Maries, qui dans le Ciel intercédez pour nous conserver la Foi de Jésus,

Saintes Maries, port assuré des matelots,

Saintes Maries, salut de ceux qui sont dans le danger,

Saintes Maries, consolatrices des affligés,

Soyez-nous propices, pardonnez-nous Seigneur.

Soyez-nous propices, exaucez-nous, Seigneur.

Par l'intercession des Saintes Marie Jacobé et Salomé, délivrez-nous, Seigneur.

De tout péché,

Du naufrage et des inondations,

De la rage,

De la peste et de la famine,

De tout mal épidémique,

De la mort éternelle,

Fils de Dieu,


Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Prions


Faites, ô Seigneur Jésus Christ, que nous ressentions les effets de la protection des Saintes Maries Jacobé et Salomé, qui ont brûlé du zèle le plus pur à Vous servir pendait votre vie, et à Vous rendre leurs pieux devoirs après votre mort. Vous qui vivez et régnez maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.


Deuxième jour

Les Saintes Maries suivent Jésus dans ses courses apostoliques

Réciter le Veni Creator Spiritus

(voir au premier jour)


Considérons les Saintes Maries répondant à l'appel de Jésus et marchant à sa suite pour écouter ses divins enseignements, et se consacrer tout entières à son service. Oh! si la sainte Vierge avait gravé dans son Cœur les paroles que les bergers avaient entendues prononcer par l'ange, au sujet du Sauveur naissant dans l'étable de Bethléem, les Saintes Maries ne devaient-elles pas conserver dans leur âme cette parole divine qui s'échappait des lèvres de Jésus Lui-même, et qui faisait dire aux Juifs: « Jamais homme n'a parlé comme celui-là »? Mais surtout ne devaient-elles pas être heureuses de témoigner au Sauveur leur vive gratitude, en lui prodiguant leurs soins? Aussi, non contentes d'avoir donné chacune à Jésus deux fils pour Apôtres, elles se donnent elles-mêmes. Saint Mathieu nous les montre, suivant le divin Maître, de la Galilée jusqu'à Jérusalem. Les mêmes paroles qui faisaient la joie des Saintes Maries, et qu'elles recueillaient avec tant de respect, de Foi et d'amour, nous sont annoncées. Dans toutes nos paroisses, elles tombent du haut de toutes les chaires. Qu'il est pénible alors aux pasteurs, à la vue de tant d'âmes indifférentes, de se rappeler cette menace du Sauveur. « Celui qui vous méprise, me méprise, et je ne le reconnaîtrai point au dernier jour ». Qu'il leur est pénible de penser à la parabole du mauvais riche. Le riche demande que Lazare aille avertir ses cinq frères, pour leur faire éviter l'enfer. Dieu lui répond: « Ils ont Mes prophètes, qu'ils les écoutent; s'ils n'ajoutent point foi à leurs paroles, ils ne croiraient pas mieux les morts que je pourrais envoyer vers eux ». Qu'il leur est pénible de pleurer avec Notre Seigneur, sur la Jérusalem nouvelle qui ne veut pas répondre à l'affection qu'ils lui portent! Oh! n'ayons pas d'indifférence pour la Parole Divine, si nous ne voulons point être condamnés! Rappelons-nous plutôt cette image qui nous en est donnée dans les psaumes. « Seigneur! qu'elle est douce Votre Parole; elle surpasse même la douceur du miel. C'est la Lumière qui dirige mes pas et qui me montre ma route ». Nous aurons à cœur de la connaître, et nous comprendrons mieux la pensée de Saint Augustin: « Celui qui méprise la Parole de Dieu est aussi coupable que celui qui prendrait dans ses mains la Sainte Eucharistie, la jetterait dans la boue, la foulerait aux pieds ». Jésus ne nous a pas seulement laissé les Ministres de sa parole, mais Il nous a donné aussi des représentants de Sa Pauvreté; et c'est en servant les pauvres que nous le servirons Lui-même. N'a-t-Il pas pris la forme de ce petit lépreux que Sainte Élisabeth de Hongrie recueillit autrefois sur son passage et emporta dans son lit? N'est-il pas dit dans les Livres Saints: « Celui qui a pitié du pauvre, prête au Seigneur à intérêt; le Seigneur lui rendra ce qu'il a prêté ». Oh! aimons les pauvres, servons en eux Notre Seigneur. Si nous avons conservé dans nos familles la pieuse habitude de lire tous les soirs une page de la vie des Saints, nous remarquerons qu'ils nous en donnent, presque à chaque page, l'exemple.


O Saintes Maries, donnez-nous l'amour de la Parole Divine et l'amour des pauvres. Faites que nous puissions nous entendre dire, au dernier jour: « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'ai été dans l'indigence, et vous m'avez secouru; venez posséder le royaume qui vous a été préparé depuis le commencement du monde ». Ainsi soit-il.


Réciter ensuite le Magnificat puis les Litanies des Saintes Maries

(voir au premier jour)

Troisième jour

Les Saintes Maries au pied de la Croix

Réciter le Veni Creator Spiritus

(voir au premier jour)


Considérons les Saintes Maries debout sur le Calvaire, mêlant leurs larmes à celles de la Sainte Vierge, et contemplant Jésus crucifié; tachons de pénétrer jusqu'au fond de leur âme, et devoir les sentiments qui les animaient à ce moment de si cruelle angoisse. Comme le péché dut leur paraître hideux, puisque c'est lui qui avait amassé sur leur Divin Maître tant d'injures, tant d'outrages, tant de souffrances! Qu'elles durent pleurer sur l'ingratitude des Juifs envers le Sauveur mourant qui leur pardonnait, tandis qu'ils tournaient la tête en signe de mépris! Comme elles durent bien comprendre que la seule voie qui conduise au ciel, c'est celle de la croix, suivant l'a vérité de ces paroles de Notre Seigneur: « Si quelqu'un veut Me suivre, qu'il prenne sa croix, et qu'il se renonce soi-même ». Mettons-nous au pied de notre crucifix, et disons-nous: C'est pour nos péchés que Jésus-Christ a enduré tant de tourments. Arrosons les pieds de notre Divin Maître de ces larmes salutaires qui obtinrent un généreux pardon à la pécheresse de l'Évangile. Prenons la résolution de détester le péché, et de le détruire dans nos cœurs. Portons, en même temps, nos regards sur ce qui se passe autour de nous. Combien d'ingrats qui osent encore injurier le Sauveur! Combien de pécheurs aveuglés se font pour ainsi dire, un devoir de renouveler la scène douloureuse du Calvaire! Conjurons le Sauveur de leur pardonner, car, comme les Juifs, hélas! ils ne savent ce qu'ils font; ils ne connaissent point la noirceur de leur faute. Ils ne savent pas tout l'amour que le Sauveur a pour eux. N'oublions pas surtout que la voie du Ciel n'est autre que la voie de la Croix. Oui, sans doute, il est dur, nous dit l'auteur de l'Imitation, d'entendre cette maxime: « Renoncez à vous-mêmes et portez votre croix; mais il sera bien plus dur encore d'entendre cette condamnation: « Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel ». Quelques croix que le Bon Dieu nous réserve, supportons-les avec résignation, et, pour nous encourager dans nos faiblesses, ayons souvent devant les yeux ce Saint qui, paralysé de tous ses membres, était porté tous les jours par sa mère et son frère à la porte de l'église de Saint-Clément de Rome. Là il sollicitait la compassion des fidèles. Ses infirmités ne l'attristaient point; il était toujours heureux; il se faisait apprendre les chants de l'Église, et les redisait avec un suprême bonheur. Aussi mérita-t-il de s'écrier à ses derniers moments: « Faites silence; n'entendez-vous pas cette douce mélodie qui résonne dans les cieux! » et, en achevant ces paroles, il quittait la terre pour aller chanter avec les anges.


O Saintes Maries, inspirez-nous la haine du péché, convertissez les pécheurs. Embrasez-nous de l'amour de la Croix, afin qu'après avoir partagé les souffrances du Sauveur sur cette terre, nous méritions d'avoir une part à Sa gloire dans les cieux, selon cette parole de saint Paul: « Si nous souffrons avec Jésus, nous partagerons son triomphe ». Ainsi soit-il.

Réciter ensuite le Magnificat puis les Litanies des Saintes Maries

(voir au premier jour)


Quatrième jour
Les Saintes Maries au Cénacle

Réciter le Veni Creator Spiritus

(voir au premier jour)

Considérons les Saintes Maries en prière au Cénacle, avec les Apôtres et les Disciples de Jésus. Le Sauveur venait de s'élever vers le ciel, en présence de cinq cents Disciples; Il avait promis aux siens de leur envoyer l'Esprit Consolateur, et leur avait dit de l'attendre à Jérusalem. Les apôtres vont se préparer à la venue de l'Esprit Saint. Ils choisissent de préférence la salle qui avait été témoin de l'Institution de l'Eucharistie, ou le Sauveur était venu les visiter quelquefois, après la résurrection. Les Saintes Maries étaient avec eux. Comme leurs prières durent être ferventes! Comme les anges du Ciel devaient contempler, avec bonheur, toutes ces âmes d'élite qui passaient des journées entières dans les entretiens avec Dieu! Et, au jour de la Pentecôte, admises à participer aux grâces qu'apportait à la terre un Dieu consolateur, quelle ne fut pas leur joie! Pour nous, nous avons aussi un Cénacle où les paroles de la Cène sont souvent répétées et produisent les mêmes merveilles. Dieu s'immole tous les jours dans nos églises; Il prend les apparences du pain et du vin pour descendre et habiter parmi nous. Allons prier dans ces nouveaux Cénacles! Et ne nous contentons pas de prier seulement dans nos églises, mais prions encore dans nos familles. Prions toujours, suivant le conseil de Notre Seigneur Lui-même: « Il faut toujours prier, et ne jamais se lasser ». Pour cela offrons foutes nos occupations, tous nos instants, toutes nos pensées à Jésus, dès notre lever. C'est là le gage de la paix, le secret du bonheur et la source des plus nombreux mérites. Dans nos tristesses, rappelons-nous cette pensée du curé d'Ars: « Nos peines, disait-il, fondent devant la prière, comme la neige, devant le soleil ». Dans nos découragements, méditons ce trait de la vie de Jésus: Il priait, lorsqu'un de ses Disciples s'approche: « Seigneur, dit-il, enseignez-nous à prier ». Le Maître contenta ses désirs, et lui enseigna la prière que nous connaissons tous: le Notre Père. Et, pour montrer combien on devait être constant dans la prière, Il ajouta : « Un homme pauvre, mais hospitalier, reçut, au milieu de la nuit, un voyageur; il court aussitôt frapper à la porte de son ami. Prêtez-moi trois pains, lui dit-il, car un hôte m'arrive, et je n'ai rien à lui offrir. Mais l'ami est couché, la maison est close; il refusa de se lever. Le solliciteur ne se rebute pas, il frappe, frappe toujours jusqu'à ce qu'on lui donne les trois pains. Et Moi aussi, je vous le dis, poursuit le Seigneur, demandez et on vous donnera. Quel est celui d'entre vous qui, demandant du pain à son père, en reçoit une pierre; si vous demandez un poisson, vous donnera-t-il un serpent? si vous désirez un œuf, vous offrira-t-il un scorpion? Comment votre Père céleste pourrait-il vous refuser le bien que vous lui demandez ».


O grandes Saintes, gravez dans nos cœurs, ces comparaisons du divin Maître. Mettez sur nos lèvres, autant que dans notre âme, cette demande du disciple: « Seigneur, enseignez-nous à prier ». Nous serons sûrs ainsi de contempler un jour notre Père céleste, d'avoir place dans son royaume et de partager la gloire qu'il réserve à ses élus. Ainsi soit-il.

Réciter ensuite le Magnificat puis les Litanies des Saintes Maries

(voir au premier jour)

Cinquième jour

Les Saintes Maries éprouvées dans leur Foi par la persécution

Réciter le Veni Creator Spiritus

(voir au premier jour)

Considérons les Saintes Maries, éprouvées dans leur foi. Le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint a donné trois mille conversions à la parole de Saint Pierre. Quelques jours après, cinq mille nouveaux convertis grossissent les rangs de l'Église naissante. Les miracles opérés par les apôtres, leurs prédications entraînent les foules. Mais bientôt les Juifs s'irritent de ce succès, et la persécution commence. Les saintes Maries quittent Jérusalem. Elles sont avec Lazare, Marthe, Madeleine, Maximin et d'autres disciples. Les Juifs voudraient leur faire abjurer leur foi; mais elles ne sauront pas même en rougir, et les menaces de mort les trouveront inébranlables. La mer va être leur tombeau? Non! Non! Dieu se servira de la persécution pour faire éclater sa gloire: il réserve ces âmes d'élite pour la terre privilégiée des Gaules! Louons Dieu qui s'est montré si généreux pour notre patrie! Aurons-nous la gloire d'être persécutés pour le Nom de Jésus? Ah! si une telle grâce nous était donnée, demandons à Dieu la force d'imiter les Saintes Maries. Il est toutefois une persécution à laquelle nous n'échapperons pas. Nous avons un ennemi sans cesse irrité contre nous, et à tout moment, selon l'expression de Saint Pierre, prêt à fondre sur nous, comme un lion sur sa proie; résistons-lui sans crainte, espérons en Dieu, c'est lui qui le terrasse, comme il terrasse les persécuteurs. Ils ont beau se lever contre nous, nos ennemis; Dieu les voit du haut du ciel, suivant la pensée de David, il se joue de leurs efforts, il n'a qu'à dira un mot pour les réduire en poussière. Il est des épreuves qui pourraient mettre en péril notre foi, et nous faire douter de là Bonté divine. Au lieu de dire, comme plusieurs, que Dieu nous a abandonnés, ou qu'il paraît trop sévère, disons, avec l'auteur de l'Imitation: « Il est bon pour nous que des contrariétés nous affligent; elles rappellent à l'homme qu'il est sur une terre d'exil et qu'il ne doit pas placer son espérance ici-bas ». Un infirme avait une dévotion particulière à Saint Thomas de Cantorbery; il alla prier sur son tombeau pour obtenir sa guérison. Sa demande fut exaucée. Bientôt après, il se dit qu'il avait eu tort, peut-être, de demander cette grâce; l'infirmité n'était-elle pas plus nécessaire à son salut! Il retourne une seconde fois au tombeau du saint; il le prie de demander à Dieu pour lui, ce qui lui serait le plus avantageux. Dieu lui envoya sa première infirmité; le chrétien la reçut avec la plus vive consolation.


O Saintes Maries, augmentez notre Foi. Faites que nous ne nous laissions pas vaincre par le respect humain, la fausse honte ou les épreuves. Faites que Dieu pardonne aux persécuteurs de son Église et que, s'il les terrasse, ils puissent se relever, comme Saint Paul, amis de Jésus et passionnés pour Sa gloire. Faites aussi que nous combattions toujours les bons combats pour avoir un jour la palme de la victoire! Ainsi soit-il.

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Sixième jour
Les saintes Maries confiantes en la Providence

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Considérons les Saintes Maries exposées à la fureur des vagues sur un frêle esquif. Vont-elles s'attrister de se voir sans cesse à la veille de périr? S'inquièteront-elles du lendemain, éclateront-elles en gémissements et en larmes? Maudiront-elles leurs persécuteurs? Oh! Non! elles prient pour ceux qui les ont poursuivies de leur haine; elles se rappellent, sans doute, que Jésus autrefois apaisa la, tempête sur le lac de Génésareth; elles se disent qu'il aura la même puissance sur la mer qui les porte, et, pleines de confiance, s'abandonnent entre ses mains. Leur confiance est agréable au Seigneur qui envoie un Ange à leur secours, et leur prépare une terre hospitalière en Camargue. Nous sommes sur la mer du monde, encore plus agitée que celle que traversent les saintes Maries; des écueils nous environnent de toutes parts. Peut-être manquons-nous de confiance. Relisons cette belle page de l'Évangile qu'aucune parole humaine ne saurait égaler: « Votre Père du ciel sait ce qui vous est nécessaire, avant que vous le lui demandiez. Aussi, ne soyez pas en peine du lendemain. Voyez les oiseaux du ciel; ils ne sèment point, ils ne moissonnent point, ils n'amassent rien dans leurs greniers; mais votre Père céleste les nourrit; ne lui êtes-vous pas beaucoup plus chers. Voyez comment croissent les lys des champs; ils ne travaillent point, ils ne filent point; et cependant je vous déclare que Salomon, dans toute sa gloire, n'a jamais été vêtu comme l'un d'eux. Si donc Dieu a soin de vêtir ainsi une herbe des champs qui vit aujourd'hui et demain sera jetée au feu, combien aura-t-il plus de soin pour vous ». Ayons pleine confiance dans le Seigneur, et suivons ce conseil qui résume toute sa doctrine: « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et Sa Justice, et tout vous sera donné par surcroît ». Écoutons Jésus qui nous dit dans le beau livre de l'Imitation: « Mon fils, laissez-Moi vous diriger comme Je le voudrai, Je sais ce qui vous convient »; et répondons-lui: « Si Vous voulez que je sois dans les ténèbres, soyez béni; si Vous voulez que la lumière m'éclaire, soyez béni; si Vous me jugez digne de consolation, soyez béni ». Saint Dominique priait pour la guérison d'un de ses amis qui lui avait demandé d'entrer dans son ordre, et était tombé gravement malade. La sainte Vierge visita le malade, et lui dit: « Que voulez-vous que Je fasse pour vous? Je viens savoir ce que vous désirez ». Le malade se trouble, il est saisi de crainte et de respect. Une des Saintes qui accompagnent la sainte Vierge l'engage à ne rien demander. « Mon fils, ajouta-t-elle, abandonnez-vous entre les mains de la Mère de Dieu; Elle sait mieux que vous ce qui vous est nécessaire ». Il suivit un conseil si sage, et, s'adressant à la sainte Vierge: « Je ne demande rien, dit-il, je n'ai pas d'autre volonté que la Vôtre ». Et la sainte Vierge, heureuse de cette confiance, le guérit aussitôt.

O Saintes Maries, apprenez-nous à mettre notre confiance dans le Seigneur! Donnez-nous l'intelligence de ces paroles de l'Imitation: « Ne placez pas votre confiance dans l'homme mortel et périssable. Celui qui est pour vous aujourd'hui, demain sera contre vous. Placez toute votre confiance dans le Seigneur ». Oh! oui, ô Saintes Maries, c'est en Lui seul que nous voulons nous confier, pour suivra le conseil que l'Esprit Saint nous donne par son Prophète: « Abandonnez au Seigneur le soin de tout ce qui vous regarde; Lui-même vous nourrira, Il ne laissera pas le juste dans une éternelle agitation ». Ainsi soit-il.

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Septième jour
Les Saintes Maries à leur arrivée sur la terre de Provence

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Considérons les Saintes Maries abordant miraculeusement sur la terre de Provence. Comme autrefois les Hébreux sortis des flots de la mer Rouge, elles vont entonner un cantique d'action de grâces. Elles ne diront pas avec Moïse et les enfants d'Israël: « Chantons des hymnes au Seigneur, parce qu'il a fait éclater sa grandeur et sa gloire, et qu'il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier ». Elles ont une hymne d'action de grâces plus belle et plus puissante. Elles dressent un autel. Lazare, Maximin célèbrent les Saints Mystères. C'est Jésus qui est offert, et la reconnaissance des Saintes Maries s'élève jusqu'au trône du Tout-Puissant, portée par les Anges qui, pour la première fois, sont venus adorer, sur cette terre des Gaules, le Dieu Rédempteur de l'Eucharistie. Le miracle de Mara va se renouveler, mais plus éclatant encore. Les Juifs entrèrent, en chantant les louanges du Seigneur, dans le désert de Sur; ils avaient marché pendant trois jours, ils n'avaient point trouvé d'eau. Seules, des eaux amères s'offraient pour apaiser leur soif. Dieu fait éclater sa puissance et en adoucit l'amertume. Ici, il ne faut pas des journées entières pour trouver cette eau douce qui semble faire défaut; elle est donnée par une source qui jaillit même auprès de l'autel où s'est offerte la Victime Sainte. Oh! si nous jetons un regard sur le passé, nous verrons que Dieu nous a fait échapper, nous aussi, à bien des périls, et nous pourrons peut-être nous dire: « Hélas! si, à tel âge, Dieu ne m'avait pas arraché au danger qui me menaçait, je serais dans un océan de flammes, et pour toujours! Si Dieu ne m'avait donné un ange gardien pour me montrer la route, je me serais égare et jeté dans quelque précipice. Si je n'avais, été appelé loin de cette ville coupable, je serais maintenant privé des consolations que j'éprouve ». Oh! chantons aujourd'hui, avec toute l'ardeur dont nous sommes capables, le cantique de reconnaissance de Marie. Assistons avec plus de piété à la Sainte Messe. Quelles sont bien vraies ces paroles de l'Imitation: « Il est amer de voir que le Sacrifice de la messe, qui réjouit le Ciel et sauve le monde, trouve tant d'indifférents. S'il n'était offert que dans un seul lieu de la terre, et par un seul Prêtre, quel désir n'aurions-nous pas de visiter ce lieu, et d'unir nos prières à celles de ce Prêtre! » Sortons de notre tiédeur, et nous aurons le bonheur de nous désaltérer à cette source d'eau vive que Jésus fit connaître à la Samaritaine: « Ah! lui disait-Il, si vous connaissiez le don de Dieu! si vous saviez Celui qui vous demande à boire, vous le Lui demanderiez vous-même, et Il vous donnerait de l'eau vive. Celui qui boira de l'eau de ce puits aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que Je donne, sera désaltéré pour toujours ». Nous connaissons quelle est cette eau vive, nous pouvons la recevoir, c'est la grâce; et, Dieu l'a dit à saint Paul: « La grâce vous suffit ». Demandons-là au Saint Sacrifice de la Messe, et elle jaillira de l'Autel pour venir se répandre dans nos âmes.


O Saintes Maries, rendez-nous plus reconnaissants envers le Ciel. Faites que nous assistions toujours au Saint Sacrifice avec la plus grande ferveur. Aidez-nous à dire avec fruit cette prière de la Samaritaine: « Seigneur, donnez-nous l'eau vive, afin que nous ne soyons plus altérés ». Ce sera le gage de notre bonheur ici-bas et de notre félicité au ciel. Ainsi soit-il.

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Huitième jour

Les Saintes Maries travaillent à la conversion de l'ile qui leur sert de refuge

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Considérons les Saintes Maries travaillant à la conversion de l'Ile de la Camargue. Elles ont obtenu des grâces; elles veulent les rendre fécondes. Leurs exemples, leur vie sainte sont une prédication. Le charme de leur parole, toute empreinte des maximes et Jésus, va jusqu'aux cœurs les plus froids et les plus endurcis. Elles se retirent souvent dans leur petit oratoire. Là, elles prient; et le Seigneur se communique à elles, et dans ce doux entretien Il leur donne les plus sûrs moyens de Le faire connaître, servir et aimer. Louons les Saintes Maries de leur zèle pour le salut des âmes. Comme elles, pourquoi ne prêcherions-nous pas nous-mêmes par le bon exemple! Que de mérites nous seraient réservés, si nous le donnions dans nos paroisses, en assistant assidûment aux Saints Offices, dans nos familles, en remplissant fidèlement nos devoirs religieux; auprès de nos amis, en les entraînant dans la voie du Salut. Pourquoi n'emploierions-nous pas le secours de la parole? Nous aimons Jésus, et nous ne parlerions jamais de Sa Bonté, de Sa Puissance, de Sa Miséricorde! Nous souhaitons le Ciel, et toutes nos paroles seraient pour la terre! Nous verrions l'ingratitude des hommes pour leur Sauveur, et nous ne saurions en gémir! Que cette parole de l'Évangile nous condamne: « Là où se trouve votre trésor, là est aussi votre cœur ». Pourquoi, surtout, n'aurions-nous pas recours à la prière. Nous passons souvent devant nos églises; il serait si agréable au Seigneur que nous allions Lui consacrer quelques minutes, Lui offrir nos adorations! Nous aurions dans la journée plusieurs heures de loisir, et nous ne passerions pas quelques instants auprès du tabernacle! Oh! Non! allons auprès de Jésus qui nous appelle, tombons à Ses pieds et là, pensons aux pauvres malades. Demandons à Dieu qu'Il leur donne le courage de supporter patiemment leurs douleurs et de les sanctifier. C'est là une œuvre de zèle. Pensons aux pécheurs qui l'affligent le plus. Rappelons-nous qu'il peut d'un seul mot briser la glace de leur cœur, et les amener dans le devoir, selon cette comparaison des Livres Saints: « II parlera, et la glace se fondra ». Pensons à nos frères défunts qui gémissent dans les flammes du Purgatoire; demandons la fin de leurs souffrances. En un mot, pensons à ceux qui nous sont chers.


O Saintes Maries, embrasez nos cœurs des flammes de ce feu divin qui vous consumait et vous portait à étendre partout le Règne de Dieu! Donnez-nous le zèle du bon exemple, le courage de la parole et la persévérance de la prière, afin que nous puissions contribuer à augmenter le nombre des serviteurs de Jésus, pour mériter nous-mêmes d'être un jour Ses élus. Ainsi soit-il.

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Neuvième jour

Les Saintes Maries sur le point de se séparer ici-bas pour se retrouver bientôt au ciel

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Considérons les Saintes Maries prêtes à se dire adieu sur cette terre d'exil. Sainte Marie Jacobé vient d'apprendre que sa fin est proche, fille a entendu ces paroles du ciel que le prophète avait dites autrefois au roi Ezéchias: « Votre temps est fini, vous allez mourir ». Une dernière fois, Sainte Marie Jacobé aura la consolation de revoir son Sauveur. Ah! comme elle dut être fervente, cette communion dernière! Comme elle dût être heureuse, Sainte Marie Jacobé, en voyant Jésus venir à elle pour l'assister dans son voyage de cette vie d'exil à la véritable patrie! Quelle ne dut pas être sa reconnaissance! Elle va quitter la terre sans regret. Elle a son Dieu dans son cœur. Elle le contemplera bientôt dans sa gloire. Toutes ses pensées sont pour le ciel; elle appelle Marie Salomé, lui montre, de sa main défaillante, le séjour des élus: « Là, dit-elle, nous nous retrouverons un jour », et ses yeux se fermèrent à la pâle lumière de ce monde, pour aller voir Dieu dans toute Sa Gloire. Demain nous aurons le bonheur de recevoir Jésus dans la Sainte Communion. Faisons naître  en nous les dispositions qu'avait Sainte Marie Jacobé sur son lit de mort. Regardons cette Communion comme si elle devait être la dernière. Dès notre lever, saluons le beau jour qui va luire pour nous. Méditons cette page qui ouvre le quatrième Livre de l'Imitation, elle fera naître en nous les plus doux sentiments: « Et quoi! Seigneur, Vous m'appelez, et qui suis-je pour oser m'approcher de Vous. Cependant, plein de confiance en Votre Bonté et Votre grande Miséricorde, je m'approche de Vous, Seigneur: malade, je viens à mon Sauveur; consumé de faim et de soif, je viens a la source de vie; pauvre, je viens au Roi du ciel ». Allons ensuite vers notre Sauveur, avec l'empressement des Saintes Maries. Les Anges accompagneront Jésus à la table sainte. Ils ne nous diront pas: « Celui que vous cherchez n'est pas ici ». Ah! ils nous diront plutôt: « Réjouissez-vous, soyez dans une sainte allégresse: Jésus vient vers vous, Il va descendre dans vos cœurs ». Lorsque le moment viendra de dire adieu au sanctuaire des Saintes Maries, rappelons-nous que notre tente n'est pas ici-bas dressée pour toujours. Portons nos regards, nos pensées, nos espérances vers le Ciel. Avancerions-nous vers la patrie en téméraires? Ne nous préparerions-nous pas une place dans le Royaume où règnent les saintes Maries? Tous les soirs, avant de nous livrer au sommeil, pensons que le repos que nous allons prendre sera peut-être le repos de la mort. Demandons pardon à Dieu de nos fautes; notre sommeil sera paisible; ainsi la mort ne saura nous surprendre.


O Saintes Maries, disposez nos cœurs à recevoir Jésus. Il va nous apporter les grâces que vous avez obtenues pour nous. Faites que rien en nous n'attriste Son Cœur sacré. Donnez-nous l'intelligence de cette parole de l'Imitation: « Si aujourd'hui je ne suis pas prêt à quitter la terre, le serai-je mieux demain? aurai-je plus de soin pour m'y préparer? » Ah! n'ayons qu'un désir, celui de vivre comme si nous n'avions qu'une heure, un instant qui nous séparent de l'éternité bienheureuse. Ainsi soit-il.

Réciter ensuite le Magnificat puis les Litanies des Saintes Maries

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Texte intégralement extrait du livre « Manuel pour le Pèlerinage des Saintes Maries de Provence », Abbé Lamoureux, Nimes, 1881

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