27 décembre 2010

Le Mont Sainte Odile

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22 avril 2009

Hymne Acathiste à Sainte Odile

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Sainte Odile

Sainte Patronne de l'Alsace

662-720

Fête le 14 décembre


Le plus ancien document sur la vie de sainte Odile est un parchemin du X° siècle où un moine a noté ce que la tradition orale transmettait depuis près de deux cents ans, au Mont Saint Odile qui domine la plaine d'Alsace. Au temps du roi mérovingien Childeric II, Aldaric, troisième duc d'Alsace, père de sainte Odile, tient sous son empire toute la vallée du Rhin, de Strasbourg à Bâle. Aldaric est un chrétien sincère, mais il s'arrache avec peine aux coutumes barbares, ses réactions sont impulsives et même dangereuses : pas de pardon pour qui l'offense. En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle. Son premier réflexe fut de vouloir la tuer, mais devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il accepta de lui laisser la vie à condition que le bébé disparût aussitôt. Béreswinde, bouleversée, se mit en quête d'une nourrice. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d'Obernai. Devant le beau linge du bébé et les soins particuliers dont il était entouré, les langues allaient bon train. Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Baume-les-Dames, près de Besançon, où elle franchit les portes d'un monastère. Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la paix des moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives. L'évêque Ehrhardt de Ratisbonne arriva un jour au monastère pour, dit-il, baptiser la petite aveugle. Devant la communauté, Ehrhardt prononça les paroles sacramentelles : « Odilia Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Odilia veut dire : soleil de Dieu. Au moment où l'eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières... elle voyait ! Après la guérison, l’évêque fit avertir Aldaric qui n'eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée. Odile demeura donc à Palma chez les religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints. La souffrance et la cécité l'avaient mûrie : elle faisait preuve d'une force d'âme et d'un détachement extraordinaires. Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille. Certains voyageurs qui s'arrêtaient au monastère lui avaient déjà parlé de son frère Hugon qu’ils disaient aimable et généreux. Par l'intermédiaire d'un pèlerin, Odile lui fit parvenir une lettre qui émut Hugon au point qu’il osa affronter son père. L'heure du pardon n'avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugon écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d'Odile ferait tomber la colère de son père. Hélas, à l'arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa Hugon qui mourut des suites des blessures. Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille à Honenbourg et assura sa subsistance. Odile eut la patience de vivre ignorée des siens et se contente de ce que lui donnait son père qu'elle n'osait plus affronter. Elle ne vivait que pour les pauvres avec qui elle partageait ses maigres ressources. Peu à peu Aldaric se transforma et offrit à Odile le Honenbourg et toutes ses dépendances à condition qu'elle priât pour lui. La jeune fille humiliée va devenir la célèbre Abbesse représentée par les statues et les tapisseries. Son cœur profond, son austère vertu, sa grande charité attirèrent plus de cent trente moniales et la plupart des membres de sa famille. Les travaux commencèrent rapidement pour transformer le Honenbourg en un monastère. Odile qui est une âme d'oraison, couvrit de chapelles tout le sommet de la colline dont la première fut dédiée à Notre-Dame, puis une autre à saint Jean-Baptiste qu'Odile vénérait particulièrement depuis son baptême. Un soir, la moniale chargée d'appeler ses compagnes pour l'office fut éblouie par une violente clarté : Odile conversait avec saint Jean-Baptiste. De jour, de nuit, par petits groupes qui se succédaient, les moniales chantaient sans cesse la louange de Dieu. L'Abbesse était la plus ardente à la prière ; elle aimait la mortification, mais elle était sage et prudente pour ses filles. Peu de temps après la construction du monastère, Aldaric mourut. Avertie par une vision, Odile le sut en Purgatoire et se mit en prière jusqu'à ce que Notre-Seigneur lui apparût pour lui apprendre l'entrée de son père en Paradis. Une chapelle, dite des larmes, se dresse encore aujourd'hui sur la terrasse du couvent ; la tradition assure qu'une pierre creusée par les genoux de la sainte existe encore devant le maître-autel. Le Honenbourg était le refuge des pauvres, des malheureux, des malchanceux et des pèlerins qui savaient y trouver bon accueil. Un vieillard tomba en montant vers le monastère. Odile le rencontra un moment plus tard et, comme pour le soulager, il fallait de l'eau, Odile implora le secours de Dieu, frappa le rocher et une source jaillit et ne tarira jamais. Mais la preuve était faite que tous ceux qui désiraient du secours ne pouvaient parvenir au sommet de la colline. Un autre monastère fut construit en bas. Aucun des deux couvents ne voulait se passer de la présence d'Odile qui allait donc du cloître du haut à celui du bas. En chemin elle aidait les éclopés et les infirmes. De toutes parts on venait la voir car on savait que ses mains étaient bénies. Parfois lorsqu'elle pansait des blessés ou des lépreux, les plaies se fermaient et les douleurs s'apaisaient. Sa préférence allait aux aveugles en souvenir de son infirmité. Elle présidait tout, elle prévoyait tout et s'intéressait à chacun en particulier. Mais ses compagnes la voyaient de plus en plus lasse. Sentant la faiblesse la gagner, Odile se rendit à la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; une dernière fois elle s'adressa à ses filles puis, à l'heure de l'office elle les envoya à l'église. Quand les moniales revinrent de l'office, Odile les avait quittées. Leur peine était grande d'autant plus que leur mère était partie sans avoir communié. Elles se mirent en prière et Odile revint à elle. Après les avoir réprimandées, l'Abbesse réclama le ciboire, se communia et quitta définitivement la terre, le 13 décembre 720.

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Hymne Acathiste à Sainte Odile


Kondakion 1


Tes pieux parents prièrent le ciel, afin qu'il leur accorde la grâce d'un enfant, mais lorsque tu vins au monde, déçu de n'avoir pas un fils et de te voir aveugle, ton père te considéra comme une malédiction et te chassa, mais nous nous écrions vers Dieu: Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Ikos 1


Tu fus transporté en un lieu éloigné, afin que ne puissent te voir ceux qui possédaient la vue, car t'ayant donné la vie, ils te refusèrent l'amour, ta mère te confia à la très sainte Mère de Dieu et au Christ, en leur sainte garde, tu fus sauvée pour que nous nous écrions:

Réjouis-toi, que Dieu mit à part dès la naissance,

Réjouis-toi, qui fus adoptée par le ciel,

Réjouis-toi, qui eus le Christ pour frère,

Réjouis-toi, qui eus pour mère celle des croyants,

Réjouis-toi, qui dès l'enfance reçus la protection d'en-haut,

Réjouis-toi, qui gardas les yeux fermés sur le monde cruel,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 2


Pour ne pas provoquer l'ire de ton père, tu n'existas plus au monde qui l'entourait, et quand on parla de cette mystérieuse enfant noble, qu'élevait une amie de ta mère, celle-ci dut se résigner à t'éloigner plus encore et à te confier à Dieu auquel nous crions: Alléluia!


Ikos 2


Tu fus exilée au ciel sur la terre, confiée aux moniales de Baume, tu fus reçue avec joie, l'higoumène t'offrit sa maternelle affection, tu vécus ainsi au rythme de la louange de Dieu et respiras l'encens des psalmodies élevées vers Lui et nous te disons:

Réjouis-toi, qui fus élevée dans la prière,

Réjouis-toi, qui vécus bercée par les psaumes,

Réjouis-toi, qui connus l'Amour divin dès le berceau,

Réjouis-toi, qui ignoras le mal dès ton jeune âge,

Réjouis-toi, qui fus préservée dans le havre de Dieu,

Réjouis-toi, qui grandis dans le sacrifice de l'Amour,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 3


Dès ton plus jeune âge tu fus instruite dans la foi, privée de la lumière du corps, tu reçus abondamment celle d'en-haut, venue dans le monde pour sauver les pécheurs qui reconnaissants s'écrient vers Dieu: Alléluia!


Ikos 3I


Si tu ne pouvais marcher sur les sentiers terrestres, ton cœur par la prière visitait le Royaume céleste, il s'ouvrait à l'Amour du Ressuscité, te disposait à la vertu et à la fidélité, nous émerveillant de ta sagesse précoce et de ta patience nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi, petit enfant venu au Christ,

Réjouis-toi, colombe dans le temple de Dieu,

Réjouis-toi, offrande de l'innocence,

Réjouis-toi, sacrifice de pureté,

Réjouis-toi, louange agréable,

Réjouis-toi, vierge sage,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 4


Saint Erhard, de Ratisbonne eut un jour une vision, Dieu lui demanda d'aller au monastère de Baume, pour y baptiser une servante du Christ aveugle, lui donner le nom d'Odile afin qu'elle recouvre la vue et s'écrie vers Dieu: Alléluia!


Ikos 4


Tu reçus la sainte illumination de l'Esprit à douze ans, et par une grâce divine, il te fut accordé de recouvrer la vue du corps, alors Saint Erhard bénit un voile qu'il posa sur ta tête, il annonça que Dieu te réservait encore des grâces merveilleuses et nous te clamons:

Réjouis-toi, qui vis la Lumière au jour de ton baptême,

Réjouis-toi, que Dieu montra au saint hiérarque,

Réjouis-toi, affermissement des baptisés,

Réjouis-toi, exemple de la grandeur des sacrements,

Réjouis-toi, espérance de bénédictions divines,

Réjouis-toi, réceptacle des miracles de Dieu,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 5


Saint Hidulphe, frère de Saint Erhard ayant assisté au prodige, alla annoncer la bonne nouvelle à ton père pris de honte au souvenir de sa bassesse, celui-ci ne voulut point te faire revenir, il te laissa te fortifier dans la vertu et s'exclama vers Dieu: Alléluia!


Ikos 5


L'ardeur de ton zèle et la profondeur de ta dévotion te firent égaler en sagesse les moniales de Baume, toi qui n'avais pas prononcé de voeux sinon dans ton cœur et dans tes actes, admirant ton impeccable cheminement, nous te louons:

Réjouis-toi, triomphe de la vertu,

Réjouis-toi, joie de l'ascèse,

Réjouis-toi, pur élan vers Dieu,

Réjouis-toi, vivante oraison,

Réjouis-toi, oblation discrète,

Réjouis-toi, spiritualité incarnée,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la Guérison!


Kondakion 6


Dieu avait béni ton père lui donnant quatre fils et une autre fille, ayant entendu parler d'Hugues ton frère, tu voulus le connaître et tu lui écrivis pour qu'il intercède auprès de votre père afin qu'il accepte ton retour ayant reconnu ta grande tendresse et ton élévation spirituelle Hugues accepta et chanta vers Dieu: Alléluia!


Ikos 6


Ton père ne voulut pas accepter les supplications éloquentes de ton frère, alors Hugues pensant que ta seule présence le convaincrait, t'appela auprès de lui, tu fis tes adieux à Baume et te mis en chemin vers la tendresse du foyer familial abimée dans la prière admirant ton esprit de pardon et ta longanimité, nous te disons:

Réjouis-toi, qui voulus honorer ton père et ta mère

Réjouis-toi, qui revins aux lieux de ton malheur

Réjouis-toi, qui sus pardonner

Réjouis-toi, douceur de la longanimité

Réjouis-toi, paradigme de la charité

Réjouis-toi, modèle de l'amour filial et fraternel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 7


Lorsqu'il te vit ton père fut irrité, il frappa ton frère pour sa désobéissance, mais tu te jetas à ses pieds et lui baisas les mains et t'ayant embrassée, il oublia son courroux et t'accueillit et ton cœur chanta vers Dieu: Alléluia!


Ikos 7


Ta mère baisa tes yeux pour lesquels ton père te rejeta par lesquels le Père Céleste manifestas Son amour et Sa grâce en toi, tu réintégras la tendresse paternelle car ta douceur, la simplicité de ta vie et ta charité surent mieux que les mots le convaincre, que cette grâce d'une vie exemplaire nous soit donnée à nous qui te disons:

Réjouis-toi, réconciliation en Christ

Réjouis-toi, réceptacle de la concorde

Réjouis-toi, simplicité de l'âme en Dieu

Réjouis-toi, précieux joyau de la fraternité

Réjouis-toi, trésor de bonté

Réjouis-toi, douce persuasion de la faiblesse

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 8


Ton père voulut par l'hymen te procurer la richesse du monde, instruit de ses projets, tu refusas le mariage car tu aspirais à la sainte solitude du monachisme, mais l'appel de Baume qui avait retenti dans ton cœur, il ne le voulut point entendre et tu supportas l'épreuve dans la prière criant à Dieu dans tes larmes : Alléluia!


Ikos 8


Tu ne voulus pour époux que le Seigneur Christ, pour ce faire tu repris secrètement le chemin de l'exil déguisée en mendiante, tu traversas le Rhin, et découvrant un havre de solitude écarté, tu vécus loin du monde, devant ta résistance aux mirages de gloire mondaine, avec ferveur nous te crions:

Réjouis-toi, épouse du Christ

Réjouis-toi, amante de la vie monastique

Réjouis-toi, zélatrice de la sainte solitude

Réjouis-toi, rempart des moines et des moniales

Réjouis-toi, affermissement des vocations

Réjouis-toi, bastion inexpugnable de l'Esprit

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 9


N'ayant pu briser ta détermination, ton père accepta ta vocation sainte, il te donna un château pour que tu puisses comme tu l'entendais organiser un monastère de vierges qui sans cesse s'écrieraient vers Dieu: Alléluia!


Ikos 9


Ta communauté reçut les meilleures enfants du pays, tu offris au Christ des églises et chapelles innombrables, où abeilles saintes, les moniales offraient comme du miel, leurs prières, leur ascèse et leur vie toute entière, instruites par ta vie, comme elles nous t'acclamons:

Réjouis-toi, architecte des églises de Dieu

Réjouis-toi, direction spirituelle des ascètes

Réjouis-toi, conductrice de la prière

Réjouis-toi, fierté du monachisme

Réjouis-toi, orgueil de l'oraison

Réjouis-toi, havre de vie spirituelle

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 10


Voulant sans cesse te remémorer la Sainte Trinité, tu plantas trois tilleuls près de ton monastère, et tu dédias tes églises et chapelles à la Très Sainte Mère de Dieu, à la Sainte et Vivifiante Croix et à Saint Jean-Baptiste élevant vers Dieu ta sainte voix pour dire: Alléluia!


Ikos 10


L'oratoire du saint Prodrome et Baptiste Jean, tu le construisis pour honorer le jour de ton saint baptême, Dieu te bénit encore abondamment car il envoya vers toi le saint Apôtre Pierre et une milice céleste pour le consacrer, c'est dans cette chapelle que tu fus déposée pour que nous puissions te chanter:

Réjouis-toi, qui fus digne des hôtes célestes

Réjouis-toi, qui reçus l'Apôtre Pierre ici-bas

Réjouis-toi, ange dans la chair

Réjouis-toi, initiée de la grâce

Réjouis-toi, bénédiction tangible

Réjouis-toi, pilier de l'Eglise

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 11


Menant une dure vie d'ascèse , tu passais tes nuits en vigiles orantes, ne t'accordant repos que sur une grossière peau d'ours, vivant cette vie dure, tu voulus adoucir celle des pèlerins des sanctuaires voisins, tu fis construire pour eux un hospice et une église dédiée à Saint Nicolas, ce dont ils rendirent grâces à Dieu, disant : Alléluia!


Ikos 11


Attirés par ton exemple splendide et joyeux tes parents résolurent dans leur vieil âge de consacrer leurs derniers jours à Dieu, ils voulurent L'attendre en la sainte compagnie des solitaires consacrées au Christ et dans tes bras tu les remis au Père des Lumières, après qu'ils se fussent retirés du monde pour te rejoindre, inspire-nous à nous aussi de saintes résolutions, tandis que nous te disons:

Réjouis-toi, exemple de sainteté

Réjouis-toi, modèle de vie parfaite

Réjouis-toi, inspiratrice des saintes décisions

Réjouis-toi, borne lumineuse sur le Chemin

Réjouis-toi, écho de l'harmonie céleste

Réjouis-toi, rayon du soleil spirituel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 12


Tu soignas les malades avec amour sans discontinuer, tu embrassas même un lépreux devant lequel tu avais d'abord reculé, trouvant sur le chemin un blessé et n'ayant pas d'eau, tu frappas un rocher et ta foi en Christ en fit jaillir de l'eau, devant ta grande confiance en Dieu, nous nous écrions vers Lui: Alléluia!


Ikos 12


Cette fontaine que tu fis jaillir tel Moïse dans le désert, elle fut source de guérisons innombrables et l'eau salutaire qui en jaillit continue de manifester la ferveur de ta prière en guérissant ceux qui t'acclament ainsi:

Réjouis-toi, intercession efficace devant le Roi de gloire

Réjouis-toi, guérison des multitudes

Réjouis-toi, espérance des sans-espoirs

Réjouis-toi, baume sur les plaies

Réjouis-toi, miracle de l'amour du Christ

Réjouis-toi, délivrance de la cécité

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 13


Tu connus l'heure de ton trépas et l'annonças à tes moniales priant pour toi, elles virent un ange t'apporter la Sainte Communion, et lorsque tu fermas tes yeux pour les ouvrir à la Lumière céleste, c'était la fête de Sainte Lucie, ton corps exhala un parfum suave qui embauma leur prières tandis qu'elles chantaient Alléluia!


Ikos 1


Tu fus transporté en un lieu éloigné afin que ne puissent te voir ceux qui possédaient la vue, car t'ayant donné la vie, ils te refusèrent l'amour, ta mère te confia à la très sainte Mère de Dieu et au Christ, en leur sainte garde, tu fus sauvée pour que nous nous écrions:

Réjouis-toi, que Dieu mit à part dès la naissance

Réjouis-toi, qui fus adoptée par le ciel

Réjouis-toi, qui eus le Christ pour frère

Réjouis-toi, qui eus pour mère celle des croyants

Réjouis-toi, qui dès l'enfance reçus la protection d'En Haut

Réjouis-toi, qui gardas les yeux fermés sur le monde cruel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 1


Tes pieux parents prièrent le ciel afin qu'il leur accorde la grâce d'un enfant, mais lorsque tu vins au monde, déçu de n'avoir pas un fils et de te voir aveugle, ton père te considéra comme une malédiction et te chassa, mais nous nous écrions vers Dieu: Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Prière à Sainte Odile


Sainte Odile, toi qui connus dès l'enfance l'abandon et les épreuves, mais qui vécus depuis ton plus jeune âge dans la prière et l'ascèse, toi qui recouvras la vue en recevant la sainte illumination du baptême et qui consacras ta vie à soulager la misère spirituelle, matérielle et physique de tes frères et soeurs, prie le Christ notre Dieu de nous accorder par tes saintes supplications, le renouvellement de notre vue afin que nos yeux, renonçant au péché s'astreignent à ne contempler que Sa pure gloire, que notre corps purifié soit mis à Son service, que notre esprit soit lavé ainsi que notre âme de ses péchés, afin que nous soyons dignes de participer à l'avènement de son royaume. Amen.


Acathiste composé par Claude Lopez-Ginisty à la gloire de Dieu et de sa sainte moniale Odile

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Sainte Odile (pdf) en cliquant ici

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03 novembre 2008

Notre-Dame de Dusenbach

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Notre-Dame de Dusenbach

Le Pèlerinage le plus pittoresque d’Alsace

Diocèse d'Épinal


Un vallon de paix qui appelle à la prière

Le touriste qui traverse pour la première fois la coquette ville de Ribeauvillé ne peut qu’admirer les trois châteaux qui surplombent fièrement la région et qui se dressent altièrement dans la splendeur de leur ruines : le Saint Ulrich, le Girsberg et le Haut Ribeaupierre. Mais ce même chemin qui monte à ces châteaux, en prenant le chemin qui monte à ces châteaux, est surpris de découvrir tout à coup, à 400 m d’altitude, sur un rocher boisé, niché dans le creux d’un vallon boisé, le sanctuaire de Dusenbach. Alors à ses lèvres montent des mots d’émerveillement et d’admiration : « O que c’est beau ! Quel cadre merveilleux ! Tout y invite à une halte pour se recueillir, pour goûter au spectacle gratuit qu’offre la nature : la beauté des arbres variés, le parfum des fleurs, le chant des oiseaux, la musique douce de l’eau du ruisseau, la présence du couvent et des chapelles, les stations du Chemin de Croix !… Devant ces réalités parlantes à une âme franciscaine, on ne peut que répondre à la douce invitation des cloches en louant le Créateur de toutes ces merveilles, en fredonnant dans son cœur les « Ave Maria » qui résonnent dans le vallon à l’adresse de la Vierge à l’enfant placée en haut de la chapelle mariale. Pas étonnant qu’un tel lieu fut un jour choisi par un ermite pour devenir un lieu de prière et de pèlerinage ! »

Un hymne séculaire à la Vierge

Situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar, le Pèlerinage de Dusenbach est accessible par un chemin forestier qui part de la route de Ribeauvillé vers Sainte Marie-aux-Mines. Dusenbach est le nom donné au petit torrent qui longe l'abri des pèlerins, l’église, le Couvent des Capucins et la Chapelle de Notre-Dame de Dusenbach. Dès le XIIIe siècle, les fidèles suivaient ce torrent pour vénérer une Madone à l’enfant. Cette statuette fut ramenée d’Orient par Egelophe, Seigneur de Ribeauvillé au retour d’une croisade, et confiée en 1221 à un ermite qui vivait en ces lieux pour remercier Dieu de l’avoir protégé par l’intercession de la Vierge. Il fit construire sur un rocher une chapelle pour abriter cette Madone à l’enfant. Comme ce lieu connut une renommée grandissante auprès des gens des environs , à cause des grâces obtenues par l’intercession de Marie, les descendants d’Egelolphe firent construire deux autres chapelles en 1260 et une quatrième en 1297. On fit venir des Augustins pour desservir ce lieu pèlerinage marial. Au siècle suivant, en 1360, le Pèlerinage fut détruit une première fois, par des pillards anglais issus « des grandes compagnies », après le traité de Brétigny. La Statue de la Madone disparut à ce moment. Fut-elle détruite par les pillards ou mise à l’abri en Bavière par les Seigneurs de Ribeaupierre ? Personne ne le sait. Ce qui est sûr, c’est que les dévastations furent réparées en 1370 et que le pèlerinage reprit vie. Vers la fin du XVe siècle, le pèlerinage subit une modification profonde par Maximin II de Ribeaupierre. De retour d’un pèlerinage en Terre Sainte, ce dernier décida de reproduire à Dusenbach les principales scènes de la Passion du Christ. Les Chapelles furent transformées en conséquences, un chemin de Croix fut édifié et, en 1494, une Vierge des Douleurs remplaça la Madone à l’Enfant disparue. Cette statue polychrome représentant Marie assise tenant sur ses genoux le corps inanimé de son Fils est attribuée à un artiste sculpteur de Ribeauvillé du nom de Laurent. En 1632, le Pèlerinage fut pillé et incendié une deuxième fois par les soldats suédois du Général Horn. La statue de la piéta fut cachée à temps dans le creux d’un rocher. C’est en 1656 qu’elle fut retrouvée par une dame qui consacra tous ses biens à la restauration des différentes chapelles de Dusenbach. Le culte marial fut rétabli et les pèlerins en foule reprirent le chemin du vallon béni. De sorte qu’au XVIIe siècle le Dusenbach devint le pèlerinage de la Vierge le plus renommé en Alsace. Quand vint la Révolution Française, les Chapelles du Pèlerinages furent vendues en 1792 comme biens nationaux et, sur ordre du Directoire, le 25 mars 1794, le Dusenbach connut sa troisième destruction. Elle fut exécutée par la Garde Nationale de Sélestat en présence de nombreux fidèles qui protestèrent contre ce sacrilège en récitant à haute voix la prière séculaire à Notre Dame de Dusenbach. Cette fois-ci encore, la statue de la Vierge Douloureuse fut cachée à temps jusqu’en 1811, année où elle fut exposée et vénérée dans la chapelle de l’église Saint Grégoire de Ribeauvillé pendant plus de 80 ans. Dans le Second Empire, les ruines de Dusenbach furent classées Monument Historique. Les dimanches et fêtes, des pèlerins continuèrent à se rassembler et à se recueillir devant ce sanctuaire dévasté. Leur prière fut exaucée puisque, lors d’une visite de ces ruines, Mgr Fritzen, Evêque de Strasbourg fut tellement enchanté par le site de Dusenbach qu‘il décida l’achat des ruines et la restauration des chapelles selon le plan primitif. C’était en avril 1893. Le Chanoine Raess, Curé de Ribeauvillé, fut chargé de trouver les fonds et l’architecte Winkler de Colmar d’accomplir les travaux. Le chantier dura une année et le 10 juin 1894, la statue de la Vierge Douloureuse du XV e siècle fut solennellement ramenée en procession de l’église de Ribeauvillé à la chapelle de Dusenbach, nouvellement bénie, en présence d’une grande foule de pèlerins. Ce nombre important de fidèle emmena les autorités religieuses à décider la construction d’une église plus grande à côté de la chapelle mariale. Après neuf ans d’efforts généreux, ce fut chose faite et l’église reçut sa bénédiction le 8 septembre 1903 pour la plus grande joie des pèlerins. C’est à la même époque que furent érigées par les stations Meyer de Munich les différentes stations du Chemin de Croix sur le sentier qui mène au Dusenbach. Le cadre matériel du pèlerinage étant mis en place, il fallait maintenant trouver ceux qui allaient en être les animateurs.

Les Capucins au service du pèlerinage de Dusenbach

Pour mieux subvenir aux nécessités des pèlerins , Mgr Fritzen et le Recteur Raess firent appel aux Pères Capucins et leur confièrent le ministère et l’administration de Notre-Dame de Dusenbach, le 4 avril 1904. Un service qu’ils ont assuré jusqu’à nos jours, tout en vivant une vie fraternelle au Couvent de Dusenbach. Les différents responsables depuis 1948 ont été : le PP. Cyprien Striebel (48-51) , P. Célestin Hatsh (51-57), P. Florent Wurtz (57-64), P. Damien Holstein (64-70) , P. Hugues Rothemacher (70-73) , P. Bernard Picard (82-89) , P. Daniel Skica depuis janvier 1989. Au cimetière de Dusenbach reposent 5 capucins qui ont œuvré ici : P. Armand Grasser (+ 45), P. Conrad Thorr (+ 46), P. Gratien Ziegeltrum (+ 63), P. Hugues Rothemacher (+ 77) et P. Emmanuel Riebel (+ 79). Beaucoup de pèlerins se recueillent sur leur tombe en signe de reconnaissance et de communion. Pour eux comme pour les confrères capucins, ils font partie du Dusenbach et ils sont leurs confidents. Pendant les 45 derniers ans, il y eut des transformations au couvent, dans les chapelles et à l'abri des Pèlerins ainsi que la construction du Foyer Saint François avec quelques chambres, une salle de réunion et la Salle du Rocher qui permettent un meilleur accueil des pèlerins et des personnes qui désirent faire une récollection ou un séjour de solitude et de formation spirituelle. En ce moment une fraternité de Capucins est présente au Dusenbach pour continuer le ministère auprès des pèlerins et le service d’accueil auprès de personnes qui passent : le P. Bernard, supérieur provincial, le P. Skica, responsable de la Fraternité et Recteur du Pèlerinage, et le P ; Georges, chargé plus particulièrement de la Pastorale auprès des jeunes. Pour ce service d’animation et d’accueil les Capucins sont aidés par Sœur Alexandrine et par Mme Jeannine Ehret, ainsi que par un groupe de personnes bénévoles pour les jours plus chargés ou des services spéciaux : Sœur Marie-Madeleine, Lucas, Louis, Marie…K Une association a été créée en 1986 : l’Association des Amis de N. D. du Dusenbach, qui s’occupe essentiellement de la gestion , de l’hébergement et de l’administration de l'abri des Pèlerins et organise des journées associatives au profit du pèlerinage. Les personnes qui composent la communauté de Dusenbach essaient de vivre une vie franciscaine et fraternelle de partage des services et des responsabilités. Pour y parvenir, elles se retrouvent régulièrement à la Chapelle Mariale pour prier les psaumes, pour célébrer l’Eucharistie, pour vivre des temps d’adoration et porter ainsi les intentions de prière des pèlerins au Seigneur par Notre-Dame du Dusenbach. Elles se donnent aussi des temps de réflexion pour chercher ensemble comment mieux assurer les différents services. Cette vie fraternelle et priante, unie au Seigneur et à Marie, soude la communauté et la rend plus disponible et plus dynamique pour sa mission auprès des pèlerins et des touristes.

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Qui sont les groupes et les personnes qui passent au Dusenbach ?

La Communauté de Dusenbach est heureuse dans ce lieu de pèlerinage où il lui est donné d’accueillir tant d’hommes et de femmes en quête de paix intérieure ou qui, l’ayant trouvée, sont venues remercier le Seigneur par Marie. Ces personnes sont de tout l’éventail sociologique : des adultes, des jeunes , des personnes isolées, des couples, des familles, des groupes, des Français, des gens venus d’autres pays et parlant d’autres langues, des chrétiens , des croyants d’autres religions, des pèlerins et des touristes. De ce fait, Dusenbach participe à la construction de l’Europe humblement, mais sûrement, car il permet à Marie de faire se rencontrer les hommes de différents pays, de les conduire vers Son Fils Jésus-Christ le Seul vrai Rassembleur des enfants de Dieu dispersés et divisés. Viennent également au Dusenbach des groupes de jeunes pour se préparer à la Profession de Foi, à la Confirmation ou pour une journée de récollection avec des animateurs. Des adultes aiment venir pour un ressourcement spirituel, théologique ou marial pendant une ou plusieurs journées. Dans certains cas, des couples viennent pour se préparer au mariage ou au baptême de leurs enfants. Bien sûr, le nombre des personnes est plus important pendant les vacances d’été, le Carême et jours de fête surtout lorsqu’il fait beau. De sorte que cela représente des milliers de personnes par an.

Pourquoi aiment-ils venir au Dusenbach ?

Dieu seul le sait, car Lui seul connaît le cœur des hommes et ce qui les anime dans leur démarche. Lui seul peut discerner les pèlerins et les touristes, le cheminement des uns et des autres. Pourtant il y a des signes qui révèlent les attitudes intérieures des personnes qui viennent ici. En arrivant au Dusenbach par le Chemin de Croix et en se recueillant à chaque station, les gens témoignent de leur désirs de faire une démarche religieuse, une rencontre avec le Christ Sauveur Miséricordieux surtout si cette démarche aboutit à la célébration du sacrement, du pardon ou à l’Eucharistie célébrée dans l’église où le Christ de Saint Damien d’Assise se présente à tout pèlerin comme Source de Vie et d‘Espérance. C’est ce qui se vit surtout au temps du Carême, les dimanches après-midi, par 50 à 100 personnes groupées autour d’un Capucin, mais aussi tout au long de l’année, par des personnes seules ou en petit groupes ou les adultes son interpellés par les enfants demandant l’explication des différentes stations du Chemin de Croix, où se vit une évangélisation mutuelle. Un autre signe qui nous révèle pourquoi les gens viennent au Dusenbach, c’est le nombre relativement important des personnes qui participent à la Messe de 10h et de 16 h, les dimanches. Le célébrant n'a pas de difficultés pour les faire chanter, leur faire lire la Parole de Dieu, pour se faire aider à la Communion. Avec chorale ou sans chorale, les Eucharisties au Dusenbach sont bien vivantes et priantes.

Ce qui explique surtout pourquoi les gens aiment venir au Dusenbach, c’est la Foi qui les anime, la confiance qu’ils font à la Vierge Douloureuse de ce lieu où tout porte au recueillement : la Chapelle de la Mise au Tombeau du Christ, les vitraux de la Vie de Marie, les ex-votos qui témoignent de tant de prières exaucées, les lumignons allumés devant la Pietà, les cierges devant Saint Antoine, visité par Vierge à l’Enfant, devant Saint Joseph mourant en présence de Jésus et de Marie, qui expriment la Foi en la présence de Dieu qui se révèle par la Sainteté de la Vierge Marie et des Saints que vénère particulièrement le peuple alsacien et qui invite le pèlerin à une confiance, une supplication, une louange, une communion, une consécration, enfin et surtout les personnes en prière silencieuse dans la Chapelle Mariale où se trouvent le Saint Sacrement , un grand crucifix en bois et la statue vénérée de Notre-Dame de Dusenbach. La cahier des intentions, à la sortie de la chapelle, est là pour témoigner de ce qu’elles ont pu dire au Seigneur, à la Vierge Marie ou avec Marie et Son Fils Jésus à Dieu le Père pour elles, pour les leurs ou pour les hommes. En lisant ces pages avec un cœur attentif, nous sommes chaque fois plongés dans les réalités concrètes de la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui et nous ne pouvons pas ne pas faire nôtres ces prières de louanges et de supplication tellement elles sont cris des hommes et appels de Dieu !

Journées de pèlerinages importants au Dusenbach

Parmi les pèlerinages annuels montant au Dusenbach, celui des Ménétriers est le plus connu. En effet, fidèles à une tradition qui remonte à 1480 et qui a été revalorisée en 1954, des musiciens et des chantres de la Fédération des Sociétés Catholiques de Chant et de Musique d’Alsace mettent un point final aux festivités de la semaine du Pfifferday à Ribeauvillé, en venant rendre hommage à Notre-Dame du Dusenbach, leur patronne. Ce pèlerinage à lieu le deuxième dimanche de septembre, proche de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Il commence par une procession à partir de Ribeauvillé à laquelle participent une délégation de musiciens et de chorales de la région, le conseil municipal de la ville en tenue d’échevins portant sur un baldaquin, orné de grappes de raisin frais, la statue copie de la Vierge de Dusenbach est enfin le groupe des pèlerins. Arrivés à la hauteur de la 12e station du Chemin de Croix, sur le parvis de l’église, ils sont cordialement accueillis par les Capucins qui les invitent à la Messe solennelle d’actions de grâces. Les Pèlerinage se termine par un vin d’amitié offert dans la salle de l'abri des Pèlerins et par une animation musicale en plein air. Les autres moments importants de pèlerinage au Dusenbach sont le dimanche des Rameaux, le Vendredi-Saint, Pâque, l’Ascension, la Pentecôte (Pèlerinage des Gitans), l'assomption et la nuit de Noël où des centaines de pèlerins montent au Dusenbach en cheminant à travers la forêt à la lueur de leur lampe ou de leur torche. Quand il y a de la neige, cette montée a quelque chose de féerique et dispose les cœurs à l’accueil du mystère de Noël.

Témoignage de jeunes pèlerins

Le fait de n’accéder au Dusenbach que par un chemin forestier ou par le Chemin de Croix lui garde un cachet de recueillement possible et d’émerveillement certain pour le pèlerin comme pour le touriste. Dédié à Marie, le Sanctuaire, au terme du Chemin de Croix qui y conduit, nous dit la place et le rôle de Marie dans le mystère de la Rédemption, dans la vie de l’Eglise et de celle de tout chrétien. Entrer dans l’intelligence de ce message est un chemin de conversion jamais achevé, une source de bonheur vrai, comme l’écrivait un jeune dans le cahier des pèlerins : « Quand je viens au Dusenbach, je laisse ma voiture en bas du parking et je marche. Cela me fait du bien de sentir les rochers, les arbres, comme imprégnés de la prière de tous ceux qui sont montés la haut de puis des siècles. » Et un autre : « Dusenbach est pour moi un lieu de résurrection, de recommencement toujours possibles. Il faut souvent monter pour descendre au fond de soi-même. Et un troisième jeune : « Frères et sœurs d’Alsace ! Frères et sœurs de toute la terre, venez en pèlerins découvrir par vous-mêmes Notre-Dame de Dusenbach. Prenez du temps et laissez-vous apprivoiser, mais je vous en prie, ne rentrez pas chez vous laissant, seule, derrière vous, cette Vierge si Douloureuse… Venez et revenez, avec ferveur, s’il le faut, pour connaître l’Absolu de Tendresse et d’Amour qui nous vient de chez Dieu ! »

Frère Daniel Skica

Dusenbach

Prière à Notre Dame de Dusenbach

Très Sainte Vierge Marie, Toi qui as veillé sur l’Alsace avec une si maternelle sollicitude, Toi que nos ancêtres venaient invoquer avec tant de confiance dans leurs luttes pour la Conversion de la Foi Catholique, Toi qu’ils prirent pour leur Protectrice officielle et aux pied de qui ils répandaient si souvent d’ardentes prières afin d’obtenir le triomphe de l’Eglise, la conversion des pécheurs, nous T’implorons : daigne abriter toujours notre pays de Ta puissante Protection. Nous T’en supplions : daigne nous venir en aide en ces jours où la Foi est si menacée. Obtiens-nous la grâce de toujours mieux aimer et de pratiquer cette Foi qui est la source du salut. Oui, qu’à Ta prière le Seigneur réveille en nous la Foi et piété, afin qu’ainsi Jésus-Christ soit de plus en plus aimé et servi par les hommes d’aujourd’hui. Amen.

Notre Dame de Dusenbach, Gardienne de la Foi en Alsace, prie pour nous.

Renseignements

Père Capucins

Pèlerinage de Notre-Dame de Dusenbach

68 150 Ribeauvillé

Site internet: http://pagesperso-orange.fr/capucins/frats/dusenbach.htm

Texte paru dans le journal « Le Règne de Jésus par Marie » de mars 1990