24 octobre 2008

Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

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Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

Offrande de moi-même comme victime d'Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu.


Ô mon Dieu! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté, arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimée, jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.


Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité! L'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit: "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera! "Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-puissant?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même... Je vous remercie ô mon Dieu! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...


Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé!... À vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu!... Que ce Martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour... Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel!...


Marie, Françoise, Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face rel. carm. ind.
Fête de la Sainte Trinité. Le 9 Juin de l'an de grâce 1895

Téléchargez le texte de l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux (pdf) en cliquant ici


24 mai 2008

L'Icône de l'Amour Miséricordieux

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Icône de l'Amour Miséricordieux, Congrégation des Soeurs de Sainte Anne

L'Icône de l'amour miséricordieux

Dans l'icône de l'Amour miséricordieux, les trois anges sont représentés dans une attitude d'attention profonde et d'amour envers un jeune homme qui semble être complètement abandonné à lui-même. L'attitude dans laquelle ils se trouvent, leur apparence, la position de leurs mains, présentent leur dévouement le plus total envers les pauvres et les plus démunis parmi les hommes. Comme dans toutes les icônes, les visages des personnages, sont de «couleur de terre mélangée avec la lumière": un teint transfiguré, qui ne peut être identifié avec telle ou telle race humaine, parce que toutes les cultures et les races se reconnaissent en celle-ci. Les yeux des anges sont grands et offrent la vitalité, ainsi, il nous invitent à nous familiariser avec eux, ils recherchent "l'intérieur" et nous, une recherche dans notre cœur avec une profonde bonté et miséricorde. Les couleurs de leurs vêtements sont rouge, bleu, vert et rose-lilas.

Le Père, représentanté par l'ange qui se trouve à droite, est incliné sur son "fils" qui a péché, et avec une adhérence ferme, il le soutient avec ses mains. Il est presque agenouillé devant "sa" créature: "Il ne veut pas perdre le travail de ses propres mains… Il a créé l'homme afin qu'il puisse être heureux" (Charles de Barolo). Son regard est rempli d'un amour très miséricordieux, il veille sur l'homme avec sa providence toute paternelle et avec une infinie tendresse. Il porte un vêtement transparent rose-lilas et son manteau qui a des nervures d'or, met en lumière l'imperméabilité du mystère qui l'enveloppe complètement, nous suggérant que nul ne connaît le Père. L'édifice derrière lui symbolise l'Eglise universelle, les portes du bâtiment sont ouvertes, rappelant l'universalité de l'Eglise et de son message.

L'ange de gauche représente le Fils: "la deuxième Personne de la Trinité divine, mû par l'amour, s'est offert lui-même à Son Père, comme un sublime holocauste ..." (Charles de Barolo) Il semble qu'il est presque prosterné devant l'homme, dont il est titulaire de ses pieds, sa position nous rappelle l'épisode du lavement des pieds, image par excellence du service. Il porte un manteau bleu et une tunique rouge, sur son épaule droite on aperçoit le rouge de sa tunique, avec des nervures d'or. La couleur bleue réfère au ciel, elle symbolise la divinité du Christ, l'immatérialité, ainsi que l'absolu. Le rouge indique le sang de l'humanité et rappelle l'amour infini du Christ, qui l'a poussé a exécuter Son Sacrifice expiatoire, en embrassant la Croi pour nous. Le bleu combiné avec rouge indiquent les deux natures: l'humanité enveloppé par la divinité, des éléments qui rendent l'ange semblable à la personne du Christ. En outre, la tunique symbolise aussi est la mission que le Christ a accomplie: Son Incarnation, Sa Mort, Sa Résurrection et Son Ascension vers le Père. L'arbre se trouvant derrière Lui rappelle l'arbre de vie et symbolise la Croix.


L'Esprit Saint, symbolisé par l'ange au centre, semble tout juste descendu du ciel, symbolisé par un cercle bleu, placé en haut de l'icône, dans lequel sont représentées les étoiles. Le mouvement des ailes souligne sa descente: il participe avec les autres au travail pour "sauver l'homme". Les couleurs de ses vêtements sont bleues, symbole de la divinité et en vert, couleur qui symbolise l'eau, donc la fertilité, la régénération de vitalité, ammènent le printemps, la jeunesse, la maternité. À ses épaules sont visibles des langues de feu qui inondent la scène. Il est l'Esprit Divin qui transmet la vie, Il est aussi la Force et de la Consolation pour toute personne humaine. C'est l'Esprit qui nous réchauffe, qui ouvre nos yeux, qui nous consacre et qui nous envoie dans le monde pour «changer les larmes de désespoir dans la douceur des larmes de l'espérance" (Julie Colbert).


Les ailes des anges rappellent qu'Ils ne sont pas de ce monde et qu'Ils viennent d'ailleurs. Leur mouvement anime toute la scène, il se diffuse sur l'icône la «douce ivresse de l'Esprit". Ils ont des sandales, indiquant leur présence dans notre milieu: même si ils sont des anges, ils ne sont pas pour autant étrangers à notre monde.

Le jeune homme au centre de ces trois personnes, est enveloppé par l'amour et annonce notre participation au banquet céleste. Entouré de l'amour de la Trinité, il est placé au centre de l'icône, sur une plate-forme très raffinée et allongé sur un tissu rouge. Cette description veut nous dire que nous sommes tous très important pour notre Seigneur, nous sommes passé destinés à passer de la terre à la vie éternelle et en même temps enveloppé d'une enveloppe royale symbolisée par le tissu rouge (rouge); en vue de l'éternité nous sommes pris en charge et guidés sur cette terre; l'attention et l'amour miséricordieux du Seigneur réaffirment à quel point nous sommes aimés: "Dieu nous aime et il veut notre bien et de plus, il désire notre bonheur" (Bienheureuse Marie Henriette Dominici. Le visage du jeune homme rappelle notre mission: nous sommes envoyés par la Trinité vers les jeunes générations, vers les petits et les pauvres, sachant que, dans chacun, se trouve "une âme d'un prix infini, que Jésus-Christ aime avec un amour immense immense "(Const. 1846 art. 384).

La scène se déroule sur une montagne, symbolisant une "Théophanie", c'est à dire une manifestation de Dieu, la montagne, comme l'arbre et l'édifice, sont transfigurés. L'or fond de l'icône symbolise la lumière, qui représente la demeure de Dieu, le Paradis. L'icône est construite dans une perspective inverse indiquant d'une manière particulière par la plate-forme et la montagne que ce n'est pas nous qui devons aller vers le Divin, mais qu'au contraire, c'est le divin qui vient rencontrer à chacun d'entre nous: "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ". (Jn 3,16).


D'après un texte extrait du site www.suoredisantanna.org