02 juin 2010

Béatification du Père Jerzy Popieluszko

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Le Père Jerzy Popieluszko

1947-1984

Notre Saint Père le Pape Benoît XVI va béatifier le 6 juin 2010, en cette année sacerdotale, le serviteur de Dieu, Jerzy Popieluszko, prêtre catholique polonais né le 14septembre 1947, et assassiné à l’âge de 37 ans, le 19 octobre 1984.

L’abbé Popieluszko, jeune prêtre varsovien, curé de la paroisse saint Stanislas Kostka et aumônier du syndicat Solidarité, opposé au régime communiste, célébrait chaque dimanche des « Messes pour la Patrie », au cours desquelles il prononçait de vibrants sermons condamnant courageusement le régime en place. Ses célébrations attiraient des milliers de fidèles. Ses homélies étaient diffusées dans tout le pays et il était devenu l’un des prêtres les plus populaires de Pologne. Il avait dans son ministère pastoral un penchant pour le travail avec les enfants et les jeunes. Un complôt naquit alors contre le prêtre, mené par le KGB, en vue de le faire taire définitivement. Le vendredi 19 octobre 1984, l’abbé Popieluszko est enlevé par trois officiers de la milice (Sécurité Intérieure), près de Wloclawek avec son chauffeur. Ce dernier réussira à s’échapper de la voiture dans laquelle ils étaient emmenés, et à avertir la population. Après avoir été torturé à mort, le corps de l’ecclésiastique est lesté puis jeté dans la Vistule. Il sera découvert quelques jours plus tard. En novembre 1984, plus de 500 000 personnes se déplacèrent pour les funérailles de Jerzy Popieluszko. Le martyr du jeune prêtre aura entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations sacerdotales.

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Le 6 Juin 2010 un événement prophétique

La béatification d’un autre J-P  polonais:

Jerzy Popieluszko, ou le courage de la Vérité, au prix du sang

Texte du Père Daniel Ange

Orléans. Mardi 29 oct. 1984. Plusieurs centaines de jeunes veillent toute la nuit dans la cathédrale, en adorant et se confessant. Après sa confession, chaque jeune reçoit un lumignon  rouge allumé et le dépose sur une gigantesque croix toute illuminée, à la stupeur des passants. Le lendemain, 30, je leur donne un enseignement sur les martyrs contemporains dans les pays si proches du «  bloc Est » de notre Europe, que Jean-Paul II ne cessait d’évoquer. Vers la fin, on me glisse un billet : «  la radio vient d’annoncer l’assassinat du P. Popieluszko ». Disparu depuis 10 jours, nous avions offert notre veillée spécialement pour lui et je venais de le citer longuement. J’annonce donc la terrible nouvelle. Comme un seul homme, les voilà tous debout, chantant l’hymne pascale (sur la mélodie de Haendel adaptée par A. Gouzes). Spontanément, ils vont déposer leurs palmes (Nous avions comme  thème de l’entrée de Jésus à Jérusalem) au pied de la grande croix verticale sur le parvis, formant une seconde croix horizontale, sur le modèle de ces grandes croix  de fleurs piquetées de bougies, autour desquelles les Polonais se rassemblaient en chantant, veillant sur elles. Ces croix fleuries et lumineuses étaient les seuls moyens de s’exprimer de tout un peuple qui tombe à genoux quand on le frappe. Ce qu’on vient de revoir après la seconde tragédie de Katyn. De tout cela, j’avais été le témoin ému, en mai puis en nov 81 où je l’avais sans doute rencontré à la paroisse universitaire S.Anne où il était aumônier des services médicaux.

Cette béatification tant attendue, 25 ans  après son martyre, prend une actualité saisissante. Il a été, en Pologne, la dernière victime violemment assassinée par le régime totalitaire du communisme. Or, nous voilà ici, non plus simplement menacé, mais déjà terrorisé par une idéologie anti-chrétienne virant au totalitarisme : « L'époque moderne a parlé de la libération de l'homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l'obéissance à Dieu. L'obéissance ne devrait plus exister, l'homme est libre, il est autonome: rien d'autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c’est un mensonge ontologique, car l'homme n'existe pas par lui-même et pour lui-même, et c'est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité qui devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus - nous le savons depuis l'histoire du siècle dernier - peut également être un "consensus du mal". La soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l'homme. L'obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l'instance qui nous place face à toutes les instances humaines. (Dans l'histoire de l'humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l'homme, qui sait voir Dieu et, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l'obéissance humaine). Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l'obéissance au pouvoir divin, est toujours l'acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ.  Aujourd'hui, (grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais)  il existe des formes subtiles de dictatures:  un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l'Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature. » Revenons au Père Popieluszko. Le beau courage qui va le caractériser se manifeste déjà jeunes et spécialement pendant ce service militaire – il a 19 ans- où les séminaristes doivent subir toutes sortes de brimades et punitions gratuites. Sachant les punitions risquées, il refuse d’enlever médaille et chapelet. Au dortoir, il prie à genoux – chose interdite. Le Vendredi : le chemin de croix, quoi qu’il en coûte. A Noël, il chante des cantiques en épluchant. Sanction : ramper sur le sol. Pendant les séances de lavage de cerveau il lit : l’Imitation de Jésus Christ. En août 80, il a 33 ans, les ouvriers des grandes aciéries de Huta Warszawa l’invitent pour célébrer la toute première messe jamais chantée dans ce que le pouvoir pensait être un fief du communisme. Il en est bouleversé : «  On m’a applaudit. J’ai cru un instant qu’une célébrité marchait derrière moi. Mais non ! Ces applaudissements m’étaient bien destinés, à moi, premier prêtre à avoir jamais franchi le portail de l’aciérie. Je me suis dit alors qu’on ovationnait ainsi l’Eglise qui depuis 30 ans a frappé aux portes des usines. » Par ailleurs, il lance les grands pèlerinages nationaux d’ouvriers – par centaines de milliers – à Czestochowa, chaque 3ème dimanche de septembre.

La guerre d’un Etat contre une Nation, guerre d’un gouvernement contre le peuple

Le sinistre 13 Décembre 81, quelques mois après l’attentat de Jean-Paul II, l’état de guerre  est proclamé. 6000 responsable du Syndicat Solidarnosc , de nuit, sont emprisonnés, l’armée partout déployée massivement, les réactions, comme durant les pires années où toute manifestation est violemment réprimée, noyée dans un bain de sang. Ce premier et unique syndicat dans tout l’empire est intolérable pour le régime. A la face du monde, il prouve que le christianisme est le calcium d’un peuple, et le marxisme son opium.  Révolution dans l’idée même du communisme. C’est le sous- prolétariat qui se soulève contre ces apparatchiks qui se prétendent être  sa voix. Le comble !  Intolérable ! Après avoir tenté quelques mois plus tôt d’ éliminer son premier défenseur, son avocat à la face du monde, ce Jean-Paul II qui ose le soutenir inconditionnellement – il faut l’éradiquer totalement, sous peine d’être contagieux pour tous les pays du bloc  Est, qui se met à trembler sur ses bases. C’est alors qu’une voix va retentir. Elle va oser, clamer ce que tous pensent, mais ne peuvent dire sans risquer, au minimum des années de prison. Et quelles prisons ! Voix qui brise le mur du silence. Jerzy se fait la voix de son peuple bâillonné. Il arrache le bâillon de ses lèvres, à défaut des menottes à ses mains.  Il le fait au cours des 33 messes pour la Nation qu’il va célébrer, renouant avec la tradition séculaire des « prières pour la Patrie », ,  le plus souvent clandestines, surtout durant les 3 siècles où la Pologne était dépecée par d’écrasants empires voisins : Russie, Allemagne, Autriche-Hongrie. 33 stations de son chemin montant au Calvaire. De mois en mois, les foules augmentent à tel point qu’il faudra les célébrer sur un balcon surmontant le porche d’entrée de l’église S. Stanislas Kotska, dominant la place noire de monde. Leur retentissement est incalculable. Surtout elles parviennent immédiatement aux oreilles de l’habitant n° 1 du Vatican… A cette voix de prophète et de Précurseur, qui ne crie pas dans le désert, tendons l’oreille. Dès février 82, où il choisit les textes à faire frémir certains ( Sg 6,1-9 ; Ps 58,2-8), il cite les évêques : « L’ Eglise se place toujours du côté de ceux qui sont privés de liberté, de ceux dont on brise les consciences. Notre douleur est celle de la Nation toute entière terrorisée par la force militaire… de tous ceux, internés, arrêtés, condamnés.. » En avril 82, de citer un poète : «  Plus fort que les pierres qui pleuvent sur nous, plus fort que la main arbitraire et parjure qui s’abat sur  nous, crier que notre cœur brisé dans notre poitrine ni ne se pliera, ni ne se changera. La mort est périssable, la foi… éternelle ! »

Les textes choisis sont  loin d’être neutres ( Dan 3,37-45, Ps 94, Mc 13,9 ) : «  on vous livrera aux Sanhédrins, vous serez battus, vous comparaîtrez… » Et de prier : « Aujourd’hui, il y a tant de familles d’orphelins de notre patrie, des enfants attendant le retour de leurs parents. «  Nous te prions pour ceux qui brisent les consciences humaines, ce qui est pire encore que de tuer…  Que les consciences de nos compatriotes ne soient pas asservies ! Nous te prions pour les fonctionnaires de la justice qui n’ont pas le courage de s’opposer au mensonge et qui acceptent le faux pour le vrai. Nous te confions les ouvriers qui ont donné leur sang et offert leur vie pour défendre leurs droits humains inaliénables. » Et de citer un détenu : «  Ne nous laisse pas nous figer dans la colère et la rage, pardonne à nos traîtres ! » Et encore : «  Ô Pologne, on t’a privé de tout, mais tu as tout, tant qu’il te reste le ciel et la terre sous les pieds ! Ta terre est frappée du glaive comme le visage de la Très sainte Madone de Jasna Gura ! » En Mai, citation d’un hymne des insurgés de 1830 prenant une actualité saisissante, les chars de l’URSS étant prêts à intervenir : «  Les tours de Moscou seront ébranlées. La cloche de la liberté sonne et un sang libre est répandu ! » Mère de Dieu, porte ce sang du peuple libre devant le Trône divin ! Reine au visage balafré, nous Te présentons la demi-année d’esclavage de guerre. Une seule prière demeure : donne-nous la grâce de résister ! Vois comme l’ennemi bafoue notre âme ! » En Juin encore des textes brûlants : «  La coupe déborde de sang,  d’amertume et de larmes. Toujours écrasés mais fidèles dans la foi, nos cœurs ne tremblent pas à la vue des meurtres. La droiture s’effondre, la force étrangère nous écrase, elle enfonce les tempes polonaises dans la couronne de fer ! Sois Pologne !  Et libre sera la  Pologne ! » Sept 82 : devant la foule où chacun tient une petite croix en main : «  Il n’y a pas d’Eglise sans la croix, il n’y a ni sacrifice ni sanctification sans la croix. Celui qui vainc dans une cause juste, vainc par la croix et dans la croix. L’Eglise doit dire la vérité. L’Eglise doit défendre les souffrants. Au nom de la vérité, l’Eglise ne peut jeter un regard indifférent sur le mal et sur les peines humaines. L’Eglise avance vers la Résurrection. Il n’y a pas d’autre voie. Et c’est pourquoi les croix de notre Patrie, nos croix personnelles, celles de nos familles, doivent mener à la victoire, à la Résurrection, si nous les joignons au Christ qui a vaincu la croix. » Et de s’exclamer : «  Quelle ressemblance aujourd’hui encore entre le Christ couvert de sang sur la croix et notre Patrie douloureuse ! » Oct 82 : Il ne mâche pas ses mots : «  Pour demeurer libre dans l’âme, il faut vivre dans la vérité. Vivre dans la vérité, c’est donner la vérité des témoignages, c’est la revendiquer et la reconnaître dans toute situation. La vérité est immuable. On ne peut détruire la vérité par des décisions ou des décrets. L’esclavage pour nous consiste justement en ceci : que nous nous soumettions au règne du mensonge chaque jour. Nous ne protestons pas, nous nous taisons, ou bien nous faisons semblant d’y croire. Alors, nous vivons dans le mensonge. Le témoignage courageux de la vérité est un chemin qui mène directement à la liberté. L’homme qui témoigne de la vérité est un homme libre même dans des conditions extérieures d’esclavage, même dans un camp, dans une prison. Le problème essentiel pour la libération de l’homme et de la Nation est de surmonter la peur. Car la peur naît de la menace. Nous surmontons la peur, lorsque nous acceptons la souffrance ou la perte de quelque chose au nom de valeurs supérieures. Si la vérité devient pour nous une valeur pour laquelle nous acceptons de souffrir, de prendre des risques, alors nous surmontons la peur qui est la cause directe de notre esclavage.  Et de citer le Cardinal Stephan Wyszynski, emprisonné pour avoir dit la Vérité : « la peur est le plus grand manquement de l’apôtre… Elle serre le cœur et rétrécit la gorge. Celui qui se tait face aux ennemis de la bonne cause, les enhardit… Forcer au silence par la peur, telle est la première tâche dans la stratégie impie… Le silence a son sens apostolique uniquement quand je  ne détourne pas mon visage devant ceux qui me frappent… »

En conclusion :  «  Je voudrais répondre à tous ceux qui souffrent en terre polonaise et je désire m’adresser d’ici aux autorités de la République Populaire de Pologne, pour que ces larmes cessent. La société polonaise, ma Nation ne mérite pas d’être poussée aux larmes de désespoir et d’abattement. Oui, une nation qui a tellement souffert dans son passé récent, ne mérite pas que beaucoup parmi les meilleurs de ses fils et filles séjournent dans les camps et les prisons ; elle ne mérite pas que sa jeunesse soit malmenée et battue, que le crime de Caïn soit commis. Elle ne mérite pas qu’on la prive, contre sa volonté du syndicat Solidarité. Et dans la dernière de cette sinistre année, juste avant Noël : «  On aurait envie d’ajouter : ne lutte pas par la contrainte. La contrainte n’est pas une preuve de force, mais de faiblesse. Celui qui n’arrive pas à vaincre par le cœur ou par la raison, essaye de vaincre par la contrainte. Mais chaque manifestation de la contrainte est une preuve d’infériorité morale. L’idée qui a besoin d’armes pour durer, meurt d’elle-même. L’idée qui ne peut se maintenir que par la contrainte est une idée dévoyée. L’idée capable de  vie l’emporte par elle-même. Des millions d’hommes la suivent spontanément. La Nation comprend mieux aujourd’hui les paroles de Norwid : «  Il ne faut pas s’incliner devant les circonstances et laisser les vérités derrière la porte. » Il ne faut pas s’incliner devant les circonstances…. »

1983. Année neuve. L’horizon va-t-il s’éclaircir ?

Dès Janvier : «  Une nation possédant une tradition chrétienne millénaire, aspirera toujours à la pleine liberté. Car il est impossible de combattre cette aspiration par la contrainte, puisque la contrainte est la force de celui qui ne possède pas la vérité. Il est possible de plier l’homme par la contrainte, mais non pas de le rendre esclave. Un Polonais qui aime Dieu et la Patrie se relèvera de toute humiliation, car il ne s’agenouille que devant Dieu. En février, il se fait l’écho des voix bâillonnées : «  Des femmes emprisonnées à Fordon écrivent : «  Nous voulons la liberté, mais pas à tout prix. Pas au prix du renoncement à notre idéal, pas aux prix de la trahison envers nous-mêmes et ceux qui nous font confiance… » Puis, désigne nommément l’instigateur n° 1, caché dans les coulisses : «  Satan renforce son empire sur la terre, et dans notre Patrie, le royaume du mensonge, de la haine, de la peur, si nous ne devenons pas chaque jour plus forts par la grâce de Dieu, si nous ne nous penchons pas avec douleur, avec cœur et amour sur nos frères qui souffrent innocemment dans les prisons, sur eux et sur leurs familles. » En mars, ce mot de pure splendeur : «  L’amour et la Vérité, on peut les crucifier, mais il est impossible de les tuer. Là-bas, sur la croix, la Vérité et l’Amour ont triomphé du mal, de la haine, de la mort.  La Nation veut que la concorde ne soit pas une capitulation, un renoncement aux idéaux, aux aspirations. » Et de se tourner vers les dirigeants : «  Pour vous, frères, qui éprouvez en vos cœurs une haine de mercenaire, réfléchissez : la force ne peut vaincre, même si elle peut triompher quelque temps. » Avant de prier pour eux : «  Prions pour ceux qui se vendent au service du mensonge, de l’injustice, de la contrainte : qu’ils comprennent leur humiliation ! » Des indicateurs s’infiltrent dans la foule. En avril 83, il doit donner des consignes strictes : ni cris, ni chants dehors, n’accepter ou ne donner aucun tracts. Agressés, rester de marbre. Gare aux provocateurs ! Ils veulent de la violence, pour de suite intervenir manu militari. «  Là où il y a l’injustice, là où il y a la contrainte, le mensonge, la haine, le non-respect de la dignité humaine, là font défaut l’amour, le cœur, le désintéressement, le renoncement. Or sans ces valeurs, ne l’oublions pas, il est difficile de donner au travail son vrai sens, il est difficile de sortir le pays d’une crise. Mais l’amour doit aller de pair avec le courage. Et de se faire l’écho du grand Cardinal Wyszinsky, du fond de sa résidence haute-sécurité : «  Malheur à la société dont les citoyens ne se conduisent pas avec courage ! Ils cessent alors d’être citoyens pour devenir de simples esclaves ! C’est le courage qui transforme les gens en citoyens, car l’homme courageux est conscient de ses droits dans la société et des devoirs qui lui incombent. Si le citoyen renonce au courage, il se nuit à lui-même, il nuit à sa personnalité humaine, à sa famille, à son groupe professionnel, à sa Nation, à l’état et à l’Eglise, même s’il est manipulé par peur et frayeur, pour le pain et d’autres avantages. Malheur aux gouvernants qui veulent conquérir le citoyen au prix de la peur et de la frayeur de l’esclave. Alors ce ne sont plus des hommes qu’ils gouvernent, mais, excusez le mot, des choses. » Mai 83, en plein mois de Marie, il se tourne vers Elle. : «  Tu étais là et tu as vaincu, Toi notre Reine. Mais Tu étais là aussi et Tu souffrais, Toi notre Mère. Aujourd’hui, Tu es pour nous plus Mère que Reine. Car aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’une Mère. D’une Mère qui comprend tout, qui essuie toute larme et qui console toute peine, qui nous garde de perdre espérance. Or, notre espérance est souvent menacée quand nous voyons le prince du mal revenir en force sur nos terres polonaises. Nous avons besoin de Toi, Mère qui essuie les larmes. Car nombreuses sont nos larmes ces derniers huit mois, depuis cette nuit honteuse de décembre 1981. Oui, et nombreuses sont nos larmes et nos souffrances. Et de nouveau, nomme celui que Jésus appelle «  l’ennemi » : « Satan, que Tu écrases de Ton pied, comme pris dans des convulsions de l’agonie – oh ! Que ce soit sa dernière agonie ! – nous inflige de nouvelles souffrances par ses serviteurs. Dès le premier jour, le mois de mai de cette année est devenu, à Varsovie, le temps du règne de Satan, sous la forme de la contrainte, des manifestations de force et de haine, du déferlement des mensonges et des diffamations. »En Juin : « Longtemps résonneront dans nos oreilles les paroles du Saint Père à Cracovie : «  Vous devez être forts de la force de la foi. Vous devez être forts de la force de l’espoir, vous devez être forts de la force de l’amour, de l’amour qui supporte tout… La Nation en tant que communauté humaine est appelée à la victoire, à la victoire par la force de la foi, de l’espoir, de l’amour, par la force de la vérité, de la liberté, de la justice. »

Il devient maintenant l’homme à abattre, au moins à museler coûte que coûte. En Sept.83, ouverture d’une enquête  pour « abus de la liberté de conscience au détriment de l’Etat ». En 6 mois, il subit 13 interrogatoires et plusieurs arrestations et détentions provisoires. Condamné, il est amnistié en 84, sous la pression populaire. Mais aucune menace ne le fait trembler : « Seule une Nation libre spirituellement et amoureuse de la vérité peut durer et créer pour l’avenir. Seule une nation saine d’esprit et consciente peut courageusement créer son avenir. On conquiert les gens le cœur ouvert et non les poings fermés. La vraie sagesse, la vraie connaissance, la vraie culture ne peuvent être enchaînés. Il n’est pas possible d’enchaîner les esprits humains. Garder sa dignité d’homme, c’est demeurer intérieurement libre même dans l’esclavage extérieur. Rester soi-même dans toutes les situations de la vie. C’est demeurer dans la vérité, même si cela devait nous coûter cher. Car dire la vérité coûte cher. Seule l’ivraie est de vil prix. Il faut payer pour le grain de la vérité. Toute chose, toute grande cause doit coûter et doit être difficile. Il n’y a que les choses petites et médiocres qui sont faciles. Déjà le poète Novalis disait : » L’homme s’appuie sur la vérité. S’il trahit la vérité, il se trahit. Celui qui trahit la vérité, se trahit lui-même. » Le mensonge avilit la dignité humaine et est l’apanage des esclaves, des pusillanimes » L’étau se resserre. Il est sous surveillance constante. Son appartement est «  cambriolé ». Il doit préciser à la messe suivante qu’on y a trouvé une charge explosive, des armes… En février 84 : sa dernière année, il aborde de front le domaine de l’éducation nationale, ce qui nous concerne particulièrement en France aujourd’hui et surtout au Québec : «  Nous sommes des enfants de la Nation qui, depuis plus de mille ans, chante la gloire du  Dieu Unique dans la Trinité. C’est pourquoi, dans l’éducation actuelle, on ne peut se couper de ce qui a constitué la Pologne au cours de mille années. On ne doit ni le rayer, ni le déformer. Dans son travail, l’école devrait dépendre des parents. L’école ne doit pas détruire dans les âmes enfantines les valeurs qui y ont été inculquées par la famille. Le pouvoir ne doit pas imposer sa religion, ni sa conception de la vie. Il ne doit pas dicter ce que doivent et ne doivent pas croire les citoyens. Car n’est-ce pas imposer la religion athée et manquer de tolérance que de refuser une presse catholique dans un pays catholique où prolifère une presse laïque. L’une des causes de nos malheurs contemporains, matériels et moraux, est que l’on a refusé obstinément la place au Christ, notamment à l’école et au travail, dans l’éducation des enfants et des jeunes. On a menacé de sanctions pénales les enseignants qui facilitaient aux enfants la participation au catéchisme. Car celui qui brade sa foi et ses idéaux est prêt à sacrifier un homme.  Nous devons faire tout notre possible pour ne pas laisser fermer la bouche ni aux enfants, ni aux jeunes, ni à la Nation. » Et se tournant vers les jeunes : « Mes chers jeunes amis, vous devez avoir en vous un cœur d’aigle et un regard d’aigle. Vous devez tremper votre âme et l’élever très haut, pour pouvoir tels les aigles survoler toute la volaille, en marche vers l’avenir de notre Patrie. Ce n’est qu’en ressemblant à des aigles que vous pourrez affronter les vents, les orages, et les tempêtes de l’Histoire, sans vous laisser mener à l’esclavage. Souvenez-vous-en ! Les aigles sont  des oiseaux libres car ils volent haut dans le ciel et ne se vautrent pas à terre. Puissent tous les jeunes de nos pays occidentaux, recevoir un tel message !

Mai 84 : «  La vérité est toujours liée à l’amour et l’amour est exigeant, l’amour véritable requiert des sacrifices, aussi la vérité, elle aussi, doit-elle coûter. La vérité qui ne coûte rien est un mensonge. Vivre dans la vérité, c’est être en accord avec sa conscience. La vérité unit et relie les gens. La grandeur de la vérité effraie et démasque les mensonges des médiocres et des peureux. La lutte ininterrompue pour la vérité dure depuis des siècles. La vérité est pourtant immortelle, et le mensonge périt d’une mort rapide. Ecoutons le Cardinal Wyszynski : il suffit de peu de gens parlant en vérité. Christ en a choisi un petit nombre pour proclamer sa vérité. Seuls les mots mensongers doivent être nombreux car le mot mensonge est  détaillé et se monnaie : il se débite comme la marchandise sur les rayons, il doit être constamment renouvelé, il doit avoir de multiples serviteurs, qui selon un programme, l’apprendront pour aujourd’hui, pour demain, pour un mois. Pour maîtriser la technique du mensonge ainsi programmé, il faut des hommes en quantité. Il suffit de quelques uns pour proclamer la vérité.  Il suffit d’un petit groupe de gens qui luttent pour la vérité pour rayonner. La condition essentielle de la libération de l’homme, pour lui permettre de vivre en vérité, est d’acquérir la vertu du courage. La lutte pour la vérité est le symbole du courage chrétien. La vertu de courage est une victoire sur la faiblesse humaine, victoire sur la peur et la crainte. Car la seule chose dont il convient d’avoir peur dans la vie est la trahison du Christ pour quelques deniers de calme éphémère. Ce n’est pas facile aujourd’hui, lorsque d’office durant les dernières décennies, sur le sol natal on a semé les graines du mensonge et de l’athéisme, on a semé les graines du laïcisme ; cette vue du monde est un produit caricatural du capitalisme et de la franc-maçonnerie du dix-neuvième siècle. On les a semées dans un pays, qui depuis plus de mille ans est solidement ancré dans le christianisme. On ne peut tromper la vie, tout comme on ne peut tromper la terre. «  Malheur à la société dont les citoyens ne sont pas guidés par le courage ! Ils cessent alors d’être des citoyens, pour devenir de simples esclaves. Si le citoyen renonce à la vertu du courage, il devient esclave et se cause le plus grand des torts, à lui-même, à sa personne, mais aussi à sa famille, à son groupe professionnel, à la Nation, à l’Etat et à l’Eglise, même si la peur et la crainte lui font facilement obtenir du pain et des avantages… » Et de clore : «  Prenons conscience que la Nation dépérit lorsqu’elle manque de courage, lorsqu’elle se ment à elle-même en disant que tout va bien, quand tout va mal, lorsqu’elle se contente de demi-vérités. Soyons conscients qu’en exigeant la vérité nous devons nous –mêmes vivre en vérité ; que cette conscience nous accompagne chaque jour. En exigeant la justice, soyons justes envers nos proches. En exigeant le courage, soyons chaque jour courageux. »

L’étau se resserre encore. Les menaces sont de plus en plus menaçantes. Ses amis le supplient de partir se cacher dans les forêts des Tatras, tout au Sud. Le Primat suggère de s’exiler à Rome, sous prétexte d’études. Il décline toutes ces offres. Il veut rester avec le peuple à lui confié, quelque soit les risques : «  Il me faut rester toujours disponible pour mes paroissiens, jour et nuit. » Déjà rongé par la maladie, il avoue : «  Oui, il m’arrive d’être fatigué. Le temps me manque pour servir tout le monde. Je ne suis jamais libre pour moi-même. Mais je ne ressens aucun découragement. » En Juin : «  La justice interdit de détruire dans les âmes des enfants et des jeunes, les valeurs chrétiennes apprises par les parents, valeurs qui se sont vérifiées tout au long de notre Histoire millénaire. Rendre la justice et réclamer la justice est le devoir de tous ; déjà Platon disait : «  Quand la justice se tait, les temps sont mauvais. » La justice envers soi-même oblige à filtrer honnêtement à travers sa propre raison et sa propre observation toute cette avalanche de mots propulsés par la «  machine de la propagande ». L’orage gronde. La foudre se rapproche. Plusieurs «  mystérieux » accidents de voitures ont failli lui coûter la vie. (Méthode déjà bien rôdée en URSS). Dans son avant dernière homélie,  il se jette avec son peuple dans les bras de la Reine :  «  La Nation polonaise n’a pas de haine en elle et elle est capable de beaucoup pardonner, mais uniquement au prix d’un retour à la vérité. Car la vérité, et la vérité seule est la condition première de la confiance. Prions avec les mots du Saint Père qui priait ainsi, le 4 août 82 : » Mère ! Peut-être faut-il aujourd’hui plus que jamais que Tu prennes entre Tes mains maternelles le cœur et les pensées des Polonais, que Tu prennes entre Tes mains le sort de ma Nation. » Fin sept : l’ultime cri : Il se fait une dernière fois l’avocat intrépide des parents, des enfants, et des jeunes, la prunelle de ses yeux : «  Les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale ne sont qu’une suite de luttes pour le monopole de l’éducation athée, de l’éducation sans Dieu, de l’extirpation de Dieu du cœur des enfants et des jeunes. Pour son travail, l’école éducatrice devrait dépendre des parents, car les enfants appartiennent aux parents. Ce n’est pas l’Etat, mais les mères qui mettent au monde les enfants. Pour cette raison, l’école ne doit pas détruire dans l’âme des enfants les valeurs que la famille leur enseigne.  L’enseignant doit être pour l’élève un ami qui dit la vérité. » Enfin, il s’érige contre le projet de déchoir de sa nationalité et d’expatrier le citoyen «  ne respectant pas les principes du système ». Et de s’écrier : « C’est un crime contre la Nation. Car il vise non les criminels ordinaires, mais les meilleurs fils de la Patrie, qui s’opposent courageusement à la destruction de l’esprit même de la Nation » (dont lui-même, Jerzy).  Et de citer pour la toute dernière fois son maître et père, Jean-Paul II : «  Tout  homme a droit à sa patrie, où il est fixé depuis des générations. Personne ne peut être condamné à l’émigration. Il ne sera pas condamné à l’émigration, mais à…. l’élimination. Pure et simple. Trop c’est trop. Il fait partie de ceux qu’Hitler classait comme «  pas digne de vivre ».

L’ultime cri : celui du sang !

Le 19 octobre, il célèbre sa toute dernière messe. Quel jour est-on ? Les martyrs du Canada. Dans quelle église ? celle des saints Frères Martyrs polonais ! Sans commentaire. Il y médite le Rosaire. Quels mystères ? Les … douloureux. Son ultime parole ? « Prions pour que nous soyons libres de toute peur, de l’effroi et surtout du désir de vengeance et de violence. » Sur  la route de Torun, la voiture du Père Jerzy est arrêtée par des fonctionnaires en uniformes de la milice. En réalité, c’était des agents de la SB ( services de sécurité de l’Etat). Le chauffeur de la voiture est obligé de remettre les clefs de l’auto aux deux hommes et de monter dans leur véhicule. On lui met les menottes. Les deux fonctionnaires l’assomment violemment et le déposent dans le coffre de leur voiture et se sauvent. Le chauffeur du Père Jerzy réussit à sauter du véhicule, se sauve, et se met à la recherche de secours. Au bout de quelques kilomètres, le véhicule s’arrête. Le prêtre est à nouveau frappé. «  Ensuite, on lui a attaché les pieds avec un sac de pierres, on lui a passé un nœud coulant autour du cou. Une des extrémités de la corde entravait les jambes repliées de la victime et à chaque mouvement, le nœud coulant étouffait le père Popieluszko » ( citation du procès). A ce moment le père est encore en vie. Les assassins décident de le noyer. Le 20 octobre, on annonce au journal télévisé du soir, l’enlèvement du Père Jerzy. Une foule s’est rassemblée à l’église Saint Stanislas Kostka pour prier. Le soir même une messe est célébrée à son intention. Jour et nuit les fidèles prient dans l’église, jusqu’au moment dramatique où la vérité éclate. Le 30 octobre : on annonce que le corps du père Popieluszko est retrouvé dans la Vistule. Sa dépouille mortelle est transportée à l’église saint Stanislas Kotska, le soir du 2 novembre. Le lendemain a lieu son enterrement, auquel participent quelques centaines de milliers de Varsoviens et des délégations venant de toute la Pologne.

Concluons : Jerzy Popieluszko est de la race des grands témoins de la Vérité. De ceux qui, au temps des idéologies totalitaires  ont fait la fierté et la gloire de l’Eglise, ont sauvé son honneur. En Pologne, il se situe dans le sillage de S. Stanislaw, de Maximilien Kolbe, de s. Karolina Kotska, jeune  martyre de la chasteté, des centaines de prêtres polonais tués à Dachau, sans parler des victimes de ce Katyn, dont le monde entier vient – enfin : enfin ! d’entendre parler – Russie comprise. Comme  Benoît XVI, il a eu le courage des humbles. Sa témérité sa source dans son humilité. Qui a un cœur d’enfant n’a pas peur des tyrans. Mais où donc puise t-il sa force ? Comme tous les martyrs, dans l’Eucharistie. Ce n’est pas un hasard si ses cris sont lancés uniquement pendant la messe. On peut lui appliquer ce mot de splendeur lâché par notre Benoît XVI, à la messe de la Fête Dieu. Sur le parvis de S. Jean de Latran, voici 2 ans. Il retentit encore à mes oreilles : «  Qui s’agenouille devant l’Eucharistie, est incapable de s’agenouiller devant une puissance de la terre, aussi puissante soit-elle. » Et le voilà glorifié à la face du monde précisément le jour où presque partout est célébré le Mystère du Corps et du Sang du Seigneur. Si le P. Jerzy Popieluszko est un entraîneur pour prêtres et évêques de ce siècle, c’est que nous sommes effectivement entrés dans les combats des temps de la fin. Jean Paul II l’affirmait déjà en 85 :  «  Impossible de nier dans la société actuelle l’existence de forces agissantes, d’une grande influence et marquées d’une certaine hostilité envers l’Eglise. Autant de manifestations de l’action dans notre temps du prince de ce monde et du «  mystère d’iniquité ». «  Je suis venu ici pour vénérer et invoquer saint Michel de bien vouloir protéger et défendre la sainte Eglise… Cette lutte contre le démon qui accompagne son image est aussi actuelle aujourd’hui qu’elle l’était alors, parce que le démon est toujours vivant et qu’il continue son action dans le monde. » Intuition confirmée par le Catéchisme de l’Eglise Catholique : «  Le temps présent est le temps de l’esprit et du témoignage, mais aussi un temps encore marqué par la «  détresse » ( 1 Co 7,26) et l’épreuve du mal qui n’épargne pas l’Eglise et inaugure les combats des derniers jours. C (‘est un temps d’attente et de veille. Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le « mystère d’iniquité » sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo- messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair. »

Daniel Ange, le 13 mai 2010

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Prière pour demander la glorification du Père Jerzy Popieluszko

Dieu Tout-Puissant, qui dans Votre Miséricorde, glorifiez ceux qui, sur la terre, suivent Votre exemple, nous Vous supplions, pour la gloire de Votre Nom, de glorifier la mémoire de Jerzy Popieluszko en nous accordant la grâce demandée par l'intercession de celui qui vécut et mourut pour Vous glorifier. (nommer la grâce désirée). Par Jésus Christ, Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous en l'unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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01 décembre 2009

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2009

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape

Du 30 novembre au 8 décembre 2009


1) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l'invocation "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 nov. et le 8 déc. Sacrement de la réconciliation recommandé.

Prière de la Neuvaine


Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que vous voulez », en cette année sacerdotale voulue par notre pape Benoît XVI, nous vous supplions de demander à votre divin Fils pour son Eglise des prêtres qui soient saints. Qu’à l’image de leur saint patron, le Curé d’Ars, ils soient des hommes de prière, de vrais apôtres de la Réconciliation et de l’Eucharistie, célébrée et adorée, des témoins de l’Evangile, tout donnés dans la Charité. Obtenez-nous de nombreuses vocations sacerdotales : que les jeunes appelés à devenir prêtres répondent « oui » généreusement, confiants que sur ce chemin ils seront heureux, en faisant la volonté de Dieu qui « n’enlève rien, mais qui donne tout » à ceux qui se consacrent à Lui pour sauver le monde. Amen.


Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 8 mai 2009

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28 septembre 2009

Le Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

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Le Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

1914-1930


Il est né près de Pescara (Italie) le 6 novembre 1914. Son père doit émigrer pour travailler aux Etats Unis. A l'école, il aime par dessus-tout servir la Messe. Il reçoit la première Communion en mai 1925, puis la Confirmation. Il désire entrer chez les Passionistes, mais il n'y a pas de place libre. Il entre alors au Petit Séminaire en octobre 1926. Sa conduite est exemplaire en tout. Fidèle au règlement, il ne retourne pas en arrière suite à l'incompréhension de son père qui avait d'autres projets pour lui. Sa santé se dégrade, il a une pneumonie, reçoit les sacrements avant de rendre son âme à Dieu le 24 janvier 1930.


Prière au Serviteur de Dieu Pasquale Canzii

Ô Seigneur, fais qu'à l'exemple du séminariste Pasqualino Canzii, de nombreux jeunes suivent le chemin de la Sainteté avec courage et fidélité à Tes commandements et à Ton Amour, en imitant son attachement au devoir et en étant capables d'offrir souffrances et sacrifices pour Ta Gloire. Une Sainteté qui s'est exprimée en 2000 dans la simplicité et l'acceptation de la Volonté de Dieu. Nous Te prions en particulier, par son intercession, pour les jeunes séminaristes, pour qu'ils affrontent leur préparation au sacerdoce avec un esprit de parfaite humilité et un engagement responsable et durable. Accueille, Seigneur, la prière du peuple de Pescara-Penne, afin de pouvoir vénérer comme un saint Ton fils de prédilection. Amen.


+ Francesco Cuccarese
Archevêque de Pescara e Penne.

Biographie de Pasquale Canzii, cliquez sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1450043.html

27 septembre 2009

Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

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Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

Extrait du journal spirituel de la Vénérable Sœur Santina Scribano


Commence le vendredi Saint et peut se faire à tous moments de l'année


Premier jour


Offrez-moi aujourd'hui toutes vos joies et vos souffrances, pour que Je puisse attirer tous mes Prêtres à Mon Saint Cœur transpercé, et plongez-les dans l'océan de Mon infinie Miséricorde.


Pater, Ave, Gloria


Mon Jésus Miséricorde

Deuxième jour


Priez, implorez, suppliez pour qu'en tous je fasse grandisse mon amour particulier pour les Prêtres, et pour Mon Œuvre Sacerdotale, ancre de salut des Prêtres


Pater, Ave, Gloria


Jésus, Miséricorde du Père, prends pitié de nous.

Troisième jour


Offrez-Vous à Moi sans interruption afin d'apaiser le Père, et, par la grande prière et par Mon Sacrifice, nous obtiendrons une grande Miséricorde sur le monde entier, en particulier sur les Prêtres.


Pater, Ave, Gloria


Jésus Prêtre infinie miséricorde, aie pitié de nous et du monde.

Quatrième jour


Aujourd'hui apportez-moi les âmes sacerdotales, plongez-les dans l'abîme de Ma Miséricorde, car Je donne par elles le Zèle pour la gloire du Père et le salut des âmes.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, je Vous aime, que ton règne vienne.


Cinquième jour


Unissez-nous à Ma supplication au Père, afin qu'Il envoie l'Esprit Saint éclairer de sa lumière les Prêtres et faire leur comprendre ce que Mon Cœur désire par l'œuvre Sacerdotale


Pater, Ave, Gloria


Saint-Esprit, Amour Miséricordieux du Père manifesté en Jésus, donnez-nous de saints prêtres.

Sixième jour


Aujourd'hui je désire manifester à mes Prêtres le désir brûlant de Mon Cœur, l'œuvre et les trésors que je veux verser sur eux et par eux sur les âmes et sur me monde entier.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, inondez la terre de Votre Sang, océan de miséricorde infinie, et sauvez-la.


Septième jour


Puisque vous êtes l'image vivante de Mon Cœur Miséricordieux, apportez-moi les âmes des prêtres, afin que Je puisse leur inculquer l'humilité et la docilité, pour qu'ils correspondent à Ma Divine Volonté.


Pater, Ave, Gloria


Jésus doux et humble de cœur, rendez nos cœur semblables au Vôtre.

Huitième jour


Emportés avec Moi dans le suave flot de Mon infinie Miséricorde, supplions le Père, pour qu'Il attirer sur les âmes religieuses qui se consacreront à l'œuvre et tout le nécessaire que demande leur haute mission et ce que Mon Cœur désire, en particulier: la réparation et le réconfort pour les nombreuses infidélités qu'Il subit.


Pater, Ave, Gloria


Cœur Sacré de Jésus, nous voulons Vous réconforter et Vous consoler.

Neuvième jour


Je compte sur vous pour accomplir Mes dessins de Miséricorde et d'Amour, Je répandrais sur Mes élus le feu d'amour, et ils seront des flambeaux qui éclaireront et réchaufferont le monde.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, mon Doux Amour, enflammez mon cœur d'amour pour Vous.

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La Vénérable Santina de Jésus

Sœur du Sacré Cœur de Ragusa

1917-1968

Fête le 12 mai


L'institut du Sacré-Cœur de Ragusa a été fondé en 1889 par Bienheureuse Marie Schininà (1844-1910), pour les jeunes filles qui voulaient un terrain propice à la culture de leur vocation religieuse, un lieu sûr pour permettre une formation spirituelle, et avec le grand idéal du Cœur de Jésus, la possibilité d'exprimer la générosité de leur consécration à Dieu et à leurs frères dans le besoin. Dans les premières décennies du XXe siècle, il y avait une foule d'âmes élues qui ont fait un don à l'église de leur jeunesse, jouant un rôle important en leur temps, surtout si l'on considère la condition des femmes, qui jusqu'à ce qu'au siècle milieu du XXe, en particulier dans le sud de l'Italie, était synonyme d'infériorité et de non-réalisation. Dans cette foule se trouve Sœur Maria Santina de Jésus, qui, de son nom de baptême s'appelait Emanuela Scribano, elle naquit à Ragusa le 4 décembre 1917, dans une famille digne sur le plan économique, et dans laquelle la foi chrétienne était particulièrement forte, dans sa plus jeune enfance, elle perdit sa mère, et cette perte soudaine la marqua elle pour la vie, ce qui lui donnait une envie de pleurer et d'une certaine faiblesse de caractère que sa volonté savait surmonter. Après une enfance passée en subissant la jalousie de sa belle-mère, à quinze ans, elle entendit l'appel à la vie religieuse, ce fut comme un rayon de joie qui, soudainement l'inonda entièrement, au son des Ave Maria, le soir, alors qu'elle était plongé dans ses pensées, affligée par l'état dans lequel elle se trouvait, d'orpheline incomprise. Elle-même a raconté cet épisode dans son autobiographie que son père spirituel lui obligea à écrire et qui a été publiée en 1971 sous le titre de « La Messe de Sœur Santina ». Mais elle dut attendre jusqu'en avril 1938 pour mettre en pratique sa vocation, en entrant dans l'institut du Sacré Cœur de Ragusa, accueillie par la Générale de cette époque, Sœur Caterina De Pasquale. Pendant le noviciat on décide qu'elle sera infirmière, c'est une jeune intelligent, sérieuse, remplie bonne de volonté, mais elle ne dispose pas du diplôme élémentaire, en raison des études interrompues; elle obtient le diplôme d'infirmière après un avoir assisté a des cours à Palerme. Le 27 mai 1941, elle prononce ses vœux temporaires; à l'été 1943 le front allié de la seconde guerre mondiale se déplace en Sicile et elle est tout de suite engagée pour porter secours comme infirmière dans différents hôpitaux, tâche qui va durer les années suivantes: Ragusa, Messine, Syracuse, partout elle appréciée et reconnue pour sa douceur, pour le dévouement auprès des malades et pour sa volonté obstinée de soulager les souffrances. Déjà en 1946, elle est frappé par un abcès péri-anale, dont les effets compliquent sa vie et la font terriblement souffrir a tel point point qu'en 1962, elle est confinée à un fauteuil roulant, ce qui explique pourquoi elle doit arrêter son travail, passant les six dernières années de sa vie, dans l'infirmerie de la Maison-mère des Sœurs du sacré cœur, à Ragusa, offrant quotidiennement toutes ses souffrances pour les prêtres et les âmes consacrées. Quand elle meurt le 12 Mai 1968, âgée de 51 ans, la partie inférieure de son corps est réduit à un quelques lambeaux de tissu sur les os, et sa réputation de sainteté se répandit rapidement parmi ceux qui l'avaient connue. En 1985, est ouvert le procès diocésain de béatification, qui a pris fin en 1989, se poursuivant aujourd'hui à la Congrégation pour les Causes des Saints. Sœur Santina Scribano, alors que l'enseignement supérieur privé, a laissé un nombre considérable de ses écrits, qui est examiné en profondeur à sa dimension spirituelle et mystique que l'autobiographie déjà citée, les deux volumes du « Journal spirituel » ont été imprimés, dans lesquels sont recueillies ses nombreuses notes mystiques sur l'amour pour l'humanité du Cœur de Jésus. Elle vit dans les années où l'Eglise se prépare pour le Concile, et annonce un renouveau qui implique en particulier les prêtres et personnes consacrées, elle rencontre des prêtres éclairés l'aideront à comprendre comment le Seigneur désire une intimité particulière avec elle. L'un de ces prêtres, le père Francesco Sortino, confiant en l'inspiration évoquée par le Seigneur dans son cœur pour une oeuvre sacerdotale, dans laquelle les prêtres pourraient vivre en communauté et se consacrer, enrichis par leur expérience commune, avec un plus grand dévouement, à leur ministère sacré. Le Père Sortino avait aussi vu en son âme une Œuvre semblable et il travaillait pour sa réalisation depuis 1958, de la rencontre déterminante de ces deux âmes naquit l'œuvre Sacerdotale de Bétanie dont le centre et sa partie visible furent établis par le Père sur l'île de Syracuse et qui fut rapidement reconnu comme centre de spiritualité sacerdotale, Sœur Santina de Jésus fut un soutien important par sa prière, son mysticisme, ses écrits inspirés, ses souffrance physique qui ont transformé le fauteuil et son lit de douleur, en un autel sur lequel était offert sa vie pour l'exécution de l'œuvre tant désirée, pour la sanctification des prêtres et des âmes consacrées à s'élever et s'épanouir les vocations sacerdotales.

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19 juillet 2009

Prière à la Vierge Marie pour la sanctification des Prêtres

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Prière à la Vierge Marie pour la sanctification des Prêtres

O Notre Dame, qui avez mis au monde Jésus, le Prêtre parfait, obtenez-nous de saints Prêtres! Donnez-leur assez d'amour pour aimer tous les hommes, assez de zèle pour se donner sans réticence et lassitude, assez de bonté pour être, à Votre image, Consolation des affligés, Secours des Chrétiens, Espérance des âmes en quête de Dieu. Que leur vie toute entière soit comme la Vôtre, une offrande! Qu'en leurs Messes ferventes, le Sang de Jésus-Christ, Votre Fils, soit fécond par eux de force et de lumière. Obtenez-leur persévérance dans leur labeur, ténacité dans leurs travaux, sérénité dans leurs échecs. Libres de toute attache et tout chargés de grâces, qu'ils trouvent Dieu partout pour le donner à tous. Amen.

27 juin 2009

Sitio, j'ai soif!

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Sitio, j'ai soif!

Méditation pour les Prêtres


Donne-moi à boire!


O mon prêtre, contemple-moi en Croix! Habitué que tu es à me voir sur la Croix, tu n'y fais presque plus attention. Pourtant, combien tu y gagnerais en bons sentiments, si tu considérais sérieusement à quel point je souffre! Rappelle-toi donc les heures de ma douloureuse agonie, heures de sang et de Rédemption!... J'étais cloué à la Croix comme un malfaiteur, moi l'innocence même! Mon corps, couvert de blessures, était consumé par une fièvre ardente. Une simple gorgée d'eau m'eût donné un certain soulagement, et je la réclamais: "J'ai soif"... Les saintes femmes, elles, ont entendu ma plainte, et elles auraient voulu me secourir: mais cela ne leur fut pas accordé. Ma sainte Mère, elle aussi, dut garder le silence et ne put rien faire pour me soulager. Mais son regard suppliant fut en quelque sorte compris par les gardes. Et on présenta à mes lèvres quelques gouttes de fiel et de vinaigre. Le Créateur demande une gorgée d'eau à sa créature, à cette créature à laquelle il donne lui-même la vie... Et cette goutte d'eau lui est refusée! Ma soif à moi, bien naturelle, certes, est surtout une soif symbolique... Ce n'est pas de l'eau que je réclame! J'ai soif des âmes, j'ai besoin d'amour! Prêtre de mon Cœur, c'est à toi qu'aujourd'hui j'adresse ma déchirante plainte du Golgotha!... Quand, au puits de Jacob, je demandais à la Samaritaine: "Femme, donne-moi à boire!", mes paroles ne furent pas comprises et je dus insister en ces termes. "Oh, si tu connaissais le don de Dieu et qui est Celui qui te demande à boire!..." Mais toi, mon Ministre, n'es-tu pas, ne devrais-tu pas être à même de comprendre toute la gravité de ma sollicitation?! Ne sais-tu pas que je suis le grand Assoiffé d'amour, le Mendiant d'amour?... Un Dieu qui mendie!... Mais que pourrait-il donc me manquer, à moi? Ne suis-je pas la félicité même? Eh bien, oui! C'est l'amour qui me consume, c'est l'amour qui me pousse à une telle folie! Et n'était-ce pas déjà cette même folie d'amour qui m'avait fait assumer la chair humaine, verser mon Sang et demeurer Prisonnier dans le Saint Tabernacle? Je suis l'Amour et ce que je cherche, c'est l'amour! Chaque âme est dans l'obligation de m'aimer. J'en ai fait à tous un commandement, et même le plus grand des Commandements. "Aime-moi de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toutes tes forces". Tu prêches ce précepte aux fidèles, et tu fais bien. Mais... est-ce que tu le mets toi-même bien en pratique? Si tous les hommes ont le devoir de répondre à mon appel, à combien plus forte raison, toi même! C'est entre des millions d'hommes que je t'ai choisi! Non ce n'est pas toi qui a fais ce choix; mais c'est moi qui t'ai choisi! Ne dois-tu pas m'en être reconnaissant et m'aimer plus que les autres!? N'est-ce pas ce que j'ai demandé à Pierre: "M'aimes-tu plus que ceux-ci?". Je te le demande aussi, à toi: M'aimes-tu plus que les fidèles, plus que les âmes que je t'ai confiées! Peux-tu répondre en toute sincérité: Oui, ô Jésus, tu sais bien que je t'aime?... - De la part de mon Prêtre, j'exige un amour pur, désintéressé, de haute qualité. Me refuser cet amour, serait un vol. Je dois, moi seul, régner dans ton cœur! Je suis un Dieu jaloux et je ne puis tolérer qu'il y ait quelque réserve dans ton amour pour moi. Si ton cœur admet d'autres affections, ton Dieu alors n'y est plus à son aise. Fais le vide total dans ton cœur, et moi je le remplirai. Plus le vide sera complet, plus considérable sera la mesure de ma grâce. Prends modèle sur cette parole de St. François de Sales. "Si dans mon cœur je découvrais une seule fibre qui ne vibrât pas pour l'amour du Seigneur, je l'arracherais aussitôt et la jetterais dehors!" Chaque matin prends l'habitude de me dire: "je Vous adore, ô mon Dieu, et je vous aime de tout mon cœur!..." Prends bien garde! Car si une seule affection étrangère à mon amour, venait à s'introduire dans ton cœur, alors tu aurais menti! Débarrasse-toi donc de toute affection désordonnée! Ne t'aperçois-tu pas qu'elle pourrait faire saigner même ton propre cœur ? Moi seul apporte la paix, cette vraie paix que le monde ne peut pas donner. Fais-moi régner dans ton esprit. Pense souvent à moi; j'éprouve de la joie à voir que l'on pense à moi. Quand on aime vraiment une personne, on ne peut pas s'empêcher de penser souvent à elle... Même dans le monde j'ai des âmes aimants, qui ne laisseraient pas passer un seul quart d'heure, sans élever leurs esprits et leurs coeurs ves moi. Et toi, pourquoi n'en fais-tu pas autant? Est-ce que cela te serait moins utile qu'à eux? Crois-tu que ce serait du temps perdu, celui que tu passerais à t'unir à moi? Les prêtres qui pensent le plus à moi, sont davantage bénis de moi, et, par le fait même, les meilleurs apôtres. Que ta première pensée, à ton réveil, soit orientée vers moi. Les prémices me sont agréables. Dès le matin forme cette intention. "Que chaque battement de mon cœur soit un acte d'amour!" Crois-moi: tous ces battements de ton cœur je les considèrerai comme tels, et mon cœur en sera touché. Car cette intention de ton esprit sera pour moi un signe de ta confiance en moi, et en même temps l'aveu de ton impuissance; ce sera un acte d'humilité et un signe de ferveur. Cette intention, renouvelle-la tout le long du jour. Demande à la Sainte Vierge de le faire souvent pour toi. C'est là un moyen très efficace et combien doux et facile, de vie intérieure.


Pratique - Au cours de la journée élever souvent son esprit vers Dieu.

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24 juin 2009

Prière d'ordination de Padre Pio

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Prière d'ordination de Padre Pio

Le 10 août 1910, le frère Pio de Pietrelcina était ordonné prêtre, devenant ainsi Padre Pio. Au dos de l'image-souvenir de son ordination, une prière était inscrite, que le frère avait composée lui-même; on y trouve en condensé ce que sera sa vie sacerdotale. A l'occasion de l'ouverture de l'Année Sacerdotale, je vous invite à lire et à prier avec ce beau texte.


Jésus, mon souffle et ma vie,

aujourd'hui, en tremblant,

je vous élève dans un mystère d'amour.

Qu'avec vous, je sois, pour le monde,

Voie, Vérité et Vie

et, par vous, prêtre saint, victime parfaite.

Amen.

D'après un texte extrait du site  http://saint.padre.pio.free.fr