21 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-deuxième jour

Excellence de l'aumône

 

On ne saurait dire combien est agréable à Jésus et à Marie la Charité exercée envers le pauvres au moyen de l'aumône. Les biens et les fruits que recueille celui qui la fait sont innombrables. Qu'il suffise de dire que l'aumône délivre de tous les maux de coulpe et de peine, et qu'elle procure tous les biens de nature, de grâce et de gloire. L'aumône délivre des maux de coulpe. « L'aumône, disait le Saint Vieillard Tobie à son fils, délivre du péché et de la mort, et elle ne permettra pas que l'âme tombe dans les ténèbres éternelles ». « Faites l'aumône, dit Jésus-Christ dans Son Évangile, et vous resterez purs de toute souillure ». « L'eau éteint le feu le plus ardent, dit le Saint Esprit dans l'Ecclésiastique, et l'aumône résiste aux péchés ». L'aumône délivre des maux de peine. D'abord elle délivre de la pauvreté : « Qui donne aux pauvres, dit le Saint Esprit dans les Proverbes, ne sera jamais en nécessité ». Ensuite, elle défend des persécutions : « Cache ton aumône dans le sein du pauvre, dit le Seigneur dans l'Ecclésiastique, et tu seras sauvé par elle de toute affliction ; elle te défendra contre l'ennemi plus que le bouclier le plus solide et la plus forte lance ». Elle sauve des maladies : « L'aumône, dit l'Ange à Tobie, délivre de la mort ».

Ce n'est pas assez ; à la dernière heure elle affranchit des tentations du Démon, des scrupules, etc.... « Bienheureux, dit le Psalmiste, celui qui est attentif aux besoins du pauvre et de l'indigent : le Seigneur le délivrera au jour de l'affliction ». Après la mort, elle retire promptement du Purgatoire, et le Seigneur, au jour du Jugement, invitera à la Gloire tous ceux qui l'auront pratiquée : « Venez, vous les bénis de Mon Père..., J'ai eu faim, et vous M'avez donné à manger ».

Enfin l'aumône procure à celui qui la fait tous les biens de nature, de grâce et de gloire. En premier lieu, elle confère les biens de nature : « Qui fait la charité au pauvre, dit le Saint Esprit dans les Proverbes, prête à grands intérêts au Seigneur qui lui donnera sa récompense ». En second lieu, elle procure les biens de la grâce : « L'aumône, dit le Saint Esprit dans l'Ecclésiastique, est près de Dieu, comme un sceau ; elle conserve la bienfaisance de l'homme comme la paupière préserve l’œil ». Enfin, l'aumône confère les biens de la gloire, puisqu'elle est un signe de la prédestination qui consiste dans la ressemblance avec Jésus-Christ : « Soyez miséricordieux, dit le Seigneur dans l'Ecclésiastique, et vous serez comme le Fils du Très-Haut ». Elle est en outre un moyen infaillible pour arriver à la gloire : « L'aumône, dit l'Ange à Tobie, fait trouver miséricorde devant le Seigneur et obtient la vie éternelle ».

Mon Dieu ! Peut-on dire des choses plus magnifiques et plus surprenantes pour expliquer l'excellence et les avantages de l'aumône ? Saint Jean Chrysostome observe avec raison que le moyen le plus sûr de s'enrichir c'est de faire l'aumône. Aussi dans ce moment même, je prends la résolution de la faire toujours désormais selon mes facultés, et de la faire uniquement pour plaire au Divin Cœur de mon Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, ma tendre Mère. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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20 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-et-unième jour

Comment le Chrétien qui aime Jésus et Marie doit pratiquer l'amour du prochain

 

Puisque Jésus a tant à cœur la Charité envers le prochain, je dois m'efforcer de la pratiquer envers tous, dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions. Par rapport aux pensées, je dois repousser, autant que je le puis, les jugements, les doutes, les soupçons hasardés à l'égard des autres. « La Charité n'imagine point le mal », dit l'Apôtre. Jésus-Christ Lui-même, s'adressant un jour à Sainte Catherine de Sienne : « Garde-toi, dit-il, de condamner jamais une action qui ne te paraît pas expressément et formellement un péché mortel, et de mépriser dans ton cœur celui qui l'a faite ». Quant à la Charité que je dois exercer envers le prochain dans mes paroles, il fait avant tout que je m'abstienne de l'ombre même du murmure. Le Saint Esprit dit que celui qui murmure souille son âme, et qu'il est odieux au Seigneur et aux hommes. Je dois donc tendre à dire toujours du bien de tous les hommes, et à parler des autres comme je voudrais que l'on parlât de moi-même. Et s'il m'arrive jamais d'entendre murmurer, ou bien je reprendrai celui qui le fera, ou bien j'arrêterai la conversation ; je pourrai aussi me retirer, ou tout au moins ne pas écouter ce qui montrera suffisamment mon déplaisir.

Je dois en outre m'efforcer d'être affable et doux envers toutes sortes de personnes. La mansuétude, c'est la vertu de l'Agneau, c'est à dire la vertu préférée du Divin Cœur de Jésus qui, pour cela, prend le nom d'Agneau. Dans mes paroles, dans mes conversations, je serai doux envers tous, mais spécialement envers ceux qui m'ont offensé et qui me regardent d'un mauvais œil. « La Charité supporte tout », dit Saint Paul. Enfin, quant aux œuvres de Charité, je tacherai, autant qu'il me sera possible, de secourir mon prochain dans toutes ses nécessités. « Il ne suffit pas, dit l'Apôtre Saint Jean, d'aimer le prochain en paroles, il faut l'aimer par des actes ». « Comment, dit encore le même Apôtre, peut-il se dire charitable ; celui qui voit son frère dans le besoin sans lui porter secours ? »

Bref, dit Saint Alphonse, le Chrétien qui aime véritablement Jésus et Marie est rempli de Charité et de compassion pour tous ceux qui sont dans le besoin. « Non, disait Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, on ne serai imaginer combien sont agréables au Seigneur les services rendus au prochain ». Voilà pourquoi cette Sainte tâchait de pratiquer tous les jours quelque acte de Charité envers ses sœurs ; et quand elle n'avait pu en faire pendant la journée, elle se dédommageait la nuit, ne fut-ce qu'en sortant avec une lumière pour éclairer les religieuses qui passaient devant sa cellule à travers l'obscurité. Sainte Marie-Madeleine de Pazzi disait qu'elle se trouvait plus heureuse alors qu'elle secourait le prochain que dans ses contemplations et ses extases : « Quand je suis en contemplation, ajoutait-elle, c'est Dieu qui m'aide ; mais quand je secours le prochain, c'est moi qui aide le Seigneur ».

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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19 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingtième jour

Reconnaître dans la personne du prochain la personne même de Jésus-Christ

 

J'ai des obligations infinies à mon Divin Sauveur, et je ne saurais trop faire pour Lui témoigner ma reconnaissance. S'Il me demandait à ce titre mes biens, ma gloire, ma vie, je devrais m'estimer heureux de ce qui m'appartient, puisqu'Il est le Maître de tout et que je tiens de Sa libéralité ce que je possède : Il en a besoin pour mes frères qui sont en même temps les siens. C'est à eux qu'Il cède tous Ses droits, et Il déclare qu'Il recevra comme fait à Lui-même tout ce qu'on fera pour eux. « Ce que vous faites, dit-Il, au moindre de Mes frères, c'est à Moi-même que vous le faites ».

Je sers donc mon Jésus, chaque fois que je sers mon prochain pour l'amour de Dieu. Aussi je me propose de mettre en pratique l'excellent conseil que me donnent les Saints, de m'habituer à voir dans la personne du prochain la Personne même de Jésus : ce qui me procurera de grands avantages.

1° Je ne pourrais m'empêcher de songer souvent à Jésus-Christ et à Son cœur aimable.

2° J'acquerrai autant de mérites que si je le servais Lui-même.

3° Je serai mes actions ordinaires avec plus de facilité et de perfection.

4° J'éviterai bien des fautes, des inquiétudes et des impatiences qui m'échappent, parce que je n'agis pas avec l'attention que je dois à Jésus et à moi : ce qui n'arriverait pas, si je m'habituais à voir Jésus-Christ dans la personne de ceux avec qui je suis en rapport.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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18 août 2012

Le Mois de l'Assomption

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Dix-neuvième jour

Excellence de la Charité envers le prochain et obligation de la pratiquer pour plaire au Divin Cœur de Jésus

 

Rien ne montre mieux l'excellence de la Charité envers les frères et l'obligation pour moi de la pratiquer, que le commandement strict, rigoureux, formel et mémorable que Jésus-Christ Lui-même en a fait. C'est un précepte strict : « Tu aimeras ton Dieu, dit Jésus-Christ, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Voilà le premier commandement et le plus grand de tous. Le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C'est un précepte rigoureux, car je dois l'accomplir sous peine de mort : « Celui qui n'aime pas son prochain, dit Saint Jean, est mort à Dieu ». C'est un précepte formel, car le Divin Législateur me l'a imposé dans les termes les plus précis. On ne saurait trop réfléchir en effet sur ces paroles du Sauveur : « Voici Mon précepte, que vous vous aimiez les uns les autres ». Eh quoi ! Les autres préceptes du Décalogue ne sont-ils pas les préceptes de Jésus-Christ ? Pourquoi ne donne-t-Il pas ce nom qu'au seul amour du prochain ? La raison en est claire : ce précepte lui tient spécialement au Cœur, et Il veut qu'on mette à l'exécuter un empressement particulier.

Enfin, c'est un précepte mémorable, car il fut renouvelé par mon Divin Sauveur le dernier jour de Sa Vie, lorsqu'Il allait mourir pour mon Salut. Ce jour-là, s'adressant une fois encore à Ses Disciples, Il ne leur laissa pour testament que l'obligation d'une sincère et cordiale Charité envers le prochain : « Je vous donne un commandement nouveau ; c'est que vous vous aimez réciproquement comme Je vous ai aimés ». Ce précepte nouveau imposé déjà plusieurs fois, Il l'appelle un commandement nouveau, parce que réitéré dans de telles circonstances, il doit avoir une nouvelle vigueur, et exciter plus fortement les hommes à une sincère Charité. Eh bien ! Si ce précepte de la Charité, que Jésus m'a imposé, est si strict, si rigoureux, si formel et si mémorable, je dois tendre de tous mes efforts à l'accomplir pour être véritablement le disciple et l'ami de Son Divin Cœur. Saint Jérôme rapporte que Saint Jean l’Évangéliste, déjà fort avancé en âge, ne prêchait plus que ceci : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres ». Ses disciples, qui semblaient fatigués et ennuyés d'entendre sans cesse la même recommandation, lui dirent un jour : « Maître, pourquoi nous répéter toujours cela ? » « Ah ! répondit-il ; c'est le précepte du Seigneur ; et quand cela vous n'accompliriez que celui-là, ce serait suffisant ».

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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17 août 2012

Le Mois de l'Assomption

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Dix-huitième jour

Le Chrétien qui aime Marie doit avoir une dévotion spéciale à son père, le Glorieux Saint Joachim

 

Je professerai une grande dévotion au père de la Très Sainte Vierge, au glorieux Saint Joachim, dont la Fête se célèbre le dimanche dans l'octave de l'Assomption. Oh ! Qu'ils sont agréables au Cœur de ma Mère, les hommages que l'on rend à Son père bien-aimé ! Elle apparut un jour à la pieuse servante de Dieu Maria d'Escobar, qui s'employa si activement près du Souverain Pontife Grégoire XV, pour obtenir que l'on célébrât dans toute l’Église Catholique, la Fête de ce grand Patriarche, et elle lui dit ces paroles mémorables : « Sœur bien-aimée, je viens t'exprimer toute ma reconnaissance pour le plaisir que tu m'as procuré en faisant instituer une Fête en l'honneur de Mon père ; sois bien assurée que Dieu ne te ménageras pas les récompenses pour une telle attention, et que Moi, de Mon côté, Je serai généreuse à ton égard ».

Un autre jour, la même servante de Dieu reçut la visite de la Glorieuse Sainte Anne qui, pour reconnaître les hommages rendus à son époux, lui adressa ces paroles empreintes de toute la délicatesse du plus tendre amour : « Ma fille, le Seigneur m'envoie te dire qu'il est fort satisfait de l'empressement que tu as mis à faire instituer une Fête en l'honneur de mon époux, si grand et si glorieux au Ciel. Moi-même, j'en ai ressenti une joie indicible et j'en ai retiré un éclat extraordinaire. Songe à ce que je pourrais te faire en reconnaissance de la gloire que tu m'as procurée, et je promets de te l'accorder ».

Après avoir lu ces paroles, est-il possible de ne pas éprouver une vive dévotion à Saint Joachim, puisqu'elle nous assure non seulement son amour, mais encore l'affection de sa famille, et par conséquent de tout le Paradis ? Le Père Croiset dit qu'il n'y a rien qu'on obtienne de Jésus et de Marie, dès lors qu'on le demande par l'intercession de Saint Joachim ; aussi, appelle-t-il cette dévotion un trésor, mais un trésor caché à beaucoup de fidèles. En conséquent, au jour de sa Fête, je recevrait la Sainte Communion, j'entendrai la Messe en son honneur, et je me proposera de l'aimer avec l'affection même que lui portent les Saints Cœurs de Jésus, de Marie et de Sainte Anne.

 

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Prière au Glorieux Patriarche Saint Joachim

 

Grand Saint, que le Seigneur a choisi entre tous pour être le père de la Sainte Vierge Mère de Dieu, et qui, grâce à ce privilège incomparable, êtes devenu tout puissant près de la Mère et près du Fils, daignez employer votre crédit en faveur du pauvre pécheur qui implore votre protection dans cette vallée de larmes. O Saint Joachim, parfait modèle de la vie intérieure et de toutes les vertus, daignez m'obtenir le recueillement intérieur, l'humilité, la pureté, la Charité qui ont fait votre caractère. Obtenez-moi un vrai détachement des biens créés et la patience chrétienne dans les traverses de cette vie. Obtenez-moi un amour ardent et persévérant pour Jésus et Marie, et la grâce finale à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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16 août 2012

Le Mois de l'Assomption

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Dix-Septième jour

Affectueux colloque avec la Très Sainte Vierge, Reine du Ciel et de la Terre

 

O Marie, permettez que je Vous dise aujourd'hui avec un de Vos dévoués serviteurs : « Ce n'est pas en vain que la Très Sainte Trinité Vous a constituée Reine du Ciel et de la Terre ; c'est pour que Vous usiez de Votre pouvoir en ma faveur. Agissez donc en Reine, ô Marie, dites aux Anges de me secourir, et sans aucun doute, ils Vous obérions, puisque Vous êtes leur Souveraine. Dites aux Saints du Paradis d'intercéder pour moi et de suppléer par leurs mérites à ce qui me manque, et ils s'empresseront d'exécuter Vos ordres, puisque Vous êtes la Reine de tous les Saints.

O Marie, dites un mot seulement à Jésus en ma faveur, et je suis sauvé ; car Il ne peut rien Vous refuser, puisque Vous êtes véritablement Sa Mère. Dites-Lui qu'Il purifie mon âme par Son Sang Précieux, qu'Il remette toutes les obligations que j'ai contractées envers Sa Divine Justice, qu'Il m'enrichisse de mérites innombrables pendant les quelques jours de vie qui peuvent me rester, et qu'Il m'accorde enfin une sainte mort suivie aussitôt du Paradis ; Il fera tout cela pour Vous plaire, ô Marie, parce qu'Il est Votre Fils. J'ai pleine confiance en Vous et en Votre Aimable Cœur : Voudriez-Vous, Marie, que je fusse trompé dans mes espérances ? »

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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15 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Seizième jour

Dévotion aux Sept Allégresses de Marie

 

Saint Thomas de Cantorbery avait coutume de réciter, sept fois le jour, la Salutation Angélique, pour honorer les sept Joies que Marie éprouva sur la terre. Or, un jour Elle lui apparut : « Thomas, lui dit-Elle, votre dévotion m'est souverainement agréable ; mais pourquoi dans vos prières, ne faites-vous mention que des joies que j'ai ressenties sur la terre ? Désormais pensez également à celles dont Je suis inondée au Ciel, car Je consolerai tous ceux qui honorent ces deux sortes d'allégresses ; Je les comblerai de joie et Je les présenterai à Mon cher Fils à l'heure de la mort ».

Pour plaire au Cœur de ma bonne Mère, je renouvellerai comme il suit, chaque jour de cette octave, la mémoire des 7 allégresses qu'Elle ressent au Ciel :

 

1° Je Vous félicite, Épouse du Saint Esprit, du contentement que Vous éprouvez au Paradis, en Vous voyant élevée par Votre Humilité et Votre Virginité, au dessus des Chœurs Angéliques. Je Vous salue Marie...

2° Je Vous félicite, ô Mère de Dieu, du plaisir que Vous ressentez au Paradis, lorsque Vous soyez Votre éclat orner et éblouir le Ciel comme le soleil éblouit le monde entier. Je Vous salue Marie...

3° Je Vous félicite, ô Fille de Dieu, de la joie que Vous ressentiez en Paradis, en voyant toutes les hiérarchies des Anges et des Archanges, les Trônes et les Dominations et tous les Esprits Bienheureux Vous honorer, Vous reconnaître pour la Mère de leur Créateur et obéir au moindre de Vos signes. Je Vous salue Marie...

4° Je Vous félicite, ô Servante de la Très Sainte Trinité, de la joie que Vous cause au Paradis, la promptitude avec laquelle Jésus Vous accorde toutes les grâces que Vous Lui demandez. Je Vous salue Marie...

5° Je Vous félicite, Auguste Princesse, de ce que Vous seule avez mérité d'être assise à la droite de Votre Divin Fils, qui Lui-même est assis à la droite du Père éternel. Je Vous salue Marie...

6° Je Vous félicite, Espérance des Pécheurs, Refuge des Affligés, de la grande joie que Vous ressentez au Ciel, parce que le Père Éternel accorde à tous ceux qui Vous louent et Vous révèrent, sa grâce en ce monde et Sa Gloire éclatante en l'autre. Je Vous salue Marie...

7° Je Vous félicite, ô Mère, Épouse et Fille de Dieu, de ce que toutes les grâces, toutes les joies, toutes les allégresses et les faveurs dont Vous jouissez au Paradis, loin de diminuer jamais, ne feront que croître jusqu'au jour du Jugement, et dureront pendant l'éternité. Je Vous salue Marie...

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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14 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Quinzième jour

Mort, Résurrection, Assomption et Couronnement de la Très Sainte Vierge

 

Marie était restée sur la terre après l'Ascension de Son Divin Fils, afin de veiller à la propagation de la Foi. Mais rien ne pouvait ôter de Son Cœur la peine qu'Elle ressentait d'être éloignée de Son bien-aimé Jésus. Saint Jean, à qui Elle avait été donnée pour Mère au pied de la Croix, l'avait reçue chez lui, et lui témoignait les sentiments du fils le plus dévoué ; mais hélas ! Pouvait-elle oublier cet autre Fils qu'Elle avait porté dans ses chastes entrailles, et qu'un peuple ingrat avait fait périr du dernier supplice ? Retirée dans la maison de Jean, Elle y vaquait à la prière et à la contemplation des Vérités éternelles ; Elle soutenait le courage des Apôtres, leur répétait les leçons qu'Elle avait entendues de la bouche du Verbe Incarné, et tous la regardaient comme la Mère et le Soutien de l’Église.

Tous les jours, Elle assistait au Sacrifice de nos Autels, qui Lui rappelait si vivement l'immolation sanglante dont Elle avait été témoin : Saint Jean lui donnait sous les apparences du Pain, le même Dieu qui, voilé sous une forme humaine, avait fait de Son corps virginal une Sanctuaire vivant et animé ; et les Saints Pères voisins de ces temps apostoliques, et qui en avaient recueilli la tradition, nous apprennent que, par un miracle bien mérité de l'Auguste Mère de Dieu, les Saintes Espèces se conservaient sans altération dans Son Cœur, d'un jour à l'autre. Oh ! Qui pourrait dire quelles ardeurs animaient cette heureuse Mère, quels sublimes colloques s'établissaient entre Elle et Son Divin Fils ! Une bouche humaine est-elle capable de retracer ces transports ?

Et néanmoins, Marie soupirait après le moment où, dégagée des liens de la vie, il lui serait permis de rejoindre Son Fils, de Le contempler Face à face et sans voile. Hélas ! Disait-elle avec le Psalmiste, pourquoi faut-il que mon pèlerinage soit prolongé ! Enfin l'heure est venue où Jésus va conduire Sa Sainte Mère dans Son Bienheureux Royaume. Saint Jean Damascène assure que Notre Seigneur la communia Lui-même en Viatique, et Lui dit avec Amour : « O Ma Mère, recevez de Mes mains Mon Corps que Vous M'avez donné ». C'est ainsi que la Sainte Vierge, avec un redoublement d'Amour, fit Sa dernière Communion, en même temps qu'exhalant les suprêmes respirations de Ses lèvres, Elle disait : « Mon Fils, Je remets mon âme entre Vos mains ». Alors, Elle entend Jésus qui l'invite à le suivre ; Elle fait un dernier et plus vif élan d'Amour, ferme les yeux et meurt.

Mais la mort ne gardera pas longtemps Sa Victime : bientôt la Vie est rendue à ce corps sacré qui a porté l'Auteur de la Vie. Les Anges viennent en foule au-devant de leur Reine, l'enlèvent dans les airs, et la portent au pied du Trône Divin. Le Père Éternel couronne Sa Fille d'un diadème de gloire ; le Fils lui rend les hommages dus à Sa Maternité, et l'Esprit Saint élève Sa chaste Épouse au-dessus des Saints, au-dessus des Anges, au-dessus de toute créature.

 

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Acclamation et prière à Marie au jour de l'Assomption

 

Jouissez, Auguste Reine et Maîtresse Souveraine du Ciel, jouissez de Votre sublime élévation, de Vos étonnantes prérogatives, de Votre Gloire incomparable, et soyez à jamais au comble du bonheur. Toutefois, ô bonne et tendre Mère, je Vous supplie de bien vouloir, de ce Trône de Gloire où Vous êtes assise, abaisser sur moi Vos regards de Miséricorde. Plus Vous êtes près de la Source des Grâces, Vous dirai-je avec Saint Alphonse, plus Vous êtes à même de m'en procurer ; et, puisque dans le Ciel Vous connaissez mieux mes misères, Vous devez avoir d'autant plus pitié de moi et me secourir davantage : regardez-moi donc et secourez-moi. O ma tendre Mère, voyez à quelles tempêtes et à combien de périls je suis exposé chaque jour : hélas ! Il me faudra les affronter tant que durera ma vie ici-bas ! Ah ! Par les mérites de Votre Bienheureuse Mort et de Votre Glorieuse Assomption, obtenez-moi la Sainte Persévérance dans l'Amour de Dieu, afin que, sortant de cette vie en état de grâce, je parvienne un jour au Ciel pour baiser moi aussi Vos pieds maternels, m'unir aux Esprits Célestes, Vous louer avec eux et célébrer Vos Gloires comme Vous le méritez. Ainsi soit-il.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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13 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Quatorzième jour

Ardent amour et tendre dévotion de Saint Alphonse de Liguori pour la Très Sainte Vierge

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori, Docteur de l’Église, eût toujours un ardent amour et une tendre dévotion envers la Mère de Dieu. Encore enfants, on le surprit en extase devant une image de Marie qu'il avait suspendue à une branche de laurier, et devant laquelle il s'était mis en prière, tandis que ses compagnons se livraient aux bruyants ébats d'un jour de récréation.

« Quand j'étais jeune, dit-il un jour à son confesseur, je m'entretenais souvent avec la Divine Mère : je prenais ses conseils en tous ce qui concerne notre Institut ; Elle me disait de si belles choses ! » Aussi a-t-il imposé formellement à ses fils spirituels l'obligation de professer une tendre dévotion et filiale envers Celle qu'il ne se lassait pas d'appeler sa Mère. Il la leur a donnée pour Patronne principale, sous le vocable de l'Immaculée Conception et il veut qu'en signe de leur dévouement, ils portent suspendu à la ceinture le Rosaire de quinze dizaines, et qu'ils en disent au moins le tiers chaque jour. Il veut que, prosternés la face contre terre, ils récitent, matin et soir, trois fois le je Vous salue Marie en l'honneur de leur Reine, et Lui demandent sa bénédiction en Lui baisant la main ; qu'ils saluent chaque soir son image ; qu'ils se préparent à ses sept principales Fêtes par une Neuvaine de prière et par le jeûne de la veille ; qu'ils fassent, tous les samedis, un jeûne moins rigoureux, et célèbrent ce jour-là, dans leur église, quelque Office public en l'honneur de Marie ; qu'ils terminent leur principaux exercices de piété par le Salve Regina, et que, pendant la récitation de cette antienne à la prière du soir, le Supérieur les asperge d'eau bénite comme cela se fait chez les Frères Prêcheurs, en mémoire d'une vision dont Saint Dominique fut favorisé par Marie. Saint Alphonse prescrit à ses missionnaires de ne donner aucune retraite sans prêcher un sermon spécial sur les Miséricordes de Marie,assurant que c'est là le plus utile de tous. Dans les Missions, ils doivent expliquer au peuple la Dévotion du Saint Rosaire, et en réciter le tiers du haut de la chaire, avec leurs auditeurs, en leur exposant les Mystères.

Et quels gages de tendresse n'a-t-il pas donné lui-même à Celle dont le Nom était continuellement sur ses lèvres ? Une de ses pratiques les plus chères était de réciter le je Vous salue Marie tous les quarts d'heure, en regardant une image de Notre Dame du Bon Conseil, posée sur une table de travail. Il se privait d'aliments gras, le mercredi, en l'honneur de Notre Dame du Mont Carmel, et jusqu'à l'âge de 88 ans, il s'abstint de toute boisson les samedis. Il avait fait vœu de réciter chaque jour le Chapelet ; chaque jour, il récitait les 5 psaumes en l'honneur du Nom de Marie, chaque jour aussi, il méditait avec une filiale compassion, les Douleurs qui déchirèrent Son Cœur pendant la Passion et la Mort de Jésus. Il avait l'habitude de se préparer aux grandes solennités de la Sainte Vierge par des Neuvaines plus ferventes, pendant lesquelles il se livrait à des saints exercices et à de rigoureuses pénitences. Non content de rendre ces hommages à Sa Reine bien-aimée, il se montra toujours zélé propagateur de son culte et de son amour. Qu'il parlât du haut de la chaire à un peuple nombreux, où qu'il s'adressât en particulier à ses pénitents, à ses amis, à ses religieux, il revenait toujours aux louanges de la Sainte Vierge. Il ne fit pas une Mission où il n'excitât le peuple, pat des prédications spéciales, au culte et à l'amour de la Reine du Ciel. Comme sa voix répondait mal à son désir d'attirer tout le monde à Marie, il s'efforça d'atteindre ce résultat par ses écrits. Il composa donc et publia l'admirable ouvrage intitulé « Les Gloires de Marie », que l'on a traduit et publié dans le monde entier. En un mot, il s'est tellement signalé par sa tendresse envers la Mère de Dieu, qu'elle est, avec la dévotion au Saint Sacrement, un des traits distinctifs de son caractère.

Je veux donc professer une dévotion particulière à cet incomparable Saint qui a tant aimé Jésus et Marie ; j'implorerai avec ferveur sa puissante protection et je demanderai par ses mérites toutes les grâces dont j'ai besoin, surtout un ardent amour pour Jésus et Marie. C'est pourquoi le jour de sa Fête (Le 1er août), je réciterai dévotement la prière suivante :

 

Prière

 

O Glorieux Saint Alphonse, qui avez travaillé avec tant de zèle et de Charité à la sanctification du monde, à la conversion des pécheurs et des incrédules, maintenant que vous recueillez dans le Ciel le prix de vos travaux apostoliques, et que votre Charité est parfaite et consommée, écoutez favorablement les prières et les demandes que vous adresse en ce jour. Grand Saint, obtenez-moi, par l'Amour du Cœur Divin de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, le repentir et le pardon de tous les péchés que j'ai commis jusqu'à ce jour, un ferme propos de n'en plus commettre, la réforme de mes mœurs, le détachement des biens de ce monde et un ardent désir des biens éternels. Daignez m'obtenir un amour filial pour Dieu, et une Charité fraternelle pour mon prochain. Obtenez-moi une dévotion particulière au Très Saint Sacrement de l'Autel et la grâce de le recevoir en viatique avant de mourir. Obtenez-moi un vif amour pour Jésus et Marie, une tendre et confiante dévotion à leurs Cœurs Sacrés. Enfin, obtenez-moi le don précieux de la persévérance, afin que, vivant comme vous dans l'amour de Jésus et de Marie, comme vous j'aie le bonheur de mourir assisté par eux, et que je puisse arriver après ma mort à la possession de cette félicité dont vous jouissez et dont vous jouirez au Ciel pendant toute l'éternité. Alors, il me sera donné de louer avec vous, de bénir, de remercier, d'aimer Dieu et Marie, pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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12 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Treizième jour

Dévotion fort agréable à Jésus et à Marie

 

La Vénérable Maria Villani, religieuse Dominicaine de Naples pratiquait chaque jour la dévotion suivante :

Je Vous salue, Cœur Sacré de mon Seigneur Jésus-Christ, comme Fils bien-aimé de Marie. Je Vous offre le Cœur très pur de Votre Sainte Mère avec toutes les délicates attentions qu'Elle eût pour Vous sur la terre. Je Vous remercie de toutes les grâces, de toutes les privilèges dont vous avez enrichi Son Cœur Virginal et Immaculé. Je Vous salue Marie.

Je Vous salue, doux Cœur de Marie. Je Vous offre le Divin Cœur de Jésus, Votre Fils unique. Je Vous remercie des attentions dont Vous l'avez entouré. Je Vous bénis, Divin Fils de la Vierge Marie, pour les grâces que Vous avez prodiguées au Cœur de Votre Mère bien-aimée. Je Vous salue Marie.

Je Vous salue, Cœurs Sacré de Jésus et de Marie ; je Vous adore avec le plus humble respect. Aimable Jésus, Sainte Vierge Marie, je Vous donne mon cœur, en union avec celui de Vos Cœurs aimants ; en union, ô Marie, avec Votre Cœur, le plus intimement uni à Celui de Jésus Votre Divin Fils ; en union, ô Jésus, avec Votre Cœur, le plus étroitement uni à Celui de Marie Votre Mère. Je Vous salue Marie.

Sœur Maria Villani, célèbre par ses vertus et sa tendre dévotion envers la Reine du Ciel, dont elle reçut des faveurs singulières, lui adressait des prières que nous venons de transcrire, le jour même de l'Assomption, quand la Vierge Divine lui apparut toute rayonnante de gloire. Elle remercia sa servante de lui obtenir de Son Fils toutes les grâces qu'elle demanderait. La religieuse, qui ressentait, en pratiquant cette dévotion, une componction et une tendresse inexprimables, et qui brûlait de Charité pour le prochain, demanda que tous puissent éprouver les mêmes sentiments d'amour et de componction qu'elle-même. La Sainte Vierge le lui promit et elle ajouta : « Non seulement je te promets la faveur que tu demandes, mais pendant la vie et à la mort, je protégerai spécialement ceux qui M'honoreront par cette dévotion ; Je les délivrerai de tout danger intérieur et extérieur et Je leur ferai sentir toujours les effets de mon patronage ».

Ces paroles inondèrent de joie et de consolation le cœur de la religieuse ; aussi suggéra-t-elle depuis cette pratique à nombre de fidèles. En outre, elle lui donna place parmi ses écrits, comme on peut le voir dans le livre intitulé « L'école céleste », chapitre XII, et dans sa Vie, imprimée à Bologne en 1682 et dans celle qui fut publiée à Naples en 1717.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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