24 octobre 2018

Saint Paul VI

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Saint Paul VI

1963-1978

Le Pape écartelé

Fête le 26 septembre

 

Jean-Baptiste Enrico Antoine Marie Montini est né le 26 Septembre, 1897 à Concesio (Lombardie), d'une riche famille de la classe supérieure. Son père, qui avait une formation d'avocat, était éditeur, et un courageux promoteur de l'action sociale. Il fut un enfant intelligent, mais fragile, qui reçut son éducation chez les Jésuites, près de la maison paternelle à Brescia. Après son entrée au séminaire en 1916, il a été autorisé à séjourner à la maison paternelle en raison de sa santé précaire.

Après son ordination en 1920, il fut envoyé à Rome pour étudier à l'Université Grégorienne et à l'Université de Rome, en 1922 il a été transféré à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici afin de poursuivre son étude de diplomate et les études de droit canon à la Grégorienne.

En 1923, il fut envoyé à Varsovie comme attaché à la nonciature, mais il fut rappelé à Rome en 1924, en raison des effets qu'avaient le climat hivernal de la Pologne sur sa santé, là, il fut affecté au bureau de la Secrétairerie d'Etat où resta pendant trente ans. Outre l'enseignement à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici, il fut nommé aumônier de la Fédération des étudiants de l'université catholique italienne (FUCI), cette mission devait avoir un effet décisif sur ses relations avec les fondateurs du parti Démocrate Chrétien de l'après-guerre. En 1937, il a été nommé substitut des affaires ordinaires par le cardinal Pacelli, secrétaire d'État, et il l'a accompagné à Budapest en 1938 à l'occasion du Congrès eucharistique international.

Lors de l'élection de Pie XII en 1939, Pacelli comme Montini ont étés confirmé à leurs postes dans la nouvelle secrétaire d'État, par le cardinal Luigi Maglione. Lorsque ce dernier est décédé en 1944, Montini a continué de s'acquitter de ses fonctions sous le contrôle direct du pape. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été chargé d'organiser le vaste travail de secours et de soins des réfugiés politiques.

Dans le secret du consistoire de 1952, le Pape Pie XII a annoncé son intention d'élever Montini et Domenico Tardini au Sacré Collège, mais ils avaient tous les deux demandé à en être dispensés. En revanche, à tous les deux, il a conféré à tous le titre de prosecrétaire d'État. L'année suivante, Montini est nommé archevêque de Milan, sans avoir le titre de cardinal. Il a pris possession son nouveau diocèse le 5 janvier 1955 et bientôt, il fut surnommé "l'archevêque des ouvriers." Il a revitalisé le diocèse entier, prêchant le message social de l'Évangile, travaillant pour conquérir toutes les classes sociales, promouvant l'enseignement Catholique à tous les niveaux et soutenant la presse Catholique.

Son impact sur la ville à cette époque était tellement grand qu'il a attiré l'attention du monde entier. Au conclave de 1958, son nom a été souvent mentionné, et au premier consistoire du Pape XXIII, en décembre de cette même année, il a été l'une des 23 prélats élevés à la dignité cardinalice avec son premier nom de la liste. Sa réponse à l'appel du Concile a été immédiate et même avant, il avait déjà été identifié comme un ardent défenseur du principe de collégialité. Il a été nommé à la Commission préparatoire de Vatican II et aussi à la Commission technique et d'organisation.

À la mort du Pape Jean XXIII, Montini a été élu le 21 Juin 1963, pour lui succéder. Dans son premier message au monde, il s'est engagé à une poursuite de l'oeuvre engagée par Jean XXIII. Tout au long de son pontificat, la tension entre la primauté papale et la collégialité de l'épiscopat a été une source de conflit. Le 14 Septembre 1965, il a annoncé la création du Synode des Évêques, appelé par le Conseil des pères, mais certaines questions qui semblait convenir à la discussion par le Synode, ont été réservés à lui-même. La question du célibat a été enlevée du débat de la quatrième session du Concile, a fait le sujet d'une encyclique, le 24 juin 1967); la question de la régulation des naissances a été traité dans Humanae vitae le 24 juillet 1968), sa dernière encyclique. Les controverses nées autour de ces deux discours ont tendance à éclipser les dernières années de son pontificat. Le Pape Paul VI a eu une mauvaise presse et inexplicablement son image de marque en prit un coup en comparaison avec son prédécesseur, Jean XXIII, qui était très jovial.

Ceux qui le connaissaient bien, cependant, l'ont décrit comme un homme brillant, profondément spirituel, humble, réservé et doux, un homme d'une infinie courtoisie. Il a été l'un des Papes les plus voyageurs de l'histoire pontifical et le premier à visiter cinq continents. Son remarquable corpus de pensée devrait être redécouvert autant dans ses lettres apostoliques que dans ses déclarations majeures. Sa conclusion du Concile Vatican II a laissé sa marque sur l'histoire de l'Église, mais l'histoire enregistrera aussi sa réforme rigoureuse de Curie Romaine, son bon accueil à l'ONU en 1965, son encyclique Populorum progressio (1967), Sa deuxième grande lettre sociale Octogesima adveniens (1971) - le premier à montrer une conscience des nombreux problèmes qui ont récemment été en lumière et son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, sa dernière déclaration majeure qui a aussi soulevé la question centrale de la juste conception de la libération et du salut.

Le Pape Paul VI, le Pape pèlerin, est décédé le 6 août 1978, en la la fête de la Transfiguration. Il a demandé que ses funérailles soient simples, sans catafalque et qu'il n'y ait aucun monument sur sa tombe. Béatifié à l'occasion de la clotûre du Synode des Familles, à Rome, le 19 octobre 2014, Paul VI a été canonisé le 14 octobre 2018. 

 

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Saint Paul VI

 

Seigneur, notre misère nous amène à solliciter votre aide. Nous le faisons avec la certitude que le cœur de votre Père est toujours prêt à écouter les demandes de tous ses enfants. C'est par l'intercession du Saint Pape Paul VI, Pape du dialogue, Pape pèlerin, Pape de la civilisation de l'amour, que nous Vous présentons nos intentions. O Seigneur, par son intercession, écoutez les prières que nous vous adressons, et obtenez-nous la grâce de toujours accomplir Votre Volonté et la grâce suivante (...). Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Les personnes qui obtiendraient des grâces par l'intercession du Saint Pape Paul VI sont priées de le signaler à l'adresse suivante

 

Sanctuaire Notre Dame des Grâces de Brescia

E-mail: papamontini@santuariodellegrazie.brescia.it

 

Renseignements

http://www.santuariodellegrazie.brescia.it

 

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Dernière mise à jour de la page: le 24 octobre 2018

 

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21 juin 2018

Vénérable Soeur Emilie Engel

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Vénérable Soeur Emilie Engel

 Co-fondatrice des Soeurs de Marie de Schoenstätt

 Une merveille de confiance

 1893-1955

On ne connaît guère en France cette Allemande qui vécut de 1893 à 1955 et dont le procès de béatification est en cours. Sa vie a été publiée en 2004, en français sous le titre : « Je persiste dans mon Oui. » Ce titre résume toute la spiritualité qui anima cette femme de foi et qui la transforma profondément dans son être et dans son action. Sa vie, en effet, fut un Oui continuel au Père du ciel, à tous les appels qu’elle perçut avec sa fine sensibilité et auxquels elle répondit très généreusement malgré les obstacles rencontrés.

Née dans le Sauerland, au sud de la Ruhr, elle grandit dans une famille nombreuse et très croyante de cultivateurs. A 6 ans elle commença à vivre une terrible épreuve morale, une peur intense, que l’éducation religieuse de ce temps-là, sauf dans sa famille, n’était pas faite pour apaiser : peur de Dieu, peur du jugement et, associé à cela, un complexe d’infériorité.

A la maison, on la retrouvait parfois cachée sous l’escalier. Cette souffrance extérieure réapparaîtra bien souvent au cours de sa vie. Elle s’en libérera très progressivement en faisant totale confiance au Père du ciel et en se tournant résolument vers les autres, malgré sa timidité.

De fait, elle ne manquait pas de volonté. Elle résolut, comme deux de ses sœurs, de s’orienter vers l’enseignement primaire, ce qui était une profession tout à fait inhabituelle pour une jeune fille du monde rural au début du vingtième siècle. Elle fut envoyée dans des cités minières de la Ruhr, où elle découvrit une misère en tout genre, qu’elle ne soupçonnait pas jusqu’alors. Bien loin de se contenter d’assurer ses heures d’école, elle visita les familles de ses élèves et fut consternée. « Aux plus malheureux l’accueil le plus chaleureux » était sa devise. Repas offerts chez elle à des enfants qui avaient faim, soins apportés à une mère tuberculeuse dans un extrême dénuement, prise en charge des enfants de celle-ci après son décès, etc… Son dévouement était inlassable, au mépris de la contagion, qui la gagna, sans doute, à cette époque. Toute sa vie, de fait, fut marquée par la tuberculose, avec des années en sanatorium, de pénibles opérations et un Oui qui ne se démentait pas.

En cela elle fut confortée par la découverte qu’elle fit du Mouvement de Schoenstatt (à Vallendar près de Coblence) et par son fondateur, le Père Joseph Kentenich. Cette rencontre, commencée en 1921, sera pour elle une révélation : désormais elle se sait appelée personnellement par le Père du ciel, elle prend conscience du rôle de Marie dans sa vie, et l’apostolat, qu’elle a toujours exercé, s’impose à elle de plus en plus. Le fondateur, qu’elle a choisi comme guide spirituel, l’aide avec une surnaturelle clairvoyance et un sens aigu de la psychologie et de la pédagogie, à se libérer peu à peu de ses craintes et de ses complexes, en devenant une « merveille de confiance » en la Providence divine. Devenue sœur de Marie de Schoenstatt, elle fera partie de la génération fondatrice de cette grande famille et y acceptera des charges diverses, malgré de multiples assauts de la maladie et une nature réservée qui aurait préférer rester en retrait.

Pendant les trois années et demie que le Père Kentenich passa au camp de concentration de Dachau (1941-1945), sœur Emilie se sentira investie d’une nouvelle responsabilité à l’égard de ses sœurs. Elle l’assurera avec calme et ferme espérance. Au retour du fondateur, elle est disponible pour la fonction de provinciale, qu’elle exerce avec tout son cœur maternel et l’ardent désir que sa province devienne une province de saintes. Le nom choisi pour celle-ci est un programme pour toutes :  « Province de la Providence ». Qu’elle soit le « jardin de Marie » où tout ce qui pousse d’utile et de beau dans un jardin soit à la gloire de Marie.

Une nouvelle épreuve attend la famille de Schoenstatt. L’exil à Milwaukee (USA) imposé par le Saint-Office au Père Kentenich en 1951. Cet exil ne prendra fin qu’en 1965 avec la fin du Concile Vatican II et la totale réhabilitation par le Pape Paul VI. Sœur Emilie mourra en 1955 sans avoir revu celui qui l’avait tellement marquée par ses conseils, sa sagesse, son enseignement et sa sainteté.

Les dernières années de Emilie Engel seront marquées par la déchéance physique mais aussi par d’admirables progrès dans la consécration de sa personne entre les mains du Père céleste et de Marie, jusqu’à rendre grâce pour toutes ses souffrances et même jusqu’à demander toutes les souffrances imaginables. En cela, rien de morbide mais simplement une disponibilité sans réserve à toute la volonté du Père pour la sanctification de ses sœurs. L’éclat qui, jusqu’à la fin, brille dans son regard est le signe manifeste de sa joie d’enfant de Dieu qui n’a vécu que pour être aimée de Lui et pour aimer. Le secret de cette libération et de ce rayonnement est son esprit d’enfance spirituelle vécue héroïquement.

 

 (Texte de l’Abbé Louis Fleury, extrait du site internet du Diocèse de Cambrai)

 

Bibliographie : « Je persiste dans mon Oui », Disponible auprès des Soeurs de Marie de Thun-Saint-Martin

 

Un décret reconnaissant l’héroïcité des Vertus de Soeur Emilie Engel a été signé le 10 mai 2012 par le Pape Benoît XVI. Soeur Emilie Engel est donc ainsi déclarée Vénérable.

 

Prière pour la béatification de Soeur Emilie

 

Dieu, notre Père, Soeur Emilie a cheminé sa vie durant avec la confiance d’un enfant en Ta sage et bienveillante Providence. À Ton désir et à Ta Volonté, sa réponse était toujours « Oui, Père », même dans la souffrance et la précarité. Elle trouvait ainsi dans Ton Coeur Paternel un refuge assuré et se trouvait libérée de la peur et de la détresse morale. Tu as merveilleusement manifesté en sa personne Ton amour et Ta Miséricorde.

Je Te demande la béatification de Soeur Emilie pour l’honneur de Ton Nom, pour l’honneur de la Mère Trois Fois Admirable et Reine de Schoenstatt, et pour le bonheur de l’humanité.

Par son intercession, accorde-moi de voir exaucées mes intentions personnelles dans la mesure où cela correspond à Ta bienveillante Providence. Amen.

 

Merci de signaler toutes grâces reçues par l’intercession de la Vénérable Soeur Emilie Engel à

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Sanctuaire de l’Unitté

1,Route nationale

F- 59141 Thun-Saint-Martin

www.sanctuairedelunite.fr

Mail : Schoenstattfr@aol.com

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Maison « Providentia »

Trierer Str. 388

D- 56078 Koblenz-Metternich

www.haus-providentia.de 

Mail: info@haus-providentia.de

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

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Neuvaine avec le Père Joseph Kentenich

 

Le Père Joseph Kentenich

1885-1968

 

Le Père Joseph Kentenich est le fondateur d'un mouvement de renouveau religieux. Des aptitudes exceptionnelles de cœur et d'esprit, des grâces insignes aussi, lui ont permis d'assumer une très grande mission.

Il fut appelé à devenir le père d'une famille spirituelle de grande expansion. Avec patience et abnégation, avec amour et fidélité, il se dépensa au service de tous les membres des communautés qu'il formait avec un art exceptionnel de direction.

Tel un prophète, il propagea avec enthousiasme les vérités divines, et, au milieu des confusions de l'époque, il fraya la route à d'innombrables hommes de tous les continents. Homme de Dieu, sous l'impulsion de l'Esprit Saint, il travailla sans relâche et souffrit saintement pour sa mission dans l'Église. Héraut de la Sainte Mère de Dieu, c'est à son image qu'il voulut modeler « l'homme nouveau dans la Communauté nouvelle ».

Le Père Kentenich naquit le 18 novembre 1885 à Gymnich, près de Cologne, en Allemagne. Il reçut de sa mère un très grand amour pour la Vierge Marie. A l'âge de 9 ans, il se consacrait totalement à la Mère de Dieu. Il reçut sa formation Théologique chez les Pères Pallotins, à Limbourg. C'est dans cette même ville qu'il fut ordonné Prêtre en 1910.

Il fut d'abord professeur au Petit Séminaire d'Ehrenpreis, puis, de 1912 à 1919, directeur spirituel au Petit Séminaire des Pères Pallotins de Schœnstätt, près de Vallendar, sur le Rhin. Son charisme d'éducation se manifesta dès les premières années de son sacerdoce. Il savait toucher ses élèves et les enthousiasmer pour les grandes causes.

Avec quelques-un de ses élèves, le 18 octobre 1914, le Père Kentenich posait le premier jalon de la fondation de l'œuvre de Schoenstatt, dans un acte de Foi et de confiance en la Providence Divine. Dans la vieille chapelle de Saint Michel, il scella avec la Mère de Dieu une alliance qu'il se plaisait à appeler « Alliance d'amour ». En effet, profondément convaincu de l'Amour de Marie pour tous les hommes, il la supplia, par la prière et le sacrifice de se laisser toucher pour que cette petite chapelle devienne un lieu privilégié de grâces et qu'elle puisse y attirer des multitudes d'hommes et de les instruire en vue de l'œuvre du Royaume de Dieu.

L'allocution qu'il prononça en cette circonstance est considérée comme l'Acte de Fondation du Mouvement de Schoenstatt.

Les jeunes qui dirigeait le Père comprirent d'emblée ses intentions et témoignèrent de leur esprit de sacrifice pendant les dures années de la première guerre mondiale. Quelques uns d'entre eux, au milieu des dangers du front, firent le sacrifice de leur vie pour servir la cause de Schoenstatt. Parmi ces derniers, le Serviteur de Dieu Joseph Engling se distingua particulièrement: il tomba près de Cambrai, dans le nord de la France. Son procès de Béatification est en cours.

Conduit par la Divine Providence, conscient de la mission que le Seigneur lui confiait et doué d'un talent extraordinaire d'organisateur, le Père Kentenich commença en 1919, la fondation de son œuvre multiforme et internationales de communautés sacerdotales et laïques. A partir de 1926, il jetait les bases de plusieurs instituts séculiers. Il fut pour tous le Père conscient de sa responsabilité, qui savait unir les siens dans l'amour de la Mère Trois Fois Admirable de Schoenstatt et de son sanctuaire.

Au cours des dernières décennies, ce « sanctuaire des origines » fut reproduit, dans le même style, dans les mêmes dimensions, en de nombreuses régions d'Europe et autres continents. Ainsi naquirent dans le monde entier des centres de Schoenstatt et à partir desquels, le mouvement du Renouveau s'enracina dans bien des pays.

De 1914 à 1945, le Père Kentenich fut détenu à la prison de la Gestapo de Coblence, puis déporté au camp de concentration de Dachau. Ferme dans la souffrance et animé d'une joyeuse résignation, il supporta les rigueurs et les périls du camp : il y fut pour tous un soutien. Même dans les situations les plus périlleuses, il travaillait sans relâche pour son œuvre, tout en exerçant une grande prudence.

Sain de corps et d'esprit, imprégné d'une Foi agissante, il revint à Schoenstatt dès la fin de la guerre et se consacra sans tarder à son œuvre. A partir de 1947, il entreprit des voyages en Afrique et en Amérique pour y répandre et y affermir les communautés de la Famille de Schoenstatt.

De 1946 à 1965, c'est par l'Église que le Fondateur et son œuvre furent mis à rude épreuve. Le Père Kentenich dut se séparer de sa fondation et s'exiler durant 14 ans à Milwaukee, aux États Unis. Longue période de silence pendant laquelle il supporta avec courage les incompréhension et les calomnies. Son amour pour l'Église et sa fidélité à son œuvre triomphèrent de l'épreuve.

Il considéra comme le plus grand cadeau de la Mère de Dieu son retour dans la famille de Schoenstatt, rendant grâce à Dieu pour les siens qui avaient gardé en l'Église et en lui-même une inébranlable fidélité. Au cours des trois dernières années de sa vie, malgré son âge avancé, le Père Kentenich travailla avec zèle au perfectionnement interne de son œuvre. Par de nombreuses conférences, il prit une position claire et nette face à la confusion de certaines doctrines théologiques ainsi qu'à une crise d'autorité dans l'Église. Il était le conseiller de plus d'un personnage influent. Son enseignement confirmait les siens dans la fidélité à la tradition et au Magistère de l'Église et favorisait l'ouverture à un aggiornamento. Il prenait particulièrement à cœur l'affermissement de la Foi de ses disciples aux réalités surnaturelles et voulait les mettre « avec Marie sur les voies des temps nouveaux dans une joyeuse espérance et la certitude de la victoire ».

Le Père Kentenich mourut subitement après avoir célébré l'Eucharistie, le 15 septembre 1868, en la Fête le Notre Dame des Sept Douleurs. Son corps repose dans la sacristie de l'église de l'Adoration, à Berg-Schoenstatt, à l'endroit même où il remet son âme entre les mains du Père.

 

Préface

 

Toute sa vie, le Père Kentenich a su s'attirer la confiance d'innombrables amis. Ils percevaient en lui un homme proche de Dieu et bénéficiaient de sa bonté et de sa sagesse. Joseph Kentenich leur offrait aide et conseil dans leurs besoins spirituels autant que matériels. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner qu'après sa mort, beaucoup continuent de s'adresser à lui et de lui faire confiance puisqu'il se trouve maintenant pleinement en Dieu.

Dans la lumière de Dieu, il est à même de connaître nos besoins et il continue sa mission avec un autre mode de présence. Il est toujours le père qui se préoccupe de sa Famille de Schoenstatt et de tous ceux qui sollicitent son aide. Son amour le pousse à intercéder pour nous auprès du Père de l'Amour qui l'écoute et lui accorde ce qui est le mieux pour notre bien.

La présente Neuvaine que nous allons faire avec le Père Kentenich, sous forme de prière à nos intentions, va nous conduire, chaque jour, à une rencontre spirituelle avec le Fondateur de Schoenstatt: elle nous invite à la réflexion et à l'imitation de sa vie et veut affermir notre confiance.

En plus des textes à lire et à méditer, on peut réciter chaque jour une prière pour la Béatification du Père Kentenich.

Sachons enfin qu'auprès de la tombe du Fondateur, beaucoup prient aux intentions de tous ceux qui font cette Neuvaine. Aujourd'hui, un flot ininterrompu de chrétiens viennent prier sur sa tombe, confiants en son intercession. Innombrables en effet furent ceux qui trouvèrent en lui un guide et un père et qui, persuadés de la sainteté de sa vie, prient pour sa prochaine Canonisation.

 

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Prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Père Éternel, Vous avez fait vivre de la Bonne Nouvelle de Votre Fils Votre Serviteur, le Père Joseph Kentenich. Il nous l'a fait connaître: nous sommes Vos enfants. O Père attirez à Vous nos cœurs comme Vous avez attiré le sien afin que nous fassions avec amour ce qui Vous plaît. Disposez de nous selon Votre Volonté et donnez-nous la grâce d'être prêts à accepter la Croix dans notre vie. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, mettez en nous une infinie confiance en Vous. Père de Miséricorde, guidés par Votre main, faites que nous cheminions ici-bas paisiblement et courageusement jusqu'à la plénitude de la perfection. Nous voulons chanter éternellement les louanges de Votre amour infini. O Père très Bon, accordez à tous les hommes de connaître clairement le sens et le but de leur vie: le retour vers Vous. Par l'intercession du Père Joseph Kentenich, multipliez les guérisons et les miracles de conversions intérieure. Écoutez nos prières. Daignez bientôt accorder à Votre Serviteur l'honneur des autels pour que se révèle Votre Amour Paternel et que s'affermisse chez les hommes la Foi en Votre Amour et la confiance en Votre Miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Témoin de l'Amour

 

« Comme le Père M'a aimé, Moi aussi Je vous ai aimée. Demeurez en Mon Amour » (Jean 19: 5) 

« Ce que Je vous commande, c'est de vous aimer les un les autres ». (Jean 15: 17)

 

 

A une époque où « par suite de l'iniquité, l'amour se refroidit chez un grand nombre » (Matthieu 24: 12), Dieu nous a donné un homme qui aima beaucoup. Son intimité avec Dieu se reflétait nettement dans ses paroles et dans ses actes. Son être tout entier était pénétré de Dieu. Tous ceux qui ont eu des contacts avec lui ont pu le constater. Il ne refusait rien à l'Amour éternel: que ce soit au camp de concentration ou en exil, sa fidélité fut à toute épreuve. Cet amour de Dieu le poussait à se donner totalement aux autres. Il recevait tous ceux qui l'approchaient, avec amour, respect, intuition, cordialité. Sans se ménager, il leur consacrait sa force et son temps. Il était disponible à tous: aux prêtres qui demandaient conseil, aux laïcs qui le consultaient, à celui qui avait besoin de consolation dans la souffrance ou de lumière pour sa conscience. Sa patience était inlassable. Il n'acceptait les cadeaux que pour faire plaisir à d'autres. Celui qui rencontrait le Père Kentenich découvrait en lui la bonté et la Miséricorde de Dieu, l'image du Bon Pasteur qui donne sa vie pour les siens. C'est ainsi qu'il rapprochait de Dieu tous ceux qui le consultaient.

 

Réflexion

 

Nous sommes sur terre pour aimer Dieu. Il nous a aimés le premier et nous attire à Lui dans un Amour éternel. Il veut notre cœur, notre volonté, nos actions, notre prière. Où que nous soyons, nous avons à être témoins d'un grand amour. Sachons transmettre d'amour désintéressé, serviable, indulgent, qui pardonne, l'amour qui se penche sur le faible pour l'aider, sur les cœurs pour les unir.

 

Aujourd'hui, je réciterai souvent la prière suivante: O Seigneur, augmente mon amour pour toi ».

Aujourd'hui, pour témoigner de mon amour de Dieu, je serai spécialement attentif à venir en aide aux autres.

 

Mon Seigneur et mon Dieu, détruisez ce qui m'enchaîne dans mon élan vers Vous. Tout ce qui paralyse ou pourrai amoindrir l'amour que j'ai pour vous; mais donnez-moi tout ce qui peut faire jaillir l'amour que j'ai pour vous, et ce moi misérable, ôtez-le, si cela gène l'amour que j'ai pour vous! (D'après le Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Deuxième jour

En alliance avec la Mère Trois Fois Admirable

 

« Je conclurai avec eux une alliance pacifique, ce sera avec eux une alliance perpétuelle. Je les établirai, Je les multiplierai et J'établirai Mon Sanctuaire au milieu d'eux à jamais. Je ferai Ma demeure au-dessus d'eux et Je serai leur Dieu et ils seront Mon peuple ». (Ézéchiel 37: 27-26).

Dès sa plus tendre enfance, le Père Kentenich aima la Mère de Dieu. Il se donna à Elle dès l'âge de neuf ans dans une consécration qui fut décisive pour toute sa vie religieuse. Il avouait que Marie était sa seule éducatrice et son seul guide. Ce fut Elle qui le conduisit avec fermeté à travers toutes les crises spirituelles de ses années d'études. Elle lui fit don de la lumière et de la force pour sa mission de Fondateur. « Tout ce que je suis, répondait-il sans cesse, tout ce qui se fait à Schoenstatt, je le dois à la Mère de Dieu ». Comme elle le fut pour la vie du Fondateur, la consécration à Marie fut le principe et le fondement solide de la vie des communautés qu'il a fondées. Le 18 octobre 1914, dans la Chapelle Saint Michel à Schoenstatt, le Père Kentenich scella une Alliance d'amour avec la Mère de Dieu, la Mère Trois Fois Admirable. La Vierge répondit à l'offrande du Père Kentenich par un amour réciproque. Elle combla toutes ses espérances et, dans cette petite chapelle, elle établit son « Trône de Grâces » vers lequel elle attira d'innombrables cœurs pour les relier plus intimement à Dieu. Schoenstatt devint ainsi un lieu de pèlerinages, centre d'un Mouvement universel de renouveau religieux et moral. Le Père Kentenich était persuadé que l'offrande de sa personne à la Mère de Dieu était le gage sacré de fidélité à l'alliance baptismale, car Marie nous aide à demeurer fermes dans la Foi et à mener une vie Chrétienne. C'est pourquoi, avec une ténacité et un enthousiasme sans pareils, le Père Kentenich annonçait le message de l'Alliance d'amour avec la Mère Trois Fois Admirable. Animé d'une Foi inébranlable, « l'allié de la Mère de Dieu » remit entre ses mains sa vie et son honneur en des heures difficiles et décisives de sa vie comme de l'histoire de Schoenstatt. Il la servit jour après jour avec une inlassable fidélité.

 

Réflexion

 

Dieu Trinité veut nous donner la vie éternelle. C'est pour cela que par le Baptême Il a scellé une alliance avec nous, mais Il exige fidélité à cette promesse baptismale. Si, par l'Alliance d'amour, nous sommes liés à la Mère de Dieu, celle-ci nous aide dans la lutte contre les puissances du mal qui veulent nous séparer du Christ. Dans les crises actuelles de la Foi, elle est pour nous un guide sûr. Sa préoccupation majeure est de nous faire parvenir à la vie éternelle. « Servus Mariae nunquam peribit » (Un serviteur de Marie ne saurait périr), peut-on lire en latin sur le cadre illuminé qui entoure l'image de la Mère Trois Fois Admirable.

 

Que l'alliance de mon Baptême demeure toujours solide.

Dans toutes les circonstances, ai-je confiance en la fidélité de la Mère de Dieu, mon Alliée?

Aujourd'hui, je renouvelle mon alliance baptismale et mon alliance d'amour avec la Mère de Dieu, et j'implore la grâce de la fidélité.

 

« A l'alliance d'amour qui demeure fidèle ne périra jamais: ma conviction est telle ». (Adapté d'après des poèmes écrits en camp de concentration par le Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Troisième jour

L'apôtre des magnificences de Marie

 

« Quelle est celle-ci qui surgit comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons? » (Cantique des Cantiques 6: 10)

 

« Voici ta Mère »: ces paroles de Jésus furent pour le Père Kentenich tout un programme de vie spirituelle. Partout où il enseignait, il parlait de la Mère de Dieu et proclamait ses magnificences. Il allumait dans les cœurs une grande émotion et un enthousiasme débordant, il parlait de la beauté de l'Immaculée, de la bonté et de la sagesse de la Mère, de la grandeur de celle qui accompagna et assista le Christ, de la dignité de la Reine. Il désignait Marie comme « celle qui vient à bout de toutes les hérésies » et comme guide éprouvé dans les controverses spirituelles de notre temps. Parce qu'il accumulait les expériences de son pouvoir et de son amour, il demeurait serein dans toutes les difficultés. Ses paroles comme ses actes étaient un vibrant appel à mettre en Marie une confiance sans limites. On retrouvait manifestement dans sa vie le reflet des traits fondamentaux de Marie: son abandon total au Père surtout, dans la Foi, l'espérance et l'amour, sa fidélité, contre vents et marées, au Rédempteur et à son œuvre, sa pureté et sa transparence, son amour serviable et désintéressé. Au cours des nombreuses années de son ministère sacerdotal, il s'efforça toujours de former les siens à l'image de Marie et de placer ses fidèles au service personnel de la Reine des Apôtres. « Comme une armée rangée en ordre de bataille » pour la lutte en faveur du Royaume de Dieu.

 

Réflexion

 

La Très Sainte Vierge Marie a été merveilleusement favorisée par Dieu. Son être tout entier est d'une parfaite harmonie. Elle est notre Mère, notre Reine. Si nous nous abandonnons à Elle, Dieu agit en nous par l'image idéale de « l'homme nouveau ». Elle supplée à nos faiblesses et nous n'implorons jamais en vain sa toute puissance suppliante.

 

Quelle est ma prière préférée à Marie?

Qu'est-ce qui m'attire le plus en Marier, Mère de Dieu?

Aujourd'hui, tout au moins sur un point, j'essaie de suivre son exemple.

 

Rendez-nous pareil à Votre image, tout à fait comme Vous: pas à pas à Votre suite en ce pèlerinage de la vie avec Vous. Vous dont le Cœur si doux déborde de dignité, de force et de simplicité, venez en nous semer la concorde, et la joie et l'amour. (Adapté d'après un poème du Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Quatrième jour

Guidé par le Père

 

« Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie! » (Psaume 91: 2)

« Envoyez Votre Lumière et Votre Vérité: qu'elles soient mon guide et me ramènent vers Votre Montagne Sainte vers Vos demeures » (Psaume 43: 3)

 

Le Père Kentenich demeurait inébranlable dans les remous du doute et de l'incrédulité de notre époque. Il était pénétré de la certitude que Dieu est Père et qu'Il conduit les évènements du monde et le destin de chacun de nous. Pour le Père Kentenich, tout laissait transparaitre Dieu aussi bien pour donner un sens aux événement importants de l'histoire du monde que dans les menus faits de la vie quotidienne. Inlassablement, il cherchait à découvrir les plans de la Providence: « l'oreille collée au Cœur de Dieu et les doigts sur le pouls du monde ». Ses projets personnels ne comptaient pas quand Dieu lui indiquait la route à suivre. Il marchait simplement, avec confiance, malgré les obscurités et les souffrances. Quand il percevait clairement la Volonté du Père, il l'accomplissait, même s'il devait affronter les pires difficultés. Avec un sens éclairé de la Foi, il conduisait les siens en toute sécurité au milieu des tempêtes soulevées au cours des cinquante années de l'histoire de sa fondation. Par un labeur patient et méticuleux, il apprit à ses fidèles que Dieu dirige avec amour le destin de ses enfants: pour celui qui aime « tout concourt au bien », même le péché et la mort. Même les plus rudes coups du sort ne purent ébranler sa Foi profonde en l'amour attentionné du Père. Dans le tourbillon du temps ce fut un roc solide. Par son joyeux message de Foi, à la recherche de Dieu, le véritable chemin qui conduit au Cœur du Père.

 

Réflexion

 

Dieu est Père. Dieu est bon. Tout ce qu'Il fait est bon. Il m'a conduit jusqu'à présent. Bien que le sens de sa conduite me soit encore caché, Il en connait le but et m'indique le chemin. Son Amour s'étend sur moi.

 

Est-ce que je crois vraiment que Dieu est Père, qu'Il m'aime et me conduit personnellement?

En quelles circonstances m'a-t-Il montré Son Amour d'une manière spéciale?

Est-ce que je découvre aussi l'Amour du Père dans les heures sombres de mon passé?

 

Aujourd'hui, je vais être attentif aux signes qu'Il me donne.

 

Dans les ténèbres, dans la nuit, avec Vous je chemine, car Votre Amour toujours me suit et me domine ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Cinquième jour

Instrument dans la main de Dieu

 

« Cet homme m'est un instrument de choix pour porter Mon Nom devant les païens, les rois et les enfants d'Israël. Moi-même en effet Je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom » (Ac. 9: 15-16)

 

Le Père Kentenich était appelé par Dieu à fonder un mouvement universel. Profondément disponible pour la réalisation des plans Divins, il se mettait sans réserves entre les mains du Père, se soumettant à Sa Volonté, comme l'instrument est soumis à son maître. Marie était pour lui l'exemple de la parfaite disponibilité à Dieu. Il ne reculait devant aucune tâche. Avec fougue et sans crainte, il fonçait dès qu'il était convaincu que Dieu attendait quelque chose de lui. Jamais il n'aurait voulu modifier les plans de Dieu. Parce qu'il s'en remettait entièrement au Seigneur, ce fut dans une paix inaltérable et la certitude de la victoire qu'il put réaliser de grandes œuvres. En prison, on lui offrait la possibilité d'être exempté du camp de concentration, mais il décida d'aller librement à Dachau, profondément convaincu d'un dessein providentiel: « Si Dieu veut que je fasse cela, disait-il, Il me donnera la force de le réaliser. Là aussi je serai à Son service! » Et, au camp de concentration, Dieu fit de lui le soutien et le conseiller de beaucoup de ses compagnons de captivité. Il lui donna même le courage de fonder deux nouvelles branches de ses Communautés, durant ce temps. Jusqu'à la fin de sa vie, il fit montre d'une grande docilité qui le rendait capable de répondre au moindre désir de Dieu. Le Seigneur marqua de son sceau cette vie de totale dépendance en rappelant à Lui, dans la Patrie éternelle, son Serviteur le Père Kentenich, alors qu'il venait de célébrer la Sainte Messe dans l'église de l'Adoration.

 

Réflexion

 

Dieu me veut aussi à son service et, par mon intermédiaire, il veut agir dans mon milieu de vie. Il a besoin de moi et me prépare pour la mission qu'Il m'a confiée si je m'en remets entièrement à Lui. Il me donne les forces nécessaires pour réaliser tout ce qu'Il attend de moi.

 

Suis-je un instrument docile entre les mains de Dieu?

M'est-il arrivé parfois de m'opposer à Lui?

Aujourd'hui, je cherche une occasion de faire quelque chose pour la cause de Dieu et pour Son Royaume.

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Sixième jour

Fidèle à la Mission

 

« Va vers tous ceux à qui Je t'enverrai et tout ce que Je t'ordonnerai, dis-le. N'aie aucune frayeur devant eux, car Je suis avec toi pour te protéger ». (Jérémie 1: 7-8).

 

Pour le Père Kentenich, sa mission fut une grâce, mais aussi un lourd fardeau. L'Esprit de Dieu alluma en lui un ardent amour et un courage à toute épreuve. Il était choisi pour porter ce feu au monde et l'enflammer pour Dieu. Il annonçait comme une réconfortante vérité cette Bonne Nouvelle d'un Dieu qui aime chaque homme d'un amour unique. Le Père Kentenich était doué du charisme d'éducateur. Il fut pour beaucoup un Père diligent, extrêmement bon et sage, qui transmettait l'amour de Dieu largement offert et manifesté. Au cours de sa longue vie sacerdotale, il put admirer en bien des âmes et reconnaître la claire signification d'un noble amour humain propice à la naissance et au développement d'un solide et fervent amour de Dieu. Sa mission fut d'instaurer une méthode pédagogique qui tienne compte de cette connaissance, qui favorise et utilise ce qu'il y a de naturellement bon pour la formation religieuse. « La grâce présuppose la nature ». Le Père Kentenich découvrait en Marie la grande Éducatrice des peuples. Il était convaincu que le maintien du Christianisme dépendait de la fidélité à la Mère de Dieu. Si le Père Kentenich ne laisse que peu d'ouvrages imprimés, en revanche, il grava dans le cœur de beaucoup d'hommes d'ineffaçables empreintes. Sa préoccupation majeure était de réaliser concrètement les inspirations divines. Pour qu'elles prennent corps, rien ne lui paraissait trop pénible. Ses principaux objectifs étaient constamment présents à son esprit, aussi bien dans les services rendus à des particuliers que dans d'innombrables conférences et voyages à travers le monde. Son activité, notamment le caractère marial de sa mission, lui valut souvent l'opposition de l'opinion publique car il allait à contre-courant des fluctuations de la pensée moderne. Loin de se laisser déconcerter, il encaissa toutes les attaques, les fausses interprétations, voire les calomnies, et dirigea les siens avec énergie vers le but voulu par Dieu. L'histoire de l'œuvre de Schoenstatt en est la preuve.

 

Réflexion

 

A moi aussi Dieu a donné une mission à remplir autour de moi, mission de grâce et de responsabilité. Nul ne peut l'accomplir à ma place car cette mission m'est personnelle. Ma formation humaine et spirituelle, mon travail professionnel, mon service auprès des hommes, tout cela fait partie de ma mission. La fidélité à cette mission sera parfois cause d'opposition de la part de mon entourage.

 

Est-ce que je connais bien ma mission personnelle?

Comment supporter les difficultés inhérentes à cette mission personnelle?

Est-ce que je m'efforce de me rendre indépendant face aux opinions du jour?

Aujourd'hui, je réfléchis à la grâce et à la charge de ma mission.

 

« Retirez-nous toute volonté personnelle, et faites de nous les instruments de Votre Bonté, et mettez en nous un cœur pur et fidèle, et permettez-nous d'accomplir Votre Volonté ». (Père Kentenich)

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Septième jour

Fondateur de grandes œuvres

 

« Je te fais père d'une multitude de peuples. Je te rendrai extrêmement fécond, de toi Je ferai des peuples et des rois sortiront de toi » (Genèse 17: 5-7)

 

Par l'intermédiaire du Père Kentenich, Dieu a donné à l'Église un immense Mouvement de renouveau. L'œuvre qu'Il commença au Petit Séminaire de Schoenstatt, par une congrégation mariale d'étudiants, comprend aujourd'hui des communautés ouverte aux  Prêtres et aux laïcs, aux jeunes, aux hommes, aux femmes, aux familles. A partir des communautés types de Schoenstatt, le Père Kentenich étendit le mouvement dans quatre continents. L'œuvre devenait ainsi mondiale et l'unité du Mouvement était garantie par l'amour de la Mère et Reine Trois Fois Admirable de Schoenstatt, le lien entre les différents sanctuaires et la fidélité au Père Fondateur. Former des « hommes nouveaux » dans une « communauté nouvelle », tel fut le but essentiel du Père Kentenich. But vers lequel il aspirait avec ardeur et de toutes ses forces. Toutes les communautés qu'il fonda sont constituées en groupes spécifiques sous une direction autonome. Il est clair et bien entendu que, dans tous ces groupes indépendants et aux objectifs précis, doivent s'épanouir des hommes d'esprit marial, remplis de zèle apostolique. Ils visent la famille idéale dont le trait d'union est un amour respectueux et où chacun se consacre de tout cœur à une seule grande mission: le renouveau marial et religieux du monde. Jusque dans les dernières années de sa vie, le Père Kentenich dispensa largement son amour de Père et de Fondateur aux diverses communautés. Celles-ci s'affermirent d'une manière inespérée et se rapprochèrent de plus en plus. La Fondation ne formait plus qu'une grande famille, ceci malgré la corruption de l'époque, la contradiction et l'instinct grégaire: une époque où tant d'hommes étaient profondément déracinés.

 

Réflexion

 

Nous sommes tous appelés à devenir des « hommes nouveaux », une « nouvelle communauté », une  « nouvelle création » (Galates 6:15) et à servir la « nouvelle communauté », c'est à dire la petite communauté dans laquelle nous vivons et la grande famille du peuple de Dieu. Notre vie a un but sublime. Dieu veut se servir de nous pour ses œuvres. Nos limites ne sont pas des obstacles si nous les reconnaissons et si nous nous confions en la force de Dieu.

 

Que puis-je faire pour la communauté dans laquelle je me trouve?

Est-ce que j'aspire à un amour magnanime et serviable?

Aujourd'hui je serai attentif à combler les désirs du prochain.

 

« Mettez en nous l'Esprit de Force de notre Sauveur pour faire de nous l'amorce d'un monde meilleur » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Huitième jour

Éprouvé par la souffrance

 

« Au jour de l'épreuve il fut trouvé fidèle, c'est pourquoi Dieu lui promit par serment de bénir toutes les nations en sa descendance » (Sir. 44 : 20-21).

 

Avant d'appeler ses prophètes, Dieu leur faisait ressentir leur impuissance. Sa grâce peut alors se répandre dans le vase purifié par la souffrance. Le Père Kentenich dut aussi faire l'expérience de son impuissance physique et spirituelle dans une mesure que Dieu attend de ses préférés. Confiant en sa  grâce, le Fondateur allait à la rencontre de la Croix. Alors qu'il était prisonnier politique, il fit cette prière: « Si Vous voulez mes forces, ma vie, me voici: adsum! Si Vous voulez que mes forces spirituelles diminuent progressivement: me voici! » Rien ne le faisait douter de l'Amour du Père. Sa conviction le poussait à dire: « Sans doute, c'est la voie actuelle qui est la meilleure pour moi. S'il n'en était pas ainsi, Dieu ne me laisserait pas m'y engager ». Il souffrit pour son Œuvre et pour les siens à la manière du Christ, qui disait de Lui-même: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15:13). Il supporta la douloureuse confrontation avec l'Église, car il reconnaissait que Dieu le voulait ainsi. Dans les heures les plus sombres, il ne cherchait aucun soutien humain: il se confiait uniquement à Dieu et à la Très Sainte Vierge. Pour lui, la souffrance était précieuse: quelque chose qu'il pouvait offrir au Père éternel pour le développement de sa Fondation et pour qu'elle puisse accomplir sa mission dans les siècles à venir, pour le bien du monde. A cause de sa fidélité, le Seigneur le bénit ainsi que son œuvre.

 

Réflexion

 

La Croix se présente souvent dans ma vie comme une sombre énigme. Elle me tourmente d'autant plus que j'en saisis moins le sens. La solution est dans la Foi; derrière toute souffrance, la Foi perçoit la présence du Père éternel, le Père de l'Amour infini qui veut purifier son enfant pour se donner davantage à Lui. Celui qui aime croit que la « voie de la Croix » est le chemin du Salut. Le Christ est à la recherche d',hommes qui veuillent bien porter la Croix avec Lui afin que Sa Grâce triomphe dans les âmes.

 

Dans ma vie, quelle est mon attitude face à la Croix? Dans les difficultés que je rencontre?

Les expériences douloureuses ont-elles été pour moi source de bénédictions?

Suis-je décidé à ce que Dieu dispose également de moi dans la souffrance et à accepter la Croix pour le bien des autres? Chaque épreuve est un signe de Dieu.

Aujourd'hui je vais accepter toutes les petites contrariétés comme un signe de l'Amour de Dieu.

 

« Père, vous ne m'enverriez ni la Croix ni les épreuves, si par ailleurs Vous n'offriez aussi des forces toutes neuves pour les supporter » (Père Kentenich).

 

Réciter la prière à Dieu le Père pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

Neuvième jour

« Il aimait l'Église »

 

« Je sais, ô mon Dieu que Vous sondez les cœurs et que Vous Vous plaisez à la droiture, c'est d'un cœur droit que j'ai engagé tout cela, et, à cette heure, j'ai vu avec joie Votre peuple, ici présent, s'engager envers Vous » (1 Ch 29: 17).

 

Le Père Kentenich aimait l'Église et, en Prêtre zélé, se mit totalement à son service. Il vit arriver sur le peuple de Dieu les crises inhérentes à son développement. Mais prévoyant, il envisageait les moyens pour y faire face à longue échéance. Témoin du renouveau dans l'Église, il sur en donner le signal de façon claire et en baliser l'itinéraire. Grâce à son Œuvre, il put mettre à la disposition de l'Église des groupes de chrétiens bien formés et bien préparés: communautés sacerdotales qui dirigent le Mouvement de renouveau ou travaillent avec zèle à la direction spirituelle dans les diocèses; cercles de laïcs ayant pleine conscience de leur mission en vue du renouveau de l'Église et qui entendent la réaliser en communion avec l'autorité ecclésiastique. Fidèle au Saint Siège, le Père Kentenich était attaché à tous les enseignements concernant la Foi et les transmettait par tous les moyens. A l'instar d'autres fondateur de grandes communautés, animé d'un charisme insigne, parce qu'il ouvrait les voies d'une vie nouvelle, il eut à souffrir dans l'Église, il supporta en silence la tension entre la hiérarchie et sa mission charismatique. Les grandes missions doivent être testées, il le savait bien! Elles doivent se modeler à la suite du Christ. Confiant en la fidélité de Dieu, le Père Kentenich espérait qu'il ne laisserait jamais périr, son œuvre.

 

Réflexion

 

Aujourd'hui encore, le penchant à la critique et l'instabilité dans la Foi dominent dans bien des milieux. Acculés aux opinions les plus contradictoires, beaucoup n'entendent plus la voix de la Vérité et se laissent détourner de la fidélité à l'Église et au Saint Père.

 

Est-ce que je fais confiance à l'opinion publique, à n'importe quelle presse, quelle radio, ou au représentant du Christ?

Ai-je le courage d'affirmer mes convictions?

Aujourd'hui, je récite le Credo.

 

« Je veux écouter l'Église: elle doit toujours me trouver ferme dans la Foi et docile à ses enseignements ».

 

« Avec la plus grande fermeté, nous croyons au Message de l'éternelle Vérité. Nous inclinant avec courage et lucide docilité et nous mettant vite à l'ouvrage pour Le suivre sans hésiter ». (Père Kentenich).

 

Réciter la prière pour la Glorification du Père Joseph Kentenich

 

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Nous prions tous ceux qui ont bénéficié de l'aide du Père Kentenich de consigner par écrit comment leur prière fut exaucée et d'en adresser le témoignage à:

 

Secrétariat Père Kentenich

Berg Schoenstatt 7

56779 Vallendar (Allemagne)

www.pater-kentenich.org

 

Sœurs de Marie de Schoenstatt

Foyer de Schoenstatt

Thun Saint Martin

F- 59141 Iwuy (France)

www.sanctuairedelunite.fr

 

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Téléchargez le texte de la Neuvaine au P. Kentenich (pdf) en cliquant ici

 

Cette Neuvaine a été publiée sur Images Saintes le 30 avril 2010. Mise à jour le 21 juin 2018

06 mars 2018

Le Serviteur de Dieu Joachim de Flore

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Le Serviteur de Dieu Joachim de Flore

1130-1202

 

Joachim de Fiore est né à Celico (Cv) vers 1130. Dès son enfance, il manifesta un esprit de prière et aimait se retirer dans des lieux déserts et dans les grottes des falaises de la région de Sila. Quand il commença ses études, il se rendit en Terre Sainte où il écrivit son amour pour les Saintes Écritures. En 1177 il fut été élu abbé et su conjuguer la charge de son abbatiat avec l'étude de la Parole de Dieu. En 1182 il se rendit Casamari puis à Veroli, où il obtint du Pape l’approbation pour son prestigieux commentaire de l'Apocalypse. En 1189, il se retire à Sila, où il fonde la congrégation Florense. Le pape Célestin III en approuva la Règle le 25 avril 1196, puis dans la région de la Calabre, ensuite il multiplie les fondations. Homme de sainte vie, doté de l'esprit de prophétie, il sut conjuguer son caractère fort par obéissance à l'Église à laquelle il soumit tous ses désirs et tous ses écrits. Il mourut le 30 mars 1202, après avoir affronté les rigueurs de l'hiver de la région de Sila. À sa mort, il fut inhumé à Canale près de Pietrafitta. Son corps a été transféré à l'abbaye de San Giovanni de Fiore vers 1226 ou il se trouve actuellement.


Prière


Dieu éternel et tout-Puissant, nous t’en supplions, daigne glorifier ton Serviteur Joachim de Fiore, Abbé Florense, qui méditait sur les Ecritures et su parler de Toi-même en aimant Ta présence Trinitaire dans l'histoire des hommes. Humblement, nous t’en supplions, accordons-nous par son intercession, de contempler déjà sur cette terre ton mystère afin de jouir dans le ciel de la béatitude qu'il a annoncé prophétiquement. Nous Te le demandons pour Christ, Seigneur. Amen.


(Avec Approbation Ecclésiastique)



Pour toute informations, communiquer les grâces reçues, et obtenir du matériel sur le Serviteur de Dieu, contacter :


Vice Postulazione “Servo di Dio Gioacchino da Fiore"

Palazzo Arcivescovile - Piazza Parrasio, 16 - 87100 Cosenza

 


Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

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08 octobre 2017

Le Bienheureux Solanus Casey

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Le Vénérable Solanus Casey

Frère Mineur Capucin

1870-1957

 

Le message du Père Solanus Casey

 

Qui était le Père Solanus ?

Un homme simple. Un Simple Prêtre. Pas un homme de lettres, bien que parfois il écrivait comme un poète. Pas un homme à diplômes, sa pensée, cependant atteignait une grande profondeur. Pour son époque, il était très en avance sur son temps. Tel un prophète, il était un homme avec un message pour notre temps. Tel un prophète, in vécût une vie soucieuse du peuple de Dieu, souffrant et oeuvrant pour la conversion des pécheurs. Son message, toujours celui de la foi et de la confiance en Dieu, était destiné à consoler et à encourager. Il amenait la paix en insistant avec bienveillance sur nos bonnes relations et notre confiance en Dieu et en nos voisins. Ce prêtre, Frère Mineur Capucin, le Père Solanus Casey, est né le 25 novembre 1870, sixième enfant d’une famille de dix garçons et de six filles, dans une ferme du Wisconsin située sur les rives du Mississippi. Ses parents, des immigrants irlandais, l’appelèrent Bernard, comme son père. Très tôt, ses parents qui craignaient Dieu, lui apprirent l’obéissance, la persévérance et la piété, tandis que la vie à la ferme lui apprit à être pratique et plein de ressources.

A 17 ans, il quitta volontairement la ferme pour un autre emploi, désireux d’apporter sa contribution aux revenus de la famille, après plusieurs années de mauvaises récoltes. Il travailla pendant un certain temps à Stillwater, une ville toute proche dans le Minnesota, comme ouvrier sus les chantiers d’exploitation forestière, comme gardien de prison à mi-temps, et ensuite il fut l’un des premiers conducteurs de tramway lorsque Stillwater installa les nouveaux tramways électriques. En 1981, Bernard pût réaliser son vieux rêve: devenir un prêtre. Il commença ses études à 21 ans, en fréquentant le séminaire de St-François à Milwaukee dans le Wisconsin, où il se dédia à sa formation spirituelle et scolaire. Appelé par Dieu à l’ordre des Capucins, il pris le nouveau nom de Solanus. Bientôt il devint un modèle de la pratique religieuse, toujours fidèle au voeux de Pauvreté, de Chasteté et d’Obéissance. Bien qu’il eut certaines difficultés dans ses études, il édifia tellement les autres religieux et ses supérieurs, de sorte que l’on estima qu’il était digne d’être ordonné prêtre le 24 juillet 1904. Son long ministère débuta alors à New-York.

Pendant les quatorze années où il servit la paroisse du Sacré Cœur dans le quartier Yonkers à New-York, Père Solanus y remplit les modestes fonctions de sacristain, de portier, tout en étant directeur de la Congrégation des Jeunes Femmes, directeur des enfants de choeur et il remplît de nombreuses autres fonctions pastorales. Rapidement il édifia ses paroissiens par l’exemple de ses prières à la messe et aux dévotions, ainsi que par sa grande charité envers les malades, les enfants, ceux qui n’étaient pas catholiques et les pauvres. Les malades particulièrement lui étaient dévoués et attendaient avec impatience ses visites de prêtre et son réconfort. Cet apostolat envers les malades et les pauvres se poursuivit en d’autres places aussi. Il fut assigné pour trois ans à la paroisse de Notre Dame des Douleurs dans la ville de New-York, puis à Notre Dame des Anges à Harlem, New-York, pour trois ans. Après plus de cinquante années son nom y est toujours entouré la plus grande vénération.

Peu de temps après sa nomination au monastère des Frères Mineurs Capucins Saint Bonaventure de Détroit, le 31 juillet 1924, Père Solanus s'y fit connaître et aimer par ses vertus. Toujours disponible pour les pauvres, les malades et les âmes en détresse, il apportait son réconfort et son aide aux personnes de tous âges et de tout mode de vie. Il était prêt et disposé à écouter chacun, à tout moment. Son ministère de charité et de réconfort fut spécialement remarqué durant la crise de 1929, lorsque sa sollicitude envers les pauvres inspira aux Frères Mineurs Capucins de Détroit la création de leur soupe populaire, service de charité qui existe encore aujourd’hui. Pendant les années de guerre, de 1941 à 1945, les conseils et les prières de Père Solanus aidèrent beaucoup de familles inquiètes pour leurs filles et leurs fils engagés dans la grande guerre. Rempli de zèle pour la propagation de la Foi catholique, il promut activement l’aide aux missions et fit preuve d’une grande charité et de sollicitude envers ceux qui n’étaient pas catholiques. Ses conseils sages et sa foi ardente conduisirent beaucoup d’entre eux à la Foi catholique.

Toujours plein de zèle pour les âmes, son sacerdoce pour les malades et affligés se poursuivit sans répit, même plus tard dans sa vie, lorsque ses supérieurs qui voulaient lui donner une retraite bien méritée, l’envoyèrent au monastère Saint Félix à Huntington dans l’Indiana au printemps de 1946. Il y passa son temps entre la prière et le ministère envers les malades et les gens dans la détresse jusqu’à ce que sa santé l’obligea à retourner à Détroit, pour y recevoir des soins médicaux spéciaux. Dix-huit mois plus tard, après environ un mois d’hospitalisation où il supporta ses peines avec une grande force d’âme, sa longue vie de sacrifices fut complétée. Ce fut une vie entière qui fut dévouée à la gloire de Dieu, au service et à la sanctification de ses contemporains, dans un sacrifice entier et total, remplissant à la perfection ses devoirs de Chrétien, de religieux et de prêtre de Dieu. Au cours de sa dernière maladie, il a dit: « J’offre mes souffrances pour que toutes ne soient qu’une. Si seulement je pouvais voir le monde entier se convertir ». Sa dernière action consciente fut de s’asseoir dans son lit et de s’exclamer: « Jésus Christ, entre tes mains je remets mon esprit ». Le Père Solanus est mort en odeur de sainteté à Détroit (Michigan) le 31 juillet 1957 à l’âge de 86 ans ou il est inhumé, dans le monastère Saint Bonaventure.

 

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La cause de Béatification du Père Solanus Casey

 

Au début de 1958, le Père Gerald Walker, de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, Provincial de la Province Capucine Saint Joseph envoya aux supérieurs généraux à Rome son rapport sur la vie et les vertus de Père Solanus Casey, de l’Ordre des Frères-Mineurs Capucins. Le Ministre Général des Capucins, Père Benignus de Saint Llario, répondit avec une grande admiration pour Père Solanus, qu’il le considérait comme un extraordinaire exemple, un vrai capucin, voire un double de Saint François. Il écrivit que l’hommage rendu par les catholiques et les non-catholiques au Père Solanus après sa mort, donnent l’ample preuve que notre spiritualité traditionnelle est toujours tout à fait capable de rassembler des personnes dans une conception du monde vraiment spirituelle. Son hommage contribua à soutenir les nombreux récits concernant les vertus exceptionnelles de Père Solanus qui commencèrent à affluer de toutes parts après sa mort.

Un tel nombre de personnes exprimèrent le désir de conserver le souvenir de Père Solanus, qu’en juillet 1960, fut organisée la Guilde de Père Solanus. Elle débuta sous les auspices des Capucins de Détroit, avec l’approbation des Supérieurs de la Province Saint Joseph. L’objectif de la Guilde est de maintenir mémoire de Père Solanus, de répandre la connaissance de son exemple et de sa vie, ainsi que d’oeuvrer à rassembler des informations au sujet de sa vie et de ses actions. La Guilde se dévoue résolument à faire avancer la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu.

En 1966, pressé par les appels urgents de beaucoup d’habitants de Détroit et par la Guilde du Père Solanus, le Père Provincial, le Père Gérard Hesse de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, envoya à la Curie Générale des Capucins de Rome un compte-rendu des faveurs rapportées par beaucoup de personnes, et attribuées à l’intercession de Père Solanus Casey. Le 4 octobre 1966, le Père Bernadin de Sienne, Postulateur Général de l’Ordre des Capucins, nomma le Père Pascal Siler, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, Vice-Postulateur de la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu Solanus Casey. Ensuite, le Père Pascal contacta beaucoup de personnes qui avaient connu Père Solanus et commença à rassembler des informations au sujet de sa vie et de son oeuvre. En 1974, le Frère Léo Wollenweber, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, succéda à Père Pascal et poursuivit les recherches.

Au début de l'année 1961, un écrivain de Détroit, Patrick Derum, proposa d’écrire une biographie de Père Solanus Casey. Il passa sept ans à faire des recherches grâce aux documents mis à sa disposition. Son oeuvre, « Le Portier de Saint Bonaventure », fut publiée en novembre 1968 et a été rééditée plusieurs fois depuis. De plus en plus de personnes qui avait apprécié l’aide de Père Solanus lors de son vivant, relatèrent combien ils avaient été touchés par son contact. D’autres commencèrent à rapporter au Vice Postulateur les résumés des grâces obtenues par son intercession depuis sa mort. La visite à Détroit, en mai 1975, du Ministre Général de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, le Père Pascal Rywalski, donna une nouvelle impulsion à la Cause du Père Solanus Casey. Il encouragea les religieux à la poursuivre, de sorte que le message de Foi et de Charité du Père Solanus puisse inspirer et encourager le monde d'aujourd’hui.

Le 24 juin 1976, lors d’une rencontre avec l’archevêque de Détroit, John Cardinal Dearden, le Vice Postulateur présenta une pétition formelle afin de lancer la Cause de Béatification et de Canonisation du Père Solanus Casey. Petit à petit, les différentes étapes du procès commencèrent se révéler. Une requête officielle pour tous les écrits attribués au Père Solanus fut publiée par le Cardinal Dearden en janvier 1977. En 1980, ces écrits furent rassemblés, dactylographiés et reliés en quatre volumes et finalement emportés à Rome pour le procès. Ce premier document à recommander la Cause auprès de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints, fut présenté en janvier 1981. Après étude, elle fut recommandé au Saint Père, le Pape Jean-Paul II. Celui-ci accorda le Nihil Obstat le 19 juin 1982, en donnant l’autorisation d’introduire la Cause dans l’archevêché de Détroit.

Le 21 septembre 1983, le nouvel Archevêque de Détroit, Edmund C. Szoska émit un décret pour l’introduction de la Cause et ouvrit une instruction. D’octobre 1983 jusqu’en septembre 1984, cinquante-trois personnes, des prêtes, de religieux et des laïus qui avaient été très proches du Père Solanus furent appelés à témoigner au tribunal. Tous avaient gardé un souvenir très vif de la gentillesse de Père Solanus et de sa sollicitude pour leurs problèmes et leurs besoins. Le 8 octobre 1984, l’instruction fut achevée. Des dépositions furent emmenées à Rome et présentées le 13 octobre 1984 à la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints où elles sont toujours en cours d’étude. Ces témoignages doivent prouver par-dessus tout, que Père Solanus a en effet exalté ses vertus à un degré héroïque.

L’exhumation et l’examen du corps du Père Solanus qui a eu lieu le 8 juillet 1987 en la présence de l’Archevêque Szoka et des officiels du Diocèse, a constitué une autre étape importante. Ensuite, son corps vêtu de nouveaux vêtements et placé dans un cercueil en métal fut réinhumé dans une voûte sous le sol du transept nord de l’église de Saint Bonaventure. Nous ne pouvons anticiper le jugement de l’église, mais tous ceux qui connurent Père Solanus espèrent que son brillant exemple deviendra un signe d’espoir et d’encouragement pour tous les Chrétiens d’aujourd’hui. Puissent tous ceux qui sont intéressés et se sentent vivifiés par la vie de Père Solanus prier pour le succès de cette Cause.

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Dates importantes de la vie du Père Solanus Casey

 

1870: Le 25 novembre: Bernard Casey (Père Solanus) nait près de Prescott dans le Wisconsin.

1870: Le 18 décembre: Bernard Francis Casey est baptisé à l’église St-Joseph des Missions à Prescott dans le Wisconsin.

1883: Première Communion dans l’église St-Patrick à Hudson, Wisconsin.

1887: Il quitte l’école cantonale de Burkhardt, Wisconsin.

1887: Il habite et travaille à Stillwater dans le Minnesota.

1890: Il travaille à Superior, Wisconsin sur les nouveaux tramways électriques.

1892: Il étudie au Séminaire St-François de Sales à Milwaukee, Wisconsin.

1896: Le 24 décembre: Il arrive au Monastère de St-Bonaventure à Détroit dans le Michigan.

1897: Le 14 janvier: Il devient le Capucin Novice, Frère François Solanus.

1898: Le 21 juillet: Il prononce ses premiers voeux à la Chapelle de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, puis il poursuit ses études au Monastère de St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1901: Le 21 juillet: Il prononce ses Voeux Solennels au monastère St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1903: Le 8 décembre: Il est ordonné Sous-Diacre de la Chapelle Saint-François de Sales, Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 20 mars: Il est ordonné Diacre de l’église St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 24 juillet: Il est ordonné prête à l’église St-François de Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 31 juillet: Il célèbre sa Première Sainte Messe à l’église St-Joseph d’Appleton, Wisconsin.

1904: Il arrive au Monastère du Sacré-Coeur dans le quartier new-yorkais de Yonkers ou il est affecté.

1918: Juillet: Il est transféré à la paroisse de Notre-Dame-des-Douleurs dans la ville de New-York.

1921: Le 25 octobre: Il est transféré à Notre-Dames-des-Anges dans le Bronx à New-York.

1924: Le 1 août: Arrivée au Monastère de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, sa nouvelle affectation.

1945: Le 23 juillet: Il est transféré à la paroisse de St-Michel à Brooklyn, New-York.

1946: Le 25 avril: Il vit à demi-retiré au Monastère St-Félix à Huntington, dans l’Indiana.

1956: Printemps: Il retourne à Détroit, Michigan, pour se faire soigner.

1957: Le 31 juillet: Il rend son âme à Dieu. Il meurt à l’hôpital Saint-Jean de Détroit, Michigan.

1957: Le 3 août: Il est enterré dans le cimetière du Monastère St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

1987: Le 8 juillet: Son corps est exhumé puis réenterré dans l’église St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

2017: Le 18 novembre: Solanus Casey est béatifié à Détroit, dans le Michigan.

 

 

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La Guilde du Père Solanus, son histoire et son but

 

La Guilde fut créée le 8 mai 1960, lorsqu’un groupe d’amis du Père Solanus se réunit, afin de discuter de l’organisation d’une guilde en sa mémoire. Le 31 juillet 1960, la Guilde tint sa première Assemblée Générale après la Messe du Troisième Anniversaire du Père Solanus. C’est avec l’approbation des Supérieurs Provinciaux des Frères Mineurs Capucins, que furent organisées les élections pour le Conseil des Officiers. Bientôt, beaucoup d’amis de Père Solanus demandèrent d'adhérer à la Guilde. Aujourd’hui, elle est si répandue que l’on trouve des membres dans beaucoup d’endroits aux Etats-Unis et dans quelques pays à l’étranger. Son but est de maintenir la mémoire  du Père Solanus, d’apporter la connaissance de sa vie inspiratrice, de rassembler des informations au sujet de sa vie ainsi que de prier pour la Cause de la Béatification et de lui apporter son soutien. Depuis le début de sa création, la Guilde a activement oeuvré pour la Cause du Père Solanus en la mémoire de qui, les membres ont aidé beaucoup de Novices des Frères Mineurs Capucins et promu les travaux de cet Ordre. Certains membres ont pris part à la tâche ardue qui consiste à repérer des témoins qui ont connu le Père Solanus. Depuis que la Cause a eu une nouvelle impulsion, la Guilde effectue actuellement des travaux de bureau pour le Vice Postulateur de la Cause. Nous encourageons les membres à prier pour la Cause du Père Solanus Casey. Une Messe spéciale a lieu chaque mois pour tous les membres vivants. Une Messe Commémorative a lieu une fois par an pour tous les membres décédés. Une carte de membre spéciale est donnée à chaque adhérent. Tous reçoivent la publication trimestrielle « Father Solanus Guild News ».

 

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Prière pour la canonisation du Père Solanus Casey

 

Ộ mon Dieu, je vous adore et me remets entre vos mains afin d'être la personne que vous désirez que je sois,  Et que j'accomplisse votre volonté aujourd'hui. Je vous remercie des dons que vous  avez donnés au Père Solanus. Si cela est votre volonté, veuillez nous bénir avec la canonisation du Bienheureux Solanus pour que nous puissions imiter et transmettre son amour aux pauvres et ceux qui souffrent dans notre monde. Comme il a accepté avec joie vos plans divins, Je vous demande, selon votre bonne volonté, d'entendre ma prière pour... (votre intention). Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi-soit-il.

 

«Que Dieu soit bénit dans tous ses desseins»

 

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Renseignements et relations de grâces

Guilde du Père Solanus

1780 Mt. Elliott

Detroit, MI 48207-3496 USA

www.solanuscasey.org

 

Mail: solanusguild@thecapuchins.org

 

Téléchargez le texte de cette notice (pdf) en cliquant ici

 

Mise à jour de la page: le 8 octobre 2017


10 janvier 2017

Le Vénérable Isidore Zorzano

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Le Vénérable Isidore Zorzano

1902-1943

 

Isidore Zorzano naquit à Buenos Aires, en Argentine, le 13 septembre 1902. Trois ans après, sa famille revint en Espagne et s’installa à Logroño. Au lycée, il fut l’ami de Josémaria Escriva. Adolescent, il intensifia sa pratique religieuse et chercha l’aide de quelques prêtres pour le conseiller sur sa vie chrétienne. Très investi dans les œuvres de miséricorde, il était toujours disposé à aider les gens. Ingénieur industriel en 1927, il travailla dans le chantier naval de Cadiz. Plus tard, il fut embauché dans la Compagnie des Chemins de fer Andalous, à Malaga où il était aussi professeur à l’École industrielle. C’est à cette période de sa vie qu’Isidoro commença à sentir une profonde inquiétude spirituelle.

En 1930, Josémaria Escriva, ordonné prêtre en 1925, lui exposa le message de l’Opus Dei : chercher la sainteté et faire de l’apostolat à travers son travail professionnel et avec l’accomplissement des devoirs ordinaires. Ce panorama répondant à ses aspirations, Isidore décida de faire partie de l’Opus Dei. Pour cultiver sa vie de prière, il se levait de bonne heure pour assister à la Messe et communier. Il prêtait main forte à des œuvres d’assistance sociale. Son sens de la justice, son esprit de service et sa proximité étaient appréciés de ceux qui étaient sous sa direction. Durant la Guerre Civile espagnole, il secourut de nombreuses personnes en les ravitaillant, en leur procurant son aide spirituelle.

Il réussit à ce que les membres de l’Opus Dei, dispersés par le conflit, soient toujours en contact avec saint Josémaria et unis entre eux. Dans ces circonstances-là, son amour de l’Eucharistie était manifeste. En dépit des restrictions, il fournissait à saint Josémaria et à d’autres prêtres, le pain et le vin pour qu’ils arrivent à dire leur Messe dans la clandestinité. Il gardait les hosties pour porter la communion aux réfugiés et facilitait à ses connaissances l’assistance à la célébration eucharistique. Pour porter secours à tous ces gens, il se servait de son passe-droit argentin, condition d’étranger, très précairement étayée par un extrait de naissance à Buenos Aires. Il aurait pu être arrêté et exécuté à tout moment.

À la fin de la guerre, Isidore travailla dans la Compagnie Nationale des Chemins de fer de l’Ouest. Saint Josémaria lui confia la gestion des œuvres d’apostolat de l’Opus Dei. Il s’y attacha avec une grande disponibilité, beaucoup d’humilité et sans perdre la paix devant les difficultés financières. Isidore qui méditait profondément la vie du Christ, avait un attachement filial envers la Sainte Vierge et montrait combien il aimait Dieu en servant les autres et en prenant soin des petites choses. Au début de l’année 1943 il fut atteint d’une lymphogranulomatose maligne, dont il endura les souffrances avec force d’âme et en s’abandonnant à la volonté de Dieu. Il décéda, en odeur de sainteté, le 15 juillet, à quarante ans. Enterré au cimetière de La Almudena, à Madrid, sa dépouille fut transférée en 2009 à la paroisse San Alberto Magno, à Madrid, où il repose désormais.

La Cause de Béatification d'Isidore Zorzano a été ouverte à Madrid entre 1948 et 1961. elle a été déposée, au terme de sa phase diocésaine, auprès de la Curie Romaine le 25 mars 2006 ou elle est en cours d'instruction. Le 21 décembre 2016, le Pape François a signé le décret sur l'héroïcité de ses vertus par lequel le serviteur de Dieu Isidore Zorzano est déclaré vénérable.

 

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Prière pour demander la glorification du Vénérable Isidore Zorzano

(Pour la dévotion privée)

 

Dieu tout puissant, qui as comblé ton serviteur Isidoro d'abondant trésors de grâce dans l'exercice de ses devoirs professionnels au milieu du monde, fais que je sache moi aussi sanctifier mon travail ordinaire et apporter la lumière du Christ à mes amis et à mes collègues. Daigne glorifier ton serviteur Isidoro et accorde-moi, par son intercession, la faveur que je te demande (...). Amen.

 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

Conformément aux décrets du pape Urbain VIII, nous déclarons ne prétendre anticiper en rien le jugement de l'autorité ecclésiastique, et ne destiner en aucune façon cette prière au culte public.

 

Les personnes qui obtiendraient des grâces par l'intercession du Vénérable Isidore Zorzano

sont invitées à le signaler auprès de l'Opus Dei,

sur leur site internet :

www.opusdei.fr

 

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21 novembre 2016

Le Bienheureux Marie-Eugène de de l'Enfant Jésus

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Le Bienheureux Marie-Eugène de de l'Enfant Jésus

Fondateur de l'Institut Notre Dame de Vie

1894-1967

Fête le 4 février

 

Né le 2 décembre 1894 dans un modeste foyer de l'Aveyron (Le Gua, France), Henri Grialou, encore enfant, s'oriente vers le sacerdoce. Après la première guerre mondiale où il expérimente la puissante protection de Sainte Thérèse de Lisieux, il reprend ses études au Séminaire, y témoignant d'une profonde vie spirituelle. La découverte de Saint Jean de la Croix lui révèle sa vocation impérative au Carmel où il entre dès sont ordination sacerdotale, en février 1922 il prend le nom de Marie-Eugène de l'Enfant Jésus.

Fortement saisi par l'absolu de Dieu et la grâce mariale qui caractérisent le Carmel, le Père Marie-Eugène servira passionnément l’Église et l'Ordre : fondateur de l'Institut Séculier Notre Dame de Vie, Vicaire apostolique des Carmélites de France, Définiteur général et Vicaire général de l'Ordre à Rome, Provincial des Carmes du Sud de la France.

Il emploie toute sa vie à diffuser l'esprit et la doctrine du Carmel pour que soit largement vécue l'union de la contemplation et de l'action. Il transmet cette doctrine carmélitaine dans « la somme de théologie spirituelle qu'est « Je veux voir Dieu », ce chef d'oeuvre qui met l'auteur parmi les grands maîtres de spiritualité que Dieu a donné à l’Église par le Carmel » (P. Général des Carmes), livrant en même temps sa propre expérience de contemplatif et d'apôtre.

Appelé par Dieu à transmettre sa grâce à un grand nombre d'âmes, en 1932, il fonde l'Institut Notre Dame de Vie, dont les membres, laïcs et prêtres, veulent témoigner du Dieu vivant et le révéler aux hommes de notre temps. Son désir est d'ouvrir à tous les Chrétiens, en plein monde et dans la vie ordinaire, les chemins de la contemplation et de la sainteté, à la suite de Sainte Thérèse de Lisieux dont il est « l'un des disciples les plus important au XXe siècle... et pour les temps à venir » (Mgr Guy Gaucher).

Toute la vie du Père Marie-Eugène fut marquée par une emprise puissante de l'Esprit Saint et de la Vierge Marie. En réponse à sa fidélité d'amour, la Vierge Marie vint le chercher le 27 mars 1967, un lundi de Pâques, jour où lui-même aimait célébrer la joie pascale de Marie, Mère de Vie.

Déclaré Vénérable en 2011 par Benoît XVI, le Père Marie-Eugène a été béatifié à Avignon, le 19 novembre 2016. Inhumé dans l'église du Sanctuaire de Notre Dame de Vie, berceau de l'institut qu'il avait fondé à Venasque (Vaucluse, France), le lendemain de la béatification, ses reliques ont ont solennellement étés transférées en la chapelle Sainte Emérentienne de ce même Sanctuaire Notre Dame de Vie.

 

Citations du Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 

« Il est vivant l'Esprit d'amour qui vit en moi et qui m'a pris depuis longtemps. Ma sainteté sera de croire en Lui, en sa présence, et de me livrer à son emprise » (Notes intimes).

« C'est l'Esprit Saint qui fait les prophètes et les saints, c'est Lui qui vit en nous et qui nous montre le chemin qu'est le Christ... Il n'est pas d'autre moyen de sanctification que l'Esprit Saint (Août 1962).

« Priez pour demander de l'amour. C'est l'unique prière à faire. Pour les âmes que j'aime, je ne puis demander que l'amour ; c'est la seule réalité qui vaille quelque chose, la seule chose éternelle a demander pour vous. Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus a été géniale en cela : « Donnez-moi de l'amour » dit-elle au Bon Dieu ». (1951).

« Demandons à la Sainte Vierge qu'Elle nous aide à assurer à l'Esprit Saint cette fidélité qu'Il attend de nous. Qu'Elle fortifie notre foi si faible ; foi qui doit traverser l'obscurité et passer au-delà de toutes les angoisses pour aller à Dieu et croire en Lui. Nous Lui disons : « Je Vous donne déjà tout l'amour que vous attendiez de moi ; maintenant et demain, jusqu'au dernier soupir. Faites que je tienne cette fidélité d'amour » (Juillet 1962).

« Mes enfants doivent être fils de l'Esprit et de la Vierge » (Notes intimes 1953).

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Prière

 

Seigneur notre Dieu, nous Te rendons grâce pour le Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant Jésus, Votre Prêtre, qui a vécu sous la motion de Votre Esprit Saint. Vous l'avez suscité afin qu'il nous apprenne à pouvoir pénétrer dans les profondeurs de Votre Intimité et pour conduire les hommes de notre temps, par les sentiers de la Foi et de la contemplation, à la perfection de l'amour. Faites que sa mission porte toujours plus de fruits en Votre Eglise. Accordez-nous les grâces que nous Vous demandons par son intercession, et, si Telle est Votre Volonté, hâtez-vous de l'élever au rang des Saints de Votre Eglise. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Bienheureux Marie-Eugène de l'Enfant Jésus, priez pour nous !

 

Les personnes qui reçoivent des grâces par l'intercession du Bienheureux Marie-Eugène sont priées de les faire connaître au

Père Postulateur

Notre Dame de Vie

84210 Venasque (France).

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Messe de Béatification du Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

Pour approfondir

 

Site de l'institut Notre Dame de vie

www.notredamedevie.org

 

Site officiel de la Cause de Béatification

http://pere-marie-eugene.org

 

16 mai 2016

La Vénérable Montse Grases

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La Vénérable Montse Grases

Jeune laïque de l'Opus Dei

1941-1959

 

En pleine jeunesse, Montse a perçu l’appel de Dieu à le servir dans la vie ordinaire. Elle a transmis à ses amis et à ses parents la paix de la proximité de Dieu, manifestée de façon exemplaire à l’occasion de la dure maladie qui l’a conduite à la mort. Après le premier cycle de ses études secondaires, elle a suivi les cours de l'École professionnelle féminine du Conseil régional de Barcelone. En 1957, elle a senti dans son âme que le Seigneur l'appelait à suivre dans l'Opus Dei un chemin de sanctification pour vivre en plénitude la vie chrétienne dans le monde : après avoir pris les conseils opportuns, elle a demandé l'admission dans l'Œuvre. Sa lutte pour atteindre la sainteté se caractérisait en particulier par son amour de la très Sainte Humanité du Christ, sa piété eucharistique, sa dévotion envers la Sainte Vierge, ainsi que par une profonde humilité et un grand effort pour servir les autres. Elle a su trouver Dieu, en accomplissant par amour ses devoirs d'étude et de travail, ainsi que dans les petites choses de chaque jour. En juin 1958, on lui diagnostiqua un cancer des os à une jambe. Ce sera la cause d'intenses douleurs supportées avec une sérénité et une force d'âme héroïques. Pendant sa maladie, elle continua d'approcher de Dieu bon nombre de ses amies et de ses camarades, grâce à sa joie contagieuse, qu'elle n'a jamais perdue, et à une capacité d'amitié qui naissait d'un zèle véritable pour les âmes. Elle est décédée le Jeudi Saint, 26 mars 1959. Par un décret daté du 27 avril 2016, Montse Grases a été déclarée vénérable par le Pape François.

 

Prière pour demander la glorification de Montse Grases

Pour la dévotion privée

 

Seigneur, toi qui as concédé à ta servante Montserrat la grâce d'un don serein et joyeux à ta divine volonté, vécu avec une simplicité admirable au milieu du monde, fais que je sache t'offrir avec amour toute mon activité quotidienne et la transformer en un service chrétien des autres. Daigne glorifier ta servante et accorde-moi par son intercession la faveur que je te demande....Amen.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

Si vous avez reçu des grâces par l'intercession de la Servante de Dieu Montse Grases, merci d'en faire parvenir le témoignage à

 

Prélature de l'Opus Dei

Région de France

7, rue Dufrenoy

75116 Paris

www.opusdei.fr

 

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25 décembre 2015

Les Serviteurs de Dieu Alberto Michelotti et Carlo Grisolia

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Les Serviteurs de Dieu Alberto Michelotti et Carlo Grisolia

 

Alberto Michelotti et Carlo Grisolia sont deux garçons de Gênes qui ont vécu l'un et l'autre, une histoire d'amitié, ouverte et alimentée par l'objectif commun d'apporter à tous le don de l'idéal évangélique d'un monde uni, choisissant la voie de « devenir saints ensemble ». En 1980, Chiara Lubich disait aux jeunes du Mouvement des Focolari : « Je vous exhorte à devenir saints, de grands saints, bien vite. Je suis sûre de vous donner ainsi le bonheur en pleines mains ». Alberto et Carlo, deux jeunes italiens, décédés brusquement la même année, à peine quarante jours séparant le départ de l’un de celui de l’autre, ont accueilli pleinement cette invitation.

Alberto

Alberto Michelotti

(1958-1980)

 

Alberto était un garçon intelligent et très talentueux, responsable d'un groupe de jeunes du Mouvement des Focolari à Gênes. Il aimait se mettre à la dernière place pour servir. Les lettres qu'il a laissées, disent sa grande capacité dans l'art d'aimer tous ceux qu'il rencontrait, et révèlent son secret : « Lentement ma vie est en train de changer : il y a « quelqu'un » qui entre de plus en plus dans ma journée, C'est Jésus. Certains jour, je cours à travers la ville, dans une église quand à lieu la dernière messe de la journée : là, je me retrouve avec « Lui » dans l'Eucharistie ; pour y parvenir, je quitte l'université, en sautant d'un bus à l'autre. Soudainement, je pense : « Alberto, il y a un mois, tu n'aurais fait cela pour personne, pas même pour ta petite amie ». Amoureux de la montagnes, il tombe le 18 août 1980 au cours d'une ascension d'un couloir de glace des Alpes Maritimes.

 

Carlo

Carlo Grisolia

(1960-1980)

 

Carlo est né le 29 Décembre 1960. diplômé en agronomie, il vivait dans le même quartier d'Alberto, avec qui il a partagé l'expérience du Mouvement des Focolari. Le lendemain de la mort d'Albert, alors qu'il faisait son service militaire, une tumeur maligne cancéreuse fut diagnostiquée. Avec son caractère extraverti, et son amour pour Dieu, il commença son relais (40 jours) « pour voir Jésus », pendant lequel Carlo dit souvent que « Alberto est là avec lui » pour le soutenir, et « garde Jésus au milieu », comme toujours. Avant de mourir, Carlo avait dit à ses amis rassemblés autour de lui : «Je suis à la fin. Je voulais vous dire de toujours être prêts à donner votre vie les uns pour les autres. J'offre ma vie pour vous tous, mais surtout pour l'humanité souffrante, pour les enfants de mon quartier, de ma paroisse, et pour un monde uni ». Il achève à son tour son plongeon en Dieu le 29 Septembre 1980.

25 ans après leur « départ » pour le ciel, le cardinal Bertone, alors évêque de Gênes, a annoncé qu’un procès en béatification de Carlo et Alberto sera ouvert avec cette particularité :  pour la première fois, on voudrait établir si les deux jeunes sont parvenus ensemble à la sainteté en incarnant par leurs vies la phrase de Jésus : « Là où deux ou plus sont unis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20).

 

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Prière

 

Seigneur Jésus, crucifié et abandonné, qui, dans les mystères de ta vie, de ta mort et de ta résurrection, manifeste ton amour infini pour tous les hommes ; nous t'en prions, fais qu'a l'exemple d'Albert et Charles, nous grandissions dans l'amitié avec toi et entre nous, de manière à ce que croisse en nous la plénitude de la vie chrétienne. Accorde-nous, par leur intercession, les grâces que nous te demandons (...) mais, surtout, d'apporter les fruits de la vie éternelle à tous ceux qui nous sont confié. Amen

+ Tarcisio card. Bertone,

Archevêque de Gênes

 

Les personnes qui ont obtenus des grâces, par l'intercession des Serviteurs de Dieu et Carlo Alberto, sont priées d'en avertir la postulation pour la cause de Béatification :

 

Avv. Emilio Artiglieri,

via Goito 24/7 A

16122 GENOVA

studiolegalecanonico@tin.it

 

Où à:

 

« Comitato Alberto Michelotti e Carlo Grisolia »,

via Palestro 3/3

16122 GENOVA

comitato@albertoecarlo.it

 

Site internet de la Postulation

www.albertoecarlo.it

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Pour approfondir

Documentaire

"Ensemble on peut tout ! Sur les traces de d'Alberto et de Carlo"

31 août 2015

Bienheureux Louis-Edouard Cestac

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Le Bienheureux Louis-Edouard Cestac

Fondateur de Notre Dame du Refuge et de l'Institut des Servantes de Marie

1801-1868

Fête le 27 mars

 

Le Bienheureux Louis-Edouard Cestac, né à Bayonne le 6 janvier 1801, ordonné prêtre le 17 décembre 1825, fut nommé, après quelques années de professorat, vicaire de la Cathédrale, à Bayonne, le 25 août 1831. Le 11 juin 1836, sans autres ressources que sa Foi en la Providence et son recours filial à la Très Sainte Vierge Marie, il fondait un Orphelinat pour les petites filles de la ville. L'année suivante, il entreprenait l'eouvre des Repenties et les recueillait dans un misérable grenier. En 1838, à Anglet, il acquérait au nom de la Très Sainte Vierge, un domaine rural auquel il donna le nom de « Notre Dame du Refuge » et, en 1839 y installait ses pénitentes.

Afin de diriger ses deux œuvres de Charité, sous l'inspiration de la Très Sainte Vierge et sur le conseil de son évêque, il institue la Congrégation des Servantes de Marie, canoniquement érigée le 6 janvier 1842. L'Institut se développe rapidement et, en plus des œuvres primitives, se consacre à l'instruction des petites filles de la campagne. Bientôt ses membres se trouvent dans douze Diocèses de France et à la capitale de l'Espagne, à la tête de 160 établissements. En 1846, il fonde au sein même de la communauté une nouvelle famille, celle des « Solitaires de Saint Bernard », appelées plus communément « Bernadines », vouée au silence perpétuel.

Après une vie de labeur et de souffrances, toute employée à la gloire de Dieu et au salut des âmes, plein de confiance en Marie qu'il avait passionnément aimée et fidèlement servie, Louis-Edouard Cestac mourut en odeur de Sainteté le 27 mars 1896. Déclaré vénérable en 1908, il a été béatifié en la Cathédrale de Bayonne le 31 mai 2015.

 

Pensées du Bienheureux Louis-Edouard Cestac

 

« L'amour de Dieu se nourrit de croix et de sacrifices »

« Regard de Dieu, vérité ! Regard de l'homme, vanité ! »

« Souffrir et offrir ; bien faire et se taire ».

« Qui refuse les croix refuse le Ciel ».

« Une vraie religieuse est une hostie vivante ».

« Aimez Jésus comme l'aimait Marie ; aimez Marie comme l'aimait Jésus ».

« Dans les douleurs de la vie, qu'il est doux de s'abandonner à la Divine Mère du Ciel ».

« Vive la Croix ! Qu'il est bon de la porter pour Dieu avec Jésus, à la suite de Marie ! »

« Oh ! Qu'il est bon au milieu des épreuves de tenir son cœur bien haut, dans l'abandon aux admirables soins de la Divine Providence ».

 

Neuvaine de prière pour obtenir la Canonisation du Bienheureux Louis-Edouard Cestac

 

O Vierge Immaculée, notre Bonne Mère, qui avez, durant sa vie mortelle, favorisé de grâces particulière votre fidèle serviteur, le Bienheureux Louis-Edouard Cetac ; bénissant et protégeant visiblement les œuvres nombreuses et admirables que, sous Votre inspiration, il a établies pour la gloire de Dieu et le salut des âmes sans autre appui que votre maternelle Providence. nous Vous en supplions, en obtenant de votre Divin Fils, la Canonisation de votre fidèle serviteur, afin que l'Eglise le place au rang des Saints du Ciel. Daignez, ô Vierge Puissante, écouter cette prière que nous Vous adressons avec l'ardeur et la confiance la plus absolues, et faites que Jésus nous accorde, par l'intercession du Bon Père, la grâce...

 

Loué et glorifié soit Dieu dans ses admirables serviteurs à jamais !

Bienheureux Louis-Edouard Cestac, priez pour nous

 

Pour approfondir

Blog des Soeurs du Refuge d'Anglet

http://notredamerefuge.over-blog.com/

 

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Pour approfondir, je vous invite enfin à visualiser les vidéos suivantes:

 

1- Le Bienheureux Père Cestac, au service des pauvres

 

2- Messe de Béatification du Père Cestac

3- Emission la vie des diocèses

 Diocèse de Bayonne, Lescar, Oloron