07 septembre 2012

Le Serviteur de Dieu Daniel de Samarate

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Le Serviteur de Dieu Daniel de Samarate

1876-1924

 

Felice Rossini est né à San Macario, dans la commune de Samarate le 15 Juin 1876. A 14 ans, il entra chez les Frères Mineurs Capucins et reçut le nom de Frère Daniel de Samarate. Il émet les vœux temporaires en 1892, puis les vœux perpétuels en 1896. Encore clerc-étudiant, il obtient, en 1898, de partir pour les missions du Brésil. A Fortaleza, en Mars 1899, il est consacré Prêtre et les premiers mois de l'année suivante, il est envoyé à la colonie agricole de San Antonio Prata (PA), dans laquelle il est très actif jusqu'au mois de Janvier 1913, apparaissent les premiers signes de la lèpre, maladie qu'il a contractée dans l'exercice de son ministère. Après une brève période pendant laquelle il sera Prêtre à San Luis-Anil (MA), le 27 Avril 1914, il entre à nouveau à la Léproserie de Tucunbuda, près de Belém, où il est resté jusqu'à sa mort. Là, il assiste avec beaucoup de compassion et d'amour, ceux qui souffrent de la même maladie que lui. Il est mort en odeur de sainteté le 19 mai 1924. L'ouverture de sa cause de béatification a été célébrée dans les diocèses de Milan et de Belem (1997). Un décret de validité a été publié par la Congrégation Romaine pour la Cause des Saints (1998). Actuellement, la préparation de la « Positio Virtutibus » est en cours ; afin que le Père Daniel soit déclaré Bienheureux.

 

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Credo que le Père Daniel et ses frères lépreux récitaient chaque matin

 

Je suis un enfant de Dieu, Dieu habite en moi.

Je peux être ce que je veux parce que Dieu m'y aide.

Je ne me fatigue jamais, parce qu'un Dieu ma force.

Je ne suis jamais malade ni attristé, parce que Dieu est ma santé.

Je ne manque de rien parce que Dieu me donne tout ce dont j'ai besoin.

Parce que je suis un enfant de Dieu, je suis uni à la Divine Présence de mon Père.

Je suis heureux dans tout ce que j'entreprends, car mon savoir et mes connaissances augmentent de plus en plus en moi chaque jour qui passe. Amen.

 

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession du Père Daniel de Samarate

 

Dieu notre Père, « Seigneur du ciel et de la terre », qui avez choisi le père Daniel de Samarate, afin qu'il se donne totalement aux pauvres lépreux du monde, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande....

 

Notre Père... Gloire soit au Père....

 

Seigneur Jésus, Fils unique du Père et notre Rédempteur, qui avez choisi le Père Daniel de Samarate, et qui lui avez donné un grand cœur ardent, capable de servir avec amour et compassion ses frères lépreux dans lequel vous a si bien reconnu, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande...

 

Notre Père... Gloire soit au Père...

 

Ô Esprit Saint, Don Divin du Père et du Fils, qui avez choisi le Père Daniel de Samarate, le consacrant avec votre onction pour annoncer la Bonnes Nouvelles aux pauvres et aux exclus, et en l'associant à la passion et la mort du Christ, dans le service des lépreux, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande...

 

Notre Père... Gloire soit au Père...

 

O Marie, Mère de Jésus et de ses disciples, vous avez accompagné le Père Daniel de Samarate avec une sollicitude maternelle, intercédez pour nous, avec lui, devant le Très-Haut, obtenez-nous les grâces que je Vous demande...

 

Je Vous salue Marie...

 

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Les personnes qui ont obtenu des grâces par l'intercession du Père Daniel de Samarate sont priées d'en adresser le témoignage à

Vice Postulazione,

Convento dei Fratti Minore Cappuccini,

Viale Piave 2,

I- 20129 Milano (Italia)

www.padredanieledasamarate.it

Mail : padredaniele@tiscali.it

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici


30 juillet 2012

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

Saints Franciscains

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

(Bosnie-Herzégovine)

Par le Père Jozo Zovko, O.F.M.

 

Préface

 

Aux pèlerins qui se rendent à Medjugorje et qui visitent le Sanctuaire de Široki Brijeg, et à tous les fidèles Chrétiens, le Père Jozo propose la Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg, pour honorer la mémoire de trente Frères Franciscains de l'Herzégovine, tués par les partisans Communistes le 7 février 1945. C'est un petit livre précieux aussi bien pour les prières que par la documentation, pour tous ceux qui rejoignent le Sanctuaire dédié à la l'Assomption de la Vierge, ce sont des aspects vivants de la Foi d'un petit peuple et d'une petite région Catholique du monde. Le Sanctuaire fait partier d'un édifice complexe qui comprend le couvent, le séminaire, l'école et l'église. Un petit peuple et trente Frères humbles, il y a déjà plus de 50 ans, furent les protagonistes d'une tragique histoire qui se conclut en un drame, resté indélébile dans la mémoire des gens du lieu malgré toutes les tentatives, mêmes violentes du pouvoir Communiste, pour l'étouffer et le faire oublier. Le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge Marie est l'authentique emblème religieux de l'Herzégovine, reconnut également au-delà des limites de la petite région. Jusqu'en 1945, il existant, dans la bibliothèque du Couvent, environ 150 000 volumes qui relataient les étapes de l'histoire et des souffrances du peuple Croate de l'Herzégovine, tout a été détruit ! Aujourd'hui, avec la paix, c'est un devoir civil de remettre en place chaque chose et de ne pas oublier tous ceux, et parmi eux les 30 Frères, qui ont donnés leur sang pour défendre la Foi et les valeurs qui constituent le tissu civil, moral et spirituel de chaque peuple. Ce livre du Père Jozo nous offre l'occasion d'entrer dans le témoignage et de rester dans la correspondance en esprit avec ceux qui ont offert leur propre vie pour la Foi, l'amour pour le Christ et son Eglise.

 

Matteo Rossi

 

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtiennes à tes chers fils martyrs la juste gloire dans l'Eglise pèlerine, cette gloire qu'ils possèdent déjà dans l'Eglise Céleste.

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtienne pour le monde entier une Foi inébranlable, une Foi grande et pure, comme celle témoignée par les Martyrs Franciscains.

 

Comment les 30 frères reçurent la Palme du Martyre

 

Lors de la domination de la Bosnie-Herzégovine par les Turcs, douze franciscains originaires de l'Herzégovine et en provenant de Kresevo en Bosnie, décidèrent de construire un monastère dans leur terre d'origine, comme signe de la foi, et ils choisirent la ville de Široki Brijeg. Ils s'installèrent dans ce petit village et, après avoir acheté à un prix très élevé un grand terrain, ils commencèrent immédiatement à construire l'église qu'ils dédièrent à l'Assomption de Notre-Dame. Ils commencèrent les travaux pour construire le monastère et ensuite, un édifice destiné à devenir un séminaire.

Dans les environs ils ont construisirent un centre scolaire qui comprenait aussi un lycée dans lequel les Frères enseignaient aux jeunes générations de la Bosnie-Herzégovine. Une maison fut également construite pour tous ceux qui venaient de loin pour fréquenter à l'école. Ainsi ce lieu devint un centre culturel chrétien et le sanctuaire est devenu un symbole pour les l'Herzégovine. Très exactement cent ans plus tard, le monastère fut détruit et dévasté. Cela c'est passé ainsi:

Le 7 Février 1945, les partisans communistes décidèrent de détruire jusqu'aux fondations le symbole chrétien et de déraciner la Foi Catholique du cœur du peuple, la bienveillance et la reconnaissance envers les Frères Franciscains. Ils arrivèrent à Široki Brijeg à trois heures de l'après-midi et trouvèrent trente religieux dans le monastère, dont beaucoup d'entre eux étaient professeurs dans le lycée proche du monastère. Les Communistes leur dirent: « Dieu est mort, il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de pape, il n'y a pas d'Église, nous n'avons pas besoin de vous, vous aussi allez travailler dans le monde ». Proférant menaces et blasphèmes, ils cherchèrent à persuader les Frères à quitter l'habit religieux. Ceux-ci leur répondirent: « Nous sommes religieux, des personnes consacrées, nous ne pouvons pas laisser notre habit ».

Alors, un soldat en colère prit la croix et jeta le crucifix jeté par terre. «Voilà, dit-il, maintenant vous pouvez choisir la vie ou la mort ». Chacun d'eux se mit à genoux, pris Jésus dans ses bras et l'embrassa, serrant la croix sur son cœur, chacun dit, comme Saint François: « Tu es mon Dieu, mon Tout ». Comme je l'ai mentionné ci-dessus, certains Frères étaient des professeurs très renommés célèbres, qui avaient écrit de nombreux livres et manuels pour l'école. Mais ils n'ont pas embrassés leurs livres en disant: « Vous êtes tout pour moi ». Non! Ils ont embrassé Jésus, le Maître ! Plein de haine et de méchanceté, les persécuteurs ont alors pris les frères, un par un, ils les ont amenés hors du couvent et les ont tués, puis ils ont recouvert leur corps d'essence sur leurs corps et les ont brûlés.

Les Frères sont allés à l'encontre de la mort, en priant et en chantant les litanies de la Sainte Vierge. Ce sont les militaires qui faisaient partie du peloton d'exécution qui ont témoigné de ces choses. Un de ces soldats est resté marqué par le comportement héroïque des frères. Ce soldat, aujourd'hui, s'est converti et a un fils Prêtre et une fille religieuse.

Dans leur furie, ils outragèrent et effacèrent l'inscription sur la pierre posée au-dessus de l'entrée principale du Monastère sur laquelle était gravé le Nom de Dieu et la dédicace à la Vierge Marie. Cette dédicace est illisible aujourd'hui, mais le sang des martyrs l'a écrite encore plus profondément dans le cœur du peuple et elle brille avec éclat aux yeux du Seigneur. On peut effacer une dédicace, on peut la brûler, la détruire, l'abîmer mais on ne peut enlever la foi du cœur de l'Eglise. Aujourd'hui encore on vit dans le sanctuaire, on honore et on et célèbre la Vierge Marie avec un très grand amour.

Le Sanctuaire est le plus grand de toute la Bosnie-Herzégovine : il est un symbole, un signe. Les Communistes ont pensé qu'en détruisant le « signe », la Foi se serait également éteinte. Au contraire la Foi a grandi et s'est développée sous le manteau et la protection de la Vierge. Nos martyrs Franciscains aussi ont grandi et vécu entourés du manteau de la Vierge. Les corps de trente témoins de la Foi sont restés cachés sous terre pendant des années, on ne pouvait ni les nommer, ni faire aucune commémoration. Mais le sang des martyrs criait et était un exemple pour tous, ainsi de nouvelles vocations ont fleuri comme un arbre rigoureux.

En ce temps là, j'avais 4 ans et je me souviens comment mes parents racontaient souvent ce qu'il était arrivé aux Frères. Et cela se passait aussi dans beaucoup d'autres familles de mes concitoyens. Dans notre cœur grandissait toujours le désir d'imiter nos martyrs et d'en devenir nous-mêmes. Nos martyrs sont des témoins de la Foi et témoins de l'amour envers Dieu et envers le prochain. Les trente Martyrs Franciscains ne sont pas devenus martyrs par hasard ou par accident, eux, consciemment et avec une très grande joie, ont offert leur vie et ont témoigné de leur Foi.

C'est est très important. Comme l'Eglise l'a toujours fait et enseigné, de même, ils ont pardonné à leurs ennemis, ils ont prié pour leurs persécuteurs, ont bénis leurs bourreaux. De la même manière que Saint Maximilien-Marie Kolbe, et bien tant d'autres ! Parmi tous les différents martyrs, l'unique différence est le moyen et le manière du martyre, mais tous ont toujours manifestés une grande ardeur et un grand amour : l'amour qui brûle la haine qui brûle et détruit la violence et tout change et se transforme dans la joie, en une fête, dans la victoire de la Grâce de Dieu. L'Eglise vit du sang de ses fils martyrs. Ils sont toujours une grande force pour l'Église. Nous qui vivons dans ce lieu et vous qui en êtes les pèlerins, nous pouvons réfléchir un peu sur la valeur de notre foi et approfondir combien vaut pour nous notre foi ; combien nous sommes disposés à donner notre que je peux vie pour Dieu, ce que nous pouvons faire pour Jésus, ce que cela signifie pour nous le Christ, sa croix, notre vocation chrétienne.

Une semaine après le massacre de Široki Brijeg, les communistes allèrent à Mostar et trouvèrent sept Frères dans le Couvent. Tout en sachant ce qui s'était passé à Široki Brijeg, ils avaient décidé de ne pas s'échapper mais de rester dans le monastère. L'un d'eux était Fra Leon-Grgo Petrovic, docteur en théologie, né à Klobuk en 1883. Lui, en tant que Provincial des Franciscains, au début de la guerre, avait reçu dans son cœur la grâce de consacrer à la Vierge tous les sur ses frères qui il pensait être en danger. A présent nous pouvons voir comment cette consécration a fleuri. La dévotion à Notre-Dame, cette belle fleur offerte à la Bienheureuse Vierge, a fleuri le jour du massacre, le 7 Février 1945.

Comme Dieu le Père a envoyé son Fils à la mort pour sauver le monde, et Jésus est resté obéissant, acceptant le propre sacrifice, ainsi nos martyrs ont offert leur vie et leur propre sang pour le salut des hommes, pour la paix et pour notre conversion. Ils se sont immolés pour la paix et pour le bien de toute l'Église. Je veux maintenant vous présenter nos frères qui sont devenus mûrs pour le martyre, certains avaient seulement vingt ans, et qui ont été capables de témoigner pour le Christ et de nous montrer qui était le Christ pour eux. C'est avec amour et vénération que je vous révèle leurs noms, prénoms, pour certains je raconte quelques épisodes de leur vie. Ainsi, vous pourrez réfléchir comment chacun, par son propre nom et sa propre vie, peut, aujourd'hui aussi, servir Dieu et peut répondre à son appel.

Frère Bruno Adamcik

Frère Bruno Adamćik : Né en 1908 à Konjic. Il a étudié et a été diplômé en Philosophie et en musique à Bratislava. A l'âge de 37 ans, il est monté à la Gloire du Ciel.

frère Marko Barbaric

Frère Marko Barbarić : Né en 1865 à Klobuc, à l'âge de 80 ans, est monté à la gloire du Ciel. Fra Marko a été un Saint Frère très dévot à la Sainte Vierge. Tous voyaient en lui un exemple de simplicité Franciscaine. Les élèves et les séminaristes de ce temps savaient que Frère Marko avait un esprit saint et témoignaient que celui-ci, se promenant dans le parc du Monastère, parlait souvent avec les oiseaux. Ceux-ci en le voyant, accouraient vers lui pour le saluer et se posaient sur sa main qui très vite se remplissait d'oiseaux. Les témoins disent que, en lisant la vie de Saint François et en regardant le Frère Marko, ils pouvaient imaginer concrètement comme Saint François pouvait parler avec les animaux. A l'époque du massacre il avait 80 ans et il avait perdu la mémoire. Il ne se rendait pas bien compte qu'il y avait la guerre. Ce jour là, il était dans sa chambre souffrant de la thyphoïde et gisant. Les officiels communistes ordonnèrent de le porter lui aussi à l'extérieur et ils firent ainsi, le transportant dans une couverture. Il fut donc tué et jeté au feu.

Frère Jozo Bencun

Frère Jozo Bencun : né en 1869 à Medjugorje, il a été curé à Humac et à Široki Brijeg. A l'âge de 76 ans il est monté à la gloire du Ciel. Tout dévoué à la vie pastorale, il était un grand prédicateur très aimé par le peuple. Son corps a été jeté dans le fleuve Neretva.

Frère Marko Dragicevic

Frère Marko Dragićević : Né en 1902 à Miletina (Medjugorje), professeur de Grec et de Latin, à l'âge de 43 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié en France et à Fribourg (Suisse). En 1935, il est diplômé en Histoire et en Latin. C'était un bon pédagogue ; il ne pouvait pas concevoir que certains de ses élèves ne soient pas reçus et il trouvait donc le moyen d'en exalter les côtés positifs.

Frère Miljenko Ivankovic

Frère Miljenko Ivanković : Né en 1924 à Tubolja près de Duvno, à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était très pieux et humble. Son frère et son neveu sont aujourd'hui Frères Franciscains.

Frère Andrija Jelcic

Frère Andrija Jelćić : Né en 1904 à Štubica, en ce temps là il était le Père Gardien à Široki Brijeg, à l'âge de 41 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar et Breslavia. Bon Prêtre tout dévoué à la pastorale. Il a construit l'église à Čapljina. Le peuple se souvient de lui comme un bon pasteur et un vrai père.

Frère Rudo Juric

Frère Rudo Jurić : Né en 1925 à Radešine, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était clerc avec vœux simples.

Frère Fabijan Kordic

Frère Fabijan Kordić : Né en 1890 à Grljevići, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Frère Fabijan était très pieux et bon. Il fabriquait les habits pour les Frères et s'est préparé ainsi à recevoir un habit qui ne se consume pas : l'habit du martyre.

Frère Viktor Kosir

Frère Viktor Kosir : Né en 1924 à Uzarići (Široki Brijeg), à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Les Frères de Široki Brijeg savaient depuis longtemps que si les Communistes venaient, ils seraient tous tués. Un jour, les Frères se sont réunis dans le Couvent pour parler ensemble sur fa façon dont se comporter devant le danger inéluctable et à la fin, tous décidèrent de rester au Monastère. Personne parmi eux ne voulait s'échapper. Le Recteur, pourtant, suggéra qu'au moins les plus jeunes retournent dans leur famille où ils pourraient se cacher. Et ainsi, cinq séminaristes, par obéissance à leur Supérieur, durent s'en aller du Monastère. Parmi eux se trouvait le Frère Viktor Kosir. Sa maison, dans le village de Uzarići, était distante de 7 kilomètres de Široki Brijeg.

Il resta avec sa famille seulement quelques heures. Puis il dit à ses parents : « Je ne peux rester à la maison, je dois retourner avec mes Frères ». Les parents lui dirent : « Mais on entend le grondement des avions, ils sont en train de bombarder ». Frère Viktor répondit : « Ce n'est pas important, je vais partager le même destin parce que c'est ma communauté ». C'est ainsi qu'il est retourné au Couvent et le jour suivant il a subi le martyre avec les autres. La maman de ce jeune Frère a accouché par la suite d'un autre enfant à qui il fut sonné le nom de Viktor. En grandissant l'enfant voyait souvent la maman pleurer à cause du fils tué. Et lui pour la consoler, lui susurrait : « Maman, ne pleure pas, tu verras, moi aussi je me ferrais Frère ». Aujourd'hui, nous pouvons rencontrer Frère Viktor à Medjugorje où, depuis des années, il exerce son ministère Sacerdotal de manière spéciale au Confessionnal. Cet épisode m'a beaucoup touché et m'est resté imprégné.

Je vois en cet événement la présence du même Esprit qui a appelé Syméon au Temple, au même instant où arrivait Jésus. Syméon ne se serait pas trouvé là à ce moment précis s'il n'avait pas toujours été obéissant et ouvert à la voix de l'Esprit. Et pourtant il est certain que Syméon a toujours été un Prêtre obéissant ! L'Evangéliste Saint Luc écrit que : « Poussé par l'Esorit Saint, Syméon est allé au Temple ». Mais pourquoi y est-il allé ? Il ne le savait pas ! Il a seulement entendu la voix du cœur et il a obéi. Les parents ont mis le Fils dans ses mains, à cause du rite, et c'est alors qu'il compris, pendant la prière et il s'exclama : « Merci, Seigneur, parce que tu as tenu ta promesse. Mes yeux voient mon Sauveur. Je te rends grâce ! » C'est la même chose qui s'est passé pour la Prophétesse Anne. L'Evangéliste écrit qu'elle a été fidèle et qu'elle a vécu toute sa vie dans le temple priant et jeûnant. Si elle ne s'était pas comporté ainsi, elle n'aurait certainement pas compris à ce moment précis le Mystère de la Divine Présence. Je pense que ce fut ainsi pour nos Frères. Etant ouverts à l'Esprit du Seigneur, il ne pouvaient pas ne pas retourner au Monastère. Et je pense aussi que, s'ils étaient vivant, ils n'auraient jamais pu rendre grâce au Seigneur en disant : « Merci, Seigneur, parce que je suis resté vivant ! » Non ! Ils auraient été malheureux tout le reste de leur vie.

Frère Tadija Kozul

Frère Tadija Kožul : Né en 1909 à Mokro (Široki Brijeg), il a étudié à Mostar , à Fribourg (Allemagne) et à Zabgreb. Professeur de Philosophie, de Grec et de Latin. A l'âge de 36 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Educateur des clercs, lesquels n'ont pas voulu le laisser et ont été brûlés avec lui. Il était très aimé pour sa noblesse d'âme, il était aimé de tous. Il savait jouer et plaisanter avec les clercs et en même temps enseigner et éduquer.

Frère Krsto Kraljevic

Frère Krsto Kraljević : Né en 1895 près de Grljevići. A l'âge de 50 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Zagreb, Vienne et Fribourg (Suisse). Quand il est tombé malade il a été un grand exemple pour tous les Frères et le peuple, pour la façon de porter la Croix. A travers la maladie il s'est préparé à recevoir la couronne du Martyre.

Frère Stanko Kraljevic

Frère Stanko Kraljević : Né en 1871 à Mokro (Široki Brijeg), à l'âge de 74 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il fut catéchiste et bon prédicateur. Il était professeur, éducateur et confesseur des Clercs à Široki Brijeg.

Frère Zarko LeventicFrère Žarko Leventić : Né en 1919 à Drinovci, à l'âge de 26 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il confessait les malades et, portant l'Eucharistie, il a attrapé la typhoïde. C'est du lit qu'il fut pris et tué. Il était chapelain à Široki Brijeg.

Frère Bonifacije Majic

Frère Bonifacije Majić : Né en 1883 à Vitina, à l'âge de 62 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Düsseldorf où il s'est diplômé en Théologie puis en Philosophie à Cracovie. Il fut professeur et catéchiste. Un vrai père pour les jeunes. Ses élèves racontaient que durant la nuit, il passait dans les dortoirs pour border les couvertures des jeunes. Il était très aimé des gens comme Frère et comme professeur pédagogue.

Frère Stjepan Majic

Frère Stjepan Majić : Né en 1925à Mitina, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé depuis peu le Noviciat et avait prononcé ses vœux temporaires. Il fut brûlé avec ses éducateurs.

Frère Arkandeo Nuic

Frère Arkanđeo Nuić : Né en 1896 à Drinovci, à l'âge de 19 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Vienne et, après deux ans, il était devenu docteur en Théologie. A Paris, il a étudié la Philogie classique et s'est diplômé à la Sorbonne. Il enseignait le Grec, le Latin, l'Allemand et le Français. Professeur très intelligent, il était appelé « la brebis de Dieu » en raison de sa douceur.

Frère Borislav Pandzic

Frère Borislav Pandžić : Né en 1910 à Drinovci, à l'âge de 35 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il menait le Séminaire comme pédagogue et il enseignait la religion. C'était un Frère de vraie et simple vie Franciscaine.

Frère Kresimir Pandzic

Frère Krešimir Pandžić : Né en 1892 à Drinovci, à l'âge de 53 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Graz (Autriche) et Zagreb. Il détenait plusieurs diplômes et avait reçu pendant trois ans la charge de Provincial. Il fut professeur de langue classique pendant vingt ans et directeur d'école. Très actif, il exigeait le maximum de ses élèves. Il avait de grandes charges, mais il est toujours resté humble.

Frère Fabijan Paponja

Frère Fabijan Paponja : Né en 1897 à Lipno, à l'âge de 48 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, la Philosophie à Innsbruk et à Lubjiana. Il était responsable du Couvent. Très robuste de corpulence mais très sensible envers ses étudiants auxquels il donnait toujours de petits cadeaux.

Frère Nenad Venancije Pehar

Frère Nenad Venancije Péhar : Né en 1910 à Stubicov, à l'âge de 35 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Monstar et à Zagreb, où il s'est diplômé en philosophie. Il exigeait de ses étudiants la même discipline qu'il exerçait pour lui-même. Il ne faisait pas de différence parmi ses élèves, qui l'aimaient et l'imitaient. C'était un Frère dédié à la prière et très pieux.

Frère Melhior Prlic

Frère Melhior Prlić : Né en 1912 à Sovici, à l'âge de 33 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était seulement Frère, non Prêtre et occupait les fonctions de menuisier. Jamais absent à la prière communautaire, il travaillait avec amour respectant la Règle et l'esprit Franciscain. Il était très aimé des autres Frères. Travaillant avec beaucoup d'humilité dans la menuiserie, il était prêt pour le martyre.

Frère Ludovik Rados

Frère Ludovik Radoš : Né en 1925 à Blazuj près de Duvno, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé le Noviciat et prononcé les vœux temporaires.

 

Frère Leonard Rupcic

Frère Leonard Rupčić : Né en 1907 à Hardomilje, à l'âge de 38 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Lille (France), à Fribourg (Suisse), puis à Paris les langues romaines. Il enseignait le Français à l'école. Il a toujours donné un grand exemple de bonté et d'humilité aux professeurs et aux élèves. Ceux ci avaient honte, plus qu'avec les autres professeurs, quand ils n'avaient pas étudiéz.

Frère Mariofil Sivric

Frère Mariofil Sivrić : Né en 1913 à Medjugorje, à l'âge de 32 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était chapelain et éducateur des jeunes élèves et vicaire du Couvent. Il fut un Frère exemplaire, humble et fidèle.

Frère Ivo Sliskovic

Frère Ivo Slišković : Né en 1877 à Mokro (Široki Brijeg). A l'âge de 68 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a travaillé dans différentes paroisses de la Province : Tihaljina, Humac, Bukovica, Kocerin. Il est venu à Široki Brijeg pour passer les dernières années et est devenu martyr avec les autres Frères.

Frère Kornelije Susac

Frère Kornelije Susać : Né en 1925 à Cerno (Humac), à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait fait ses premiers vœux en 1944. Il a été brûlé avec ses professeurs.

Frère Dobroslav Simovic

Frère Dobroslav Šimović : Né en 1907 à Hamzici, à l'âge de 38 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Paris où il était devenu docteur en Théologie. Il était aussi catéchiste dans l'école, puis professeur et éducateur des séminaristes à Široki Brijeg. Il a écrit une dissertation sur le Notre Père en Français.

Frère Radoslav Vuksic

Frère Radoslav Vukšić : Né en 1894 à Studenci, à l'âge de 51 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Vienne. L'Ex-Yougouslavie impose aux enseignants d'être examinés également par les gouvernants de Belgrade. Quand Frère Radoslav se présenta devant ses examinateurs, ces derniers, durant l'épreuve, restèrent stupéfaits de la sagesse et de la culture du Frère. Il fut professeur de mathématiques et de physique, puis directeur du lycée pendant six ans. Un de ses élèves, aujourd'hui un fameux philosophe en Amérique, a écrit sur lui qu'il a été l'homme et le professeur le plus intelligent qu'il ait rencontré.

Frère Roland Zlopasa

Frère Roland Zlopaša: Né en 1912 à Posušje, à l'âge de 33 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Fribourg (Suisse) et la phislosophie à Zagreb. A peine avait-il fini les études en 1943 qu'il est venu à Široki Brijeg. Plein d'enthousiasme et avec de grands idéaux, il enseignait plus par la vie que par des paroles. Il était connu pour ses profondes méditations.

Frère Leopold Augustin Zubac

Frère Leopold Augustin Zubac: Né en 1890 à Čitluk, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Très bon Prêtre et professeur. Frère Léopold était contre-maître à la centrale hydraulique qui produisait l'énergie électrique, construite par les Frère pour leurs besoins et pour ceux de la zone.

 

Beaucoup de nos confrères parlaient les langues étrangères de manière si parfaite qu'on les prenait pour des Allemands, des Français, des Anglais. D'autres étaient des musiciens vertueux, des scientifiques, des prédicateurs. Beaucoup avaient fréquenté les universités en Italie, en France, en Allemagne et possédaient une grande culture. Au total, 66 Frères de la petite Province Franciscaine d'Herzégovine furent tués.

« Dans la vie ils aimaient le Christ. Dans le martyre, ils suivirent Son exemple. Maintenant avec Lui il règnent pour toujours ! Ils étaient content d'être insultés pour le Seigneur Jésus. Et ils ont donné leur vie pour le Seigneur Jésus ! Les martyrs naissent quand ils meurent, ils commencent à vivre avec la fin, ils vivent quand ils sont tués, ceux que l'on croyait exterminés sur la terre brillent dans le Ciel ». (Saint Pierre Chrysologue, Evêque).

Saints Franciscains1

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

 

Chers fidèles et pèlerins, par cette Neuvaine nous désirons honorer et prier nos Martyrs Franciscains. Nous voulons honorer et prier tous les Martyrs de l'Eglise, passés, présents et futurs ! Nous voulons honorer les Frères, les Prêtres, les religieux, les religieuses et les paroissiens tués dans la guerre actuelle, commencée en 1991. Ainsi, nous désirons vous offrir la Neuvaine pour que, priant les Martyrs, vous puissiez développer votre Foi et votre amour envers Jésus, l'Eglise et envers les Frères. Priez avec un cœur ouvert et sincère, afin que l'Esprit Saint vous inspire a faire toujours plus et qu'il vous rende conscients que vous êtes mûr pour offrir votre vie au Christ et à votre prochain. Nous vous offrons cette Neuvaine, afin que vous puissiez, en priant et en suivant les méditations, imiter le Christ et les Martyrs. En méditant et en priant sur la tombe des Martyrs on reçoit souvent des grâces particulières. Beaucoup sont exaucés, beaucoup sont consolés et beaucoup ont trouvé sur la tombe de nos Martyrs, la lumière, la paix, la grâce. Nous espérons que le Seigneur soit proche aussi de chacun d'entre vous.

 

Prions

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Seigneur, méditant sur la mort et le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, morts pour Vous, pour le Peuple Croate, j'ai confiance en Votre Promesse : « Tout ce que vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous le recevrez ».

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et la terre et en Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu par l'Esprit Saint et né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Premier jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent victimes de la guerre. Que leur sacrifice et leur sang versé puisse faire finir chaque guerre qui existent dans le monde et toutes les guerres qui existent dans le cœur de chacun et dans les familles, dans le cœur et la vie de l'Eglise. Que leur intercession, puissent porter du réconfort à toutes les victimes de guerres, afin qu'ils trouvent la force de porter leur propre croix, afin de rendre un témoignage de foi et d'amour pour Vous et le prochain.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Deuxième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent tués et brûlés dans le feu. C'est à travers ce feu qu'ils devinrent un sacrifice de bonne odeur pour Vous. Par leur intercession, faites que nous puissions expérimenter la grâce de la conversion. Que tout l'athéisme et l'orgueil qui sont en nous soient réduits en cendres. Rendez-nous capables, par leur intercession, de savoir aussi à pardonner à nos ennemis et de faire le bien à ceux qui nous haïssent et qui nous rejettent.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Troisième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères Franciscains. Ils avaient fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, décidant ainsi de Vous servir de tout leur cœur. Aujourd'hui, en ce temps d'auto satisfaction, de mensonges et de cupidité, que l'intercession de nos Martyrs puisse nous libérer du mal sous toutes ses formes, afin que nous restions sur cette terre, en vous servant, vous suivant et en vous aimant par-dessus toutes choses.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Quatrième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des professeurs et des éducateurs. Ils ont alimenté la croissance de l'esprit dans la Foi Chrétienne, dans l'Evangile, dans l'amour, l'espérance et dans la paix. Faites qu'ils deviennent un grand exemple pour nos jeunes, afin qu'eux aussi soient capable de Vous aimer au dessus de toute chose, de croire en Vous en en Votre Parole et de s'approcher toujours plus de Vous.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Cinquième jour

 

Seigneur, les Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères et des prêtres. Ils reçurent la force du Saint Sacrifice non sanglant de la Messe, pour pouvoir témoigner par leur sang, l'amour pour vous, pour l'Eglise, pour leur Patrie. O Seigneur, apprenez-nous à aimer et à vivre de la Sainte Messe/ enseignez-nous à vivre en puisant à l'autel et en vos mains ouvertes.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Sixième jour

 

Avant de mourir, nos martyrs dirent: « S'ils emportent tout et le détruisent, ils ne nous prendrons pas la Bible ». Et la Bible est restée dans les mains de nos martyrs. Seigneur, accordez-nous la grâce d'aimer la Bible, Votre Parole vivante par laquelle tout homme vit. Ouvrez nos cœurs à Votre Parole, afin que nous puissions la méditer et l'enraciner dans nos vies. Que nos cœurs puissent devenir des tabernacles vivants de Votre Parole qui, nous inspirant, nous donnera le courage dans le malheur et nous guérira de notre faiblesse.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Septième jour

 

O Marie, Reine des Martyrs, notre Mère, dans Votre Sanctuaire, que les martyrs de Široki Brijeg ont défendu au prix de leur vie dans la prière et le sacrifice, Vous avez montré Votre amour, Votre proximité, Votre intercession maternelle. Par l'intercession de nos Martyrs, aidez tous ceux qui franchiront le seuil de ce sanctuaire pour que leur prières et leurs supplications soient exaucées, qu'ils soient réconfortés dans leur détresse, guéris de toutes maladies et qu'ils y trouvent paix et bénédiction.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Huitième jour

 

Seigneur, les trente Frères Franciscains de Široki Brijeg ont versé leur sang en souffrant le martyre pour la foi, pour Dieu, pour leur peuple et pour leur patrie. Ainsi, ils sont devenus Votre image. Par la puissance de leur sang versé et du Vôtre, ô Jésus, permettez qu'ils soient élevés aux honneurs des Autels, qu'ils soient comptés parmi Vos Saints. Par leur intercession et leur prière, faites que nous soyons comblés de grâce et que nos prières soient exaucées.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Neuvième jour

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous remercions, nous Vous louons et nous Vous bénissons. Par l'intercession de la Reine des Martyrs, accordez-nous la grâce de Vous aimer et d'aimer nos frères avec le même amour que les Martyrs de Široki Brijeg ont témoigné. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Nous remercions ceux qui ont reçus des grâces par l'intercession des Martyrs de Široki Brijeg, d'en aviser l'association

Međunarodno Kumstvo Djetetu Herceg

Bosne UI.K. Stepinca,

12-88220 Siroki Brijeg (Bosnie-Herzégovine)

 

Une catacombe pour les Martyrs

 

A la fin de l'année 1991, la documentation nécessaire pour commencer la Cause de Béatification de nos Martyrs Franciscains a été présentée auprès du Saint Siège à Rome. A Široki Brijeg commenceront bientôt des travaux pour la « Catacombe », un projet qui veut honorer et évoquer les Martyrs Franciscains. La galerie où gisent les corps martyrisés des Frères sera aménagée. On pourra parcourir cette galerie par un chemin de Croix. Les « Panneaux » qui représentent chaque station ont été offerts et réalisés en terre cuite et faits à la main, une à une, par Maria Gasparotti, de l'école d'art de Carrare, en Italie. Le Seigneur Jésus agonisant à Gethsémani, recouvert d'un unique bloc de marbre blanc de Carrare qui pèse 500 kg, est une œuvre de l'entreprise artisanale Gualtieri Dino de Avenza, en Italie, et qui a été offerte par des bienfaiteurs Italiens. Le projet de la « Catacombe » et de l'aménagement extérieur est de M. Bergamasco, de Padoue, en Italie.

 

siroki brijeg 1Quelques mots sur le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge de Široki Brijeg

 

La pose de la première pierre a eu lieu le 23 Juillet 1846 et la construction de l'église, attenante au Monastère, commença en même temps le 23 Septembre 1846. L'édifice érigé à l'époque mesurait 20 mères de longueur et 10 mètres de largeur. En 1863, on décida de construire une église plus grande et le projet fut confié à l'architecte italien Matteo Lorenzoni. Il projeta une basilique à trois nefs en style baroque, mais ne fut jamais réalisée par manque de fonds et d'ouvriers qualifiés. En 1905, la vieille église fut abattue et le 20 Juin de la année on commença la construction de l'actuel sanctuaire qui fut terminé en 1938. Le clocher sur septentrional fut érigé en 1927. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l'après guerre, l'église et le Couvent subirent de graves dommages de la part des partisans communistes qui, pendant trois mois, ont tiré toute l'artillerie. Ce qui restait du patrimoine culturel et précieux de l'église, du couvent et du gymnase fut détruit et incendié.

 

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27 avril 2012

Emission "La vie des Diocèses": Diocèse de Coutances

Emission la vie des Diocèses

Diocèse de Coutances

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Dans cette émission, Monseigneur Lalanne, présente son diocèse ainsi que le Serviteur de Dieu Pierre-Adrien Toulorge, qui sera béatifié le dimanche 29 avril 2012, en la cathédrale de Coutances. La messe de Béatification est à suivre en direct, à 15h30 sur KTO et sur le site internet de la chaine: www.ktotv.com

24 avril 2012

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Marie de la Ferre 2

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Première Supérieure de l'Hôtel-Dieu de la Flèche,

Fondatrice des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

1592-1652

 

Son enfance

 

Marie de La Ferre, issue d'une noble famille du Poitou, naquit en 1592, au manoir seigneurial de La Ferre; et tout annonça par les grâces qui brillèrent en elle qu'elle était appelée à remplir une grande mission: Elle perdit sa mère en bas âge, mais elle eut dès lors le bonheur de se trouver sous la protection spéciale de l'auguste Mère de Dieu. La Vierge Immaculée fit entendre de bonne heure à son jeune cœur des leçons de sagesse et de piété qui portèrent d'heureux fruits. La première et la plus importante fut un attrait intérieur qui l'attacha à Jésus-Christ, caché dans le saint Tabernacle.

 

Danger quelle court de perdre la foi

 

Sous la protection de la divine Marie qui daignait protéger ses jeunes années, elle échappa à l'imminent danger qu'elle courut de perdre la foi. Car une belle-mère calviniste fit tout en son pouvoir pour lui arracher ce précieux trésor, et lui faire perdre les attraits qu'elle ressentait pour la vertu. Elle eut alors beaucoup à souffrir pour se conserver dans ses bonnes dispositions. Cette dure épreuve la rendit plus ferme dans l'accomplissement de ses devoirs religieux, et ne servit pas peu à lui faire apprécier de plus en plus les avantages de la vertu.

 

Danger qu'elle court de se perdre à son entrée dans le monde

 

Un autre danger non moins à craindre attendait la jeune Marie à son entrée dans le monde. Une de ses tantes, touchée de ce qu'elle avait à souffrir de la part de sa belle-mère, la prit chez elle, dans le Château de Ruigné, près la Flèche, qu'elle habitait. Cette dame n'avait point d'enfants, et voyant sa jeune nièce richement ornée de ces belles qualités qui pouvaient la faire briller dans le grand monde, la lança malgré elle dans la haute société, afin de lui procurer un parti avantageux. Elle y fut, en effet, l'objet des plus honorables recherches; et elle s'y complut un instant. Mais bientôt la bienheureuse Vierge qui l'avait adoptée pour sa fille bien-aimée, lui fit apercevoir le danger où elle était de se perdre en suivant une telle voie. Elle recula, saisie d'horreur à la vue de l'abîme qui se creusait sous ses pieds, et reprit pour toujours la vie pure et simple pour laquelle notre Seigneur lui faisait sentir un attrait constant. Encore cette fois, elle eut pour rentrer dans la bonne voie et y persévérer de dures persécutions à souffrir. Mais, par la grâce divine qui la soutenait, elle triompha de tous les obstacles par sa fermeté, sa douceur et son dévouement. Elle eut ainsi le bonheur de gagner à la piété ceux qui avaient voulu l'en détourner.

 

Vertus qu'elle pratique dans le monde

 

Dieu, dont la providence est toujours admirable dans la sanctification de ses élus, avait préparé par les croix et les tribulations Marie de La Ferre au ministère de charité qu'elle devait remplir dans la Sainte Église pour le soulagement des misères humaines. Plus elle avançait dans la carrière de la vie, et plus elle se sentait pressée de ne vivre que pour l'amour de son Dieu, et pour le soulagement de ses membres souffrants. Aussi, se montrait-elle, en toute occasion, un ange dans sa famille et une vraie mère des pauvres. Elle était avide de payer en la personne des malades, les grâces insignes que le Seigneur lui prodiguait dans ses intimes communications, avide de lui gagner des âmes par le zèle ardent qui la dévorait; avide de mortifications, de pénitences et d'humiliations dont elle faisait ses délices, et éprise des charmes que lui faisait éprouver l'esprit d'abnégation et de sacrifice. En retour, favorisée par Dieu des dons célestes qu'il se plaît a répandre dans les âmes qui ne veulent vivre que pour lui, cette humble servante du Seigneur était en grande réputation de sainteté. Aussi, la voix publique la proclamait-elle communément « la sainte Demoiselle ».

 

Elle se consacre aux soins des malades et fonde pour les soigner la communauté des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

 

Telle était la vie sainte que menait Marie de La Ferre, lorsqu'en 1630, elle reçut du ciel une mission spéciale, celle de fonder une communauté de Religieuses Hospitalières, pour honorer la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, pour le soin des malades, sous la protection du glorieux Époux de la Vierge immaculée. La divine Providence lui adjoignit, pour l'aider à faire cette grande œuvre, Monsieur Jérôme Le Royer de la Dauversière, qui, quoique vivant au milieu du monde, était tout occupé des œuvres de Charité. Dans une communion faite avec des dispositions extraordinaires, la servante de Dieu connut plus clairement encore la volonté divine, qui l'appelait à fonder une communauté nouvelle. La vive impression qu'elle ressentit alors resta à jamais gravée dans son âme et lui indiqua l'esprit du Seigneur dont elle devait être animée toute sa vie dans ce qu'elle avait à entreprendre pour la fondation de sa congrégation religieuse.

 

Bénédictions que le Seigneur répand sur la nouvelle communauté

 

La communauté nouvelle formée à la Flèche, après s'être exercée à la pratique de toutes les vertus religieuses pendant plusieurs années, fut canoniquement instituée en 1643. Les bons sujets qui se présentèrent tout d'abord, pour embrasser le nouvel institut, montrèrent qu'il était selon la volonté de Dieu, qui se plut à lui faire porter les plus heureux fruits en l'arrosant de la rosée céleste. On demanda de toutes parts des essaims de cette ruche bénie ; et, en 1651, la Mère de La Ferre en conduisit un elle-même à Moulins. Elle y gagna bientôt l'estime et la vénération universelle. Des postulantes de choix se présentèrent en foule ; des fondations en faveur des malades et des orphelins se multiplièrent, au nombre desquelles il faut ranger celle de Montréal, qui se fit plus tard au milieu des plus pénibles sacrifices et avec des difficultés de tous genres. Aussi, fut-elle accompagnée de bénédictions particulières, comme le prouvent les fruits abondants qu'elle n'a cessé de produire.

 

L’Hôtel-Dieu de Moulins est visité par une terrible épidémie, et la Mère de La Ferre y meurt victime de sa charité

 

En 1652, une inondation de l'Allier ayant envahi les plus bas quartiers de la ville de Moulins habités par les indigents, une épidémie pestilentielle s'y déclara. Les malades arrivèrent en foule à l'Hôtel-Dieu, et y communiquèrent bientôt la contagion aux Hospitalières. Seule épargnée d'abord, leur mère ne cessa pendant deux mois de passer jour et nuit, sans trêve ni repos, du chevet des malades de l'hôpital aux lits de ses sœurs; et quand elle vit celles-ci rendues à la vie, elle se coucha pour mourir. Mais son âme resta ferme, et de sa bouche expirante sortirent ces touchantes paroles: « Quel bonheur, ô mon Dieu, de vous aimer toute une éternité ! » C'était le 28 juillet 1652.

 

Dieu fait éclater les mérites de son humble servante

 

Après sa mort, ses traits s'imprégnèrent d'une céleste beauté. Revêtue de son habit religieux, et embaumée du seul parfum de ses vertus, elle fut exposée dans l'église de l'Hôtel-Dieu jusqu'au moment de l'inhumation : la foule ne cessa de l'entourer et de lui prodiguer les pieux honneurs que les restes des saints ont le privilège d'inspirer; et, malgré ce concours, malgré la chaleur de la saison et la putridité de la maladie, cause de décès, le corps de la Mère de la Ferre fut déposé en la terre sans qu'aucune trace de décomposition s'y fût montrée, et sans avoir exhalé d'autre odeur que celle de la sainteté. Mais ce qu'il y a de plus surprenant encore, c'est que six ans et demi plus tard, c'est-à-dire le 19 décembre 1638, M. Le Royer, voulant procéder à l'exhumation du corps de cette tendre mère des pauvres malades, qui avait été victime de sa charité, sa dépouille mortelle toute entière reparut au jour parfaitement conservée, telle que la terre l'avait reçue le jour de sa sépulture. En faisant ainsi exhumer le corps de la Mère de La Ferre, M. Le Royer avait l'intention de partager ses restes vénérables entre les diverses maisons de son institut. Il fut saisi d'admiration en voyant que ce corps avait été ainsi conservé; mais persistant néanmoins dans son dessein, il confia à la chaux la dénudation des ossements, interdite à la corruption. Il fallut en employer, à diverses reprises, une énorme quantité et faire ainsi, en quelque sorte, violence au ciel.

 

Maximes et avis de Mère de la Ferre

 

« Souvenez-vous sans cesse, disait notre digne Fondatrice, de vivre d'une manière digne de votre sublime vocation; vous êtes les filles de la Sainte et paisible Famille, de Jésus, Marie, Joseph; ce sont là les grands et excellents modèles que vous devez tâcher de copier, autant qu'il est possible à une faible créature ».

« Que rien de créé ne vous arrête ici-bas; veillez continuellement sur vos pensées et sur vos affections, afin que vous n'en ayez que de Dieu ou pour Dieu ». « Souvenez-vous, mes filles, que nous serons jugées sur nos Règles!... »

« Que l'Humilité, la Charité, l'union des cœurs, et les autres vertus qui conviennent à votre état, soient l'étude principale de votre vie ».

« Aimez votre sainte vocation, aimez, vos règles; elles sont de Dieu vous n'en pouvez douter; aimez-les donc et. pratiquez-les avec exactitude ! ».

 Marie de la Ferre

Prière pour demander la glorification de Mère Marie de la Ferre

 

Dieu qui êtes infiniment saint et la sainteté même, et qui faites briller la sainteté dans toutes vos œuvres, daignez avoir pitié de nous qui ne sommes que des pécheurs, et par conséquent très indignes d'être soufferts en votre sainte présence. Nous nous présentons devant votre terrible majesté, quoique nous soyons écrasés sous le poids de nos misères. Ce que nous osons toutefois vous demander avec une entière confiance, c'est la glorification de votre humble servante, Marie de La Ferre. Oui, ô Dieu tout bon et miséricordieux, ce que nous vous demandons, c'est que vous daigniez la glorifier aux yeux des hommes, en nous accordant les grandes grâces que nous sollicitons par son intercession, afin que la sainte Église puisse juger par les prodiges qui se feront par l'invocation de son nom, que vous l'avez introduite dans vos saints Tabernacles, et qu'elle peut sans crainte de se tromper lui décerner les honneurs de l'autel et faire briller sur son front l'auréole de la sainteté. Nous sollicitons cette insigne faveur par Jésus, Marie et Joseph, qu'elle a tant honorés et qu'elle a si puissamment contribué à faire honorer jusqu'aux extrémités de la terre. Ah ! puissions-nous un jour l'honorer publiquement, comme mère compatissante de tous les pauvres malades. Ainsi soit-il.

 

N. B. Si le Ciel daignait accorder quelque faveur signalée par l'intercession de la très honorée Mère Marie de La Ferre, on vous prie d'en informer les Religieuses Hospitalières de Saint Joseph.

 

Textes extraits de « Neuvaine à la très honorée Mère Marie de la Ferre », Montréal, Beauchemin et Valois, 1880

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12 avril 2012

Les Enfants Martyrs des Lucs sur Boulogne

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Le Massacre des Lucs sur Boulogne

28 février 1794

 

En 1793, les Vendéens s'insurgeaient contre le gouvernement révolutionnaire, persécuteur des Prêtres et de la Religion. Pendant près d'un an, ils tinrent tête aux Armées de la Convention qui, pour en finir, organisa les Colonnes Infernales, avec mission de mettre la Vendée à feu et à sang. Le massacre des Lucs, à la date du 28 février 1794, est l'un des épisodes les plus tragiques de cette histoire.

Les Lucs formaient en ce temps-là deux paroisses : le Grand Luc, 2050 habitants, et le Petit Luc, 100 habitants. Les Bleus s'avancèrent sur deux colonnes parties, l'une de Mormaison, l'autre de Legé. « Sur leur passage, tout flambe : villages, étables, barges, paillers. Tout est détruit. On compte des victimes en près de 60 hameaux. Le Curé du Petit Luc, l'Abbé Voyneau, est horriblement massacré dans le chemin de la Malnaie ; les bleus lui arrachent, dit-on, la langue et le cœur qu'ils écrasent sur les pierres du chemin ».

« A l'approche des bandits, de nombreux paroissiens se sont réfugiés dans l'église du Petit Luc, des vieillards, des femmes avec leurs enfants. Ils se préparent à la mort en récitant le Chapelet. Qui dira la ferveur de cette invocation suprême : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.... »

« Les assassins arrivent. Sans un mouvement de pitié, ils déchargent leurs fusils sur la foule agenouillée, ils s'acharnent sur les mourants à coups de baïonnettes... Puis, satisfaits, n'ayant plus rien à tuer, ils s'en vont vers les landes de Launay. Parvenus à quelque distance, ils aperçoivent le clocher du Petit Luc. Ils tirent dessus à coups de canon. Le clocher s'effondre, écrasant de sa masse le monceau des victimes encore pantelantes... » (Abbé Auguste Billaud).

En 1863, on découvrit, sous les décombres de l'église, les ossements de ces martyrs enlacés de leurs scapulaires et de leurs chapelets. Un témoin oculaire, l'Abbé Barbedette, Curé du Grand Luc « en ce temps de persécution la plus atroce » a dressé le long martyrologe de ses fidèles. Il a recueilli 563 noms dont 458 nous ont été conservés. Parmi ces morts, beaucoup d'enfants. La Liste suivante ne comprend que ceux de 7 ans et au-dessous. « Les Lucs, a-t-on dit, avec leurs 110 martyrs en fleurs, sont le Bethléem de la Vendée ».

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Liste des enfants martyrs des Lucs

 

Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,

Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,

Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,

Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,

Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,

Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,

Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,

Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,

Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,

Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,

François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,

Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,

Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,

Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,

Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,

Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,

Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,

Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,

Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,

Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,

Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,

Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,

Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,

Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,

Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,

Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,

N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,

Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,

Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,

Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,

Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,

Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,

Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,

Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,

Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,

Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,

Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,

Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,

Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,

Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,

Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,

Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,

Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,

Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,

Pierre GRIS, son frère, 5 ans,

Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,

Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,

Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,

Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,

Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,

Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,

Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,

Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,

Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,

Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,

Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,

Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,

Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,

Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,

Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,

Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,

Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,

Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,

Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,

Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,

Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,

Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,

Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,

Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,

André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,

Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,

Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,

Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,

Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,

Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans

Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,

Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,

Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,

Jean POGU, son frère, 5 ans,

Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,

Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,

Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,

Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,

Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,

Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,

Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,

Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,

Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,

Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,

Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,

Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,

Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,

Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,

Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,

Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,

Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,

Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,

Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,

Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,

Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,

Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,

Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,

Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,

Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,

Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,

Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,

Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,

Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.

 

En 1947, Son Eminence, Monseigneur Cazaux, Evêque de Luçon, commença le procès de Béatification de ces petits enfants et Monsieur l'Abbé Prouteau, Curé des Lucs, actif promoteur de la Cause, en porta les pièces à Rome. Les grandes personnes ne pourront, hélas ! Prétendre aux honneurs de la glorification officielle par l'Eglise, faute de document précis nous révélant leurs attitude en face de la mort. Pour les petits enfants, évidemment la question de l'acceptation du Martyre ne se pose pas. Il suffira de prouver qu'ils furent immolés en haine de la religion : démonstration relativement facile, semble-t-il, car les persécuteurs ont pris soin d'avouer eux-mêmes leur haine antireligieuse. Aussi se sont-ils vantés d'avoir pu « décalotter à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leur insignes du fanatisme ». (C'est-à-dire, évidemment, leurs chapelets et leurs Sacrés Sœurs). En juin 1960, le Bienheureux Pape Jean XXIII appelait sur le Séminaire des Herbiers « l'intercession des jeunes martyrs ». Prions-les nous aussi et demandons à Dieu le succès de leur cause, unique en son espèce dans les annales de la Sainteté.

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Prière pour demander leur Béatification

 

Seigneur Jésus, qui avez couronné de l’auréole des martyrs les petits enfants de Bethléem immolés à votre place par Hérode, daignez nous accorder la Glorification des petits enfants des Lucs, victimes de l’impiété révolutionnaire. N’est-ce pas en haine de votre nom qu’ils furent eux aussi massacrés, nouveaux Saints Innocents de cette paroisse justement surnommée le Béthléem de la Vendée ? Nous Vous supplions donc, ô Divin Ami des enfants, d'exaucer les prières que nous adressons à ces petits anges, afin que, bientôt, la Sainte Eglise puisse les donner pour modèles aux petits enfants de chez nous. Nous Vous demandons encore, ô Jésus, que l'exemple de leur mort nous apprenne l'amour de Votre Sacré Cœur et la vraie dévotion au Rosaire et que leur céleste protection nous aide à montrer dans toutes les actes de notre vie une fidélité chrétienne digne de nos pères. Amen.

 

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous !

Notre-Dame du Petit-Luc, Reine des Martyrs, priez pour nous !

 

Conformément aux décrets d'Urbain VIII, nous déclarons qu'en donnant aux Victimes des Lucs, le titre de Martyrs, nous n'avons voulu prévenir, aucunement, le jugement officiel de l'Eglise.

 

Nihil Obstat

Luçon, le 22 décembre 1961

+ Ch. Massé, V.G.

 

Imprimatur

Luçon, le 22 décembre 1961

+ A.M. Cazaux, Evêque de Luçon.

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17 mars 2012

Le Vénérable Alberto Capellan Zuazo

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Le Vénérable Alberto Capellan Zuazo

Agriculteur, père de famille et adorateur nocturne

1888-1965

 

Le Vénérable Alberto Capella-Zuazo est né à Santo Domingo de la Calzada (Espagne), le 7 août 1888. Il se marie avec Isabel Arenas le 30 juin 1909. Agriculteur et père de 8 enfants, il a eu une mort sainte dans sa ville natale, le 24 février 1965. Il mène une vie Chrétienne « ordinaire », jusqu'à ce qu'il se convertisse pleinement à Dieu en 1919. quelques mois plus tard, il rejoint l'Adoration Nocturne. Son énergie d'adorateur est reconnue durant 15 ans en tant que président. 660 nuits passées devant le Saint Sacrement lui ont valu d'être promu vétéran, vétéran permanent. Son amour extraordinaire pour l'Eucharistie et la Vierge Marie, le mènent à servir prioritairement les pauvres. Pour eux, il construit un abri en 1928, qu'il appellera « Récollection », ou il prend soin personnellement d'eux jusqu'à la mort : « Que de fois j'ai eu la grande chance de porter le Christ sur mes épaules dans la personne des pauvres ! » il évalue tout sa vie à la lumière de la Foi. Fidèle laïc de notre temps, il a eu une vie de prière très profonde et il a manifesté un très grand amour pour ses frères les pauvres. Le moment est venu de prier avec plus de fois pour sa Béatification.

 

Prière pour la dévotion privée

 

Seigneur, Vous qui avez donné au Bienheureux Alberto Capellan un amour singulier pour les mystères de Votre Corps et de Votre Sang, ainsi que le charisme de Vous trouver et de Vous servir dans les plus pauvres, faites que, moi aussi, je sache vivre intimement uni à Vous, en Vous servant auprès des plus nécessiteux. Faites que Votre Serviteur, Alberto, soit déclaré Bienheureux et, que par son intercession, j'obtienne la faveur que je Vous demande. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Pour communiquer les grâces ou demander des renseignements, veuiller vous adresser à :

Cause de Béatification d'Alberto Capellan-Zuazo

C/ Obispo Fidel Garcia, n°1

E- 26004 Logrono (Espagne)

E-mail : albertocapellan@iglesiaenlarioja.org

Site internet : www.iglesiaenlarioja.org/albertocapellan

 

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16 mars 2012

Le Serviteur de Dieu John Bradburne

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Le Serviteur de Dieu John Bradburne

Le Vagabond de Dieu

1921-1979

 

John Randal Bradburne, fils d'un pasteur anglican, est né à Skirwith, dans le nord ouest de l'Angleterre, en 1921. Après l'école secondaire, dans le Norfolk, il rejoint l'armée en 1939, et sert en Malaisie et en Birmanie, avant d'être rapatrié. A la suite d'un événement en Malaisie, qui fut une véritable expérience de conversion, il passa définitivement d'aventurier à pèlerin. Il embrassa la Foi Catholique Romaine en 1947, lors d'un séjour à l'abbaye de Buckfast. Après avoir fait, pendant quelques mois, une expérience de vie religieuse chez les Chartreux, ressentant l'envie de voyager, pendant 16 ans il erre entre l'Angleterre, l'Italie et le Moyen-Orient. Puis il écrivit à son ami, le Père John Dove, au Zimbabwe, lui demandant : « Y a-t-il une grotte en Afrique, dans laquelle je pourrais prier ? » Peu de temps après son arrivée, en 1962, il confia à un Frère Franciscain qu'il avait trois vœux : servir les lépreux, mourir martyr, et être enterré avec l'habit de Saint François. En 1964 il est gardien d'un nouveau centre situé près de Harare, puis en 1969 il s'installe à la léproserie de Mutemwa, au Zimbabwe, dont il est nommé surveillant. Les soins remplis d'amour et d'affection qu'il donne aux résidents l'amènent finalement à entrer en conflit avec le comité de gestion. Refusant de mettre des étiquettes numérologiques autour du cou des patients et de réduire leur humble régime alimentaire, il est finalement renvoyé. Il s'installe alors dans une hutte préfabriquée, manquant d'eau et d'hygiène, située juste à côté de la léproserie. De là, il continue à aider les lépreux autant qu'il le peut. Il entre dans le Tiers Ordre de Saint François, obéissant scrupuleusement à ses règles, chantant tous les jours l'Office de la Vierge Marie. Chaque jour, il se lève à l'aube pour chanter l'Office des Matines et termine la journée avec les Vêpres et l'Office des Complies. Cette discipline donne le contexte aux nombreux poèmes qu'il écrivit à la charnière des points de la journée. Pendant la guerre civile zimbabwéenne, ses efforts pour prévenir l'exploitation des malades de la lèpre suscite l'hostilité et la suspicion des populations locales. Refusant de quitter le lieu ou il vit, il est été enlevé par la guérilla et le mercredi 5 Septembre 1979, il est mis à mort. Lors de sa messe de requiem, des témoins virent tomber trois gouttes de sang sous le cercueil formant une petite flaque. Le cercueil fut rouvert, mais aucune trace de sang ne fut trouvée. Depuis sa mort de nombreux événements prodigieux liés à son intercession ont été signalés. Sa tombe à Mutemwa est devenue un lieu de pèlerinage. Sa cause de béatification a été ouverte.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu John Randal Bradburne

 

Dieu notre Père, Votre Serviteur John Randal Bradburne a montré la puissance de Votre Amour par sa vie et sa mort. Que son amour du Christ et de Marie sa mère, avec son service désintéressé envers les personnes les moins pris en compte dans le monde, soit un modèle à suivre pour nous. Nous Vous demandons par son intercession les grâces (...), afin que sa générosité et sa sainteté puisse être reconnues par toute l'église. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

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Pour approfondir

Fondation pour la mémoire de John Bradburne

www.johnbradburne.com

 

Bibliographie

« John Bradburne, le Vagabond de Dieu », de Didier Rance, aux Ed. Salvator

Pour commander ce livre sur le Site des Editions Salvator, cliquer ICI

 

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05 mars 2012

La Servante de Dieu Nellie Organ

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La Servante de Dieu Nellie Organ

La Petite Violette du Saint Sacrement

1903-1908

 

Née en Irlande, le 24 août 1903, la petite Nellie fut amenée malade au Couvent du Bon Pasteur de Corkle 11 mai 1907. Les religieuses furent d'abord frappées par l'intelligence déjà très développée de l'enfant et de ses extraordinaires dispositions pour les choses de Dieu. Un mystérieux instinct de grâce l'attirait tout spécialement vers la Divine Eucharistie et la Sainte Passion de Jésus. Elle demandait souvent à la Sœur infirmière de la porter près du Saint Sacrement, surtout les jours d'exposition, et de s'approcher d'elle après ses communions. A l'église, elle se tenait comme un ange, les mains jointes et les yeux fixés sur l'Hostie.

Le Divin Maître entendit le désir de cette âme angélique et ne sût résister à ses ardents appels. Monseigneur l'Evêque de Cork lui donna le Sacrement de Confirmation, et le 6 décembre 1907, premier vendredi du mois, à l'âge de quatre ans et trois mois, Nellie, portée dans les bras de son infirmière, reçut dans la Chapelle du Couvent, avec une ferveur tout a fait singulière, le Dieu de sa Première Communion. Une clarté de joie céleste illumina son visage ravagé par la souffrance et tous les témoins de cette scène en furent dans le ravissement.

Fortifiée souvent par visite sacramentelle du « Dieu Saint », elle communia trente deux fois en moins de deux mois. La petite enfant supporta, avec une patience héroïque et sans plainte, les plus terribles souffrances, immobile dans son petit lit, et pressant toujours son crucifix contre son cœur. Chaque fois qu'elle recevait le Pain des Anges, sa figure se transfigurait, et elle demeurait en action de grâces pendant plusieurs heures. Avec une maturité bien au dessus de son âge, elle exhortait ceux qui souffraient autour d'elle à se souvenir de la Passion du Sauveur, disant qu'Il avait bien d'avantage souffert pour nous.

Des grâces de guérisons et de consolations furent sollicitées et obtenues par ses innocentes et victorieuses prières. Le 2 février 1908, après une agonie, pendant laquelle l'enfant semblait, là l'extrémité de son lit, une vision que fixaient ses yeux grands ouverts, la petite Nellie rendit son âme à Dieu, et comme elle l'avait souvent répété, « prit son vol vers le Paradis ».

Pendant l'année qui suivit, les élèves eurent la pensée de faire une Neuvaine à leur petite Nellie, pour lui demander d'obtenir un « miracle » : celui d'inspirer le Souverain Pontife d'accorder le bienfait de la Communion aux toute petits enfant du monde entier. Quelques mois plus tard, Sa Sainteté Pie X publiait le Décret « Quam Singulari », prescrivant la Communion à tous les enfants qui jouissent de l'usage de la raison. Informé de tout ce qui s'était passé, par une adresse de remerciement, composée par les élèves du Bon Pasteur de Cork, le Saint Père a daigné, dans une lettre-autographe, leur envoyer la Bénédiction Apostolique, le 21 novembre 1910, écrivant de son auguste main que « Nellie encore enfant, a été appelée au Paradis ».

On rapporte des guérisons soudaines, des grâces extraordinaires accordées par l'intercession de la Petite Nellie, au point que sa réputation de Sainteté se répand partout comme le parfum de la « Petite Violette du Saint Sacrement », et que l'on envisage d'introduire sa cause de béatification auprès du Saint Siège.

 

Bénédiction de Sa Sainteté Pie X


« Que Dieu remplisse de toute bénédiction le cher Prêtre Marie-Eugène Prévost et tous ceux qui, à son exemple, recommandent la fréquente Communion aux petits garçons et aux petites filles, leur proposant pour monde la Petite Nellie ».

Le 4 juin 1912,

Pie X, Pape.

 

Prière pour demander la glorification de la Petite Nellie

 

Seigneur Jésus qui avez dit : « Laissez venir à Moi les petits enfants », nous Vous rendons grâce de ce que Vous avez daigné prévenir de Votre Douceur, l'âme de la Petite Nellie, en lui inspirant une grande dévotion à Votre Sainte Passion et un véhément désir de Vous recevoir dans la Divine Eucharistie, en Vous donnant Vous-même en communion dès sa plus tendre enfance et en la favorisant d'une dévotion toute filiale envers Votre Mère Immaculée. Puissent, ô Divin Ami des enfants, tous Vos desseins d'Amour et de Miséricorde sur Votre petite Servante s'accomplir pour Votre plus grande Gloire et pour l'édification des petites enfants du monde entier. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

Albertus Lepidi, O.P., S.A. Magister

 

Imprimatur

Joseph Ceppetelli. Patr. Const. Vicesgerens.

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La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

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La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

Prieure du Carmel de Bergerac

1864-1928


« Tel fut son maintien habituel, toute recueillie en Dieu »

 

Rosa Peyrilles, en Religion Sœur Anne de Jésus, naquit Marminiac (Lot). Elle fit ses études au Pensionnat de la Miséricorde de Bergerac, et entra au Carmel de cette ville le 1er octobre 1885. Elue Prière en 1906, elle fut réélue à diverses reprises. Après 43 ans de vie religieuse, remarquable par son zèle pour le silence et la régularité, par un rare esprit de Foi, d'abandon et de force dans la souffrance. Elle mourut saintement le vendredi 25 mai 1928, âgée de 64 ans.

 

Pensées de Mère Anne de Jésus

 

« Il faut nous prendre comme nous sommes, ne rien désirer de plus que ce que nous avons. Tout ce que nous sommes, nous le sommes par la Volonté du Bon Dieu. Or Il est l'éternelle Sagesse... Ce qui importe, c'est que nous ne cessions pas de monter l'échelle de la perfection, dont les échelons sont nos efforts constants. Au bout est le succès, c'est certain, mais son heure appartient à Dieu. Lui seul sait ce qui nous est bon ; notre petite sagesse le voudrait sur le champ, et si Dieu nous exauçait, nous n'échapperions pas à l'orgueil. Au contraire, un long labeur, le plus souvent doublé d'humiliations, nous prépare la vie éternelle ».

 

« L'homme n'est pas fait pour lui, mais pour Dieu ; le temps de la vie n'est pas donné pour repos mais pour le travail ; la vie n'est pas une jouissance, mais un devoir ».

 

« En se sanctifiant, on vie pour les autres, on devient par son contact avec Dieu un foyer de lumière, de chaleur, de puissance ; on arrête le courroux divin en payant pour autrui à la Justice Divine, on soulage les autres par son dévouement, la Charité. On les stimule par l'exemple ».

 

« Courage ! La vie est courte, la souffrance passagère ; nous allons vers le paradis ; laissons-nous entraîner par le divin courant de la Grâce, qui tout en apaisant notre soif, adoucit le chemin et qui, lorsque nous serons arrivés au terme, nous pénétrera, nous environnera de félicité ».

 

« Le moyen de se faire une volonté propre, c'est de mettre cette volonté en perpétuel exercice. Si nous souhaitons avoir une volonté forte, généreuse, magnanime, demandons lui des efforts quotidiens, souvent renouvelés tout au long du jour ; habituons la à ne pas calculer devant l'effort, à ne pas hésiter, afin qu'elle règne en maîtresse sur tout l'être ».

 

« La Carmélite est un réservoir de grâces et d'amour tout rempli du Sang de Jésus. Il déborde sur le monde entier quand elle est très fidèle ».

 

« Dieu ne met ni bornes ni réserves en se donnant à nous, et nous voudrions en apporter mille avec Lui ! Quelle viles créatures nous serions! »

 

« Mon Dieu, je Vous aime !... Je Vous remercie !.... que Vous êtes bon de me faire tant souffrir ! O Jésus, toutes Vos Volontés sont exquises... Je suis le petit Amen du Cœur de Jésus, à tout ce qu'Il fait, à tout ce qu'Il veut, je dis : Amen ! Amen ! »

 

« Je voudrais que chacune des secondes de la vie qu'il me reste dure mille ans, même avec les souffrances que j'endure, pour pouvoir servir d'instrument à la Rédemption ! ».

 

« Il ne faut pas que je trompes tant d'espérance en restant sur la terre. Il faut que je parte bien vite... Je suis chargée de tant de messages et de requêtes... Oh ! En attendant, je vais prier et souffrir pour eux tous ! »

 

Prière pour obtenir la glorification de Mère Anne et solliciter des grâces par son intercession

(réservée au culte privé)

 

O Dieu qui n'êtes qu'Amour et Miséricorde, prenez en pitié nos misères et daignez exaucer la confiante prière que nous Vous adressons par l'intercession de Mère Anne de Jésus Votre Servante, qui voulait tout devoir à Votre Miséricorde. Par elle, que Votre Bonté infinie nous accorde les grâces... que nous sollicitons avec instance. Souffrez aussi que nous Vous demandions, si cela est conforme à Votre bon plaisir et au bien de nos âmes, de glorifier Votre humble épouse afin qu'elle nous aide à mieux Vous servir et aimer. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

R. Dupin de St Cyr, V.G.

Périgueux, le 1er octobre 1933.

 

Relations de grâces

Carmel de Bergerac

79, rue Valette

F- 24100 Bergerac (France)

Mail : carmel-de-bergerac@wanadoo.fr

 

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29 février 2012

Le Serviteur de Dieu Guy de Fontgalland

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Guy de Fontgalland

1913-1925

 

Cet enfant prédestiné mourut dans sa 12e année à Paris, le 22 janvier 1925. Il eût trois grandes dévotions : la dévotion au Petit Jésus, à la Sainte Vierge et au Pape. Le matin de sa première communion, à sept ans, le Petit Jésus lui dit : « Tu ne seras jamais Prêtre comme tu le désires ; tu seras Mon ange ; Je viendrais bientôt ». Deux ans plus tard, Notre Dame de Lourdes l'avertit qu'Elle viendrait le chercher un samedi, pour l'emmener au Ciel tout droit. Guy mourut un samedi, et aussitôt après sa mort, accorda de grandes grâces.

 

Les trois dévotions de Guy

 

Le Petit Jésus

 

« Jésus et moi nous nous aimons tellement ! »

« Je voudrais faire aimer le Petit Jésus dans le monde entier ».

« Quand Il est dans mon cœur, Il me parle ; je l'écoute et je le savoure ».

« A l'élévation je le fixe et lui demande des grâces ; c'est mon moment ! »

« Je ne veux être remarqué par personne ; je ne veux être regardé que par le Petit Jésus ! »

« Maman... Je l'aime le Petit Jésus, dis-le lui pour moi ; ça me fatigue de parler ».

« O Jésus, je t'aime... maman ! » (Sa dernière parole)

 

La Sainte Vierge

 

« Ma Maman du Ciel est plus bonne que toutes les mamans réunies ».

« La Sainte Vierge m'aime tant qu'elle va venir me prendre pour me mener au Ciel tout droit... Elle me l'a promis à Lourdes ».

« Que j'ai appris de choses en récitant lentement l'Avé Maria ! »

« Que serait-il arrivé si la Sainte Vierge n'avait pas dit oui le jour de l'Annonciation ? »

« Le plus joli mot qu'on puisse dire à Dieu, c'est oui ».

 

Le Saint Père

 

« Demandez de communier très tôt. Dites que vous avez envie du Petit Jésus... Et puis le Pape l'a dit : « Il faut, il faut... »

« Oh ! Le Saint Père, je l'aime... Peu m'importe son nom, c'est le Pape, je l'aime ! »

« Je construirai un avion. Je l'offrirai au Pape pour qu'il puisse se promener autour du Vatican ».

« Quand j'irai le voir, je lui dirai : Saint Pape, je vous aime bien ».

 

Prière à Jésus, ami des enfants, pour obtenir des grâces par l'intercession de Guy de Fontgalland

 

O Jésus qui jadis, en Galilée, avez donné comme modèle à Vos disciple un tout petit enfant, faites-nous aimer l'Eucharistie, la Sainte Vierge, et le Pape, comme les aimaient le petit Guy... Et puisqu'il Vous plaît de toujours confondre la force par la faiblesse, glorifiez-Vous en glorifiant cet enfant, ami de « son Petit Jésus, de sa Maman du Ciel et du Saint Père ». Nous Vous supplions donc, ô Jésus, d'exaucer toutes les prières adressées à Guy, afin que la Sainte Eglise, refaisant Votre geste Divin de Galilée puisse un jour nous donner comme modèle ce tout petit communiant de sept ans. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

Lugduni die 1 octobris 1928,

A. Rouche, V.G.

 

Quiconque reçoit des grâces, est prié de le signaler auprès de l'Association

"Les Amis du petit Guy de Fontgalland."

3 passage de la fontaine

94800 Villejuif (France)

E-mail amisdeguy-defontgalland@neuf.fr

 

Biographie plus détaillée de Guy de Fontgalland,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-881069.html

 

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