01 décembre 2010

Vénérable François-Marie Paul Libermann

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Le Vénérable François-Marie Paul Libermann

Né à Saverne (Alsace) le 12 avril 1802

Converti du Judaïsme en 1826

Ordonné Prêtre 18 septembre 1841

Mort à Paris le 2 février 1852

En 1841, il fonda, pour l'évangélisation de l'Afrique, la Société du Saint Cœur de Marie, qui devait s'unir, en 1848, à celle du Saint Esprit. Il devint alors Supérieur Général de la Congrégation du Saint Esprit et du Saint Cœur de Marie. Le 10 juin 1910, l'héroïcité des vertus du Serviteur de Dieu était promulguée par un décret du Pape Saint Pie X.

« Dieu c'est tout, l'homme c'est rien ».

« Ferveur, Charité, sacrifice ».

Prière pour obtenir la Béatification du Vénérable

Esprit Saint, qui avez choisi Votre Serviteur François-Marie Paul pour restaurer la Société qui Vous est consacrée, daignez opérer par lui une oeuvre de Votre Toute Puissance. O Marie, qui par votre Serviteur avez suscité des apôtres de Votre Cœur Immaculé et les avez envoyées aux âmes délaissées du continent Africain, obtenez que bientôt nous puissions avec elles l'invoquer comme leur protecteur au Ciel. O Divin Esprit, ô Saint Cœur de Marie, glorifiez votre Serviteur François-Marie Paul en nous accordant par son intercession... (spécifier la grâce que l'on demande).

Imprimatur

Leo. Ad. Card. Amette

Arch. Parisiensis

Les personnes qui reçoivent des grâces attribuées au Vénérable sont priées de les faire connaître à la Maison Mère de la Congrégation du Saint Esprit, 30, rue Lhomond 75005 Paris.

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Renseignements

http://spiritains.free.fr/sources/libermann/libndx.htm


Site officiel des Pères du saint Esprit

www.spiritains.org

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08 novembre 2010

Le Serviteur de Dieu Antonio Gaudi

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Le Serviteur de Dieu Antonio Gaudi

Le Saint Architecte

1852-1926


 

L'architecte espagnol Antonio Gaudi, connu notamment pour la construction de la Basilique de la Sagrada Familia de Barcelone, encore inachevée, a récemment eu sa Cause de Béatification acceptée par le Saint Siège. Gaudi, né en 1852, fut rapidement reconnu comme un génie dans son domaine. Les familles les plus aisées de Barcelone lui accordant de grandes commissions afin de  construire des bâtiments et des maisons, cela fit accroitre sa notoriété et sa richesse à un âge assez jeune. Les oeuvres de Gaudi sont uniques et modernes de par leur structures et par leur ornement, qui se constitue de façon très complexe, s'inspirant des organismes biologiques que l'on trouve dans la nature. L'architecte, rejetant les convention, employa des couleurs et incorpora bien souvent les mosaïques dans des structures en béton. La reconnaissance précoce Gaudí a reçu conduit à sa commission à la construction du Temple Expiatoire  de la Sainte Famille en 1878, dont le projet avait vu le jour en 1878, sous l'impulsion de Saint Joseph Manyaet y Vives, en réparation pour les outrages commis contre la famille. La Sagrada Familia deviendra non seulement l'œuvre de sa vie, mais aussi la source principale de sa conversion. Gaudi passa les dernières années de sa vie à superviser la construction de la sublime et magnifique église et à recueillir des fonds afin de financer sa construction. Pendant cette période, il devint profondément croyant: il assistait à la Messe chaque jour et vivait dans une prière continuelle, l'on rapporte même qu'il a bénéficié de grâces et de lumières mystiques. Il renonça à sa richesse matérielle et se consacra totalement à son chef-d'œuvre qui est toujours en construction. L'engagement du Saint architecte dans son oeuvre et son ascétisme continuèrent jusqu'à mort, en 1926, à la suite de blessures reçues après s'être fait renverser par un train de banlieue, alors qu'il se rendait à la Messe quotidienne. Après l'accident, Gaudi, pauvrement habillé, fut pris pour un mendiant et envoyé à l'hôpital des indigents. Quand ses amis le retrouvèrent, Gaudi refusa d'être conduit ailleurs. Deux jours plus tard, le 10 juin 1926, âgé de 74 ans, Antonio Gaudi remit son âme entre les mains du Père. Si Antonio Gaudi accède aux honneurs de la Béatification, il sera le premier artiste professionnel à atteindre cette dignité. C'est en partie pour cette raison, que beaucoup espèrent que la béatification de ce génie artistique et de ce fervent et pieux Catholique se fera rapidement. Le Vénérable Jean-Paul II ainsi que son successeur Benoit XVI, ont eus un intérêt pour l'aboutissement de sa cause, le Pape Benoît XVI, a consacré la Sagrada Familia et lui a décerné le titre de Basilique Mineure le 7 novembre 2010.

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Prière pour demander la glorification du Serviteur de Dieu Antonio Gaudi

Pour la récitation privée


O Dieu notre Père, nous Vous rendons grâce d'avoir accordé à Votre Serviteur Antonio Gaudí, architecte, un grand amour pour la Création et un amour ardent pour l'imitation les Mystères de l'Enfance et de la Passion de Votre Divin Fils. Permettez, nous Vous en supplions, qu'à son exemple et avec la grâce de l'Esprit Saint, nous ayons, nous aussi le goût et l'amour du travail parfaitement accompli, et daignez glorifier Votre serviteur Antonio Gaudi, en nous accordant par son intercession, les grâces que nous Vous demandons (...). Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


Relations de Grâces

Paroisse de la Sagrada Familia

C/ Provença 450

08025 Barcelona (Espagne)

www.sagradafamiliabcn.com


E-mail: lboneta@arqbcn.org

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25 octobre 2010

La Servante de Dieu Audrey Santo

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La Servante de Dieu Audrey Santo

1983 - 2007


Audrey-Marie Santo (19 Décembre 1983 - 14 Avril 2007), communément appelée « la Petite Audrey, par les visiteurs qui venaient lui rendre visite, s'est quasiment noyée le 9 août 1987, à l'âge de 3 ans, dans la piscine de la propriété de sa grand-mère. Elle fut emmenée immédiatement à l'hôpital, ou les médecins lui donnèrent trop de phénobarbitol ce qui la plongea dans un coma profond dont elle émergea au bout de 3 semaines dans un état appelé mutisme acinétique. Audrey fut réduite à l’état végétatif. Elle n'était capable que de bouger les yeux et un petit peu les doigts. Sa mère, Linda, emmena le corps désormais lourdement handicapé de sa fille en pèlerinage à Medjugorje, où elles furent présentes lors d'une Apparition de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, Audrey sembla consciente durant l'Apparition et hocha de la tête comme pour dire « Oui ». Linda sa mère compris qu'Audrey communiquait avec Très Sainte la Vierge Marie et qu'elle avait donné son accord pour devenir une âme-victime. Audrey ne fut pas guérie de sa maladie physique à Medjugorje, mais elle y reçut une grâce infiniment plus grande: celle d’obtenir la guérison de ceux qui se confient à son intercession! Des miracles eucharistiques, les stigmates d'Audrey, des parfums de rose et des faits surnaturels ont entouré sa personne depuis l’année 1989, à tel point que l’Eglise locale a fait une enquête à ce sujet, excluant qu’il s’agisse d’une tromperie... Son cas rappelle au monde la valeur inestimable de la vie humaine, quel que soit l’état dans lequel la personne se trouve. Dans notre société qui prône la culture de la mort à travers l’avortement, l’euthanasie et le fait de tuer des embryons humains dans un but thérapeutique, Audrey Santo et sa famille ont, au contraire, choisi la vie. Les démarches en vue de l'ouverture de sa cause de béatification sont en cours.

Bibliographie: "Choisir la vie, le miracle Audrey Santo", de Patrizia Cattaneo, disponible aux Editions du Parvis

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Prière pour obtenir une faveur par l’intercession de la Servante de Dieu Audrey Santo


Seigneur Jésus-Christ, Vous avez fait de la jeune Audrey Santo une âme-victime qui s’est sacrifiée pour être, pour notre temps, une missionnaire et un témoin de Votre amour. Donnez-nous de partager son grand amour de l’abandon à la Volonté Divine, et de Votre Divine Présence toujours Vivant parmi nous. Ô mon Sauveur, accueillez l'offrande de nos souffrances pour la conversion de nos frères. Accordez-moi aussi, par l’intercession d’Audrey Santo, la faveur de (…) que je Vous demande avec confiance, en communion avec elle et tous les Saints envers qui j’ai une fidèle dévotion, pour la plus grande gloire de Dieu.


Ô merveilleuse petite Audrey, par l’offrande des mérites de tes indicibles souffrances et de ton héroïque et édifiant abandon à la Volonté Divine, intercède pour moi (nous) auprès de Dieu notre Père et de Jésus Son Divin Fils, notre Sauveur, et obtiens-moi (nous) la grâce de (…)
Petite Audrey Santo, prie pour nous et avec nous. Amen.

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Relations de grâces

Little Audrey Santo Foundation
68 S. Flagg Street

Worcester, MA 01602 U.S.A.

www.littleaudreysanto.org


Mail: saint@littleaudreysanto.org

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12 octobre 2010

La Servante de Dieu Élisabeth Leseur

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La Servante de Dieu Élisabeth Leseur

« Toute âme qui s'élève, élève le monde »

1866-1914


Lorsque, dans les années 1920, le frère Marie-Albert Leseur reçoit l'ordination sacerdotale, l'étonnement ne vient pas de la vocation tardive de ce Dominicain déjà âgé, mais parce que cette vocation a été obtenue, ainsi que la conversion de cet incroyant convaincu, par les prières de sa femme Elisabeth, décédée d'un cancer en 1914. Elisabeth Arrighi naît à Paris le 16 octobre 1866, première de cinq enfants. Son père, d'origine Corse, est avocat. Elisabeth hérite de lui une nature généreuse, gaie et accueillante, de sa mère une vive intelligence et une mémoire exceptionnelle. Malgré ses fréquents déménagements autour de Paris, la famille Arrighi est un pôle intellectuel où se côtoient des artistes, des savants, des philosophes. Mais, autant que ses capacités intellectuelles, se développe chez la fillette l'aspect religieux. Elle a onze ans quand elle se rend pour la première fois au catéchisme afin de préparer sa première communion: « J'étais bien embarrassée, alors j'ai fait tout bas une petite prière à la sainte Vierge et je n'ai pas tardé à me mettre à l'aise ». Elle s'examine sans découragement, mais sans complaisance: « Mon principal défaut à moi, c'est l'esprit de contradiction. Lorsqu'on dit une chose, je dis le contraire ». Elle est également taquine et très entêtée: « Je ne veux jamais avouer que j'ai tort. Je supplie le bon Dieu de m'aider pour que, lorsque j'aurai commis une faute, je l'avoue aussitôt. » Elle communie le 15 mai 1879 avec une grande joie: « Je n'étais plus seule, j'étais avec Notre-Seigneur. Je ne pouvais pas parler, j'étais trop heureuse. » J'écoutais le bon Dieu qui parlait à mon âme. Dans cette ferveur, elle change sa manière d'étudier: « Sitôt que l'on me faisait une observation, je cherchais à l'écarter; je travaillais mollement. Mon Dieu, aidez-moi à vaincre ma légèreté, à devenir sérieuse, travailleuse, attentive, dévouée. »


À vingt ans, dans les soirées mondaines, Elisabeth ne passe pas inaperçue: elle est charmante et distinguée, sa culture est étendue, son intelligence ouverte et prompte, son caractère gai. Le jeune Félix Leseur, étudiant en médecine, remarque « son joli rire, sa fraîcheur et sa franchise ; nous avions les mêmes goûts ». Le 31 juillet 1889, à 22 ans, Elisabeth l'épouse: J'ai trouvé en Félix tout ce que je désirais. Mais ce mari qu'elle aime tendrement va s'employer à détruire sa foi. Félix, au début de leur mariage, s'était déclaré « très respectueux de la foi et de la religion catholiques. Comment étais-je devenu, de sceptique, antireligieux? La neutralité est un mythe ou une duperie ». Peu à peu, il devient jaloux des croyances de sa femme. En septembre, Elisabeth souffre d'une péritonite que les médecins ne peuvent opérer et dont elle ne guérira jamais complètement. Elle se rétablit doucement et commence avec son mari une série de voyages qui les enchantent tous les deux. Il en profite alors pour l'entraîner dans un tourbillon de mondanités; d'autre part, comme elle est avide de connaître et d'accroître sa culture, Félix lui propose d'étudier le latin et le russe et lui fournit des livres « pleins de génie, certes, mais d'un génie anarchique et destructeur. En 1896 et 1897, Félix voit le succès de son œuvre détestable »: Elisabeth ne prie plus et cesse de pratiquer. Plus tard, Félix frémira devant sa responsabilité dans cette crise intérieure: « Quand je pense à quels dangers j'ai exposé Elisabeth en brisant chez elle le seul point d'appui, le seul secours qui soit! » Un jour, en lisant un livre attaquant le christianisme, Elisabeth est frappée par l'indigence du fond et la fragilité des arguments: dans une salutaire réaction, elle revient aux sources ainsi contestées, à l'Évangile. Félix est furieux, mais rien n'arrêtera plus « cette œuvre admirable de la conversion intérieure, provoquée, guidée, accompagnée par Dieu seul ». Cette foi retrouvée va inspirer toutes ses conversations: « Il ne faut pas être un génie pour défendre sa foi! » et toutes ses actions, l'organisation de sa vie, dans une discrétion et un respect absolu des convictions athées de son mari.

 

Elle fait sienne la devise dominicaine: « Orare et laborare », prier et travailler. La mort de sa sœur en 1905 et le retour de ses souffrances abdominales l'invitent à " réformer sa vie ": « Puisque je ne peux mener entièrement la vie que j'aurais rêvée, il faut que je rende meilleure et plus féconde, pour Dieu et pour les âmes, celle qui m'est destinée ». Elle demande la grâce de devenir plus tendre, plus forte, plus paisible. Son désir est d'être toute à Dieu et « en même temps, de me donner davantage à ceux que j'aime et à tous ceux que la Providence a mis ou mettra sur ma route ». Ses symptômes s'aggravant, on lui prescrit le repos et l'immobilité: « Je vais donc mener une vie de recluse qui ne me déplaît pas ». Elisabeth consacre ainsi de longs moments à la méditation, à l'oraison, à la lecture de livres de spiritualité, « sans pourtant négliger aucun devoir, sans rien perdre de son charme et de sa gaieté foncière ». En 1911, elle est opérée à la suite de la découverte d'une tumeur au sein. Elle offre cette épreuve pour la conversion de Félix: « Laissez-moi, Seigneur, déposer en votre cœur mes souffrances, mes désirs et mes prières ». Pour Elisabeth, la foi est un don de Dieu, si gratuit, si excellent qu'il doit rayonner dans toute sa vie. Ce don est accordé à chaque homme sans aucun mérite de sa part, aussi est-elle opposée à toute querelle, à toute division, à tout parti: « Moi, je suis anti-anti! » Elle réserve chaque jour, dans son emploi du temps, l'heure et demie d'oraison où elle refait ses forces: « Avant d'agir, s'établir dans la paix, fortifier sa volonté par la prière, et ensuite, se mettre à l'œuvre humblement, virilement, joyeusement ». Elle sourit aux descriptions de mortifications excessives et conseille de rechercher plutôt l'" esprit de mortification ": « Accepter les souffrances dans le secret, sans rien faire qui puisse attirer l'attention et en redoublant, au contraire, d'affabilité et de douceur ». Jamais on ne la voit inoccupée; même quand elle est alitée, elle sait utiliser ce temps en ce qu'elle nomme « la science des moments perdus ». Elle n'a pas d'enfant, mais son cœur maternel donne des conseils aux jeunes mères: « Avec vos enfants, sachez vouloir aussi complètement que vous les aimez. Tenez fermement sur un point jusqu'à ce que vous ayez obtenu un résultat, puis vous passerez à un autre point ». Sa crise de foi la rend particulièrement proche des incroyants: « Ceux qui n'ont pas traversé ces moments d'accablement ne connaissent qu'une partie de la souffrance humaine ». Elle oublie ses fatigues, ses épreuves pour aller à la recherche des âmes blessées: « Nous ne passons pas un jour sans rencontrer une détresse du corps ou de l'âme, une tristesse ou une pauvreté ». Elle s'interdit de juger: « J'ai trop compris, en me jugeant moi-même, combien les autres ont droit à l'indulgence ». Son grand désir est la conversion de Félix; pourtant, « jamais femme n'a moins importuné son mari, ne l'a moins pressé de penser comme elle ».


En juillet 1913, Elisabeth doit s'aliter: maux de tête, violents vertiges, vomissements signalent le cancer qui se généralise en elle. Elle supporte ses souffrances avec une patience et une égalité d'humeur qui forcent l'admiration de ses proches et le respect de Félix qui ne la quitte pas. Elle décline rapidement, au point qu'on la croit condamnée: « Je n'existais plus, sans une pensée, dans une sorte de coma ». Mais en août se produit une spectaculaire rémission alors qu'Elisabeth achève une neuvaine adressée à une petite Carmélite morte seize ans plus tôt, sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus. Durant cinq semaines, elle se remet à travailler, à écrire, à reprendre ses occupations. En novembre, tous les symptômes réapparaissent peu à peu. Les périodes de crise sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus rapprochées. Quand la souffrance lui laisse un peu de répit, elle s'en étonne « comme d'une chose anormale ». Les douleurs de tête provoquent des crises impressionnantes qui s'accompagnent de convulsions, de tremblements, d'angoisses et la laissent épuisée, « brisée mais courageuse, réconfortante même et enjouée le plus souvent », s'excusant des soins que son état réclame. Elle accepte tout, n'exige rien: « Personne ne fut plus facile à soigner ». Son état nauséeux justifierait des désirs de nourriture qu'elle ne formule pas. Ceux qui la visitent se trouvent plongés dans « un bain de sérénité ». Elle offre au mal qui la ronge « une résistance physique extraordinaire soutenue par une résistance morale plus grande encore ». Le 27 avril, elle tend les bras vers Félix pour un ultime adieu avant de sombrer dans un coma où on la voit encore souffrir: elle se plaint, gémit, dévorée de fièvre, torturée par la soif sans rien pouvoir absorber. Elle meurt dans les bras de son mari le 3 mai 1914. Après sa mort, son visage prend une expression souriante et sereine. Elle est enterrée le 6 mai sans que son corps ait manifesté la moindre altération. Félix, pour la première fois, se demanda alors s'il y avait quelque chose en dehors du monde matériel. Un an plus tard, il communia. Devenu dominicain et prêtre, il se dévoua à la cause d'Elisabeth et continua, à travers une abondante correspondante, l'œuvre de compassion, d'écoute et d'accueil de « cet être véritablement exceptionnel ».


Texte extrait du site www.feuetlumiere.org

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Prière composée par Élisabeth Leseur

Extraite de « Journal et Pensées de Chaque Jour », 18 juillet 1912


Mon Dieu, je dépose à vos pieds mon fardeau de souffrances, de tristesses, de renoncements: j'offre tout par le Cœur de Jésus, et demande à Votre Amour de transformer ces épreuves en joie et en sainteté pour ceux que j'aime, en grâces pour les âmes, en donc précieux pour Votre Eglise. Dans cet abîme d'accablement physique, de dégoûts et de lassitude morale, de ténèbres où Vous m'avez plongée, laissez passer une lueur de Votre triomphante clarté. Ou plutôt (car les ténèbres de Gethsémani et du Calvaire sont triomphantes), faites servir tout ce mal au bien de tous. Aidez-moi à cacher le dépouillement intérieur et la pauvreté spirituelle sous la richesse du sourire et les splendeurs de la Charité. Lorsque la Croix se fait plus lourde, mettez Votre douce main sur le fardeau posé par Vous même sur mon âme et sur tout mon corps endolori. Seigneur, je Vous adore et suis encore, toujours, votre débitrice, puisqu'en divin contre-pied à mes souffrances, Vous avez l'Eucharistie et le Ciel! Alléluia!


Imprimatur

Flum. Januario

12 augusti 1922

+ Sebastianus. Arc. Coad.


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11 octobre 2010

Le Serviteur de Dieu Giacomo Selvi O.F.M.

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Le Serviteur de Dieu Giacomo Selvi O.F.M.

San Ambrogio di Valpolicella 11/05/1938

Agropoli 27/09/1987


Le Père Giacomo Selvi est né à Sant'Ambrogio di Valpolicella (Vérone) le 11 mai1938. Entré chez les Frères Mineurs, il accomplit les études de théologie à Trente et à Rome. Ordonné Prêtre le 27 juin 1965, il obtient un diplôme universitaire en en théologie sacrée, et se consacre ensuite à l'apostolat dans sa terre natale, puis est envoyé en mission à Agropoli (Salerno). Là, avec une charité sans limites, il se consacre à l'évangélisation de son prochain et au secours des indigents et des personnes délaissées. Le 27 septembre 1987, âgé de seulement 49 ans, il meurt en odeur de sainteté. Sa Cause de canonisation a été ouverte dans le diocèse de Vallo della Luciana (SA).


Prière


Seigneur Jésus, nous Vous remercions d'avoir donné Votre serviteur le Père Giacomo Selvi à Voter Eglise. Animé par l'esprit missionnaire et suivant les traces de Saint François d'Assise, il a consacré sa vie au salut spirituel de son prochain, au secours des pauvres et au soulagement de la souffrance. Accordez-nous la force d'imiter son exemple avec un profond amour pour Vous et pour Votre Sainte  Mère. Glorifiez ton serviteur fidèle et accordez-nous les grâces que nous Vous demandons humblement par son intercession (…), si cela contribue à Votre Gloire et au plus grand bien de notre âme. Amen.


Approbation

Vallo della Luciana

+ Giuseppe Rocco Favale, Evêque


Les personnes qui pensent avoir reçues des grâces par l'intercession du Père Giacomo Selvi sont priées d'en envoyer le témoignage à

Vice Postulation

71, Via Caravaggio

84043 Agropoli (SA) Italie

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Le Serviteur de Dieu Daniele de Samarate

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Le Serviteur de Dieu Daniele de Samarate

1876-1924


 

Félix Rossini est né à San Macario di Samarate le 15 Juin 1876 et baptisé le lendemain. Agé de  quatorze ans, il entre chez les Frères Mineurs Capucins de Lombardie, avec une lettre de recommandation de son curé qui contenait ces paroles prophétiques: « il vous sera pour vous, source de succès... » Suivant la coutume des Capucins, il reçoit le nom en religion de Frère Daniele de Samarate. Il prononce ses voeux en 1892 et 1896. En 1898, bien qu'il ne soit pas encore prêtre, il est envoyé en Mission à Marahao, (Brésil). Il est ordonné prêtre à Fortaleza, le 19 mars 1899, puis en janvier 1900, il est envoyé à la Colonie Agricole de S. Antonio de Prata, ou il se révèle être un   directeur embrasé, un constructeur entreprenant, et un missionnaire infatigable, cela jusqu'en janvier1913. Pendant ces années d'apostolat intense au milieu d'âmes assoiffées de Dieu, il contracte la lèpre. De retour en Italie pour y passer des examens médicaux, le 21 août 1909, il fait escale à Lourdes, priant avec une grande foi et une immense ferveur, il reçoit la grâce de se conformer parfaitement à la Volonté de Dieu. Après une brève période durant laquelle il est curé de S. Luis-Anil (Maranhao), le 27 avril 1914, il entre définitivement à la Léproserie de Tucunduba (Belem-para) où il restera jusqu'à sa mort, se dévouant au service et consolant spirituellement, malgré ses grande souffrance, ceux qui sont atteints de la même maladie. Regretté et célébré par tous, il meurt saintement le 19 mai 1924, âgé seulement de 48 ans, après 26 années en Mission. Les Pauvres, les jeunes, les malades ont toujours gardés sa mémoire, ce qui fit que le 29 décembre 1991, l'archevêque de Belem, Monseigneur Vicente Joaquim Zico a installé dans la cathédrale de Belem le Tribunal ecclésiastique, afin de mener le Procès diocésain pour la béatification de P. Daniele. Parallèlement, en Italie, eurent lieues les mêmes démarches, dont les conclusions ont étées solennellement célébrées à Samarate le 19 mars 1997, par le cardinal Carlo Maria Martini, et à  Belem, dans l'église des Frères Mineurs Capucins, le 30 août de cette même année, face à un public très ému. À tous « nous confions la bonne nouvelle que nous a transmis le Père Daniele de Samarate, missionnaire et apôtre des lépreux, afin qu'il soit connu et le rapidement possible glorifié ».


Prière que le Père Daniel récitait à voix haute chaque matin avec ses frères lépreux


Je suis fils de Dieu, parce que Dieu habite en moi. Je peux être ce que je désire, parce que Dieu est mon secours. Je ne me fatigue jamais, parce que Dieu est ma force. Je ne tombe jamais malade et  ne suis jamais triste, parce que Dieu est ma santé. Je ne manque de rien, parce que Dieu est mon tout. Simplement parce je suis enfant de Dieu, je suis uni à la Divine Présence de mon Père. Je suis heureux en tout ce que j'entreprends, parce que mon savoir et mes connaissances augmentent en moi chaque jour qui passe. Amen.

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Prière pour demander la glorification du Père Daniele de Samarate


O Dieu notre Père, créateur du ciel et de la terre, Vous avez choisi le Père Daniele de Samarate, afin  qu'il se donne généreusement aux plus petits, aux pauvres, et à tous les lépreux du monde, accordez-moi par son intercession la faveur que je Vous demande...


Notre Père, Gloire au Père


O Jésus, Fils du Père et notre Sauveur, qui avez invité le Père Daniele de Samarate à Vous suivre et qui lui avez donné un coeur ardent et généreux, capable d'aimer jusqu'à la fin les petits, les pauvres et les Lépreux, accordez-moi par son intercession la grâce que je Vous demande...


Notre Père, Gloire au Père


Esprit Saint, Don du Père et du Fils, qui avez consacré le Père Daniele de Samarate afin qu'il  annonce l'Evangile aux enfants, aux pauvres, aux lépreux, et qui en avez fait une fidèle icône de Jésus crucifié, accordez-moi par son intercession la grâce que je Vous demande...


Notre Père, Gloire au Père


O Marie, Mère de Jésus et de Ses disciples, qui, à Lourdes, avez conformé la mission du Père Daniele de Samarate, afin qu'il puisse se consumer au service des petits, des pauvres, des pauvres et des lépreux, avec lui, intercédez auprès du Tout-Puissant, afin que j'obtienne la grâce dont j'ai tant besoin...


Je Vous salue Marie

 

Relations de grâces et renseignements en s'adressant à


Postulation du Père Daniele de Samarate

Couvent des Capucins

2, Viale Piave

20129 Milano (Italie)

padredaniele@tiscali.it


www.padredanieledasamarate.it


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