21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Quatrième mardi

la profonde humilité de Saint Antoine


Pour perfectionner ses premiers disciples dans la sainte vertu d'humilité, notre Séraphique Père Saint François avait coutume de dire et il le répétait encore: Mes Frères bien-aimés et mes Enfants bénis, sachez que Notre Seigneur quittant le ciel, n'est venu sur la terre que pour une seule chose, que pour nous donner une seule Leçon et cette Leçon est celle-ci: Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! Parcourez d'un bout à l'autre tout le Livre des Saints Evangiles et vous trouverez que le divin Maitre, en nous donnant ses préceptes et ses conseils, n'a dit qu'une fois: Apprenez de moi... C'est que l'humilité est la base, le fondement, la racine de toutes les vertus. Oui, si nous étions plus humbles, notre Foi serait plus vive, notre Espérance plus ferme et notre Amour plus ardent. Si nous avions bien l'humilité, nous pratiquerions mieux la patience, nous posséderions toujours la paix du cœur, et nous porterions sans peine, c'est Jésus lui-même qui le dit, le joug du Seigneur ; et nous accepterions les épreuves de la vie, sans murmure ! Les Saints qui ont tous été si humbles, parce qu'ils ont eu le bonheur de mettre en pratique cette Leçon de notre divin Maître, les Saints ont essayé de nous donner une définition de la vraie humilité, et ils nous disent, un peu en hésitant, avec saint Bernard: L'humilité est une vertu qui nous rend méprisables à nos propres yeux, par la véritable connaissance que nous avons de nous-mêmes. Ensuite les Saints admettent plusieurs degrés dans l'humilité. Le Docteur séraphique saint Bonaventure les réduit tous à trois principaux. Le Premier consiste donc à se mépriser soi-même. Le Second consiste à être bien aise que les autres nous méprisent. Or, si nous étions bien solidement établis dans le Premier, nous n'aurions guère de chemin à faire pour arriver au Second. Car si nous avions véritablement du mépris pour nous-mêmes, nous ne serions pas fâchés que les autres en eussent aussi. En voulez-vous une preuve, dit le même Saint ; " N'est-il pas vrai que naturellement nous éprouvons de la satisfaction que les autres se conforment à notre propre sentiment ? que si cela est, pourquoi n'en éprouvons-nous pas lorsqu'ils nous méprisent ? C'est que nous ne nous méprisons pas nous-mêmes en réalité, mais que nous avons bonne opinion de nous-mêmes. O sainte vertu d'humilité, à qui donc de nous sera-t-il donné de gravir dès aujourd'hui même ce second Echelon et de pratiquer cette sentence du même Docteur Séraphique: Aimer à rester inconnu et à être considéré pour rien ! Le Troisième degré d'humilité, c'est lorsqu'une personne ayant reçu de grands dons de Dieu, et se voyant honorée et estimée, ne s'enfle de rien et ne s'attribue rien à elle-même, mais rapporte tout à la source de tout bien qui est Dieu lui-même. Ce troisième degré, continue saint Bonaventure, n'est que pour ceux qui étant déjà consommés dans la vertu, s'humilient d'autant plus en toutes choses, qu'ils sont plus élevés dans la perfection. Venons donc à la pratique. Les vertus morales, dit saint Basile, non plus que les arts et les sciences, ne s'acquièrent que par l'exercice et par la pratique. Donc, si nous voulons acquérir l'humilité, il faut quel nous en pratiquions les actes. Si vous voulez acquérir l'humilité, ajoute saint Bernard, commencez par vous mettre résolument dans le chemin de l'humiliation; car si vous ne pouvez souffrir les humiliations, vous ne pourrez pas non plus parvenir à l'humilité. Mais si nous pratiquons les actes d'humilité promptement, facilement et avec plaisir, ah ! Réjouissons-nous, car nous commençons à entrer dans la perfection de cette indispensable vertu. Notre Saint a été, comme son séraphique Père, profondément humble. Ecoutons, à ce sujet, un Auteur déjà cité. Quelle humilité dans saint Antoine! Il redoute les honneurs de la terre, il fuit môme les dignités de l'Eglise. Toute son ambition est de vivre obscur et ignoré dans la maison du Seigneur. Héritier d'un grand nom, il l'échange contre celui d'Antoine, à l'aide duquel il espère vivre inconnu au monde, dans un Ordre mendiant. Il cache ses talents avec tant de soin, que pendant assez longtemps ses confrères le regardent comme à peu près incapable. Il se plait à remplir les offices les plus bas. Pour l'arracher à sa vie toute cachée en Dieu, il fallut un ordre formel de Saint François. Devenu la merveille de son siècle, il ne s'attribue en rien ses triomphes : il en renvoie toute la gloire à Dieu, auteur de tout don parfait. Est-il étonnant que Dieu lui ait donné le pouvoir d'opérer tant et de si grands prodiges ?


Exemple


Tous les Saints ont eu, à l'imitation du divin Sauveur, une prédilection marquée pour les petits enfants, à cause de leur candeur et de leur innocence. Saint Antoine semble les avoir pris spécialement sous sa protection. Déjà nous avons vu que l'origine du Pain de saint Antoine est due, selon certains Auteurs à la résurrection d'un petit enfant, opérée par notre grand Thaumaturge. Le fait suivant est arrivé à Rome, en l'année 1830, Un petit enfant de six ans se laissa tomber de la fenêtre d'un troisième étage sur le pavé. Sa pauvre mère en le voyant tomber, s'écria: Ah ! saint Antoine! et elle courut aussitôt pour relever son enfant. Elle s'attendait à le trouver mort, ou au moins tout abîmé; l'enfant n'avait aucun mal, il était debout sur le pavé. "Comment cela s'est-il fait, mon pauvre petit, lui demanda sa mère? Un Religieux s'est trouvé là, répondit l'enfant, il m'a reçu entre ses bras et m'a posé bien doucement à terre. La pieuse mère songea à saint Antoine qu'elle avait invoqué, et aussitôt elle allai au couvent de l'Ara Cœli demander une messe d'action de grâce à l'autel du Saint. Elle raconta le fait à plusieurs Pères qui se trouvaient en ce moment à la sacristie. L'un d'eux, le P. François de Camajore, s'adressant à l'enfant, lui posa cette question: Ce Religieux dont tu parles, me ressemblait-il? Il était bien plus beau, répondit naïvement le petit. La mère alla ensuite avec son enfant prier devant le tableau de saint Antoine. A peine l'enfant eut-il jeté les yeux sur l'image du Saint, qu'il se retourna vers sa mère: Maman, lui dit-il avec vivacité, le voilà le Religieux qui m'a porté à terre. Et sa petite main montrait le tableau. L'heureuse mère ne pouvait contenir ses transports de joie et de sa reconnaissance. Elle se retira en criant: Vive saint Antoine, vive mon cher Saint !


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 3/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Troisième mardi

la grande simplicité de Saint Antoine


Simplicité, ô que cette vertu est nécessaire pour faire un Saint! L'Esprit Saint faisant l'éloge du saint homme Job, commence par cette parole : Il y avait un homme nommé Job; et cet homme était simple, droit, craignant le Seigneur et s'éloignant du mal. " Il avait la droiture du cœur parce qu'il était simple. Le Sage, en invitant les puissants de la terre à aimer la justice et à chercher le Seigneur, sans quoi il n'y a de salut pour personne, commence le Livre merveilleux de la Sagesse, par cette autre parole, indiquant la manière de chercher le Seigneur, Auteur de notre salut : Ayez du Seigneur de bons sentiments et cherchez-le dans la simplicité de votre cœur. Notre Seigneur ne demandait-il pas une grande simplicité de ses Apôtres, lorsqu'il leur disait: Soyez simples comme des colombes. Et saint Paul, imitant son divin Maître, prévenait avec une grande sollicitude les premiers chrétiens contre les perfidies de l'antique serpent qui cherche toujours, afin de nous éloigner de la voie de la sainteté, à nous faire pécher contre la vertu de simplicité: Je suis jaloux de vous, disait-il aux corinthiens, d'une jalousie de Dieu même. En effet, je vous ai fiancés à un Epoux unique, au Christ, pour vous présenter à lui, comme une Vierge pure. Mais je crains que comme le serpent séduisit Eve par son astuce, ainsi vos esprits ne se corrompent et ne dégénèrent de la simplicité qui est dans le Christ Jésus. Et le grand Apôtre exhorte souvent les premiers fidèles à pratiquer la simplicité sur le modèle de Jésus, leur adorable Maître. Pourquoi donc tant d'insistance pour une vertu que les prétendus sages tournent si facilement en division ? Ecoutons encore, pieux Lecteurs, la réponse de l'Esprit de toute vérité : Dieu veillera au salut des hommes droits, et il protégera ceux qui marchent dans la simplicité. Et ainsi sous la protection de Dieu Celui qui marche dans la voie de la simplicité, marche sûrement. Et celui qui marche ainsi sait qu'il marche sûrement parce que la Bienveillance du Seigneur est pour ceux qui marchent avec simplicité. Finalement il obtiendra le salut éternel, parce que celui qui marche avec simplicité, celui-là sera sauvé. Ainsi marcha toujours notre grand Thaumaturge, saint Antoine. Sa vie tout entière est semée de grands actes de simplicité : il marchait noblement en cela sur les traces de François son séraphique Père. La simplicité est toujours, du reste, le signe caractéristique de son ordre, la prédilection de tous ses vrais Enfants comme le Bienheureux Frère Egide, saint Pascal Baylon, saint Félix de Cantalice, saint Laurent de Brindes, saint Joseph de Copertino. Et pour ne citer qu'un seul exemple de simplicité daans tous ces Saints, on raconte le dernier le trait suivant : Un jour on amena au Père Joseph, un pauvre fou. C'était un grand et beau jeune homme et ses parents affligés le lui présentèrent pour qu'il le bénît et lui obtînt sa guérison. Pour toute réponse, le Père Joseph pousse un petit cri, saisit le jeune homme par les cheveux et l'entraîne avec lui à travers les airs. Le Saint avait un Ravissement ! mais le pauvre fou, lui, n'était point en extase, et la peur terrible qui l'avait saisi, le rendait plus mort que vif. En revenant de son extase, le Père Joseph le déposa tranquillement à terre et il lui dit, avec beaucoup de bonhomie et de simplicité: Mon ami, es-tu encore fou maintenant ? Le jeune homme encore tremblant répondit: Non, mon Père, j'ai eu trop peur. Il avait laissé effectivement sa folie dans les airs, et parfaitement sain d'esprit, il retourna chez lui, avec ses heureux parents, louant Dieu et remerciant le Saint de l'avoir guéri d'une manière originale, il est vrai mais pourtant si réelle et si consolante !L'exemple qui va suivre prouve la simplicité de notre propre Saint, le bon saint Antoine que nous invoquons en ce moment.


Exemple


Le Livre des miracles, Liber miraculorum, inséré dans la vie de saint Antoine, par les Bollandistes, rapporte un miracle bien extraordinaire que le saint opéra, contre toute vraisemblance humaine à Padoue, lorsqu'il y prêcha le carême de 1231. Un jour donc, pendant que le Saint prêchait à Padoue, un citoyen de la ville, appelé Léonard, vint trouver l'homme de Dieu pour lui faire sa confession. Entre autres péchés, il s'accusa d'avoir donné un coup de pied à sa mère, avec tant de violence que la pauvre femme lut renversée jusqu'à terre. En écoutant cet aveu, l'homme de Dieu fut saisi d'horreur; et,opposant à l'émotion de son âme, il lui adressa de sévères reproches, en ajoutant : Le pied qui a frappé sa mère, mériterait d'être coupé. Dans sa simplicité, le pauvre Léonard ne saisit pas la pensée de son dire, le remords de son crime et l'indignation du Saint ait plongé dans une amère tristesse. Egaré par sa douleur, il rentra dans sa maison ; et prenant à la lettre ce qu'il lui avait dit, il se coupa le pied. Le bruit de cette pénitence héroïque, si elle n'avait pas été contre nature, se répandit bientôt dans toute la ville et arriva jusqu'aux oreilles de la mère de Léonard. Celle-ci courut en toute hâte; et apercevant son fils horriblement mutilé, elle demanda la cause de ce malheur. On lui raconta ce qui s'était passé ; à l'instant, elle alla trouver le serviteur de Dieu, en poussant des cris et des menaces. Elle adressa au Bienheureux de sanglants reproches, et l'accusa d'être la cause de la mort de son fils. L'homme de Dieu excusa sa douleur, et se défendit lui-même du crime qu'on lui imputait. En même temps, on transporta auprès du pauvre mutilé: il adressa à Dieu une prière, avec une tendre dévotion et une sollicitude anxieuse; ensuite il prit le pied coupé et il prit la jambe, en traçant le signe de la croix, et faisant sur le membre des onctions avec ses mains vénérables. Il continua quelques instants: alors le pied s'adapta à la jambe et y demeura uni avec une grande solidité. Le bon Léonard se leva avec prestesse; et, fut heureux de sa guérison, il s'abandonna à des transports de joie, louant Dieu de la protection dont il l'avait entouré.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 2/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Deuxième mardi

Saint Antoine, Lys de céleste pureté


Le Sage contemplant à travers les siècles, l'aimable et sainte vertu de Pureté, s'écrie dans son âme ravie: quelle est belle la chaste génération des âmes virginales ! car, sa mémoire est immortelle, et elle est connue et de Dieu et des hommes. Cette vertu est si précieuse aux yeux de Dieu et de ses saints Anges que le Saint-Esprit nous assure, au Livre de l'Ecclésiastique que tout le prix de l'or n'est rien au prix d'une âme vraiment chaste et pure ! Notre Seigneur, en descendant du ciel en terre pour opérer l'œuvre de notre Rédemption n'a voulu avoir pour Mère qu'une âme chaste et pure, une âme virginale, Marie Immaculée, la Reine des âmes angéliques et pures. Ensuite le bon Jésus ne fit connaître d'abord le mystère de son Incarnation qu'à des âmes pures et virginales, saint Joseph, le Patriarche de la chasteté et saint Jean-Baptiste, sanctifié dès le sein de sa mère, en mourant plus tard, martyr pour la défense de la chasteté conjugale, pour la défense de la sainte vertu le pureté. Notre Mère la sainte Eglise nous fait remarquer, avec les saints Pères, que Notre divin Maître eut pour l'apôtre saint Jean, la prédilection marquée dans l'Evangile, parce que saint Jean était une âme virginale. Et Marie, la Mère de Jésus, n'a-t-elle pas, elle aussi, dans ses célestes apparitions, durant tout le cours des siècles, marqué sa prédilection, comme toutes les vies des saints en font foi, pour les âmes innocentes et pures ? Bienheureux donc ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Qui montera sur la montagne du Seigneur ? ou qui demeurera dans son Sanctuaire ? — Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur : celui-là recevra du Seigneur la bénédiction et la miséricorde de Dieu son Sauveur. Comme ces paroles du Psalmiste s'appliquent admirablement à l'angélique saint Antoine. Ses mains étaient innocentes, parce que son cœur était pur. Nous l'avons déjà vu dans l'Abrégé de sa Vie : tout petit enfant, à l'âge de cinq ans, il fit le vœu de virginité, et dans tout le cours de son existence, il conserva, avec un soin jaloux, pure et sans tache la blanche robe de son innocence baptismale. Il semble que les Litanies composées en l'honneur de notre Saint, aient voulu résumer en un seul mot toute la beauté de cette âme si pure, en l'appelant Lys de céleste pureté. Et comme la vertu, surtout chez les Saints est essentiellement communicative, la voix seule de notre Saint, l'innocence peinte sur son angélique visage portait les autres à la vertu. Le seul contact même de ses vêtements avait une vertu particulier pour combattre les tentations et pour chasser l'esprit impur, cet esprit, encore sept fois plus méchant que les autres, qui tyrannise si affreusement ses malheureuse victimes. Notre Saint venait d'arriver à son Couvent de Limoges. Un jeune Religieux Bénédictin, d'une abbaye voisine, passait par le tourment si pénible des tentations impures. Ayant entendu parler de la haute sainteté d'Antoine, ce pauvre Religieux demanda à son Abbé d'aller trouver le Saint. Il se jeta à ses pieds, et lui fit l'aveu des humiliantes tentations qui jour et nuit assaillaient son âme. L'homme de Dieu l'accueillit avec une incomparable bonté, lui donna ses conseils; le consola et par une de ces inspirations que Dieu donne aux Saints, il ôta sa propre tunique pour en revêtir son cher pénitent. Aussitôt les tentations cessèrent immédiatement. Le jeune Religieux, au comble du bonheur, trouva avec la paix de l'esprit, la sérénité d'une âme pure! O aimable saint Antoine, vous, vrai Lis de céleste ah ! couvrez-nous donc tous de votre tunique, embaumée du parfum de votre angélique pureté ! Mais surtout prenez sous votre protection les jeunes gens de nos jours, si exposés aux traits empoisonnés de leur perfide ennemi. Obtenez-leur, par votre puissant crédit auprès de Jésus, la Pureté des Vierges, et de sa douce Mère, Marie Immaculée. Qu'ils aient tous un grand amour pour la sainte vertu de pureté et que pour la conserver dans leurs jeunes coeurs, ils fuient avec horreur les mauvaises compagnies et les occasions dangereuses, qu'ils veillent à la garde de leurs sens, pratiquant la mortification chrétienne, ne négligeant point le saint exercice de la prière et surtout de la prière en famille, et qu'ils fréquentent fidèlement les Sacrements. Oh ! que d'âmes seront sauvées et bienheureuses pour l'éternité, si Dieu daigne, aimable Saint, par votre angélique intercession, exaucer notre suppliante prière !


Exemple


Un jour que saint Antoine rentrait à Padoue par des sentiers solitaires, afin d'éviter les applaudissements de la foule électrisée par son éloquence, une femme prenant des chemins de traverse, se mit courir après lui, respirant à peine, tant sa marche était précipitée. Elle portait dans ses bras son petit enfant qui était perdu des bras et des jambes, depuis sa naissance. Dès qu'elle fut en présence du Bienheureux, elle se jeta à ses pieds, le conjurant avec des gémissements et des larmes d'avoir pitié d'une mère malheureuse et de daigner faire le signe de la croix sur son enfant. Elle espérait que le petit malade recouvrerait une santé parfaite parla vertu de cette bénédiction.! Comme le serviteur du Christ, par un sentiment d'humilité profonde, refusait d'exaucer sa prière, elle redoubla ses sanglots, et réitéra ses supplications, en criant : Père Antoine, ayez pitié de moi. Le saint homme touché de compassion à la vue de la douleur de la mère et de l'infirmité de l'enfant ; pressé d'ailleurs par les exhortations de son compagnon de route dont la piété était célèbre, se décida à tracer le signe de la croix sur l'enfant, le bénissant au nom et par la puissance de Jésus-Christ. O prodige ! l'enfant se redressa aussitôt parfaitement guéri. Tandis que, auparavant sa mère désolée le portait appuyé sur son sein, elle le ramena rétabli, dans sa maison en le tenant par la main. L'homme de Dieu ne rapporta pas la grâce obtenue, à ses mérites, mais à la foi de cette femme, en la quittant, il lui recommanda de ne la révéler à personne, avant sa mort.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 1/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Origine des 13 mardis de Saint Antoine


Saint Antoine est mort un vendredi, mais certaines difficultés soulevées au sujet des obsèques et des nombreux miracles opérés au contact de ses restes sacrés firent différer la date de sa sépulture. Il ne fut inhumé que le mardi 17 juin 1231. En ce Jour d'impérissable mémoire les prodiges furent plus nombreux et plus éclatants que jamais. Ce jour de merveilles ne pouvait s'oublier, la reconnaissance et l'admiration des peuples firent que le mardi devint spécialement consacré à saint Antoine. Ainsi on choisissait de préférence le mardi pour aller prier sur le tombeau du Saint. C'était une croyance générale à Padoue que l'on obtenait toutes les grâces que l'on désirait en ce jour. Ensuite on se mit à faire des Neuvaines en l'honneur du grand Thaumaturge; et saint Antoine montra combien lui étaient agréables les neuvaines qui étaient faites en son honneur. Une pieuse personne ayant promis au Saint qu'elle visiterait son Tombeau pendant neuf jours consécutifs s'il délivrait son champ d'une multitude d'oiseaux qui venaient piller ses cultures de blé au moment de la moisson, fut à l'instant même exaucée, ainsi que le rapportent les Annales de l'Ordre: les oiseaux s'envolèrent soudainement comme effrayés, pour ne plus jamais revenir. Un événement encore plus saisissant rendit célèbre la dévotion des Neuf Mardis. C'est un grand miracle opéré par saint Antoine en 1617, en faveur d'une noble Dame de Bologne, en Italie, et que nous rapporterons un peu plus loin. Les Frères Mineurs divulguèrent aussitôt ce miracle et recommandèrent vivement la dévotion des Neuf Mardis. Cette pratique se répandit rapidement dans toute l'Italie et dans beaucoup d'autres endroits du monde catholique. La dévotion des peuples n'en resta pas là. Le mardi étant consacré à saint Antoine: le miracle autorisait cette dévotion. Les fidèles portèrent à treize le nombre des mardis destinés à honorer le Saint, et cela en souvenir de sa bienheureuse mort arrivée le 13 Juin. L'Eglise a approuvé cette dévotion par son autorité suprême et l'a enrichie de nombreuses indulgences. Ce que l'Eglise approuve sur la terre est approuvé au Ciel, Dieu l'a montré glorieusement en accordant d'innombrables grâces aux ceux qui pratiquent la dévotion des treize mardis de saint Antoine.


Indulgences accordées a la dévotion des Treize Mardis


Une Indulgence Plénière, pour chacun des Treize Mardis consacrés à honorer spécialement saint Antoine, a toute période de l'année, aux membres de la Pieuse Union qui font cet exercice de dévotion, en l'honneur du saint Thaumaturge, pourvu qu'à chacun des mardis, après s'être confessés et avoir communié, ils visitent une église ou un oratoire public, et y prient aux intentions du Souverain Pontife (Décret de la S. C. des Indulg. du 4 mai 1894).


Premier mardi

Saint Antoine, tout aimable dès son enfance


Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Et Dieu nous a donné son Fils unique sous la forme douce, aimable et attrayante d'un petit enfant! Jésus, notre divin Maître, a toujours montré, durant les trois années de sa vie publique sur la terre, une grande prédilection pour les petits enfants; et cela à cause de leur simplicité et de l'innocence de leur cœur. Le saint Evangile nous montre partout le très doux Sauveur, en compagnie de ces anges de la terre, les chers petits enfants. Un jour, entre autres, se trouvant aux confins de la Judée, au delà du Jourdain, de grandes foules l'avaient suivi, et il guérit tous les malades. Alors on lui présenta des petits enfants, pour qu'il leur imposât les mains et pria sur eux. Mais ses disciples, encore très ignorants, menaçaient ceux qui les présentaient. Jésus les voyant fut indigné et leur dit: « Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume des cieux est à eux et tous ceux qui leur ressemblent. En vérité, je vous le dis: Quiconque n'aura pas reçu le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera pas. Et les embrassant et imposant les mains sur eux, il les bénissait ». Dans une autre circonstance, les disciples demandaient à Notre Seigneur qui sera le plus grand dans le royaume des cieux; et le divin Maître prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux et leur enseigna l'humilité. Et lorsque plus tard, Jésus entre triomphalement dans Jérusalem, il rencontre au Temple, ses amis, les petits enfants qui chantent hautement ses louanges... Marie, la douce Reine du ciel, a divine Mère, a toujours aussi marqué sa prédilection pour les petits enfants: dans ces célestes apparitions, n'est ce pas ordinairement à des petits enfants qu'elle se manifeste avec amour? A Lourdes, à la Salette, à Ponmain, etc... on ne voit là d'abord que de jeunes, d'innocents enfants! O heureux parents! s'ils comprenaient leur bonheur, lorsque le bon Dieu leur accorde de nombreux enfants ! Car c'est alors qu'on pourrait leur adresser ces magnifiques paroles du Roi-Prophète: « Bienheureux tous ceux qui craignent le Seigneur, qui marchent dans ses voies. Et toi, vénéré Père de la nombreuse famille, en te nourrissant du travail de tes mains, tu es heureux, et le bonheur sera toujours ton partage. Ta femme, de son côté, sera, dans l'intérieur de ta maison, comme une vigne féconde; et tu verras tes aimables petits enfants, comme de jeunes plants d'oliviers, rangés autour de la table, dans une innocente allégresse ». Car c'est ainsi que sera béni l'homme qui craint le Seigneur. Heureux parents d'une nombreuse famille, que le Seigneur donc vous bénisse du haut de Sien ; et que vous voyiez, pour la consolation de votre vieillesse, vos enfants bénis, et les enfants de vos enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération; c'est là la paix sur Israël! Les parents de notre Saint eurent ce bonheur, parce qu'ils reçurent avec joie, comme un présent du ciel, cet enfant de bénédiction. Dieu, dit un pieux Auteur, Dieu voulait surtout faire du petit Fernando, qui devait plus tard s'appeler Antoine, un grand saint : pour cela, il orna ses parents de toutes les vertus qui font les vrais chrétiens. Dieu, en effet, a coutume, quand il destine un enfant à une grande sainteté, de le confier d'abord au sacerdoce le plus suave et le plus doux, à celui d'une bonne mère. Il agit ainsi à l'égard de notre Saint. Grâce à sa pieuse mère, le petit Antoine connut le bon Dieu dès les premières lueurs de sa raison, et il l'aima tendrement. Il apprit aussi d'elle qu'il avait au ciel une autre Mère, la Mère du bon Jésus ! et Dona Térésa se plaisait, en le berçant sur ses genoux, à lui chanter ce Cantique si doux, qu'il répétait avec elle, qu'il chanta ensuite souvent dans sa vie et qu'il chanta encore pour la dernière fois au moment de partir pour le ciel: O gloriosa Domina, O glorieuse Souveraine ! Quand il pleurait, sa mère n'avait qu'à le porter à la fenêtre et à lai montrer l'église de Sainte-Marie; l'enfant tendait ses petits bras vers la Vierge et ne pleurait plus. Ses parents le conduisirent le plus tôt possible à cette église bénie, où il avait reçu le saint Baptême. C'est dans une de ces visites au sanctuaire de Marie, c'est devant l'image de la Reine du Ciel que ses parents l'entendirent prononcer de lui-même, à l'âge de cinq ans, le vœu de virginité perpétuelle ! O aimable Enfant, maintenant que dans les splendeurs des Cieux vous jouissez pour toujours de la présence de Jésus et de Marie, ah ! daignez nous bénir, nous qui sommes encore dans ce triste exil de 1a terre; bénissez aussi tous nos chers petits enfants du Canada, et obtenez par votre puissante et aimable intercession que Jésus et Marie veillent sur leurs jeunes ans, les accompagnent et les protègent à travers tous les dangers de la vie et les introduisent un jour, comme vous, ô aimable Saint, dans les éternelles joies du beau Paradis !


Exemple


Une Dame de Bologne, en Italie, était restée pendant vingt-deux ans de mariage sans enfants, et ayant entendu parler du grand nombre de miracles que faisait saint Antoine, allait souvent se prosterner devant l'autel de cet admirable thaumaturge chez les Frères-Mineurs. Une nuit le Saint lui apparut en songe, revêtu d'une admirable gloire : il lui dit d'aller neuf Mardis de suite visiter l'église des Frères-Mineurs, d'y faire chaque fois la sainte Communion et de prier devant son Image, lui promettant que ses désirs seraient accomplis. Elle crut à la promesse et obéit. Elle eut, en effet, un enfant, mais quelle ne fut pas sa douleur en voyant que le nouveau-né était une masse de chair plutôt qu'un enfant ! Toutefois elle ne perdit pas confiance, elle le fit emmailloter et le fit déposer sur l'autel du Saint. Saint Antoine n'avait pas seulement en vue d'éprouver la confiance de cette bonne mère et de lui donner ensuite une grande joie ; il voulait par un éclatant et indéniable prodige établir à jamais la dévotion des Neuf Mardis, Pendant qu'on exécutait l'ordre de la Dame, celle-ci priait ardemment son Saint bien-aimé, Or, on avait à peine déposé sur l'autel cette masse de chair, informe et muette, qu'on entendit un petit vagissement, une voix enfantine : on court à l'autel, on enlève le maillot et l'on voit, ô prodige ! cette masse de chair transformée en un enfant d'une rare beauté. Ce miracle rendit célèbre la gloire du Saint et l'efficacité de la Neuvaine des Mardis : divulgué en Italie, en Autriche, en Allemagne, en France, en Espagne et dans les Pays-Bas, il excita chez tous ces peuples une dévotion telle envers saint Antoine, qu'on suivit en foule dans toutes les églises des Frères-Mineurs la dévotion des Neuf Mardis (et plus tard, par extension des Treize). On a continué cette pratique jusqu'à nos jours, pratique que le bon Saint n'a cessé d'encourager par des merveilles sans nombre. "


Répons Miraculeux

( A réciter à chaque Mardi)


Si vous voulez des miracles, écoutez; la mort, l'erreur, les calamités, le démon, la lèpre sont mis en fuite. Les malades se lèvent guéris.


La mer s'apaise, les chaînes tombent des mains des captifs; le jeune homme et le vieillard demandent l'usage de leurs membres elle recouvrement des choses perdues et l'obtiennent.


Les dangers disparaissent, la misère n'existe plus: qu'ils le racontent ceux qui ont éprouvé ses bienfaits, que les habitants de Padoue le redisent.


La mer s'apaise, etc.


Gloire soit au Père, au Fils, et au Saint-Esprit.


La mer s'apaise, etc.


Saint Antoine, priez pour nous.

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


O mon Dieu, que la puissante intercession du bienheureux Antoine, votre confesseur, réjouisse votre Eglise, en lui obtenant toujours de nouvelles faveurs spirituelles et la jouissance des joies éternelles, par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi-soit-il.

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13 février 2008

Bienheureux Frédéric Jansoone

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Le Bienheureux Frédéric Jansoone

Apôtre de Notre Dame du Cap

Prière

Seigneur, Toi qui as appelé le Bienheureux Père Frédéric Jansoone à nous conduire par Marie, sur les pas de ton Fils; fais qu'à son exemple et par son intercession nous devenions de fidèles pèlerins dans la Foi, en marche vers la Demeure que Tu nous as préparée. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Avec la permission de l'Ordinaire: Trois Rivières, le 5 mai 1988

Biographie du Bienheureux Frédéric Jansoone,

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