29 janvier 2013

Le Serviteur de Dieu Romano Bottegal

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Le Serviteur de Dieu Romano Bottegal

Ermite-missionnaire Cistercien

1921 - 1978

 

Romano Bottegal est né en 1921 à San Donato di Lamon (Belluno, Italie) dans une famille très pauvre. Il était le dernier de six enfants. Tout au long de sa vie, Romano encouragera ses proches à supporter la situation économique particulièrement difficile dans la paix et l'abandon à la providence. Après l'école primaire, le petit Romano entre au Petit Séminaire de Feltre, puis au Grand Séminaire de Belluno, où il est très apprécié par le vice-chancelier Don Albino Luciani, futur Pape Jean-Paul 1er. À 18 ans, il a fait vœu de chasteté perpétuelle. Au fil des années, il développe une théologie forte et fait mûrir sa vocation monastique, mais ses supérieurs et son directeur spirituel lui conseillent d'attendre jusqu'à son ordination sacerdotale, qu'il a reçu le 29 Juin 1946.

Après son ordination, il quitta son diocèse d'origine et entra à l'Abbaye Cistercienne de Tre Fontane à Rome. Là, il fait sa profession solennelle en 1951 et suit les cours à l'Université Grégorienne, où il obtient en 1953 une licence en théologie. Il fut successivement, maître des frères convers, chanteur, puis maître des novices avant d'être élu Prieur.

En 1961, il répond à l'appel de l'abbé de Latroun, en Israël, qui recherchait des candidats pour lancer une fondation trappiste de rite Manonite au Liban, et il obtint de ses supérieurs de participer à cette fondation, qui se préparait à Latroun. Pour ce faire, le Père Romano commença à étudier l'arabe, le syriaque et la liturgie orientale. En décembre 1963, le projet libanais fut abandonné, n'ayant pas reçu la permission du chapitre général des Trappistes de rester, il quitta donc le Moyen Orient pour rentrer à Tre Fontane, où, l'abbé, discernant le sérieux de son engagement monastique et de sa vertu intérieure, lui permit de mener une vie solitaire dans le territoire du monastère.

Quelques temps plus tard, un Supérieur nouvellement nommé à Tre Fontane aux trois fontaines, pensait ne pas pouvoir accorder au Père romano l'autorisation de poursuivre son expérience de vie solitaire dans les murs du couvent. Le Père Romano, qui avait alors acquis la certitude qu'en menant une vie plus austère et solitaire il répondait à un appel du Seigneur, demanda alors un indult d'excloistration qui lui a été accordée par le Saint-Siège, afin de pouvoir mener une vie d'ermite. Après une longue recherche, il parti au Liban ou il fut placé sous l'autorité de l'évêque Melkite de Baalbek et vivant une vie solitaire à Jabbouleh, dans un ermitage appartenant au diocèse. Il y vécu ses dernières années, menant une vie très austère, avec pauvre un régime alimentaire, sans aucun chauffage, mobilier ni confort.

Le Père Romano a toujours entretenu des relations fraternelles avec certains Frères et avec son ancien Supérieur de Tre Fontane, il se préoccupait toujours du bien de la communauté d'une façon claire et sereine, ce qui était l'expression de son esprit, clair et calme, sensible et plein d'amour. La pénitence ne l'a pas endurci, il allait au bout de ce qu'il faisait, mais sans en perdre le sens pratique et sans jamais s'attrister. En effet, il était joyeux, souriant, aimant, plein d'amour et de tendresse aussi. Tous les témoins parlent de sa joie et du rayonnement de la présence du Seigneur sur son visage, fruit aussi aussi de quelques expériences mystiques, dont il a jalousement gardé le secret, mais qui transparaissent dans son « Journal intime ».

Le Père Romano a vécu parmi les musulmans, en priant beaucoup. La prière et le pardon... Arrêté une nuit par des soldats syriens qui avaient envahi et pillé son ermitage, il fut immédiatement remis en liberté par le commandant musulman, qui se recommanda à ses prières. Le Père Romano disait que le meilleur apostolat parmi les musulmans était une vie de pauvreté, de prière, de travail et que sa mission parmi eux était de vivre seul, mais proche des plus pauvres d'entre eux, de les aider et de les aimer. Les agriculteurs locaux se demandaient comment le Père Romano pouvait mener ce genre de vie et croyaient fermement que sa présence appelait sur eux la bénédiction de Dieu. Touché par la tuberculose, épuisé par les privations, le Père Romano est décédé saintement le 19 Février 1978 à l'Hôpital de Beyrouth, à l'âge de 56 ans, après 32 ans de vie monastique, dont 14 passés dans la solitude.

Près de son ermitage se trouve actuellement un couvent qui poursuit l'oeuvre contemplative commencée par le Père Romano. Les Chapitres généraux de 1999 ont approuvé la préparation de sa cause de béatification. En 2000, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a donné son autorisation et son habilitation à poursuivre le processus.

 

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Prière

 

O Dieu, qui inspirez toujours dans l'Eglise de nouveaux Témoins de Votre Amour, je Vous rends grâce et vous loue pour la vie et la vocation de l'ermite-missionnaire Padre Romano Bottegal, ainsi que pour toutes les grâces dont Vous avez daigné l'enrichir. Soumis pleinement à Votre Volonté et au mystère de la Croix, il à vécu pauvrement et humblement pour Vous et il se fit victime en l'holocauste, s'offrant lui-même, en union avec le sacrifice du Christ, pour le salut du monde. Apôtre de la paix et la joie du Ressuscité, il servit ses frères sur la terre avec une profonde Charité et un profond esprit de prière, leur promettant une éternité de services au Ciel en leur faveur.

Je Vous demande, Seigneur, de glorifier devant Votre Eglise le Père Romano et d'exaucer la demande que je confie par son intercession et celle de la Vierge Marie, avec une confiance et un abandon filial en Vous, Dieu Un et Trine, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Relations de grâces

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Monastero Trappiste Nostra Signora di San Giuseppe

Via della Stazione, 23

I-01030 Vitorchiano (Viterbo)

 

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20 janvier 2013

Le Serviteur de Dieu Francesco d'Angelosanto de Picciano

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Le Serviteur de Dieu Francesco d'Angelosanto de Picciano

Religieux de l'Ordre des Frères Mineurs

1773-1851

 

Le Frère François d'Angelsanto, O.F.M. Communément appelé des Abruzzes, est né le 28 février 1773 à Picciano (Teramo), de parents humbles et pauvres, mais qui étaient de bons chrétiens. Éduqué avec diligence à la vertu, il acquit une telle candeur et une telle douceur que cela lui valu le surnom de « colombe sans fiel ».

Pendant l'occupation napoléonienne de l'Italie, il fut obligé de faire son service militaire, mais il réussi à revenir au sein de la milice nationale. Destiné à Palerme, il se montra bientôt, pour les soldats, un exemple parfait de la vie chrétienne. Il fréquentait, pendant ses heures de congé, le couvent franciscain des Frères Mineurs de Baida et l'hôpital voisin, c'est là qu'il a développé sa vocation religieuse et qu'il revêtit l'habit franciscain le 22 Juillet, 1810.

Ses 42 années de vie religieuse furent un continuel exercice des vertus, d'un dévouement total les malades dans cet hôpital. Pendant de nombreuses années, il supporta avec une patience admirable d'une maladie cancéreuse au-dessus de l'œil gauche.

Le 25 mai 1851, il expira paisiblement au Couvent de Baida en prononçant ces paroles « Mon faites-moi miséricorde ». Sa cause de béatification a été introduite le 9 Janvier 1929.

 

Prière

 

Dieu tout-puissant qui, à travers Vos Saints, Vous complaisez à accomplir des miracles, par les mérites de Votre serviteur François de Picciano accordez-moi, je Vous en supplie, l'esprit de Charité envers toutes les personnes, et la grâce dont j'ai grand besoin.

 

Avec approbation ecclésiastique

 

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19 janvier 2013

Les Bienheureuses Martyres Visitandines de Madrid

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Les Bienheureuses Martyres Visitandines de Madrid

« Quel bonheur de mourir pour le Christ ! »

+ le 18 novembre 1936

Fête le 18 novembre

 

Le premier monastère de la Visitation en Espagne fut établi à Madrid en 1748. C’est à cette communauté qu’appartiennent les sept martyres que l’on célèbre le 18 novembre. Lorsque éclate la guerre civile, les  moniales Visitandines se rendent rapidement compte qu’il est dangereux de rester en ville et décident de se retirer dans un petit village de Navarre, Oronoz. Toutefois un groupe de sept religieuses va rester sur place parce que l’église du couvent est encore ouverte au culte. Avant de partir, la Mère Supérieure leur prépare – en cas de danger – un appartement où elle pourront trouver refuge, à proximité du monastère. Sœur Marie du Refuge est désignée pour diriger cette petite communauté : en vraie Visitandine, elle anime le courage, la confiance et la foi des autres sœurs. Toutes sont conscientes d’être exposées à des sévices et à la mort violente mais, dans la prière et le silence, elles intensifient le don généreux d’elles-mêmes qu’elles ont déjà fait à Dieu par leur profession monastique, et elles s’offrent pour que la grâce de la paix soit rendue à l’Eglise d’Espagne. Le 18 juillet 1936, le monastère est attaqué, pillé, incendié… Les Visitandines ont eu le temps de fuir, mais elles ne peuvent plus quitter l’appartement en sous-sol où elles sont réfugiées : il est devenu un minuscule couvent où l’on prie constamment pour l’Espagne. Quelques prêtres, lorsque cela est possible, leur rendent visite et célèbrent pour elles la Sainte Messe. Lorsque le risque est plus important ils s’abstiennent de venir, mais la sœur d’une des religieuses leur apporte la sainte communion. Leur présence est connue de leurs voisins, qui les aiment… à l’exception de deux personnes qui habitent l’immeuble et qui vont les dénoncer par haine de la religion. Une période d’incertitude et d’angoisse commence alors : les sœurs subissent plusieurs fouilles au cours desquelles elles sont insultées et dépouillées de leurs biens. Lors de la fouille du 17 novembre, les miliciens annoncent qu’ils reviendront le lendemain. Sœur Marie du Refuge propose à ses soeurs de les conduire dans des consulats où elles seront hors d’atteinte. Mais la ferveur des Filles de Saint François de Sales est plus forte que la crainte de la mort et elles s’écrient : « Quelle joie, le martyre va arriver bientôt! (…) Si l’Espagne doit être sauvée en versant notre sang, que ce soit le plus tôt possible! » Elles passent la nuit à prier.

Le 18 novembre 1936, vers 19h, une patrouille de la F.A.I (Fédération Anarchiste Ibérique) fait irruption dans l’appartement. On oblige toutes les religieuses à sortir, même Sœur Maria-Inès malade, atteinte d’une forte fièvre. Dans la rue on entend les cris de la populace. En voyant les Sœurs faire le signe de croix, une voix s’élève : « C’est ici qu’il faut les tuer, car se signer est une provocation! » La sérénité des moniales contraste avec ce vacarme. Elles sont fusillées quelques minutes plus tard, se tenant toutes par la main. Cependant la plus jeune des religieuses – Soeur Maria-Cecilia, âgée de 26 ans – ne fut pas  atteinte par les balles et, prise de panique, lâchant la main de la soeur morte à côté d’elle, elle partit en courant dans la nuit. Un peu plus loin, croisant des policiers et reprenant courage, elle leur cria : « Je suis l’une des religieuses… » Elle fut à nouveau arrêtée et on la conduisit dans l’une des innombrables prisons improvisées de la ville, dans lesquelles siégeaient des « tribunaux populaires ». Interrogée, elle témoigna sans faiblir de son identité et de sa foi et fut condamnée à mort. On la fusilla au matin du 23 novembre, avec une autre femme et une dizaine de jeunes gens, contre un mur du cimetière. On peut donc dire qu’elle a subi le martyre à deux reprises. Son corps, jeté dans une fosse commune, put être identifié, après la guerre, grâce à sa croix de Visitandine, tordue par les balles (vous pouvez en voir une photographie au commencement de cet article).

Ces 7 Bienheureuses Visitandines sont : 1) Sœur Marie du Refuge (Maria-Gabriela) de Hinojasa y Naveros, qui était née le 24 juillet 1872 à Alhama (Grenade) et était la responsable du groupe ; 2) Sœur Josefa-Maria (Maria del Carmen) Barrera y Izaguirre, née le 23 mai 1881 à El Ferrol (La Coruna) ; 3) Sœur Teresia-Maria (Laura) Cavestany y Anduaga, née le 30 juillet 1888 à Puerto Real (Cadix) ; 4) Sœur Maria-Angela (Martina) Olaizola y Garagarça, née le 12 novembre 1893 à Azpeitia (Guipuzcoa) ; 5) Sœur Maria-Engracia (Josepha-Joachima) Lecuona y Aramburu, née le 02 juillet 1897 à Oyarzun (Guipuzcoa) ; 6) Sœur Maria-Inès (Agnès) Zudaire y Galdeano, née le 28 janvier 1900 à Echavarri (Navarre) ; 7) Sœur Maria-Cecilia (Maria-Félicité) Cendoya y Araquistain, née le 10 janvier 1910 à Azpeitia (Guipuzcoa), celle qui fut exécutée le 23 novembre. Elles ont été béatifiées, à Rome, le 10 mai 1998.

 

Texte extrait du site : http://leblogdumesnil.unblog.fr

 

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Prière pour demander des grâces et leur prompte canonisation

 

Jésus, doux et humble de Cœur, Vous qui avez couronné par la palme du martyre la Bienheureuse Maria Gabriella et ses compagnes, par leur intercession, accordez-nous d'imiter leur vie de don total et de fidélité à Votre Amour, et la grâce de... si c'est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes. Amen.

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen (X3)

 

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Oraison

D'après une prière traduite de l'espagnol

 

Ô Dieu, qui avez concédé aux Bienheureuses Marie-Gabrielle et ses compagnes martyres, la Grâce de souffrir pour le Nom de Votre Fils, accordez-nous favorablement, par leurs exemples, de nous associer fidèlement au Christ afin de montrer avec les œuvres la Foi que nous professons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Pour la diffusion et la communication de grâces ou pour tout don, s'adresser au

Premier Monastère de la Visitation (Salesas)

C Santa Engracia, 20

28010 Madrid (Espagne)

 

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Documentaire: "Zita, la princesse servante"

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La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

1916-1989

 

 La princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892, près de Lucques, en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l’archiduc Charles d’Autriche, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l’empereur Charles Ier d’Autriche et le roi Charles IV de Hongrie en 1916. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, a huit enfants. Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère, où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l’impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux Etats-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre. Elle rend son âme à Dieu le 14 mars 1989, et est enterrée à Vienne le 1er avril suivant. Charles d’Autriche a été béatifié par Jean-Paul II en 2004. En 2008, la Congrégation des Causes des Saints a autorisé l’ouverture du procès de béatification de la Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme dans le diocèse du Mans.

 

Zita, la princesse servante

Un film de Carine Poidatz. Une coproduction Perles d'Histoire / Les Bons Clients / Association pour la béatification de l'Impératrice Zita / KTO - octobre 2012.

Elle aurait pu connaître la gloire comme la belle et romantique Sissi. Mais Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche, eut un destin à l'opposé de celle qui l'avait précédée sur le trône : après seulement deux ans de règne en pleine guerre mondiale, elle subit la calomnie, l'exil et la pauvreté. En prise directe avec l'Histoire, l'Impératrice Zita a su faire face aux difficultés, gardant le cap sans se plaindre et surtout sans en vouloir à ceux qui avaient causé sa chute. Femme politique intelligente et courageuse, mère de famille soucieuse de donner la meilleure éducation possible à ses enfants, tant intellectuelle que spirituelle, elle a toujours puisé sa force dans sa foi jusqu'à sa mort en 1989 à l'âge de 97 ans. Modèle d'humilité, de fidélité, de confiance en Dieu, qu'a-t-elle à dire aujourd'hui aux hommes et aux femmes du XXIe siècle ? Un très beau documentaire...

Site internet de l'association pour la Béatification de l'Impératrice Zita

http://www.beatification-imperatrice-zita.org/pages/intro.php

 

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Le Serviteur de Dieu Antoine Kowalczyk

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Le Serviteur de Dieu Antoine Kowalczyk

Frère coadjuteur

Oblat de Marie Immaculée

1866-1947

 

Le Frère Antoine naquit en Pologne, le 4 juin 1866 et passa sa jeunesse en Allemagne. Entré au noviciat des Oblats de Marie Immaculée à Saint Gerlach, il fit profession en 1892 et partit pour les missions du Nord-Ouest Canadien. On le voit d'abord au Lac la Biche, puis à Saint Paul, enfin au Juniorat Saint Jean d'Edmonton. C'est là qu'il passe la plus grande partie de sa vie au servie des futurs prêtres, se distinguant particulièrement par sa dévotion à la Sainte Vierge. Il y mourut saintement le 10 juillet 1947.

 

Prière pour une neuvaine

 

O Dieu, qui voulez que toutes grâces nous viennent par Marie, et qui avez inspiré à Votre Serviteur le Bon Frère Antoine une grande dévotion envers l'Immaculée, faites, nous Vous en supplions, qu'une confiance inébranlable en Marie pénètre nos cœurs comme le sien, et, pour montrer le crédit dont il jouit auprès de Vous, daignez nous accorder par son intercession la grâce spéciale que nous sollicitons humblement. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave, Gloria.

 

Imprimatur

A. Traglia Archiepisc. Vicesgerens

 

Prière de signaler les faveurs obtenues soit au R.P. Postulateur, 290 Via Aurelia, Rome, soit à tout autre Oblat.

Site internet de la Postulation O.M.I.

http://postulationomifr.weebly.com

 

Pour approfondir

Biographie du Frère Antoine Kowalczyk sur le site Mon Dieu et mon Tout

http://mondieuetmontout.com/menu-Paul-Emile-Breton.o.m.i-Fr-Antoine-Kowalczyk-Le-forgeron-de-Dieu.htm

 

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06 janvier 2013

Le Bienheureux Frère Arnould

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Le Bienheureux Frère Arnould

1838-1890

 

Frère Arnould, dans le monde Jules Rèche naquit à Landroff, dans la Moselle, le 2 septembre 1838. Il était le fils aîné d'une famille qui comptait neuf enfants. À l'âge de 21 ans, il participa à la construction de l'église Notre-Dame de Charleville, dans les Ardennes. C'est à cette occasion qu'il connut les Frères des Écoles chrétiennes et suivit leurs leçons. Il souhaita ensuite partager leur vie. Âgé de 24 ans, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes à Thionville, où il devient Frère Arnould, suite à sa prise d'habit le 23 décembre 1862. Il est ensuite envoyé à Reims, ville où il restera jusqu'à la fin de ses jours. Comme étudiant, tout d'abord et, ensuite comme surveillant, professeur et directeur de Noviciat. Il avait 39 ans, lorsqu'en 1877, il fut nommé directeur du Noviciat de Reims. Vivant d'une façon austère, se privant souvent des choses essentielles, frappé de congestion cérébrale au matin du 23 décembre 1890, il se traîna encore jusqu'à la chapelle, d'où, après une rapide et suprême visite à son Bien-Aimé Seigneur, il fut conduit à sa cellule. Le soir du même jour, fête du très Saint Rédempteur, il quitta le monde et s'en alla vers le Père miséricordieux. Il était alors âgé de 52 ans. Inhumé à Reims, au Cimetière du Nord, dans la concession des Frères des Écoles chrétiennes, sa tombe est continuellement visitée et le nombre des ex-voto ne cesse d'augmenter d'année en année. Tous ceux qui connurent le frère Arnould: prêtres, religieux, séculiers l'ont vénéré comme saint. Depuis sa mort, cette réputation de sainteté a persisté jusqu'à nos jours. Bien des personnes l'invoquent avec confiance et plusieurs affirment avoir reçu des faveurs remarquables par son intercession. En 1938, le Cardinal Suhard, archevêque de Reims, constitua un Tribunal ecclésiastique chargé de préparer la glorification du Frère Arnould. Il fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 1er novembre 1987.

 

« Les saints se forment, non par des œuvres extraordinaires, mais par leur fidélité à bien faire ce que Dieu veut. (Bienheureux Frère Arnould)

Biographie extraite du site: http://clergedereims.free.fr

 

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24 novembre 2012

Le Bienheureux Antoine Chevrier

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Le Bienheureux Antoine Chevrier

Prêtre, Tertiaire Franciscain, Fondateur de l'Oeuvre du Prado en faveur des enfants pauvres et de l’Association des Prêtres du Prado.

1826-1879

Fête le 3 octobre

 

Issu d’une famille de condition modeste (son père était employé de l’octroi et sa mère tissait la soie à domicile), ordonné prêtre en 1850 après un parcours classique au Petit Séminaire de l’Argentière, puis au Grand Séminaire Saint-Irénée de Lyon, Antoine Chevrier fut envoyé dans une paroisse nouvellement créée de la banlieue lyonnaise sur la rive gauche du Rhône, Saint-André de la Guillotière. Comme la Croix-Rousse et Vaise, La Guillotière était alors une commune indépendante, peuplée essentiellement d’ouvriers, réputée turbulente, dirigée par une municipalité de gauche, qui allait être, pour des raisons d’ordre public, annexée à la ville de Lyon par le décret impérial du 24 mars 1852.

Antoine Chevrier y découvrit la misère ouvrière sous toutes ses formes. Dans un sermon sur l’amour des pauvres, il n’hésitait pas à parler du "spectacle toujours de plus en plus effrayant de la misère humaine qui croit. On dirait, à mesure que les grands de la terre s’enrichissent, à mesure que les richesses se renferment dans quelques mains avides qui les recherchent, [que] la pauvreté croît, le travail diminue, les salaires ne sont pas payés. On voit de pauvres ouvriers travailler depuis l’aube du jour jusqu’à la profonde nuit et gagner à peine leur pain et celui de leurs enfants. Cependant, le travail n’est-il pas pour tous le moyen d’acheter du pain ?" (Ms IV,57,1) Le vicaire de Saint-André dénonçait les conditions inhumaines et dégradantes, dans les ateliers et les fabriques, du travail des enfants, dont on faisait "des machines à travail pour enrichir leurs maîtres" (Ms III,2,2).

Au cours de l’été 1857, Antoine Chevrier rejoignit Camille Rambaud (1822-1902), un ancien associé de M. Potton, riche soyeux de Lyon, qui, hanté par les problèmes sociaux, venait de fonder une "cité ouvrière" sur la rive gauche du Rhône destinée à reloger les victimes de l’inondation catastrophique de mai 1856. Le Père Chevrier, comme on le désigna dès lors, se consacra principalement, avec l’aide de quelques bénévoles, à l’instruction religieuse de garçons et de filles qui n’avaient fréquenté ni les écoles ni les catéchismes.

En 1860, il se sépara de Camille Rambaud et loua, puis acheta quelques années plus tard, une vaste salle de danse dénommée le Prado, dans l’un des quartiers les plus déshérités de la Guillotière. Il y prenait avec lui, pour une durée d’un peu moins de six mois, "des jeunes adolescents de chaque sexe errants et abandonnés que leur âge et leur ignorance exclu[ai]ent de la participation aux leçons de l’école et à celles de la paroisse" (Rapport de l’Académie de Lyon du 23 février 1861, A.M.L., Q3 : établissements de bienfaisance). Il les préparait à leur première communion sous la forme d’un catéchisme intensif et accéléré. L’Inspection académique du Rhône l’ayant autorisé à ouvrir une école, ils recevaient en outre un enseignement élémentaire en matière de lecture, d’écriture et de calcul. Dans ce "petit pensionnat pour les pauvres" (Ms X,15a), du 10 décembre 1860, jour où le Père Chevrier fit l’acquisition du Prado, jusqu’au 2 octobre 1879, jour de sa mort, furent accueillis de 2300 à 2400 enfants, dont les deux tiers de garçons et un tiers de filles environ.

A la différence d’autres établissements du même type, le Père Chevrier se refusait à ce que l’on fît travailler les enfants qu’il accueillait. En l’absence de tout revenu régulier, il ne voulait compter, comme il le disait, que sur la Providence et la générosité des pauvres à l’endroit de ceux qui étaient encore plus pauvres qu’eux. Si le gros œuvre de l’aménagement du Prado bénéficia du concours d’Edouard Frossard, directeur des Chantiers de la Buire, ce furent surtout les gens du peuple qui assurèrent l’existence quotidienne des enfants du Prado. Mlle Chapuis, qui était maîtresse d’atelier sur les pentes de la Croix-Rousse, a expliqué comment, dans "un assez grand nombre d’ateliers d’ourdissage ou de dévidage", "les ouvrières mettaient tous les jours un ou deux sous de côté sur leurs salaires quotidiens ; à la fin de la semaine, cela faisait une somme qu’une d’entre elles portait le dimanche au Père Chevrier" (Procès de béatification, déposition de Françoise Chapuis, art.37). De nombreux humbles gestes quotidiens de ce genre permettaient au Prado de survivre au jour le jour. Constatant qu’aucun prêtre n’était préparé sérieusement à exercer un ministère du type de celui qu’il pratiquait quotidiennement au contact des pauvres, le Père Chevrier se décida, en 1866, à fonder au Prado même une "école cléricale". La même Mlle Chapuis a raconté comment le Père Chevrier lui avait dit un jour : "Françoise, j’ai envie de faire une pépinière de prêtres qui soient élevés avec mes enfants, pour qu’ils les comprennent bien" (Procès de béatification, déposition de Françoise Chapuis, art 15). A la mort de celui-ci en 1879, cette "école cléricale" avait fourni au Prado ses quatre premiers prêtres ; elle comportait alors, avec son annexe de Limonest, une cinquantaine d’élèves ; ce fut le point de départ de l’Association des Prêtres du Prado.

On ne trouve pas dans les écrits d’Antoine Chevrier, qu’il s’agisse de ses lettres, de sa prédication, de ses commentaires de l’Evangile ou encore du Véritable Disciple, le livre qu’il a écrit pour la formation de ses prêtres, une analyse de la condition ouvrière ; mais on constate, à leur lecture, qu’il existait chez cet homme une vraie connaissance des contraintes qui pesaient alors sur les travailleurs, une réelle sympathie pour eux et une grande souffrance devant des comportements de gens d’Eglise qui les tenaient injustement à distance. Le Véritable Disciple contient une peinture cruellement lucide des moeurs ecclésiastiques du temps telles qu’elles étaient perçues par le peuple ouvrier des villes. Antoine Chevrier n’hésita pas à écrire que "Dieu envoie les révolutions" pour punir les prêtres de leur avarice et de leur attachement excessif aux biens de la terre : "C’est la première chose que font les révolutionnaires, nous dépouiller, nous rendre pauvres" ; Dieu veut "nous forcer par là à pratiquer la pauvreté, puisque nous ne voulons pas la pratiquer volontairement" (Le véritable Disciple, éd. Prado, Lyon, 1968, p.316).

Les funérailles du P. Chevrier, le lundi 6 octobre 1879, manifestèrent de façon éclatante l’estime portée au fondateur du Prado par le peuple ouvrier de la Guillotière qui avait reconnu dans cet humble prêtre l’un des siens. "Je n’ai jamais rien vu de semblable à ses funérailles, déclara l’un de ses anciens compagnons. Le corps était à l’église Saint-Louis qu’on défilait encore au Prado. Les trottoirs ne pouvaient contenir la foule sur tout le parcours. Les ouvriers dominaient, soit au défilé, soit sur les trottoirs ; presque point d’habit fin. Le P. Chevrier était le prêtre des pauvres" (Déposition de l’abbé C. Ardaine au procès de béatification, int. 27). "Toute la Guillotière était sur les trottoirs", précise un autre témoin (Déposition de Marguerite Viannay, int. 27). "Le recueillement de tout le monde était remarquable. Même les ateliers qui se trouvaient sur le parcours ont cessé de battre pendant le défilé" (Déposition de Claudius Chabert, int. 27).

Le journal lyonnais Le Progrès, alors peu enclin à sympathiser avec l’Eglise, écrivait dans son édition du jeudi 9 octobre 1879 : "Il n’est jamais trop tard pour rendre hommage à la mémoire des hommes de bien, et à quelque parti qu’ils appartiennent nous oublions les dissensions politiques pour ne plus voir en eux que le côté digne de respect et d’admiration. M. l’abbé Chevrier, fondateur de la Providence du Prado, était un de ces hommes dont le souvenir mérite de ne pas être effacé par le temps. Il a eu pitié des petits vagabonds qui couraient les rues sans être protégés contre les tentations du vice par aucune utile surveillance et a consacré toute son activité persévérante à l’éducation de ces enfants. Tel a été son but en fondant cette Providence à la Guillotière. La foule qui se pressait aux funérailles de l’abbé Chevrier et qu’on a évaluée à près de 5000 personnes (Le Nouvelliste donne le chiffre 10.000) est une juste manifestation de la reconnaissance publique. Quant à nous, qui ne sommes point suspectés de sympathie pour le clergé, nous saluons avec d’autant plus de respect que cela nous arrive rarement, la mémoire de ce prêtre qui a fait œuvre de bon citoyen".

 

Prière pour demander la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Dieu Notre Père, Vous avez choisi le Bienheureux Antoine Chevrier pour annoncer l’Evangile aux pauvres et pour former des apôtres habités par Votre Esprit. Nous Vous rendons grâce pour tout ce que Vous nous avez déjà accordé par son intercession. Le Père Chevrier nous guide pour suivre de plus près Votre Fils à travers les mystères de la Crèche, du Calvaire et du Tabernacle,nous faisant découvrir la beauté de Votre Amour. Permettez qu’il soit auprès de Vous le porteur de notre prière, afin d’obtenir de plus grandes grâces encore (en particulier…) Nous Vous en prions, Vous qui êtes vivant pour les siècles des siècles. Amen !

 

Oraison de la Messe du Bienheureux Antoine Chevrier

Prêtre du Tiers Ordre de Saint François

Pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée aux pauvres, Vous avez appelé, Seigneur, Antoine Chevrier à se faire disciple de Votre Fils. Accordez-nous de suivre les exemples du Christ Pauvre et Crucifié, afin que nous puissions ainsi Vous glorifier. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 D'après le Missel Franciscain, Ed. Franciscaines, Paris, 2000

90667C

 

Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

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Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

 

Préface

Toute neuvaine rappelle le temps de prière des disciples et de la Vierge Marie au cénacle attendant la venue de l’Esprit Saint. La neuvaine de prière que nous vous proposons s’appuie sur le Père Antoine Chevrier, béatifié en 1986 par le Pape Jean Paul II. Ce prêtre diocésain de Lyon et fondateur du Prado est associé, au ciel avec tous les saints, à Jésus Christ lui-même « toujours vivant pour intercéder en notre faveur » (Epître aux Hébreux 7, 25). Nous pouvons donc prier le Père Antoine Chevrier, lui demander des grâces pour les gens que nous connaissons ou pour nous-mêmes. C'est aussi l’occasion de demander à Dieu qu’il nous accorde la canonisation de ce prêtre, ami du Christ et des pauvres.

Antoine Chevrier (1826-1879), tout jeune prêtre, a été nommé vicaire à la Paroisse Saint André, dans le quartier de la Guillotière. Il vivra toute son existence apostolique dans ce lieu où s’entassait une population pauvre, venant des campagnes pour chercher du travail aux portes de la grande ville. La nuit de Noël 1856, méditant devant la crèche de l’Enfant Jésus, il comprend que pour vivre son ministère, il lui faut mener une vie évangélique semblable à celle de Jésus Christ. Appelé à suivre l'Envoyé du Père de plus près, il se décide à vivre pauvrement et à travailler quotidiennement la Parole de Dieu, ce qu’il nomme « l’Étude du Saint Évangile ».

En 1860, il prend possession d’une salle de bal mal famée qui se trouve à louer. Elle est dénommée « le Prado ». Le Père Chevrier conservera cette appellation. Désormais ce lieu va lui permettre de vivre son sacerdoce dans deux orientations complémentaires, l'éducation chrétienne et humaine d'adolescents parmi les plus démunis et la formation de jeunes destinés à devenir prêtres pour évangéliser les pauvres. Il écrira lui-même un livre intitulé « Le Prêtre selon l’Evangile, ou le véritable disciple de Jésus Christ ».

Dès les origines, le Père Chevrier fut entouré de diverses personnes qui partageront le même appel missionnaire, notamment des laïcs. Quelques jeunes femmes s'engageront dans la vie consacrée. Le témoignage du Père Chevrier nous rappelle la dignité des gens qui souffrent ou qui connaissent des situations difficiles. Ils sont dans le coeur de Dieu et ont le droit de se savoir aimés et sauvés par Jésus Christ. L'apôtre de la Guillotière nous montre le chemin qui invite à connaître, aimer et à suivre de près le Sauveur. Pour cela, il ne cesse de nous faire méditer l'oeuvre de Dieu à travers l'agir de son Fils Jésus Christ, à la crèche, au calvaire et au tabernacle. Ainsi chacune de nos existences se trouve transformée de l’intérieur par l’Esprit Saint que nous communique le Christ ressuscité.

Prière pour demander la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

A dire chaque jour de la Neuvaine

Dieu Notre Père, Vous avez choisi le Bienheureux Antoine Chevrier pour annoncer l’Evangile aux pauvres et pour former des apôtres habités par Votre Esprit. Nous Vous rendons grâce pour tout ce que Vous nous avez déjà accordé par son intercession. Le Père Chevrier nous guide pour suivre de plus près Votre Fils à travers les mystères de la Crèche, du Calvaire et du Tabernacle,nous faisant découvrir la beauté de Votre Amour. Permettez qu’il soit auprès de Vous le porteur de notre prière, afin d’obtenir de plus grandes grâces encore (en particulier…) Nous Vous en prions, Vous qui êtes vivant pour les siècles des siècles. Amen !

Premier jour

Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur

« Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur est bien vraiment le fondement de notre zèle; de nos actions et un grand motif de nous humilier devant Dieu. C'est ce mystère qui m’a amené à demander à Dieu la pauvreté et l'humilité et qui a fait que j'ai quitté le ministère à Saint-André pour pratiquer la Sainte Pauvreté de Notre Seigneur. Je demande tous les jours à Dieu qu’il veuille bien remplir les prêtres de l'esprit de Jésus Christ et que nous ressemblions de plus en plus à Jésus notre Divin Modèle, le grand modèle des prêtres. Oh ! Si nous étions conformes à Jésus Christ notre Sauveur, que de bien, que de bonnes oeuvres se feraient dans la Sainte Église de Dieu ». (Lettre à l’abbé André Gourdon, 1865)

« Il leur dit : Venez et voyez. Ils vinrent donc et virent où Il demeurait, et ils demeurèrent avec Lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. » (Saint Jean 1, 39)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

 Deuxième jour

Connaître Jésus Christ c’est tout

« Connaître Jésus-Christ c’est tout. Tout est renfermé dans la connaissance de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ. La connaissance de Jésus-Christ produit nécessairement l'amour et plus nous connaissons Jésus-Christ, sa beauté, sa grandeur, ses richesses, plus notre amour grandit pour Lui et plus nous cherchons à lui plaire, et plus nous rejetons loin de nous tout ce qui ne va pas à Jésus-Christ. Dans une horloge, il y a un ressort qui fait mouvoir tous les rouages et donne l’heure. C’est Jésus-Christ qui doit être en nous ce ressort invisible, caché, et nous faire montrer toujours Jésus-Christ Lui-même. Là où est notre trésor, là aussi sera notre coeur (Mt 6,21) ». (Véritable Disciple, p. 113-117)

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. La lampe du corps, c’est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière ». (Saint Matthieu 6, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Troisième jour

Sentez-vous naître cette grâce en vous ?

« C'est-à-dire, sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ? Un sentiment intérieur qui est plein d’admiration pour Jésus-Christ, pour sa beauté, sa grandeur, sa bonté infinie, qui le porte à venir à nous. Sentiment qui nous touche et nous porte à nous donner à Lui. Un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d'en haut, ex-alto, une petite lumière surnaturelle qui nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie. Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière, si nous nous sentons attiré un tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! Cultivons cet attrait, faisons-le croître par la prière, l'oraison, l'étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits ». (Véritable Disciple, p. 119)

« Jésus apprit qu'ils avaient jeté dehors l'aveugle qu'il avait guéri. Le rencontrant, il lui dit: « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit: « Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui dit: « Tu le vois, Celui qui te parle, c'est Lui ». Alors, il déclara: « Je crois, Seigneur ». et il se prosterna devant Lui ». (Saint Jean 9, 35-38)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Quatrième jour

Si un peintre se regardait toujours lui-même…

« Il faut penser davantage à Notre-Seigneur qu'à nous et à nos propres misères; si un peintre se regardait toujours lui-même au lieu de regarder son modèle, il n'arriverait jamais à le copier; c’est ce que vous avez à faire, regardez Notre-Seigneur souvent, souvent, et ne vous considérez pas trop vous-même, et alors vous aurez plus de vie; appliquez-vous à imiter Notre-Seigneur et cela sans trouble, sans peine, considérez-le avec amour et avec le désir de l'imiter, voilà tout; vos fautes, vos misères, laissez-les dans l’océan de Sa Miséricorde, quand on aime Jésus il faut peu s'inquiéter du reste ». (A Soeur Marie-Mathieu, 1873)

« Je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis, parce qu’elle a montré beaucoup d'amour. » (Saint Luc 7, 47)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Cinquième jour

Et puis il y a tant de travaux divers dans son champ!

« Mais, mon bon ami, quand on y est, ce n’est plus le temps de reculer, il faut forcer le bon Dieu à nous donner ce qu'il nous manque; et puis le bon Dieu a tant besoin d'ouvriers qu'il les prend bien un peu où il peut, il n’en trouve pas toujours comme il voudrait; sa vigne est grande; et puis il y a tant de travaux divers dans son champ! Contentons-nous du moindre, et nous serons toujours plus tranquilles sur notre sort et sur celui de ceux sur lesquels nous travaillons. Ayons toujours courage; si jamais je forme une société de décrotteurs, je vous prendrai avec moi, nous ne ferons pas mal ensemble, seulement je ne pourrai guère courir, parce que je transpire de suite, mais je resterai au coin pour garder la caisse, et vous, vous ferez les courses; en attendant, continuons notre petite mission ». (Au Père Jean-Claude Jaricot, 1877)

« Va chez toi, auprès des tiens, et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde ». (Saint Marc 5, 19)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Sixième jour

C’est là notre vie et notre amour

« Qu’il est triste de voir tout ce monde ne s'occuper que de choses étrangères à celles auxquelles nous devrions nous consacrer entièrement. Ne sommes-nous pas là pour cela et pour cela seul: connaître Jésus-Christ et Son Père et le faire connaître aux autres, n’est-ce pas assez beau et n'avons-nous pas là de quoi nous occuper toute notre vie sans aller chercher ailleurs de quoi occuper notre esprit; aussi est-ce là mon désir d’avoir des frères et des soeurs catéchistes. J’y travaille moi-même avec joie et bonheur; savoir parler de Dieu et le faire connaître aux pauvres et aux ignorants, c'est là notre vie et notre amour ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1873)

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Saint Jean 17, 3)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Septième jour

Demandons donc d'abord l'esprit de Dieu

« Comme nous avons besoin de prière! Quand nous aurons l'esprit de Dieu ça ira bien; quand nous aurons l'esprit de Dieu, les approbations ne nous manqueront pas, mais si nous n’avons pas l'esprit de Dieu, à quoi nous serviraient-elles? A rien, elles ne serviraient qu’à notre honte et à notre condamnation; demandons donc d’abord l'esprit de Dieu, que l'Esprit Saint nous communique sa Charité, son humilité surtout, sa douceur, son zèle, et tout ira bien, mais sans cela nous ne serons jamais rien et nous ne ferons jamais rien. L'esprit de Dieu, oh ! Demandons-le toujours et tous les jours, ne cessons pas de le demander, c'est là la recommandation que je vous fais à toutes et à tous, travaillons à acquérir l'esprit de Dieu et tout ira bien ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1877)

« Jésus ressuscité se tint au milieu d’eux et Il leur dit: « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Ayant dit cela, il souffla et leur dit: « Recevez l’Esprit Saint ». » (Saint Jean 20, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Huitième jour

Quels sont ceux qui ont l’esprit de Dieu ?

« Ce sont ceux qui ont prié beaucoup et qui l’ont demandé longtemps. Ce sont ceux qui ont étudié longtemps le Saint Evangile, les paroles et les actions de Notre-Seigneur, qui ont vu comment les Saints agissaient et comment ils conformaient leur vie à celle de Jésus-Christ, qui ont travaillé longtemps à réformer en eux ce qui est opposé à l'esprit de Notre-Seigneur. Celui qui a l’esprit de Dieu, il ne dit rien de lui-même, il ne fait rien de lui-même; tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait repose sur une parole ou une action de Jésus Christ qu’il a pris pour fondement de sa vie; Jésus Christ est sa vie, son principe, sa fin. « Ce n’est pas moi qui vis, c’est Jésus Christ en moi » (Galates 2, 20) ». (Véritable Disciple, p. 227-228)

« Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! » (Saint Luc 11,13).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Neuvième jour

Comme la flamme du bois

« L'esprit de Dieu n'est ni dans une règle positive, ni dans les formes, ni dans l’extérieur, ni dans les habits, ni dans les règlements; il est en nous, quand il nous est donné. On entend ce son, mais on ne sait ni d'où il vient, ni où il va, il souffle où il veut. Il nous vient au moment où nous nous y attendons le moins. Quand nous le cherchons, nous ne le trouvons pas; quand nous ne le cherchons pas, nous le trouvons; il est indépendant de notre volonté, du moment, du temps et de l’heure; il vient quand il veut, à nous de le recevoir quand il vient. Il a la liberté d’action, et il est indépendant de nous, mais il se communique à nous quand nous y pensons le moins; il n’est pas dans le raisonnement, ni dans l’étude, ni dans les théories, ni dans les règles; il est un feu divin qui bouge toujours, qui s’élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois; il faut le prendre et s’en réjouir quand il se montre… et le conserver toutes les fois qu’il se communique à nous ». (Véritable Disciple, p. 511)

« Mais lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler et que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous ». (Saint Matthieu 10, 19-20).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Prières

O Verbe ! O Christ

O Verbe ! O Christ ! Que Vous êtes beau ! Que Vous êtes grand ! Qui saura Vous connaître ? Qui pourra Vous comprendre ? Faites, ô Christ, que je Vous connaisse et que je Vous aime. Puisque Vous êtes la Lumière, laissez venir un rayon de cette Divine Lumière sur ma pauvre âme, afin que je puisse Vous voir et Vous comprendre. Mettez en moi une grande Foi en Vous afin que toutes Vos Paroles soient pour moi autant de lumières qui m'éclairent et me fassent aller à Vous, et Vous suivre, dans toutes les voies de la Justice et de la Vérité. O Christ ! O Verbe ! Vous êtes mon Seigneur et mon seul et unique Maître. Parlez, je veux Vous écouter et mettre Votre parole en pratique. Je veux écouter Votre Divine Parole, parce que je sais qu’elle vient du Ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique, parce que dans Votre Parole il y a la Vie, la joie, la paix et le bonheur. Parlez, Seigneur, Vous êtes mon Seigneur et mon Maître et je ne veux écouter que Vous. Amen.

« Pauvreté, que tu es belle ! »

« O pauvreté, que tu es belle ! Jésus Christ, mon Maître, t'a trouvée si belle qu'Il t'a épousée en descendant du Ciel, qu'Il a fait de toi la compagne de Sa Vie et qu'Il a voulu mourir avec toi sur la Croix. Donnez-moi, ô mon Maître, cette belle pauvreté. Que je la prenne avec joie, que je l'embrasse avec amour, pour en faire la compagne de toute ma vie et mourir avec elle sur un morceau de bois, comme mon Maître ! » (VD, p. 323).

L’origine du Prado

La Conversion de Noël 1856

« C’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté et l'humilité de Notre Seigneur que j'ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. Je me disais: « Le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ! Les hommes continuent à se damner ». Alors, je me suis décidé à suivre Notre-Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes, et mon désir est que vous-mêmes, vous suiviez Notre-Seigneur de près » (Antoine Chevrier).

 

Association des Prêtres du Prado

13, rue Père Chevrier – 69007 Lyon

04 78 72 41 67

Mail: ap.prado@wanadoo.fr

www.leprado.org

 

Le texte de cette neuvaine est extrait d'un livret édité par Bayard Service Édition, en collaboration avec l’Association des Prêtres du Prado en Mars 2012

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine ici

23 novembre 2012

Neuvaine au Serviteur de Dieu Benoît Daswa

 

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Le Serviteur de Dieu Benoît Daswa

Apôtre de la Vie

1946-1990

 

Neuvaine au Serviteur de Dieu Benoît Daswa

 

Introduction

 

En écrivant à l'Église en Afrique, le pape Benoît XVI a appelé à plus de saints africains: « J’encourage les Pasteurs des Églises locales à reconnaître parmi les serviteurs africains de l’Évangile, ceux qui pourraient être canonisés, selon les normes de l’Église, non seulement pour augmenter le nombre des saints africains, mais aussi pour obtenir de nouveaux intercesseurs au ciel afin qu’ils accompagnent l’Église dans son pèlerinage terrestre et intercèdent auprès de Dieu pour le continent africain. Je confie à Notre-Dame d’Afrique et aux saints de ce cher continent, l’Église qui s’y trouve ». (Exhortation Africae Munus, N°114).

Depuis l'époque de l'Église primitive, l'Afrique a été richement bénie par de nombreus grands saints, dont trois des Pères de l'Eglise, saint Augustin, saint Cyrille d'Alexandrie et Saint Cyprien. Il y a eu aussi de grandes saintes femmes de cette époque, parmi eux, Sainte Monique, mère de Saint Augustin, ainsi que de nombreux Martyrs très courageux, telles les Saintes Perpétue et Félicité. Dans une époque plus récente l'Afrique a donné à l'Eglise des saints supplémentaires saints et des martyrs remarquables, telle Sainte Joséphine Bakhita, une jeune esclave du Soudan, et les Martyrs Ougandais, Saint Charles Lwanga et ses vingt-deux compagnons.

Les Catholiques se tournent vers les Saints et les Martyrs, qui sont leurs ancêtres spéciaux dans la Foi. Ils sont en parfaite communion avec Dieu et demeurent des membres de notre famille humaine profondément préoccupés par notre bien-être. Nous pouvons donc nous approcher d'eux avec une grande confiance pour déposer nos besoins et préoccupations auprès Dieu. Le puissant exemple de leur vie est une source de courage et d'inspiration pour nous dans la vie quotidienne de notre foi. Nous aussi, comme disciples du Christ, nous devrions être heureux de partager notre foi avec les autres et ne jamais avoir peur de se lever pour elle, même au prix du sacrifice ou de la mort elle-même.

Il est important pour l'Eglise catholique d'Afrique de répondre à l'appel du Pape à plus de saints africains. Dans le diocèse de Tzaneen, Benoît Daswa a été reconnu dans sa propre durée de vie comme un Catholique exemplaire, un mari dévoué et père, un enseignant consciencieux et un principal, qui a été profondément impliqué dans vie de l'Église et de la communauté locale. Il était un homme de vérité, d'intégrité et d'une grande charité. Benoît était admiré pour son courage dans le témoignage de la Foi face à certaines croyances et pratiques culturelles qui sont y sont opposés. Après sa mort brutale, la communauté Catholique a gardé son souvenir vivant en visitant sa tombe et en y priant. Le peuple a encouragé la direction de l'Eglise locale à ouvrir une enquête sur sa vie et sa mort, en vue de sa possible canonisation comme un saint et un martyr.

L'enquête officielle canonique diocésaine sur la vie et la mort du Serviteur de Dieu, Tshimangadzo Samuel Benoît Daswa, a été achevée début 2009. Elle a été accepté par la Sacrée Congrégation pour les Causes des Saints à Rome en Novembre 2010, comme ayant satisfait à toutes les exigences légales et canoniques. Cette approbation de Rome est très encourageante pour le diocèse de Tzaneen, car elle a ouvert la voie pour que le Diocèse puisse promouvoir activement la cause de Benoît Daswa comme un martyr et possible Saint, non seulement pour l'Afrique du Sud, mais aussi pour le Continent Africain, et pour le monde entier.

Nous encourageons les gens à en apprendre davantage sur cet homme saint et courageux et d'être inspirés par son exemple dans la défense de la Foi. Pour Benoît, la vie humaine est sacrée et doit toujours être respectée et protégée. Comme apôtre de la vie, il est très pertinent pour promouvoir une véritable culture de la vie dans le monde d'aujourd'hui. Pour cette raison, nous demandons aux gens de prier pour sa béatification et de demander des faveurs par son intercession auprès de Dieu. Cette Neuvaine dédiée à Benoît Daswa est une forme puissante de prière qui peut être utilisée individuellement ou en groupes. Nous sommes convaincus que si cette neuvaine est priée avec Foi dans le Christ et dans l'Esprit Saint, que Dieu vous bénira par beaucoup de faveurs par l'intercession de Benoît Daswa. Nous encourageons tous ceux qui ont reçu des faveurs par son intercession, à nous le faire connaître. Notre sincère gratitude au Père Herman Van Dijck MSC pour son travail dans la production de la prière de cette Neuvaine.

Mgr Joao Rodrigues Noe, Diocèse de Tzaneen

Msc évêque Hugues Slattery, évêque émérite, Tzaneen

Limpopo Province, Afrique du Sud

 

Qu'est-ce qu'une neuvaine

 

Une neuvaine est une dévotion composé de prières dites pendant neuf jours consécutifs, pour obtenir des grâces spéciales ou des faveurs de Dieu. Cela a toujours été une forme populaire de prière dans l'Église. Elle suit l'exemple des neuf jours que les apôtres et Marie passèrent en prière entre l'Ascension et la Pentecôte, dans l'attente de l'effusion de l'Esprit Saint. (Actes 1,14). Pour faire une neuvaine, il faut persévérer dans la prière, en demandant une faveur au cours d'une période de neuf jours consécutifs. C'est dans l'accomplissement de l'enseignement de notre Seigneur que nous devons continuer à prier et ne jamais perdre confiance. Ceci est basé sur les paroles de Notre Seigneur: « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe la porte sera ouverte » (Luc 11 : 9-10).

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Benoît Daswa

(A réciter chaque jour à la fin de la Prière de la Neuvaine)

O Sainte Trinité, je crois que Vous demeurez en moi par mon baptême. Je Vous aime, je Vous loue et je vous adore. Je Vous rends grâce pour Votre Serviteur, Benoît, que Vous avez choisi pour qu'il témoigne jusqu'à la mort pour sa Foi en Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Seigneur.

Père Tout-Puissant, Vous avez rempli le cœur de Votre Serviteur, Benoît, de beaucoup d'amour et de zèle pour l'avènement de Votre Royaume. Vous lui avez donné le courage et la force de défendre sa foi sans crainte, ni peur de la mort. Amour de Dieu, gardez-moi libre de toutes œuvres des ténèbres. Protègez-moi contre les mauvais esprits et les puissances du mal. Faites de moi un véritable apôtre de la vie, dans ma famille et dans la société. Que Votre lumière, Seigneur, brille sur moi et par moi.

Seigneur Jésus, par l'intercession de votre serviteur, Benoît, je Vous demande de pouvoir suivre son exemple d'être toujours prêt à pardonner dans un esprit chrétien. Vous savez tout sur mes problèmes, mes soucis et mes craintes lorsque je regarde vers l'avenir. Je tire de la force et du courage dans la vie de Votre Serviteur, Benoît. Je viens à Vous maintenant, Seigneur, et par son intercession, je demande les faveurs très spéciales (...) si elles sont conformes à Votre Volonté. Aidez-moi à toujours suivre le bon exemple de Benoît. Par la prière quotidienne et l'assiduité à l'église, Aidez-moi à Vous aimer, Seigneur, au-dessus de toutes choses et pour aimer les autres comme Vous m'aimez. Amen.

 Premier Jour

Baptisé dans le Christ

Aîné de cinq enfants, Tshimangadzo Samuel Benedict Daswa est né le 16 Juin 1946, dans le village de Mbahe près Thohoyandou. Grandissant dans les pays d'Afrique et la religion traditionnelle, il appartenait au clan de la tribu Bakali Lemba, qui se considèrent eux-mêmes comme descendants des Juifs. Ils vivent principalement dans la tribu Venda, mais on trouve également parmi les tribus Sotho du Nord et Tsonga dans la province de Limpopo, Afrique du Sud. Lycéen Tshimangadzo, il a reçu l'instruction dans la Foi catholique de son catéchiste, le Père Benoît Risimati. Il était grandement influencé par cet homme à la Foi profonde et, par conséquent, il choisi Benoît pour son baptême nom. Il fit sienne la devise de l'Ordre de Saint Benoît, « Prie et travaille », qui a inspiré sa vie de chrétien. Le 21 Avril 1963, il a été baptisé par le Père Augustin O'Brien MSC et a reçu sa première communion. Trois mois plus tard, il était confirmé par Révérend Abbé-évêque Van Hoeck OSB, Évêque du Diocèse de Pietersburg. Après avoir terminé l'école secondaire, Benoît fait une formation d'instituteur pour l'école primaire.

 Parole de Dieu

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (6,4-5)

Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

Approfondissement de la Foi

« Le Baptême fait vraiment entrer dans la sainteté de Dieu par l'incorporation dans Christ et de l'inhabitation de son Esprit, ce serait un contresens que de se contenter d'une vie de médiocrité, signe d'une éthique minimaliste et d'une religiosité superficielle. Demander à un catéchumène: «Veux-tu recevoir le Baptême?" signifie lui demander en même temps: « Veux-tu devenir saint? » Il veut dire mettre le caractère radical du Sermon sur la montagne: « Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait » (Mt 5:48). (Novo Millenio Ineunte, Bienheureux Jean Paul II)

Réflexion: Qu'est-ce que signifie pour moi le baptême que j'ai reçu? Ai-je vraiment envie devenir Saint comme Dieu est saint?

Prière

Psaume 22 (23)

Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie; j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Deuxième Jour

Un homme du travail

Fidèle à sa devise, « Prie et travaille », Benoît croyait de tout se coeur que le travail acharné était un moyen de glorifier Dieu et d'aider les gens dans la communauté. Comme directeur de l'école primaire de Nweli primaire, Benoît était entièrement consacré à l'œuvre d'éducation. Un jour, un professeur essaya de sauter sa préparation de leçon pour la semaine suivante et alla à la banque Sibasa pour retirer son salaire. Ayant remarqué son absence, Benoît monta dans sa voiture, après l'avoir poursuivi, fit arrêter le taxi et a fit revenir l'enseignant avec lui à l'école pour terminer sa préparation. Cela fait, Benoît conduisit l'enseignant à la banque.

Dans sa relation avec ses élèves, Benoît a toujours été motivé par l'amour. Il les a encouragés à faire preuve de diligence, d'indépendance et d'autonomie. Ceux qui étaient incapables de payer les frais de scolarité étaient invités à travailler dans son jardin pour gagner leurs frais de scolarité. Benoît serait rendait visite aux familles des absents pour en savoir la raison et pour voir s'il pouvait offrir de l'aide. Avec ses propres enfants, il travaillait dans son potager et plantait des arbres – fait, à l'époque, tout à fait inhabituel pour les enseignants, les directeurs d'école, ou les gens instruits en général.

Benoît à exercé une bonne intendance en utilisant judicieusement son argent. Il était le premier dans son village à construire une maison en briques avec les économies sur son salaire et de la vente des fruits et des légumes de son jardin et de son verger. Grâce à des prévisions budgétaires prudentes, il acheté une voiture, un poste de télévision et avait le téléphone, mais en raison de l'envie et de la jalousie, certains le soupçonnèrent de faire usage de zombies (soi-disant cadavres ramenés à la vie par la sorcellerie).

Parole de Dieu

Evangile selon Saint Matthieu (25, 14-15)

« C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités ».

Approfondissement de la Foi

« Nazareth, ô maison du «fils du charpentier», c’est ici que Nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain; ici rétablir la conscience de la noblesse du travail; ici rappeler que le travail ne peut pas être une fin à lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent; comme Nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur ». (Pape Paul VI, Discours à Nazareth, le 5 Janvier 1964)

Réflexion: Est-ce que je fais mon travail du mieux que je le peux? Dois-je avoir honte lorsque je fais un travail manuel?

Prière

Psaume 103

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence, tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; des nuées, tu te fais un char, tu t'avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs. Tu as donné son assise à la terre : qu'elle reste inébranlable au cours des temps. Tu l'as vêtue de l'abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes ; à ta menace, elles prennent la fuite, effrayées par le tonnerre de ta voix. Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées vers le lieu que tu leur as préparé. Tu leur imposes la limite à ne pas franchir : qu'elles ne reviennent jamais couvrir la terre. Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l'eau chemine au creux des montagnes ; elle abreuve les bêtes des champs : l'âne sauvage y calme sa soif ; les oiseaux séjournent près d'elle : dans le feuillage on entend leurs cris. De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes oeuvres ; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l'homme qui travaille. De la terre il tire son pain : le vin qui réjouit le coeur de l'homme, l'huile qui adoucit son visage, et le pain qui fortifie le coeur de l'homme. Les arbres du Seigneur se rassasient, les cèdres qu'il a plantés au Liban ; c'est là que vient nicher le passereau, et la cigogne a sa maison dans les cyprès ; aux chamois, les hautes montagnes, aux marmottes, l'abri des rochers. Tu fis la lune qui marque les temps et le soleil qui connaît l'heure de son coucher. Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient : les animaux dans la forêt s'éveillent ; le lionceau rugit vers sa proie, il réclame à Dieu sa nourriture. Quand paraît le soleil, ils se retirent : chacun gagne son repaire. L'homme sort pour son ouvrage, pour son travail, jusqu'au soir. Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur ! + Tout cela, ta sagesse l'a fait ; * la terre s'emplit de tes biens. Voici l'immensité de la mer, son grouillement innombrable d'animaux grands et petits, ses bateaux qui voyagent, et Léviathan que tu fis pour qu'il serve à tes jeux. Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu. Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés. Tu caches ton visage : ils s'épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre. Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses oeuvres ! Il regarde la terre : elle tremble ; il touche les montagnes : elles brûlent. Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ; je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure. Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur. Que les pécheurs disparaissent de la terre ! Que les impies n'existent plus ! Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Troisième Jour

Un vrai père de famille

En 1980, Benoît épouse Shadi Eveline Monyai, luthérienne qui a ensuite été reçue dans la pleine communion avec l'Église catholique. Ils eurent huit enfants, le dernier étant né quatre mois après sa mort. Benoît pense qu'aider sa femme dans l'éducation des enfants et l'aider dans les tâches ménagères, faisaient partie de son engagement matrimonial. Il disait aux gens: « Vous devriez aider votre femme dans les tâches ménagères », et a enseigné à ses enfants à aider les parents à la maison. Il leur a également appris à être assidus à l'école et au travail dans son verger.

La famille se réunissait pour prier ensemble tous les soirs. Ce temps de prière familial qui comprenait la lecture de l'Écriture, ainsi que la prière en famille, était une véritable « Eglise domestique ». La famille a toujours participé aux célébrations liturgiques du dimanche. Benoît a institué le « jour des Daswa », le jour de la fête de Noël. La famille et tous leurs proches parents avaient l'habitude de passer cette journée ensemble au cours de laquelle chaque enfant recevaient cadeaux de Noël du matériel scolaire qui servant pendant l'année à venir.

Parole de Dieu

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Ephésiens (5, 31-32; 6, 1-4)

« A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ce mystère est grand : je le dis en pensant au Christ et à l'Église. ous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, c'est cela qui est juste : Honore ton père et ta mère, c'est le premier commandement assorti d'une promesse : ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre. Et vous, les parents, ne poussez pas à bout vos enfants, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur ».

Approfondissement de la Foi

« Mamans, apprenez-vous à vos petits les prières du chrétien? Les préparez-vous, en collaboration avec les prêtres, aux sacrements du premier âge: la confession, la communion, la confirmation? Les habituez-vous, s'ils sont malades, à penser aux souffrances du Christ, à invoquer l'aide de la Sainte Vierge et des saints? Récitez-vous avec eux le Rosaire en famille? Et vous, les pères, savez-vous prier avec vos enfants, avec toute la communauté familiale, au moins quelquefois? Votre exemple, accompagné de la droiture de votre pensée et de vos actes, appuyé par quelques prières communes, vaut bien une leçon de vie. C'est un acte de culte particulièrement méritoire. Vous apportez ainsi la paix entre les murs de votre foyer ». (Bienheureux Jean Paul II, Familiaris Consortio N°60).

Réflexion: Comment est ma relation avec mon conjoint, mes enfants? Devons-nous prier ensemble, en famille? Combien de fois?

Prière

Psaume 127

Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ! Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur ! Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur. De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie, et tu verras les fils de tes fils. Paix sur Israël !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Quatrième Jour

Un homme engagé dans la Communauté

Benoît était très respecté dans la communauté. Il était un leader naturel et le confident du chef qui l'avait choisi comme secrétaire de son conseil. Toujours guidé par ses principes chrétiens, Benoît n'avait pas peur de dire ce qu'il pensait. Il était grandement respecté pour son honnêteté, son intégrité ainsi que pour sa sincérité et son humilité. Un jour, faussement accusé d'utiliser les fonds de l'école pour construire sa maison, l'innocence de Benoît et la bonne gestion ont été confirmées après que le chef avait ordonné une enquête.

Comme Benoît croyait fermement en la formation de la personnalité à travers des activités sportives, il créa, pour les jeunes, des clubs de football. Il voulait qu'ils soient occupés, disciplinés. Lors d'une sécheresse dans la région de Venda dans les années quatre-vingt, Benoît a utilisé ses contacts et toutes ses compétences de persuasion pour obtenir des fournitures et des vivres alimentaires pour les enfants de son école.

Parole de Dieu

De l'Evangile selon Saint Matthieu (5: 13-16)

« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».

Approfondissement de la Foi

« Pour une animation chrétienne de l'ordre temporel, dans le sens que nous avons dit, qui est celui de servir la personne et la société, les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la « politique », à savoir à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun ». (Bienheureux Jean Paul II, Christi Fideles Laici, N°42).

Réflexion: En quoi et comment puis-je contribuer à l'amélioration de ma Communauté? Dois-je prendre mes responsabilités publiques, politiques et civiques au sérieux?

Prière

Psaume 9

Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ? De tout mon coeur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j'exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut. Mes ennemis ont battu en retraite, devant ta face, ils s'écroulent et périssent. Tu as plaidé mon droit et ma cause, tu as siégé, tu as jugé avec justice. Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants, à tout jamais tu effaces leur nom. L'ennemi est achevé, ruiné pour toujours, tu as rasé des villes, leur souvenir a péri. Mais il siège, le Seigneur, à jamais : pour juger, il affermit son trône ; il juge le monde avec justice et gouverne les peuples avec droiture. Qu'il soit la forteresse de l'opprimé, sa forteresse aux heures d'angoisse : ils s'appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ; jamais tu n'abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent. Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion, annoncez parmi les peuples ses exploits ! Attentif au sang versé, il se rappelle, il n'oublie pas le cri des malheureux. Pitié pour moi, Seigneur, vois le mal que m'ont fait mes adversaires, toi qui m'arraches aux portes de la mort ; et je dirai tes innombrables louanges aux portes de Sion, je danserai de joie pour ta victoire. Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu'ils creusaient ; aux filets qu'ils ont tendus, leurs pieds se sont pris. Le Seigneur s'est fait connaître : il a rendu le jugement, il prend les méchants à leur piège. Que les méchants retournent chez les morts, toutes les nations qui oublient le vrai Dieu ! Mais le pauvre n'est pas oublié pour toujours : jamais ne périt l'espoir des malheureux. Lève-toi, Seigneur : qu'un mortel ne soit pas le plus fort, que les nations soient jugées devant ta face ! Frappe-les d'épouvante, Seigneur : que les nations se reconnaissent mortelles !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Cinquième Jour

Un homme engagé dans l'Eglise

En tant que catéchiste volontaire, Benoît Daswa aida à la création de la communauté ecclésiale, en particulier en préparant les candidats au Baptême. Il a été membre du Conseil Pastoral de la paroisse et était toujours présent aux réunions. Il a dirigeait l'office dominical, quand le prêtre ou un agent pastoral n'était pas disponible et était très impliqué dans la pastorale des jeunes, les encourageant à avoir de bonnes vies, productives, et à être fiers de leur Foi.

Benoît avait promis à sa femme qu'il commencerait à construire leur maison dès que la nouvelle Eglise de Nweli serait achevée. Cette tâche de construire la première église Catholique dans la région était un projet si cher à son cœur qu'il a non seulement aidé le prêtre avec sa propre voiture a transporter les matériaux de construction, mais, il a travaillé sans relâche sur cela et il a encouragé les autres à en faire autant. Après son achèvement, fidèle à sa promesse, il a commencé à construire sa propre maison.

Parole de Dieu

De la Lettre aux Romains (12: 5-8)

« Dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c'est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si c'est le don de servir, il faut servir ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on enseigne ; pour encourager, que l'on encourage. Celui qui donne, qu'il soit simple ; celui qui dirige, qu'il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu'il ait le sourire ».

Approfondissement de la Foi

« Entre tous les fidèles du Christ, du fait de leur régénération dans le Christ, il existe, quant à la dignité et à l’activité, une véritable égalité en vertu de laquelle tous coopèrent à l’édification du Corps du Christ, selon la condition et la fonction propre de chacun ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 872).

Réflexion: Que fais-je pour l'Eglise et dans l'Eglise? Dois-je contribuer à la construction, à l'entretien de l'église et de ses services?

Prière

Psaume 131

Souviens-toi, Seigneur, de David et de sa grande soumission quand il fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob : « Jamais je n'entrerai sous ma tente, et jamais ne m'étendrai sur mon lit, j'interdirai tout sommeil à mes yeux et tout répit à mes paupières, avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob. » Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata, nous l'avons trouvée près de Yagar. Entrons dans la demeure de Dieu, prosternons-nous aux pieds de son trône. Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi, et l'arche de ta force ! Que tes prêtres soient vêtus de justice, que tes fidèles crient de joie ! Pour l'amour de David, ton serviteur, ne repousse pas la face de ton messie. Le Seigneur l'a juré à David, et jamais il ne reprendra sa parole : « C'est un homme issu de toi que je placerai sur ton trône. « Si tes fils gardent mon alliance, les volontés que je leur fais connaître, leurs fils, eux aussi, à tout jamais, siègeront sur le trône dressé pour toi. » Car le Seigneur a fait choix de Sion ; elle est le séjour qu'il désire : « Voilà mon repos à tout jamais, c'est le séjour que j'avais désiré. « Je bénirai, je bénirai ses récoltes pour rassasier de pain ses pauvres. Je vêtirai de gloire ses prêtres, et ses fidèles crieront, crieront de joie. « Là, je ferai germer la force de David ; pour mon messie, j'ai allumé une lampe. Je vêtirai ses ennemis de honte, mais, sur lui, la couronne fleurira. »

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Sixième Jour

Un homme de prière et de Charité

Les gens qui connaissaient bien Benoît remarquaient qu'il était une personne qui priait constamment, tant dans sa vie quotidienne, en famille et en Église. Il avait une profonde relation personnelle avec le Christ et était guidé et renforcé par sa Foi et ce dans tous les aspects de la vie. Il avait un amour particulier et une grande préoccupation pour les malades, les personnes vulnérables et il aimait à visiter ceux qui étaient en prison. Il a donné librement ses ressources pour aider les pauvres et les nécessiteux dans son village, ainsi que pour ceux qui allaient à l'école primaire de Nweli.

Dans l'après-midi du 2 Février 1990, alors que Benoît travaillait dans son verger, sa belle soeur l'appelle en urgence, lui demandant de prendre son enfant très malade chez le médecin à Makwarela (Sibasa). Avant qu'il ne prenne la voiture, il lui dit: « Avant de partir, prions ». Sur son chemin du retour à Mbahe, sur la route, il a pris un un homme vivant dans un village voisin. L'homme portait un sac de farine de maïs et était incapable de prendre les transports publics en raison des troubles dans la région.

Parole de Dieu

De l'Evangile selon Saint Matthieu (25: 35-40)

« J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! » Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? » Et le Roi leur répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».

Approfondissement de la Foi

« L'Eglise entière comme telle est directement appelée au service de la charité: «La Sainte Eglise en joignant l'agapè à la Cène eucharistique se manifestait tout entière réunie autour du Christ par le lien de la charité; ainsi en tout temps elle se fait reconnaître à ce signe d'amour; tout en se réjouissant des initiatives d'autrui, elle tient aux oeuvres charitables comme à une partie de sa mission propre et comme à un droit inaliénable. C'est pourquoi la miséricorde envers les pauvres et les faibles, les oeuvres dites de charité et de secours mutuel pour le soulagement de toutes les souffrances humaines sont en particulier honneur» ».(Bienheureux Jean Paul II, Christi Fideles Laici, N°41).

Réflexion: Est-ce que j'aide et soutiens les personnes dans le besoin? Est-ce que je prête attention aux plus pauvres et aux plus démunis dans ma communauté?

Prière

Psaume 108

Dieu de ma louange, sors de ton silence ! La bouche de l'impie, la bouche du fourbe, s'ouvrent contre moi : ils parlent de moi pour dire des mensonges ; ils me cernent de propos haineux, ils m'attaquent sans raison. Pour prix de mon amitié, ils m'accusent, moi qui ne suis que prière. Ils me rendent le mal pour le bien, ils paient mon amitié de leur haine. « Chargeons un impie de l'attaquer : qu'un accusateur se tienne à sa droite. A son procès, qu'on le déclare impie, que sa prière soit comptée comme une faute. « Que les jours de sa vie soient écourtés, qu'un autre prenne sa charge. Que ses fils deviennent orphelins, que sa femme soit veuve. « Qu'ils soient errants, vagabonds, ses fils, qu'ils mendient, expulsés de leurs ruines. Qu'un usurier saisisse tout son bien, que d'autres s'emparent du fruit de son travail. « Que nul ne lui reste fidèle, que nul n'ait pitié de ses orphelins. Que soit retranchée sa descendance, que son nom s'efface avec ses enfants. « Qu'on rappelle au Seigneur les fautes de ses pères, que les péchés de sa mère ne soient pas effacés. Que le Seigneur garde cela devant ses yeux, et retranche de la terre leur mémoire ! » Ainsi, celui qui m'accuse oublie d'être fidèle : il persécute un pauvre, un malheureux, un homme blessé à mort. Puisqu'il aime la malédiction, qu'elle entre en lui ; il refuse la bénédiction, qu'elle s'éloigne de lui ! Il a revêtu comme un manteau la malédiction, qu'elle entre en lui comme de l'eau, comme de l'huile dans ses os ! Qu'elle soit l'étoffe qui l'habille, la ceinture qui ne le quitte plus ! C'est ainsi que le Seigneur paiera mes accusateurs, ceux qui profèrent le mal contre moi. Mais toi, Seigneur Dieu, agis pour moi à cause de ton nom. Ton amour est fidèle : délivre-moi. Vois, je suis pauvre et malheureux ; au fond de moi, mon coeur est blessé. Je m'en vais comme le jour qui décline, comme l'insecte qu'on chasse. J'ai tant jeûné que mes genoux se dérobent, je suis amaigri, décharné. Et moi, on me tourne en dérision, ceux qui me voient hochent la tête. Aide-moi, Seigneur mon Dieu : sauve-moi par ton amour ! Ils connaîtront que là est ta main, que toi, Seigneur, tu agis. Ils maudissent, toi, tu bénis, ils se sont dressés, ils sont humiliés : ton serviteur est dans la joie. Qu'ils soient couverts d'infamie, mes accusateurs, et revêtus du manteau de la honte ! A pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur, je le louerai parmi la multitude, car il se tient à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Septième Jour

Un témoin courageux de la Vérité

Le 25 Janvier 1990, au cours d'un violent orage, la foudre tombe plusieurs fois et brûle un certain nombre de rondavels (cases rondes) couvertes de chaume dans la région. Traditionnellement, lorsque cela se produit ce n'est pas considéré comme un phénomène naturel, mais comme l'oeuvre d'une supposée sorcière. Le chef rassembla son conseil et la communauté pour discuter de la question, dans le but de savoir qui en était responsable. Ils fut alors convenu qu'un guérisseur traditionnel serait consulté afin d' identifier la personne qui était responsable de ces incendies. Une contribution de R5 par personne a été convenue afin de payer la personne.

Benoît arriva à la réunion en retard, après que cette décision avait été prise. Son explication que la foudre est un phénomène naturel fut rejetée. Il s'était vigoureusement tenu tête contre l'accusation portées aux prétendues sorcières provoquant des coups de foudre. Lorsque la décision a été confirmée, Benoît refusa de payer la contribution, faisant valoir que sa Foi Catholique l'empêchait de prendre part à tout ce qui touche de près ou de loin à la sorcellerie.

Parole de Dieu

De l'Evangile selon Saint Luc (12: 8-9)

Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu.

Approfondissement de la Foi

« S’appuyant sur les religions traditionnelles, la sorcellerie connaît actuellement une certaine recrudescence. Des peurs renaissent et créent des liens de sujétion paralysants. Les préoccupations concernant la santé, le bien-être, les enfants, le climat, la protection contre les esprits mauvais, conduisent de temps à autre à recourir à des pratiques des religions traditionnelles africaines qui sont en désaccord avec l’enseignement chrétien. Le problème de la « double appartenance », au christianisme et aux religions traditionnelles africaines demeure un défi. Pour l’Église qui est en Afrique, il est nécessaire, à travers une catéchèse et une inculturation profonde, de guider les personnes vers la découverte de la plénitude des valeurs de l’Évangile. Il convient de déterminer la signification profonde de ces pratiques de sorcellerie en identifiant les enjeux théologiques, sociaux et pastoraux qui sont véhiculés par ce fléau ». (Exhortation Africae Munus, Pape Benoît XVI, N°93).

Réflexion: Ai-je peur de me lever pour défendre la Foi chrétienne quand elle est ridiculisée ou attaqué au nom de la « culture traditionnelle »? Est-ce que je crois en la sorcellerie? l'ai-je parfois pratiqué?

Prière

Psaume 140

Seigneur, je t'appelle : accours vers moi ! Écoute mon appel quand je crie vers toi ! Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir. Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouche. Ne laisse pas mon coeur pencher vers le mal ni devenir complice des hommes malfaisants. Jamais je ne goûterai leurs plaisirs : que le juste me reprenne et me corrige avec bonté. Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête ! Ils font du mal : je me tiens en prière. Voici leurs juges précipités contre le roc, eux qui prenaient plaisir à m'entendre dire : « Comme un sol qu'on retourne et défonce, nos os sont dispersés à la gueule des enfers ! » Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ; tu es mon refuge : épargne ma vie ! Garde-moi du filet qui m'est tendu, des embûches qu'ont dressées les malfaisants. Les impies tomberont dans leur piège ; seul, moi, je passerai.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Huitième Jour

Un véritable apôtre de la vie

Après sa ferme prise de position contre la sorcellerie lors de la réunion de la communauté, le dimanche 28 Janvier 1990, les gens ont commencé à murmurer contre lui, disant: « C'est lui qui influence peuple, comme il est un chef de file. Pourquoi refuses-t-il de brûler les sorcières? Il n'est pas d'accord avec notre croyance ».

Beaucoup pensaient de lui qu'il rabaissait leurs croyances et leurs pratiques traditionnelles, et qu'il était comme une pierre d'achoppement dans la communauté en raison de sa position constante contre la sorcellerie. Et, comme un vrai disciple de Jésus-Christ, Benoît, se tenait ferme dans sa foi catholique, certaines personnes ont dit: « Nous ferions mieux de le tuer! » Ils ont donc conspiré pour se débarrasser de lui.

Parole de Dieu

Du Livre du Deutéronome (18: 9-14)

Lorsque tu seras entré dans le pays que le Seigneur, ton Dieu, te donne, tu n'apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur; et c'est à cause de ces abominations que le Seigneur, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement au Seigneur, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, le Seigneur, ton Dieu, ne le permet pas.

Approfondissement de la Foi

Il nous est demandé d'aimer et d'honorer la vie de tout homme et de toute femme, et de travailler avec constance et avec courage pour qu'en notre temps, traversé par trop de signes de mort, s'instaure enfin une nouvelle culture de la vie, fruit de la culture de la vérité et de l'amour. (Bienheureux Jean Paul II, Evangelium Vitae, N°77)

Réflexion: Est-ce que je respecte la vie des autres, des plus faibles, en particulier des bébés à naître? Est-ce que je mène une vie saine et responsable?

Prière

Psaume 26

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ? Si des méchants s'avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent. Qu'une armée se déploie devant moi, mon coeur est sans crainte ; que la bataille s'engage contre moi, je garde confiance. J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m'attacher à son temple. Oui, il me réserve un lieu sûr au jour du malheur ; il me cache au plus secret de sa tente, il m'élève sur le roc. Maintenant je relève la tête devant mes ennemis. J'irai célébrer dans sa tente le sacrifice d'ovation ; je chanterai, je fêterai le Seigneur. Écoute, Seigneur, je t'appelle ! Pitié ! Réponds-moi ! Mon coeur m'a redit ta parole : « Cherchez ma face. » C'est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N'écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu, mon salut ! Mon père et ma mère m'abandonnent ; le Seigneur me reçoit. Enseigne-moi ton chemin, Seigneur, conduis-moi par des routes sûres, malgré ceux qui me guettent. Ne me livre pas à la merci de l'adversaire : contre moi se sont levés de faux témoins qui soufflent la violence. Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

Neuvième Jour

un vrai témoin de la foi

Le 2 Février 1990, après avoir ramené chez lui un homme avec un sac de farine de maïs, Benoît, rentrant chez lui en voiture trouva son chemin bloqué par des troncs d'arbres disposés au travers de la route. Descendant de sa voiture pour les enlever, une foule de jeunes garçons et des hommes cachés derrière les buissons se ruèrent sur lui et lui jetèrent de grosses pierres. Blessé et saignant abondamment, il quitta sa voiture et couru à travers un terrain de football, espérant trouver de l'aide auprès d'un Shebeen à proximité (endroit où la boisson alcoolisée est vendue illégalement). En voyant une porte ouverte à la cuisine d'une rondavel il courut tout droit s'y cacher afin de sauver sa vie.

La foule qui lui courait derrière, demanda à la femme où Benoît était cacher, menaçant de la tuer si elle ne leur disait pas. Leur disant où Benoît était cacher, elle plaida: « Ne me tuez pas. Il est à l'intérieur ». Deux personnes entrèrent la foule et traînèrent Benoît dehors. En serrant l'un d'eux, Benoît supplia: « S'il vous plaît, épargnez ma vie! » Les jeunes a répondu: « OK. Suis-nous, on ne va pas te tuer ». Lui faisant confiance, Benoît sortit.

Alors que la foule encerclait maintenant le rondavel, Benoît ne pouvait plus s'échapper, voyant l'un d'entre venant vers lui armé d'une knobkerrie, il se mit à genoux et pria. Ensuite, les choses se passèrent très rapidement. L'homme fracassa la tête avec sa knobkerrie, lui écrasant le crâne. Benoît tomba au sol. De l'eau bouillante fut ensuite versée sur sa tête, ses oreilles, ses narines et autres blessures.

La Messe d'enterrement fut concélébrée le 10 Février 1990. Tous les prêtres portèrent des vêtements rouge, car ils étaient convaincus que Benoît était mort pour sa foi. C'était sa position contre la sorcellerie qui avait entraîné la mort de Benoît.

Parole de Dieu

De l'Evangile selon Saint Luc (5: 1-12)

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : « Heureux les pauvres de coeur :le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux :ils obtiendront miséricorde ! Heureux les coeurs purs :ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix :ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

Approfondissement de la Foi

« Car c'est la fonction de l'Eglise, guidée par l'Esprit Saint qui renouvelle et purifie son sans cesse, de faire de Dieu le Père et son Fils incarné et présent dans un sens visible. Ce résultat est obtenu principalement par le témoignage d'une foi vivante et mature, à savoir, celui formé à reconnaître lucidement les difficultés et de les maîtriser. De nombreux martyrs ont donné témoin lumineux de cette foi et continuera à le faire. Par leur exemple, ils nous ont montré, et fait en douceur pour nous, pour ainsi dire, le chemin vers l'avenir... Tout ce qui nous reste, avec la grâce de Dieu, est de suivre leurs traces ». (Constitution Pastorale Gaudium et Spes N° 21)

Réflexion: Est-ce que, comme Benoît, le courage des martyrs m'aide à vivre ma foi? Est-ce que je défends ma foi, dans la vie privée comme et dans la vie publique?

Prière

Cantique de Marie

Evangile selon Saint Luc (1: 46-55)

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés,renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

Réciter la prière pour la Béatification de Benoît Daswa.

 

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14 novembre 2012

Sainte Anna Schäffer de Mindelstetten

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Sainte Anna Schäffer de Mindelstetten

Mystique et stigmatisée bavaroise

1882-1925

Fête le 5 octobre

 

A l'occasion de la canonisation des plusieurs Bienheureux, à Rome, le 21 octobre dernier, parmi lesquels se trouve Sainte Anna Schäffer. Nous avons pensé vous présenter cette grande mystique, qui fut aussi une grande malade, si méconnue dans nos pays francophones. A notre époque, ou la souffrance est si combattue, Anna Schäffer vient nous rappeler son importance, car la souffrance nous configure à la Croix. Que son exemple et son message soient féconds pour nous.

F.M.

 

Vie de Sainte Anna Schäffer


Au cœur de la Bavière, entre Ratisbonne et Ingolstadt, se trouve le petit village de Mindelstetten. C’est là que le 18 février 1882 naquit et fut baptisée Anna Schäffer, fille d’un menuisier du village. La famille était nombreuse et vivait dans des conditions modestes. La mère imprégnait la famille d’un esprit chrétien. L’enfant grandit et devint une jeune fille vigoureuse et pleine de santé. Elle fut une élève brillante, mais resta cependant calme, modeste et pieuse. A l’occasion de sa première communion en 1894, elle offrit sa vie en sacrifice au Sauveur. A 13 ans, elle partit vers Ratisbonne pour devenir domestique. Elle espérait gagner ainsi sa dot pour entrer dans un ordre missionnaire.

Après la mort de son père en 1896, elle fut domestique à Landshut. C’est là qu’en juin 1898, elle reçut l’appel décisif de Jésus: elle devait sous peu, et pour longtemps, beaucoup souffrir. Même si, dans son âme d’enfant, elle avait toujours un grand désir de don total, elle s’était la même année consacrée à Marie, sa première réaction fut celle de tout homme en bonne santé: frayeur et fuite. Elle fut engagée dans une maison forestière à Stammham. C’est à cet endroit, dans la buanderie, que, le 4 février 1901, commença son martyre. Alors qu’elle essayait de remettre en place le tuyau de poêle situé au-dessus de la lessiveuse et qui venait de se détacher, elle glissa et ses deux jambes tombèrent dans la lessive bouillante jusqu’au dessus des genoux. Ni à l’hôpital de Kösching (près d’Ingolstadt), où elle fut tout d’abord conduite, ni dans une clinique à Erlangen (près de Nuremberg), on ne put guérir ses blessures. En mai 1902, définitivement invalide, elle quitta enfin la clinique; à partir de ce moment, son état ne fit que se dégrader, si bien qu’elle fut obligée de garder le lit. A son infirmité vint rapidement s’ajouter une pauvreté noire. Par égards pour la famille de son frère, sa mère et elle durent quitter la maison parentale, louèrent une chambre, et durent joindre les deux bouts avec une pension d’invalidité de 9 Reichsmark. Après une période de révolte, Anna apprit à reconnaître la volonté de Dieu dans sa dure école de souffrance, et y consentit avec toujours plus de joie. La jeune fille reconnut dans son infirmité et sa pauvreté un appel d’amour du Crucifié, la mission et l’accomplissement de sa vie. Elle prit la résolution d’offrir sa vie et sa souffrance en sacrifice à Dieu, et développa un zèle étonnant pour la prière, la pénitence et l’expiation. Le curé du lieu, Karl Rieger, fut pour elle un bon directeur spirituel et lui apportait quotidiennement la Communion. Tout comme les autres habitants du village, il l’aidait également matériellement.

Plusieurs événements extraordinaires eurent lieu lors de l’automne 1910. Elles eut plusieurs visions, Anna parlait de rêves, tout d’abord de Saint François, puis du Sauveur qui était prêt à accepter son sacrifice d’expiation. Elle reçut alors les Stigmates de la Passion, mais peu de personnes eurent connaissance de ce fait. A partir de ce moment, elle se trouva fortifiée dans son service d’apostolat, promettant son intercession et consolant ceux qui le lui demandaient personnellement ou par écrit. Des demandes d’intercessions vinrent non seulement d’Allemagne, mais aussi d’Autriche, de Suisse, et même d’Amérique.

A l’occasion de la fête de Saint Marc en 1923, elle eut une extase et vécut les événements du Vendredi Saint; à partir de ce moment, son état se détériora visiblement: paralysie complète des jambes, crampes atroces à la suite de problèmes au niveau de sa moelle épinière, et cancer du rectum. Cinq semaines avant son retour vers le Père, elle chuta de son lit, la fracture du crâne qui en résulta causa des dommages cérébraux qui diminuèrent l’usage de la parole et la rendirent partiellement aveugle. Ses souffrances, durant les dernières années de sa vie, étaient telles que tous s’étonnaient qu’un être humain puisse supporter une telle torture physique.

Le matin du 5 octobre 1925, mourante, elle reçut pour la dernière fois la Sainte Communion. C’est dans celle-ci qu’elle avait en effet puisé la force de supporter ses 25 années de souffrance. Avant de quitter cette terre, elle se signa une dernière fois et pria « Jésus, je vis pour toi... » Une grande foule assista à son enterrement, le 8 octobre 1925. Le curé Rieger, lors de l’oraison funèbre, s’en tint à mentionner les nombreuses grâces obtenues au cours de cette vie de martyre, et fit allusion à la grandeur de la grâce de Dieu pour la défunte.

Depuis la mort d’Anna, sa tombe ne cesse d’être le but de nombreux pèlerins qui viennent implorer son intercession dans leurs besoins, la remercier pour l’aide qu’elle leur a accordé, et avant tout prier pour sa béatification. On compte jusqu’à présent plus de 14.000 prières exaucées. En réponse à la demande pressante des pèlerins, l’évêque de Ratisbonne, Rudolf Graber autorisa, le 26 juillet 1972, le transfert des ossements de la servante de Dieu du cimetière vers l’église paroissiale de Mindelstetten et annonça l’ouverture de son procès en béatification. Depuis lors, chaque année, à l’occasion de la fête de Sainte Anne (26 juillet), des milliers de personnes affluent vers Mindelstetten et y observent une journée de prière et d’expiation. Après que la commission de la congrégation pour les canonisations ait reconnu sans équivoque le caractère vertueux et héroïque d’Anna Schäffer, le Bienheureux Pape Jean Paul II lui conféra le 11 juillet 1995 le titre de vénérable. Le miracle nécessaire à sa béatification fut officiellement reconnu par Rome le 3 juillet 1998, et elle fut déclarée bienheureuse par le Saint Père le 7 mars 1999. Elle a été canonisée le 21 octobre 2012, par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.

Le message de Sainte Anna Schäffer

La « Schreiner Nandl von Mindelstetten » (la Nandl [Anna] du menuisier de Mindelstetten), comme elle est affectueusement nommée, a été élevée par Dieu comme un signe lumineux de son amour. Elle est de ceux qui, contrairement à la médiocrité ambiante, suivent sincèrement le Christ. Elle montra l’exemple afin que les hommes fassent moins attention au bien-être terrestre qu’au salut éternel (cfr. Hb, 13, 14 et 11, 10), qu’ils fassent également le lien entre l’apostolat d’action et celui de la prière, du sacrifice et de la souffrance, qu’ils offrent discrètement un sacrifice d’expiation et qu’ils vivent un amour responsable du salut de l’âme du prochain. C’est dans cet appel pour nous que se trouve sa grandeur et son importance. Anna a compris ce que St. Jean attestait de Jésus Christ, à savoir qu’il « est la victime offerte pour nos péchés » (1 Jn., 2, 2) et elle fit sienne la parole de l’apôtre Saint Paul : « je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église » (Col., 1, 24). Sainte Anna Schäffer a reçu l’expiation comme un devoir chrétien, et a laissé en testament cette prière, qui rappelle le message de Fatima: « Sacré Cœur de Jésus, donnez-moi beaucoup d’âmes, particulièrement celles qui, suite au désespoir, ne peuvent plus se prendre en charge; celles qui sont proches du gouffre et qui ont le plus besoin de la grâce. Sacré Cœur de Jésus, multipliez mes souffrances et offrez-moi pour cela des âmes que je puisse sauver pour Vous! Sainte Mère des douleurs, donnez-moi toujours une soif ardente de travailler au salut des âmes immortelles, de prier et de souffrir pour elles!»

 

Neuvaine à Sainte Anna Schäffer


Seigneur, Sainte Anna Schäffer, fortifiée par Votre grâce infinie, s’est consumée en un sacrifice silencieux, dans un abandon héroïque à la Volonté de Dieu. Donnez-nous, à son image et par son intercession, de reconnaître que la prière, le sacrifice et l’expiation sont les meilleurs moyens pour nous mener au salut dans le temps et l’éternité. Donnez-nous la force d’agir à son image. Offrez par son intercession aux pécheurs, la conversion; à l’église, l’unité; aux familles et aux peuples, la paix; aux prêtres, la persévérance et la fidélité; aux jeunes, la crainte de Dieu et la pureté. Appelez les incroyants et les égarés dans Votre Royaume ! Soyez indulgent et Miséricordieux avec les âmes des morts. Écoutez notre prière et accordez-nous par l’intercession de Sainte Anna Schäffer, les grâces (...) pour lesquelles nous Vous prions avec confiance. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
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Pour approfondir

Biographie de Sainte Anna Schäffer sur le site de l'Abbaye de Clairval, cliquer ICI