19 octobre 2012

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Jacques Fesch, un saint en puissance

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21 septembre 2012

Le Serviteur de Dieu Patrick Peyton

Frère Peyton

Le Serviteur de Dieu Patrick Peyton

Le Prêtre du Chapelet

1909-1922

 

Patrick Peyton fut connu à travers le monde comme le « Prêtre du Chapelet ». Il avait expérimenté la puissante intervention de la Vierge Marie dans sa propre vie et il voulut dire aux familles du monde entier ce que Marie ferait pour elles si elle lui ouvraient leur cœur et leur foyer en priant ensemble le Chapelet en famille. Il parlait doucement avec son accent irlandais natal. Il faisait passer son message avec une telle humilité, simplicité et ardeur, que tous ceux qui l'avaient entendu étaient touchés jusqu'au plus profond d'eux-mêmes. Des familles entières s'engagèrent à prier le Chapelet dans leur maison chaque jour et restèrent fidèles à leur promesse pour le reste de leur vie. Elles n'oublièrent pas non plus le promoteur d'une telle dévotion. Elles chérirent les jours où elles se trouvaient en sa présence et où elles l'écoutèrent parler, comme de précieux moments de grâce divine.

Les humbles débuts

Patrick Peyton naquit le 9 janvier 1909. Il était le 6e des 9 enfants de son père et de sa mère. John et Mary (Gillard) Peyton. Ils avaient l'habitude de rassembler la famille entière chaque soir pour réciter le chapelet, à la lueur du feu. La famille menait une vie misérable dans leur petite ferme à Carracastle, Couty Mayo, en Irlande. En 1928, son frère aîné, Tom, et lui, partirent pour les Etats Unis pour chercher du travail. Après avoir rencontré un Prêtre qui les invita à joindre la Congrégation de Sainte Croix, ils entrèrent à Notre Dame et commencèrent leurs études pour la Prêtrise.

Pendant qu'il était étudiant en théologie, Patrick fut frappé par la tuberculose. Il languit presqu'une année dans son lit d'hôpital, alors que sa situation s'aggravait dangereusement. Le Père Hagerty, un vieux Prêtre conseiller, l'encouragea à placer toute sa confiance dans la puissance d'intercession de la Vierge Marie. Et, la communauté de Sainte Croix commença une Neuvaine de Messes pour sa guérison. Durant cette semaine, il affirma qu'il se sentait mieux. Les médecins surpris l'examinèrent et découvrirent qu'il était vraiment guéri. Ainsi, il fut autorisé à reprendre ses études. Il fut ordonné avec ses autres condisciples le 15 juin 1941. En reconnaissance à Notre Dame, il fit le vœu de passer le reste de sa vie à promouvoir sa dévotion afin que chacun put découvrir et obtenir les bénédictions qu'Elle avait hâte d'accorder à tous ceux qui se tourneraient vers Elle en toute confiance et avec beaucoup d'amour. Le Père Peyton resta fidèle à son engagement jusqu'à la fin de sa vie.

La mission : le Chapelet en famille

En 1942, avec l'approbation de ses supérieurs, il fonda officiellement « The Family Rosary », qui veut dire : « Le Rosaire de la Famille ». Son zèle était prodigieux. Il prêcha sans relâche la prière en famille, particulièrement, le Chapelet en famille, dans les missions en paroisses, à la radio, et plus tard, à la télévision. Il fonda « « Family Theater of the Air », qui veut dire : « Le Théâtre de la famille sur les ondes », le programme de radio doté du plus long temps d'émission de l'histoire. Et, pendant 22 ans, les stars les plus célèbres d'Hollywood investirent tous leurs talents à ses côtés pour l'aider dans sa mission.

En 1948, il commença ses fameuses croisades du Chapelet qui l'amenèrent à travers le monde et drainèrent des foules estimées à deux millions de personnes dans des villes comme Manille aux Philippines et Rio de Janeiro au Brésil. Fortifié par la prière et par sa totale dévotion envers Notre Dame, il était capable de surmonter sa timidité naturelle. Et, de la façon la plus simple, la plus ingénue, il parvint à convaincre des millions de personnes à travers le monde de prier le Chapelet chaque jour avec tous les membres de leur famille. Personne n'a jamais dit de lui qu'il était un grand orateur, mais tous ceux qui l'ont entendu prêcher pouvaient sentir qu'il était un saint homme. Il rayonnait l'amour de Dieu et inspirait chacun par la simplicité et la ténacité de son dévouement à Notre Dame.

La bourrique de Notre Dame

Il célébrait la Messe et méditait son bréviaire chaque jour avec une grande ferveur. Il passait de longues heures en prière devant le Saint Sacrement et récitait son Chapelet dès qu'il pouvait se libérer de sa charge ordinaire de travail. En effet, plus ses difficultés devenaient accablantes, plus ardemment il priait. Il s'était engagé à travailler de tout son cœur pour propager la dévotion envers Notre Dame, pas pour lui-même, et il savait qu'Elle viendrait à son aide.

Sa confiance en Elle était sans limites, et Elle ne l'a pas déçu. Quelle que fut la complexité des problèmes que posaient l'organisation des rassemblements de foules pour la prière du Chapelet, le financement de la production des films et des émissions de radio, le déplacement vers des villes ou des contrées lointaines, ou la correspondance avec des centaines de personnes qui écrivaient pour se recommander à ses prières ou pour offrir leur contribution, il ne se laissa jamais troubler et sût toujours garder sa paix d'esprit et sa cordiale bienveillance et amabilité.

Il ne laissa jamais ses devoirs d'état, aussi lourds qu'ils pouvaient être, éteindre l'amour dont son cœur était gonflé pour les gens qu'il essayait d'aider. Une dame exprima de façon tellement éloquente l'expérience de beaucoup de ceux qui le connurent : « Quand il vous parlait, vous vous sentiez embrassé par son amour ». En effet, il manifestait non seulement de l'amour, mais aussi de la joie, de la paix, de la patience et tous les autres fruits de l'Esprit (cf. Galates 5 : 22). Il était vraiment un homme de Dieu. Il disait de lui-même qu'il était la « bourrique de Notre Dame ».

La Cause de Canonisation

Il n'avait jamais joui d'une bonne santé et la fatigue de ses incessants labeurs ont malheureusement eu des répercussions néfastes sur son système cardiaque. Cependant, même après avoir subi une intervention chirurgicale au cœur, il continuait inlassablement sa mission, jusqu'à ce qu'il ne pût plus quitter sa chambre. Il mourût entouré de l'affection et des soins attentionnés des Petites Soeurs des Pauvres, à San Pedro, en Californie, aux Etats Unis, le 3 juin 1992.

A la demande pressante de la Congrégation de Sainte Croix, l'Evêque de Fall River initia la Cause de Canonisation du Père Peyton, le 1er juin 2001. Le Père Peyton est maintenant appelé « Serviteur de Dieu ».

Bien que le Père Peyton mourût en 1992, son œuvre continue de nos jours encore, car les « Holy Cross Family Ministries » ce qui veut dire « les Ministres de la Famille de la Congrégation de Sainte Croix » maintiennent la propagation de sa mission dans 14 pays à travers le monde. Etre au paradis, c'est être entré dans la gloire éternelle. L'Eglise ne canonise pas une personne pour ajouter à sa gloire, mais pour la présenter comme modèle de vie chrétienne et comme un puissant intercesseur au Ciel. Avant de déclarer une personne sainte, la Congrégation pour les Causes des Saints à Rome, requiert des preuves évidentes de la sainteté de cette personne, et aussi des marques palpables de la confiance répandue dans la puissance d'intercession de cette personne.

Beaucoup de témoignages de la sainteté du Père Peyton ont été recueillis et des prières pour des demandes par son intercession ont été distribuées. Beaucoup de faveurs ont été rapportées : non seulement des guérisons spectaculaires : recouvrement de la vue, guérison de cancers, des os cassés soudainement reconstitués, bourdonnement d'oreilles subitement disparus, des problèmes financiers résolus, la paix rétablie dans des familles divisées et troublées.

En priant pour obtenir des faveurs par l'intercession du Serviteur de Dieu le Père Patrick Peyton, C.S.C., beaucoup de personnes ont ainsi ravivé complètement leur dévotion envers Notre Dame. Elles ont redécouvert la puissance du Chapelet pour obtenir la paix intérieure, l'inspiration et une confiance tranquille en la maternelle protection de Notre Dame. Elles ont touché du doigt dans leur vie personnelle la vérité contenue dans les slogans que le Père Peyton a popularisés : « La famille qui prie ensemble est une famille unie » et « un mon de en prière est un monde de pais ».

 

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Prière pour demander la Canonisation du Serviteur de Dieu Patrick Peyton

O Doux Jésus, le Père Peyton à dévoué toute sa vie de Prêtre à resserrer les liens des familles du monde, en les invitant à la prière quotidienne, spécialement la récitation du Chapelet. Son message est aussi important pour nous aujourd'hui qu'il l'était durant sa vie terrestre. Nous Vous supplions, par conséquent, de hâter le jour de sa canonisation, afin que les fidèles de partout se souviennent de sa prédication, surtout de cette phrase d'exhortation qu'il répétait toujours : « La famille qui prie ensemble reste ensemble ». Qu'ils suivent ses pas sur les traces de sa dévotion envers Votre Mère et la notre, et qu'ils soient inspirés par sa sainte vie, pour devenir plus que jamais proches de Vous avec une confiance totale et un profond amour filial. Amen.

Prière pour obtenir une faveur par l'intercession du Serviteur de Dieu Patrick Peyton

Dieu notre Père, Votre Règne éclate dans toute la création, et la puissance de Votre Grâce est révélée dans la vie de Vos Saints qui nous inspirent à croire en Vous plus fermement et à servir nos frères plus généreusement. D'une façon unique, Vous avez béni la vie et le travail du Père Patrick Peyton, C.S.C., Votre Serviteur, et aussi fervent apôtre de Marie Reine du Saint Rosaire et notre Mère. Par son intercession, nous demandons cette faveur (…) Pour Votre honneur et Votre Gloire. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Signaler les grâces reçues par l'intercession du Père Patrick Peyton à

 

Bureau du Vice Postulateur

Centre du Père Peyton

518 Washingtown St.,

North Easton, MA 02356-1200

 

Congrégation de Sainte Croix

68, rue de Flore

F-72000 Le Mans

 

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

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Béatification du Père Louis Brisson

Bx Louis Brisson

Béatification du Père Louis Brisson

Fondateur des Oblats de Saint François de Sales

1817-1908

 

A l'occasion de la Béatification du Père Louis Brisson qui aura lieu à Troyes ce 22 septembre, nous vous invitons à découvrir ce grand Serviteur de Dieu et du prochain.

Son enfance

Louis Brisson est né à Plancy (France), le 25 juin 1817. Il est baptisé le 29 juin. Dès l'âge de cinq ans, il manifeste déjà son zèle en recrutant des auditeurs pour la Mission qui se prêche à Plancy. Cet amour précoce pour les âmes est l'indice de sa vocation sacerdotale ; elle se développe sous l'influence de sa pieuse mère. Celle-ci le prépare dans le renoncement et le sacrifice joyeux à sa Première Communion. Cet acte si important marque dans sa vie; il l'accomplit à onze ans, dans l'église de Plancy, avec une grande ferveur. Ce contact intime avec son Dieu allume dans son coeur ce vif amour pour Notre Seigneur au Saint Sacrement qui sera sa grande dévotion.

Au séminaire

Après avoir fait ses premières classes latines au presbytère de Plancy, il entre au Petit Séminaire de Troyes et s’y distingue par son ardente piété et la supériorité de son intelligence; puis il poursuit brillamment ses études au Grand Séminaire.

 Son ordination

Le 19 décembre 1840, l'Abbé Brisson est ordonné prêtre et le 22 décembre, il chante solennellement sa première Messe à Plancy. Peu de temps après son ordination, il est nommé aumônier de la Visitation de Troyes ; il exercera ce ministère pendant quarante-quatre ans.

Visitation de Troyes

La Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis a reçu de Dieu la mission d'établir une Congrégation de Prêtres destinés à répandre dans le monde l'esprit et la doctrine de saint François de Sales, et le Seigneur lui a fait connaître que l'Abbé Brisson est l'instrument providentiel, choisi par Lui, pour coopérer à la fondation de cette Oeuvre. La Servante de Dieu l'en ayant averti, c’est pour l'Abbé Brisson l'occasion d'une longue et terrible lutte. Il ne veut pas céder aux instances de la Vénérable Mère ; il craint d'enchaîner sa liberté et il éprouve une vive répugnance à faire ce qu'elle désire. Le Seigneur lui confirmera lui-même que cet appel vient de Lui.

L'Association catholique de Saint-François de Sales

Attendant l'heure de la Providence pour commencer la fondation des Prêtres, l’Abbé Brisson se donne sans compter à différentes oeuvres d'apostolat dans la ville de Troyes. Dès l'année 1857, il collabore activement avec Monseigneur de Ségur à l'établissement, dans le diocèse, de l'Association catholique de Saint-François de Sales, dont il est nommé directeur en 1858.

Fondation des Oblates de Saint François de Sales

L'Abbé Brisson ouvre en même temps à Troyes des maisons de patronage pour les jeunes ouvrières, très nombreuses dans ce centre industriel. Fin 1866, il en confie la direction à deux anciennes élèves de la Visitation de Troyes; et, avec l’aide de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis, il les forme à la vie religieuse, d'après l'esprit de saint François de Sales. Le 30 octobre 1868, Monseigneur Mermillod donne l'Habit religieux aux deux premières Oblates. Le 11 octobre 1871, Monseigneur de Ségur préside la cérémonie de leur Profession. Le nouvel Institut est un des moyens dont la Providence va se servir pour répandre dans le monde la doctrine de saint François de Sales, par les oeuvres d’apostolat.

Fondation des Oblats de Saint François de Sales

Ces consolants débuts ont leur magnifique couronnement par la fondation des Oblats de Saint François de Sales. Une circonstance toute fortuite amène l'Abbé Brisson à la commencer. Monseigneur Ravinet, Evêque de Troyes, lui demande de reprendre une Ecole secondaire dans sa ville épiscopale. L’Abbé Brisson croit le moment opportun pour réaliser la pensée de la Vénérable Mère Marie de Sales Chappuis. Il ouvre le Collège où bientôt viennent le rejoindre de dévoués collaborateurs.

Père Louis Brisson

Le 11 octobre 1874, les Oblats commencent leur noviciat, et le 27 août 1876, le Père Brisson fait Profession, entouré des cinq premiers Oblats qui prononcent ensuite leurs voeux entre ses mains. Les deux Instituts des Oblats et des Oblates de Saint-François de Sales, encouragés et approuvés par Pie IX et Léon Xlll, prennent une rapide extension en Europe d'abord, puis en Afrique et en Amérique. Leurs oeuvres se multiplient : collèges, pensionnats, écoles, patronages, missions. Le Père Brisson en est l'âme et gouverne ses deux familles avec cette sûreté de vue et cette clairvoyance de l'avenir que Dieu accorde si particulièrement aux fondateurs. Tout converge vers lui. Il traite lui-même toutes les affaires: direction des études, travaux intellectuels, sciences, arts, constructions, organisations matérielles et économiques, rien ne lui reste étranger; son génie créateur embrasse tout. Il allie à cette connaissance approfondie des choses pratiques une vie intérieure très intense. C'est essentiellement une âme d'oraison ; son union à Dieu est habituelle, il se tient continuellement en sa divine présence. Il possède à un rare degré le discernement des esprits; il a le don de lire dans les âmes et de leur communiquer la foi ardente qui ranime. Il exerce sur elles un attrait irrésistible qui les amène, presque à leur insu, à l'accomplissement des actes les plus généreux, par amour pour Dieu. Ce remarquable ascendant, le Père Brisson l'exerce non seulement sur sa double famille religieuse, mais encore sur la plupart de ses nombreux visiteurs. Sa mansuétude s'étend à tous ; chacun bénéficie sans distinction de son incomparable charité qui rappelle celle de Notre Seigneur Lui-même. Le sceau divin de l'épreuve marque la vie du Père Brisson dès le moment où il commence la fondation de l'Oeuvre à laquelle il est destiné ; mais il s'imprime plus fortement encore sur les dernières années de son existence si féconde.

Persécution religieuse

La persécution religieuse déchaînée en France contre les instituts religieux anéantit en partie ses oeuvres si prospères. Ses enfants spirituels sont expulsés ; lui-même, empêché par son grand âge de les suivre en exil, se voit contraint, en 1903, de chercher refuge à Plancy, dans I'humble maison qui avait abrité son enfance. En ces heures douloureuses de I'adversité, la vertu du Père Brisson brille dans tout son éclat. Il tient son âme respectueuse à l'égard des volontés et des permissions de Dieu et redit avec le saint homme Job: « - Le Seigneur m'a tout donné, le Seigneur m'a tout ôté. Que son saint Nom soit béni ! -»   Ferme dans sa foi et sûr des promesses divines pour I'avenir de ses deux Instituts, il n’est point ébranlé dans son invincible confiance : Restons bien dans l’assurance que Dieu est avec nous, dit-il ; tout ce qu’Il permettra sera pour nous un grand bien personnel et sa gloire sera propagée par nous d’une façon plus complète. Le Seigneur récompense la foi de son fidèle serviteur ; il voit bientôt fleurir à l'étranger les oeuvres des Oblats et des Oblates. A Plancy, la Providence lui ménage la consolation de continuer son apostolat auprès des jeunes ouvrières, dans une maison de patronage, dernier fruit de son zèle. Le Père Brisson achève ainsi sa course, comme il l'a commencée : au pays de sa naissance, en travaillant jusqu'à son dernier jour au salut des âmes qu’il a tant aimées !

Vers le Ciel

En janvier 1908, une douloureuse maladie fait pressentir sa fin prochaine. Il l'envisage avec la paix du bon serviteur qui a fidèlement accompli la mission dont Dieu I'a chargé. Il reçoit les derniers sacrements, le coeur tout embrasé d'amour, avec les sentiments de la foi la plus vive. Le jour de la fête de la Présentation de Jésus au Temple, le 2 février, à l'âge de 90 ans, il rejoint paisiblement son Seigneur. Ses œuvres lui survivent, et ses nombreux enfants spirituels redisent, jusqu'aux extrémités de la terre, leur filial amour et leur profonde vénération pour celui qui a été leur «bon Père ».

 

Prière

Seigneur Jésus, qui avez dit : « Demandez et vous recevrez », nous Vous prions par l'intercession de Votre Prêtre Louis Brisson. Attentif aux signes des temps et pour obéir à Votre Volonté, il a fondé la famille des Oblates et des Oblats de Saint-François de Sales. Confiant en Votre Providence, joyeux dans l'espérance, il a su, en bon Père, se faire tout à tous. Accordez-nous, à sa prière, les grâces que nous sollicitons de Vous, particulièrement…. Que la Sainte Eglise ait la joie de glorifier ce prêtre selon Votre Coeur, tout donné à ton Amour. Amen.


Bienheureux Louis Brisson, bénissez-nous !

Texte extrait du site www.sosfs.com

Bienheureux Louis Brisson 3

Pour suivre en direct la Messe de Béatification du Serviteur de Dieu Louis Brisson

Rendez-vous sur le site : http://www.ktotv.com a partir de 15 heures.

 

Bienheureux Louis Brisso 4

Quelques Vidéos

 

Emission "La Vie des Diocèses"

Diocèse de Troyes

 

 

Documentaire

Le Père Louis Brisson, père de l'horloge astronomique

 


Louis Brisson, Père de l'horloge astronomique... par canal32-wizdeo

brisson_logo_02

Pour approfondir

Site de la Congrégation des Oblates de Saint François de Sales

www.sosfs.com

10 septembre 2012

Le Bienheureux Stanislas Papczyński

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Le Bienheureux Stanislas Papczyński

Fondateur de l'Ordre des Mariens de l'Immaculée Conception

1631-1701

Fête le 17 septembre

 

Le Père Stanislas Papczyński naquit le 18 mai 1631 à Podegrodzie prés de Nowy Sacz (Pologne). A la fin de ses études aux collèges Piaristes, et Jésuites il entra en 1654 dans la Congrégation des Pères Piaristes. Il fut ordonné prêtre en 1661. Extrêmement doué, il fut un pédagogue célèbre et éducateur de la jeunesse renommé dans les collèges piaristes, un prédicateur remarquable, un sage guide spirituel et un auteur des écrits traitant les questions de la rhétorique et de la vie spirituelle. Docile à l’inspiration divine, il fonda en 1673 le premier couvent des Mariens dans la forêt de Skierniewice, village situé dans la région de Mazowsze (Pologne). Il fut à l’origine d’une nouvelle famille monastique dans l’Eglise, celle de Mariens de l’Immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Il assigna a son ordre un triple but : la propagation du culte de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu ; le secours porté aux âmes du Purgatoire, particulièrement a ceux qui ont péri durant les guerres et les épidémies ; ainsi que le travail missionnaire dans les milieux défavorisés spirituellement. Le Père Papczyński fut aussi un apôtre de l’abstinence de l’alcool dont il fit un trait caractéristique de son Ordre. Il mourut en odeur de sainteté le 17 septembre 1701 à Gora Kalwaria, près de Varsovie. C’est là, dans l’église du Cénacle que son corps repose. On commença son procès de la béatification en 1767 à Varsovie, il fut interrompu par le partage successif de la Pologne puis il repris en 1953 à Rome. Le 13 juin 1992 le Bienheureux Jean Paul II signa le décret reconnaissant les vertus héroïques du serviteur vénérable de Dieu le Père Stanislas Papczynski. Le 19 juillet 2007, le Pape Benoît XVI approuva la béatification du Père Stanislas de Jésus-Marie Papczynski, qui eut lieu le 16 septembre 2007 au sanctuaire marial de Lichen–Wloclawek (Pologne).

 

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Neuvaine au Père Stanislas Paczyński

 

Au commencement de la neuvaine faire naître l’intention d’obtenir la grâce nécessaire en s’accordant avec la volonté de Dieu.

 

Premier jour

« Le Puissant fait pour moi des merveilles » Lc 1,48

 

Seigneur, Dieu Tout-puissant, par amour pour le Bienheureux Stanislas, qui s’est chargé de promouvoir, avec une grande ardeur, le culte de l’Immaculée Conception de Marie, Mère de Votre Divin Fils, dans l’ordre qu'il avait fondé, donnez-nous la grâce (…), afin que nous puissions Vous glorifier pour les grandes choses que Vous avez accomplies en Vos saints et permettez-nous de conduire notre vie dans Votre Amour et dans une pureté sans taches.

 

Prière pour une grâce spéciale par l'intercession du Bienheureux Stanislas Papczyński

(a dire tous les jours de la Neuvaine)

 

O Dieu, Père de Miséricorde, qui avez inspiré dans le cœur du Bienheureux Stanislas une grande ferveur pour l’accomplissement des oeuvres miséricordieuses spirituelles et corporelles, accordez-moi (accordez-nous) en son nom et par son intercession la grâce de... pour laquelle je Vous prie (nous Vous prions) humblement. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

 

Deuxième jour

« Sa miséricorde s’étend d'âge en âge » Lc 1,50

 

Dieu, Juge plein de justice ! Par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui a généreusement et de toutes manières porté l’aide âmes des défunts souffrants au purgatoire, faites, afin que nous puissions l’imiter dans ces sublimes œuvres de miséricorde, en particulier pour nos proches défunts, ainsi que pour ceux qui ont le plus besoin de notre aide spirituelle. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Troisième jour

« déployant la force de son bras, Il disperse les superbes » Lc 1,51

 

Ô Jésus, notre Sauveur et notre Maître ! Par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui a profité de chaque occasion pour annoncer la Parole de Dieu et porter une l’aide spirituelle a tous ceux qui sont privé de soin pastoral, donnez-nous ce même zèle, afin que nous puissions attirer les autres vers Vous, par la parole et par l’exemple, dans notre marche vers les hautes cimes de la sainteté. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Quatrième jour

« Il renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles » Lc 1,52

 

Esprit Saint, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas qui toute sa vie a fermement défendu la Foi Catholique et qui a manifesté sa disponibilité pour le martyre, accordez-nous cette même grâce, afin que nous puissions grandir dans la Foi et la confesser courageusement par toute notre vie. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Cinquième jour

« Il comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides » Lc 1,53

 

Dieu notre Père, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui faisant confiance en Votre Providence, au gré de nombreux obstacles et par Votre inspiration a fondé et consolidé la Congrégation de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, accordez-nous cette même confiance, afin que nous puissions nous distinguer par une confiance inébranlable en Votre puissance, en Votre bonté et en Votre fidélité, guidez-nous sur les chemins épineux que nous traversons vers les splendides promesses de Votre Amour. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Sixième jour

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » Mt 5,7

 

Dieu, Père de Miséricorde, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas qui a exprimé son amour pour Vous dans la pratique quotidienne des œuvres de Charité, accorde-nous ce même amour, afin que nous puissions toujours l’imiter généreusement par un brûlant amour du prochain. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Septième jour

« Qui vous écoute, M’écoute » Lc 10,16

 

Seigneur, qui êtes un Dieu fidèle, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui durant toute sa vie et à travers toutes ses œuvres, a manifesté une soumission filiale envers le successeur de Saint Pierre, accordez-nous ce même respect, afin que nous puissions garder une complète fidélité à Dieu, à la Croix et à l’Evangile par une parfaite obéissance à l’Eglise. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Huitième jour

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux » Mt 5,5

 

Seigneur, qui nous aimez d'un amour infini, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui s’engageait volontiers à vivre rigoureusement dans la pénitence et dans une pauvreté radicale afin de pouvoir se donner à Vous de tout son cœur et de toute son âme, Vous qui nous aimez, accordez-nous ce même esprit de pauvreté et la grâce de résister courageusement aux tentations de la richesse et aux plaisirs du péché en nous dirigeant vers la liberté de l’esprit, dans la vérité et dans Votre amour. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Neuvième jour

« Courage, Je suis avec vous, n’ayez pas peur’ Mt 14,27

 

Dieu, de qui vient tout commencement et vers qui tout se dirige, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui par sa vie a donné un exemple de confiance totale en Votre Sainte Providence, accorde-nous cette même confiance, afin que nous puissions confier à Votre Amour Miséricordieux notre passé et notre futur, toute notre vie en s’accordant à Vous, afin de nous guider sur le chemin évangélique vers Votre Royaume dans le ciel. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

04b

Chapelet des Dix Vertus Evangéliques de la Très Sainte Vierge Marie

 

Dans leur lutte contre le péché, afin de grandir dans la sainteté, les membres devraient lever les yeux vers Marie, Modèle de tout les vertus qui illumine la communauté des élus. Ce Chapelet s’inspire de la Règle des Dix Vertus évangéliques de la Très Sainte Vierge Marie. Cette Règle fut donnée par l’Eglise à l’ordre des Pères Mariens lors de son approbation en 1699. Le bienheureux père Fondateur fut le premier Marien a prononcer ces veux solennels sur cette Règle le 06 Juin 1701 à Varsovie.

Comment prier ? Faire le signe de la croix et réciter un « Notre Père » et dix « Je vous salue Marie », en ajoutant chaque fois après les paroles « Sainte Marie, Mère de Dieu » une des vertus suivantes : 1. Vierge Pure 2. Vierge Prudente 3.Vierge très Humble 4. Vierge ferme dans la foi 5. Vierge joyeuse dans la louange 6 Vierge Obéissante 7. Vierge Pauvre. 8. Vierge Patiente 9. Vierge Charitable 10. Vierge Compatissante Finir avec : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… » et la prière mariale :

 

V. De votre Conception ô Vierge Marie vous êtes Immaculée,
R. Priez pour nous le Père, vous qui avez mis au monde son Fils Jésus.

 

Prions

 

Ô Père, Vous qui avez préparé la Vierge Marie à devenir une Mère digne de Votre Fils et qui lui avez permis de prendre part, à l’avance, au Salut que le Christ a apporté par Sa mort, Vous qui l’avez préservée du péché depuis le moment de Sa Conception ; aidez-nous, par ses ses prières, à vivre sans péché en Votre présence. Nous Vous le demandons au Nom de Jésus le Christ, Notre Seigneur. Amen.


V. Que la Conception Immaculée de la Vierge Marie.

R. Sois notre Force et notre Protection.

 

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Litanies du Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie Papczyński

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie Immaculée, Mère et Reine des Mariens, priez pour nous.

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie Papczyński, priez pour nous.

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, enthousiaste de la croix du Christ,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, vivant image du Christ soufrant,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, prêt à donner sa vie pour le Christ et pour la Foi,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, adorateur du Saint Sacrement,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, docile à l’inspiration du Saint Esprit,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, fils préféré de Marie Vierge Immaculée,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, promoteur du Mystère de l’Immaculée Conception,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, fidèle imitateur des vertus de l’Immaculée, Mère du Christ,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, Fondateur des Mariens,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, apôtre de l’amour de Dieu et du prochain,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, homme de grande confiance,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, exemple de chasteté, de pauvreté et d’obéissance,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, défenseur ardent de la pauvreté évangélique,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, exemple de vie de conversion permanente et de pénitence,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, serviteur de la Miséricorde Divine,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, ardent intercesseur pour les âmes du purgatoire,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, accompagnateur des mourants sur le champ de bataille,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, soucieux ami des pauvres,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, apôtre de l’abstinence,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, sage directeur des consciences,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, maître de prière et de la vie spirituelle,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, infatigable annonceur de la Parole de Dieu,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, enseignant des vérités et des chemins de sainteté,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, artisan de paix et de la réconciliation,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, joie et fierté de la terre polonaise,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, missionnaire, portant l’espérance et le salut pour les païens,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, défenseur de la vie conçu dans le sein maternel,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, intercesseur auprès de Dieu,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, guide sur vers la maison du Père,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, joie du Christ et de la Vierge Immaculée au Ciel,

 

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Voila le Serviteur fidèle et prudent,

R. Comblé de gloire par le Seigneur

 

Prions

 

O Dieu, qui avez appelé le Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie pour la promotion du culte de l’Immaculée, Mère de Votre Fils, ainsi que pour aider les âmes du Purgatoire, faites, nous Vous en supplions, que par son exemple et par son intercession, nous aspirions à la sainteté en accomplissant les œuvres de miséricorde et en Vous rendant la gloire. Par Jésus, le Christ Notre Seigneur.

 

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Pour approfondir

www.stanislawpapczynski.org

07 septembre 2012

Le Serviteur de Dieu Daniel de Samarate

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Le Serviteur de Dieu Daniel de Samarate

1876-1924

 

Felice Rossini est né à San Macario, dans la commune de Samarate le 15 Juin 1876. A 14 ans, il entra chez les Frères Mineurs Capucins et reçut le nom de Frère Daniel de Samarate. Il émet les vœux temporaires en 1892, puis les vœux perpétuels en 1896. Encore clerc-étudiant, il obtient, en 1898, de partir pour les missions du Brésil. A Fortaleza, en Mars 1899, il est consacré Prêtre et les premiers mois de l'année suivante, il est envoyé à la colonie agricole de San Antonio Prata (PA), dans laquelle il est très actif jusqu'au mois de Janvier 1913, apparaissent les premiers signes de la lèpre, maladie qu'il a contractée dans l'exercice de son ministère. Après une brève période pendant laquelle il sera Prêtre à San Luis-Anil (MA), le 27 Avril 1914, il entre à nouveau à la Léproserie de Tucunbuda, près de Belém, où il est resté jusqu'à sa mort. Là, il assiste avec beaucoup de compassion et d'amour, ceux qui souffrent de la même maladie que lui. Il est mort en odeur de sainteté le 19 mai 1924. L'ouverture de sa cause de béatification a été célébrée dans les diocèses de Milan et de Belem (1997). Un décret de validité a été publié par la Congrégation Romaine pour la Cause des Saints (1998). Actuellement, la préparation de la « Positio Virtutibus » est en cours ; afin que le Père Daniel soit déclaré Bienheureux.

 

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Credo que le Père Daniel et ses frères lépreux récitaient chaque matin

 

Je suis un enfant de Dieu, Dieu habite en moi.

Je peux être ce que je veux parce que Dieu m'y aide.

Je ne me fatigue jamais, parce qu'un Dieu ma force.

Je ne suis jamais malade ni attristé, parce que Dieu est ma santé.

Je ne manque de rien parce que Dieu me donne tout ce dont j'ai besoin.

Parce que je suis un enfant de Dieu, je suis uni à la Divine Présence de mon Père.

Je suis heureux dans tout ce que j'entreprends, car mon savoir et mes connaissances augmentent de plus en plus en moi chaque jour qui passe. Amen.

 

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession du Père Daniel de Samarate

 

Dieu notre Père, « Seigneur du ciel et de la terre », qui avez choisi le père Daniel de Samarate, afin qu'il se donne totalement aux pauvres lépreux du monde, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande....

 

Notre Père... Gloire soit au Père....

 

Seigneur Jésus, Fils unique du Père et notre Rédempteur, qui avez choisi le Père Daniel de Samarate, et qui lui avez donné un grand cœur ardent, capable de servir avec amour et compassion ses frères lépreux dans lequel vous a si bien reconnu, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande...

 

Notre Père... Gloire soit au Père...

 

Ô Esprit Saint, Don Divin du Père et du Fils, qui avez choisi le Père Daniel de Samarate, le consacrant avec votre onction pour annoncer la Bonnes Nouvelles aux pauvres et aux exclus, et en l'associant à la passion et la mort du Christ, dans le service des lépreux, accordez-moi, par son intercession les grâces que je Vous demande...

 

Notre Père... Gloire soit au Père...

 

O Marie, Mère de Jésus et de ses disciples, vous avez accompagné le Père Daniel de Samarate avec une sollicitude maternelle, intercédez pour nous, avec lui, devant le Très-Haut, obtenez-nous les grâces que je Vous demande...

 

Je Vous salue Marie...

 

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Les personnes qui ont obtenu des grâces par l'intercession du Père Daniel de Samarate sont priées d'en adresser le témoignage à

Vice Postulazione,

Convento dei Fratti Minore Cappuccini,

Viale Piave 2,

I- 20129 Milano (Italia)

www.padredanieledasamarate.it

Mail : padredaniele@tiscali.it

 

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30 juillet 2012

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

Saints Franciscains

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

(Bosnie-Herzégovine)

Par le Père Jozo Zovko, O.F.M.

 

Préface

 

Aux pèlerins qui se rendent à Medjugorje et qui visitent le Sanctuaire de Široki Brijeg, et à tous les fidèles Chrétiens, le Père Jozo propose la Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg, pour honorer la mémoire de trente Frères Franciscains de l'Herzégovine, tués par les partisans Communistes le 7 février 1945. C'est un petit livre précieux aussi bien pour les prières que par la documentation, pour tous ceux qui rejoignent le Sanctuaire dédié à la l'Assomption de la Vierge, ce sont des aspects vivants de la Foi d'un petit peuple et d'une petite région Catholique du monde. Le Sanctuaire fait partier d'un édifice complexe qui comprend le couvent, le séminaire, l'école et l'église. Un petit peuple et trente Frères humbles, il y a déjà plus de 50 ans, furent les protagonistes d'une tragique histoire qui se conclut en un drame, resté indélébile dans la mémoire des gens du lieu malgré toutes les tentatives, mêmes violentes du pouvoir Communiste, pour l'étouffer et le faire oublier. Le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge Marie est l'authentique emblème religieux de l'Herzégovine, reconnut également au-delà des limites de la petite région. Jusqu'en 1945, il existant, dans la bibliothèque du Couvent, environ 150 000 volumes qui relataient les étapes de l'histoire et des souffrances du peuple Croate de l'Herzégovine, tout a été détruit ! Aujourd'hui, avec la paix, c'est un devoir civil de remettre en place chaque chose et de ne pas oublier tous ceux, et parmi eux les 30 Frères, qui ont donnés leur sang pour défendre la Foi et les valeurs qui constituent le tissu civil, moral et spirituel de chaque peuple. Ce livre du Père Jozo nous offre l'occasion d'entrer dans le témoignage et de rester dans la correspondance en esprit avec ceux qui ont offert leur propre vie pour la Foi, l'amour pour le Christ et son Eglise.

 

Matteo Rossi

 

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtiennes à tes chers fils martyrs la juste gloire dans l'Eglise pèlerine, cette gloire qu'ils possèdent déjà dans l'Eglise Céleste.

O Reine des Martyrs, que par ta puissante intercession tu obtienne pour le monde entier une Foi inébranlable, une Foi grande et pure, comme celle témoignée par les Martyrs Franciscains.

 

Comment les 30 frères reçurent la Palme du Martyre

 

Lors de la domination de la Bosnie-Herzégovine par les Turcs, douze franciscains originaires de l'Herzégovine et en provenant de Kresevo en Bosnie, décidèrent de construire un monastère dans leur terre d'origine, comme signe de la foi, et ils choisirent la ville de Široki Brijeg. Ils s'installèrent dans ce petit village et, après avoir acheté à un prix très élevé un grand terrain, ils commencèrent immédiatement à construire l'église qu'ils dédièrent à l'Assomption de Notre-Dame. Ils commencèrent les travaux pour construire le monastère et ensuite, un édifice destiné à devenir un séminaire.

Dans les environs ils ont construisirent un centre scolaire qui comprenait aussi un lycée dans lequel les Frères enseignaient aux jeunes générations de la Bosnie-Herzégovine. Une maison fut également construite pour tous ceux qui venaient de loin pour fréquenter à l'école. Ainsi ce lieu devint un centre culturel chrétien et le sanctuaire est devenu un symbole pour les l'Herzégovine. Très exactement cent ans plus tard, le monastère fut détruit et dévasté. Cela c'est passé ainsi:

Le 7 Février 1945, les partisans communistes décidèrent de détruire jusqu'aux fondations le symbole chrétien et de déraciner la Foi Catholique du cœur du peuple, la bienveillance et la reconnaissance envers les Frères Franciscains. Ils arrivèrent à Široki Brijeg à trois heures de l'après-midi et trouvèrent trente religieux dans le monastère, dont beaucoup d'entre eux étaient professeurs dans le lycée proche du monastère. Les Communistes leur dirent: « Dieu est mort, il n'y a pas de Dieu, il n'y a pas de pape, il n'y a pas d'Église, nous n'avons pas besoin de vous, vous aussi allez travailler dans le monde ». Proférant menaces et blasphèmes, ils cherchèrent à persuader les Frères à quitter l'habit religieux. Ceux-ci leur répondirent: « Nous sommes religieux, des personnes consacrées, nous ne pouvons pas laisser notre habit ».

Alors, un soldat en colère prit la croix et jeta le crucifix jeté par terre. «Voilà, dit-il, maintenant vous pouvez choisir la vie ou la mort ». Chacun d'eux se mit à genoux, pris Jésus dans ses bras et l'embrassa, serrant la croix sur son cœur, chacun dit, comme Saint François: « Tu es mon Dieu, mon Tout ». Comme je l'ai mentionné ci-dessus, certains Frères étaient des professeurs très renommés célèbres, qui avaient écrit de nombreux livres et manuels pour l'école. Mais ils n'ont pas embrassés leurs livres en disant: « Vous êtes tout pour moi ». Non! Ils ont embrassé Jésus, le Maître ! Plein de haine et de méchanceté, les persécuteurs ont alors pris les frères, un par un, ils les ont amenés hors du couvent et les ont tués, puis ils ont recouvert leur corps d'essence sur leurs corps et les ont brûlés.

Les Frères sont allés à l'encontre de la mort, en priant et en chantant les litanies de la Sainte Vierge. Ce sont les militaires qui faisaient partie du peloton d'exécution qui ont témoigné de ces choses. Un de ces soldats est resté marqué par le comportement héroïque des frères. Ce soldat, aujourd'hui, s'est converti et a un fils Prêtre et une fille religieuse.

Dans leur furie, ils outragèrent et effacèrent l'inscription sur la pierre posée au-dessus de l'entrée principale du Monastère sur laquelle était gravé le Nom de Dieu et la dédicace à la Vierge Marie. Cette dédicace est illisible aujourd'hui, mais le sang des martyrs l'a écrite encore plus profondément dans le cœur du peuple et elle brille avec éclat aux yeux du Seigneur. On peut effacer une dédicace, on peut la brûler, la détruire, l'abîmer mais on ne peut enlever la foi du cœur de l'Eglise. Aujourd'hui encore on vit dans le sanctuaire, on honore et on et célèbre la Vierge Marie avec un très grand amour.

Le Sanctuaire est le plus grand de toute la Bosnie-Herzégovine : il est un symbole, un signe. Les Communistes ont pensé qu'en détruisant le « signe », la Foi se serait également éteinte. Au contraire la Foi a grandi et s'est développée sous le manteau et la protection de la Vierge. Nos martyrs Franciscains aussi ont grandi et vécu entourés du manteau de la Vierge. Les corps de trente témoins de la Foi sont restés cachés sous terre pendant des années, on ne pouvait ni les nommer, ni faire aucune commémoration. Mais le sang des martyrs criait et était un exemple pour tous, ainsi de nouvelles vocations ont fleuri comme un arbre rigoureux.

En ce temps là, j'avais 4 ans et je me souviens comment mes parents racontaient souvent ce qu'il était arrivé aux Frères. Et cela se passait aussi dans beaucoup d'autres familles de mes concitoyens. Dans notre cœur grandissait toujours le désir d'imiter nos martyrs et d'en devenir nous-mêmes. Nos martyrs sont des témoins de la Foi et témoins de l'amour envers Dieu et envers le prochain. Les trente Martyrs Franciscains ne sont pas devenus martyrs par hasard ou par accident, eux, consciemment et avec une très grande joie, ont offert leur vie et ont témoigné de leur Foi.

C'est est très important. Comme l'Eglise l'a toujours fait et enseigné, de même, ils ont pardonné à leurs ennemis, ils ont prié pour leurs persécuteurs, ont bénis leurs bourreaux. De la même manière que Saint Maximilien-Marie Kolbe, et bien tant d'autres ! Parmi tous les différents martyrs, l'unique différence est le moyen et le manière du martyre, mais tous ont toujours manifestés une grande ardeur et un grand amour : l'amour qui brûle la haine qui brûle et détruit la violence et tout change et se transforme dans la joie, en une fête, dans la victoire de la Grâce de Dieu. L'Eglise vit du sang de ses fils martyrs. Ils sont toujours une grande force pour l'Église. Nous qui vivons dans ce lieu et vous qui en êtes les pèlerins, nous pouvons réfléchir un peu sur la valeur de notre foi et approfondir combien vaut pour nous notre foi ; combien nous sommes disposés à donner notre que je peux vie pour Dieu, ce que nous pouvons faire pour Jésus, ce que cela signifie pour nous le Christ, sa croix, notre vocation chrétienne.

Une semaine après le massacre de Široki Brijeg, les communistes allèrent à Mostar et trouvèrent sept Frères dans le Couvent. Tout en sachant ce qui s'était passé à Široki Brijeg, ils avaient décidé de ne pas s'échapper mais de rester dans le monastère. L'un d'eux était Fra Leon-Grgo Petrovic, docteur en théologie, né à Klobuk en 1883. Lui, en tant que Provincial des Franciscains, au début de la guerre, avait reçu dans son cœur la grâce de consacrer à la Vierge tous les sur ses frères qui il pensait être en danger. A présent nous pouvons voir comment cette consécration a fleuri. La dévotion à Notre-Dame, cette belle fleur offerte à la Bienheureuse Vierge, a fleuri le jour du massacre, le 7 Février 1945.

Comme Dieu le Père a envoyé son Fils à la mort pour sauver le monde, et Jésus est resté obéissant, acceptant le propre sacrifice, ainsi nos martyrs ont offert leur vie et leur propre sang pour le salut des hommes, pour la paix et pour notre conversion. Ils se sont immolés pour la paix et pour le bien de toute l'Église. Je veux maintenant vous présenter nos frères qui sont devenus mûrs pour le martyre, certains avaient seulement vingt ans, et qui ont été capables de témoigner pour le Christ et de nous montrer qui était le Christ pour eux. C'est avec amour et vénération que je vous révèle leurs noms, prénoms, pour certains je raconte quelques épisodes de leur vie. Ainsi, vous pourrez réfléchir comment chacun, par son propre nom et sa propre vie, peut, aujourd'hui aussi, servir Dieu et peut répondre à son appel.

Frère Bruno Adamcik

Frère Bruno Adamćik : Né en 1908 à Konjic. Il a étudié et a été diplômé en Philosophie et en musique à Bratislava. A l'âge de 37 ans, il est monté à la Gloire du Ciel.

frère Marko Barbaric

Frère Marko Barbarić : Né en 1865 à Klobuc, à l'âge de 80 ans, est monté à la gloire du Ciel. Fra Marko a été un Saint Frère très dévot à la Sainte Vierge. Tous voyaient en lui un exemple de simplicité Franciscaine. Les élèves et les séminaristes de ce temps savaient que Frère Marko avait un esprit saint et témoignaient que celui-ci, se promenant dans le parc du Monastère, parlait souvent avec les oiseaux. Ceux-ci en le voyant, accouraient vers lui pour le saluer et se posaient sur sa main qui très vite se remplissait d'oiseaux. Les témoins disent que, en lisant la vie de Saint François et en regardant le Frère Marko, ils pouvaient imaginer concrètement comme Saint François pouvait parler avec les animaux. A l'époque du massacre il avait 80 ans et il avait perdu la mémoire. Il ne se rendait pas bien compte qu'il y avait la guerre. Ce jour là, il était dans sa chambre souffrant de la thyphoïde et gisant. Les officiels communistes ordonnèrent de le porter lui aussi à l'extérieur et ils firent ainsi, le transportant dans une couverture. Il fut donc tué et jeté au feu.

Frère Jozo Bencun

Frère Jozo Bencun : né en 1869 à Medjugorje, il a été curé à Humac et à Široki Brijeg. A l'âge de 76 ans il est monté à la gloire du Ciel. Tout dévoué à la vie pastorale, il était un grand prédicateur très aimé par le peuple. Son corps a été jeté dans le fleuve Neretva.

Frère Marko Dragicevic

Frère Marko Dragićević : Né en 1902 à Miletina (Medjugorje), professeur de Grec et de Latin, à l'âge de 43 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié en France et à Fribourg (Suisse). En 1935, il est diplômé en Histoire et en Latin. C'était un bon pédagogue ; il ne pouvait pas concevoir que certains de ses élèves ne soient pas reçus et il trouvait donc le moyen d'en exalter les côtés positifs.

Frère Miljenko Ivankovic

Frère Miljenko Ivanković : Né en 1924 à Tubolja près de Duvno, à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était très pieux et humble. Son frère et son neveu sont aujourd'hui Frères Franciscains.

Frère Andrija Jelcic

Frère Andrija Jelćić : Né en 1904 à Štubica, en ce temps là il était le Père Gardien à Široki Brijeg, à l'âge de 41 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar et Breslavia. Bon Prêtre tout dévoué à la pastorale. Il a construit l'église à Čapljina. Le peuple se souvient de lui comme un bon pasteur et un vrai père.

Frère Rudo Juric

Frère Rudo Jurić : Né en 1925 à Radešine, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il était clerc avec vœux simples.

Frère Fabijan Kordic

Frère Fabijan Kordić : Né en 1890 à Grljevići, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Frère Fabijan était très pieux et bon. Il fabriquait les habits pour les Frères et s'est préparé ainsi à recevoir un habit qui ne se consume pas : l'habit du martyre.

Frère Viktor Kosir

Frère Viktor Kosir : Né en 1924 à Uzarići (Široki Brijeg), à l'âge de 21 ans est monté à la Gloire du Ciel. Les Frères de Široki Brijeg savaient depuis longtemps que si les Communistes venaient, ils seraient tous tués. Un jour, les Frères se sont réunis dans le Couvent pour parler ensemble sur fa façon dont se comporter devant le danger inéluctable et à la fin, tous décidèrent de rester au Monastère. Personne parmi eux ne voulait s'échapper. Le Recteur, pourtant, suggéra qu'au moins les plus jeunes retournent dans leur famille où ils pourraient se cacher. Et ainsi, cinq séminaristes, par obéissance à leur Supérieur, durent s'en aller du Monastère. Parmi eux se trouvait le Frère Viktor Kosir. Sa maison, dans le village de Uzarići, était distante de 7 kilomètres de Široki Brijeg.

Il resta avec sa famille seulement quelques heures. Puis il dit à ses parents : « Je ne peux rester à la maison, je dois retourner avec mes Frères ». Les parents lui dirent : « Mais on entend le grondement des avions, ils sont en train de bombarder ». Frère Viktor répondit : « Ce n'est pas important, je vais partager le même destin parce que c'est ma communauté ». C'est ainsi qu'il est retourné au Couvent et le jour suivant il a subi le martyre avec les autres. La maman de ce jeune Frère a accouché par la suite d'un autre enfant à qui il fut sonné le nom de Viktor. En grandissant l'enfant voyait souvent la maman pleurer à cause du fils tué. Et lui pour la consoler, lui susurrait : « Maman, ne pleure pas, tu verras, moi aussi je me ferrais Frère ». Aujourd'hui, nous pouvons rencontrer Frère Viktor à Medjugorje où, depuis des années, il exerce son ministère Sacerdotal de manière spéciale au Confessionnal. Cet épisode m'a beaucoup touché et m'est resté imprégné.

Je vois en cet événement la présence du même Esprit qui a appelé Syméon au Temple, au même instant où arrivait Jésus. Syméon ne se serait pas trouvé là à ce moment précis s'il n'avait pas toujours été obéissant et ouvert à la voix de l'Esprit. Et pourtant il est certain que Syméon a toujours été un Prêtre obéissant ! L'Evangéliste Saint Luc écrit que : « Poussé par l'Esorit Saint, Syméon est allé au Temple ». Mais pourquoi y est-il allé ? Il ne le savait pas ! Il a seulement entendu la voix du cœur et il a obéi. Les parents ont mis le Fils dans ses mains, à cause du rite, et c'est alors qu'il compris, pendant la prière et il s'exclama : « Merci, Seigneur, parce que tu as tenu ta promesse. Mes yeux voient mon Sauveur. Je te rends grâce ! » C'est la même chose qui s'est passé pour la Prophétesse Anne. L'Evangéliste écrit qu'elle a été fidèle et qu'elle a vécu toute sa vie dans le temple priant et jeûnant. Si elle ne s'était pas comporté ainsi, elle n'aurait certainement pas compris à ce moment précis le Mystère de la Divine Présence. Je pense que ce fut ainsi pour nos Frères. Etant ouverts à l'Esprit du Seigneur, il ne pouvaient pas ne pas retourner au Monastère. Et je pense aussi que, s'ils étaient vivant, ils n'auraient jamais pu rendre grâce au Seigneur en disant : « Merci, Seigneur, parce que je suis resté vivant ! » Non ! Ils auraient été malheureux tout le reste de leur vie.

Frère Tadija Kozul

Frère Tadija Kožul : Né en 1909 à Mokro (Široki Brijeg), il a étudié à Mostar , à Fribourg (Allemagne) et à Zabgreb. Professeur de Philosophie, de Grec et de Latin. A l'âge de 36 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Educateur des clercs, lesquels n'ont pas voulu le laisser et ont été brûlés avec lui. Il était très aimé pour sa noblesse d'âme, il était aimé de tous. Il savait jouer et plaisanter avec les clercs et en même temps enseigner et éduquer.

Frère Krsto Kraljevic

Frère Krsto Kraljević : Né en 1895 près de Grljevići. A l'âge de 50 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Zagreb, Vienne et Fribourg (Suisse). Quand il est tombé malade il a été un grand exemple pour tous les Frères et le peuple, pour la façon de porter la Croix. A travers la maladie il s'est préparé à recevoir la couronne du Martyre.

Frère Stanko Kraljevic

Frère Stanko Kraljević : Né en 1871 à Mokro (Široki Brijeg), à l'âge de 74 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il fut catéchiste et bon prédicateur. Il était professeur, éducateur et confesseur des Clercs à Široki Brijeg.

Frère Zarko LeventicFrère Žarko Leventić : Né en 1919 à Drinovci, à l'âge de 26 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il confessait les malades et, portant l'Eucharistie, il a attrapé la typhoïde. C'est du lit qu'il fut pris et tué. Il était chapelain à Široki Brijeg.

Frère Bonifacije Majic

Frère Bonifacije Majić : Né en 1883 à Vitina, à l'âge de 62 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Düsseldorf où il s'est diplômé en Théologie puis en Philosophie à Cracovie. Il fut professeur et catéchiste. Un vrai père pour les jeunes. Ses élèves racontaient que durant la nuit, il passait dans les dortoirs pour border les couvertures des jeunes. Il était très aimé des gens comme Frère et comme professeur pédagogue.

Frère Stjepan Majic

Frère Stjepan Majić : Né en 1925à Mitina, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé depuis peu le Noviciat et avait prononcé ses vœux temporaires. Il fut brûlé avec ses éducateurs.

Frère Arkandeo Nuic

Frère Arkanđeo Nuić : Né en 1896 à Drinovci, à l'âge de 19 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Vienne et, après deux ans, il était devenu docteur en Théologie. A Paris, il a étudié la Philogie classique et s'est diplômé à la Sorbonne. Il enseignait le Grec, le Latin, l'Allemand et le Français. Professeur très intelligent, il était appelé « la brebis de Dieu » en raison de sa douceur.

Frère Borislav Pandzic

Frère Borislav Pandžić : Né en 1910 à Drinovci, à l'âge de 35 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il menait le Séminaire comme pédagogue et il enseignait la religion. C'était un Frère de vraie et simple vie Franciscaine.

Frère Kresimir Pandzic

Frère Krešimir Pandžić : Né en 1892 à Drinovci, à l'âge de 53 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Graz (Autriche) et Zagreb. Il détenait plusieurs diplômes et avait reçu pendant trois ans la charge de Provincial. Il fut professeur de langue classique pendant vingt ans et directeur d'école. Très actif, il exigeait le maximum de ses élèves. Il avait de grandes charges, mais il est toujours resté humble.

Frère Fabijan Paponja

Frère Fabijan Paponja : Né en 1897 à Lipno, à l'âge de 48 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, la Philosophie à Innsbruk et à Lubjiana. Il était responsable du Couvent. Très robuste de corpulence mais très sensible envers ses étudiants auxquels il donnait toujours de petits cadeaux.

Frère Nenad Venancije Pehar

Frère Nenad Venancije Péhar : Né en 1910 à Stubicov, à l'âge de 35 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Monstar et à Zagreb, où il s'est diplômé en philosophie. Il exigeait de ses étudiants la même discipline qu'il exerçait pour lui-même. Il ne faisait pas de différence parmi ses élèves, qui l'aimaient et l'imitaient. C'était un Frère dédié à la prière et très pieux.

Frère Melhior Prlic

Frère Melhior Prlić : Né en 1912 à Sovici, à l'âge de 33 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était seulement Frère, non Prêtre et occupait les fonctions de menuisier. Jamais absent à la prière communautaire, il travaillait avec amour respectant la Règle et l'esprit Franciscain. Il était très aimé des autres Frères. Travaillant avec beaucoup d'humilité dans la menuiserie, il était prêt pour le martyre.

Frère Ludovik Rados

Frère Ludovik Radoš : Né en 1925 à Blazuj près de Duvno, à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait terminé le Noviciat et prononcé les vœux temporaires.

 

Frère Leonard Rupcic

Frère Leonard Rupčić : Né en 1907 à Hardomilje, à l'âge de 38 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Lille (France), à Fribourg (Suisse), puis à Paris les langues romaines. Il enseignait le Français à l'école. Il a toujours donné un grand exemple de bonté et d'humilité aux professeurs et aux élèves. Ceux ci avaient honte, plus qu'avec les autres professeurs, quand ils n'avaient pas étudiéz.

Frère Mariofil Sivric

Frère Mariofil Sivrić : Né en 1913 à Medjugorje, à l'âge de 32 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il était chapelain et éducateur des jeunes élèves et vicaire du Couvent. Il fut un Frère exemplaire, humble et fidèle.

Frère Ivo Sliskovic

Frère Ivo Slišković : Né en 1877 à Mokro (Široki Brijeg). A l'âge de 68 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a travaillé dans différentes paroisses de la Province : Tihaljina, Humac, Bukovica, Kocerin. Il est venu à Široki Brijeg pour passer les dernières années et est devenu martyr avec les autres Frères.

Frère Kornelije Susac

Frère Kornelije Susać : Né en 1925 à Cerno (Humac), à l'âge de 20 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il avait fait ses premiers vœux en 1944. Il a été brûlé avec ses professeurs.

Frère Dobroslav Simovic

Frère Dobroslav Šimović : Né en 1907 à Hamzici, à l'âge de 38 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il avait étudié à Paris où il était devenu docteur en Théologie. Il était aussi catéchiste dans l'école, puis professeur et éducateur des séminaristes à Široki Brijeg. Il a écrit une dissertation sur le Notre Père en Français.

Frère Radoslav Vuksic

Frère Radoslav Vukšić : Né en 1894 à Studenci, à l'âge de 51 ans, est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Vienne. L'Ex-Yougouslavie impose aux enseignants d'être examinés également par les gouvernants de Belgrade. Quand Frère Radoslav se présenta devant ses examinateurs, ces derniers, durant l'épreuve, restèrent stupéfaits de la sagesse et de la culture du Frère. Il fut professeur de mathématiques et de physique, puis directeur du lycée pendant six ans. Un de ses élèves, aujourd'hui un fameux philosophe en Amérique, a écrit sur lui qu'il a été l'homme et le professeur le plus intelligent qu'il ait rencontré.

Frère Roland Zlopasa

Frère Roland Zlopaša: Né en 1912 à Posušje, à l'âge de 33 ans est monté à la Gloire du Ciel. Il a étudié à Mostar, Fribourg (Suisse) et la phislosophie à Zagreb. A peine avait-il fini les études en 1943 qu'il est venu à Široki Brijeg. Plein d'enthousiasme et avec de grands idéaux, il enseignait plus par la vie que par des paroles. Il était connu pour ses profondes méditations.

Frère Leopold Augustin Zubac

Frère Leopold Augustin Zubac: Né en 1890 à Čitluk, à l'âge de 55 ans est monté à la Gloire du Ciel. Très bon Prêtre et professeur. Frère Léopold était contre-maître à la centrale hydraulique qui produisait l'énergie électrique, construite par les Frère pour leurs besoins et pour ceux de la zone.

 

Beaucoup de nos confrères parlaient les langues étrangères de manière si parfaite qu'on les prenait pour des Allemands, des Français, des Anglais. D'autres étaient des musiciens vertueux, des scientifiques, des prédicateurs. Beaucoup avaient fréquenté les universités en Italie, en France, en Allemagne et possédaient une grande culture. Au total, 66 Frères de la petite Province Franciscaine d'Herzégovine furent tués.

« Dans la vie ils aimaient le Christ. Dans le martyre, ils suivirent Son exemple. Maintenant avec Lui il règnent pour toujours ! Ils étaient content d'être insultés pour le Seigneur Jésus. Et ils ont donné leur vie pour le Seigneur Jésus ! Les martyrs naissent quand ils meurent, ils commencent à vivre avec la fin, ils vivent quand ils sont tués, ceux que l'on croyait exterminés sur la terre brillent dans le Ciel ». (Saint Pierre Chrysologue, Evêque).

Saints Franciscains1

Neuvaine aux Martyrs de Široki Brijeg

 

Chers fidèles et pèlerins, par cette Neuvaine nous désirons honorer et prier nos Martyrs Franciscains. Nous voulons honorer et prier tous les Martyrs de l'Eglise, passés, présents et futurs ! Nous voulons honorer les Frères, les Prêtres, les religieux, les religieuses et les paroissiens tués dans la guerre actuelle, commencée en 1991. Ainsi, nous désirons vous offrir la Neuvaine pour que, priant les Martyrs, vous puissiez développer votre Foi et votre amour envers Jésus, l'Eglise et envers les Frères. Priez avec un cœur ouvert et sincère, afin que l'Esprit Saint vous inspire a faire toujours plus et qu'il vous rende conscients que vous êtes mûr pour offrir votre vie au Christ et à votre prochain. Nous vous offrons cette Neuvaine, afin que vous puissiez, en priant et en suivant les méditations, imiter le Christ et les Martyrs. En méditant et en priant sur la tombe des Martyrs on reçoit souvent des grâces particulières. Beaucoup sont exaucés, beaucoup sont consolés et beaucoup ont trouvé sur la tombe de nos Martyrs, la lumière, la paix, la grâce. Nous espérons que le Seigneur soit proche aussi de chacun d'entre vous.

 

Prions

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

 

Seigneur, méditant sur la mort et le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, morts pour Vous, pour le Peuple Croate, j'ai confiance en Votre Promesse : « Tout ce que vous demanderez à Mon Père en Mon Nom, vous le recevrez ».

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et la terre et en Jésus-Christ son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu par l'Esprit Saint et né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit Saint, à la Sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

 

Premier jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent victimes de la guerre. Que leur sacrifice et leur sang versé puisse faire finir chaque guerre qui existent dans le monde et toutes les guerres qui existent dans le cœur de chacun et dans les familles, dans le cœur et la vie de l'Eglise. Que leur intercession, puissent porter du réconfort à toutes les victimes de guerres, afin qu'ils trouvent la force de porter leur propre croix, afin de rendre un témoignage de foi et d'amour pour Vous et le prochain.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Deuxième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg furent tués et brûlés dans le feu. C'est à travers ce feu qu'ils devinrent un sacrifice de bonne odeur pour Vous. Par leur intercession, faites que nous puissions expérimenter la grâce de la conversion. Que tout l'athéisme et l'orgueil qui sont en nous soient réduits en cendres. Rendez-nous capables, par leur intercession, de savoir aussi à pardonner à nos ennemis et de faire le bien à ceux qui nous haïssent et qui nous rejettent.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Troisième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères Franciscains. Ils avaient fait vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, décidant ainsi de Vous servir de tout leur cœur. Aujourd'hui, en ce temps d'auto satisfaction, de mensonges et de cupidité, que l'intercession de nos Martyrs puisse nous libérer du mal sous toutes ses formes, afin que nous restions sur cette terre, en vous servant, vous suivant et en vous aimant par-dessus toutes choses.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Quatrième jour

 

Seigneur, les trente Martyrs de Široki Brijeg étaient des professeurs et des éducateurs. Ils ont alimenté la croissance de l'esprit dans la Foi Chrétienne, dans l'Evangile, dans l'amour, l'espérance et dans la paix. Faites qu'ils deviennent un grand exemple pour nos jeunes, afin qu'eux aussi soient capable de Vous aimer au dessus de toute chose, de croire en Vous en en Votre Parole et de s'approcher toujours plus de Vous.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Cinquième jour

 

Seigneur, les Martyrs de Široki Brijeg étaient des Frères et des prêtres. Ils reçurent la force du Saint Sacrifice non sanglant de la Messe, pour pouvoir témoigner par leur sang, l'amour pour vous, pour l'Eglise, pour leur Patrie. O Seigneur, apprenez-nous à aimer et à vivre de la Sainte Messe/ enseignez-nous à vivre en puisant à l'autel et en vos mains ouvertes.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Sixième jour

 

Avant de mourir, nos martyrs dirent: « S'ils emportent tout et le détruisent, ils ne nous prendrons pas la Bible ». Et la Bible est restée dans les mains de nos martyrs. Seigneur, accordez-nous la grâce d'aimer la Bible, Votre Parole vivante par laquelle tout homme vit. Ouvrez nos cœurs à Votre Parole, afin que nous puissions la méditer et l'enraciner dans nos vies. Que nos cœurs puissent devenir des tabernacles vivants de Votre Parole qui, nous inspirant, nous donnera le courage dans le malheur et nous guérira de notre faiblesse.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Septième jour

 

O Marie, Reine des Martyrs, notre Mère, dans Votre Sanctuaire, que les martyrs de Široki Brijeg ont défendu au prix de leur vie dans la prière et le sacrifice, Vous avez montré Votre amour, Votre proximité, Votre intercession maternelle. Par l'intercession de nos Martyrs, aidez tous ceux qui franchiront le seuil de ce sanctuaire pour que leur prières et leurs supplications soient exaucées, qu'ils soient réconfortés dans leur détresse, guéris de toutes maladies et qu'ils y trouvent paix et bénédiction.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Huitième jour

 

Seigneur, les trente Frères Franciscains de Široki Brijeg ont versé leur sang en souffrant le martyre pour la foi, pour Dieu, pour leur peuple et pour leur patrie. Ainsi, ils sont devenus Votre image. Par la puissance de leur sang versé et du Vôtre, ô Jésus, permettez qu'ils soient élevés aux honneurs des Autels, qu'ils soient comptés parmi Vos Saints. Par leur intercession et leur prière, faites que nous soyons comblés de grâce et que nos prières soient exaucées.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Neuvième jour

 

Seigneur, notre Dieu, nous Vous rendons grâce pour pour le témoignage des Martyrs de Široki Brijeg, car par les mérites de leurs souffrances, Votre église peut vivre et grandir dans la paix, l'amour et l'espérance. Pour que soit glorifié Votre Nom et que Votre amour et Votre bonté soient révélés, nous Vous en supplions, daignez les élever aux honneurs des autels. Pour que Votre église puisse voir en eux un lumineux exemple ainsi que de puissants intercesseurs dans le ciel. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous remercions, nous Vous louons et nous Vous bénissons. Par l'intercession de la Reine des Martyrs, accordez-nous la grâce de Vous aimer et d'aimer nos frères avec le même amour que les Martyrs de Široki Brijeg ont témoigné. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Nous remercions ceux qui ont reçus des grâces par l'intercession des Martyrs de Široki Brijeg, d'en aviser l'association

Međunarodno Kumstvo Djetetu Herceg

Bosne UI.K. Stepinca,

12-88220 Siroki Brijeg (Bosnie-Herzégovine)

 

Une catacombe pour les Martyrs

 

A la fin de l'année 1991, la documentation nécessaire pour commencer la Cause de Béatification de nos Martyrs Franciscains a été présentée auprès du Saint Siège à Rome. A Široki Brijeg commenceront bientôt des travaux pour la « Catacombe », un projet qui veut honorer et évoquer les Martyrs Franciscains. La galerie où gisent les corps martyrisés des Frères sera aménagée. On pourra parcourir cette galerie par un chemin de Croix. Les « Panneaux » qui représentent chaque station ont été offerts et réalisés en terre cuite et faits à la main, une à une, par Maria Gasparotti, de l'école d'art de Carrare, en Italie. Le Seigneur Jésus agonisant à Gethsémani, recouvert d'un unique bloc de marbre blanc de Carrare qui pèse 500 kg, est une œuvre de l'entreprise artisanale Gualtieri Dino de Avenza, en Italie, et qui a été offerte par des bienfaiteurs Italiens. Le projet de la « Catacombe » et de l'aménagement extérieur est de M. Bergamasco, de Padoue, en Italie.

 

siroki brijeg 1Quelques mots sur le Sanctuaire de l'Assomption de la Vierge de Široki Brijeg

 

La pose de la première pierre a eu lieu le 23 Juillet 1846 et la construction de l'église, attenante au Monastère, commença en même temps le 23 Septembre 1846. L'édifice érigé à l'époque mesurait 20 mères de longueur et 10 mètres de largeur. En 1863, on décida de construire une église plus grande et le projet fut confié à l'architecte italien Matteo Lorenzoni. Il projeta une basilique à trois nefs en style baroque, mais ne fut jamais réalisée par manque de fonds et d'ouvriers qualifiés. En 1905, la vieille église fut abattue et le 20 Juin de la année on commença la construction de l'actuel sanctuaire qui fut terminé en 1938. Le clocher sur septentrional fut érigé en 1927. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l'après guerre, l'église et le Couvent subirent de graves dommages de la part des partisans communistes qui, pendant trois mois, ont tiré toute l'artillerie. Ce qui restait du patrimoine culturel et précieux de l'église, du couvent et du gymnase fut détruit et incendié.

 

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24 avril 2012

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Marie de la Ferre 2

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Première Supérieure de l'Hôtel-Dieu de la Flèche,

Fondatrice des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

1592-1652

 

Son enfance

 

Marie de La Ferre, issue d'une noble famille du Poitou, naquit en 1592, au manoir seigneurial de La Ferre; et tout annonça par les grâces qui brillèrent en elle qu'elle était appelée à remplir une grande mission: Elle perdit sa mère en bas âge, mais elle eut dès lors le bonheur de se trouver sous la protection spéciale de l'auguste Mère de Dieu. La Vierge Immaculée fit entendre de bonne heure à son jeune cœur des leçons de sagesse et de piété qui portèrent d'heureux fruits. La première et la plus importante fut un attrait intérieur qui l'attacha à Jésus-Christ, caché dans le saint Tabernacle.

 

Danger quelle court de perdre la foi

 

Sous la protection de la divine Marie qui daignait protéger ses jeunes années, elle échappa à l'imminent danger qu'elle courut de perdre la foi. Car une belle-mère calviniste fit tout en son pouvoir pour lui arracher ce précieux trésor, et lui faire perdre les attraits qu'elle ressentait pour la vertu. Elle eut alors beaucoup à souffrir pour se conserver dans ses bonnes dispositions. Cette dure épreuve la rendit plus ferme dans l'accomplissement de ses devoirs religieux, et ne servit pas peu à lui faire apprécier de plus en plus les avantages de la vertu.

 

Danger qu'elle court de se perdre à son entrée dans le monde

 

Un autre danger non moins à craindre attendait la jeune Marie à son entrée dans le monde. Une de ses tantes, touchée de ce qu'elle avait à souffrir de la part de sa belle-mère, la prit chez elle, dans le Château de Ruigné, près la Flèche, qu'elle habitait. Cette dame n'avait point d'enfants, et voyant sa jeune nièce richement ornée de ces belles qualités qui pouvaient la faire briller dans le grand monde, la lança malgré elle dans la haute société, afin de lui procurer un parti avantageux. Elle y fut, en effet, l'objet des plus honorables recherches; et elle s'y complut un instant. Mais bientôt la bienheureuse Vierge qui l'avait adoptée pour sa fille bien-aimée, lui fit apercevoir le danger où elle était de se perdre en suivant une telle voie. Elle recula, saisie d'horreur à la vue de l'abîme qui se creusait sous ses pieds, et reprit pour toujours la vie pure et simple pour laquelle notre Seigneur lui faisait sentir un attrait constant. Encore cette fois, elle eut pour rentrer dans la bonne voie et y persévérer de dures persécutions à souffrir. Mais, par la grâce divine qui la soutenait, elle triompha de tous les obstacles par sa fermeté, sa douceur et son dévouement. Elle eut ainsi le bonheur de gagner à la piété ceux qui avaient voulu l'en détourner.

 

Vertus qu'elle pratique dans le monde

 

Dieu, dont la providence est toujours admirable dans la sanctification de ses élus, avait préparé par les croix et les tribulations Marie de La Ferre au ministère de charité qu'elle devait remplir dans la Sainte Église pour le soulagement des misères humaines. Plus elle avançait dans la carrière de la vie, et plus elle se sentait pressée de ne vivre que pour l'amour de son Dieu, et pour le soulagement de ses membres souffrants. Aussi, se montrait-elle, en toute occasion, un ange dans sa famille et une vraie mère des pauvres. Elle était avide de payer en la personne des malades, les grâces insignes que le Seigneur lui prodiguait dans ses intimes communications, avide de lui gagner des âmes par le zèle ardent qui la dévorait; avide de mortifications, de pénitences et d'humiliations dont elle faisait ses délices, et éprise des charmes que lui faisait éprouver l'esprit d'abnégation et de sacrifice. En retour, favorisée par Dieu des dons célestes qu'il se plaît a répandre dans les âmes qui ne veulent vivre que pour lui, cette humble servante du Seigneur était en grande réputation de sainteté. Aussi, la voix publique la proclamait-elle communément « la sainte Demoiselle ».

 

Elle se consacre aux soins des malades et fonde pour les soigner la communauté des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

 

Telle était la vie sainte que menait Marie de La Ferre, lorsqu'en 1630, elle reçut du ciel une mission spéciale, celle de fonder une communauté de Religieuses Hospitalières, pour honorer la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, pour le soin des malades, sous la protection du glorieux Époux de la Vierge immaculée. La divine Providence lui adjoignit, pour l'aider à faire cette grande œuvre, Monsieur Jérôme Le Royer de la Dauversière, qui, quoique vivant au milieu du monde, était tout occupé des œuvres de Charité. Dans une communion faite avec des dispositions extraordinaires, la servante de Dieu connut plus clairement encore la volonté divine, qui l'appelait à fonder une communauté nouvelle. La vive impression qu'elle ressentit alors resta à jamais gravée dans son âme et lui indiqua l'esprit du Seigneur dont elle devait être animée toute sa vie dans ce qu'elle avait à entreprendre pour la fondation de sa congrégation religieuse.

 

Bénédictions que le Seigneur répand sur la nouvelle communauté

 

La communauté nouvelle formée à la Flèche, après s'être exercée à la pratique de toutes les vertus religieuses pendant plusieurs années, fut canoniquement instituée en 1643. Les bons sujets qui se présentèrent tout d'abord, pour embrasser le nouvel institut, montrèrent qu'il était selon la volonté de Dieu, qui se plut à lui faire porter les plus heureux fruits en l'arrosant de la rosée céleste. On demanda de toutes parts des essaims de cette ruche bénie ; et, en 1651, la Mère de La Ferre en conduisit un elle-même à Moulins. Elle y gagna bientôt l'estime et la vénération universelle. Des postulantes de choix se présentèrent en foule ; des fondations en faveur des malades et des orphelins se multiplièrent, au nombre desquelles il faut ranger celle de Montréal, qui se fit plus tard au milieu des plus pénibles sacrifices et avec des difficultés de tous genres. Aussi, fut-elle accompagnée de bénédictions particulières, comme le prouvent les fruits abondants qu'elle n'a cessé de produire.

 

L’Hôtel-Dieu de Moulins est visité par une terrible épidémie, et la Mère de La Ferre y meurt victime de sa charité

 

En 1652, une inondation de l'Allier ayant envahi les plus bas quartiers de la ville de Moulins habités par les indigents, une épidémie pestilentielle s'y déclara. Les malades arrivèrent en foule à l'Hôtel-Dieu, et y communiquèrent bientôt la contagion aux Hospitalières. Seule épargnée d'abord, leur mère ne cessa pendant deux mois de passer jour et nuit, sans trêve ni repos, du chevet des malades de l'hôpital aux lits de ses sœurs; et quand elle vit celles-ci rendues à la vie, elle se coucha pour mourir. Mais son âme resta ferme, et de sa bouche expirante sortirent ces touchantes paroles: « Quel bonheur, ô mon Dieu, de vous aimer toute une éternité ! » C'était le 28 juillet 1652.

 

Dieu fait éclater les mérites de son humble servante

 

Après sa mort, ses traits s'imprégnèrent d'une céleste beauté. Revêtue de son habit religieux, et embaumée du seul parfum de ses vertus, elle fut exposée dans l'église de l'Hôtel-Dieu jusqu'au moment de l'inhumation : la foule ne cessa de l'entourer et de lui prodiguer les pieux honneurs que les restes des saints ont le privilège d'inspirer; et, malgré ce concours, malgré la chaleur de la saison et la putridité de la maladie, cause de décès, le corps de la Mère de la Ferre fut déposé en la terre sans qu'aucune trace de décomposition s'y fût montrée, et sans avoir exhalé d'autre odeur que celle de la sainteté. Mais ce qu'il y a de plus surprenant encore, c'est que six ans et demi plus tard, c'est-à-dire le 19 décembre 1638, M. Le Royer, voulant procéder à l'exhumation du corps de cette tendre mère des pauvres malades, qui avait été victime de sa charité, sa dépouille mortelle toute entière reparut au jour parfaitement conservée, telle que la terre l'avait reçue le jour de sa sépulture. En faisant ainsi exhumer le corps de la Mère de La Ferre, M. Le Royer avait l'intention de partager ses restes vénérables entre les diverses maisons de son institut. Il fut saisi d'admiration en voyant que ce corps avait été ainsi conservé; mais persistant néanmoins dans son dessein, il confia à la chaux la dénudation des ossements, interdite à la corruption. Il fallut en employer, à diverses reprises, une énorme quantité et faire ainsi, en quelque sorte, violence au ciel.

 

Maximes et avis de Mère de la Ferre

 

« Souvenez-vous sans cesse, disait notre digne Fondatrice, de vivre d'une manière digne de votre sublime vocation; vous êtes les filles de la Sainte et paisible Famille, de Jésus, Marie, Joseph; ce sont là les grands et excellents modèles que vous devez tâcher de copier, autant qu'il est possible à une faible créature ».

« Que rien de créé ne vous arrête ici-bas; veillez continuellement sur vos pensées et sur vos affections, afin que vous n'en ayez que de Dieu ou pour Dieu ». « Souvenez-vous, mes filles, que nous serons jugées sur nos Règles!... »

« Que l'Humilité, la Charité, l'union des cœurs, et les autres vertus qui conviennent à votre état, soient l'étude principale de votre vie ».

« Aimez votre sainte vocation, aimez, vos règles; elles sont de Dieu vous n'en pouvez douter; aimez-les donc et. pratiquez-les avec exactitude ! ».

 Marie de la Ferre

Prière pour demander la glorification de Mère Marie de la Ferre

 

Dieu qui êtes infiniment saint et la sainteté même, et qui faites briller la sainteté dans toutes vos œuvres, daignez avoir pitié de nous qui ne sommes que des pécheurs, et par conséquent très indignes d'être soufferts en votre sainte présence. Nous nous présentons devant votre terrible majesté, quoique nous soyons écrasés sous le poids de nos misères. Ce que nous osons toutefois vous demander avec une entière confiance, c'est la glorification de votre humble servante, Marie de La Ferre. Oui, ô Dieu tout bon et miséricordieux, ce que nous vous demandons, c'est que vous daigniez la glorifier aux yeux des hommes, en nous accordant les grandes grâces que nous sollicitons par son intercession, afin que la sainte Église puisse juger par les prodiges qui se feront par l'invocation de son nom, que vous l'avez introduite dans vos saints Tabernacles, et qu'elle peut sans crainte de se tromper lui décerner les honneurs de l'autel et faire briller sur son front l'auréole de la sainteté. Nous sollicitons cette insigne faveur par Jésus, Marie et Joseph, qu'elle a tant honorés et qu'elle a si puissamment contribué à faire honorer jusqu'aux extrémités de la terre. Ah ! puissions-nous un jour l'honorer publiquement, comme mère compatissante de tous les pauvres malades. Ainsi soit-il.

 

N. B. Si le Ciel daignait accorder quelque faveur signalée par l'intercession de la très honorée Mère Marie de La Ferre, on vous prie d'en informer les Religieuses Hospitalières de Saint Joseph.

 

Textes extraits de « Neuvaine à la très honorée Mère Marie de la Ferre », Montréal, Beauchemin et Valois, 1880

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16 mars 2012

Le Serviteur de Dieu John Bradburne

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Le Serviteur de Dieu John Bradburne

Le Vagabond de Dieu

1921-1979

 

John Randal Bradburne, fils d'un pasteur anglican, est né à Skirwith, dans le nord ouest de l'Angleterre, en 1921. Après l'école secondaire, dans le Norfolk, il rejoint l'armée en 1939, et sert en Malaisie et en Birmanie, avant d'être rapatrié. A la suite d'un événement en Malaisie, qui fut une véritable expérience de conversion, il passa définitivement d'aventurier à pèlerin. Il embrassa la Foi Catholique Romaine en 1947, lors d'un séjour à l'abbaye de Buckfast. Après avoir fait, pendant quelques mois, une expérience de vie religieuse chez les Chartreux, ressentant l'envie de voyager, pendant 16 ans il erre entre l'Angleterre, l'Italie et le Moyen-Orient. Puis il écrivit à son ami, le Père John Dove, au Zimbabwe, lui demandant : « Y a-t-il une grotte en Afrique, dans laquelle je pourrais prier ? » Peu de temps après son arrivée, en 1962, il confia à un Frère Franciscain qu'il avait trois vœux : servir les lépreux, mourir martyr, et être enterré avec l'habit de Saint François. En 1964 il est gardien d'un nouveau centre situé près de Harare, puis en 1969 il s'installe à la léproserie de Mutemwa, au Zimbabwe, dont il est nommé surveillant. Les soins remplis d'amour et d'affection qu'il donne aux résidents l'amènent finalement à entrer en conflit avec le comité de gestion. Refusant de mettre des étiquettes numérologiques autour du cou des patients et de réduire leur humble régime alimentaire, il est finalement renvoyé. Il s'installe alors dans une hutte préfabriquée, manquant d'eau et d'hygiène, située juste à côté de la léproserie. De là, il continue à aider les lépreux autant qu'il le peut. Il entre dans le Tiers Ordre de Saint François, obéissant scrupuleusement à ses règles, chantant tous les jours l'Office de la Vierge Marie. Chaque jour, il se lève à l'aube pour chanter l'Office des Matines et termine la journée avec les Vêpres et l'Office des Complies. Cette discipline donne le contexte aux nombreux poèmes qu'il écrivit à la charnière des points de la journée. Pendant la guerre civile zimbabwéenne, ses efforts pour prévenir l'exploitation des malades de la lèpre suscite l'hostilité et la suspicion des populations locales. Refusant de quitter le lieu ou il vit, il est été enlevé par la guérilla et le mercredi 5 Septembre 1979, il est mis à mort. Lors de sa messe de requiem, des témoins virent tomber trois gouttes de sang sous le cercueil formant une petite flaque. Le cercueil fut rouvert, mais aucune trace de sang ne fut trouvée. Depuis sa mort de nombreux événements prodigieux liés à son intercession ont été signalés. Sa tombe à Mutemwa est devenue un lieu de pèlerinage. Sa cause de béatification a été ouverte.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu John Randal Bradburne

 

Dieu notre Père, Votre Serviteur John Randal Bradburne a montré la puissance de Votre Amour par sa vie et sa mort. Que son amour du Christ et de Marie sa mère, avec son service désintéressé envers les personnes les moins pris en compte dans le monde, soit un modèle à suivre pour nous. Nous Vous demandons par son intercession les grâces (...), afin que sa générosité et sa sainteté puisse être reconnues par toute l'église. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

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Pour approfondir

Fondation pour la mémoire de John Bradburne

www.johnbradburne.com

 

Bibliographie

« John Bradburne, le Vagabond de Dieu », de Didier Rance, aux Ed. Salvator

Pour commander ce livre sur le Site des Editions Salvator, cliquer ICI

 

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05 mars 2012

La Servante de Dieu Nellie Organ

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La Servante de Dieu Nellie Organ

La Petite Violette du Saint Sacrement

1903-1908

 

Née en Irlande, le 24 août 1903, la petite Nellie fut amenée malade au Couvent du Bon Pasteur de Corkle 11 mai 1907. Les religieuses furent d'abord frappées par l'intelligence déjà très développée de l'enfant et de ses extraordinaires dispositions pour les choses de Dieu. Un mystérieux instinct de grâce l'attirait tout spécialement vers la Divine Eucharistie et la Sainte Passion de Jésus. Elle demandait souvent à la Sœur infirmière de la porter près du Saint Sacrement, surtout les jours d'exposition, et de s'approcher d'elle après ses communions. A l'église, elle se tenait comme un ange, les mains jointes et les yeux fixés sur l'Hostie.

Le Divin Maître entendit le désir de cette âme angélique et ne sût résister à ses ardents appels. Monseigneur l'Evêque de Cork lui donna le Sacrement de Confirmation, et le 6 décembre 1907, premier vendredi du mois, à l'âge de quatre ans et trois mois, Nellie, portée dans les bras de son infirmière, reçut dans la Chapelle du Couvent, avec une ferveur tout a fait singulière, le Dieu de sa Première Communion. Une clarté de joie céleste illumina son visage ravagé par la souffrance et tous les témoins de cette scène en furent dans le ravissement.

Fortifiée souvent par visite sacramentelle du « Dieu Saint », elle communia trente deux fois en moins de deux mois. La petite enfant supporta, avec une patience héroïque et sans plainte, les plus terribles souffrances, immobile dans son petit lit, et pressant toujours son crucifix contre son cœur. Chaque fois qu'elle recevait le Pain des Anges, sa figure se transfigurait, et elle demeurait en action de grâces pendant plusieurs heures. Avec une maturité bien au dessus de son âge, elle exhortait ceux qui souffraient autour d'elle à se souvenir de la Passion du Sauveur, disant qu'Il avait bien d'avantage souffert pour nous.

Des grâces de guérisons et de consolations furent sollicitées et obtenues par ses innocentes et victorieuses prières. Le 2 février 1908, après une agonie, pendant laquelle l'enfant semblait, là l'extrémité de son lit, une vision que fixaient ses yeux grands ouverts, la petite Nellie rendit son âme à Dieu, et comme elle l'avait souvent répété, « prit son vol vers le Paradis ».

Pendant l'année qui suivit, les élèves eurent la pensée de faire une Neuvaine à leur petite Nellie, pour lui demander d'obtenir un « miracle » : celui d'inspirer le Souverain Pontife d'accorder le bienfait de la Communion aux toute petits enfant du monde entier. Quelques mois plus tard, Sa Sainteté Pie X publiait le Décret « Quam Singulari », prescrivant la Communion à tous les enfants qui jouissent de l'usage de la raison. Informé de tout ce qui s'était passé, par une adresse de remerciement, composée par les élèves du Bon Pasteur de Cork, le Saint Père a daigné, dans une lettre-autographe, leur envoyer la Bénédiction Apostolique, le 21 novembre 1910, écrivant de son auguste main que « Nellie encore enfant, a été appelée au Paradis ».

On rapporte des guérisons soudaines, des grâces extraordinaires accordées par l'intercession de la Petite Nellie, au point que sa réputation de Sainteté se répand partout comme le parfum de la « Petite Violette du Saint Sacrement », et que l'on envisage d'introduire sa cause de béatification auprès du Saint Siège.

 

Bénédiction de Sa Sainteté Pie X


« Que Dieu remplisse de toute bénédiction le cher Prêtre Marie-Eugène Prévost et tous ceux qui, à son exemple, recommandent la fréquente Communion aux petits garçons et aux petites filles, leur proposant pour monde la Petite Nellie ».

Le 4 juin 1912,

Pie X, Pape.

 

Prière pour demander la glorification de la Petite Nellie

 

Seigneur Jésus qui avez dit : « Laissez venir à Moi les petits enfants », nous Vous rendons grâce de ce que Vous avez daigné prévenir de Votre Douceur, l'âme de la Petite Nellie, en lui inspirant une grande dévotion à Votre Sainte Passion et un véhément désir de Vous recevoir dans la Divine Eucharistie, en Vous donnant Vous-même en communion dès sa plus tendre enfance et en la favorisant d'une dévotion toute filiale envers Votre Mère Immaculée. Puissent, ô Divin Ami des enfants, tous Vos desseins d'Amour et de Miséricorde sur Votre petite Servante s'accomplir pour Votre plus grande Gloire et pour l'édification des petites enfants du monde entier. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

Albertus Lepidi, O.P., S.A. Magister

 

Imprimatur

Joseph Ceppetelli. Patr. Const. Vicesgerens.

 Nellie Organ

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La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

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La Servante de Dieu Mère Anne de Jésus

Prieure du Carmel de Bergerac

1864-1928


« Tel fut son maintien habituel, toute recueillie en Dieu »

 

Rosa Peyrilles, en Religion Sœur Anne de Jésus, naquit Marminiac (Lot). Elle fit ses études au Pensionnat de la Miséricorde de Bergerac, et entra au Carmel de cette ville le 1er octobre 1885. Elue Prière en 1906, elle fut réélue à diverses reprises. Après 43 ans de vie religieuse, remarquable par son zèle pour le silence et la régularité, par un rare esprit de Foi, d'abandon et de force dans la souffrance. Elle mourut saintement le vendredi 25 mai 1928, âgée de 64 ans.

 

Pensées de Mère Anne de Jésus

 

« Il faut nous prendre comme nous sommes, ne rien désirer de plus que ce que nous avons. Tout ce que nous sommes, nous le sommes par la Volonté du Bon Dieu. Or Il est l'éternelle Sagesse... Ce qui importe, c'est que nous ne cessions pas de monter l'échelle de la perfection, dont les échelons sont nos efforts constants. Au bout est le succès, c'est certain, mais son heure appartient à Dieu. Lui seul sait ce qui nous est bon ; notre petite sagesse le voudrait sur le champ, et si Dieu nous exauçait, nous n'échapperions pas à l'orgueil. Au contraire, un long labeur, le plus souvent doublé d'humiliations, nous prépare la vie éternelle ».

 

« L'homme n'est pas fait pour lui, mais pour Dieu ; le temps de la vie n'est pas donné pour repos mais pour le travail ; la vie n'est pas une jouissance, mais un devoir ».

 

« En se sanctifiant, on vie pour les autres, on devient par son contact avec Dieu un foyer de lumière, de chaleur, de puissance ; on arrête le courroux divin en payant pour autrui à la Justice Divine, on soulage les autres par son dévouement, la Charité. On les stimule par l'exemple ».

 

« Courage ! La vie est courte, la souffrance passagère ; nous allons vers le paradis ; laissons-nous entraîner par le divin courant de la Grâce, qui tout en apaisant notre soif, adoucit le chemin et qui, lorsque nous serons arrivés au terme, nous pénétrera, nous environnera de félicité ».

 

« Le moyen de se faire une volonté propre, c'est de mettre cette volonté en perpétuel exercice. Si nous souhaitons avoir une volonté forte, généreuse, magnanime, demandons lui des efforts quotidiens, souvent renouvelés tout au long du jour ; habituons la à ne pas calculer devant l'effort, à ne pas hésiter, afin qu'elle règne en maîtresse sur tout l'être ».

 

« La Carmélite est un réservoir de grâces et d'amour tout rempli du Sang de Jésus. Il déborde sur le monde entier quand elle est très fidèle ».

 

« Dieu ne met ni bornes ni réserves en se donnant à nous, et nous voudrions en apporter mille avec Lui ! Quelle viles créatures nous serions! »

 

« Mon Dieu, je Vous aime !... Je Vous remercie !.... que Vous êtes bon de me faire tant souffrir ! O Jésus, toutes Vos Volontés sont exquises... Je suis le petit Amen du Cœur de Jésus, à tout ce qu'Il fait, à tout ce qu'Il veut, je dis : Amen ! Amen ! »

 

« Je voudrais que chacune des secondes de la vie qu'il me reste dure mille ans, même avec les souffrances que j'endure, pour pouvoir servir d'instrument à la Rédemption ! ».

 

« Il ne faut pas que je trompes tant d'espérance en restant sur la terre. Il faut que je parte bien vite... Je suis chargée de tant de messages et de requêtes... Oh ! En attendant, je vais prier et souffrir pour eux tous ! »

 

Prière pour obtenir la glorification de Mère Anne et solliciter des grâces par son intercession

(réservée au culte privé)

 

O Dieu qui n'êtes qu'Amour et Miséricorde, prenez en pitié nos misères et daignez exaucer la confiante prière que nous Vous adressons par l'intercession de Mère Anne de Jésus Votre Servante, qui voulait tout devoir à Votre Miséricorde. Par elle, que Votre Bonté infinie nous accorde les grâces... que nous sollicitons avec instance. Souffrez aussi que nous Vous demandions, si cela est conforme à Votre bon plaisir et au bien de nos âmes, de glorifier Votre humble épouse afin qu'elle nous aide à mieux Vous servir et aimer. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

R. Dupin de St Cyr, V.G.

Périgueux, le 1er octobre 1933.

 

Relations de grâces

Carmel de Bergerac

79, rue Valette

F- 24100 Bergerac (France)

Mail : carmel-de-bergerac@wanadoo.fr

 

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