22 février 2012

Bon et Saint Carême 2012

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Entrée en Carême

 

Avouons-le : il faut un peu de courage pour entrer dans le temps du Carême... Cela semble long, si long, Et puis on s'en fait souvent une idée un peu trop exclusivement austère et pénitente, alors qu'il s'agit d'abord et avant tout d'entrer dans le temps du désir, dans le temps du pas à pas avec le Christ sur son chemin d'amour, de mort et de gloire. Le mot de chemin est peut-être celui qu'il nous faut garder, au moment de nous engager dans ce temps de grâce et de renouvellement. Un chemin que l'Église, en sa sagesse toute maternelle, balise pour nos pas, en même temps que pour ceux des catéchumènes en marche vers le baptême, de dimanche en dimanche.

 

Le mercredi des Cendres et le dimanche de la Tentation nous invitent à nous engager pleinement dans l'aventure du Carême : l'enjeu en est vital, car il s'agit de passer des cendres de notre condition mortelle à la gloire de la condition de fils dans le Fils vainqueur du tentateur.

 

Nous sommes ensuite saisis par la vie qui jaillit déjà, comme par avance, de la croix. Avec les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques, nous contemplons la lumière du Transfiguré (2e dimanche) et nous aspirons de tout notre être à l'eau vive jaillissant en vie éternelle (3e dimanche).

 

Mais le chemin se resserre vers le Golgotha : à mesure que le don de Dieu se révèle et se laisse contempler, le dessein de mort de ceux qui «ne l'ont pas accueilli» se referme comme un étau autour du Fils de l'homme. La guérison de l'aveugle-né (4e dimanche) accroît l'hostilité envers Jésus, et la résurrection de Lazare (5e dimanche), ultime étape avant la Pâque — et comme sa préfiguration — scelle sa condamnation définitive.

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Mercredi des Cendres

« Convertissez-vous et croyez à l'Evangile »

 

Le signe de l’imposition des cendres marque la liturgie de ce jour. La signification de ce geste rejoint celle de la métanie (ce grand signe de croix plongeant jusqu’à toucher le sol) : nous ne sommes que poussière mais, par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre les portes de son Royaume. Lui qui a remporté la victoire, nous assiste dans notre combat «contre l’esprit du mal» (oraison du jour), pour que nous puissions vivre une «vie nouvelle». Le signe de la mort (les cendres proviennent des rameaux de l’année précédente) devient celui de la vie. C’est pourquoi, en bénissant les cendres, le célébrant dit : «Seigneur notre Dieu, toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion, dans ta bonté, exauce notre prière ; bénis les cendres dont nous serons marqués, nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre. En nous appliquant à observer le Carême, puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés et vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité». La liturgie de ce jour est comme un long signal — «Et c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel» (2 Co 5,20). Par la voix du prophète Joël, Dieu presse les hommes : «Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil !» (Jl 2,12), car «c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut», dit l’apôtre (2 Co 6,2). Le temps du Carême s’ouvre dans une sorte d’urgence : «Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre» (Jl 2,16). Urgence et gravité, car c’est l’heure du Seigneur : «Nous vous en supplions, au nom du Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu !» (2 Co 5,20). C’est l’heure de se tourner vers le Créateur dans l’oubli de tout le créé : «Regarde, Seigneur, j’oublie de manger mon pain, la cendre est ma nourriture, et mes larmes ma boisson» (antienne du psaume responsorial). Les lectures de la messe s’en font largement l’écho. C’est l’heure du grand repentir qui fait se «déchirer le cœur» (Joël 2,13). L’heure de s’engager de tout son être dans la conversion «car le Royaume des cieux est proche» (Mt 4,17 : verset d’acclamation de l’évangile) — l’évangile trace pour cela trois chemins : la prière, l’aumône et le jeûne, «dans le secret». Chemins de pénitence, mais plus encore de renaissance et de salut, comme le dit le psaume : «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange» (Psaume 50,14.17). En entrant dans le Carême, c’est donc tout autant au repentir et à la pénitence que nous sommes conviés, qu’à la joie et la confiance, comme le signifie l’antienne d’ouverture de la messe : «Seigneur, tu aimes tout ce qui existe et tu n’as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, tu les invites à la pénitence et tu leur pardonnes car tu es le Seigneur notre Dieu» (Sg 11,24-27).

 

Textes extraits du site des Fraternités Monastiques de Jérusalem : http://jerusalem.cef.fr

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Textes de la Liturgie

 

Lecture du livre de Joël

(Jl 2, 12-18)

 

Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu. Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l'autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n'expose pas ceux qui t'appartiennent à l'insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu'on dise : 'Où donc est leur Dieu ?' » Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

 

Parole du Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

Psaume

(Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

 

R/ Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.


Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.


Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.


Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

(2Co 5, 20-21; 6, 1-2)

 

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu. Et puisque nous travaillons avec lui, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l'Écriture : Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.

 

Parole du Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu


Evangile selon Saint Matthieu

(Mt 6,1-6.16-18)

 

Acclamation :Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Fais-nous revenir à toi, Seigneur, jamais plus nous n'irons loin de toi ; fais-nous revenir, et nous serons sauvés. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (Ps 79,8.19-20)

 

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

 

Prière

 

Seigneur notre Dieu, Toi qui aimes pardonner à ceux qui s'humilient et veulent réparer leurs torts, prête l'oreille à nos prières ; en ta Bonté, répands sur tes serviteurs qui vont recevoir les cendres la grâce de ta bénédiction : par leur fidélité à ce temps de pénitence, qu'ils parviennent avec une âme purifiée à la célébration de la Pâque de ton Fils. Lui qui vit et règne avec avec toi, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. (Oraison extraite de la Messe du Mercredi des Cendres)

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12 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

12 avril

Dimanche de Pâques


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 20, 1-9)


Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.


Méditation


« C'est vers le Christ ressuscité que désormais l'Église a les yeux fixés. Elle le fait en suivant les traces de Pierre qui versa des larmes après son reniement et reprit son chemin en manifestant son amour au Christ: « Tu sais bien que je T'aime » (Jean 21: 15-17). Elle marche en compagnie de Paul, qui fit la rencontre foudroyante du Christ sur le chemin de Damas: « Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir un avantage » (Philippiens 1: 21). 2000 ans après ces évènements, L'Église les revit comme si ils venaient de se produire aujourd'hui. Dans les Visage du Christ, elle, l'Epouse, contemple son Epoux, son Trésor, sa Joie. Qu'il est doux le souvenir de Jésus, Source de la vraie joie du cœur! Réconfortée par cette expérience, l'Église reprend aujourd'hui son chemin pour annoncer le Christ au milieu du monde, au début du troisième millénaire: « Jésus-Christ est le même hier et aujourd'hui, Il le sera à jamais » (Hébreux 13: 8). »


Novo Millennio Ineute, n° 28


Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

Téléchargez l'intégralité des Méditations du Carême (pdf) en cliquant ici

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Prière pour la béatification de Jean-Paul II


O Sainte Trinité, Nous Te rendons grâce pour avoir fait don à Ton Eglise du Pape Jean-Paul II et magnifié en lui la tendresse de Ta paternité, la gloire de la croix du Christ et la splendeur de l’Esprit d’Amour. Par son abandon sans condition à Ta miséricorde infinie et à l’intercession maternelle de Marie, il nous a donné une image vivante de Jésus Bon Pasteur et nous a indiqué la sainteté, dimension sublime de la vie chrétienne ordinaire, voie unique pour rejoindre la communion éternelle avec Toi. Par son intercession, accorde-nous, selon Ta volonté, la grâce que nous implorons animés du vif espoir qu’il soit élevé au plus tôt aux honneurs des autels. Amen.

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Le Christ est ressuscité! Il a vaincu la Mort!


Saintes et joyeuses Fêtes de Pâques


Chers frères et sœurs,


je vous remercie de m'avoir suivi, tout au long de ce Carême, que nous avons passés en compagnie de Jean Paul II. Que le Seigneur vous accompagne et vous garde dans la joie et l'espérance de la Résurrection. Avec mon saint Patron et maître spirituel, François d'Assise, je vous dit:


Frères et sœurs, que le Seigneur vous bénisse et vous garde. Qu'Il vous montre Son Visage et qu'Il ait pitié de vous. Qu'Il tourne son regard vers vous et qu'Il vous donne la paix. Frères et sœurs, que le Seigneur vous bénisse.


Fraternellement, dans le Christ,

Franck Monvoisin.

11 avril 2009

La Nuit de la Résurrection

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La Nuit de la Résurrection

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

Bientôt après je vis la tombeau du Seigneur ; tout était calme et tranquille alentour : il y avait six à sept gardes, les uns assis, les autres debout vis-à-vis et autour de la colline. Pendant toute la journée, Cassius n'avait presque pas quitté sa place dans le fossé, à l'entrée de la grotte. En ce moment il était encore là, dans la contemplation et dans l'attente, car il avait reçu de grandes grâces et de grandes lumières : il était éclairé et touché intérieurement. Il faisait nuit, les lanternes placées devant la grotte jetaient alentour une vive lueur. Je m'approchai alors en esprit du saint corps pour l'adorer. Il était enveloppé dans son linceul et entouré de lumière et reposait entre deux anges que j'avais vus constamment en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur, depuis la mise au tombeau. Ces anges avaient l'air de prêtres ; leur posture et leurs bras croisés sur la poitrine me firent souvenir des Chérubins de l'arche d'alliance, mais je ne leur vis point d'ailes. Du reste, le saint sépulcre tout entier me rappela souvent l'arche d'alliance à différentes époques de son histoire. Peut-être cette lumière et la présence des anges étaient-elles visibles pour Cassius, car il était en contemplation prés de la porte du tombeau, comme quelqu'un qui adore le Saint Sacrement.

En adorant le saint corps, je vis comme si l'âme du Seigneur, suivie des âmes délivrées des patriarches, entrait dans le tombeau à travers le rocher et leur montrait toutes les blessures de son corps sacré. En ce moment, les voiles semblèrent enlevés : je vis le corps tout couvert de plaies, c'était comme si la divinité qui y habitait eut révélé à ces âmes d'une façon mystérieuse toute l'étendue de son martyre. Il me parut transparent de manière que l'intérieur était visible ; on pouvait reconnaître dans tous leurs détails les lésions et les altérations que tant de souffrances y avaient produites, et voir jusqu'au fond de ses blessures. Les âmes étaient pénétrées d'un respect indicible mêlé de criante et de compassion.


J'eus ensuite une vision mystérieuse que je ne puis pas bien expliquer ni raconter clairement. Il me sembla que l'âme de Jésus, sans avoir encore rendu la vie à son corps par une complète union, sortait pourtant du sépulcre en lui et avec lui : je crus voir les deux anges qui adoraient aux extrémités du tombeau enlever ce corps sacre, nu, meurtri, couvert de blessures, et monter ainsi jusqu'au ciel à travers les rochers qui s'ébranlaient ; Jésus semblai ; présenter son corps supplicié devant le trône de son Père céleste, au milieu de choeurs innombrables d'anges prosternés : ce fut peut-être de cette manière que les âmes de plusieurs prophètes reprirent momentanément leurs corps après la mort de Jésus et les conduisirent au temple, sans pourtant revenir à la vie réelle, car elles s'en séparèrent de nouveau sans le moindre effort. Je ne vis pas cette fois les âmes des patriarches accompagner le corps du Seigneur. Je ne me souviens pas non plus où elles restèrent jusqu'au moment où je les vis de nouveau rassemblées autour de l'âme du Seigneur.


Pendant cette vision, je remarquai une secousse dans le rocher : quatre des gardes étaient allés chercher quelque chose à la ville, les trois autres tombèrent presque sans connaissance. Ils attribuèrent cela à un tremblement de terre et en méconnurent la véritable cause. Mais Cassius fut très ému : car il voyait quelque chose de ce qui se passait, quoique cela ne fût pas très clair pour lui. Toutefois, il resta à sa place, attendant dans un grand recueillement ce qui allait arriver. Pendant ce temps les soldats absents revinrent.


Ma contemplation se tourna de nouveau vers les saintes femmes : elles avaient fini de préparer et d'empaqueter leurs aromates et s'étaient retirées dans leurs cellules. Toutefois elles ne s'étaient pas couchées pour dormir, mais s'appuyaient seulement sur les couvertures roulées. Eues voulaient se rendre au tombeau avant le jour. Elles avaient manifesté plusieurs fois leur inquiétude, car elles craignaient que les ennemis de Jésus ne leur tendissent des embûches lorsqu'elles sortiraient, mais la sainte Vierge, pleine d'un nouveau courage depuis que son fils lui était apparu, les tranquillisa et leur dit qu'elles pouvaient prendre quelque repos et se rendre sans crainte au tombeau, qu'il ne Leur arriverait point de mal. Alors elles se reposèrent un peu.


Il était à peu près onze heures de la nuit lorsque la Sainte Vierge, poussée par l'amour et par un désir irrésistible, se leva, s'enveloppa dans un manteau gris, et quitta seule la maison. Je me demandais avec inquiétude comment on laissait cette sainte mère, si épuisée, si affligée, se risquer seule ainsi au milieu de tant de dangers. Elle alla, plongée dans la tristesse, à la maison de Caïphe, puis au palais de Pilate, ce qui l'obligeait à traverser une grande partie de la ville, et elle parcourut ainsi tout le chemin de la croix à travers les rues désertes, s'arrêtant à tous les endroits où le Sauveur avait eu quelque chose à souffrir ou quelque outrage à essuyer. Elle semblait chercher un objet perdu ; souvent elle se prosternait par terre et promenait sa main sur les pierres : après quoi elle la portait à sa bouche, comme si elle eût touche quelque chose de saint, le sang sacré du Sauveur qu'elle vénérait en y appliquant ses lèvres. L'amour produisait en elle quelque chose de surhumain : car toutes les places sanctifiées lui apparaissaient lumineuses. Elle était absorbée dans l'amour et l'adoration. Je l'accompagnai pendant tout le chemin et je ressentis et fis tout ce qu'elle ressentit et fit elle-même, selon la faible mesure de mes forces.


Elle alla ainsi jusqu'au Calvaire, et comme elle en approchait, elle s'arrêta tout d'un coup. Je vis Jésus avec son corps sacré apparaître devant la sainte Vierge, précédé d'un ange, ayant à ses côtés les deux anges du tombeau, et suivi d'une troupe nombreuse d'âmes délivrées. Il ne faisait aucun mouvement et semblait planer dans la lumière qui l'entourait ; mais il en sortit une vois qui annonça à sa mère ce qu'il avait fait dans les limbes, et qui lui dit qu'il allait ressusciter et venir à elle avec son corps transfiguré ; qu'elle devait l'attendre près de la pierre où il était tombé au Calvaire.


L'apparition parut se diriger du côté de la ville, st la sainte Vierge, enveloppée dans son manteau, alla s'agenouiller en priant à la place qui lui avait été, désignée. Il pouvait bien être minuit passé, car Marie était restée assez longtemps sur le chemin de la croix. Je vis alors le cortège du Sauveur suivre ce même chemin, tout le supplice de Jésus fut montré aux âmes avec ses moindres circonstances : les anges recueillaient, d'une manière mystérieuse, toutes les portions de sa substance sacrée qui avaient été arrachées de son corps. Je vis que le crucifiement, l'érection de la crois, l'ouverture du côté, la déposition et l'ensevelissement leur furent aussi montrés. La sainte Vierge de son côté contemplait tout cela en esprit et adorait, pleine d'amour.


Il me sembla ensuite que le corps du Seigneur reposait de nouveau dans le tombeau, et que les anges y rejoignaient, d'uns façon mystérieuse, tout ce que les bourreaux et leurs instruments de supplice en avaient enlevé. Je le vis de nouveau resplendissant dans son linceul, avec les deux anges en adoration à la tête et aux pieds. Je ne puis exprimer comment je vis tout cela. Il y a là tant de choses, des choses si diverses et si inexprimables, qua notre raison dans son état ordinaire n'y peut rien comprendre. D'ailleurs, ce qui est clair et intelligible quand la le vois, devient plus tard complètement obscur et je ne puis le rendre avec des paroles.


Lorsque le ciel commença à blanchir à l'orient, je vis Madeleine, Marie, fille de Cléophas, Jeanne Chusa et Salomé quitter le Cénacle, enveloppées dans leurs manteaux. Elles portaient des aromates empaquetés, et l'une d'elles avait une lumière allumée, mais cachée sous ses vêtements. Les aromates consistaient en fleurs fraîches qui devaient être jetées sur le corps, en sucs extraits de diverses plantes, en essences et en huiles dont elles voulaient l'arroser. Je les vis se diriger timidement vers la petite porte de Nicodème.

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Samedi Saint

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Samedi Saint

Mémoire et Sacrifice


« Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande... » (Prière eucharistique III) 


En commençant la célébration de l’Eucharistie, avant même de faire le signe de la croix, le prêtre se penche pour vénérer l’autel. Ce geste, si simple et parlant, nous plonge immédiatement dans l’abîme : personne ne peut être à la hauteur de l’événement qui va être célébré. Car cet autel, sur lequel je viens de déposer un baiser, est à la fois la table du jeudi saint, la croix du vendredi saint, et le tombeau d’où le Seigneur Ressuscité est sorti victorieux, libre et vainqueur, au matin de Pâques. À chaque Messe, en effet, nous sommes contemporains de l’ensemble du Mystère pascal de Jésus. Tout prêtre, j’imagine, quand il accomplit ce geste, se sent, comme moi, dépassé par l’aventure dans laquelle il se lance avec la communauté rassemblée. Eucharistie et mystère pascal. Comment faire pour vivre, pour traduire dans toute l’action liturgique (la prière, la prédication, les chants, l’animation, les divers gestes symboliques) ... à la fois, la joie du repas pascal, le drame du Golgotha et le mystère du matin de la Résurrection ? - Nous sommes vraiment aux côtés de Jésus, comme ceux qui l’entouraient, le soir du jeudi saint. C’est un merveilleux moment d’amitié et de douceur. Après avoir lavé les pieds de ses disciples, le Seigneur leur explique : « C’est un exemple que je vous ai donné, afin que vous fassiez vous aussi comme j’ai fait pour vous » (Jn 13, 15). Oui, l’humilité est la reine de toutes les vertus, et ceux qui participent à la Messe comprennent, en contemplant l’exemple donné par le  Serviteur, que leur vocation est de servir, quel que soit leur état de vie. Ils sentent aussi que l’atmosphère de  l’Église est celle d’une famille. 


Mgr Philippe Barbarin

(Congrès eucharistique Québec 2008)

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Mais l’Eucharistie nous rend aussi contemporains du vendredi saint. C’est l’heure du sacrifice suprême, où le Seigneur a versé son sang sur la croix, pour la rémission de nos péchés. Les Apôtres n’ont pas eu le courage de le suivre, malgré leurs promesses de fidélité. Et même si nous ne valons pas plus qu’eux, en nous souvenant des larmes d’amertume qui sont venues sur le visage de Pierre après son reniement, nous demandons la grâce de demeurer fidèles au Christ, jusque dans les heures de ténèbres. Enfin, la célébration de l’Eucharistie est surtout le mystère du matin de Pâques. De tant de haine et d’injustice, l’amour de Dieu triomphe, et le corps de Jésus, vivant et ressuscité, se tient devant nous. Il porte encore les marques de ses plaies; les portes du Royaume s’ouvrent, et l’Esprit Saint nous est donné comme une force et une source de pardon. Même s’il est retourné auprès de son Père, Jésus nous assure que sa présence ne nous fera plus jamais défaut : « Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20).

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Méditation

Le Samedi Saint, jour de silence et de conversion


Aujourd’hui, c’est un jour de silence dans l’Eglise : le Christ gît au tombeau, et l’Eglise médite, admirative, sur ce que le Seigneur a fait pour nous. Elle reste silencieuse pour apprendre du Maître, en contemplant son corps détruit. (…) Le Samedi Saint n’est pas une journée triste. Le Seigneur a vaincu le démon et le péché, et dans quelques heures, il vaincra également la mort par sa glorieuse résurrection. Il nous a réconcilié avec le Père céleste. Nous sommes de nouveau enfants de Dieu ! (…) L’on comprend que l’on ait mis le corps sans vie du Fils dans les bras de la Mère, avant de lui donner une sépulture. Marie est la seule créature capable de lui dire qu’elle comprend parfaitement son Amour pour les hommes, car elle n’a pas été la cause de ses douleurs. La Vierge très pure parle pour nous ; mis elle parle pour nous faire réagir, pour nous nous expérimentions sa douleur, devenue une seule et même chose avec la douleur du Christ. Tirons de cela des résolutions de conversion et d’apostolat, d’identification plus profonde avec le Christ, afin d’être entièrement tourné vers les âmes. Demandons au Seigneur qu’il nous transmette l’efficacité salvatrice de sa Passion et de sa Mort. Considérons le panorama qui se présente à nous. La foule qui nous entoure attend que les Chrétiens lui fasse découvrir les merveilles de la rencontre avec Dieu. Il faut que cette semaine sainte – et chaque jour par la suite – soit pour nous l’occasion d’un saut en qualité, pour dire au Seigneur de se mettre totalement dans nos vies. Il faut communiquer à de nombreuses personnes la Vie nouvelle que le Christ nous a obtenu par la Rédemption.


Mgr Echavarria, prélat de l’Opus Dei

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Prions


Dieu éternel et Tout-Puissant, dont le Fils unique est descendu aux profondeurs de la terre, d'où Il est remonté glorieux: accorde à Tes fidèles, ensevelis avec Lui dans le Baptême, d'accéder par Sa Résurrection à la Vie éternelle. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

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10 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

11 avril

Samedi Saint

« Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf c'est là qu'ils déposèrent Jésus. » (Jean 19: 41-42).

A méditer

« Le sépulcre vide, au pied du Calvaire, est la Parole définitive de ce que le Père révèle à travers le Fils, avant Sa Résurrection. Plongés dans l'eau du Saint Baptême, nous participons à la Mort rédemptrice du Christ. Nous sommes « mis au tombeau avec Lui » (Colossiens 2: 12), pour pouvoir « mener une vie nouvelle », de la même manière que le Christ est ressuscité des morts « par la toute puissance du Père » (Romains 6: 4).

Homélie, Samedi Saint, 18 avril 1992

Fioretti

En fait, Jean Paul II n'avait jamais eu peur de la mort, et pas plus maintenant qu'il entrevoyait au loin le seuil au-delà duquel il allait rencontrer Dieu. Il se faisait souvent conduire dans sa chapelle, où il restait longuement pour parler avec son Seigneur. Quand on le regardait prier, dans ces moments-là, on comprenait parfaitement ce qu'avait écrit Saint Paul, qui parlait de supporter la souffrance pour compléter, pour le Corps du Christ, qui est l'Église, ce qui manque aux souffrances du Christ.

« Une vie avec Karol », Stanislas Dzwisz, Desclée de Brouwer/Seuil

Prière

Seigneur Jésus-Christ, Toi qui dans la Puissance de l'Esprit Saint, as été conduit par le Père, des ténèbres de la mort à la Lumière d'une vie nouvelle dans la Gloire, fais que le signe du Tombeau vide nous parle, à nous et aux générations futures, et qu'il devienne source de Foi vive, de Charité généreuse et de ferme espérance; à Toi Jésus, présence cachée et victorieuse dans l'histoire du monde, honneur et gloire pour les siècles.

Vendredi Saint 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je me joins au silence de Marie et des Saintes Femmes qui attendent dans l'espérance la joie de Pâques.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Vendredi Saint

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Vendredi Saint

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 18, 1-40; 19, 1-42)


Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples. Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C'est moi. » Judas, qui le livrait, était au milieu d'eux. Quand Jésus leur répondit : « C'est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l'ai dit : c'est moi. Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » (Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés ».) Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnée à boire ? » Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là. (C'est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple. ») Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre, mais Pierre était resté dehors, près de la porte. Alors l'autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. La servante dit alors à Pierre : « N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! » Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi. Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. Jésus lui répondit : « J'ai parlé au monde ouvertement. J'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette. Pourquoi me questionnes-tu ? Ce que j'ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m'entendre. Eux savent ce que j'ai dit. » A cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer ; on lui dit : « N'es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? » Il répondit : « Non, je n'en suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, insista : « Est-ce que je ne t'ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre nia. A l'instant le coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur. C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal. Pilate vint au dehors pour leur parler : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ? Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu'est-ce que la vérité ? » Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais c'est la coutume chez vous que je relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Mais ils se mirent à crier : « Pas lui ! Barabbas ! » (Ce Barabbas était un bandit.) Alors Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient : « Honneur à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs : « Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Alors Jésus sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l'homme. » Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est prétendu Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans son palais, et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; ainsi, celui qui m'a livré à toi est chargé d'un péché plus grave. » Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade à l'endroit qu'on appelle le Dallage (en hébreu : Gabbatha). C'était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate : « Il ne fallait pas écrire : 'Roi des Juifs' ; il fallait écrire : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. » Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. » Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. » Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé. Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.

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Méditation


Aujourd’hui nous voulons accompagner le Christ sur la Croix. Je me souviens de quelques mots prononcés un vendredi saint par Saint José Maria. Il nous invitait à revivre personnellement les heures de la Passion : depuis l’agonie de Jésus au Jardin des Oliviers jusqu’à la flagellation, le couronnement d’épines et la mort sur la Croix. « La toute puissance de Dieu est clouée par la main de l’homme – disait ce saint prêtre – on conduit mon Jésus d’un endroit à un autre, parmi les insultes et les bousculades de la foule ». Chacun d’entre nous doit se voir au milieu de cette foule, parce que nos péchés ont été la cause de l’immense douleur qui s’est abattue sur l’âme et le corps du Seigneur. Oui, chacun d’entre nous conduit le Christ d’un endroit à un autre, en le transformant en un objet de moqueries. (…) Il est juste que nous ressentions la responsabilité de nos péchés. Il est logique que nous soyons très reconnaissant envers Jésus. Il est normal que nous cherchions à réparer, car lorsque nous montrons la petitesse de notre amour, Lui nous répond toujours par un amour total. (…) Ne laissons pas le Seigneur porter seul la Croix. Accueillons avec joie les petits sacrifices quotidiens, sachons écouter, sourire, comprendre, pardonner, aider celui qui en a besoin… Ainsi nous aiderons le Christ.

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Prière à Jésus crucifié


Ô bon et très doux Jésus, me voici agenouillé en Votre sainte présence. Je Vous prie et Vous conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m'en corriger, tandis qu'avec un grand amour et une grande compassion je considère et contemple en esprit Vos cinq Plaies, ayant devant les yeux les paroles que déjà le prophète David Vous faisait dire de Vous-même, ô bon Jésus : Ils ont percé mes mains et mes pieds; ils ont compté tous mes os.


Pater, Ave, Gloria

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09 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

10 avril

Vendredi Saint


« Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé. » (Lettre aux Hébreux 5: 7).

A méditer

« Le cri de Jésus sur la Croix n'exprime pas l'angoisse d'un désespéré, mais la prière du Fils qui offre Sa Vie à Son Père dans l'Amour, pour le Salut de tous. Au moment où Il s'identifie à notre péché, « abandonné » par Son Père, Il « s'abandonne » entre les mains de Son Père. Ses yeux restent fixés sur Son Père. C'est bien en raison de la connaissances et de l'expérience que Lui seul a de Son Dieu que, même en ce moment de ténèbres, Il voit de manière limpide la gravité du péché et qu'Il souffre pour lui. Lui seul, qui voit Son Père et en jouit pleinement, mesure en plénitude ce que signifie résister par le péché à l'Amour du Père. »

Novo Millennio Ineute, n° 26

Fioretti

Les dernières années, les derniers mois et les dernières semaines de Jean Paul II firent marqués par la douleur, par l'impossibilité de marcher, par des difficultés à parler, par la Croix qu'il portait sereinement avec une force, une patience et une Foi extraordinaire dans le Christ et Sa Mère. A travers la souffrance et la Croix, il participait aux luttes de l'Église contre tout ce qui s'oppose à sa mission dans le monde contemporain: l'athéisme, l'indifférence religieuse, le laïcisme, la société de consommation, la civilisation fr mort. L'infirmité du Saint Père a davantage révélé au monde qui il était, et les hommes l'ont accompagné dans sa faiblesse physique par la prière, en lui faisant sentir qu'ils étaient particulièrement proches de lui et qu'ils participaient à ses épreuves. « Ici à l'hôpital, je l'avoue, au milieu des autres malades, je continue à servir l'Église et toute l'humanité ». (Angelus du 6 février 2005).

« Laissez-moi m'en aller » Stanislas Dziwisz, Parole et Silence.

Prière

Seigneur Jésus Christ, Toi qui, dans Ton dernier souffle, as confié avec Amour à la Miséricorde du Père tous les hommes et les femmes de tous les temps avec leurs faiblesses et leurs péchés, remplis-nous, nous-mêmes, et les générations futures, de Ton Esprit d'Amour, afin que notre indifférence ne rende pas vains en nous les fruits de Ta Mort.

Vendredi Saint 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je médite en mon cœur, en faisant le Chemin de Croix, la souffrance du Christ par Amour pour moi.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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La Sainte Cène

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La Sainte Cène

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda


Le Sauveur étant entré dans le cénacle avec ses disciples, la sainte Vierge y vint aussi avec quelques femmes pieuses. Le Seigneur lui dit de se retirer dans une autre partie de la maison, et d'instruire les femmes qui l'accompagnaient de tout ce qui était nécessaire, lorsqu'il célébrerait la cène, dont il n'exclut pas Judas. La sainte Vierge se retira donc dans une chambre avec les saintes femmes, et prosternée à terre elle fut élevée à une très-haute contemplation, où elle vit tout ce que son divin fils opérait et disait, et elle donna les instructions et les avis nécessaires aux saintes femmes, Après la cène légale, Jésus avec une profonde humilité et mm visage serein, lava les pieds à ses apôtres. il quitta le manteau qu'il portait sur sa robe sans couture, prit un linge, s'en ceignit d'un bout laissant l'autre extrémité libre, et il lava les pieds aux apôtres et même à Judas, et non-seulement il lava ses pieds avec une grande joie et bonté, mais il les essuya, les baisa et les pressa sur sa poitrine, en lui en- voyant dans son cœur des inspirations intérieures. Mais tout fut inutile, car en outre que le démon essayait d'empêcher l'action de la grâce dans Judas, il était encore tourmenté du scrupule de manquer de parole aux pharisiens, dans le pacte déjà fait avec eux, aussi dans ce moment il ne voulut pas même jeter un regard sur le visage divin de Jésus. Lucifer essaya de s'enfuir alors du cœur de Judas et du cénacle, car son orgueil ne pouvait supporter cette grande humilité, mais le divin maître ne le permit point. La demande que fit saint Jean à la sollicitation de saint Pierre pour connaître le traître, eut lieu à la cène, et le Seigneur lui indiqua ,‘par le signe d'un morceau de pain trempé dans le plat, le disciple infidèle. Plusieurs choses secrètes furent communiquées à saint Jean par le divin maître, pendant qu'il était penché sur sa poitrine sacrée, entre autre il lui recommanda sa sainte mère; c'est pourquoi sur la croix il ne lui dit pas : elle sera votre mère, mais seulement: voilà votre mère, manifestant alors publiquement ce qu'il avait déjà fait en secret dans la cène.


Après le lavement des pieds, Jésus ordonna de préparer une table plus haute, semblable à un autel, avec une nappe très-riche et très-belle, sur laquelle on mit un petit plat et une grande coupe en forme de calice, capable de contenir le vin nécessaire, suivant les desseins du Seigneur, qui avait préparé et disposé toutes choses par sa sagesse infinie. Le maître de la maison avait préparé tous ces vases si précieux et si riches par un mouvement intérieur de la grâce. Notre-Seigneur s'assit à table avec ses apôtres, il demanda du pain azyme, c'est-à-dire sans levain, et le mit dans le petit plat, ensuite du vin pur qu'il mit dans le calice, avec une petite quantité d'eau. La sainte Vierge considérait tout cela de sa retraite. Les anges conduisirent en ce lieu Elie et Hénoch par l'ordre du Seigneur, afin que les deux pères de la loi naturelle et de la loi écrite fussent présents à l'établissement de la loi évangélique. Le Père éternel avec le Saint-Esprit apparurent aussi dans le cénacle, comme au Jourdain et sur le Thabor, mais les apôtres ne les virent point, excepté saint Jean et la sainte Vierge. Après une longue prière, Jésus- Christ prit dans ses mains le pain , et il demanda intérieurement au Père éternel, qu'en vertu des paroles qu'il allait proférer, ce divin sacrement restât ensuite perpétuellement dans l'église. Il éleva les yeux au ciel avec une grande majesté, c'est-à-dire vers les deux personnes divines, il prononça les très-saintes paroles de la consécration sur le pain ensuite sur le vin, et par leur vertu ils furent changés au corps, au sang, âme et divinité de notre divin rédempteur. La grande reine adora de sa retraite son divin fils véritablement présent sous les saintes espèces, les anges qui étaient là présents, et ceux qui étaient restés dans le ciel l'adorèrent aussi. Le Seigneur éleva son très-saint corps et le sang précieux, afin que tous ceux qui étaient présents à ce premier sacrifice l'adorassent; ensuite il se communia lui-même comme souverain prêtre, il le fit avec un si grand respect et une si grande vénération, qu'il en éprouva comme une crainte dans la partie sensitive. L'effet admirable de l'Eucharistie dans le corps du rédempteur fut de faire rejaillir sur lui, pendant un peu de temps, la gloire de son âme comme sur le Thabor. Cette merveille fut seulement connue de la grande Mère et en partie d'Hénoch, d'Elie et de saint Jean. Après cette faveur faite à son corps, la sainte humanité renonça à tout autre soulagement dans la partie inférieure de l'âme, jusqu'à la mort. Après s'être communié lui-même le Seigneur remit une petite parcelle du pain consacré à l'archange Gabriel, afin qu'il l'apportât à sa mère et la communiât. Elle fut la première qui participa à la sainte communion après son divin fils, elle le fit avec la foi vive, l'amour ineffable, le respect, l'humilité profonde et la vénération indicible, qu'elle avait contemplé dans le Dieu fait homme et présent sous les saintes espèces. La grande reine reçut alors la grâce toute spéciale de pouvoir conserver dans son cœur les espèces sacramentelles qu'elle avait reçues cette nuit, jusqu'après la résurrection, lorsque l'apôtre saint Pierre consacra, comme nous le dirons dans la suite.


La divine mère reçut dans cette communion une parfaite connaissance de la manière dont Jésus-Christ était présent dans le saint sacrement, et de tous les miracles qui ont eu lieu à cette occasion. Elle connut l'ingratitude que les hommes auraient pour ce grand et incomparable bienfait, c'est pourquoi elle se chargea de compenser, autant qu'il était possible par des louanges, des hommages, des prostrations et des adorations, tous les outrages que le Seigneur devait souffrir dans l'eucharistie, de la part de ses ingrates créatures. Après que la sainte mère eut reçu la communion, le Seigneur donna le pain consacré aux disciples, leur ordonnant de le partager entre eux et de le prendre. Il leur conféra en même temps par ses paroles la dignité sacerdotale, qu'ils commencèrent dès ce moment à exercer, en se communiant eux-mêmes. Il ordonna ensuite à saint Pierre de communier avec de saintes particules Hénoch et Élie pour les fortifier de nouveau. Il arriva un autre prodige très-caché; le traître Judas en communiant résolut de garder la particule du pain consacré, pour la présenter aux princes des prêtres et aux pharisiens, afin d'accuser son divin maître. La sainte Vierge connut l'intention du traître perfide, et elle ordonna aux saints anges d'ôter les saintes espèces de la bouche sacrilège de l'indigne disciple, après qu'il aurait communié. Les anges exécutèrent le divin commandement, et les ayant purifiées avec soin, ils les remirent d'une manière invisible sur la sainte table, parce que Judas ne fut ni des premiers ni des derniers à recevoir la sainte communion. Il fut le premier hérétique dans l'église, qui nia le saint sacrement de l'eucharistie.



Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge, chapitre 22

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Jeudi Saint

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Jeudi Saint

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13, 1-15


Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le démon avait déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il noue à la ceinture ; puis, il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! » Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit :« Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

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Méditation

L'institution de l'Eucharistie et du Sacerdoce


La liturgie du Jeudi Saint est très riche en contenu. C’est le jour de l’institution de la Saint Eucharistie, don du Ciel pour les hommes ; c’est le jour de l’institution du sacerdoce, nouveau don divin qui assure la présence réelle et actuelle du Sacrifice du Calvaire pour tous les temps et tous les endroits, en nous permettant ainsi de nous en approprier les fruits. (…) Comment répondons-nous à cet amour immense ? En assistant avec foi et dévotion à la Sainte Messe, mémorial vivant et actuel du Sacrifice du Calvaire. En nous préparant très bien à la communion, avec l’âme bien propre. En rendant souvent visite à Jésus caché dans le Tabernacle. (…) C’est la raison pour laquelle l’Eglise nous apprend à aimer profondément tout ce qui touche à l’Eucharistie : Est-ce que nous assistons au Saint Sacrifice tous les dimanches et fêtes d’obligation, en sachant que nous sommes en train de participer à une action divine ? (…) Nous commémorons également l’institution du sacerdoce. C’est une bonne occasion pour prier pour le Pape, pour les Evêques, pour les prêtres, et pour demander de nombreuses vocations dans le monde entier. Notre prière aura d’autant plus de valeur que nous fréquenterons plus notre Jésus, qui a institué l’Eucharistie et le Sacerdoce. Nous allons dire, avec une sincérité totale, cette phrase que saint Josémaria répétait : « Seigneur, mets dans mon cœur l’amour avec lequel tu veux que je t’aime » (…)


Mgr Echavarria, Prélat de l’Opus Dei

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Prions


Tu nous appelles, Dieu notre Père, à célébrer ce soir la très sainte Cène où ton Fils unique, avant de se livrer lui-même à la mort, a voulu remettre à son Eglise le sacrifice nouveau de l'Alliance éternelle ; fais que nous recevions de ce repas qui est le sacrement de son amour, la charité et la vie.

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07 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

8 avril

Mercredi Saint

« Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. » (Matthieu 26: 19).

A méditer

« Tous ceux qui ont répondu à l'élection divine pour obéir à Jésus Christ, être aspergés de Son Sang et devenir participants de Sa Résurrection croient que le fait d'être racheté de l'esclavage du péché est l'accomplissement de toute la révélation divine, car en cela s'est vérifié ce qu'aucune créature n'aurait jamais pu ni penser, ni faire, à savoir que dans le Christ, Dieu immortel s'est immolé sur la Croix pour l'homme, et que l'humanité mortelle est ressuscitée en Lui. Ils croient que la Rédemption est l'exaltation suprême de l'homme puisqu'elle l'a fait mourir au péché pour le rendre participant de la vie même de Dieu. »

Bulle Aperite portas Redemptori, 6 janvier 1983

Fioretti

Le Cardinal Lustiger raconte: « A Lyon, en octobre 1986, à l'issue de la Messe présidée par le Pape, je désirais lui présenter un nouvel Evêque. Les organisateurs commençaient déjà à démonter le podium. Cependant, les voitures officielles attendaient le Pape. Où pouvait-il bien se trouver? Nous le découvrons à l'intérieur du podium dans une petite pièce aménagée en chapelle. C'est là qu'il s'était préparé avant la Messe; là aussi que le Saint Sacrement avait été apporté. Le Pape était seul, agenouillé devant le Saint Sacrement, en action de grâce, au milieu du brouhaha de la foule et du bruit des marteaux. Il priait comme un bûcheron donne des coups, totalement concentré et indifférent au vacarme. Le mot de Saint Luc m'est revenu à l'esprit: « Entrant dans le combat, Jésus prie de façon plus instante » (Luc 22: 44). Nous sommes restés un long moment derrière Jean Paul II, entraînés à prier à son rythme; de même qu'en montagne le guide marche en tête et impose le pas, parce qu'il sait comment il faut s'avancer.

Le Figaro Magazine, 3 octobre 2003

Prière

Toi, Christ, notre Seigneur, répands Ton Esprit sur tous ceux qui s'approchent de la Sainte Table et rends-les plus audacieux pour témoigner du commandement de Ton Amour, afin que le monde croie en Toi qui as dit un jour: « Je suis le Pain Vivant descendu du Ciel. Si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra éternellement. » (Jean 6: 51).

21 juin 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je cherche à garder en moi le sentiment de la présence de Dieu et éviter tout ce qui m'en éloigne.

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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