07 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

8 avril

Mercredi Saint

« Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. » (Matthieu 26: 19).

A méditer

« Tous ceux qui ont répondu à l'élection divine pour obéir à Jésus Christ, être aspergés de Son Sang et devenir participants de Sa Résurrection croient que le fait d'être racheté de l'esclavage du péché est l'accomplissement de toute la révélation divine, car en cela s'est vérifié ce qu'aucune créature n'aurait jamais pu ni penser, ni faire, à savoir que dans le Christ, Dieu immortel s'est immolé sur la Croix pour l'homme, et que l'humanité mortelle est ressuscitée en Lui. Ils croient que la Rédemption est l'exaltation suprême de l'homme puisqu'elle l'a fait mourir au péché pour le rendre participant de la vie même de Dieu. »

Bulle Aperite portas Redemptori, 6 janvier 1983

Fioretti

Le Cardinal Lustiger raconte: « A Lyon, en octobre 1986, à l'issue de la Messe présidée par le Pape, je désirais lui présenter un nouvel Evêque. Les organisateurs commençaient déjà à démonter le podium. Cependant, les voitures officielles attendaient le Pape. Où pouvait-il bien se trouver? Nous le découvrons à l'intérieur du podium dans une petite pièce aménagée en chapelle. C'est là qu'il s'était préparé avant la Messe; là aussi que le Saint Sacrement avait été apporté. Le Pape était seul, agenouillé devant le Saint Sacrement, en action de grâce, au milieu du brouhaha de la foule et du bruit des marteaux. Il priait comme un bûcheron donne des coups, totalement concentré et indifférent au vacarme. Le mot de Saint Luc m'est revenu à l'esprit: « Entrant dans le combat, Jésus prie de façon plus instante » (Luc 22: 44). Nous sommes restés un long moment derrière Jean Paul II, entraînés à prier à son rythme; de même qu'en montagne le guide marche en tête et impose le pas, parce qu'il sait comment il faut s'avancer.

Le Figaro Magazine, 3 octobre 2003

Prière

Toi, Christ, notre Seigneur, répands Ton Esprit sur tous ceux qui s'approchent de la Sainte Table et rends-les plus audacieux pour témoigner du commandement de Ton Amour, afin que le monde croie en Toi qui as dit un jour: « Je suis le Pain Vivant descendu du Ciel. Si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra éternellement. » (Jean 6: 51).

21 juin 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je cherche à garder en moi le sentiment de la présence de Dieu et éviter tout ce qui m'en éloigne.

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Mardi Saint

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Mardi Saint

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13, 21-5


À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, au cours du repas qu’il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors :« Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits-enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres.


Méditation

Comment va notre foi ?


L’Evangile de la Messe d’aujourd’hui nous annonce que les Apôtres laisseront le Christ seul au cours de sa passion A Simon Pierre qui, remplit de présomption, affirme : « Je donnerai ma vie pour toi » le Seigneur répond : « Tu donneras ta vie pour moi ? Je te le dis : avant que le coq ne chante, tu m’auras renié trois fois ». Quelques jours plus tard, ce qui était prévu arrivait. Cependant, quelques heures avant, le Maître leur avait donné une leçon claire, comme pour les préparer aux moments d’obscurité qui approchaient. Cela est arrivé le lendemain de son entrée triomphale à Jérusalem. Jésus et les Apôtres avaient quitté Béthanie de bon matin, en hâte ; peut-être même sans prendre le temps de manger quelque chose. A tel point, que, comme le remarque saint Marc, le Seigneur eut faim. Et voyant au loin un figuier qui avait des feuilles, il s'en approcha pour voir s'il y trouverait quelque chose; et s'en étant approché, il n'y trouva que des feuilles, car ce n'était pas le temps des figues. Prenant la parole, il lui dit : « Que jamais plus personne ne mange du fruit de toi !  » Et ses disciples entendaient. (…) Au cours de sa vie publique, pour faire des miracles, le Seigneur ne demandait qu’une chose : la foi. Aux deux aveugles qui le suppliaient de le guérir, il leur posa cette question : « Croyez vous que je peux faire cela ? oui, lui répondirent-ils (…) » Nous devons également nous demander : quelle est notre foi ? Avons-nous pleinement confiance en la parole de Dieu ? Demandons-nous dans la prière ce dont nous avons besoin, sûrs de l’obtenir, si c’est pour notre bien ? Insistons-nous suffisamment dans nos prières, sans nous décourager ? (…)


Mgr Echavarria, prélat de l’Opus Dei


Prions


Aide-nous, Dieu éternel et Tout-Puissant, à célébrer les Mystère de la Passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le Pardon. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen.

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06 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

7 avril

Mardi Saint


« Quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: « Ce que tu fais, fais-le vite ». (Jean 13: 27).


A méditer


Si Satan agit dans le monde par haine contre Dieu et Son Royaume, cette action est permise par la Divine Providence qui, avec force et douceur, dirige l'histoire de l'homme et du monde. Toutefois Satan n'a pas la faculté d'annuler la finalité définitive vers où tendent l'homme et toute la Création, c'est à dire le Bien. Il ne peut empêcher l'édification du Règne de Dieu, où à la fin de réalisera la totale actualisation de la Justice et de l'Amour du Père envers les créatures éternellement prédestinées dans le Fils-Verbe, Jésus-Christ. »


Audience Générale, 20 août 1986


Fioretti


Le 27 mars 1982, une jeune femme de Spolète, Francesca, est accompagnée par son Evêque, à l'audience du mercredi, dans l'espoir qu'en rencontrant le Saint Père, elle pourra être délivrée de l'emprise du Malin. Dès le début de l'audience, elle se met à hurler si fort qu'on l'entend à travers toute la Place Saint Pierre comme si elle avait un micro, d'une voix surhumaine, criant des blasphèmes. Les gardes la maîtrisent et l'amènent à l'écart pour la surveiller. Elle se tait. Quand le Saint Père part en voiture à la fin de l'audience, il passe devant elle. Tout à coup, elle recommence à crier et à blasphémer. Le Pape fait arrêter la voiture, en descend et se met en prière. Le Démon la quitte au moment ou le Saint Père prononce cette phrase: « Demain, je vais célébrer la Messe pour toi! » Francesca reviendra un an plus tard remercier son bienfaiteur, en compagnie de son époux, sereine et heureuse pour l'enfant qu'elle porte en son sein.


« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé


Prière


Nous nous tournons vers Toi, ô Christ, Porte de la Vie, et nous Te rendons grâce pour les prodiges dont Tu as enrichi toutes les générations. Il arrive parfois que ce monde ne respecte pas la Vie et ne l'aime pas. Mais Toi, Tu ne te lasses jamais de l'aimer.


25 décembre 1999


Boîte à idée


Aujourd'hui, je vis cette marche vers la Passion avec la Vierge Marie, en contemplant Son Cœur de Mère.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Lundi Saint

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Le Lundi Saint

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12, 2-8


On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »


Méditation


Hier nous évoquions l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Une foule de disciples et d’autres personnes l’ont acclamé comme Messie et Roi d’Israël. A la fin de la journée, fatigué, le Christ retourne à Béthanie, une bourgade proche de la capitale où il a l’habitude d’aller lorsqu’il se rend à Jérusalem. (…) Six jours avant la Pâque, raconte saint Jean, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, le mort qu'il avait ressuscité. Là, on lui fit un souper, et Marthe servait. Or, Lazare était de ceux qui se trouvaient à table avec lui. Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard très pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux. Et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Immédiatement, la générosité de cette femme saute aux yeux. Elle souhaite manifester sa reconnaissance envers le Maître, parce qu’il a rendu la vie à son frère et pour tant d’autres biens reçus, et elle ne regarde pas à la dépense. Judas, présent, calcule exactement le prix du parfum. (…) Pour être une véritable vertu, la charité doit être ordonnée. Et elle concerne Dieu en premier lieu : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit. Voilà quel est le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même. » De ces deux commandement dépendent la loi et les prophètes. Pour cela, ceux qui se désintéressent des nécessités de l’Eglise et des ministres sacrés – avec l’excuse de soulager les nécessités matérielles des hommes – se trompent. Saint José Maria Escriva écrit : « Cette femme, qui répandit, chez Simon le lépreux, à Béthanie, un parfum coûteux sur la tête du Maître, nous rappelle au devoir d'être magnifiques dans le culte de Dieu. Tout le luxe, la majesté et la beauté du monde me semblent peu. Et contre ceux qui s'en prennent à la richesse des vases sacrés, des ornements, des retables..., s'élève la louange de Jésus: Opus enim bonum operata est in me — c'est une bonne oeuvre que cette femme a faite envers moi. (Chemin 527) Combien de personnes se comportent comme Judas ! Elles voient le bien que d’autres font, mais elles ne veulent pas le reconnaître : elles font tout ce qu’elles peuvent pour voir des intentions tordues, elles critiquent, elles médisent, elles font des jugements téméraires. Elles réduisent la charité à des actions strictement matérielles – donner quelques pièces à celui qui en a besoin, peut-être pour tranquilliser leur conscience – et elles oublient que, comme l’écrit saint José Maria, « la charité chrétienne ne se borne pas à secourir celui qui a besoin de biens matériels; elle vise avant tout à respecter et à comprendre chacun, pris individuellement, et à respecter sa dignité intrinsèque d'homme et d'enfant du Créateur ». (…)


Monseigneur Echavarria, Prélat de l'Opus Dei


Prière


Je garde un moment sous les yeux cette scène évangélique. Je regarde Marie verser le parfum, essuyer avec ses cheveux les pieds de Jésus, je devine son affection pour son Seigneur. Dans quel personnage de cette scène puis-je me retrouver : Marthe ? Marie ? Jésus ? Á quelle attitude d’amour, suis-je conduit ? L’odeur du parfum se répand dans la maison. Judas regarde, évalue le prix : il y aurait tant à faire avec cet argent ! Son regard est obscurci : Il ne voit pas comme Jésus. Jésus se laisse faire, il laisse faire, il accueille ce parfum que lui offre Marie. Il ne prend pas pour lui, ne l’accapare pas, il voit par anticipation l’heure de son ensevelissement. Je demande au Seigneur la grâce de porter un regard bon, généreux, désintéressé sur les personnes, les événements, les situations. Je demande au Seigneur la grâce d’avoir la spontanéité et l’audace de Marie.

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05 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

6 avril

Lundi Saint

« La maison fut remplie par l'odeur du parfum » (Jean 12: 3)

A méditer

« La redécouverte de l'Église comme « mystère », c'est-à-dire comme « peuple de l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit Saint » ne pouvait pas ne pas entraîner aussi la redécouverte de sa « sainteté », entendue au sens fondamental d'appartenance à Celui qui est par excellence le « trois fois Saint » (Isaïe 6: 3). Dire que l'Église est sainte signifie présenter son visage d'Epouse du Christ, pour laquelle Il s'est livré, précisément en vue de la sanctifier (Ephésiens 5: 25-26). Ce Don de la Sainteté, pour ainsi dire objective, est offert à chaque baptisé. »

Novo Millennio Ineute, n° 30

Fioretti

Grâce à des rassemblements comme les JMJ, j'ai découvert la grandeur de L'Église que je n'avais pas du tout perçue auparavant. Jean Paul II nous a formés avec des paroles exigeantes, il nous a donné une colonne vertébrale! Il nous a fait confiance. A nous de mettre en oeuvre maintenant ce qu'il nous a appris: personne ne le fera à notre place! Depuis son départ vers le Ciel, je comprends mieux aussi cette phrase qu'il nous a dite à Rome en 2000: « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le Feu au monde. » C'est exactement ce qu'il a fait! Quand on accueille la Volonté de Dieu, que l'on dit oui, on devient quelqu'un d'extraordinaire! Personnellement, cela me pousse à accueillir tout ce que Dieu veut mon donner.

Florence, 31 ans, Il est vivant de mai 2005

Prière

O Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur et notre Espérance, Toi qui as fondé l'Église, signe de Salut pour les générations et les siècles, visite-là de Ta Croix victorieuse pour que les forces de l'Enfer ne l'emportent pas sur elle. Eclaire-la de Ta Parole; guide-la dans Ta connaissance; renouvelle-là par les enseignement de Ton Évangile et par la Force de Ton Esprit Saint.

14 décembre 1995

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prie spécialement pour tous ceux qui ont des responsabilités dans l'Église. Et moi, est-ce que je prends les responsabilités que le Seigneur attend de moi?

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Le Dimanche des Rameaux et de la Passion

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Le Dimanche des Rameaux et de la Passion

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d'arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir. Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple. » Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. Or, quelques-uns s'indignaient : « A quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d'argent et en faire don aux pauvres. » Et ils la critiquaient. Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C'est une action charitable qu'elle a faite envers moi. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire. D'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d'elle, ce qu'elle vient de faire. » Judas Iscariote, l'un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l'argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ' Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu'ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après l'autre : « Serait-ce moi ? » Il leur répondit : « C'est l'un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né. » Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. » Jésus lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous disaient de même. Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Restez ici ; moi, je vais prier. » Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez. » S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui. Il disait : « Abba. . . Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l'esprit est ardent, mais la chair est faible. » Il retourna prier, en répétant les mêmes paroles. Quand il revint près des disciples, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis. Et ils ne savaient que lui dire. Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais vous pouvez dormir et vous reposer. C'est fait ; l'heure est venue : voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Le voici tout proche, celui qui me livre. » Jésus parlait encore quand Judas, l'un des Douze, arriva avec une bande armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Or, le traître leur avait donné un signe convenu : « Celui que j'embrasserai, c'est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. » A peine arrivé, Judas, s'approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l'embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l'oreille. Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, j'étais parmi vous dans le Temple, où j'enseignais ; et vous ne m'avez pas arrêté. Mais il faut que les Écritures s'accomplissent. » Les disciples l'abandonnèrent et s'enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n'avait pour vêtement qu'un drap. On le saisit. Mais lui, lâchant le drap, se sauva tout nu. Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, et tous les chefs des prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. Pierre avait suivi Jésus de loin, jusqu'à l'intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis parmi les gardes, il se chauffait près du feu. Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n'en trouvaient pas. De fait, plusieurs portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient même pas. Quelques-uns se levaient pour porter contre lui ce faux témoignage : « Nous l'avons entendu dire : 'Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme. ' » Et même sur ce point, ils n'étaient pas d'accord. Alors le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ? » Mais lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l'interroge de nouveau : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? » Jésus lui dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. » Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Quel est votre avis ? » Tous prononcèrent qu'il méritait la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d'un voile, et le rouèrent de coups, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des gifles. Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une servante du grand prêtre. Elle le voit qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! » Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu veux dire. » Puis il sortit dans le vestibule. La servante, l'ayant vu, recommença à dire à ceux qui se trouvaient là : « En voilà un qui est des leurs ! » De nouveau, Pierre le niait. Un moment après, ceux qui étaient là lui disaient : « Sûrement tu en es ! D'ailleurs, tu es Galiléen. » Alors il se mit à jurer en appelant sur lui la malédiction : « Je ne connais pas l'homme dont vous parlez. » Et aussitôt, un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus : « Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois. » Et il se mit à pleurer. Dès le matin, les chefs des prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le grand conseil. Puis ils enchaînèrent Jésus et l'emmenèrent pour le livrer à Pilate. Celui-ci l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répond : « C'est toi qui le dis. » Les chefs des prêtres multipliaient contre lui les accusations. Pilate lui demandait à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi. » Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate s'en étonnait. A chaque fête de Pâque, il relâchait un prisonnier, celui que la foule demandait. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour avoir tué un homme lors de l'émeute. La foule monta donc, et se mit à demander à Pilate la grâce qu'il accordait d'habitude. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » (Il se rendait bien compte que c'était par jalousie que les chefs des prêtres l'avaient livré. ) Ces derniers excitèrent la foule à demander plutôt la grâce de Barabbas. Et comme Pilate reprenait : « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », ils crièrent de nouveau : « Crucifie-le ! » Pilate leur disait : « Qu'a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié. Les soldats l'emmenèrent à l'intérieur du Prétoire, c'est-à-dire dans le palais du gouverneur. Ils appellent toute la garde, ils lui mettent un manteau rouge, et lui posent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des révérences : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s'agenouillaient pour lui rendre hommage. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements. et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. Et ils amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n'en prit pas. Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. Il était neuf heures lorsqu'on le crucifia. L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec lui on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Les passants l'injuriaient en hochant la tête : « Hé ! toi qui détruis le Temple et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, descends de la croix ! » De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient. Quand arriva l'heure de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusque vers trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d'une voix forte : « Éloï, Éloï, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : « Voilà qu'il appelle le prophète Élie ! » L'un d'eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d'un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! » Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s'écria : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! » Il y avait aussi des femmes, qui regardaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le petit et de José, et Salomé, qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d'autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem. Déjà le soir était venu ; or, comme c'était la veille du sabbat, le jour où il faut tout préparer, Joseph d'Arimathie intervint. C'était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il eut le courage d'aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate, s'étonnant qu'il soit déjà mort, fit appeler le centurion, pour savoir depuis combien de temps Jésus était mort. Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau. Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l'endroit où on l'avait mis.

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Méditation


La liturgie de ce dimanche est exceptionnelle, puisqu'elle porte un double titre : dimanche des Rameaux et de la Passion, et comporte deux lectures d'Évangile. C'est donc un double événement et un double mystère que nous vivons en ce dernier dimanche avant Pâques, en ce jour où nous entrons dans la sainte semaine des passions du Christ.

La célébration des Rameaux

« Quelques jours avant la fête de la Pâque. » Surprise : cette indication chronologique que nous trouvons dans notre missel au début de l'évangile des Rameaux… ne figure pas dans la Bible. Elle a été ajoutée pour établir un lien plus étroit entre la célébration pascale et l'entrée de Jésus à Jérusalem, alors que dans la Bible beaucoup d'événements et d'enseignements (qui occupent les chapitres 21-25 de Matthieu) suivent l'entrée à Jérusalem. Quoi qu'il en soit, Jésus entre à Jérusalem dans un climat d'allégresse populaire : on brandit des feuillages coupés aux arbres. Ici encore, il y a de libres traductions : selon les climats, on coupe de vraies palmes, signes de victoire, ou des branches d'olivier, symboles de paix, ou encore de modestes rameaux de buis toujours vert, qui à ce titre sont considérés comme un symbole d'immortalité et sont placés dans les maisons mais aussi sur les tombes. En beaucoup d'églises, on offre aujourd'hui les trois sortes de branchages : choisirons-nous un signe de victoire, de paix ou d'immortalité ? À Jérusalem autrefois comme dans nos églises aujourd'hui, la procession s'accompagne de l'acclamation « Hosanna au plus haut des cieux », dont nous ignorons l'origine précise, mais qui évoque le chant des anges à Noël : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux. » Il est bon qu'avant de célébrer l'abaissement de la Passion, nous chantions déjà l'exaltation du Christ, et qu'ainsi nous donnions le ton à toute la liturgie de ce jour. Aussi bien, l'évangile s'achève par une de ces questions d'identité chères à Matthieu, déjà rencontrées dans les évangiles de la Samaritaine au quatrième dimanche et de l'aveugle-né au cinquième dimanche. Alors qu'on vient de faire un triomphe à Jésus, quelques ignorants ou quelques étrangers demandent : « Qui est-ce ? » Ne serions-nous pas, nous aussi, de ceux qui posent des questions légitimes ?

La célébration de la Passion

Toute la célébration est marquée par la lecture ou le chant de la Passion selon saint Matthieu, qui commence avec les préparatifs du repas pascal et l'institution de l'eucharistie pour s'achever avec la déposition du corps du Christ dans un tombeau, déposition accompagnée d'allusions non anodines à l'annonce de sa Résurrection. Après l'entrée triomphale à Jérusalem, vient donc la route des douleurs, la via dolorosa, le chemin du mépris et de la dérision qui se prolonge par le chemin de croix. Dans ce long récit, Matthieu et Marc sont les seuls à nous transmettre l'appel au secours du Christ en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Un cri, un sentiment d'abandon, qui reste mystérieux pour nous, mais qui est relayé aujourd'hui par tant d'hommes, de femmes et d'enfants : « Mon Dieu, où es-tu, m'as-tu abandonné ? » Et peut-être est-ce le monde entier, en proie à tant de conflits, de violences et d'incertitudes, qui demande à Dieu : « Où es-tu, nous aurais-tu abandonnés ? » Ce récit dramatique, qui a ému toute l'assemblée et chacun de nous, qui fait couler souvent des larmes d'émotion et de compassion, ne doit pas rester sans réponse. En certaines églises, on chante à nouveau et à plusieurs reprises le « Hosanna au plus haut des cieux », en montrant ainsi que l'on voit dans un regard de foi l'aboutissement et donc le sens de toutes ces allées et venues relatées avec insistance par l'Évangéliste. En reprenant ce chant de la procession des Rameaux, on exprime aussi le lien entre les deux parties de la célébration. Que dire du mystère de la Passion ? En français comme en d'autres langues occidentales, le mot passion a deux sens : la souffrance, mais aussi l'intérêt ou l'amour passionné pour une science, pour un art, pour une personne. Certes, notre dimanche de la Passion du Seigneur évoque et célèbre la souffrance endurée et acceptée par le Christ, mais il contemple et célèbre aussi, de façon plus intérieure, l'amour passionné du Christ pour Dieu son Père et pour nous les hommes, à qui il donne sa vie. Amour passionné du Christ pour son Père lorsqu'au jardin des Oliviers il lui dit : « Non pas ma volonté, mais ta volonté » ; amour déchiré lorsque sur la croix il s'écrie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » ; amour de totale confiance lorsqu'il s'abandonne : « Entre tes mains je remets mon esprit. » Et de l'autre côté, amour passionné du Christ pour ses disciples et pour tous les hommes lorsqu'il institue l'eucharistie : « Ceci est mon corps donné pour vous, ceci est mon sang répandu pour la multitude en rémission des péchés » ; amour trahi pour Judas lorsqu'il l'appelle ami : « Mon ami, fais ta besogne » ; amour infini pour Pierre le renégat lorsqu'à la fin de la Cène il lui dit : « J'ai prié pour toi afin que ta foi ne sombre pas », et qu'après son reniement il pose son regard sur lui, et Pierre « pleure amèrement » ; amour plein de pitié pour ses bourreaux lorsqu'il demande : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Nous rappeler les deux sens du mot passion, c'est nous rendre plus attentifs à la richesse des mystères célébrés en ce dimanche : victoire de la vie sur la mort, que symbolisent les rameaux printaniers ; souffrance indicible : « Mon âme est triste jusqu'à la mort » ; amour passionné du Christ pour son Père et pour les hommes, qui lui donne la force de surmonter les épreuves et d'aller jusqu'au bout du chemin. « Hosanna au plus haut des cieux » : ce chant lié au dimanche des Rameaux et à l'entrée de Jésus à Jérusalem, nous le reprenons à chaque messe dans le chant du Sanctus. Il y a beaucoup de façons de chanter cet Hosanna. Et Bach et d'autres compositeurs ont écrit une Passion selon saint Matthieu. À nous de donner, par notre vie, une interprétation personnelle de l'Hosanna aussi bien que de la Passion.

P. Philippe Rouillard O.S.B.

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Prière

Seigneur, aujourd’hui commence la Semaine Sainte. Je ne veux pas que cette semaine ressemble à n’importe quelle autre semaine de l’année. Je ne veux pas demeurer indifférent aux mystères de ta passion et de ta mort. Ainsi je viens à toi dans la prière pour méditer et réfléchir sur ce qui s’est passé les derniers jours de ta vie sur terre. Chaque jour de cette semaine je veux prendre le temps pour contempler ces mystères. Aujourd’hui, dimanche des rameaux, tu entres triomphalement à Jérusalem, accompagné des acclamations de la foule. Aide-moi en ces quelques minutes de prière à pénétrer plus profondément dans la signification de cette célébration.

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04 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

5 avril

Dimanche des Rameaux


Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 14, 32-35)


Jésus dit à ses disciples : « Restez ici ; moi, je vais prier. » Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez. » S'écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloigne de lui.


Méditation


« Avant d'être une souffrance pour Son Corps, et à, un degré beaucoup plus élevé, Sa Passion est une souffrance atroce pour Son Ame. La tradition théologique n'a pas manqué de se demander comment Jésus pouvait vivre en même temps l'union profonde avec Son Père, qui est par nature source de joie et de béatitude, et l'agonie jusqu'au cri de l'abandon. La présence simultanée de ces deux éléments apparemment inconciliables est en réalité enracinée dans la profondeur insondable de l'union hypostatique. Face à ce mystère, conjointement à la recherche théologique, une aide sérieuse peut nous venir du grand patrimoine qu'est la « théologie vécue » des saints. Ceux-ci nous offrent des indications précieuses qui permettent d'accueillir plus facilement l'intuition de la Foi, et cela en fonction des lumières particulières que certains d'entre eux ont reçues de l'Esprit Saint, ou même à travers l'expérience qu'ils ont faite de ces états terribles d'épreuve que la tradition mystique appelle « nuit obscure ». »


Novo Millennio Ineute, n° 26,27


Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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03 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

4 avril

« Il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11: 51-52).

A méditer

« La prière de Jésus au Cénacle – « Que tous, ils soient un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et Moi en Toi » (Jean 17: 21) – est en même temps révélation et invocation. Elle nous révèle l'unité du Christ avec Son Père, qui est la source de l'unité de l'Église et le don permanent quelle recevra mystérieusement en Lui jusqu'à la fin des temps. La prière du Christ nous rappelle qu'il est nécessaire d'accueillir ce don et de le développer de manière toujours plus profonde. L'invocation « que tous, ils soient un » est à la fois un impératif qui nous oblige, une force qui nous soutient, un reproche salutaire face à nos paresses et à nos étroitesses de cœur. »

Novo Millennio Ineute, n° 48

Fioretti

En 2001, Jean Paul II peut enfin accomplir son pèlerinage jubilaire sur les traces de Saint Paul à Athènes. Les réticences du Saint Synode de L'Église de Grèce étaient très fortes. Finalement, on lui permit de venir comme « simple pèlerin » et il doit accepter certaines conditions très pénibles (ne pas être accompagné du Cardinal-Préfet des Eglises Orientales, ni prier avec lui). Mais son attitude si humble, doublée de sa faiblesse physique, sa demande de pardon pour le sac de Constantinople, traumatisant encore les Orthodoxes, décontracte l'atmosphère. Au cours de la dernière rencontre, délicatement, il ose proposer à tous un Notre Père qu'il lance en Grec, bien sûr. Les réticences étaient tombées. Deux ans plus tard, une délégation de 7 Métropolites de l'Église de Grèce est envoyée au Vatican, où elle passe une semaine pour étudier ensemble comment lutter contre la sécularisation de l'Europe.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Esprit de Sainteté, Souffle Divin, qui animes le cosmos, viens renouveler la face de la terre. Suscite chez les Chrétiens le désir de la pleine unité, pour qu'ils soient dans le monde des signes de l'union intime avec Dieu et des instruments efficaces de l'unité de tout le genre humain.

Prière pour l'année de l'Esprit Saint, 1998

Boîte à idée

Aujourd'hui, je pose des actes de Charité pour me rapprocher de ceux qui me sont éloignés.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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02 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

3 avril


« Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. » (Jean 10: 37-38).


A méditer


« L'Église ne doute pas que, dans leurs récits, les évangélistes, inspirés d'en hait, aient perçu correctement, dans les Paroles prononcées par Jésus, la Vérité de Sa Personne et de la conscience qu'Il en avait. (...) Dans sa période de maturation, Il exprime de manière décisive la profondeur de Son Mystère, comme le soulignent abondamment les Evangiles synoptiques, mais surtout Jean l'Evangéliste. Sur la conscience qu'Il a de Lui-même, Jésus n'a aucun doute: « Le Père est en Moi, et Moi dans le Père ». (Jean 10: 38).


Novo Millennio Ineute, n° 24


Fioretti


A tours, le 20 septembre 1996, il rentre vers 20 heures en hélicoptère chez les soeurs Dominicaines, où il loge, épuisé par une journée à Sainte Anne d'Auray, où il a rencontré les familles et les jeunes et célébré la Messe solennelle. Il a dit à l'Evêque, Monseigneur Jean Honoré: « Je vais aller prier à la grande chapelle, là-bas. » Il commençait à marcher avec difficulté, l'Evêque lui dit: « Saint Père, vous avez vu qu'on vous a amménagé une petite chapelle, à côté de votre chambre. Allez plutôt là. » « Non, non, la grande chapelle, la grande chapelle ». Panique chez les soeurs: le ménage n'avait pas été fait depuis longtemps, car elle ne servait presque pas. Arrivé à la chapelle, il dit: « Laissez-moi tranquille ici, revenez dans une heure. » L'Evêque le laisse enfin tout seul. Quand il revient une heure après, que voit-il? Le Saint Père à genoux devant la dernière station du Chemin de Croix. On était vendredi soir.


« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé


Prière


Jésus, origine et accomplissement de l'homme nouveau, tourne vers Toi nos cœurs, pour nous faire abandonner les sentiers de l'erreur et marcher à Ta suite, sur la voie qui conduit à la Vie. Permets que, fidèles aux promesses du Baptême, nous vivions pleinement notre Foi et que nous rendions témoignage à Ta Parole avec courage.


Prière pour l'année du Fils, 1997


Boîte à idée


Aujourd'hui, à la place d'un repas, je prends un temps plus prolongé de prière.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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01 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

2 avril

« Je te ferai porter des fruits à l'infini, de toi, Je ferai des peuples, et des rois sortiront de toi. J'instituerai mon alliance entre Moi et toi et après toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération. » (Genèse 17: 6-7).

A méditer

« Un nouveau siècle, un nouveau millénaire s'ouvrent dans la lumière du Christ. Mais tous ne voient pas cette lumière. Nous avons la même mission admirable et exigeante d'en être « le reflet ». C'est le mysterium lunae si cher à la contemplation des Père qui, par cette image, voulaient montrer la dépendance de l'Église par rapport au Christ, Soleil dont elle reflète la Lumière. C'était une manière d'exprimer ce que le Christ dit de Lui-même en se présentant comme « la Lumière du monde » (Jean 8: 12), et en demandant à Ses disciples d'être à leur tout « la lumière du monde ».

Novo Millennio Ineute, n° 54

Fioretti

Joseph, 9 ans, qui souffre d'une forme d'immunodéficience est amené par ses parents pour assister à la Messe basse de Jean Paul II. A la fin de la Messe, nous nous sommes présentés. Joseph ne lui a même pas dit qu'il voulait guérir. Mais cela a été très beau, car le Pape et lui se sont regardés longuement dans les yeux. Jean Paul II a béni mon fils et lui a caressé le visage. Joseph nous a raconté ensuite qu'il avait eu à cet instant-là la sensation qu'une sorte de chaleur se dégageait de la main du Pape. Ce sont les termes qu'il a employé pour nous raconter ce qui s'est passé quand il était devant le Pape. Il s'est tout de suite exclamé: « Maman, papa, je me sens bien! Je ne suis plus fatigué! » L'épuisement, le manque de force qui l'écrasaient continuellement avaient disparu. Nous avons fait des examens, et les médecins nous ont dit: « Il n'y a plus rien. Il est guéri. »

Les Miracles du Pape Wojtyla, Andrea Tornielli, Ed. Parole et Silence, 2007

Prière

Jésus, Puissance et Sagesse de Dieu, fais naitre en nous l'amour de la Sainte Ecriture, où résonne la Voix du Père, qui illumine et qui embrase, qui nourrit et qui console; Toi, Parole du Dieu Vivant, renouvelle l'élan missionnaire de l'Église, afin que tous les peuples parviennent à Te connaître, Toi, vrai Fils de Dieu et vrai Fils de l'Homme, unique médiateur entre l'homme et Dieu.

Prière pour l'année du Fils, 1997

Boîte à idée

Je prie en communion avec Jean Paul II en ce jour anniversaire de son rappel à Dieu.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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